34 ème Congrès: « la tête ne peut aller que là où les pieds la portent »
12 Octobre 2008
Rédigé par Xavier et publié depuis
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A
quelques semaines du Congrès, à l'heure où le capitalisme est en crise, les communistes sont en pleine réflexion.
Venus nombreux à l'assemblée de section vendredi soir , les militants arrageois étaient appelés à débattre du "projet de base commune" proposé par la direction sortante.
Lancé par Marie-George Buffet au lendemain des présidentielles, le Congrès est un intense moment d'échanges pour les militants. Les questions soulevées sont considérables: Quelles perspectives de changement pour le XXI e siècle? Comment repenser
le communisme? Quelle organisation pour le PCF? etc...
Jean-Jacques Guillemant, secrétaire de la section
Déjà discuté dans les cellules, le texte proposé ne fait pas l'unanimité. Toujours fraternels, les échanges sont parfois vifs. Pour certains, le texte comporte des risques de
"transformation du parti", Ainsi Mentor, militant de Neuville-Vitasse, réaffirme son attachement aux fondamentaux et à l'action de terrain. "La tête ne peut aller que là où les pieds
la portent" déclare-t-il.
Là où certains craignent une transformation en "nébuleuse de gauche", d'autres veulent un parti plus ouvert aux débats avec d'autres formations.
Pour Christian, il faut se garder d'"affirmations brutales" à l'égard du texte, celui-ci présente des analyses qui méritent notre attention. Il faut rappeler que le PCF est le seul "parti
anticapitaliste" qui ait fait ses preuves, alors que nos analyses de la crise ne sont reprises que par l'Humanité, Krivine est invité sur les plateaux de télé pour reprendre nos propositions...
Il en faudrait plus convaincre Yves, adhérent depuis quelques mois au parti, "le seul qui puisse changer les choses". Très applaudi, il s'exclame que face à un Sarko déterminé, il
faut un texte plus combatif, il faut "rentrer dans la mêlée", "rappeler la lutte de classe". "Je n'accepete pas de payer cette crise, c'est le problème des riches, qu'ils se
demmerdent!"
Pour Hervé Poly, membre du Bureau Fédéral, ce texte n'est pas à la hauteur de la situation. Ces dernières décennies ont été marquées par une série d'abandons théoriques "dictature du
prolétariat", "centralisme démocratique" ,etc... Aujoud'hui le mot "socialisme" est devenu tabou.
Nécessité d'un nouvel internationalisme avec les partis communistes mondiaux, combattre ou transformer l'UE; autant de pistes de réflexions sur lesquelles nous seront amenés à nous
prononcer dans les jours prochains.
Après les débats, la soirée s'est conclue par un moment de convivialité. Nos camarades du "Peter Pan", place Victor Hugo, nous avaient préparé un délicieux repas pour
l'occasion.