Le mot d'ordre des communistes arrageois : tous à Paris samedi !
Du MEDEF à l'Elysée, les communistes del'Arrageoismarcheronspour défendre les salaires, les retraites, les allocations. Une initiative du PCF reprise au niveau local.
Trois bus partiront samedi 27 septembre d'Avion, de Rouvroy et de Lens. Les communistes arrageois se joignent au mouvement lancé par leur parti (PCF) au niveau national. Une marche (qui ira du
siège du MEDEF au Palais de l'Elysée) afin de défendre les salaires, les retraites, les allocations. "Cette idée a été lancée par Marie-Georges Buffet lors de la Fête de l'Huma", se souvient
Xavier Schmidt, secrétaire de cellule au PCF d'Arras.
"Assez des termes hausse des prix ou baisse du pouvoir d'achat, les vraies questions de fond portent sur les salaires, sur la répartition entre le travail et le capital. Il est temps de faire
claquer le mot salaire. Un mot devenu quasi-tabou et que l'on évite soigneusement." Et par ce "on", les communistes arrageois ne parlent pas seulement de la droite, du patronat, du gouvernement
: "la gauche française ne bouge pas ; elle s'est endormie et a oublié tout esprit de combativité. Des questions comme le pouvoir de la finance ou la répartition travail-capital ont été
abandonnées par le parti socialiste". Pour les communistes, la gauche attend trop de la croissance : "on n'a jamais eu plus de 2% de croissance par an. Il faut arrêter de croire que l'on va
augmenter le gâteau. Le gâteau restera le même mais il faut mieux le partager".
Alors le PCF a décidé de partir seul au combat. "Pour montrer que nous prenons des initiatives. Nous avons envie de marquer le coup, de créer un événement, de faire bouger les choses sur
l'échelle des salaires. Le PCF s'implique dans de nombreux mouvements sociaux. Ici, c'est une initiative particulière."
Tout est parti d'une enquête réalisée par le CSA qui montre que "56% des salariés sont prêts à descendre dans la rue pour défendre leur salaire". La mobilisation du 27 août n'ira peut-être pas
jusque là. Arras espère mobiliser plus de 50 personnes et des miliers de manifestants sont attendus à Paris (mais aussi à Lyon oun Marseille). "On compte au moins avoir quelques images au
journal de 20h", sourit Xavier Schmidt.