La tendance est globale : dans le monde, neuf entreprises sur 10 ont augmenté ou maintenu leurs dividendes. Mais, ils n'ont pas augmenté partout de la même manière. La hausse frôle les 17% dans les pays émergents, tandis qu'au Royaume-Uni, elle reste limitée à 4%.
Le cabinet Janus Henderson explique cette croissance par plusieurs facteurs : la réduction des impôts aux Etats-Unis n'y serait pas pour rien. Et puis, les secteur bancaire, minier et pétrolier ont normalisé leurs paiements des dividendes après une période de vaches maigres sur fond de crise. D'ailleurs au palmarès de ceux qui reversent le plus de dividendes, la Royal Dutch Shell, est en tête pour la troisième année. Sa concurrente Exxon Mobil figure en troisième position.
Entre les deux, Apple, symbole d'une autre évolution. Les grandes sociétés des technologies adoptent, elles, de plus en plus la culture du paiement de dividendes. La dynamique devrait se poursuivre. Janus Henderson anticipe une hausse de plus de 3% cette année. Cela porterait le total des sommes reversées à 1 400 milliards de dollars autant que le PIB de l'Australie.
