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5 Octobre 2017
La direction et le syndicat majoritaire (FO) du centre hospitalier d'Arras ont signé, hier, une motion pour des services de cardiologie forts et pérennes. Le service n'est plus en danger, mais un projet médical territorial est en cours. Notamment en renforçant la collaboration avec Lens.
1) Une motion pour le service cardio
L’éventualité d'une disparition pure et simple du service cardiologie à l’hôpital d’Arras n’est plus. Avant le conseil de surveillance ce lundi matin, tous les protagonistes ont tenu à l’affir- mer et montrer leur cohésion. Frédéric Leturque, président de ce conseil de surveillance en tant que maire d’Arras, est monté au créneau sur ce sujet sensible. « Noms avons mis la cardiologie à l'ordre du jour alors qu’il n’y était pas. Nous avons un discours commun sur le sujet. L'hôpital d’Arras défend ensemble me direction. Pas la direction de ïhôpital, mats celle de la cardiologie. » Une motion «pour des services de cardiologie forts et pérennes au centre hospitalier d’Arras» a même été signée.
2 ) FO et la direction.
solidaires sur ce sujet Sud n’était pas présent lors de l’écriture de cette motion. FO était là, « Je suis le représentant du syndicat majoritaire, explique Etienne Martinot. Depuis trente- deux ans, je siège au conseil de surveillance. Jusqu’à mon dernier jour de présence, je me battrai toujours de toutes mes forces pour mon établissement. II ne faut pas se tirer une balle dans le pied C’est une hérésie de penser qu’il n’y aurait plus de cardiologie a Arras. Il faut pérenniser les cardiologues et maintenir une attractivité forte chez nous. »
”Il faut pérenniser les cardiologues et maintenir une attractivité forte chez nous. ”
3) « Un an pour retrouver un effectif stable »
«Il y a des difficultés dans tous les services de l’Artois et depuis plusieurs années, explique Dr Géry Hannebicque! chef du service cardiologie au CHA. Oui, notre service a connu des difficultés concernant l’effectif médical. Mais je ne souhaite pas revenir là- dessus et plutôt me projeter sur les solutions. Nous sommes dans un esprit de construction ou de reconstruction, » La «cardio» est passée ainsi de 7,5 à 5.5 postes. « Il faudra sans doute un an avant de retrouver un effectif stable. Nous venons, avec l’Agence régionale de santé (ARS), de revalider notre foncttonnement territorial (Douai, Arras, Béthune et Lens) de la cardiologie. Plus particulièrement de la cardiologie interventionnelle qui est centrée au centre hospitalier de Lens. Nous avons un tour de garde commun (également pour la clinique de Bois-Bernard) entre les établissements. Il n’est sans doute pas parfait, mais nous y tenons. »
4) Collaboration plus poussée avec Lens
« Ce qui nous réunit tous, au-delà de nos points de vue qui peuvent être différents selon nos métiers, c’e.st le souci de maintenir une cardiologie forte à Arras, llya une situation de fragilité qu’il faut surmonter, affirme Pierre Bertrand, directeur du CHA. Mais il faut tirer des enseignements. Nous devons sans doute aller plus loin dans les collaborations avec Lens. En cardiologiemois peut-être aussi dans d’autres sujets, il faut une organisation territoriale. » *
La motion du conseil de surveillance
« Le conseil de surveillance a pris acte de la coopération ancienne et robuste entre notamment le CH de Lens et le CH d’Arras. Il a pris acte également de la crise que traverse le service de cardiologie de .Béthune, qui fait suite à celle qu’a rencontrée le CH de Douai il y a peu de temps. Le conseil de surveillance souhaite que les centres hospitaliers aillent au-delà des coopérations existantes dans un contexte fortement concurrentiel et un risque de fuite des praticiens qui desservirait les intérêts de l’offre publique portée par chacun des trois établissements publics participant à la prise en charge en cardiologie... Le conseil de surveillance valide et appuie l’organisation actuelle qui concentre le plateau technique sur le site de Lens en soulignant avec force la nécessité d’une équipe de territoire assumant la responsabilité du fonctionnement de l'ensemble des sites, et notamment celui d’Arras. »
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