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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #infos pcf

Hommage à Rino Della Negra, membre du groupe Manouchian

19 Février 2013, 16:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Affiche_rouge_182x152.jpgLe 21 février 1944, Rino della Negra était fusillé au mont Valérien par les nazis, avec ses 22 camarades du groupe Manouchian

 

L'affiche rouge est entrée dans l'histoire. (Louis Aragon en a fait un poème que Léo Ferré a chanté)

Rino était né 21 ans plus tôt... à Vimy. ...

Une plaque lui rendant hommage est visible à Vimy, près de l’école Jean Macé pas loin du Monument aux Morts.

Comme l'année précédente la section du PCF d'Arras et d'Izel les equerchins
rendra hommage à Rino Della Negra ce :

 

Jeudi 21 FEVRIER à 17 H 30

Devant la plaque évoquée ci-dessus

 

 

 

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Accord compétitivité/emploi : les députés ne doivent pas voter la loi du MEDEF

14 Février 2013, 19:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Affiche-PCF-deputes-Medef

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Ces groupes français qui financent l’ultra-droite américaine

13 Février 2013, 18:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  Pendant la campagne électorale états-unienne, l’argent coule à flot. Et les grandes entreprises françaises, y compris publiques, ne sont pas les dernières à distribuer des milliers de dollars aux candidats. Avec un certain penchant pour les républicains les moins fréquentables : néoconservateurs et fondamentalistes chrétiens du tea party, dénégateurs du changement climatique, fanatiques des énergies fossiles et des armes à feu, jusqu’aux xénophobes avérés. Quand les intérêts économiques français se font complices de l’obscurantisme.

 

 

Aux États-Unis, le financement des campagnes électorales, que ce soit pour entrer à la Maison Blanche ou au Congrès, ne souffrent de quasiment aucune restriction, ni véritable obligation de transparence. Depuis deux ans, les dirigeants de sociétés cotées en bourse peuvent ainsi financer les campagnes, sans limites, via des comités d’action politique, appelés « Super PACs ».

De grandes entreprises françaises participent à cet afflux massif de dollars. Leur objectif premier : empêcher toute mesure significative de lutte contre le changement climatique, et toute régulation environnementale en général. Leurs financements favorisent également la frange des républicains la plus réactionnaire.

Avec des donations déclarées de 728 000 dollars, au 1er octobre 2012, auprès de candidats au Sénat et au Congrès, les entreprises françaises se placent au quatrième rang des firmes étrangères qui interviennent financièrement dans les élections. Les sommes en jeu demeurent conséquentes, selon le relevé établi par le site états-unien opensecrets.org,  Ces versements profitent d’abord au camp républicain : le groupe pharmaceutique Sanofi, EADS (aéronautique et défense), Areva (nucléaire), Lafarge (BTP), GDF-Suez (énergie) et le groupe Louis-Dreyfus (négoce de matières premières) ont chacun versé entre 55 000 et 192 500 dollars à des candidats, en majorité républicains, via les « Super PACs » que ces entreprises ont créés.


A regarder dans le détail, on s’aperçoit que nos champions du CAC 40 portent une attention toute particulière aux candidats climato-sceptiques, et aux membres ultraconservateurs du Tea party, aussi bien hostiles à toute régulation qu’aux minorités (homosexuels, migrants, noirs…)

.Les premières entreprises françaises en terme de contributions déclarées,qui misent sur les climato-sceptiques  sont les PACs, sont Sanofi (192 500 dollars, à 57% pour des républicains), EADS (168 600 $, à 61% pour des républicains) et Axa (148 500 $, à 50,3% pour des républicains). Suivent Vivendi (89 000 $, à 53% pour des démocrates), Areva (82 000 $, à 67% pour des républicains), Lafarge (65 500 $, à 68% pour des républicains), GDF-Suez (55 000 $, à 68% pour des républicains) et le groupe Louis-Dreyfus (55 000 $, à 90% pour les républicains).

ceux qui Financent le créationnisme (candidats qui s’opposent aux droits des homosexuels, des immigrés ou des Noirs)

Vivendi en soutient huit, Areva six, Sanofi, GDF-Suez et Louis Dreyfus cinq, Axa trois, ArcelorMittal et Lafarge deux, Arkema, Sodexo, Air Liquide et Michelin un.les dépenses totales de ces entreprises hexagonales se portent à 700 000 dollars pour Axa, 644 000 pour Sanofi, 196 000 pour Vivendi ou 163 000 pour Areva.

Les dirigeants de la Société générale, fans de Mitt Romney

Ils ont ainsi versé 218 000 dollars à la campagne du républicain.BNP-Paribas (32 000 dollars.SuperPAC1feat-thumb-400xauto-39268-8062e.jpg

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70ème anniversaire de la victoire soviétique de Stalingrad, le 2 février 1943,

26 Janvier 2013, 11:23am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 
RASSEMBLEMENT SAMEDI 2 FÉVRIER 2013 À 14 HEURES 30 (pour les organisateurs) et 15 HEURES (pour la manifestation), PLACE DE LA BATAILLE DE STALINGRAD (métro Stalingrad) avec prises de parole et dépôt de fleurs au monument des héros de Stalingrad.
Malheureusement ce rassemblement tombe le même jour que la conférence fédérale du PCF du Pas-de-Calais. Je ne pourrais donc pas être présente à cette belle et salutaire initiative. 
Hervé Poly

Stalingrad, note d'Annie Lacroix Riz

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite, université Paris 7

 

Ce texte a été rédigé à la demande de "La presse nouvelle" et il est libre d’accès, pour toute diffusion

 

 


 

 

 

 

Voici quelques références intéressantes transmises par Annie Lacroix-Riz:


* Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars: From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London: Yale University Press, 2006 (qui devrait être traduit dans la période à venir);


* Stalin’s general: the life of Georgy Zhukov. London, Icon Books, 2012.


* Alexander Werth, La Russie en guerre, Paris, Stock, 1964, reste fondamental.


 

La capitulation de l’armée de von Paulus à Stalingrad, le 2 février 1943, marqua, pour l’opinion publique mondiale, un tournant militaire décisif, mais qui ne fut pas le premier. Cette victoire trouve son origine dans les préparatifs de l’URSS à la guerre allemande jugée inévitable: le dernier attaché militaire français en URSS, Palasse les estima à leur juste valeur.


 Contre son ministère (de la Guerre), acharné à faire barrage aux alliances franco-soviétique et tripartite (Moscou, Paris, Londres) qui eussent contraint le Reich à une guerre sur deux fronts, cet observateur de l’économie de guerre soviétique, de l’armée rouge et de l’état d’esprit de la population affirma dès 1938 que l’URSS, dotée d’« une confiance inébranlable dans sa force défensive », infligerait une sévère défaite à tout agresseur. Les revers japonais dans les affrontements à la frontière URSS-Chine-Corée en 1938-1939 (où Joukov se fit déjà remarquer) confirmèrent Palasse dans son avis : ils expliquent que Tokyo ait prudemment signé à Moscou le 13 avril 1941 le « pacte de neutralité » qui épargna à l’URSS la guerre sur deux fronts.


Après l’attaque allemande du 22 juin 1941, le premier tournant militaire de la guerre fut la mort immédiate du Blitzkrieg. Le général Paul Doyen, délégué de Vichy à la commission d’armistice, l’annonça ainsi à Pétain le 16 juillet 1941 : « Si le IIIème Reich remporte en Russie des succès stratégiques certains, le tour pris par les opérations ne répond pas néanmoins à l’idée que s’étaient faite ses dirigeants. Ceux-ci n’avaient pas prévu une résistance aussi farouche du soldat russe, un fanatisme aussi passionné de la population, une guérilla aussi épuisante sur les arrières, des pertes aussi sérieuses, un vide aussi complet devant l’envahisseur, des difficultés aussi considérables de ravitaillement et de communications. Sans souci de sa nourriture de demain, le Russe incendie au lance-flamme ses récoltes, fait sauter ses villages, détruit son matériel roulant, sabote ses exploitations ». Ce général vichyste jugea la guerre allemande si gravement compromise qu’il prôna ce jour-là transition de la France du tuteur allemand (jugé encore nécessaire) au tuteur américain, puisque, écrivit-il, « quoi qu’il arrive, le monde devra, dans les prochaines décades, se soumettre à la volonté des États-Unis. » Le Vatican, meilleure agence de renseignement du monde, s’alarma début septembre 1941 des difficultés « des Allemands » et d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt ».


Le second tournant militaire de la guerre fut l’arrêt de la Wehrmacht devant Moscou, en novembre-décembre 1941, qui consacra la capacité politique et militaire de l’URSS, symbolisée par Staline et Joukov. Les États-Unis n’étaient pas encore officiellement entrés en guerre. Le Reich mena contre l’URSS une guerre d’extermination, inexpiable jusqu’à sa retraite générale à l’Est, mais l’armée rouge se montra capable de faire échouer les offensives de la Wehrmacht, en particulier celle de l’été 1942 qui prétendait gagner le pétrole (caucasien). Les historiens militaires sérieux, anglo-américains notamment, jamais traduits et donc ignorés en France, travaillent plus que jamais aujourd’hui sur ce qui a conduit à la victoire soviétique, au terme de l’affrontement commencé en juillet 1942, entre « deux armées de plus d’un million d’hommes ». Contre la Wehrmacht, l’Armée rouge gagna cette « bataille acharnée », suivie au jour le jour par les peuples de l’Europe occupée et du monde, qui « dépassa en violence toutes celles de la Première Guerre mondiale, pour chaque maison, chaque château d’eau, chaque cave, chaque morceau de ruine ». Cette victoire qui, a écrit l’historien britannique John Erickson, « mit l’URSS sur la voie de la puissance mondiale », comme celle « de Poltava en 1709 [contre la Suède] avait transformé la Russie en puissance européenne ».


La victoire soviétique de Stalingrad, troisième tournant militaire soviétique, fut comprise par les populations comme le tournant de la guerre, si flagrant que la propagande nazie ne parvint plus à le dissimuler.


L’événement posa surtout directement la question de l’après-guerre, préparé par les États-Unis enrichis par le conflit, contre l’URSS dont les pertes furent considérables jusqu’au 8 mai 1945. La statistique générale des morts de la Deuxième Guerre mondiale témoigne de sa contribution à l’effort militaire général et de la part qu’elle représenta dans les souffrances de cette guerre d’attrition : de 26 à 28 millions de morts soviétiques (les chiffres ne cessent d’être réévalués) sur environ 50, dont plus de la moitié de civils. Il y eut moins de 300 000 morts américains, tous militaires, sur les fronts japonais et européen. Ce n’est pas faire injure à l’histoire que de noter que les États-Unis, riches et puissants, maîtres des lendemains de guerre, ne purent vaincre l’Allemagne et gagner la paix que parce que l’URSS avait infligé une défaite écrasante à la Wehrmacht. Ce n’est pas « le général Hiver » qui l’avait vaincue, lui qui n’avait pas empêché la Reichswehr de rester en 1917-1918 victorieuse à l’Est.


La France a confirmé la russophobie, obsessionnelle depuis 1917, qui lui a valu, entre autres, la Débâcle de mai-juin 1940, en omettant d’honorer la Russie lors du 60e anniversaire du débarquement en Normandie du 6 juin 1944. Le thème du sauvetage américain de « l’Europe » s’est imposé au fil des années de célébration dudit débarquement. Les plus vieux d’entre nous savent, même quand ils ne sont pas historiens, que Stalingrad a donné aux peuples l’espoir de sortir de la barbarie hitlérienne. À compter de cette victoire, « l’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. » Ce n’est qu’en raison d’un matraquage idéologique obsédant que les jeunes générations l’ignorent.



Article publié par Dragan MIRIANOVIC

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Taux du livret A à 1,75% : Une baisse profondément injuste

15 Janvier 2013, 06:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

le-taux-du-livret-1-75.jpgAlors que le gouvernement Ayrault a de nouveau augmenté le plafond du livret A, le portant à 22 950 euros contre 15 300 il y a 3 mois, soit une augmentation de 50 %, il s’apprêterait à en diminuer la rémunération. Le taux d'intérêt du livret A passerait de 2,25 % actuellement à 1,75 % au 1er février prochain ; et non à 1,50% si la formule prévue par la loi avait été appliquée à la lettre.

 

Cette diminution est profondément injuste. Elle entraînerait une perte de revenu pour les détenteurs de petits livrets, de loin les plus nombreux, puisque 46,6 % des livrets sont inférieurs à 150€, tandis que 8,5 % sont au plafond et concentrent 43,2 % de l'encours total. Simultanément, la capacité de défiscalisation du revenu produit par ce type de placement pour les détenteurs des plus gros livrets s'en trouverait considérablement accrue.

 

C'est dire le besoin d'une réforme profonde de l'épargne réglementée de façon, non seulement à accroître la justice sociale mais aussi à faire en sorte que ses encours servent beaucoup plus encore au financement du logement social, et de missions d'intérêt général, contre toute fuite vers le marché financier. Renforcer les circuits de financement échappant à l’emprise des marchés financiers serait l’un des objets que devrait viser un véritable pôle financier public. 

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Libération suspendue pour Georges Ibrahim Abdallah

14 Janvier 2013, 20:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Abdalla.jpg

Déclaration sur la situation de Georges Ibrahim Abdallah, le plus ancien prisonnier politique en Europe.

 

Celles et ceux qui attendaient Georges Abdallah ce soir à Beyrouth devront attendre que le Ministre français de l’Intérieur ait fini sa pâté fourni par les USA et la CIA, Israël et le Mossad, à moins qu’au Liban, les camarades n’aient pas la patience pour attendre que la France soit rassasiée.

M. Valls ne l’a peut-être pas  compris mais  l’Ambassadeur  de  France  au  Liban  va  rapidement  lui  faire  comprendre  que  Georges  Abdallah  comme  le  fût  ici  le  « terroriste  Jean Moulin », est un symbole au Liban, celui de la Résistance.

 

Un  jugement  favorable après plus de 13 années d’attente,  le 1er Ministre  libanais qui annonce  la  fourniture par son Ambassade, d’un  laisser-passer pour Georges Abdallah…

mais  les USA aboient et  la  justice française et  les barbouzes de  l’intérieur se ravisent et se couchent comme un toutou anglais devant son maître. 

 

Manuel Valls,  ami  inébranlable  d’Israël  et  des USA,  fait  le  sourd  et  gagne  du  temps  en  ne  signant  pas  l’arrête  d’expulsion  demandé  par  les  juges  pour extraire Georges.

C’est aussi un moyen  juridique bien étudié pour que  toute  la procédure soit annulée.

Ceci est donc une  tactique et une nouvelle cabale juridico-politique  comme  l’est d’ailleurs  toute  l’affaire Georges Abdallah depuis bientôt 30  ans,  ce que  l’ancien  chef de  la DST, Yves Bonnet,  a  admis  et exposé avec clarté. 

 

Quant à l’avocat Kiejman des étasuniens, 3 fois ministre d’un gouvernement de gauche (socialiste), et qui avait défendu Pierre Goldman, il se dit insensible au fait que Georges Ibrahim Abdallah puisse rester éternellement en prison… (en 1980, Georges Kiejman aurait peut-être demandé la peine de mort pour notre camarade). 

 

Aussi, rappelons que sa mémoire et sa haine sont sélectives  puisque Georges Kiejman, enfant d’un déporté juif, n'hésita pas à s'interroger publiquement sur l'utilité de juger René Bousquet, le chef sanguinaire de la police de Vichy sous Laval qui était à la fois un vieil ami de François Mitterrand et responsable de la rafle du Vel ’hiv en 1942. 

 

En effet en déclarant en substance « qu'il n'était pas sûr qu'on juge le même homme 40 ans après » puis en octobre 1990 : « Au-delà de la nécessaire lutte contre l'oubli, il peut paraître important de préserver la paix civile. Il y a d'autres moyens qu'un procès pour dénoncer la lâcheté du régime de Vichy » cet ancien Ministre délégué à  la  justice semble en effet  la mémoire et une vision des choses bien versatiles selon  les événements,  l’appartenance politique et les personnes.

 

« C’est un gouvernement ou un  bordel » s’indigne Me Vergès alors que les préparatifs allaient bon train au Liban qui attendait l’arrivée de Georges ce soir après 30 ans d’absence.

 

En fait le gouvernement fait le toutou, car le « su-sucre » de la France, c’est la fourniture de drones de combat et d’armement étasuniens pour la guerre du

Mali, un bourbier militaire qui semble être apprécié par 63% des sondés en France, alors que leurs impôts n’iront pas dans le social, la santé ou l’éducation

mais dans les bombes, les missiles et les heures d’avions et d’hélicoptères…

 

Georges  Ibrahim Abdallah est-il une victime  collatérale, nous  le pensons puisqu’il est maintenant  sous  la  coupe d’une double peine. Voilà un autre effet

collatéral  de  l’élection  de  François Hollande  en  lieu  et  place  de  Sarkozy  qui  aurait  eu  exactement  la même  réaction  pour  plaire  au  lobby  sioniste  et  à

l’impérialisme US, des partenaires particuliers pour des politiques particulières.  

 

La  Cellule  apportera  son  renfort  par  une  présence  à  toutes  les  initiatives  qui  seront  prises  dans  la  région  en  soutien  à  Georges  Ibrahim  Abdallah.  Ce

nouveau  scandale  doit  aujourd’hui  être  largement  diffusé  et  médiatisé,  et  même  au-delà  des  frontières,  afin  que  Valls  se  ravise  ou  qu’il  quitte  ce

gouvernement dans lequel il agit comme un infiltré des impérialistes, de la mafia sioniste et de l’extrême-droite xénophobe.

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Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

12 Janvier 2013, 15:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

 

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Budget 2013 du conseil régional Nord Pas de Calais. Bilan des avancées obtenues par le groupe front de gauche :

24 Décembre 2012, 09:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Culture : activités culturelles et sportives 1 000 000 euros pour l’aide à la création, les projets des collectivités et les structures de proximité.

Santé : Maintien des crédits alloués pour le développement des centres de santé 500 000 euros.

Santé : Accès aux soins des publics les plus précaires par la sensibilisation aux bilans de santé
100 000 euros.

Enseignement : amendement retenu sur le principe d’obtenir une aide à la restauration scolaire pour les lycéens.

Action économique :

 

Deux amendements retenus.
Le premier est la possibilité d’obtenir des financements d’expertises financières pour les comités d’entreprises et autres demandes émanant de syndicats d’entreprises de moins de 50 salariés.

Le second concerne l’intégration d’un collège d’économistes au sein de la gouvernance du SRDE.

Divers :

Nous obtenons l’engagement de voir la région se doter d’un outil d’évaluation et d’action capable de mesurer la pertinence de nos aides dans le domaine de l’économie en faveur des activités productives.

 

Groupe communiste et unitaire Front de Gauche.

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Région Nord Pas-de-Calais : Conseil régional : le Front de gauche contre « l'austérité »

19 Décembre 2012, 16:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cathy Apourceau Poly, conseillère régionale communiste.


Cathy Apourceau-Poly, porte- parole du Front de gauche.

 

Composé en majorité d'élus communistes, le groupe du Front de gauche vient de décliner une nouvelle proposition de Daniel Percheron. Le président du conseil régional souhaitait le voir rejoindre l'exécutif régional (PS - écologistes) dont il ne fait plus partie depuis 2004.


« Ce n'est pas possible, on a des divergences sérieuses », confie Bertrand Péricaud pour expliquer ce nouveau refus.


Les divergences portent sur la politique nationale. « Il n'y a pas de rupture franche avec l'héritage des années Sarkozy  », assure Cathy Apourceau-Poly, la porte-parole du groupe, avant d'ajouter à propos de la politique régionale : «  On reste toujours confronté au manque de combativité de l'exécutif... la Région doit exiger plus de l'État. »

 

Dans un passé récent, le Front de gauche a assumé ses différences en refusant une majoration de la taxe régionale sur les carburants comme en votant contre la rénovation aux frais de la Région du stade Bollaert.


Dans le projet du budget 2013, le groupe s'inquiète du recul du montant de l'emprunt comme de la baisse des investissements. « C'est un choix dangereux pour l'activité économique, la commande publique est un ressort essentiel pour le BTP », rappelle Bertrand Péricaud.


Autre sujet de mécontentement : les coupes prévues dans les budgets régionaux de la culture, de la santé ou encore du sport.


Plusieurs amendements présentés par le Front de gauche auront donc pour objet de faire remonter les crédits, d'aider les petites structurelles culturelles par exemple.


Pour faire des économies, le groupe propose plutôt de supprimer les aides extralégales de la Région pour les investissements dans les lycées privés.

Au-delà de l'année 2013, les élus du Front de gauche sont préoccupés par la baisse annoncée des dotations d'État pour 2014 et 2015.


«  Si personne ne bouge, on nous prépare une cure d'austérité », prédit Cathy Apourceau-Poly.


Ces deux dernières années, après avoir vu certains de ses amendements acceptés, le Front de gauche s'est abstenu lors du vote du budget.

 

Dominique Serra

  PHOTO ÉDOUARD BRIDE

 

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lu sur nordeclair
Les communistes en « position de force »


A Lens pour la défense de la sécurité sociale minière.

Les élus communistes disponibles et présents pour l'avenir de leur région.

 

Les élus du groupe communiste ne se sont pas encore prononcés sur ce qu'ils allaient voter vendredi. Ils attendent de voir comment seront reçus leurs amendements par la majorité socialiste qui ne pourra pas faire passer son budget 2013 sans leurs voix. « Une position de force pour négocier  reconnaît Cathy Apourceau-Poly, élue communiste à la commission des finances. Mais on ne négociera rien qui ne soit pas dans l'intérêt des gens. ».

 

Le groupe communiste a déposé 16 amendements sur l'économie, la culture (dont le budget est en baisse) et la formation. Les 12 élus (ils sont trois de moins depuis la création du groupe "La Gauche maintenant" par l'ex-PS Michaël Moglia avant hier) attendent d'être écoutés par la majorité socialiste.

 

Ils réclament notamment une aide supplémentaire de 6 millions d'euros à destination des petites structures culturelles ou encore une aide aux familles défavorisées pour la cantine scolaire de leurs enfants.


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Dans l'Humanité, ce lundi, la pauvreté en accusation

10 Décembre 2012, 20:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  Premières victimes de la précarité et de la montée du chômage, les jeunes devraient être au coeur de la Conférence nationale de lutte contre l'exclusion qui débute aujourd'hui et doit tracer les lignes d'un plan visant à endiguer la pauvreté.

Témoignage: "Même sans écart, je ne m'en sors pas"

Pour être embauchée après son stage, Alice, 24 ans, accepte d’être payée 600 euros par mois. Loyer payé, il lui reste 310 euros.

Une somme de 624 euros mensuels. C’est ce qu’Alice gagne en tant qu’assistante de production. Officiellement, elle ne travaille que huit jours par mois dans la petite boîte parisienne qui l’a embauchée, après cinq mois de stage. Mais dans les faits, c’est souvent trois à quatre jours par semaine. Diplômée d’un master de réalisation audiovisuelle et d’un Institut d’études politiques, cette grande blonde de vingt-quatre ans vit les difficultés de son entrée sur le marché du travail comme un passage obligé.

« Je n’ai pas trop d’autres options », estime-t-elle. D’ailleurs, « mine de rien, le travail me plaît », assure-t-elle. Ses tâches sont multiples et lui permettent, d’après elle, de commencer à se faire connaître dans le milieu. Alors, elle a accepté ce contrat d’intermittence à 600 euros par mois, seule solution envisageable pour la garder à l’issue de son stage, selon la direction de l’agence. « J’ai dû négocier pour ne pas être toujours disponible en expliquant qu’avec ce salaire-là j’étais obligée de trouver quelque chose à côté », souligne-t-elle.

Elle partage un deux pièces, dans le 18e arrondissement de Paris, avec son copain qui, lui-même intermittent, gagne en moyenne 1 700 euros par mois. Aujourd’hui, elle paie donc la moitié des 985 euros de loyer et reçoit 180 euros d’aide au logement. « En théorie, on divise tout par deux. Mais à partir du 16 du mois, je n’utilise plus ma carte bancaire. Donc mon copain paie souvent plus que moi, ce qui commence aussi à peser sur notre couple », avoue Alice.

Organisée, elle note toutes ses dépenses dans un petit carnet et a évalué qu’il lui fallait 900 euros pour vivre. Mais elle n’a pas encore trouvé de boulot complémentaire, handicapée par la flexibilité que lui impose la boîte de production et parfois gênée par ses diplômes. « J’avais postulé pour une offre de vendeuse dans un magasin de vêtements. On m’a répondu non parce que j’avais fait Sciences-Po. » Son objectif dans les mois à venir : gagner 1 000 euros par mois et un peu de reconnaissance de son travail. Elle refuse de compter sur une aide de ses parents, qui d’ailleurs n’en ont plus vraiment les moyens. « Il y a un moment où il faut prendre son indépendance », affirme la jeune femme, pour qui l’envol s’avère bien difficile.

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Rejet du recours de Marine Le Pen : Le PCF se félicite du retour prochain de la sérénité à Hénin-Beaumont

8 Décembre 2012, 10:35am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  Le rejet par le Conseil Constitutionnel du recours électoral déposé par Marine Le Pen contre l'élection de Philippe Kemel est une très bonne nouvelle pour notre ville, dont le PCF d'Hénin-Beaumont se félicite.

A chaque élection, l'extrême droite, mauvaise perdante, intente systématiquement des recours jamais fondés. Malgré le bruit fait par Marine Le Pen pour se faire passer pour une victime, il n'y aura pas de réélection dans la 11ème circonscription.

Les habitants d'Hénin-Beaumont retrouveront un peu de sérénité. Le PCF qui n'a jamais abandonné le terrain continuera de se battre contre l'austérité, pour la défense de l'industrie et des services publics, pour une autre politique qui soit plus solidaire et qui aille dans le sens de la défense des intérêts des travailleurs.
Philippe Kemel est désormais pleinement le député de la 11ème circonscription. Nous n'hésiterons pas à lui faire des propositions et à l'interpeller pour qu'il rende des comptes sur son action législative.

Marine Le Pen n'en a pas pour autant fini avec l'élection législative de juin dernier. Bientôt, c'est elle qui comparaîtra devant un tribunal parce qu'il y a bien eu triche avérée lors de cette élection : celle qu'a commise et revendiquée Marine Le Pen en diffusant une cartelette en arabe appelant à voter Jean-Luc Mélenchon.

Poussée par sa xénophobie et sa volonté de faire passer les communistes et le Front de Gauche pour le parti de l'anti-France, Marine Le Pen et son parti de haine et d'intolérance ont enfreint la loi électorale. Elle doit être sanctionnée pour cela.

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Le grand marché transatlantique : danger !

4 Décembre 2012, 13:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

De Bernard Cassen  président d’honneur d’Attac  

Dans leur quasi totalité, les dirigeants européens se sont félicités de la victoire de Barack Obama. D’abord parce qu’ils préfèrent avoir en face d’eux un interlocuteur qu’ils ont déjà appris à connaître. Ensuite parce qu’une présidence Mitt Romney, aiguillonnée par les fanatiques du Tea Party, risquait de provoquer un retour à la guerre froide avec la Chine et la Russie. Quant à Benyamin Netanyahou, il aurait pu espérer un feu vert de la Maison Blanche pour une attaque d’Israël contre les sites nucléaires iranien, aux conséquences incalculables. En pleine crise économique et sociale, l’Europe n’avait pas besoin de ces facteurs hautement perturbateurs…

 

La satisfaction des gouvernements du Vieux Continent s’arrête là, car tous ont relevé que, dans sa campagne, Obama n’avait pas dit un mot de l’Europe, qu’il semble tenir pour quantité négligeable dans sa stratégie planétaire. Mais au lieu de jouer les pleureuses devant cette indifférence, ces gouvernements devraient se demander quelles en sont les raisons. Mettons-nous à la place du président américain : alors qu’il est confronté à des dossiers internationaux hautement conflictuels, notamment en Asie et au Proche-Orient, pourquoi perdre du temps en concertations stratégiques avec des « alliés » dont la docilité est par avance garantie ?

 

Cela ne signifie nullement que les dirigeants américains se désintéressent de la situation en Europe. Bien au contraire, ils sont très préoccupés par les politiques austéritaires qui y sont menées. Elles ont déjà fait entrer en récession plusieurs pays membres de l’Union européenne (UE) et vont inéluctablement conduire à une dépression de grande envergure. Ce ne sont évidemment pas des considérations humanitaires sur le sort de chômeurs grecs ou portugais qui animent l’administration Obama, mais simplement l’impact négatif de la chute de l’activité économique européenne sur les exportations américaines, et donc sur l’emploi aux Etats-Unis.

 

C’est dans ce contexte que revient à l’ordre du jour le vieux projet de zone de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne, censée favoriser la croissance des deux côtés de l’Atlantique. Le ministre américain du commerce ectérieur (US Trade Representative), Ron Kirk, et le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, ont prévu d’annoncer avant la fin de l’année 2012 le début des négociations. Ce dernier a cependant besoin d’un mandat des gouvernements des 27 membres de l’UE. Le strict minimum démocratique – si ce concept a encore un sens pour la machinerie bruxelloise – exigerait que les termes de ce mandat soient débattus publiquement, en premier lieu dans les parlements. Il ne semble pas que l’on en prenne le chemin…

 

Or la conclusion d’un accord de libre-échange transatlantique aurait des répercussions allant bien au-delà de l’augmentation des flux commerciaux qui s’élèvent déjà quotidiennement à 2 milliards d’euros. Il entretiendrait l’illusion que la solution de la crise actuelle réside dans la prolifération du commerce international sur fond de concurrence exacerbée et de « compétitivité ». Comme si tous les pays pouvaient être des exportateurs nets ! Pour les multinationales européennes et américaines, il s’agit de démanteler les quelques barrières réglementaires qui subsistent dans l’UE en matière de normes sanitaires, fiscales, sociales, de protection des consommateurs, de confidentialité des données privées, etc. En quelque sorte d’institutionnaliser toutes les formes de dumping.

 

On comprend parfaitement pourquoi la US Chamber of Commerce milite pour un accord de libre-échange avec l’UE. La question que l’on peut se poser est de savoir si, en secret, les gouvernements européens ne partagent pas les mêmes objectifs…

 




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Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal

3 Décembre 2012, 18:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Communiqué du PCF

Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal
On connait dorénavant le scénario de Jean Marc Ayrault. Il annonce un accord avec Mittal pour éviter un plan social et la poursuite de l'activité à Florange. Le scénario du premier ministre a déçu les 650 salariés car il peut tourner vite en mauvais film, ces prochains mois. Comment faire confiance à l'investisseur Mittal et à ses engagements, d'autant que les hauts fourneaux restent fermés et ne redémarrerons pas à court terme ? Comment croire à des investissements de Mittal de 180 millions d'euros en 5 ans bien insuffisants quand le PDG indien ferme depuis des années tous ces sites en Europe ?

Le gouvernement s'est refusé à nationaliser un secteur industriel stratégique. La solution annoncée n'est pas à la hauteur, au vu de l'enjeu industriel. La seule garantie qu'aurait dû prendre le premier ministre aurait été de prendre la main avec une majorité de blocage au sein du conseil d'administration sur la base d'investissements publics, garantissant l'avenir de Florange.

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Samedi 1er décembre 2012 à 11h30 : Hervé Poly est invité de "la Voix est libre"sur France 3

30 Novembre 2012, 18:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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La Voix Est Libre, le samedi à 11h30

Rendez-vous chaque samedi à 11h30, en direct, et en toute convivialité
sur France 3 Nord Pas-de-Calais

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Dans l'Humanité, ce mardi, un autre budget de gauche est possible

27 Novembre 2012, 18:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Il y a un an, toute la gauche adoptait au Sénat des mesures faisant payer le capital et les plus aisés des contribuables. Aujourd'hui, les sénateurs communistes républicains et citoyens (CRC) font valoir la pertinence de ce projet face à la crise.

A lire dans notre édition:

Des alternatives anti-austérité existent:

Plafonner l'avantage fiscal sur les intérêts des prêts des sociétés .

Supprimer l'amendement "Pigeons" .

L'ISF rétabli .

Meilleure progressivité de l'impôt sur le revenu .

Imposition des dividendes et du capital.

"Le budget encourage une visée spéculative au lieu de l'investissement", entretien avec Eric Bocquet, sénateur communiste.

Le retour des vieux démons agite le PS

Edito: quels juges?


par Maurice Ulrich

"Donc ce qui était juste et bon pour les sénateurs socialistes avant les élections présidentielle et législatives ne l’est plus. Ils sont en passe de rejeter désormais les amendements qu’ils avaient eux-mêmes proposés avec le Front de gauche, quand la droite était au pouvoir. Il ne s’agit pas là de chipotages et de bouts de ficelle. L’ensemble des mesures de ce contre-budget porte sur trente milliards ! C’est précisément le montant des économies que le gouvernement est censé faire dans le prochain budget.

Peu importent les mots qui viennent pour qualifier le fait. La réalité, c’est que la gauche qui gouverne passe délibérément à côté d’une occasion historique, oui, on dit bien historique, de mettre en œuvre une vraie politique de gauche telle qu’elle l’appelait elle-même de ses vœux et telle qu’elle semblait la concevoir dans une co-élaboration avec ses partenaires. Et, dans le même temps, une occasion de s’appuyer sur ceux qui l’ont élue et de retrouver leur confiance tout en répondant à une partie de leurs attentes.

On le sait, cette conversion qui fait que ce qui était blanc devient noir et inversement va rencontrer l’approbation de tous ceux, commentateurs, politiques 
et milieux patronaux, qui sommaient François Hollande et son gouvernement 
de se rendre enfin 
au « réalisme économique ». 
On a compris tout autant que nombre d’entre 
eux trouveront que ce n’est pas encore assez que cette politique budgétaire, comme ils trouvent insuffisant le pacte 
de compétitivité et comme ils trouvent toujours trop pesant le modèle social français, ou ce qu’il en reste 
et qu’ils veulent faire sauter.

Ainsi, nous expliquait hier matin sur France Inter, Nicolas Beytout, ancien directeur du Figaro 
et ancien directeur puis PDG du groupe Les Échos, 
la dégradation par l’agence de notation Moody’s 
de la note de la France, la semaine passée, signifie qu’elle doit faire plus, et notamment en réformant 
son marché du travail comme sa protection sociale. 
Signe des temps : aucun journaliste de l’Humanité, soit dit en passant, n’a une chronique sur France Inter, 
ni même n’y est invité régulièrement. Nicolas Beytout si, qui a une chronique hebdomadaire. C’est un expert bien sûr, puisqu’il a dirigé aussi bien le journal de Serge Dassault que le groupe de presse de Bernard Arnault !

Mais donc, évoquant la perte du triple A, il disait ceci 
à propos des négociations sociales à venir entre le patronat et les syndicats : « Désormais ce genre de réformes se conduira sous le regard d’un juge totalement insensible à l’opinion publique du pays et aux problèmes politiques du gouvernement. Ce juge, c’est les agences 
de notation et les marchés. » On ne saurait mieux dire, à cela près que, pour Nicolas Beytout, cela ne semble pas poser de problème, c’est simplement la nouvelle donne. La démocratie, les élections, les choix politiques ? Caduques. Le problème c’est qu’il n’est pas le seul, désormais, à le penser et que c’est bien sur les marchés que François Hollande et son gouvernement semblent dorénavant régler leur politique. Mais l’autre versant du problème c’est que ce sont les marchés qui mènent les peuples d’Europe dans le mur. Quel signe ce serait pourtant, quel levier du changement, maintenant, en France et en Europe, si ceux que la gauche a élus écoutaient la gauche !

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