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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #infos pcf

Dans l'Humanité, ce lundi, la pauvreté en accusation

10 Décembre 2012, 20:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  Premières victimes de la précarité et de la montée du chômage, les jeunes devraient être au coeur de la Conférence nationale de lutte contre l'exclusion qui débute aujourd'hui et doit tracer les lignes d'un plan visant à endiguer la pauvreté.

Témoignage: "Même sans écart, je ne m'en sors pas"

Pour être embauchée après son stage, Alice, 24 ans, accepte d’être payée 600 euros par mois. Loyer payé, il lui reste 310 euros.

Une somme de 624 euros mensuels. C’est ce qu’Alice gagne en tant qu’assistante de production. Officiellement, elle ne travaille que huit jours par mois dans la petite boîte parisienne qui l’a embauchée, après cinq mois de stage. Mais dans les faits, c’est souvent trois à quatre jours par semaine. Diplômée d’un master de réalisation audiovisuelle et d’un Institut d’études politiques, cette grande blonde de vingt-quatre ans vit les difficultés de son entrée sur le marché du travail comme un passage obligé.

« Je n’ai pas trop d’autres options », estime-t-elle. D’ailleurs, « mine de rien, le travail me plaît », assure-t-elle. Ses tâches sont multiples et lui permettent, d’après elle, de commencer à se faire connaître dans le milieu. Alors, elle a accepté ce contrat d’intermittence à 600 euros par mois, seule solution envisageable pour la garder à l’issue de son stage, selon la direction de l’agence. « J’ai dû négocier pour ne pas être toujours disponible en expliquant qu’avec ce salaire-là j’étais obligée de trouver quelque chose à côté », souligne-t-elle.

Elle partage un deux pièces, dans le 18e arrondissement de Paris, avec son copain qui, lui-même intermittent, gagne en moyenne 1 700 euros par mois. Aujourd’hui, elle paie donc la moitié des 985 euros de loyer et reçoit 180 euros d’aide au logement. « En théorie, on divise tout par deux. Mais à partir du 16 du mois, je n’utilise plus ma carte bancaire. Donc mon copain paie souvent plus que moi, ce qui commence aussi à peser sur notre couple », avoue Alice.

Organisée, elle note toutes ses dépenses dans un petit carnet et a évalué qu’il lui fallait 900 euros pour vivre. Mais elle n’a pas encore trouvé de boulot complémentaire, handicapée par la flexibilité que lui impose la boîte de production et parfois gênée par ses diplômes. « J’avais postulé pour une offre de vendeuse dans un magasin de vêtements. On m’a répondu non parce que j’avais fait Sciences-Po. » Son objectif dans les mois à venir : gagner 1 000 euros par mois et un peu de reconnaissance de son travail. Elle refuse de compter sur une aide de ses parents, qui d’ailleurs n’en ont plus vraiment les moyens. « Il y a un moment où il faut prendre son indépendance », affirme la jeune femme, pour qui l’envol s’avère bien difficile.

A découvrir aussi dans l'Humanité:

  • Florange: Ayrault embourbé
  • Grand reportage: ArcelorMittal, de l'acier et des hommes
  • Egypte: premier recul de Morsi, la lutte continue
  • L'armée égyptienne, toujours un Etat dans l'Etat
  • Sport: Emmanuel Petit: "Il y a urgnece, le foot amateur se meurt"

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Rejet du recours de Marine Le Pen : Le PCF se félicite du retour prochain de la sérénité à Hénin-Beaumont

8 Décembre 2012, 10:35am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  Le rejet par le Conseil Constitutionnel du recours électoral déposé par Marine Le Pen contre l'élection de Philippe Kemel est une très bonne nouvelle pour notre ville, dont le PCF d'Hénin-Beaumont se félicite.

A chaque élection, l'extrême droite, mauvaise perdante, intente systématiquement des recours jamais fondés. Malgré le bruit fait par Marine Le Pen pour se faire passer pour une victime, il n'y aura pas de réélection dans la 11ème circonscription.

Les habitants d'Hénin-Beaumont retrouveront un peu de sérénité. Le PCF qui n'a jamais abandonné le terrain continuera de se battre contre l'austérité, pour la défense de l'industrie et des services publics, pour une autre politique qui soit plus solidaire et qui aille dans le sens de la défense des intérêts des travailleurs.
Philippe Kemel est désormais pleinement le député de la 11ème circonscription. Nous n'hésiterons pas à lui faire des propositions et à l'interpeller pour qu'il rende des comptes sur son action législative.

Marine Le Pen n'en a pas pour autant fini avec l'élection législative de juin dernier. Bientôt, c'est elle qui comparaîtra devant un tribunal parce qu'il y a bien eu triche avérée lors de cette élection : celle qu'a commise et revendiquée Marine Le Pen en diffusant une cartelette en arabe appelant à voter Jean-Luc Mélenchon.

Poussée par sa xénophobie et sa volonté de faire passer les communistes et le Front de Gauche pour le parti de l'anti-France, Marine Le Pen et son parti de haine et d'intolérance ont enfreint la loi électorale. Elle doit être sanctionnée pour cela.

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Le grand marché transatlantique : danger !

4 Décembre 2012, 13:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

De Bernard Cassen  président d’honneur d’Attac  

Dans leur quasi totalité, les dirigeants européens se sont félicités de la victoire de Barack Obama. D’abord parce qu’ils préfèrent avoir en face d’eux un interlocuteur qu’ils ont déjà appris à connaître. Ensuite parce qu’une présidence Mitt Romney, aiguillonnée par les fanatiques du Tea Party, risquait de provoquer un retour à la guerre froide avec la Chine et la Russie. Quant à Benyamin Netanyahou, il aurait pu espérer un feu vert de la Maison Blanche pour une attaque d’Israël contre les sites nucléaires iranien, aux conséquences incalculables. En pleine crise économique et sociale, l’Europe n’avait pas besoin de ces facteurs hautement perturbateurs…

 

La satisfaction des gouvernements du Vieux Continent s’arrête là, car tous ont relevé que, dans sa campagne, Obama n’avait pas dit un mot de l’Europe, qu’il semble tenir pour quantité négligeable dans sa stratégie planétaire. Mais au lieu de jouer les pleureuses devant cette indifférence, ces gouvernements devraient se demander quelles en sont les raisons. Mettons-nous à la place du président américain : alors qu’il est confronté à des dossiers internationaux hautement conflictuels, notamment en Asie et au Proche-Orient, pourquoi perdre du temps en concertations stratégiques avec des « alliés » dont la docilité est par avance garantie ?

 

Cela ne signifie nullement que les dirigeants américains se désintéressent de la situation en Europe. Bien au contraire, ils sont très préoccupés par les politiques austéritaires qui y sont menées. Elles ont déjà fait entrer en récession plusieurs pays membres de l’Union européenne (UE) et vont inéluctablement conduire à une dépression de grande envergure. Ce ne sont évidemment pas des considérations humanitaires sur le sort de chômeurs grecs ou portugais qui animent l’administration Obama, mais simplement l’impact négatif de la chute de l’activité économique européenne sur les exportations américaines, et donc sur l’emploi aux Etats-Unis.

 

C’est dans ce contexte que revient à l’ordre du jour le vieux projet de zone de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne, censée favoriser la croissance des deux côtés de l’Atlantique. Le ministre américain du commerce ectérieur (US Trade Representative), Ron Kirk, et le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, ont prévu d’annoncer avant la fin de l’année 2012 le début des négociations. Ce dernier a cependant besoin d’un mandat des gouvernements des 27 membres de l’UE. Le strict minimum démocratique – si ce concept a encore un sens pour la machinerie bruxelloise – exigerait que les termes de ce mandat soient débattus publiquement, en premier lieu dans les parlements. Il ne semble pas que l’on en prenne le chemin…

 

Or la conclusion d’un accord de libre-échange transatlantique aurait des répercussions allant bien au-delà de l’augmentation des flux commerciaux qui s’élèvent déjà quotidiennement à 2 milliards d’euros. Il entretiendrait l’illusion que la solution de la crise actuelle réside dans la prolifération du commerce international sur fond de concurrence exacerbée et de « compétitivité ». Comme si tous les pays pouvaient être des exportateurs nets ! Pour les multinationales européennes et américaines, il s’agit de démanteler les quelques barrières réglementaires qui subsistent dans l’UE en matière de normes sanitaires, fiscales, sociales, de protection des consommateurs, de confidentialité des données privées, etc. En quelque sorte d’institutionnaliser toutes les formes de dumping.

 

On comprend parfaitement pourquoi la US Chamber of Commerce milite pour un accord de libre-échange avec l’UE. La question que l’on peut se poser est de savoir si, en secret, les gouvernements européens ne partagent pas les mêmes objectifs…

 




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Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal

3 Décembre 2012, 18:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Communiqué du PCF

Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal
On connait dorénavant le scénario de Jean Marc Ayrault. Il annonce un accord avec Mittal pour éviter un plan social et la poursuite de l'activité à Florange. Le scénario du premier ministre a déçu les 650 salariés car il peut tourner vite en mauvais film, ces prochains mois. Comment faire confiance à l'investisseur Mittal et à ses engagements, d'autant que les hauts fourneaux restent fermés et ne redémarrerons pas à court terme ? Comment croire à des investissements de Mittal de 180 millions d'euros en 5 ans bien insuffisants quand le PDG indien ferme depuis des années tous ces sites en Europe ?

Le gouvernement s'est refusé à nationaliser un secteur industriel stratégique. La solution annoncée n'est pas à la hauteur, au vu de l'enjeu industriel. La seule garantie qu'aurait dû prendre le premier ministre aurait été de prendre la main avec une majorité de blocage au sein du conseil d'administration sur la base d'investissements publics, garantissant l'avenir de Florange.

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Samedi 1er décembre 2012 à 11h30 : Hervé Poly est invité de "la Voix est libre"sur France 3

30 Novembre 2012, 18:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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La Voix Est Libre, le samedi à 11h30

Rendez-vous chaque samedi à 11h30, en direct, et en toute convivialité
sur France 3 Nord Pas-de-Calais

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Dans l'Humanité, ce mardi, un autre budget de gauche est possible

27 Novembre 2012, 18:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Il y a un an, toute la gauche adoptait au Sénat des mesures faisant payer le capital et les plus aisés des contribuables. Aujourd'hui, les sénateurs communistes républicains et citoyens (CRC) font valoir la pertinence de ce projet face à la crise.

A lire dans notre édition:

Des alternatives anti-austérité existent:

Plafonner l'avantage fiscal sur les intérêts des prêts des sociétés .

Supprimer l'amendement "Pigeons" .

L'ISF rétabli .

Meilleure progressivité de l'impôt sur le revenu .

Imposition des dividendes et du capital.

"Le budget encourage une visée spéculative au lieu de l'investissement", entretien avec Eric Bocquet, sénateur communiste.

Le retour des vieux démons agite le PS

Edito: quels juges?


par Maurice Ulrich

"Donc ce qui était juste et bon pour les sénateurs socialistes avant les élections présidentielle et législatives ne l’est plus. Ils sont en passe de rejeter désormais les amendements qu’ils avaient eux-mêmes proposés avec le Front de gauche, quand la droite était au pouvoir. Il ne s’agit pas là de chipotages et de bouts de ficelle. L’ensemble des mesures de ce contre-budget porte sur trente milliards ! C’est précisément le montant des économies que le gouvernement est censé faire dans le prochain budget.

Peu importent les mots qui viennent pour qualifier le fait. La réalité, c’est que la gauche qui gouverne passe délibérément à côté d’une occasion historique, oui, on dit bien historique, de mettre en œuvre une vraie politique de gauche telle qu’elle l’appelait elle-même de ses vœux et telle qu’elle semblait la concevoir dans une co-élaboration avec ses partenaires. Et, dans le même temps, une occasion de s’appuyer sur ceux qui l’ont élue et de retrouver leur confiance tout en répondant à une partie de leurs attentes.

On le sait, cette conversion qui fait que ce qui était blanc devient noir et inversement va rencontrer l’approbation de tous ceux, commentateurs, politiques 
et milieux patronaux, qui sommaient François Hollande et son gouvernement 
de se rendre enfin 
au « réalisme économique ». 
On a compris tout autant que nombre d’entre 
eux trouveront que ce n’est pas encore assez que cette politique budgétaire, comme ils trouvent insuffisant le pacte 
de compétitivité et comme ils trouvent toujours trop pesant le modèle social français, ou ce qu’il en reste 
et qu’ils veulent faire sauter.

Ainsi, nous expliquait hier matin sur France Inter, Nicolas Beytout, ancien directeur du Figaro 
et ancien directeur puis PDG du groupe Les Échos, 
la dégradation par l’agence de notation Moody’s 
de la note de la France, la semaine passée, signifie qu’elle doit faire plus, et notamment en réformant 
son marché du travail comme sa protection sociale. 
Signe des temps : aucun journaliste de l’Humanité, soit dit en passant, n’a une chronique sur France Inter, 
ni même n’y est invité régulièrement. Nicolas Beytout si, qui a une chronique hebdomadaire. C’est un expert bien sûr, puisqu’il a dirigé aussi bien le journal de Serge Dassault que le groupe de presse de Bernard Arnault !

Mais donc, évoquant la perte du triple A, il disait ceci 
à propos des négociations sociales à venir entre le patronat et les syndicats : « Désormais ce genre de réformes se conduira sous le regard d’un juge totalement insensible à l’opinion publique du pays et aux problèmes politiques du gouvernement. Ce juge, c’est les agences 
de notation et les marchés. » On ne saurait mieux dire, à cela près que, pour Nicolas Beytout, cela ne semble pas poser de problème, c’est simplement la nouvelle donne. La démocratie, les élections, les choix politiques ? Caduques. Le problème c’est qu’il n’est pas le seul, désormais, à le penser et que c’est bien sur les marchés que François Hollande et son gouvernement semblent dorénavant régler leur politique. Mais l’autre versant du problème c’est que ce sont les marchés qui mènent les peuples d’Europe dans le mur. Quel signe ce serait pourtant, quel levier du changement, maintenant, en France et en Europe, si ceux que la gauche a élus écoutaient la gauche !

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L’hommage du PCF à Georges Marchais

19 Novembre 2012, 19:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 16 novembre 1997, l’ex-secrétaire général du PCF décédait.


Les communistes honorent sa mémoire, lundi, à leur siège national avec l’actuel secrétaire national, Pierre Laurent.


Coïncidence des dates. Alors que le Parti communiste célèbre, depuis mercredi soir, les trente ans de la mort d’Aragon, c’est à une autre illustre personnalité qu’il rendra hommage, lundi : son ancien secrétaire général, Georges Marchais, disparu il y a quinze ans jour pour jour, ce vendredi, à l’âge de soixante-dix-sept ans. Les deux hommes, il est vrai, tous les deux communistes, étaient très proches, et, comme l’écrivain, l’ancien dirigeant communiste a marqué fortement le Parti communiste dans sa fédération du Val-de-Marne, bien sûr, qui coorganise l’hommage, lundi, au siège national du Parti, avec l’actuel secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. Mais aussi les générations de responsables venus après lui et qui ont adhéré au PCF à la fin des années 1980, à l’instar d’Olivier Dartigolles. « Derrière l’image du “boxeur” télévisuel qu’il était, mais que les médias ont brossée de lui jusqu’à la caricature et qui fait toujours les délices des zappings, il y avait un homme plus sensible et complexe qu’il n’y paraît, et qui a accompagné le PCF dans son effort de modernisation, lui permettant d’anticiper en partie le basculement d’une époque », explique le porte-parole du PCF.

 

Pour lui qui ne l’a « rencontré que deux ou trois fois », l’hommage de lundi contribue ainsi à rétablir « cette part de vérité », à rebours de « la brutalité et l’injustice dans la manière dont cette grande personnalité est communément traitée ». Ouvrier métallo syndicaliste, secrétaire général du PCF de 1972 à 1994 et artisan du programme commun de la gauche, Georges Marchais était porteur d’un « rassemblement à dimension populaire », souvent occulté par l’image qu’on a fabriquée de lui, souligne encore Olivier Dartigolles.

 

 

Lundi, l’hommage sera rendu en présence de sa famille : Liliane, sa compagne, ses enfants et ses petits-enfants. Des responsables nationaux et départementaux du PCF, anciens et actuels, et les anciens proches collaborateurs de Georges Marchais y assisteront également.

 

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Compétitivité, piège à salariés !

12 Novembre 2012, 19:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  tva-competitivite-copie-1.jpg  Qu’elle doive s’imposer par un « choc » (Laurence Parisot) ou progressivement (François Hollande), elle fait consensus au Medef et à l’UMPS.

 

Le raisonnement est simple : si la casse de l’emploi (notamment industriel) s’accélère en France (où 500. 000 postes d’ouvriers ont déjà disparu sous Sarkozy…), c’est parce que la force de travail y est trop chère. Les entreprises ne peuvent donc pas faire face à la concurrence.

 

Ce raisonnement présuppose que nous sommes en compétition – ce qui est indéniable en économie capitaliste. Il suppose également que cette compétition est complètement ouverte, et qu’il est impossible, par exemple, de protéger la production nationale aux frontières – ce qui est indéniable dans l’Europe des traités supranationaux.

 

Il oublie soigneusement un détail : c’est que la première cause du « manque de compétitivité » des entreprises françaises est la surévaluation de l’euro, dont toutes les économies d’Europe souffrent – sauf celle de l’Allemagne, dont l’industrie assemble des produits achetés en Europe centrale… hors zone euro !

 

« Modèles »

 

Sans compter que le Kapital d’outre-Rhin a tellement comprimé les salaires que 25% des travailleurs y touchent moins de 9 € 15 de l’heure (brut !). Sans parler de la précarité, qui y a littéralement explosé. Tout cela sans qu’on l’accuse de concurrence déloyale – l’Allemagne est intouchable, et l’inénarrable Montebourg, ministre du « redressement productif », préfère faire diversion avec la Corée…

 

Au passage, économistes et journalistes osent maintenant vanter les progrès réalisés en matière de compétitivité par l’Italie et… l’Espagne (mais oui !). Il faut dire que dans ce dernier pays, le taux de chômage officiel dépasse maintenant les 25 % : l’arme absolue contre les salaires ! D’ici à ce qu’on nous vante le modèle grec…

 

Le cri d’alarme sur la « compétitivité » n’est donc rien d’autre que la remise au goût du jour du refrain de la « concurrence » entonné par les capitalistes dès le 19ème siècle, transposé dans l’économie mondialisée : les patrons de tous les pays sont d’accord pour se livrer à une concurrence effrénée, qui les oblige à casser les salaires – c’est-à-dire que la concurrence entre patrons s’impose aux salariés. Dans cette compétition, le travailleur de France (qu’il soit français ou immigré, d’ailleurs), est sommé d’accepter une amputation de son salaire et de sa retraite, une dégradation de son statut et de ses conditions de travail, etc., pour rester « compétitif » avec les travailleurs allemands, italiens, espagnols, polonais, chinois…

 

« Naïveté »

 

Remarquons au passage que lesdits Chinois dopent leurs exportations – donc leur production – qvec une monnaie non-convertible et administrée par eux-mêmes. Ce qui fait dire à nos économistes en vue : « nous avons été naïfs… » , et d’ajouter tout bas : « … et nous le resterons ! ». Car la mise en concurrence soi-disant « libre et non faussée » de produits vendus dans une monnaie sous-évaluée comme le yuan avec des produits vendus dans une monnaie surévaluée comme l’euro est d’une redoutable efficacité pour laminer les salaires en Europe.

 

Ce qui se cache derrière la « compétitivité », c’est donc la guerre. Non pas une guerre de l’Europe contre la Chine, ni de la France, contre la Pologne, l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne. Non : c’est la bonne vieille guerre du capital contre le travail.

 

Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Warren Buffet, l’homme d’affaires multimilliardaire étasunien : « il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. » (25 mai 2005, sur CNN). 

 

Et tant que la France sera dans la zone euro, qui plombe ses exportations et sa production ; tant qu’elle sera dans l’Union Européenne, qui organise la « concurrence libre et non faussée » (en réalité : forcée et truquée) entre les salariés d’Europe et du monde entier, les travailleurs de France se feront écraser dans cette guerre de classe.

 

Mais pour qu’ils la gagnent, il faudra qu’ils cessent d’être perpétuellement sommés d’accroître leur « compétitivité », et donc qu’ils mettent fin à la compétition… c’est-à-dire au capitalisme.

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Décès d'un nouveau-né : faire 100 km pour pouvoir accoucher est scandaleux

22 Octobre 2012, 19:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

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Un drame terrible a eu lieu entre Figac et Brive. Faire 100 km pour avoir une maternité pour accoucher est scandaleux, c'est dramatique quand la mort est au rendez-vous. Ce décès aurait pu être évité. Il est le résultat de choix politiques graves. Fermer les services de proximité, les maternités amène à des situations inacceptables.

Il y a urgence que le changement se traduise par l'arrêt immédiat des fermetures d'activité, des restructurations de services et d'établissement, d'une réorientation des choix politiques avec les moyens financiers.

Les Directeurs généraux des Agences régionales de santé, dans l'attente de leur suppression, doivent avoir de nouvelles orientations pour renforcer le service public de proximité. Il faut ré-ouvrir des maternités de proximité. Au-delà des discours, il faut des actes !

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477!!!! Pour ne pas dire merci.......

9 Octobre 2012, 18:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Par 477 députés , la droite et le ps ont voté pour le traité Sarkozy-Merkel !!! (contre 70 députés)

Groupe socialiste, républicain et citoyen Pour: 264

merci monsieur Jean-Jacques Cottel député de la 1ère circonscription ( Arras) du Pas de Calais et madame la députée Jacqueline Maquet de la 2ème circonscription ( Arras ) du Pas de Calais vous venez  de commettre un crime contre le peuple et la démocratie, honte à vous!

 

Groupe de la gauche démocrate et républicaine Contre: 13

M. François Asensi, Mme Huguette Bello, M. Alain Bocquet, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor et Nicolas Sansu.

 

 


 


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Après le 30 septembre on continue !

7 Octobre 2012, 19:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tout ne fait que commencer : Oui, notre Europe est possible !


adhésion PCF

 


LES PROMESSE S NON TENUES DU PRÉSIDENT HOLLANDE
SUR LE PACTE BUDGÉTAIRE EUROPÉEN
ÉCONOMIQUEMENT ABSURDE


En imposant l’obligation d’équilibre budgétaire permanent, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Dans le contexte actuel, couper dans les dépenses publiques ne fera qu’accentuer la récession, aggraver le chômage et les déficits. En plus de cela, le Pacte budgétaire prive la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique.


SOCIALEMENT INSUPPORTABLE


Les «programmes d’ajustement structurel» aujourd’hui imposés à la Grèce et aux autres pays en difficulté réduisent les protections, accroissent les inégalités et touchent les populations les plus précaires - femmes, jeunes, ouvriers, immigré-es. Loin d’éviter aux pays du Nord de l’Europe de subir le sort de ceux du Sud, ce Pacte entraîne toute l’Union dans une spirale dépressive qui risque de généraliser la pauvreté.


IL MENACE LA DÉMOCRATIE


Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions quasi automatiques en cas de non-respect. Il marginalise les Parlements nationaux et européen, et fait de la Commission et de la Cour européenne de justice, organismes non élus, les juges des budgets nationaux, niant ainsi la souveraineté populaire. Le refus de la France de ratifier ce traité serait un signal fort envoyé aux autres peuples européens afin d’ouvrir le débat sur la construction d’une autre Europe.
Interpellez vos députés !


Une lettre ouverte et un formulaire en ligne sont disponibles pour interpeller vos députés. L’objectif : mettre la pression sur les parlementaires de la majorité présidentielle !


Informez-vous !


Documents, vidéos, visuels, informations sur les évènements prévus, réunions, meetings ainsi que sur la manifestation unitaire sont disponible sur le site du collectif stopausterite.org.


Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de «Pacte budgétaire». Il s’était pourtant engagé à le renégocier.

 

Mobilisations décentralisées :


Nous nous engageons à continuer ensemble la mobilisation “pour une Europe Solidaire et contre le Traité d’austérité”, et pour démontrer l’illégitimité des dettes que les peuples sont contraints de payer.


Nous appelons d’ores et déjà à un grand week-end d’initiatives décentralisées, dans toutes les villes de France les 6-7 octobre pour rappeler au Président de la République, à son gouvernement et aux élus parlementaires qu’ils doivent écouter les citoyens.


Meeting européen
Le 8 octobre nous démontrerons à nouveau que notre mouvement dépasse nos frontières avec un grand meeting européen à Paris.


Il réunira des personnalités syndicales, associatives et politiques européennes représentatives des luttes actuelles contre les politiques de la Troïka et engagées dans la construction d’un Alter Summit, pour une Europe solidaire (sommet alternatif européen prévu au printemps 2013 en Grèce).


Le succès de la manifestation unitaire de Paris montre une mobilisation en forte progression dans l’ensemble du pays.


L’Assemblée nationale doit se prononcer sur la ratification du traité le mardi 9 octobre. Malgré ce calendrier parlementaire à marche forcée, nous ne lâcherons rien.


Signataires :


Act-up Paris, Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, A gauche par l’exemple, CADAC, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFF (SPUCE CFDT), CGT-Cheminots, CGT Finances, CGT Educ’action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF, Démocratie Réelle Maintenant ! Paris, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fédération Droit au Logement, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, Femmes Egalité, FSU-Île de France, EPA/FSU, SNAC-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNETAP-FSU, SNUAS FP FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUITAM FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE (Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire des luttes, M’PEP, Marches Européennes, NPA, Osez le féminisme, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform!, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.


Soutiens européens :
Corporate Europe Observatory, Movimiento 15M, Parti de la Gauche Européenne, Réseau des Attac d’Europe, Transnational Institute

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bonne nouvelle, le salaire du président ne va pas baisser !

24 Septembre 2012, 19:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Bonne nouvelle, le salaire du président ne va pas baisser !

La décision 2012_654 DC, rendue le 9 août 2012, par le Conseil constitutionnel, qui, par parenthèse, n’a fait l’objet d’aucune publicité, dans les médias, est cependant très intéressante :

Elle vise la première Loi de Finances rectificative du quinquennat, et cette Loi concerne, entre autres, la diminution du traitement des ministres, du Premier ministre et du Président de la Republique..

Eh bien? cette diminution a été censurée ! Eh oui, M.Hollande va continuer a être payé comme son prédécesseur,..

Bien entendu , Le PS ne s’en était jamais douté, ne le supposait même pas. Au fait, pourquoi personne n’en parle ? Est ce à ranger dans le même placard que:le droit de vote des étrangers, l’interdiction pour les banques de séparer leurs activités spéculatives de celles des banque de dépôt..etc.. ??

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Pétition - Pour sortir de la crise, sortons de l'austérité

2 Septembre 2012, 19:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Monsieur le Président,

Les Françaises et les Français vous ont élu pour que leur vie change, pour s’attaquer au monde de la finance et sortir de la crise.

Pour la première fois, la gauche est majoritaire à l’Assemblée et au Sénat, c’est le moment de répondre - enfin - aux urgences sociales en se donnant les moyens d’un véritable changement.

Rien ne sera possible avec l’austérité qu’impose le Pacte budgétaire européen, dont vous souhaitez la ratification par le parlement, sans consulter notre peuple.

Nous proposons d’autres solutions :

> une augmentation significative du SMIC, des salaires et des pensions.

> un moratoire sur les plans de licenciements et une loi interdisant les licenciements boursiers.

> L’arrêt général de la RGPP, le développement de l’emploi et des services publics pour répondre aux besoins.

> La mise en place d’un pôle public bancaire et financier.

> La non ratification du Pacte budgétaire européen par le parlement et la consultation des Français par référendum.

Je signe cette pétition

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Roms : Ne pas en rester aux effets d'annonce

24 Août 2012, 10:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

roms_1.jpeg Après les années de lutte au côté des associations de défense des migrants Roms, le Parti communiste se félicite de sentir le souffle d'une volonté affichée de changement. L'annonce de la suppression de la taxe de 700 euro du par les employeurs pour chaque embauche de Roms est à cet égard une bonne nouvelle.
Toutefois, l'absence de moratoire sur les expulsions et de remise en cause des contraintes administratives pour accéder à un emploi provoque notre inquiétude. Rien ne serait plus décevant que de voir croître le nombre d'expulsions et de démantèlement de camps sans la mise en place de réelles solutions alternatives. Comme la Commissaire européenne à la Justice Viviane Reding, nous incitons vivement le gouvernement à aller au bout des ses intentions.

Aussi, le PCF propose :

  • L'adoption immédiate d'un moratoire sur les expulsions.
  • L'arrêt des discriminations au regard du droit du travail.
  • L' organisation de tables rondes départementales associant représentants du gouvernement, élus des collectivités territoriales et associations qui agissent auprès des familles.

Il faut pour aller de l'avant, s'appuyer sur les expériences menées dans des villes et des départements. Ce n'est pas d'effet d'annonce dont les Roms ont besoin, mais d'annonces ayant des effets. Le droit au travail, le droit au logement, le droit à l'école et à la santé sont les conditions d'une vie digne du pays des droits de l'Homme.

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CDI à durée déterminée : Michel Sapin doit rectifier ses propos ou signer un vrai CDI comme conseiller auprès du MEDEF

24 Août 2012, 10:31am

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Michel-Sapin.jpgEn évoquant ce mardi matin au micro d’Europe 1, les 150.000 contrats d’avenir prévus pour la rentrée, Michel Sapin a expliqué que ces contrats proposeront aux jeunes «un vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante, entre un an et trois ans». Manifestement, le ministre du travail n'a pas du prendre assez de repos pendant ses vacances pour se fourvoyer de la sorte. Un CDI en France est un acquis social important qui protège les salariés du secteur privé contre la précarité en leur donnant une garantie d'emploi.

Michel Sapin doit rectifier au plus vite ses propos ou signer un vrai CDI comme conseiller auprès du MEDEF qui doit se pincer pour y croire. L'emploi des jeunes est une affaire sérieuse qui ne mérite pas d'y introduire toujours plus de précarité. La lutte victorieuse contre le CPE n'est pourtant pas si loin pour que cela serve de leçon au gouvernement qui aurait ainsi le bon goût de se souvenir que d'être de gauche ce n'est pas précariser sa jeunesse mais assurer son autonomie et son insertion sociale et professionnelle.


Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF


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Assemblée de rentrée du PCF 62 à Sallaumines

24 Août 2012, 10:27am

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Dépasser les honoraires, c’est abuser !

21 Août 2012, 10:55am

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  Bernard Coadou, médecin généraliste en retraite de Gironde, préside l’association La santé, un droit pour tous, à l’origine d’un manifeste et d’une pétition à destination des praticiens de santé et des patients en vue de la suppression des dépassements d’honoraires. Les motifs de la fronde.

L’injustice n’est pas une maladie incurable. Ça se soigne ! C’est, en substance, le message que s’évertue à faire passer Bernard Coadou, médecin généraliste de Gironde, en retraite pour le moins active depuis dix-huit mois. Les médias se sont largement fait écho du manifeste signé par 111 professionnels de santé de tous les secteurs (généralistes, spécialistes, professeurs, médecins, internes…), prônant l’interdiction des dépassements d’honoraires. Initié par l’association qu’il préside : La santé, un droit pour tous, ce manifeste, rendu public début août, a d’abord rayonné dans la région Aquitaine. Il concerne désormais tous le pays. Le doublement des signatures en quatre jours émane d’une majorité de praticiens en activité, « dont aucun ne pratique de dépassement d’honoraires », insiste Bernard Coadou, qui, au passage, met en garde contre l’idée que « les dépasseurs seraient les meilleurs ! ». Une pétition réaffirmant que « tous les dépassements sont abusifs ! » sera prochainement proposée en ligne sur Internet, à destination de tous.

Le docteur Coadou prend volontiers l’exemple « caricatural » de l’urologie : « L’association a déjà dénoncé des abus manifestes dans ce domaine, à Bordeaux », rappelle-t-il. Ainsi, pour un cancer nécessitant une ablation de la prostate, un bénéficiaire de l’aide médicale d’État s’est vu facturer 1 795 euros de dépassements. Il a dû faire un prêt pour s’acquitter de sa « dette » envers le chirurgien ! « En 2010, près de 30 % de la population a renoncé à des soins pour des raisons financières. »

« mesures dissuasives », pour parvenir à une « limitation »

Un scandale, qui ne doit pas pour autant faire oublier que le serment d’Hippocrate vaut encore pour des milliers de médecins qui multiplient les actes gratuits auprès de populations précarisées.

Nicolas Sarkozy n’a jamais voulu entendre parler du problème. Du côté du gouvernement Ayrault, la ministre Marisol Touraine évoquait en juillet dernier de possibles « mesures dissuasives », pour parvenir à une « limitation » de ces pratiques, si un accord n’était pas trouvé d’ici au 17 octobre dans le cadre de la négociation entamée le 25 juillet par la Caisse nationale d’assurance maladie, réunissant représentants syndicaux des médecins et des complémentaires de santé. « Redéfinir un cadre, pourquoi pas, mais cela reste à nos yeux une étape intermédiaire », affirme le médecin bordelais. « Un véritable problème de civilisation », qu’il pose en ces termes : « Est-il tolérable que dans une société quelqu’un puisse décider de s’octroyer des augmentations de salaire quand la grande majorité est appelée à se restreindre ? » « D’autant que ces dépassements s’ajoutent aujourd’hui aux franchises médicales, au déremboursement de médicaments, à l’augmentation des mutuelles. Et que depuis trente-deux ans que le secteur 2 a été créé il y a une progression régulière du nombre de médecins qui pratiquent des dépassements, même si cette pratique reste globalement minoritaire », argue Bernard Coadou, qui invite à « commencer par le secteur public ! ».

41 % des spécialistes libéraux pratiquent les dépassements

En 2011, 4,5 % des médecins hospitaliers sont en effet venus trouver, aux côtés de 41 % des médecins spécialistes libéraux et de 7 % de médecins généralistes, 2,4 milliards d’euros dans les poches de malades bien souvent âgés (contre 900 millions d’euros en 1990). « La progression est telle que les patients de certains territoires en viennent à ne plus avoir le choix », argumente encore Bernard Coadou. Un manque d’alternative de plus en plus criant dans les grandes métropoles et notamment à Paris.

« Je sais bien que les loyers des locaux médicaux sont exorbitants à Paris et que certaines spécialités comme la chirurgie, l’obstétrique ou la radiologie-échographie ont vu le montant de leurs assurances considérablement augmenter du fait d’une recrudescence de procès, mais c’est ce qui nous fait dire que le débat soit s’élargir au travers de création de commissions où toutes les parties doivent aborder toutes les questions, y compris celle du revenu moyen des médecins. » Le bras de fer entre opposants et partisans des dépassements d’honoraires avait déjà fait couler beaucoup d’encre dans les années 1980. Quant à ses confrères qui en viendraient comme à l’époque à se déconventionner si la loi interdisait les dépassements : « Eh bien, qu’ils le fassent ! » lâche sans ambages le médecin girondin. Combien de Français pourraient en effet accéder aux soins sans pouvoir prétendre à un quelconque remboursement par la Sécurité sociale ? Bernard Coadou sera présent à la Fête de l’Humanité, avec son association, pour poursuivre le débat.

Trop mal au porte-Monnaie... Selon le baromètre CSA sur « les relations et les pratiques 
des citoyens européens à l’égard de leurs systèmes de santé », 29 % des Français ont renoncé à des soins en raison d’un problème d’argent en 2011. Ils n’étaient « que » 11 % en 2009 et 13 % en 2010 ! Seule la Pologne faisait pire, l’année dernière, avec 36 %. « La qualité des soins ne s’est pas dégradée », 
avait pourtant osé déclarer Jean-François Copé, lors 
de la convention sur la santé de l’UMP en octobre 2011.

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Le conseil constitutionnel fait un choix politique 1

18 Août 2012, 14:52pm

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conseilconstitutionnel.jpgLa décision rendue par le Conseil constitutionnel à propos du nouveau traité européen est une décision de caractère politique. Alors que  la vocation proclamée de cette institution est de veiller au respect des principes de la Constitution, elle ne trouve rien à redire quand l’un des plus fondamentaux d’entre eux est remis en cause. Il s’agit de  la souveraineté populaire indissociable de la souveraineté budgétaire des États. Le traité de Maastricht avait été apprécié autrement et nécessité un ajustement de la Constitution. Ce n’est  pas tant  le principe de la « règle d’or », avec un taux toléré de déficit abaissé à 0,5% – règle absente du traité de Maastricht- qui pose gravement question. Mais bien le cran supplémentaire, à nos yeux antidémocratique et anticonstitutionnel, qui se prépare avec le nouveau traité. Ce dernier donne le pouvoir à des institutions extérieures au pays, dont la Commission de Bruxelles, de décider du budget national, de le rectifier si elles le jugent nécessaire, puis de contrôler la nature des recettes et des dépenses. Or, un des fondements de notre démocratie est précisément la responsabilité du Parlement de lever l’impôt et d’en répartir les fruits.

Le plus important transfert de compétences qu’on puisse imaginer pour un État. Quand on sait que ce transfert a pour objectif d’imposer l’austérité à perpétuité, on est en droit de penser que le Conseil constitutionnel a privilégié cette considération politique plutôt que son rôle de gardien de la Constitution.

Ajoutons que le traité (TSCG) n’est pas qu’un pacte budgétaire. Son titre IV, portant sur « la coordination des politiques économiques », constitue aussi une immiscion claire dans le choix des politiques économiques des États et gouvernements, conditionnant toute « réforme économique à l’autorisation des institutions européennes ».

La surprenante décision politique du Conseil constitutionnel ne parviendra pas à étouffer le nécessaire débat sur les moyens de sortir l’Europe de la crise. Sur tout le continent,  les populations constatent que la situation s’aggrave dangereusement au point qu’on parle de plus en plus de récession, voir de menaces sur l’euro. Le traité ne peut être adopté en catimini à la faveur d’une séance extraordinaire du Parlement en septembre.

Au nom des propres engagements de F. Hollande à « réorienter la construction européenne », de la défense de la souveraineté populaire et de la possibilité de réussir une politique de gauche, nous réclamons avec encore plus de force, un débat et un référendum sur le nouveau traité européen.

Pour signer en ligne la pétition pour un référendum initiée par l’Humanité, cliquez ici

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STIF/délocalisation des centres d’appels téléphoniques : la seule solution dont personne ne parle est celle qui correspond au service public et au bon sens !

18 Août 2012, 14:40pm

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Collectif PCF-RATP-Bus, 16 août 2012


Et pourquoi le STIF n’internaliserait pas l’assistance téléphonique aux ayants-droit à la carte solidarité transport plutôt que de nourrir les profits des délocaliseurs ?


120815_CAT_Idf.jpgLe président PS d’Ile-de-France et président du STIF, Jean-Paul Huchon n’a toujours pas compris pourquoi l’affaire lui tombait dessus.

Pour lui, l’externalisation, les appels d’offres, l’attribution des marchés publics au moins coûtant (apparent) sont entièrement intégrés dans ses mœurs politiques gestionnaires, peu importe si le prestataire se situe à l’autre bout du monde. En 2006, il s’était vanté de livrer le « marché du siècle », 1,8 milliard d’euros, du renouvellement des trains de banlieue au trust canadien Bombardier, très peu implanté en France, plutôt qu’à Alstom, parce que ça coûtait « moins cher à la région ».  En définitive, non seulement la plus grande partie de l’activité industrielle est délocalisée (quel coût ?) mais les dysfonctionnements se multiplient sur les nouvelles rames Bombardier, entraînant d’importants surcoûts pour le STIF…

 

Voilà maintenant que l’on cherche des poux à M. Huchon pour un tout petit marché, en comparaison, de 3 millions d’euros, un contrat d’assistance téléphonique, que le STIF s’apprête à attribuer à un prestataire privé dont l’activité se fera sur une « plateforme » téléphonique située au Maroc. L’information a été rendue publique en juillet 2012.

On comprend, sincèrement, l’énervement de Huchon quand il voit que la protestation émane de l’actuel détenteur du marché, cette fois ci recalé, la société Webhelp. Le patron de Webhelp pleure, fait pleurer sur 80 emplois menacés et sur les villes de Fontenay-le-Comte et de Saint-Avold en crise. Il oublie de dire que la proposition de Webhelp comprenait également une part d’activité délocalisée et que cette firme emploie elle-même 70% de ses 10.000 salariés à l’étranger pour des prestations destinées à la France (Roumanie, Île Maurice… Maroc).

 

La mauvaise foi patronale s’est habilement saisie de la posture « patriotique » du nouveau ministre du « redressement industrielle », le PS Arnaud Montebourg. Comme c’était prévisible, Montebourg a réagi au quart de tour accusant le choix du STIF. On comprend, à nouveau, l’énervement de Huchon qui prend ça comme un coup de poignard dans le dos, qu’aucun élu régional de « gauche plurielle » n’a jamais tenté de lui porter en contestant ses choix « libéraux ».

Donc Montebourg monte sur ses grands chevaux et un débat national s’instaure. Voilà l’UMP qui demande des clauses sociales dans les appels d’offres, des élus de toutes couleurs qui veulent restreindre les marchés publics à des entreprises françaises ou européennes etc.

En toile de fond, le débat sur le « coût du travail » en France, forcément trop élevé : 2000 euros par mois pour 35 heures pour un télé-opérateur non qualifié contre 450 euros tout compris au Maroc !

Et le coût du chômage pour les travailleurs français et le pays ? Et le coût pour la collectivité des profits des actionnaires de Webhelp ou de ses concurrents ? Et le service rendu ? Quant à la « coopération » avec le Maroc agitée par quelques-uns : les diplômés marocains francophones ont mieux à faire pour leur pays que du marketing téléphonique.  

 

Le marché contesté du STIF porte sur les activités de l’Agence solidarité transports d’Ile-de-France. Les télé-opérateurs au Maroc ou ailleurs auront comme tâche de renseigner les titulaires du RSA, de la CMU, dont de nombreux chômeurs, sur leurs droits à des cartes de réduction ou à la gratuité dans les transports franciliens. 350.000 personnes sont concernées.

L’objet même du marché rend l’appel d’offre encore plus indécent : l’aide aux chômeurs délocalisée ! Mais la question n’est pas que morale.  

Il y a une solution que tout le monde exclut d’office et qui pourtant coule sous le sens : le STIF, ce géant financier, à fonction administrative, peut et doit internaliser ce service de renseignement téléphonique qui fait directement partie de ses compétences et qu’il est aisément possible de mettre en place.

Economisons sur les profits, gagnons sur les salaires, les conditions de travail, la qualité du service, l’emploi ! Interpellons Huchon, Montebourg et cie sur leurs contradictions ! Une victoire sur ce cas sensible et médiatisé peut en appeler d’autres.

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Hollande déclare sa flamme aux entreprises qui marchent

27 Juillet 2012, 20:06pm

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Le président de la République était ce vendredi sur un site de l’équipementier automobile Valeo à La Verrière, dans les Yvelines, pour défendre le plan du gouvernement de soutien à la filière automobile. Alors que les plans sociaux se succèdent, il a souhaité afficher sa confiance dans les entreprises et sa volonté d’encourager la production française dans les secteurs d’avenir.

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Dans la période économique actuelle, où l’on parle plus d’avenir en termes de licenciements que d’innovations, François Hollande s’est offert en petit bol d’air en choisissant le centre de recherche de l’équipementier automobile Valeo pour assurer le service après-vente du plan de soutien du gouvernement à la filière automobile. Au lieu de se rendre là où se préparent les licenciements d’aujourd’hui, le président a affirmé à sa sortie avoir voulu « venir là où se prépare le véhicule de demain ».

Soutenir les entreprises dans un moment difficile

Alors que le Ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a usé d’un ton plutôt sévère avec les dirigeants d’entreprises ces derniers jours, François Hollande a choisi de s’afficher sur le registre de la confiance : « Dans un moment difficile pour l'économie française, où il est demandé beaucoup aux entreprises, nous devons leur apporter notre confiance, notre soutien et saluer tous ceux qui contribuent au travail en France et pour la France ». Et d’ajouter, sur un ton solennel, « Je voulais, en venant ici à La Verrière, pouvoir exprimer au nom de toute la République, de la France entière, notre confiance à l'égard des entreprises ».

« On parle trop souvent des entreprises qui connaissent des difficultés »

Le temps d’une visite, le président de la République a donc décidé d’occulter les perspectives négatives qui font l’actualité : « On parle souvent, trop souvent des entreprises qui connaissent des difficultés », mais « nous devons aussi parler des entreprises françaises qui dégagent des résultats, qui exportent, innovent, entreprennent et permettent à la France de prendre de l'avance » a-t-il dit. L’occasion aussi d’entendre un PDG, Jacques Aschenbroich, détailler des résultats flatteurs et se féliciter d’un « carnet de commandes qui n’a jamais été aussi élevé ». Et lorsque le refrain de la « compétitivité de la France [qui] n’est pas à la hauteur, c’est un souci pour nous » est entonné par le dirigeant de Valeo, François Hollande élude : « La compétitivité c'est l'innovation, c'est la recherche, c'est la qualité du travail, c'est la formation du personnel »…

Renégocier le plan de PSA ?

Mais l’actualité plus grise finit par refaire surface : interrogé sur l’action du gouvernement concernant les salariés de PSA, François Hollande a assuré : « Nous sommes auprès des salariés d’Aulnay […] pour faire en sorte que le plan puisse être renégocié ». Et d’expliquer ensuite que ce serait grâce aux innovations technologiques d’entreprises comme Valeo que la France parviendrait à maintenir des emplois de production dans l’hexagone. Mais si le chiffre d’affaire de six milliards de l’équipementier est en hausse de 12,5%, il est désormais réalisé en majorité (53%) en Asie et dans les pays émergents. Une stratégie identique a celle de la direction de PSA, dénoncée mercredi par les manifestants devant le siège du constructeur.

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