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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #infos pcf

Globule Rouge 62, Journal de la santé des communistes du Pas de Calais

19 Octobre 2016, 17:44pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Globule Rouge 62, Journal de la santé des communistes du Pas de Calais
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Globule Rouge 62, Journal de la santé des communistes du Pas de Calais

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Pierre Laurent : « L’écologie est LA question du XXIe siècle »

10 Septembre 2016, 10:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pierre Laurent : « L’écologie est LA question du XXIe siècle »

Alors que la Fête de l’Humanité sera cette année le grand rendez-vous des gauches, le secrétaire du Parti communiste, Pierre Laurent, témoigne que son parti évolue sur l’écologie et sur les biens communs. Mais en soutenant le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et l’énergie nucléaire.

Pierre Laurent est le secrétaire national du Parti communiste français.

Reporterre — Où placez-vous l’écologie dans votre projet politique ?

Pierre Laurent — L’écologie a pour moi aujourd’hui une place centrale. Elle est « LA » question du XXIe siècle pour moi. Nous, qui sommes un parti né dans la grande tradition sociale des mouvements ouvriers, nous considérons aujourd’hui qu’il n’y a pas une question sociale et une question écologique. Il y a, à l’échelle de la planète, une grande question, celle de l’invention d’un nouveau mode de développement, d’une autre mondialisation dans lequel les questions du développement humain et de la préservation de la planète sont intimement liées. Suite au dernier congrès du Parti communiste, où nous avons adopté un texte de projet qui s’appelle « Le temps du commun », nous avons une nouvelle organisation de notre travail : l’ensemble des questions écologiques, industrielles et énergétiques figurent dans le même pôle de travail pour réfléchir à la nouvelle conception d’une « économie du commun », que nous considérons comme nécessaire et qui permet que le développement humain se fasse avec la préservation de la planète. Donc, l’écologie est pour nous une question centrale.


Le « commun » plutôt que l’appropriation collective des moyens de production ?

Il y a un moment déjà que nous repensons la notion d’appropriation collective. Nos conceptions ont été longtemps marquées par des conceptions étatiques de l’appropriation sociale. Même si le mouvement ouvrier français a été traversé de beaucoup de courants coopératifs autogestionnaires.

Aujourd’hui, des choses essentielles bouleversent notre approche. D’abord, la dimension mondiale de ces enjeux, qui ne peut pas réduire la question de la souveraineté des choix économiques au seul horizon des États nationaux. Ensuite, les bouleversements dans la numérisation de l’information, de la production et donc, de l’appropriation possible des savoirs par le plus grand nombre, nous oblige à penser avec beaucoup plus d’ambition la question du partage ; celui des savoirs, celui des productions. Et puis, la démocratie d’aujourd’hui — et celle qu’il faut inventer pour le XXIe siècle — doit savoir accorder une place beaucoup plus grande aux individus dans les dimensions collectives de mise en commun. Tout cela nous pousse à être aujourd’hui favorables à des modèles d’appropriation sociale plus diversifiés que la seule propriété publique étatique.

Donc, nous accordons une place nouvelle aux questions de l’économie coopérative, de l’économie sociale et solidaire, et aux droits d’intervention des salariés, et plus globalement des producteurs, sur l’objet de leur production.


Où en êtes-vous de la question de la croissance ? Restez-vous attachés à l’idée de relance du PIB ?

On critique la notion de croissance telle quelle est définie comme la croissance du PIB. Mais l’approche uniquement décroissante, ou même l’idée de penser le monde sans croissance, ne nous convient pas non plus. Nous restons attachés à l’idée d’un projet de progrès humain partagé.

Évidemment, il faut redéfinir ce que sont les indicateurs du progrès humain.
Mais, nous vivons à l’échelle de la planète dans un monde d’inégalités considérables. Un pays comme la France est traversé par des inégalités qui deviennent considérables. Par exemple, un grand nombre de gens pâtissent d’une pénurie de logements accessibles. Donc, repenser un habitat plus accessible et de meilleure qualité du point de vue écologique et énergétique nous paraît nécessaire. Il faut donc penser la production de logements. Notre boussole, ce n’est pas plus de croissance pour faire plus de croissance, c’est d’à chaque fois regarder où sont les besoins humains. Comment les définir démocratiquement avec l’ensemble de la société et essayer d’y répondre en veillant à chaque fois à prendre en compte une nouvelle manière de produire qui soit souhaitable pour le bonheur partagé et pour la qualité de vie des populations. Et, qui protège la planète. Donc, le débat croissance et décroissance nous paraît court.

 

  • « L’approche uniquement décroissante, ou même l’idée de penser le monde sans croissance, ne nous convient pas. Nous restons attachés à l’idée d’un projet de progrès humain partagé »


Mais la majorité des responsables politiques et des journalistes économiques demandent toujours plus de croissance. Pas vous ?

Ce n’est pas en invoquant la croissance qu’on va résoudre les problèmes. Mais ce n’est pas, à l’inverse, en théorisant la décroissance sans la définir. Il y a des domaines où la décroissance est nécessaire. Par exemple, le consumérisme actuel, poussé par la structuration de la consommation par les grandes sociétés de distribution, est quelque chose avec lequel il faut rompre pour revenir à des modes de production agricole différents, pour organiser les échanges différemment, pour organiser l’aménagement du territoire autrement.


Quels sont les besoins de production aujourd’hui en France ?

On répond très mal et de manière très inégale à un besoin de logements de qualité. La question des mobilités est un grand enjeu. Il faut qu’on repense les mobilités. Il faut aussi repenser les temps de vie, pour que le temps de travail et le temps marchand reculent au profit d’un temps qui soit un temps partagé, qui ne soit pas soumis sans cesse à la marchandisation ou au salariat. Et puis, il y a plein de dimensions qui relèvent de l’immatériel, qui nécessitent d’investir différemment l’imaginaire de nos sociétés


Vous parliez de repenser les mobilités. Pourquoi le Parti communiste est-il favorable au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Les communistes du département se sont prononcés pour le déménagement de l’aéroport. Mais les conditions dans lesquelles est envisagé le déménagement ne nous conviennent pas. D’abord, nous pensons que les infrastructures — celles là comme d’autres — doivent relever du pilotage public. Et que le fait qu’elles soient désormais livrées systématiquement au marché pose des problèmes, parce qu’elles interdisent une pensée équilibrée de l’aménagement du territoire. Maintenant, faut-il arrêter la croissance du transport aérien ?

Le siège du Parti communiste français, place du Colonel Fabien, à Paris.

Y a-t-il besoin d’un nouvel aéroport à Nantes ?

Je pense que le trafic va se développer. L’aéroport actuel, même réaménagé, peut-il répondre à ce besoin ? C’est ce débat qui a partagé les communistes. Il y a ceux qui pensent que le réaménagement de l’aéroport existant pouvait suffire et ceux qui ont considéré que le déplacement de l’aéroport répondait mieux. Et cette position l’a emporté majoritairement, même si — je le répète — elle nous partage.


S’il y a par exemple à l’automne une intervention policière lancée par le gouvernement sur la ZAD, quelle serait la position du PC ?

L’intervention policière n’est pas souhaitable. Une décision quelle qu’elle soit, quand elle est contestée par une partie importante de la population, ne peut pas être imposée d’une manière autoritaire. Il faut continuer le dialogue public.


Quelle est votre position sur d’autres projets de ce type ?

Nous sommes contre les projets de Center Parcs, contre le projet de la ferme des Mille Vaches, contre le développement des fermes usines, contre Europacity à Gonesse. Sur ce que certains appellent « les grands projets inutiles », notre regard essaye à chaque fois d’évaluer l’intérêt de tel ou tel projet. Il y a beaucoup de cas où on se retrouve avec toutes ces forces.


Quelle est l’évaluation du projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure ?

Avant de répondre sur Bure, il faut parler de la place de l’énergie nucléaire. Nous considérons que si l’on veut atteindre les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique d’ici à 2040/2050, la combinaison ou le couplage de la montée en charge des énergies renouvelables et du maintien de nos capacités de production nucléaire sont nécessaires. Nous ne pensons pas que les scénarios qui prétendent répondre à cette question uniquement par les énergies renouvelables soient viables. Il y a une question qui, dans la durée, peut profondément bouleverser la donne, c’est celle du stockage de l’électricité, et je pense que c’est un objet de recherche sur lequel on devrait investir beaucoup plus massivement, parce que ça peut révolutionner beaucoup de choses. C’est un projet d’avenir.

« Si l’on veut atteindre les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique d’ici à 2040/2050, la combinaison ou le couplage de la montée en charge des énergies renouvelables et du maintien de nos capacités de production nucléaire sont nécessaires. »

Concernant l’énergie nucléaire, nous avons toujours été attachés à son exploitation dans des conditions de sécurité fortes. Il y a beaucoup de choses qui n’évoluent pas dans le bon sens de ce point de vue-là, avec par exemple le recours massif à la sous-traitance dans les centrales depuis plusieurs années.


Outre le stockage de l’électricité, la réduction des consommations d’énergie pourrait être une autre variable…

La réduction des consommations d’énergie doit être recherchée systématiquement. Mais, à l’échelle de notre pays comme à l’échelle plus globale de la planète, il ne nous paraît pas sérieux de penser qu’on se passera d’une augmentation de la production d’électricité pour satisfaire tous les besoins.


Alors que la consommation d’électricité plafonne depuis deux ans, selon les statistiques de RTE...

Nous sommes un pays qui se désindustrialise à vitesse grand V, ce qui fait diminuer la consommation d’électricité dans notre pays. Un pays dans lequel il y a beaucoup de gens qui se chauffent de plus en plus mal, toutes les statistiques et les associations humanitaires le montrent. Donc, cette baisse n’est malheureusement pas seulement due aux économies d’énergie.


Peut-on envisager de fermer certaines centrales comme Fessenheim ?

Les centrales nucléaires ne sont pas destinées à durer éternellement, il faut donc penser l’évolution de ce parc. Mais les arguments utilisés pour fermer Fessenheim ne sont pas très cohérents. Il faudrait prouver que Fessenheim présente un défaut de sécurité nettement supérieur aux autres centrales — certains le disent, mais je n’en suis pas convaincu. La fermeture de Fessenheim est plus un symbole politique dans le débat sur l’énergie nucléaire en France.

  •  
« Les arguments utilisés pour fermer Fessenheim ne sont pas très cohérents. »


Soutenez-vous l’appel à la grève, mercredi 14 septembre, pour protester contre la fermeture de Fessenheim ?

Je comprends les salariés de cette entreprise. D’une part, parce qu’on ne peut pas cibler uniquement cette centrale-là, et d’autre part, parce que les salariés d’EDF ont raison d’alerter sur la fragilisation en cours de l’entreprise publique EDF. Cela devrait préoccuper l’ensemble des écologistes de France, et d’ailleurs, nous sommes d’accord pour nous opposer ensemble à l’engagement dans le projet d’EPR Hinkley Point, qui va mettre EDF dans une situation catastrophique sur le plan financier. Nous ne partageons pas ce projet de transformer EDF en machine à exporter, visant à se positionner sur tous les marchés extérieurs. Ce n’est pas notre conception des entreprises publiques énergétiques, qui doivent assurer la souveraineté énergétique.


Dans le même temps, vous soutenez la construction de l’EPR à Flamanville.

J’ai beaucoup plus de questions sur la viabilité de l’EPR de Flamanville. Il présente un grave problème de dépassement des coûts. Mais aussi de maîtrise technologique et industrielle : beaucoup des difficultés rencontrées sont liées à la maîtrise dans les métiers du bâtiment, aux grands cimentiers, et au recours systématique à la sous-traitance. Les conditions dans lesquelles on met en œuvre l’EPR soulèvent beaucoup de questions. Je suis ouvert au débat de savoir si ce modèle de centrale a un avenir pour la production d’électricité nucléaire en France. Peut-être y a-t-il d’autres modèles.


L’échec de Flamanville aggraverait la crise de toute la filière nucléaire en France, parce que ça renforcerait la fragilité d’EDF, et d’Areva qui n’est sauvé de la faillite que par injection de fonds publics.

Au point où nous en sommes, l’EPR de Flamanville doit aller à son terme, sinon ce serait un gâchis énergétique et financier considérable. Tout ceci symbolise aussi la manière dont on a désorganisé la filière et les entreprises du secteur. Nous avons un intérêt commun, avec les syndicalistes et les écologistes, à nous pencher sur les conditions d’une maîtrise publique des filières énergétiques. On peut discuter du modèle des grandes entreprises nationales, EDF et GDF ; mais nous allons à toute vitesse aujourd’hui vers la dérèglementation généralisée et de la privatisation du secteur, ce qui nous mettra dans une situation de non-maîtrise très problématique. Nous avons besoin d’une maîtrise publique du secteur pour conduire la transition énergétique. Il faut réfléchir ensemble à cette question, et nous, comme premier pas, avons déposé cet été un projet de loi pour créer un pôle public de l’énergie, qu’on appellerait France Énergie.


Quel regard portez-vous sur la situation des réfugiés, de plus en plus présents en France et à Paris ?

La première des réponses est évidente : il y a un devoir d’accueil de tous ces réfugiés. Les conditions dans lesquelles ils errent dans les rues des villes ou sur les plages de la Manche sont parfaitement indignes. C’est aujourd’hui probablement un des plus grands défis à venir pour des pays comme les nôtres. Car ces migrations, souvent subies du fait de la guerre ou du réchauffement climatique, sont amenées à se développer.

  • « Les conditions dans lesquelles les réfugiés errent dans les rues ou sur les plages de la Manche sont indignes »

La décision prise par la mairie de Paris, à laquelle on a participé en tant qu’élus au conseil de Paris, d’ouvrir deux centres d’accueil est bienvenue. On a suivi avec beaucoup d’intérêt les décisions courageuses mises en œuvre par la municipalité de Grande-Synthe. Et la décision de construire un mur à Calais, financé par les Anglais et construit par les Français, me paraît symboliquement et politiquement catastrophique.

Il faut aussi s’interroger sur l’international : nous ne pouvons pas continuer à vivre dans un monde d’inégalités, un monde où les grandes puissances se partagent les richesses, où nous sommes les champions des ventes d’armes dans la région du Moyen-Orient en alimentant des guerres qui provoquent ces migrations. Certes, avec la mondialisation, nous vivrons dans un monde de mobilité croissante des populations. Mais, il nous faut construire un monde qui tarisse les causes de migration subie et qui favorise des mobilités positives des populations.

Le siège du PCF est l’œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer.


La France doit-elle accueillir autant de réfugiés qu’en Allemagne ?

Autant, je ne sais pas, mais entre le million accueilli par l’Allemagne et les 30.000 qu’on s’est vanté d’accueillir en France, il y a une vraie différence. L’histoire de France montre que nous sommes capables d’un élan d’accueil et de générosité. Mais la France n’est pas à la hauteur de la situation actuelle.


Les classes populaires ont le sentiment que c’est elles qui portent le poids, à tort ou à raison, de ces immigrés.

Le sentiment des classes laborieuses d’être mises en concurrence n’est pas qu’un sentiment, c’est une réalité. La manière dont on organise le marché, les logiques de dominations commerciales et géopolitiques dans le monde jettent en permanence les travailleurs les uns contre les autres. On le voit avec l’utilisation des travailleurs détachés en Europe, avec la manière dont les migrants ont été accueillis en Allemagne par certaines grandes entreprises non pas comme des humains mais plutôt comme de la main d’œuvre…

Notre responsabilité est de faire grandir la conscience que c’est en unissant les travailleurs d’ici ou venus d’ailleurs, contre ces logiques prédatrices, que nous allons construire un monde d’humanité. C’est une bataille politique car nous savons que, dans ces moments de crise aigüe, certains exploitent les angoisses populaires pour nourrir les sentiments de repli et de xénophobie.

Propos recueillis par Barnabé Binctin et Hervé Kempf

Source : Barnabé Binctin et Hervé Kempf pour Reporterre

Photos : © Julie Rochereau/Reporterre

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Calais, le port et les migrants : un communiqué de la fédération communiste du Pas-de-Calais

2 Septembre 2016, 17:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Calais, le port et les migrants : un communiqué de la fédération communiste du Pas-de-Calais

Calais est devenu un cul de sac pour 10 000 migrants qui cherchent à gagner la Grande Bretagne. Les mesures prises par les gouvernements français et britanniques, pour décourager les passages, montrent aujourd’hui leurs limites. Et celles du supportable, à la fois pour les migrants, la population calaisienne, les salariés du port, ou les transporteurs routiers sont largement dépassées.

La multiplication des conflits au Moyen Orient et en Afrique orientale ; le sous développement économique et la misère qui l’accompagne, vont continuer à alimenter cette source migratoire. La gestion de cette question durable ne devrait pas être un problème insoluble pour des pays aussi riches que la France ou la Grande-Bretagne. Et pourtant…

La sécurisation nécessaire des installations du Tunnel sous la Manche, et du Port ne suffit pas à solutionner le problème : elle le déplace vers les zones logistiques, et les autoroutes. Contradictoirement, en rendant plus difficile le passage clandestin, elle favorise l’accumulation des migrants à Calais.

Il faut donc faire avancer d’autres solutions :

  • L’admission en Grande-Bretagne des migrants, qui au titre des Conventions Internationales, signées par ce pays devraient y trouver leur place. C’est le cas de la plupart des 700 mineurs isolés du camp de Calais qui ont de la famille de l’autre côté du chanel ; mais aussi des réfugiés politiques. Cela passe par des négociations diplomatiques, quitte à dénoncer les accords du Touquet. Dans le passé, au moment de la fermeture du camp de SANGATTE, les britanniques avaient accepté d’accueillir les 1500 migrants qu’il hébergeait. La France a -t elle les moyens d’obtenir un tel accord ? Oui. Nous pensons qu’après le « Brexit », alors que la Grande Bretagne va devoir négocier sa sortie de l’Union Européenne, la France est en position de faire avancer ce type de propositions. Elle peut également mettre dans la balance d’autres accords bilatéraux, comme le traité de Lancaster. C’est une question de volonté politique !

  • La fermeture à terme du bidonville. Pas de manière expéditive, comme ce fût fait avec la partie sud de la « jungle » : ce serait non seulement, humainement inacceptable ; mais inefficace. La situation ne peut plus rester en l’état ! Le port de Calais est menacé dans son développement, par la présence à quelques centaines de mètres de son entrée principale, des candidats au passage vers Douvres. La perte du trafic pourrait remettre en cause le financement du nouveau port, et son modèle économique. L’arrêt du ferroutage ne peut pas s’éterniser .La fermeture du camp doit s’effectuer dans le cadre d’une opération de relogement, vers un (ou des) centre du type H.C.R- à construire en dehors des zones économiques-, des migrants qui n’auront pas été admis au Royaume-Uni, et qui n’auront pas fait le choix de partir en C.A.O loin du Calaisis.

Cette situation très difficile mérite mieux que toute instrumentalisation politicienne. Ces deux propositions participent d’un débat qu’il faut clore le plus vite possible, pour mettre fin à d’immenses souffrances, et à un immense gâchis. Malheureusement, la déclaration commune des deux ministres de l’intérieur britannique et français, en date du 30 août ne va pas dans ce sens. Seule l’action responsable permettra de faire bouger les lignes.

Pour la fédération du P.C.F

Bertrand PERICAUD

 

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Presse française : qui possède quoi ?

6 Juillet 2016, 15:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Voici une carte du paysage médiatique français, qui permet de démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias. Cette carte est le fruit d’un partenariat entre Acrimed et Le Monde diplomatique.

CLIQUEZ POUR AGRANDIR LE TABLEAU CI DESSOUS

Presse française : qui possède quoi ?

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Vers quelles cibles est orientée l'affaire Panama Papers?

5 Avril 2016, 16:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Vers quelles cibles est orientée l'affaire Panama Papers?
Cliquez sur les lettres ou phrases bleues pour visionner les liens
 
L'affaire des révélations du Panama papers, le dernier scandale politico-financier d'ampleur mondiale, fait la Une non seulement de l'actualité journalistique, mais également politique. Notre cher Président Hollande se sent même tout revigoré et tente de se glisser dans l'armure d'un Bayard sans peur et sans reproches. Au-delà du ridicule de la chose, cette affaire Panama Papers oblige à une lecture à deux niveaux pour en saisir les contours: à court terme; jetter l'opprobe ou le doute sur des personnalités et des pays concrets, mais également discréditer l'état et son système politique en tant que tel. Quoi que, pas tous les états ...
 

Panama Papers: 

"Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux."

"Douze chefs d'État ou de gouvernement, dont six en exercice, 128 dirigeants politiques et hauts fonctionnaires, 29 des 500 personnes les plus riches du monde et environ 1.000 ressortissants français utilisent des sociétés offshore au Panama. "

 

Alors première question: qu'est-ce que ce Consortium international des journalistes (ICIJ)? 

 
L'ICIJ est un réseau de journalistes fondé en 1997 à Washington, comme "projet" dans le cadre du Center for Public Integrity qui regroupe 190 journalistes d'investigation dans 65 pays. Ce réseau est financé, en plus des dons individuels et du mécénat, par des fondations particulièrement actives dans  les domaines des droits de l'homme, de l'environnement ou du journalisme. On notera, selon le site de ce réseau :
Adessium Foundation, Open Society Foundations, The Sigrid Rausing Trust, the Fritt Ord Foundation, the Pulitzer Center on Crisis Reporting, The Ford Foundation, The David and Lucile Packard Foundation, Pew Charitable Trusts and Waterloo Foundation
Rappelons que l'Open Society Foundations est la Fondation Soros. Ce qui n'est pas pour rassurer quant à l'objectivité du travail effectué.
 

 

La deuxième question qui vient à l'esprit est: qui apparait dans cette liste, encore partielle?
 
On trouve différentes sources francophones, à par Le Monde. Par exemple, Wikipedia a déjà mis une page en ligne, que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien.
 
On notera la présence de Poroshenko, le Président ukrainien. Sans grande surprise, le magnat du chocolat étant le seul en Ukraine a avoir réussi à augmenter ses profits malgré la guerre civile.
 
On notera, en plus de Poroshenko, différents chefs d'état et de gouvernements en exercice, à savoir :

 

 
Mais également d'anciens :

 

 
Mais qui n'y trouve-t-on pas?
 
Sauf erreur de ma part, je n'ai pas vu un seul ressortissant des Etats Unis.
Les politciens sont-ils donc propres à ce points dans ce pays?
Aucun élu, aucun homme d'affaires, aucun sportif, personne. A moins que l'ICIJ n'ait oublié ces données. L'ICIJ est certes un organe indépendant, mais de qui?
 
L'autre élément amusant est que le Président Poutine, mafieux, corrompu, tyran infréquentable selon les médias occidentaux, n'est pas dans la liste. On y trouve des hommes d'affaires russes. Oui, comme beaucoup d'hommes d'affaires et ce n'est pas un secret en Russie puisque, officiellement, le pouvoir leur a demandé de rapatrier leurs capitaux. Ce qui n'empêche pas de voir citer son nom partout. Le summum est atteint par le Washington Post dans une vidéo en première page de son site sur ce qu'est le Panama Papers. Alors qu'ils disent bien que le président russe n'est pas directement visé, on voit son image partout, pendant près d'un tiers du temps de la bande. Ils regrettent vraiment. Cela s'appelle de la manipulation.
 
Et comme toute la liste n'a pas encore été publiée, cela permet de faire monter les enchères, de laisser trainer la suspiscion et d'utiliser les commérages à des fins politiques. On le voit dans la presse française, notamment à l'encontre du FN. Alors que Le Monde annonce de nouvelles révélations impliquant un grand parti politique national, l'Obs lance un article sentant le fiel, dans un style bien connu: on ne vous dit rien, on ne sait pas, mais bon, peut être, qui sait ...
"Contacté par "l'Obs", le trésorier du parti et conseiller régional d'Île-de-France Wallerand de Saint-Just réfute toute allégation de défense anticipée qui pourrait confirmer une implication de son parti politique dans cette affaire."
Dans la presse russe, RBK et Vedomosti, dans l'opposition, utilisent ce scandale pour affirmer tout en se réjouissant d'avance, que cela pourrait bien servir à adopter de nouvelles sanctions contre la Russie et contre certains hommes d'affaires encore épargnés.
 
Comment interpréter cette "révélation mondiale"?
 
Sur le principe, il est difficile de parler de révélations. Dans le sens où découvrir que d'anciens Premier ministres géorgiens, quataris ou autres aient pu avoir des comptes cachés n'est pas une grande surprise. Ensuite, ces révélations ne changeront strictement rien aux relations internationales, dans le sens où aucun pays ne rompra ou ne rafraîchira ses relations avec un autre sur ce fondement. A l'exception peut être des relations avec la Russie, mais la russophobie ambiante permet d'utiliser tous les moyens qui se présentent, sans être trop regardant sur la qualité. Donc, il ne s'agit pas d'une bombe politique mondiale.
 
En revanche, il peut s'agir d'une arme à retardement. Certaines informations peuvent être stockées et ressorties lorsqu'elles seront utiles. L'on a parlé de la Russie, mais il ne faut pas oublier l'Ukraine. L'opération Poroshenko tire vers sa fin.
 
Sur le plan intérieur, certains éléments vont pouvoir être utilisés par le pouvoir en place pour se faire une peau neuve, ou en donner l'illusion (ce qu'escompte réussir à faire F. Hollande) ou par l'opposition contre "ce pouvoir corrompu".
 
D'une manière générale, il s'agit d'une attaque très bien coordonnée contre l'état en tant que tel. Sur le mode du Tous pareils, tous pourris. Le système politique est corrompu, en large et en travers, donc l'état est corrompu, donc il n'est plus légitime. On fait place neuve pour la suite. 
 
Et quelle est cette "suite"? La question reste ouverte. On peut toutefois comprendre que, en ce qui concerne l'UE, aucun de ses fonctionnaires ni élus n'a été non plus touché par les révélations, tous propres, à l'inverse des "sales" politiciens nationaux. Et un pays semble avoir le droit de rester un état sans que la contestation même ne puisse être organisée, les Etats Unis. Bref, les USA et l'UE vont sauver les états-nations d'eux-mêmes. un avenir radieux nous attend.

 

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Spécial l’Humanité, « loi travail » : Les recommandations du conseil européen oubliées !

2 Avril 2016, 07:26am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

J’ai lu avec beaucoup d’attention le numéro spécial de l’Humanité, loi travail : « une régression historique. » Un très bel outil -pour les militants- qui décortique article par article l’intégralité du texte. Mais voilà, au-delà de l’apport indispensable aux militants politiques et syndicalistes pour consolider l'évidente certitude de la nécessité du retrait impératif de cette loi, je dois dire que je reste sur ma faim.

J’avoue même être troublé par l’absence de lien avec l’Union Européenne. Je pourrais le dire autrement comme Louis Jouvet dans un film culte : « bizarre, vous avez dit bizarre tiens comme c’est bizarre » ! En effet hormis une légère allusion de ce que subissent nos voisins allemands, espagnols et italiens, rien mais rien du tout sur les recommandations du conseil européen en date du 14 juillet 2015 !

Étonnant cette absence d’analyse du directeur de l’Humanité et député européen Patrick Le Hyaric. Sans doute un oubli, je l'espère ! Et pourtant à lire les recommandations européennes, on fait vite le lien très précisément dans l’esprit et presque à la lettre avec la loi travail du gouvernement Valls.

Il y a donc dans ce domaine un énorme travail d’éducation populaire pour traiter de l'articulation entre politique gouvernementale et Europe et de l’urgence qui en découle de sortir de ce carcan européen qui broie les peuples.

Je publie donc pour rappel les recommandations du conseil européen. Alors sautera aux yeux de tous le parallèle plus qu'intrigant entre la peste loi travail et le choléra européen.

Avec Jean Jaurés, je dis simplement et sans détour : "le courage c’est de chercher la vérité et de la dire".

 

Hervé POLY

 

Spécial l’Humanité, « loi travail » : Les recommandations du conseil européen oubliées !

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Pacte de responsabilité : quelles sont les branches qui ont le plus profité des baisses de charges ?

20 Février 2016, 09:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le PCF dénonce depuis le début l'inanité de ce dispositif de baisses de charges qui plombe les ressources de l'Etat.

Maintenant seulement les grands médias sont obligés de le reconnaître!

Enfin!

 

Julien Duperray décrypte succintement sur le plateau du journal de 20 heures les principaux bénéficiaires des baisses de charges permises par le CICE puis le pacte de responsabilité.

Le lundi 15 février, Manuel Valls a menacé de conditionner les aides aux entreprises si les engagements du patronat en matière d'emploi n'étaient pas respectés.

Avec le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi puis le pacte de responsabilité, le gouvernement a permis à certaines entreprises de baisser leurs charges. "Les principaux bénéficiaires sont les entreprises publiques comme la SNCF et La Poste", explique Julien Duperray. La Poste a bénéficié en 2014 de près de 350 millions d'euros d'allégement d'impôts via le CICE. Cette somme a permis de rembourser une partie des pertes du groupe.

Des disparités par secteur

Mais le secteur privé n'est pas en reste, à commencer par les banques. "En 2014, elles ont bénéficié de 500 millions d'euros d'allégement d'impôts via ce CICE", ajoute le journaliste. BNP Paribas est par exemple à 39 millions d'euros de crédit d'impôt.

Les autres secteurs gagnants sont la construction, mais aussi la restauration et la grande distribution. "Le CICE donne ainsi de l'argent à des entreprises qui n'en ont pas franchement besoin alors que d'autres secteurs comme l'agriculture ne touchent quasiment rien", conclut Julien Duperray.

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Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain

30 Janvier 2016, 11:26am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain

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La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud

12 Novembre 2015, 22:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud
La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud
La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud

Elles en ont marrent, les salariés de l’ADMR d'Artois Sud (aide a domicile en milieu rural).

Elles sont plus d’une vingtaine cégétiste à manifester leurs ras-le-bol.

Cela fait des mois que les 91 salariés sont payés par acomptes.

                                      Germinal est de retour!

Les salaires sont fractionnés en trois acomptes étalés sur plusieurs mois.

Le harcèlement est courant, l’isolement est fréquent, la division des salariés est appliquée, plusieurs salariés sont en burn-out et de plus, les caisses sont vides !

L'association a fait le choix de payer les arriérés de l'URSSAF, plutôt que les salaires.

Le passif de l'URSSAF et d'environ plus de 120 000 € (en retard depuis mars 2015) restent la créance de la fédération qui est d’environ 250 000 €, sans compter la complémentaire dont le montant reste inconnu des salariés, encore aujourd’hui.

Trois membres de la direction ont démissionné depuis (présidente, vice-présidente et secrétaire administrative). Hic !

Selon la direction (ce qu’il en reste) il est plus logique de régulariser les dettes contractées que de verser les salaires des 91 femmes, qui tous les jours permettent à des familles et aux personnes de bien vivre chez elle en apportant quotidiennement un service à domicile sur-mesure, fiable et de qualité.

Leurs conditions de travail sont déplorables et aggravent le bon fonctionnement de leur mission, avec une baisse de 10 % d’ activités cette année, ce qui représente moins de 5 500 heures actuellement avec un taux, prévu avoisinant -6500 heures dans les mois à venir.

Les larmes sont quotidiennes, mais elles restent professionnelles dans leur mission en dépit des 18 % d'absence.

La colère monte, la fatigue aussi, mais elles restent mobilisées pour sauver leur emploi et leur outil de travail.

Une plainte a été déposée au tribunal de grande instance contre les responsables légaux de l’ADMR pour « manquement à ses obligations et faute inexcusable de l'employeur ».

Leurs revendications sont simples :


1° paiement intégral des salaires et des frais bancaires occasionnés par leur non-paiement

2° restructuration complète de l'encadrement

3° tenue des réunions avec les délégués du personnel et création d'un comité d'entreprise

4° mise en place de la subrogation en cas de maladie.

5° paiement des acomptes même maladie.

6° maintien et pérennisation d'un accueil physique pour les salariés et les bénéficiaires (par une plate-forme d’appel)


Les communistes sont au côté de celles et ceux qui luttent tous les jours et apportent leur soutien aux salariés de l'ADMR mobilisés et aux valeurs qu’ils défendent.

 

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REPAS des vétérans samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos

2 Novembre 2015, 18:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
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REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
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REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
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REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos

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Dimanche 20 septembre : Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

16 Septembre 2015, 16:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dimanche 20 septembre : Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

Comme chaque année, le PCF du Pas-de-Calais participe à la cérémonie d'hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras, en présence des associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP), de nombreuses sections du PCF, de la CGT et de beaucoup d'élus du secteur.

Cette cérémonie est l'occasion de rendre hommage aux résistants, la plupart communistes, fusillés dans les fossés de la citadelle d'Arras.

La Section PCF de l'Arrageois sera comme chaque année présente.

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La Grèce, l’Europe et les tyrans

2 Juillet 2015, 06:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

On a beau se dire que la démocratie est née il y a des siècles en Grèce et que de fait il n’est pas anodin que c’est là-bas qu’elle retrouve ses lettres de noblesse, il n’empêche que la décision prise par le premier ministre Alexis Tsipras est le signe d’un grand courage et d’une intelligence tactique dans le bras de fer qui oppose son pays à la cohorte des cravates en soie, qui s’appliquent de manière très dogmatique à pressurer les salaires, à pulvériser les politiques de solidarité pour une seule et unique raison : permettre aux propriétaires des moyens de production de garantir une courbe ascendante du taux de profit. Car oui, il serait erroné de décrypter les événements grecs à une simple échelle régionale européenne.

C’est la course aux profits et donc la collusion entre les différents impérialismes actifs qui causent de manière collatérale les troubles qui secouent la Grèce et son peuple courageux et digne. Je n’ai pas envie de développer ici une prose courtoise toute en retenue mais simplement d’éclairer mon lecteur sur ce que je crois comprendre de la séquence qui nous intéresse. La Grèce souffre de l’euro qui la crucifie sur place dans la course à la compétitivité au cœur d’un marché commun totalement dérégulé et même d’un marché mondial libertarien, c’est-à-dire sans aucune réelle règle d’encadrement. L’Europe qu’imaginait Monnet et Shumann, elle vit pour une part sous nos yeux. De ce point de vue, je récuse les arguments avancés par Françis Wurtz et par Maud Vergnol dans son éditorial du 29 juin dernier dans l’Humanité. Je la cite « l’ultimatum des usuriers, qui préconise d’acculer toujours plus le peuple grec et de ménager les plus riches, contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe ». C’est fantasmer l’histoire que de croire une chose pareille. Depuis son projet de création largement piloté par les États-Unis dès la fin de la seconde guerre mondiale, l’Union Européenne a toujours été dans l’esprit de ses architectes un vaste marché de libre-échange sensé être le prolongement du pouvoir économique et financier américain sur le vieux continent pour notamment contre-carrer le pouvoir et l’influence de « la mère Russie ». Jamais il n’a été question, sauf à avaler naïvement les psaumes de façade des dirigeants européens, de penser ce projet d’édification supranationale à la lumière des vertus inconditionnelles de la démocratie. En cela, les événements ukrainiens sont un véritable retour aux sources qui a permis à certains de dire très justement qu’on était en pleine réminiscence des logiques de la Guerre Froide.

On ne peut donc pas simplement focaliser notre colère sur Merkel ou même sur la lâcheté d’Hollande qui est néanmoins irréfutable. On ne peut s’en prendre qu’aux logiques intrinsèques au système capitaliste et à l’avènement de son stade suprême : l’impérialisme. C’est parce que les États-Unis sont affaiblis avec un imperium décadent et parce que le front sino-russe s’avère être solide et menaçant pour la nation à la bannière étoilée que nous en sommes dans une telle situation. Ne nous méprenons donc pas et appelons un chat pour ce qu’il est. La métaphore du chien serait plus appropriée dans les faits. Les chiens de garde de la presse aux ordres qui méprisent et insultent tout un peuple martyrisé au travers de papiers qui se disputent la violence à la malhonnêteté. Les chiens dociles à souhait de l’Eurogroupe qui claquent la porte au nez et à la barbe du ministre de l’économie grec pour ensuite publier un communiqué ubuesque menaçant la Grèce de faillite si elle ne rentre pas dans le rang. Les chiens enragés des banques et de la finance qui mènent une offensive tyrannique en faisant le choix de mettre un peuple à genoux pour ne pas menacer les intérêts cruciaux qui se jouent actuellement. C’est sans doute leur talon d’Achille d’ailleurs. A ne vouloir raisonner que dans le cadre d’une courte temporalité, ils risquent d’essuyer de sévères revers dans les mois et les années à venir. Espérons-le fortement.

La grande faiblesse de notre analyse qui est celle aussi de Tsipras, c’est de ne pas remettre en cause le capitalisme et ses logiques. Ni Tsipras et Syriza, ni même le PGE ou le PCF. Ni même d’ailleurs Podemos. Là où il y a danger à mon avis, c’est que les forces progressistes en Europe ne portent pas ce message clair et même refusent d’imaginer le scénario de la sortie de l’Union Européenne et de la zone euro. Tant que l’Europe du sud sera embarquée dans ce scénario cauchemardesque, il n’y aura pas la moindre lueur d’espoir à l’horizon. Sans doute faut-il être patient. Sans doute les événements pousseront pragmatiquement les forces progressistes à revoir leurs jugements et leurs positions. Cependant, le temps manque et des millions de citoyens souffrent de cette situation.

De toute manière le « Grexit », comme on dit, paraît de plus en plus inéluctable. Même si un accord était finalement trouvé avec le FMI pour étaler les 1,6 milliards d’euros que la Grèce doit, il est inconcevable d’imaginer un accord avec la BCE sur les 3,5 milliards d’euros qu’Athènes doit lui rembourser avant le 20 juillet. Un tel accord hypothétique serait incompréhensible quand on voit la violence des mesures et des discours assumés ces derniers jours par les représentants officiels de l’Union Européenne et de ses différentes structures. Pourtant, même Dominique Strauss-Kahn qu’on ne peut raisonnablement pas qualifier de révolutionnaire parle de folie et de non-sens concernant les conditions soumises à la Grèce. Pire que de l’aveuglement, c’est du fanatisme idéologique dont il est question. En cas de défaut de paiement et de maintien de l’ultimatum fixé par la Troïka, la Grèce n’aurait d’autre choix que d’émettre une nouvelle devise monétaire pour continuer à vivre. Ce qui se joue avec ce référendum revête une dimension historique. Au final, l’Union Européenne elle-même pourrait signer son arrêt de mort dans cette affaire. Inversement, Tsipras joue gros et si il perd ce référendum, qui est d’ailleurs loin d’être gagné d’avance, tous les efforts entrepris depuis des semaines seraient anéantis et il n’aurait d’autre choix que de démissionner.

Bref, partout en Europe, nous avons tout à gagner à soutenir massivement la résistance grecque et donc à accompagner une victoire qui devient fondamentale du gouvernement grec lors de cette consultation mémorable.Pour autant, cette victoire si elle devient réelle le 5 juillet prochain, ne sera qu’une étape dans le processus qu’il faudra développer. Pour la suite des événements, Tsipras et les progressistes européens seraient bien inspirés d’écouter un peu plus nos camarades du KKE qui, s’il est vrai souffrent de leur excessivité occasionnelle, pointent du doigt, de manière très juste et malheureusement relativement esseulée, le véritable problème dont il est question dans cette affaire : le capitalisme.

Guillaume Sayon

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Boite mail piratée

25 Juin 2015, 15:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Il y a quelques jours, nous avons vécu une mauvaise expérience : le compte e-mail du PCF a été piraté !

Depuis quelques jours, le pirate utilisait l’adresse pour envoyer des spams ou de faux mails à certains des contacts.

L’opérateur a été contacté afin de remédier aux spams et interpelé le hacker qui à fait main basse sur tous les contacts enregistrés, qui en passant les a effacés.

La presse elle-même a était contactée par ce faux mail, qui aussitôt s’est interrogé et nous a interpelés.

Tout est rentré dans l’ordre pour nous, mais attention! Si vous avez eu ce courriel indésirable

« Bonsoir, dis-moi, où es tu actuellement . j'ai besoin de ton aide . Contacte-moi par e-mail en toute discrétion, car je suis injoignable sur mon portable. Je reste en attente de tes nouvelles

René Chevalier »

 

 

Ne répondez en aucun cas c’est tout simplement un escroc qui cherche a vous saisir de vos adresses et comptes bancaires.

Boite mail piratée

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Selon que vous serez sénateur ou chômeur...

1 Juin 2015, 18:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Selon que vous serez sénateur ou chômeur...

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La venue de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF dans le Pas de Calais

28 Mai 2015, 17:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La venue de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF dans le Pas de Calais

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