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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #infos pcf

Marie-George Buffet réagit aux "conseils" du Medef aux candidats

25 Janvier 2007, 16:26pm

Publié par Xavier



De l’exposé par la présidente du medef de son livre blanc, j’ai au
moins
entendu une chose juste : « jamais le monde n’a été aussi riche ». Elle
aurait pu rajouter : et jamais il n’y eu autant de pauvres...

Pour le reste, au-delà de la mystique de l’entreprise entonnée par les
patrons présents, le MEDEF n’a fait qu’entonner toujours le même
refrain !

Laurence Parisot s’est permise de donner des instructions aux hommes
politiques, notamment pour accélérer la libéralisation des échanges à
l’OMC et donc la faillite de millions de paysans de par le monde. Elle
a donné sa feuille de route aux candidats de la droite pour l’élection
présidentielle. Que de parallèles entre l’intervention de Madame
Parisot et celle de Monsieur Sarkozy porte de Versailles !

 Le besoin d’air revendiqué par le patronat, c’est encore plus de précarité pour les
salariés, notamment au travers de sa proposition d’une « séparabilité à
l’amiable » et donc de la suppression de toutes les protections dont
bénéficient les salariés face au licenciement. Ce sont surtout
d’ignobles mensonges ! Comment croire, comme l’a dit Madame Parisot,
qu’autoriser un licenciement permet la création de mille emplois ?

Le besoin d’air revendiqué par le patronat, par sa défense des salaires
exorbitants que s’octroient les patrons des entreprises du CAC 40,
c’est la liberté de s’accaparer toutes les richesses créés par les salariés
dans les entreprises.

Le besoin d’air revendiqué par le patronat, ce sont toujours moins
d’allocations chômage pour les chômeurs, de pension pour les retraités,
de remboursement de soins pour les assurés sociaux.


La professeure Parisot a prétendu dire, comme un oracle, le « vrai et
le faux ». Mais ses leçons d’histoire et ses exercices pédagogiques n’ont
pas manqué de carences.

Pas un mot sur les 65 milliards d’€ d’aides publiques reçues chaque
année par les entreprises, sans la moindre évaluation et le moindre
contrôle de l’efficacité de ces aides par les pouvoirs publics. Pas un
mot sur les difficultés des entreprises qu’elle ne veut pas voir, comme
celles de ses sous-traitants victimes des diktats permanents de leurs
donneurs d’ordre et de leurs clients, notamment la grande distribution,
pour lesquelles Laurence Parisot n’a rien à proposer.

Pas un mot sur ces entreprises qui ne peuvent se développer parce
qu’elles n’ont pas accès au crédit, tant les taux d’intérêt des banques
sont prohibitifs quand il s’agit d’investir et de développer l’outil de
travail, et tant ils sont faibles quand il s’agit de faire le choix de
la finance et de la spéculation.


Ce sont d’abord à ces problèmes que l’on doit répondre lors de cette
campagne !

Toutes les richesses dont madame Parisot reconnaît l’existence, il faut
les utiliser autrement, en pénalisant les investissements financiers et
en donnant davantage de pouvoirs aux salariés et aux élus, pour mettre
l’argent au service de l’investissement, de la formation, de l’emploi
et
des salaires, et donc pour inventer un autre modèle de croissance,
social, écologique et durable.


C’est tout le sens des propositions que je formule dans cette élection
présidentielle.

Marie-George Buffet

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L'abbé Pierre est mort...

22 Janvier 2007, 10:50am

Publié par Xavier

L’abbé Pierre, fondateur des compagnons d’Emmaüs, résistant et ancien député est décédé aujourd’hui à l’âge de 94 ans.

C’est avec beaucoup d’émotion que j’apprend la disparition de cette grande figure dont le combat aura marqué notre époque. Depuis la résistance, jusqu’à aujourd’hui, l’abbé Pierre a marqué son époque par la détermination à refuser l’inacceptable, à lutter contre toutes les formes de précarité.

Toute sa vie durant, il n’a cessé de se battre au côté des plus démunis contre la misère, contre le mal-logement. Son appel, lancé en hiver 1954, restera gravé dans nos consciences. La force de son combat reste d’une terrible actualité. Ce flambeau est aujourd’hui celui de millions d’hommes et de femmes qui agissent pour faire reculer la pauvreté.

C’est à ce combat que je pense ce matin. Avec la disparition de l’abbé Pierre, nous sommes des millions à porter l’immense responsabilité de poursuivre ce combat pour éradiquer la pauvreté, avec le même acharnement et la même sincérité qui le caractérisaient.

Marie-George Buffet,
Candidate à l’élection présidentielle

Paris, le 22 janvier 2007

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Bové - Vive la StarAc !

22 Janvier 2007, 09:34am

Publié par Xavier


Il fallait bien faire un petit commentaire à propos de la candidature de José Bové, annoncée de week-end... D'autres l'on fait mieux que nous, c'est pourquoi je propose cet article publié sur "Bellaciao". Il est à la fois très drôle et
criant de vérité. Preuve qu'on est pas sectaire, il est écrit par un militant LCR...

Et avec 17 000 petits clicks, c’est José Bové qui essaie de se positionner en tête de la Star Ac Antilbérale. !

Finis le travail militant, les débats contradictoires, les congrès longs et pénibles où l’on est obligé d’écouter les gens avec qui ont n’est pas d’accord sur tout, et bienvenue dans "la politique unitaire autrement" : je suis minoritaire dans les collectifs, alors, hop, je me fait réclamer sur Internet et je fais une réunion nationale avec que mes fans -ou presque- (représentant moins de la moitié des collectifs d’il y a deux mois, eux mêmes vidés des partisans de Buffet - qui étaient majoritaires ), fans en transe qui m’adoubent "candidat [supplémentaire] de l’unité" .

Plus fort que Ségolène Royal qui s’est faite élire au PS après la fameuse campagne d’"adhésions express" à 20 euros, voici la désignation d’un candidat en un click de souris....

Un vrai geste citoyen, ce click : t’as pas à te déplacer à écouter les arguments des uns et des autres, te tenir au courant de ce qui se passe dans les collectifs, te former ton opinion et toutes ces conneries qui font chier ceux qui veulent "faire de la politique autrement" (traduire par : "le plébiscite bonapartiste en réseau").

Et José-le-sauveur suprême, c’est même plus fort que ça : c’est la Star Ac avec un arrière-goût du "Maillon faible", puisque tu ne cliques pas seulement pour désigner ton préféré, tu cliques en même temps pour éliminer les autres en leur demandant de se retirer.

Boccolini avec nous ! Boccolini avec nous !

Bref, le "parti des sans partis" ne se renforce pas en s’épurant... mais en épurant les autres !

Sinon, ce week end, à la réunion de ceux qui croient à eux seuls représenter le Non de Gauche et les aspirations unitaires, la candidature de José Bové a été décidée... par acclamation !!!! L’acclamation, encore une nouvelle manière de faire de la politique autrement qui a le vent en poupe chez les pseudos-unitaires (c’est déjà comme ça que le débat sur les rapports au PS avait été évacué le 10 septembre dernier).

Non, vraiment, ça m’impressionne beaucoup, cette nouvelle démocratie.

Faut dire qu’avec ça, on a l’air un peu has been à la Ligue, avec nos adhésions et cotisations pour pouvoir voter, nos bulletins de discussion, nos délégués aux congrès et aux conférences nationales, nos directions élues à la proportionnelle, notre droit de tendance qui a permis aux minoritaires de s’exprimer toutes les semaines dans les colonnes de notre journal....enfin, bref, tout ce fatras très formel et un peu chiant que le "parti des sans partis" bazarde en un click ou en une acclamation bien sonore.

Bienvenue dans la nouvelle boutique...

Yann

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Les encouragements du secrétariat national

11 Janvier 2007, 20:55pm

Publié par Xavier

Bonjour,

Marie-George Buffet a bien reçu votre message et elle vous en remercie.
Elle m'a demandé de vous remercier pour vos
 encouragements qui la
confortent dans sa détermination à
poursuivre le combat engagé ensemble
pour battre la droite et faire gagner la
gauche durablement. Merci
également pour les informations sur votre
site et plein succès à votre
initiative.

Cordialement,

Pour le Secrétariat National
Annabelle Skowronek



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Medias, pluralisme et démocratie : la lettre envoyée par Marie-George Buffet à Patrick Lelay

8 Janvier 2007, 19:48pm

Publié par Xavier


"Monsieur le président directeur général,

Dans « Le Journal du Dimanche » de ce jour, votre directeur de l’information, Mr Robert Namias donne une interview dans laquelle il présente quelques projets de votre chaine concernant « le dispositif de campagne mis en place par TF1 » pour les présidentielles.

Si ses propos engagent votre chaine, je tiens à vous exprimer immédiatement ma surprise et mes interrogations face à ces projets.

Avec une grande précision, votre directeur de l’information annonce deux émissions qu’il situe en « prime » c’est-à-dire au moment du 20 heures ou juste après, le 5 février avec Nicolas Sarkozy et le 19 février avec Ségolène Royal. Il ajoute que dans les mêmes horaires, Messieurs Le Pen et Bayrou se partageraient une émission le 12 février « sans apparaître en même temps à l’antenne ». Et pour les autres candidats ? Votre directeur annonce deux émissions « Face à la une » le samedi à 13h 15 en lieu et place de « Reportages » pour cinq ou peut être six candidats. De plus le « concept » de ces émissions ne serait pas le même puisque seules les émissions du « prime time » mettraient les candidats face à un « panel représentatif des français ».

Ce traitement inégal des candidats aux élections présidentielles est insupportable. Les femmes et les hommes de notre pays ont droit à une autre information qui respecte la véritable diversité des courants d’opinions concourants à la démocratie. Les grands moyens de communication ont une responsabilité publique qui consiste à donner à l’ensemble de nos concitoyens et de nos concitoyennes tous les éléments d’information qui concourent à leur information et non pas simplement ce qu’ils considéreraient comme dominant.

Les campagnes et les débats politiques les plus récents, notamment le référendum sur le projet de traité constitutionnel européen devraient pourtant vous alerter sur l’écart grandissant entre le traitement de l’information et l’attente de nos concitoyens. Les journalistes de l’information dans leur plus grand nombre ont aussi attiré l’attention de leurs directions de rédaction sur la véritable fracture démocratique qui en résulte. Celle-ci est préjudiciable à tous, à notre pays et aux médias eux-mêmes.

Le CSA lui même à déjà eu l’occasion de souligner auprès des chaines de télévisions qu’il n’y avait aucune raison de favoriser deux courants d’opinion dans le traitement de l’information. Mais vous allez beaucoup plus loin, si les dispositions annoncées étaient mises en œuvre, vous « organiseriez » une information inégale qui renforcerait encore le bipartisme déjà dominant dans l’actualité sociale et politique. Par ailleurs ces annonces privilégient quatre candidats : deux représentent la droite, une seule la gauche et une l’extrême droite. Ces intentions ne tiennent même pas compte de la représentation des formations politiques à l’assemblée nationale.

Je vous demande de me préciser les dispositions que vous compter prendre pour assurer un traitement égal des candidats et des candidates aux prochaines élections dans leur présence sur votre antenne. Je vous suggère également d’organiser des débats contradictoires entre candidats à partir des préoccupations de nos concitoyens.

Je transmets bien sur ce courrier au CSA afin qu’il intervienne pour l’élaboration de règles d’égalités entre les différents médias à l’occasion de cette campagne électorale.

Recevez, Monsieur le président directeur général, l’assurance de ma considération distinguée.

Marie George Buffet Ancienne Ministre. Députée."

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Marie-George Buffet au Blanc Mesnil le 5 janvier 2007: lancement de la campagne

7 Janvier 2007, 11:08am

Publié par Xavier

                                 Voir la vidéo



Après mon ami Daniel Feurtet, maire de Blanc-Mesnil, je veux vous remercier, toutes et tous, de votre présence, vous dire mon plaisir de vous accueillir dans cette ville populaire, solidaire, cette ville monde, dans cette école qui a fait tant de citoyennes et citoyens.

Je suis heureuse d’être ici aux côtés de nombreux élus, dont Hervé Bramy et Christian Favier, Présidents des Conseils Généraux de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, André Chassaigne, Président de l’ANECR, Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat...


Discours - intervention
5 janvier 2007

Alain Bocquet, président du groupe communiste et républicain, est retenu dans sa ville. Francis Wurtz vient de m’adresser un message amical, où il m’annonce qu’il vient d’être réélu président du groupe de la gauche unitaire européenne au Parlement européen.

Je veux saluer les nombreux syndicalistes présents. Je vois ceux de la RATP, Thalès, EADS, d’Alcatel de la banque de France, de la SNCF, de Québécor, de la SNCM, de Nestlé, d’ECCE textile, de Bombardier, La Poste, Renault, PSA, Air France, Polimeri, Thomé Génot, DHL, d’EDF-GDF, enseignants. Tous et toutes, vous portez les luttes pour l’emploi contre les licenciements boursiers et les délocalisations, contre la précarisation de la vie des jeunes. Vous portez la résistance aux privatisations.

Je veux saluer la présence des responsables associatifs, de militants antiracistes (Mouloud Aounit), de parents d’élèves, des militants LGBT, des responsables de comités de lutte pour le droit au logement contre la chasse aux enfants et aux immigrés, pour les droits des femmes. (Femmes dans la cité). Vous représentez la dignité de la France face à toutes les discriminations, toutes les oppressions.

Je veux remercier, enfin, les militantes et les militants communistes, socialistes, écologistes, les hommes et les femmes de gauche de Stains, Dugny, Blanc-Mesnil avec qui, depuis 2004, je vis une belle aventure : celle du rassemblement antilibéral pour le progrès social et la démocratie.

Tous ces combats témoignent combien nous avons besoin du mouvement syndical, du mouvement associatif et de l’action politique pour avoir la force, rassemblés, de changer la donne.

En cette période de l’année, il est bien sûr de coutume et, je le fais avec plaisir, de souhaiter à chacune, à chacun des voeux de bonheur et de santé pour l’année à venir.

Mais permettez-moi un voeu plus collectif :

Je fais le voeu qu’en 2007, une dynamique populaire batte la droite et rejette, au loin, le spectre d’une France définitivement livrée à la loi du plus fort, celle de l’argent, d’une France répressive et atlantiste portée par Nicolas Sarkozy, le petit télégraphiste des fonds de pension, rejette au loin le sceptre d’une France salie par l’extrême-droite.

Je fais le voeu qu’en 2007, les femmes et les hommes qui ne veulent plus subir mais vivre, décident de construire une nouvelle majorité à gauche, apte à concrétiser tous leurs espoirs.

Ce n’est pas bien sûr qu’un voeu, c’est aussi un engagement.

Je suis candidate à l’élection présidentielle afin que les hommes et les femmes qui, majoritairement, ont voté non le 29 mai 2005 voient leur choix respecté et porté par la France au sein de l’Union européenne.

Je suis candidate pour que les hommes et les femmes qui luttent voient leurs revendications reconnues au plus haut sommet de l’Etat.

Je suis candidate pour donner enfin la parole à celles et ceux qui sont gommés du paysage public.

Je suis candidate pour que tous, toutes aient enfin une vie meilleure.

Je suis candidate avec celles et ceux qui pensent qu’il y a besoin de justice, de paix dans ce monde, qu’il y a besoin d’un métissage d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique, pour qu’ici et là bas on vive mieux.

Je sais, beaucoup de militantes et de militants des collectifs antilibéraux sont aujourd’hui déçus, comme moi, de l’incapacité des organisations à déboucher sur un accord politique. Eh bien je veux avec ceux et avec celles qui le souhaitent continuer à construire cette nouvelle majorité à gauche, tous mes actes iront dans ce sens. Je m’y engage.

Je suis candidate pour que gagne une gauche de responsabilités et de combat.

Je veux une gauche de responsabilités parce que notre objectif est bien une majorité politique et donc la transformation du quotidien des hommes et des femmes de ce pays.

Je veux une gauche de combat car pour gagner un tel changement, il faudra affronter les logiques du tout-marchand.

Face à ceux qui ne cessent de s’enrichir et de nous culpabiliser sans rien savoir des conditions dans lesquelles la grande majorité d’entre-vous vit, je veux être la candidate qui affirme : vous avez le droit de vivre mieux !

Mais je veux aussi être celle qui démontre que cela est possible, qu’une autre politique est possible.

Voici les engagements que je prends pour les premiers mois de la législature afin que vos vies cessent de n’être qu’un combat quotidien.

Quatre chantiers seront ouverts pour éradiquer toutes les précarités qui rongent les familles et les salariés.

D’abord, éradiquer le chômage. Il faut garantir à tous et toutes une sécurité d’emploi ou de formation, qui passera notamment par l’abrogation du CNE, des contrats précaires et des temps partiels imposés, par une réforme de l’indemnisation du chômage et par une refonte du code du travail.

Ensuite, relever en urgence les salaires, les pensions et les minima sociaux. Lorsqu’il s’agit d’en finir avec les privations quotidiennes, il ne peut être question d’attendre. Dès la mise en place du gouvernement, le SMIC sera porté à 1500 €. De grandes négociations salariales seront ouvertes. Des prix rémunérateurs seront garantis aux paysans pour leur permettre de vivre de leur travail et de sauvegarder leurs exploitations.

Troisièmement, garantir un toit à chacun et à chacune. Pour cela sera engagée la création d’un véritable service public de l’habitat. Les financements dégagés pour la construction de plus de 600 000 logements sociaux sur la législature. Les loyers seront plafonnés, par la loi, à 20% du revenu des ménages. Les expulsions locatives, les coupures d’eau et d’électricité seront interdites. La réquisition des logements vides sera organisée. La loi sur les 20% de logements sociaux sera rendue plus contraignante.

C’est tout cela le droit opposable !

Enfin, assurer le droit à la santé. La Sécurité sociale universelle sera rétablie ; une réforme du financement de la sécurité sociale sera engagée dès l’automne 2007, notamment par la cotisation des revenus financiers.

En lien avec ces quatre chantiers sur l’urgence sociale, je veux engager le combat pour le savoir et la culture partagée pour que chacun ait la maîtrise de sa vie, pour gagner en libertés.

Alors que la droite rabaisse les missions de l’école et livre la recherche et la culture aux marchands, le budget de l’Education nationale sera porté à 7% du PIB pour assurer à chaque enfant une école de la réussite. Le budget de la jeunesse et des sports et de l’éducation populaire sera porté à 1% du PIB, les subventions aux associations seront augmentées et sécurisées. Je réunirai le monde associatif pour travailler à une loi complète sur le statut du bénévolat.

Les crédits à la recherche publique seront doublés sur cinq ans, les propositions émanant des Etats généraux de la recherche seront reprises et appliquées par le gouvernement.

Pour rétablir les artistes et les techniciens de la culture dans leurs droits, la proposition de loi réformant le statut des intermittents du spectacle sera inscrite à l’ordre du jour du Parlement dès la rentrée parlementaire.

Enfin je prends avec force l’engagement d’abroger toutes les lois liberticides impulsées par Nicolas Sarkozy, qu’elles concernent les jeunes, la justice ou l’immigration.

Le combat contre toutes les discriminations et violences faites aux individus sera renforcé ; la loi cadre contre les violences faites aux femmes, élaborée par les féministes, sera immédiatement inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée.

L’allocation d’autonomie réclamée par les organisations de jeunesse sera inscrite dans un collectif budgétaire.

Les sans-papiers seront régularisés.

Le droit au travail, au logement, aux loisirs des personnes touchées par le handicap ne fera pas l’objet d’une énième loi : il sera mis en oeuvre. Le droit à l’amour et à la parentalité sera assurée pour chacun et chacune. La proposition de loi que j’ai déposée contre l’homophobie sera portée à la majorité.

Bien sûr, je n’ai pas traité tous les domaines où il faut d’urgence agir, la droite a tant cassé, car je veux pouvoir répondre à l’essentiel : comment débloquer les moyens nécessaires à tous ces chantiers ?

Je veux porter un langage de vérité et de courage : le changement ne sera possible qu’avec la plus grande détermination face au libéralisme.

Aussi, je vois trois conditions, qui si elles n’étaient pas remplies, transformeraient toutes ces propositions en un nouveau catalogue de promesses non tenues.

La première c’est de trouver l’argent. On nous parle du déficit public, mais l’impôt sur le revenu représente à peine 17% des recettes de l’Etat ; et l’impôt sur les sociétés, que le président de la République veut encore réduire, tourne autour de 15%. Alors l’argent, il faut aller le chercher par une grande réforme de la fiscalité, dès la loi de finances pour 2008, une réforme de justice fiscale qui toucherait les hauts revenus et les profits exorbitants des grandes entreprises, 96 milliards d’€ en 2006.

Soyons clairs, un gouvernement de gauche qui ne voudrait pas affronter le pouvoir de la finance, courrait à l’échec.

Alors oui, il faudra le courage politique et la mobilisation populaire pour s’attaquer à la tyrannie des actionnaires, des marchés et des banques. Il faudra du courage pour réorienter toutes les missions de la BCE et créer un pôle financier public porteur d’une nouvelle politique du crédit et d’une nouvelle politique pour l’industrie.

Il faudra la même détermination pour donner aux salariés, les seuls intéressés par l’emploi et l’investissement utile, de nouveaux droits d’intervention dans la gestion de leurs entreprises.

Car la deuxième de ces conditions, c’est bien de partager et démocratiser tous les pouvoirs. Un gouvernement de gauche qui ne transformerait pas l’exercice du pouvoir courrait à l’échec.

C’est pourquoi, très vite, devra être mis en chantier une 6ème République, fondée sur les droits et la participation effective de notre peuple aux décisions de la Nation. Le monarchisme présidentiel sera supprimé et le rôle du Parlement renforcé ; les résidents étrangers bénéficieront comme citoyennes et citoyens du droit de vote. Les populations et les élus des départements et territoires d’Outre-mer se verront reconnus les nouvelles responsabilités qu’ils souhaitent.

La démocratie a besoin aussi de grands services publics. Cela passe par la reconquête des services publics touchés par la privatisation, par leur démocratisation, mais d’autres devront être créés, pour la petite enfance, l’eau, la maîtrise des déchets...

La troisième de ces conditions, c’est évidemment l’action de la France en Europe et dans le monde.

Tous ces services publics que nous savons nécessaires, ils n’ont pas d’avenir dans une Europe dont le dogme est la concurrence libre et non faussée des promoteurs de la constitution européenne. Toutes ces conquêtes sociales que nous appelons de nos voeux, elles ne sont pas possibles dans une Europe du moins disant social, docile au tout marchand de l’OMC. Dès la première réunion du Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement, la France devra faire entendre sa volonté de réorienter la construction européenne et travailler à des initiatives permettant l’élaboration citoyenne d’un nouveau traité pour l’U.E., facteur de progrès social de démocratie et de paix.

Une Europe porteuse d’une nouvelle croissance, respectueuse des hommes et des femmes, mais aussi de l’environnement. Nous aurons besoin d’une France qui dans sa politique étrangère soit un pilier de la construction d’un monde plus juste. Dans l’urgence, elle devra agir au sein de l’ONU pour créer les conditions d’une paix durable au Moyen-Orient.

Certains diront que ce programme est une utopie et que la France ne peut pas se dégager des logiques qui dominent le monde. Ce renoncement a priori a déjà fait échouer la gauche.

D’autres diront qu’il est impossible de rassembler une majorité de Françaises et de Français sur une telle ambition. Ce renoncement cantonne l’antilibéralisme dans la contestation.

J’ai envie de dire, en regardant ce qui se passe en Amérique latine, que là-bas ils n’attendent pas le rapport de force ; ils le créent. Ils n’invoquent pas des symboles ; ils agissent.

Ici aussi, en France, des millions d’hommes et de femmes aspirent à vivre mieux. Ces hommes et ces femmes sont prêts à se battre, on l’a vu contre le CPE. Ces hommes et ces femmes sont prêts à prendre leurs affaires en main. Ces hommes et ces femmes sont la majorité.

Cette majorité, pour devenir majorité politique, appelle ce que la gauche n’a jamais tenté, une véritable transformation sociale. Elle appelle une nouvelle conception de la politique et du pouvoir.

C’est cette ambition que veut porter cette candidature. Une candidature collective qui jusqu’au bout restera ouverte à toutes celles et ceux qui veulent en être les porte-parole.

Vous le savez, j’ai quitté hier mes responsabilités de secrétaire nationale du PCF, certaine de l’engagement des militantes et militants communistes, des jeunes communistes dont je salue le responsable, Cédric Clérin, confiante dans leur détermination à construire une nouvelle majorité à gauche.

Cette campagne collective, je la conçois dans un rapport constant avec le monde du travail et les quartiers populaires. Ma campagne sera donc une campagne de rencontres au plus près de la vie des Françaises et des Français. Car je crois profondément que pour gagner en 2007, mais surtout pour construire et réussir après 2007, la mobilisation des citoyennes et des citoyens est et sera essentielle.

Je veux dire ici aux militantes et militants du rassemblement, socialistes, écologistes, communistes, aux hommes et aux femmes de gauche, je veux leur dire que tous et toutes ensemble nous pouvons bousculer le scénario que l’on veut nous imposer, d’un bipartisme porteur d’alternances et de désillusions.

Nous pouvons changer la donne, nous pouvons ouvrir une nouvelle voie à gauche.

Chers amis, chers camarades,

Je suis en campagne avec l’envie de porter tous les espoirs et les colères. Je pars en campagne sûre de la force de nos propositions et de notre capacité à tenir la dragée haute à celles et ceux qui, aujourd’hui, rêvent de l’Elysée. Je pars en campagne avec la conviction, profonde, que ce que tous ensemble nous avons réalisé le 29 mai 2005, en bousculant tous les pronostics des habiles politologues du pays, nous pourrons le rééditer cette année. Nous pouvons simplement porter au pouvoir l’aspiration populaire, et gagner.

Marie George Buffet au Blanc Mesnil le 5 janvier 2007

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Déclaration d'entrée en campagne

22 Décembre 2006, 21:28pm

Publié par Xavier

Hommes et femmes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, alternatifs, républicains de gauche, toutes celles et ceux qui veulent une gauche populaire, antilibérale, nous nous devons d’entrer en campagne. Le 29 mai 2005, nous avons fait gagner l’Europe du progrès social, de la démocratie et de la paix, contre l’Europe du tout marchand et de la libre concurrence. Nous nous sommes retrouvés ensuite, toutes et tous ensemble, dans de multiples luttes, face à la droite au pouvoir et l’extrême droite. Les jeunes ont gagné le retrait du CPE.
Après les échecs de la gauche plurielle, avec les hommes et les femmes qui ne voulaient plus subir et qui voulaient combattre, nous avons décidé de construire une nouvelle majorité à gauche qui réponde enfin aux attentes populaires.
Quel défi formidable ! Mettre fin aux alternances où l’on sort les sortants sans que jamais notre vie s’améliore. Battre la droite durablement. Sortir du choix des renoncements à gauche.


Celui qui une fois au pouvoir sacrifie les besoins populaires aux tenants de l’ordre établi, aux multinationales, à l’OMC, à la Bourse ou à la Banque centrale européenne. Et celui qui ne vise qu’à contester, à appeler les salariés à lutter sans jamais agir pour leur donner le pouvoir.

Oui, nous voulons proposer ensemble une autre voie à gauche.

Celle du courage et du combat. Parce que pour que chacun et chacune puisse bien vivre et non survivre, pour garantir des droits réels, un toit, un emploi, un revenu, une école de la réussite, la culture pour tous et toutes, il faudra un gouvernement porté par la mobilisation populaire qui affronte, affronte les actionnaires, affronte la commission de Bruxelles, affronte le capitalisme mondialisé.

On nous dit que ce n’est pas possible. Et pourtant les peuples d’Amérique latine montrent que l’espoir peut se lever. Notre peuple peut aussi, une nouvelle fois, bousculer les pronostics, comme avec le référendum, lors des prochaines élections présidentielles et législatives.

Tout cela est possible. Mais jusqu’à présent nous sommes absents. Les hommes et les femmes qui souffrent au quotidien ne savent plus s’ils doivent attendre quelque chose de la politique.
Les garde-fous peuvent sauter ; le populisme avance, l’extrême droite se rassemble. La droite accélère son travail de casse.
Et le rassemblement antilibéral est lui bloqué par un débat de sommet sur la candidature.

Les salariés menacés de licenciement ou de délocalisation, les femmes qui subissent toutes les violences au quotidien, les hommes et les femmes qui craignent, le 15 mars, la reprise des expulsions locatives, ceux et celles qui travaillent et ne peuvent plus joindre les deux bouts, les sans papiers ou logement qui vivent dans la peur et le froid, toutes celles et tous ceux qui croient que peut-être on pourrait changer les choses ne peuvent attendre.

Il faut entrer en lutte. Il faut entrer en campagne. Il faut avec celles et ceux qui le veulent ouvrir un nouveau chemin à gauche. Il y a urgence, et nous devons sortir de l’impasse.

Aussi, au nom des hommes et des femmes que je rencontre quotidiennement partout en France, au nom de celles et ceux que je reçois comme élue locale, je prends mes responsabilités.

Aucune candidature ne fait le consensus dans le rassemblement antilibéral. Prenons en acte.

Ma candidature a été largement partagée par les collectifs locaux. Prenons en acte.

Je rentre en campagne.

Pas seule, pas pour ma personne ou par intérêt de boutique.
J’appelle toutes les composantes de ce rassemblement, mais aussi toutes celles et ceux qui voudraient s’y associer, à construire une campagne collective, respectueuse de toutes les sensibilités. Je rentre en campagne en suspendant mes fonctions de secrétaire nationale du Parti communiste français, comme je m’y étais engagée. Certaine de l’engagement des militantes et militants communistes, confiante dans leur unité. Je rentre en campagne et j’appelle toutes celles et ceux qui le souhaitent, dans les collectifs locaux, et au-delà, à faire de même pour que se lève une dynamique populaire et citoyenne.

Je rentre en campagne avec vous pour battre la droite et gagner. Et porter vos colères, vos paroles, vos exigences. Pour gagner une sécurité d’emploi et de formation. Pour gagner un toit, un espace pour vivre. Pour gagner des salaires dignes et le temps de vivre. Pour gagner une loi cadre contre les violences faites aux femmes. Pour gagner le droit de vivre ensemble dans la tranquillité. Pour gagner une protection sociale assurant à chacun et chacune le bien-être. Pour gagner une école qui fasse que chacun et chacune exprime le meilleur de lui-même.

Bien sûr, les tenants de la pensée unique, nous diront, comme en 2005, que tout cela n’est pas possible.

Et bien moi, je rentre en campagne avec vous pour affronter l’Europe libérale et construire l’Europe du progrès social et de la démocratie, pour faire respecter notre bien commun, les services publics.

Je rentre en campagne pour affronter la tyrannie des actionnaires, des marchés, des banques, et pour rendre, par une réforme de la fiscalité, l’argent utile aux hommes et aux femmes de ce pays.

Je rentre en campagne pour affronter le silence dans lequel tant d’hommes et de femmes sont réduits, avec une Vième République qui donne de vrais pouvoirs aux salariés dans l’entreprise, aux citoyens et citoyennes dans la vie publique, et le droit de vote aux résidents étrangers.

Je rentre en campagne pour affronter les mentalités rétrogrades qui refusent l’égalité entre les hommes et les femmes, qui entretiennent toutes les dominations, les discriminations.

Oui, je rentre en campagne comme féministe.

Je rentre en campagne pour offrir une autre vie à la jeunesse que celle de la précarité et du mal logement.

Je rentre en campagne pour affronter les logiques productivistes qui détruisent la planète.

Je rentre en campagne pour affronter tous les fauteurs de guerre, pour promouvoir la paix, le désarmement et une nouvelle organisation du monde ; pour soutenir de grandes causes humanitaires, le droit des enfants. Et pas seulement par souci de justice, de solidarité ou de développement mais parce que nous avons « besoin » d’Afrique, d’Asie, d’Amériques et d’Europe pour résoudre nos propres difficultés et développer une mondialité nouvelle.

Oui, rentrons en campagne collectivement. Il y a urgence. Chaque jour tous mes actes viseront le plus large rassemblement pour aujourd’hui et pour demain.

Avec ce geste, mon geste, je vise à dépasser les blocages, relancer la dynamique populaire pour que l’espoir revive. En ces temps de fêtes de fin d’année, j’ai envie de lancer un message d’espoir.

Aux hommes et aux femmes qui pensent qu’une gauche populaire antilibérale peut vraiment changer la vie, aux hommes et aux femmes qui en ont assez d’être gommés de la vie publique, aux hommes et aux femmes militantes et militants des collectifs locaux unitaires, aux hommes et aux femmes militantes et militants du Parti communiste français, je veux dire que tous et toutes ensemble nous pourrons tout bousculer. Notre peuple peut gagner.

C’est le sens de mon engagement.

C’est le sens de ma candidature à l’élection présidentielle. »

Marie-George Buffet
Paris, le 22 décembre 2006.

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Quel consensus quand la préférence majoritaire est rejetée? (Liberté hebdo)

15 Décembre 2006, 14:03pm

Publié par Xavier




Alors que Marie-George Buffet a été choisie par 61,31 %
des collectifs locaux, l
a désignation par la gauche anti-libérale
de sa candidate pour 2007 freinée au sommet...


Quel “consensus”
quand la préférence majoritaire est rejetée ?


Pourquoi le nier, un vent de déception soufflait à l’issue de la rencontre nationale des collectifs anti-libéraux, le week-end dernier, à Saint-Ouen. L’attente, l’espoir sont si forts. Le but était de désigner le ou la candidat-e pour la présidentielle de 2007, et de lancer enfin la campagne. Particulièrement houleuse, pas vraiment à l’image des réunions locales, la réunion s’est soldée par un blocage. Beaucoup estimaient, en toute logique, que la candidature de Marie-George Buffet devait être entérinée, non pas parce qu’elle est communiste, mais parce qu’elle correspond au choix de 61,31 % des collectifs locaux. C’était sans compter sur le veto opposé par les représentants de certains des mouvements réunis au sein du collectif national, et aussi par les deux autres candidats : Clémentine Autain et Yves Salesse que les collectifs locaux ont placé à distance derrière Marie-George Buffet en leur accordant respectivement 16,58 % et 15,71 %. Ceci explique-t-il cela ?

Droit de veto ?

La vérité oblige à dire que beaucoup avaient vu venir cet échec. Candidat parmi les candidats, José Bové avait été le premier à s’en prendre publiquement au PCF (J. Bové a finalement été choisi par 2,59 % des collectifs locaux). Dans la foulée, une pétition avait été lancée par des membres du collectif national pour empêcher à l’avance la désignation de la responsable communiste au prétexte que son engagement politique ne lui permettait pas de faire l’unanimité, ou, pour reprendre les termes exacts, de faire consensus. Cet avis de sommet n’est pas, semble-t-il, partagé, dans les faits, par la base si l’on en juge, encore une fois, par les votes des comités locaux. Sur ce point, Marie-George Buffet avait, par ailleurs, annoncé dès le début qu’elle abandonnerait sa responsabilité de secrétaire du PCF en cas de désignation.
Nous avons rejeté l’idée d’une majorité qui l’emporterait sur une minorité, rappelait Clémentine Autain à la tribune dimanche dernier, tandis que Yves Salesse prônait le consensus comme seule solution. Mais comment espérer un consensus dès lors qu’il y a plusieurs candidats en lice ? Et surtout quand la préférence majoritaire de la base se trouve rejetée ? Les collectifs devraient-ils, dès lors, se rabattre sur le ou la candidat-e qui soulève le moins de critiques et donc… le moins d’intérêt ? La situation serait paradoxale pour ne pas dire absurde. C’est vrai que c’est compliqué comme méthode, reconnaissait dimanche, Clémentine Autain. C’est le moins que l’on puisse dire…

Le temps presse

Marie-George Buffet, elle, ne cachait pas sa déception, pas pour elle-même, mais pour la gauche anti-libérale qui a un rôle majeur à jouer pour créer une nouvelle dynamique à gauche et répondre à l’attente de changement en France. Et, de ce point de vue, le temps presse faisait remarquer la responsable communiste. En 2004, en 2005, en 2006 - déclarait-elle - les communistes ont placé leur intelligence au service du rassemblement et tous leurs actes ont témoigné qu’ils ne voulaient pas posséder ou mettre la main sur quoi que ce soit, que ce qu’ils voulaient, c’est qu’une voie nouvelle s’ouvre à gauche avec une majorité porteuse d’un programme qui soit apte à changer la vie. C’est le sens de leur bataille. M-G Buffet rappelait aussi les propositions faites pour que sa candidature ne soit pas personnelle mais collective avec des porte-parole représentant chaque sensibilité du mouvement anti-libéral. Ce n’est pas autour du PCF que les débats doivent tourner, mais autour du choix des collectifs, et ce choix des collectifs est clair, précisait la responsable communiste qui en appelait justement aux collectifs pour qu’ils se fassent entendre au lendemain de l’échec de la rencontre nationale. Seule consolation pour les 1500 délégués à la rencontre du week-end dernier, celle-ci ne s’est pas terminée par un éclatement. Le fait que Marie-George Buffet n’ait pas imposé sa candidature y aura fortement contribué.


M-G Buffet : « j’écouterai les collectifs »

Mardi soir, le collectif national, conformément au mandat reçu, a publié un communiqué fixant les conditions de la discussion qui doit maintenant se dérouler à nouveau dans les collectifs locaux et les organisations. Le collectif national ne demande pas de re-voter, mais de ré-examiner les candidatures pour choisir et construire celle la mieux à même de porter l’unité de notre diversité et qui puisse être acceptée par tous... Et de citer la candidature de Marie-George Buffet en reconnaissant qu’elle est  arrivée en tête de la consultation des collectifs, celles de Clémentine Autain et Yves Salesse, mais aussi des propositions nouvelles : Jean Luc Mélenchon et Claude Debons. Sans fermer la porte à une autre proposition…
J’écouterai ce que nous diront, à nouveau, les collectifs locaux et les militants du parti communiste. Je ne répondrai pas à une pression qui viendrait d’une organisation ou d’une autre, a déclaré Marie-George Buffet, mardi, au quotidien La Provence. Bref, la question reste posée, difficilement contournable pour un mouvement qui se veut populaire : peut-on passer par-dessus la base ?

JLB
http://www.libertehebdo.com/

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Communiqué de presse

13 Décembre 2006, 14:17pm

Publié par Xavier

Nous apprenons par voie de presse que certaines personnalités chercheraient, en sous-main, au travers de tractations de la plus grande opacité, à construire une candidature « antilibérale » à l’extérieur de tout ce que nous avons construit depuis des mois, dans le dos de tout le travail que font les collectifs locaux. Si une telle information devait être confirmée, les choix stratégiques d’orientation adoptés le 10 septembre seraient bien loin, tout comme serait piétiné le contenu de la synthèse de la dernière réunion nationale des collectifs.

Le rassemblement antilibéral s’est fixé une ambition majoritaire de transformation. Voudrait-on lui substituer un cartel aux ambitions politiques bien différentes ? Ce n’est pas ce que veulent les collectifs antilibéraux. Ce n’est pas ce que veulent les communistes. Ce n’est pas ce qu’attendent les Françaises et les Français.

Aussi, nous espérons que ces informations puissent être rapidement démenties, à moins de compromettre gravement l’avenir du rassemblement antilibéral.

Parti communiste français

Paris, le 12 décembre 2006.

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Rencontre des collectifs: témoignage d'un délégué

11 Décembre 2006, 16:20pm

Publié par Xavier

Voici un témoignage publié sur le site "Bellaciao", je partage totalement son analyse et je tiens à la diffuser ici:

 

 

J’étais délégué ce week-end à St-Ouen. Voici ce que j’ai vu, en vrac :

une majorité de délégués intervenant pour dire l’attachement de leur collectif à l’unité, et leur préférence pour la candidature de Buffet, et ce quelle que soit la composition du collectif (cf ce collectif du lycée de Gagny ne comptant pas de communiste et s’étant pourtant prononcé à plus de 70% pour Buffet).

des représentants des organisations (Alternatifs, MARS, CCAG, alterekolos...) disant leur attachement immodéré pour l’unité...tant que la candidature commune n’est pas celle de Buffet.

un public clivé en deux "camps" : d’un côté ceux qui pensaient qu’une candidature Buffet était la mieux à même d’atteidnre notre objectif, à savoir être en tête de la gauche au premier tour, et de l’autre ceux qui étaient convaincus du contraire. Ces derniers, soigneusement répartis dans la salle, n’ont cessé de siffler les interventions, pourtant largement majoritaires, des délégués ne partageant pas leur opinion. Leur passe-temps favori : scander "unité, unité !" après les interventions des organisations appelant Buffet à retirer sa candidature !

des "personnalités" (Autain, Salesse, Braouezec, Jacqueline Fraysse...) donnant des interviews aux médias avides de divisions et de "petites phrases" assassines, et discutant entre elles au lieu d’écouter les témoignages des collectifs locaux.

un journaliste de Libération en quête de militants "anti-Buffet", à la technique redoutable : il vous pose une question orientée ("là, c’est foutu, le PCF cherche à passer en force, non ?"), et, si vous répondez "oui", il écrit votre réponse à votre place ! Me prenant pour un militant anti-buffet (puisque je discutais avec certains d’entre eux), il a essayé de me faire le coup !

des militants communistes persuadés que "l’appareil" avait "blindé" les collectifs et cherchait à "passer en force". Leur conviction antilibérale est telle que l’un d’entre eux m’a déclaré : "si c’est Buffet qui sort, je rends ma carte, et je vote Royal au premier tour" ! Croient-ils vraiment que si le PCF avait blindé les collectifs, ils ne réuniraient que 20000 participants ? Croient-ils vraiment que les collectifs se créent tous seuls ? Sur le site de la Défense, ce sont les communistes qui ont créé le collectif d’entreprise du même nom. Qui d’autre aurait pu le faire ? Personne. Aujourd’hui, il a du mal à s’élargir, car le site est difficile à animer... Et pourtant, les efforts continuent.

Voilà. Mais j’ai aussi vu beaucoup de militants, communistes ou pas, prêts à aller jusqu’au bout, quelle que soit le candidat. J’ai aussi vu des gens chercher à convaincre leurs camarades que non, une candidature Buffet ne serait pas "celle du PCF", que les "gens" dont nous parlons sans cesse sans jamais leur demander leur avis étaient suffisamment intelligents pour le comprendre, et que les médias feraient une campagne anti-communiste quel que soit le candidat. J’ai vu que certains confondaient consensus avec "unanimité", j’ai vu que certains pensaient faire un meilleur consensus en partant de 20% que de 60%. J’ai vu des militants de la ligue discuter tranquillement avec leur voisin et affirmant que l’échec du rassemblement serait une bonne chose pour Besancenot.

J’ai surtout vu le Tiers-Etat prendre conscience qu’aucun candidat ne faisait consensus, mais qu’un nom se dégageait nettement au niveau local. En réaction, j’ai vu le Clergé et la noblesse poser leur véto, à l’ancienne. Alors on fait quoi maintenant ? Le consensus (utilisé surtout au Conseil de sécurité de l’ONU et au sein de la Commission Européenne) n’a pas fonctionné. Alors on fait quoi ?

Iknemo.

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Quelques photos...

11 Décembre 2006, 14:52pm

Publié par Xavier




A notre arrivée à Saint-Ouen (après quelques déboirs sur la route), convivialité et enthousiasme sont de mise...






L'assemblée se remplie








Dimanche matin, Maryse fait le point sur la commission de synthèse avec son amie Francine Bavay (Alter Ekolo)







Clémentine Autain et Christian Picquet (LCR)







Patrick Braouzec, à la recherche d'un journaliste?

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LA HONTE!

11 Décembre 2006, 09:09am

Publié par Xavier





Lundi dernier le collectif d'Arras s'est prononcé. Une très grande diversité de sensibilités politiques étaient présentes: PCF, PS, Verts, Confédération Paysanne, Attac, syndicalistes, etc... Le choix par ordre de préférence a désigné Yves Sallesse, devançant de 4 voix la candidature de Marie-George Buffet. Personne ne l'a remis en cause. Ce choix fut respecté par tous. C'est ça la démocratie.

Ce qui c'est passé à  ce week-end à Saint-Ouen est très grave.
 A  notre arrivée, la synthèse des PV des collectifs est distribuée aux délégués. Les chiffres parlent d'eux-même:

-103 collectifs ont émis un voeu unique. Dans ce groupe, 70% se sont prononcés pour Buffet, 20% pour Autain, 10% pour Salesse.

-196 collectifs ont procédé à un classement. Buffet 63% Autain 20% Salesse 16%

-97 Collectifs ont décidé de procéder à des choix. Chaque participant indique quel choix il retiendrai au cas où sa proposition ne serait pas retenue. Buffet 50% Autain 24% Salesse 21%

-155 collectifs ont choisi une méthode de comptage par point. Buffet 46% Autain 28% Salesse 27%

Le résultat de la consultation est donc sans appel! Par conséquent, le Parti communiste en appel simplement au respect d'un choix démocratique.

Nous ne somment pas dupes. Les tirs à boulets rouges s'étaient multipliés ces derniers jours contre Marie-George Buffet. Pétitions pour son retrait, petites phrases de Clémentine Autain, etc...

Mais il fallait être présent dans dans la salle de sport de l'île de Vannes à Saint-Ouen pour mesurer la haine manifestée par une poignée d'extrémistes. Ce sont les mêmes que l'on retrouve sur les photo publiées dans Le Monde, brandissant leurs affiches "Tous ensemble". Les journalistes en attente de la moindre agitation s'agglutinent devant ces 24 crétins prêts à tout foutre en l'air. A chaque fois que le mots "Buffet" est prononcé, il est hué, insulté par ces sauvages, brandissant trois doigts en l'air, pour signifier de trois pour cent. Minable. Lorsque l'un des leurs prend la parole, c'est l'occasion de brandir les affiches "tous ensemble" et de scander "unité". C'est rusé, tout le monde est pour l'unité dans la salle. Les camarades suivent... 

Dimanche les gradins de visiteurs se sont étrangement remplis. Dans la confusion la plus totale, délégués et visiteurs se retrouvent mélangés. Les troupes de gauchistes renforcées. La meute peut vociférer à son aise personne ne peut l' arrêter. La presse se précipite sur un guignol qui se promène dans les rangs avec sa petite banderole "José reviens". Certains tentent de prendre la parole de force sur la tribune. La situation est très tendue.  

Comment expliquer une telle anarchie? Pour ma part, j'estime que le "collectif national" a une très grande part de responsabilité. Le rassemblement de ce week-end était complétement désorganisé. Tout semblait être le résultat d'une improvisation sur le tas. Il s'est montré parfaitement incapable de gérer la situation.

Quelle fût la décision prise pour résoudre le soit-disant blocage engendré par la désignation de MG Buffet? Réunir une "Commission de Synthèse"pour négocier un "consensus". Qui composaient cette commission? Des délégués étant intervenus auparavant et désignés par un membre du CN pour "équilibrer" le rapport de force.  Les membres de la commission ont donc été choisis en  fonctions de leurs prises de position. Vive la démocratie!

Mais au fait qui sont ces membres du "Collectif national"? Des représentants de cercles de réflexion,de petits groupsucules de quelques adhérents: MARS, les Altenatifs...Et les membres des collectifs locaux devraient de plier à leurs exigences?

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Coup de gueule avant le grand soir...

8 Décembre 2006, 10:06am

Publié par Xavier

Alors que les premiers résultats donnent une assez nette majorité de collectifs en faveur de  Marie-George Buffet. Alors que celle-ci vient d'adresser une lettre aux collectifs (reproduite ci-dessous) garantissant une candidature la plus collective possible si son nom devait être retenue.
Voilà que le "collectif unitaire tout sauf Buffet" reprends du service! On avait eu droit à  une pétition appelant à son retrait, signée en premier chef par Clémentine Autain... Voilà que la petite parisienne  remet ça! Elle se dit "stupéfaite de cette démarche". Ben voyons...

"peut-on exiger qu’un militant des Verts, de la LCR ou de PRS fasse campagne en faveur de celle qui incarne aux yeux de tous le PCF ?"

Oui, tout simplement parce que cette campagne est unitaire. Que Marie-George aura le même temps de parole qu'Yves Salesse, José bové, Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain, Christian Piquet... Qu'ils seront tous sur nos tracts et nos affiches. C'est ce qui fait notre force!

Je pense que la sincérité de Marie-George Buffet sur ce point ne fait aucun doute. Alors jouons la carte de l'unité et arrêtons de servir la soupe aux médias qui n'attendent que notre division.

C'est demain que ça va se jouer. Restons unis
Xavier S.

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Marie-George Buffet d'adresse aux collectifs

6 Décembre 2006, 11:24am

Publié par Xavier

Marie George Buffet s'adresse au Collectif national d'initiative et aux collectifs locaux

Cher(e)s ami(e)s,
Cher(e)s camarades,

Nous sommes à quelques jours de la réunion nationale qui doit nous permettre de réaliser notre accord politique sur l’ambition et la stratégie, le programme et la candidature à l’élection présidentielle.

Dans les collectifs locaux, le débat se développe sur toutes ces questions politiques – qui ne sont pas toutes simples, comme on le sait – de façon approfondie, sereine, à partir de la vie réelle. Cette pratique citoyenne, cette volonté unitaire, cet ancrage dans les préoccupations populaires est la grande chance de notre rassemblement en construction.

Je suis persuadée que, informée de tout ce travail, la réunion des 9 et 10 décembre va nous permettre de conclure ensemble cet accord. C'est nécessaire. Avec la désignation ou l’annonce des candidatures des principales formations politiques, cette décision et donc le lancement en grand de notre campagne est maintenant urgente si nous voulons, comme nous l’avons décidé ensemble le 10 septembre, travailler à une dynamique populaire capable de battre la droite et l’extrême droite et de construire une majorité et un gouvernement de gauche qui mènent une politique de rupture avec le libéralisme et développent une politique de transformation sociale, environnementale et démocratique.

Pour ma part, dans une lettre que je vous ai adressée le 10 juillet, j’ai précisé dans quelles conditions et pour quel objectif je serai disponible pour porter à l’élection présidentielle notre projet commun. Depuis lors, en octobre, les adhérentes et adhérents du Parti communiste français ont proposé cette candidature à notre rassemblement. Elle est aujourd’hui largement discutée, comme toutes les autres, et, semble-t-il, partagée par un grand nombre de membres des collectifs locaux. Sans revenir sur l’ensemble des arguments échangés, il me semble nécessaire, au point où en est notre débat, de formuler quelques propositions plus concrètes que je lie à ma candidature.

Il m’apparaît qu’une des questions principales auxquelles nous sommes confrontés est de décider de toutes les dispositions nécessaires qui doivent permettre à la campagne que nous allons mener ensemble de faire vivre notre rassemblement dans son pluralisme et sa diversité. C'est à mes yeux une condition décisive du succès, puisque c'est le cœur même de notre démarche : faire porter notre ambition et notre programme par des femmes, des hommes, des forces témoignant de la façon la plus visible possible de la diversité de la gauche antilibérale et donc de son potentiel d’élargissement majoritaire à gauche.
Je confirme donc, comme je l’ai déjà indiqué, que, si je devais être la candidate de notre rassemblement, je me consacrerais totalement à cette responsabilité, en n’exerçant plus celle de secrétaire nationale du Parti communiste français.

En outre,

1. Je concevrais pour ma part cette campagne que j’aurais à mener comme celle d’une candidature collective, avec Clémentine Autain, Yves Salesse et, s’ils le souhaitent, José Bové et Jean-Luc Mélenchon. Les dispositions devraient alors être prises pour qu’ensemble, nous participions à la campagne électorale sur la base d’une égalité de notre présence dans les meetings, sur les matériels de communication et – ce sera l’objet d’une bataille – dans la presse écrite et audiovisuelle.

2. Je propose que, dans le même temps, soit mis en place le collectif de porte-parole de notre rassemblement. Ce collectif pourrait être composé des mêmes, à qui s’ajouterait une personnalité représentative de chacune des sensibilités participant à notre rassemblement : je pense notamment à Francine Bavay, à Eric Coquerel, à Christian Picquet, à Claire Villiers... Ce collectif permettra d’assurer la présence visible de notre pluralisme dans toute la campagne : réunions publiques, médias, campagne officielle.

3. Il me semble indispensable de constituer un " conseil de campagne ", qui aurait pour charge, à chaque étape de celle-ci, de contribuer à son développement au service de notre ambition et de notre programme. Ce " conseil " pourrait être constitué des porte-parole, de représentants des composantes parties prenantes, de femmes et d’hommes aux responsabilités et engagements divers pouvant contribuer à un élargissement maximum de notre rassemblement, de membres de collectifs locaux.

4. Un dispositif de campagne doit être mis en place au niveau national, dont les fonctions essentielles seraient : le lien avec les collectifs locaux, l’organisation des réunions publiques, la communication, l’organisation, les aspects financiers. Je propose que Claude Debons, qui a acquis depuis deux ans une grande expérience de notre rassemblement, en assure la coordination au titre de directeur de campagne. De tels dispositifs devraient être constitués dans chaque département, en associant notamment les candidates et candidats aux élections législatives pour démultiplier ainsi les porte-parole.

5. Il sera souhaitable que chaque organisation apporte sa pierre, par ses initiatives, à notre campagne commune. Et le rôle des collectifs locaux va être déterminant. Je pense que, le plus rapidement possible, leur multiplication et leur transformation en véritables collectifs de campagne, associant toutes celles et tous ceux qui souhaitent contribuer au succès de la gauche antilibérale, soient effectives. Acteurs essentiels de notre campagne, garanties de son caractère populaire et citoyen, ces collectifs seront du même coup ceux qui en mesureront le mieux le " pouls ". Leur avis, leurs propositions devront être entendus. Des dispositions démocratiques précises devront être imaginées par les structures nationales et départementales pour les associer à toutes les décisions.

6. Nous pourrions décider, dans les jours qui suivront les 9 et 10 décembre, une première initiative publique annonçant l’irruption de la gauche antilibérale dans le débat de 2007. Cette initiative pourrait prendre la forme d’une déclaration de candidature faite collectivement, en présence du collectif de porte-parole. Je propose par ailleurs que tout le mois de janvier soit consacré à la diffusion dans tout le pays, à plusieurs millions d’exemplaires, d’un journal ou d’une brochure faisant connaître notre ambition et notre programme ; et à l’organisation au plus près du terrain de centaines de réunions publiques les mettant en débat et permettant ainsi l’élargissement des collectifs locaux à toutes celles et à tous ceux qui veulent contribuer à ouvrir une autre voie à gauche.

7. Enfin, comme nous l’avons décidé, nous devons désigner rapidement nos candidates et candidats aux élections législatives, les mieux à même de rassembler le plus largement dans chaque circonscription et à l’image de notre diversité.

Ces propositions doivent naturellement être enrichies et complétées par d’autres. Il doit s’agir selon moi d'un travail intense et permanent tout au long de notre campagne électorale. Nous devons, par tous les moyens possibles, rendre évident que le propre de notre candidature est d’être collective et pluraliste. Une campagne portant une ambition et un programme qui animent une dynamique populaire croissante capable de bouleverser les données apparemment établies pour 2007, comme nous avons su le faire pour le 29 mai.

Toute mon amitié.

Marie-George Buffet

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