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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #infos pcf

8 personnes = 50 % de la population mondiale

21 Janvier 2017, 10:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

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Stop à l'évasion fiscale

8 Janvier 2017, 08:10am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Stop à l'évasion fiscale
Stop à l'évasion fiscale

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Vendin-lez-Béthune : un don anonyme de plusieurs milliers d'euros au Secours Populaire

5 Janvier 2017, 17:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Vendin-lez-Béthune : dans une enveloppe mystère, un don anonym...

Vendin-lez-Béthune : dans une enveloppe mystère, un don anonyme de plusieurs milliers d'euros au Secours Populaire. Les infos ▶ http://bit.ly/2hKDTOb

Publié par France 3 Nord Pas-de-Calais sur lundi 2 janvier 2017

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Les Temps Forts 2016 de l’Huma en vidéo

3 Janvier 2017, 17:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Meilleurs vœux de la fédération communiste du Pas de Calais

3 Janvier 2017, 17:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Meilleurs vœux de la fédération communiste du Pas de Calais

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ABROGATION LOI TRAVAIL : une proposition de loi en discussion au Sénat le 11 janvier 2017

16 Décembre 2016, 21:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les sénateurs du Groupe communiste, républicain et citoyen ont présenté un texte proposant l'abrogation de la loi travail. Cette proposition doit venir en discussion au Sénat le 11 janvier 2017.

Coïncidence :c'est également le jour du rassemblement à Amiens pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear!

Le texte de la proposition de loi en lien ci-dessous :

 

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PCF : radiographie d’un vote militant

30 Novembre 2016, 18:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les militants communistes ont voté. À une majorité modeste, ils ont choisi le soutien à Jean-Luc Mélenchon, mais le résultat global dissimule d’importantes inégalités. Comment comprendre les évolutions internes du monde militant ? Regard  (le site) sur un vote éclaté…

Les analyses qui suivent s’appuient sur les chiffres officiels rendus publics par la direction du PCF. 

1. Entre 2011 et 2016, le corps électoral communiste s’est rétracté : il est passé de 69.300 à 56.600, soit un recul d’un peu moins de 20%. Désormais, plus de 40% des cotisants communistes se trouvent regroupés dans 13 départements qui comptent plus de 1.000 cotisants à jour. La passion du débat interne a provoqué une participation légèrement plus importante qu’en 2011 : 7 cotisants sur 10 se sont déplacés pour voter.

2. En 2011, Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 59,1% des suffrages exprimés ; cette fois il n’en recueille que 53,5, soit un recul de 5,4%.

Il progresse dans 24 départements ; dans 10 d’entre eux, il progresse de plus de 10% et, parmi eux, dans des départements a priori inattendus comme le Puy-de-Dôme, le Nord et le Pas-de-Calais. En revanche, il recule de plus de 30% dans 7 départements, il est vrai d’implantation modeste, à l’exception de la Corrèze.

Une grande part de renversement de situation entre la Conférence nationale et le vote militant semble s’être joué dans cinq grosses fédérations, la Seine-Maritime (où le maire de Dieppe Sébastien Jumel s’était engagé en faveur de JLM), le Nord et le Pas-de-Calais (où les mauvais résultats communistes des européennes ont peut-être atténué les propensions à un solo communiste), le Gard et le Val-de-Marne (où le poids des élus a pesé en faveur de Mélenchon).

Ces cinq fédérations regroupent de fait plus de 20% du nombre national de cotisants.

 

3. Un fait mérite de retenir l’attention. À trois reprises, en juin 2016 (vote des militants pour le 37e Congrès), le 4 novembre 2016 (Conférence nationale) et à la fin novembre les votes internes au Parti communiste se sont soldés par de courtes majorités, en faveur de la direction ou contre elle.

Mais les majorités n’ont jamais été les mêmes. Si l’on observe la ventilation des résultats entre les différentes options, on est tenté de suggérer qu’il y a désormais quatre sensibilités dans l’organisation, d’importance sensiblement égales. Un quart des suffrages se retrouvent dans les options les plus "ouvertes", qui ne font pas de la protection de l’organisation le critère premier des alliances politiques : ce groupe s’est retrouvé au Congrès autour de la motion "Ambition communiste" et a participé à l’initiative récente de "Front commun".

Un second groupe, aux traits très marqués, est avant tout sensible à la nécessité d’affirmer une identité communiste en tant que telle, ce qui suppose de concourir sous l’étiquette communiste aux élections, surtout les plus structurantes. C’est cette sensibilité qui a porté avec le plus de cohérence l’option d’une candidature communiste.

Un troisième groupe conserve l’attachement à l’existence d’un parti communiste distinct, mais comme condition pour peser dans des alliances à gauche, et d’abord avec le parti socialiste. Héritière de l’esprit de « gauche plurielle », cette sensibilité a promu la candidature communiste en 2016, sans renoncer à la possibilité d’une alliance de la plus large gauche, si les conditions se modifient au début 2017.

Enfin, le quatrième groupe est structuré autour du groupe dirigeant actuel. Il considère que le communisme ne peut exister sans parti communiste déclaré pour le faire vivre. Attaché à l’existence d’une structure pérenne et dotée de moyens matériels, il considère que l’option tactique, notamment électorale, est seconde par rapport à cet objectif. Selon les moments, il privilégie le rapprochement avec tel ou tel des groupes précédents. C’est en cela qu’il se considère comme l’axe des rassemblements internes.

Un équilibre instable

Au Congrès du printemps 2016, la direction s’est appuyée plutôt sur le troisième groupe qu’il a intégré dans le dispositif en place. Dans la phase préparatoire à l’élection présidentielle, ce sont le second et le troisième groupes qui ont convergé pour porter l’option d’une candidature communiste. Dans l’ultime phase, à la veille de la Conférence nationale, c’est un rapprochement avec la première sensibilité qu’a fini par choisir le secrétaire général, inquiet des effets destructeurs possibles d’une candidature communiste. Sans l’engagement déterminé de cette sensibilité, le renversement de majorité n’eût pas été possible.

Le problème est que cet équilibre, où aucun groupe n’est un bloc sans nuances, est par essence instable et la fragilité des majorités en atteste. Jusqu’à ce jour, la culture de l’unité partisane l’a emporté mais, il est vrai, dans des contextes où les minorités étaient réduites et relativement isolables dans l’organisation. C’est ce trait qui a permis l’épuisement de toutes les "dissidences" antérieures, à plus ou moins longue échéance.

L’élection présidentielle et ses conséquences, ses effets sur la restructuration politique générale, et notamment à gauche, permettront-ils la reproduction de cette culture ? Il est bien sûr impossible de le dire. Dans l’immédiat, la majorité des militants qui se sont exprimés ont choisi de s’engager dans le soutien, étroit ou plus distancié, à celui qui fut le candidat du Front de gauche en 2012. Cet engagement sera-t-il profond ? Les rancœurs de la période récente s’effaceront-elles dans une dynamique commune ? Les semaines et les mois à venir le diront.

Les données détaillées par département peuvent être téléchargées (format .xls) ci-dessous

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Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe (1)

26 Novembre 2016, 09:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Bonjour de nombreux camarades se sont exprimé cette semaine sur le vote des communistes. Je leur donne ici la réponse aux questions qu’ils posaient telles qu’elles m’ont interrogé mais plus largement aussi a la suite de tous ce que j’ai pu lire et entendre. Comme mon texte est assez long je mettrai sur un deuxième message les textes qui m’ont interpelé et qui me semble apporter des élements à notre débat


Gilbert

 

Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe

 

Le débat fait rage depuis une semaine autour du vote que les communistes vont émettre a partir les 24, 25, 26 novembre . Il se dit et s’écrit tout et n’importe quoi sur ceux qui défendent l’option 2 . Il se dit qu’ils sont droitiers, qu’ils veulent s’allier avec le PS, qu’ils sont tous des partisans de l’Europe sociale, qu’ils sont des diviseurs, qu’ils veulent empêcher que le seul candidat en mesure de battre la droite et l’extrême droite se retrouve au deuxième tours, bref qu’a cause d’eux le pays va vers des jours sombres, que l’heure devrait être aux front anti fascistes, au rassemblement des forces de gauche pour défendre des valeurs de progrès et j’en passe des pires et des meilleurs, tant le déluge verbale est vigoureux pour nous sommer de rallier le seul pôle possible de la raison et de la renaissance communiste.

 

Comme aux grandes heures de l’anticommunisme des débuts, nous sommes reparti pour tous les fantasmes possibles et imaginables, pour tous les mensonges, toutes les constructions les plus délirantes mais aussi dans une personnalisation à outrance, un idéalisme béat . La curée est telle que Marx en prendrait des démangeaisons et une envie pressante de revenir pourfendre de sa plume sarcastique et précise tout ces tissus d’ineptie déployé en son nom . Les philistins sont de retours.

 

Martelli, au lendemain du 5 novembre lance une grand idée dans Regard le journal qu’il partage avec Clémentine Autin après avoir procédé a une fine analyse du vote. il nous dit que l’option 2 représente un vote identitaire . Mais c’est quoi ces histoires d’identité communiste ? Voila comment la sociologie de l’histoire fabrique des catégories qui viennent désamorcer la valeur combative des mots en les vidant de leur contenu pour leur adjoindre des assemblages d’idées qui ne leur appartiennent pas.

 

Il n’existe pas une identité communiste mais une pratique communiste, une pratique destinée à transformer le monde d’un point de vu concret.

 

Cette pratique est nécessairement collective mais elle a besoin d’une organisation . Qu’ensuite les communistes aillent dans les masses et participent a des collectifs c’est dans leur rôle d’organisateur et d’éclaireur . Lénine ne cesse de le répéter dans « Que faire » expliquant qu’il n’existe pas de petites revendications. Il le disait en 1902 dans une période de crise politique et de reflux de l’organisation sociale démocrate ( qui était alors le parti révolutionnaire). Cette exigence ne devrait pas avoir changer depuis, mais il reste a reformuler la question de la prise du pouvoir à quoi ces luttes sont forcément corrélées, et pour ce faire il faut une organisation structurée avec des objectifs clairs et non pas un foutoir mouvementiste articulé sur une vision petite bourgeoise de la société.

 

Les gens qui voit partout le spectre de l’identité, je leur conseil d’entreprendre un travail sur eux même, c’est qu’il doivent souffrir d’en manquer. Martelli et tous ceux qui comme lui font de l’identité l’axe de l’engagement, aimerait bien tout ramener a cette question métaphysique et traiter l’activité politique d’un point de vu ontologique plutôt que matérialiste. Pour les communistes, travailler avec les autres est une nécessité révolutionnaire et c’est d’autant plus facile quand on est clair avec soit même et que l’on a une base d’appui solide tel que devrait être un parti communiste.

 

Je rajouterai que les gens attendent cela. Les prises de consciences ne sont jamais spontanées. Elle se forgent dans les luttes et selon des degrés différents depuis des histoires et des expériences a chaque fois singulières. Le parti communiste reste ce référent permanent et solide qui permet d’apporter du sens et des perspectives. C’est pourquoi il ne doit pas disparaître et dire ce qu’il sait des matériaux qu’il a accumulé, dans les grands moments de débat national. Il s’agit d’une question tout a fait pratique qui n’a rien identitaire.

 

Autre exemple Chassaigne fait l’objet d’une attention particulière de la part de tout la sphère mellenchonistes. Il est le seul a s’opposer au ralliement soudain de la direction. Cette position le distingue et le singularise. Il devient tout d’un coup la cible de tous et le responsable de toutes erreurs du PCF de toutes les situations indélicates dont le parti s’est rendu responsable depuis cinq ans. Le PRCF lui adresse une lettre ouverte pour lui demander des comptes alors que les communistes n’ont pas encore choisi leur stratégie, mais le voila déjà désigné comme leur candidat et comme on connaît les saints on les honore, s’il est candidat il est forcément tout puissant et donc seul responsable de son programme. Chassaigne doit donc s’expliquer .

 

Puis voila qu’il refuse le costume qu’on lui prête, dénonce les risques pour le parti de disparaître en cas de soutient accordé au candidat auto proclamé de la France insoumise, dénonce son autoritarisme et une conception hyper centralisé dans la manière de faire de la politique Il est derechef violemment pris a parti par Alexis Corbières qui sur le mode du « c’est celui qui le dit qui est » rebascule sur son dos la critique adressé à Melenchon et l’accuse de s’être auto proclamé candidat a son poste de député après l’exercice de trois mandat. Mais Alexis Corbières ne s’arrête pas ce renvoi de balle, il enchaîne aussitôt sur un air que nous commençons a connaître en disant « Aujourd’hui, la seule candidature pouvant empêcher un second tour droite FN est celle de Melenchon, » puis il poursuit sur un ton menaçant « Si Chassaigne continu a s’obstiner a nous tirer dans le dos on s’interrogera sur les racines politique de cet acharnement, d’un noyau d’hypocrites remplis de mauvaise fois »

 

Depuis quinze jour les interventions des melenchonistes sont toutes taillées sur ce modèle. Elles oscillent entre la mégalomanie et les menaces. Qu’a dit Chassaigne ? Dans une tribune publié dans l’humanité il donne son analyse de la situation par les mots qui suivent

« Réunis en conférence nationale le 5 novembre à Paris, les délégués du PCF de tout le pays ont envoyé un message fort, dont la teneur et le sens profond méritent ici d’être précisés. Les médias l’ont en effet interprété comme un vote contre Jean-Luc Mélenchon. Cette lecture est superficielle. Certes, la personnalisation de cette candidature, comme son orientation, suscitent de justes interrogations auprès de nombre de nos militants. Il n’empêche, l’essentiel est ailleurs. Ce vote revêt un sens positif, constructif et dynamique ».

Franchement, peut-on continuer a le qualifié de pro socialiste « hypocrite et de mauvaise fois » quand dénonçant les coup de butoirs des gouvernements socialistes, il explique quelques lignes plus loin : « Dans le contexte actuel, une candidature issue du parti communiste est légitime et nécessaire pour faire entendre la voix des communistes. Bien au-delà, elle a vocation à rassembler les progressistes de notre pays. »

S’agit-il dans son esprit de temporiser et de tromper nos attentes quand il termine sur ces mots « Une candidature qui portera l’exigence et l’urgence de mettre en chantier une société nouvelle. Une candidature qui n’affronte pas seulement la finance par les mots, mais par les actes, en s’appuyant sur les intelligences et les mobilisations sociales. Cette fin de semaine, par leur vote, les communistes se doivent de prendre leur responsabilité devant l’Histoire, notre Histoire » ?

 

Avons nous décidé de faire d’avantage confiance à ses détracteurs, à ceux qui ne lui pardonne pas son refus d’être dans la conformité de la clique de petits bourgeois qui traîne depuis l’élection de Hollande ses état d’âme sur toutes les scènes du parisianisme et autres lundi de gauche ? Je lis ici et là que nous serions bicéphale, que les partisans de l’option 2 ne sont pas homogène entre eux et qu’ils tirent dans des directions différentes. Est-ce de cette manière que se traitent dans leur conflictualités internes les contradictions secondaires qui s’opposent dans un pacte de circonstance à une contradiction externe qui les menace ? Sont-t-elle nécessairement destiné à devenir des forces centrifuges ? Ne sont-elles pas au contraire soumises à un travail qui peut les conduire à l’unification, par une prise de conscience des objectifs communs et des ressorts que possède la situation nouvelle ? »

 

Nous soutenons une candidature communiste parce que c’est une nécessité historique pour au moins deux raisons.

 

La première c’est que si nous ne le faisons pas nous acterions de fait ce que les directions successives que nous avons connu cherchent à faire depuis Martigues, à savoir sonner la fin au PCF. 

 

La deuxième c’est que si nous le faisions pas, nous laissons les campagnes des présidentielles et des législatives sans contradicteurs face aux candidats du MEDEF et laisserions les classes populaires sans perspective de luttes, sans organisation pour leur permettent de se structurer.

 

La France insoumise n’est qu’un ramassis de petits bourgeois qui agitent le catalogue de ses revendications en faisant un bras d’honneur à la classe ouvrière. Il n’y a qu’à aller voir pour le comprendre dans son programme quelle est sa position sur la fiscalité où sont repris les propositions très rocardienne de la TVA, sur les salaires avec un SMIC qu’il propose à un niveau nettement en dessous de celui proposé par la CGT, ou sur les questions industrielles. Ce programme, ne propose aucune nationalisation significative des grands groupes qui décident de l’économie nationale et privatise de fait les services publics d’énergie avec ses propositions de transition écologique.

 

Face aux programmes de la droite, qui vont pouvoir continuer en l’accentuant encore plus fortement la politique libérale du gouvernement socialiste, ce ne sont pas quelques coups de mentons dans des messes à grand spectacle taillées sur mesures pour la nouvelle idole des classes moyennes que la riposte va pouvoir s’organiser et prendre quelque efficacité. Certains ne croient plus en notre parti, je ne sais pas comment ils concevaient leur opposition quand il militait dans ses réseaux, mais pour moi il n’y a qu’une solution envisageable, faire le travail militant avec les camarades et faire avec eux l’expérience de la vacuité de cette direction en la démontrant dans les faits à chaque fois que nous nous trouvons en défaut face aux nécessités des luttes.

 

Je constate de ce point de vu, que quelque chose vient de se manifester avec force qui traduit un refus net de ce qu’il se passe depuis des années. Contrairement à ce que beaucoup indiquent, ce refus est porté par la jeunesse qui exige d’avoir les moyens des combats pour lesquels elle s’est engagée. Il l’est aussi par tout un réseau de cadres intermédiaires qui constatent avec effarement les incompétences de notre direction et son incapacité à avoir prise sur le mouvement de la société.

 

La dernière décision prise par cette direction en est une parfaite illustration. Elle préfère au nom d’un tout sauf avec le parti, faire cause commune avec l’ennemi d’hier, plutôt que de laisser les communistes se battre sous leur drapeau. Cette direction n’est plus communiste, nous le savions, mais le plus extraordinaire c’est que ses contempteurs d’hier deviennent tout d’un coup ses plus fervents soutient, parfois au nom même du communisme dont ils auraient seuls gardé la quintessence, en remettant toutes les responsabilités que cette direction porte, sur le dos de ceux qui veulent ouvrir une autre voix que celle de la résignation .

 

Redisons le, l’option 1 est celle que défendent tous les partisans de la liquidation. Elle est celle de tous ceux qui depuis Martigues défendent les accords privilégiés avec le PS, d’ailleurs, ce week-end, Tartignolle se retrouve dans le Nord avec tout un aréopage de cette gauche de casse et de catastrophe Un camarade qui nous écrivait récemment faisait une analyse qui a priori semblait juste. Ceux qui défendent l’option 2 en effet, à première vu, ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. Cependant comme nous avons pu le constater à l’occasion du dernier congrès, nombre d’entre eux s’étaient déjà rapproché de nous sur un certain nombre de questions importantes, comme celles de la sortie de l’Europe ou du refus des primaires. Nous aurions pu d’avantage rassembler tous ces camarades si nous avions pu leur proposer un texte commun, qui dépasse les petites différences qui ont fait l’éparpillement sur les texte 3 et 4. Le refus qui nous a été opposé par celui qui aujourd’hui appelle au boycott, n’a pas permis ce rassemblement. C’est un manque à gagner pour la bataille d’aujourd’hui, c’est une perte de temps d’énergie et d’efficacité car on est toujours plus fort uni que divisé. Alors faisons attention de ne pas reproduire cette erreur.

 

Conforme à notre objectif d’unir les communistes nous avons décidé de soutenir « pour un choix clair » tout en indiquant les faiblesses et les ambiguïtés contenues dans ce texte (voir les précédents courriers que je vous ai envoyé qui sont sur le site www.lepcf.fr). Cette attitude a permis une dynamique et le résultat du 5 novembre. Cette dynamique s’est confirmé et renforcé depuis. Un deuxième appel issue d’une vingtaine de membre de l’exécutif national du parti confirme leur choix pour l’option 2 tout en appuyant d’avantage sur la nécessité d’une candidature communiste "garantie d’une démarche collective" capable de porter une exigence populaire et de travailler au rassemblement le plus large possible.

 

Comme le disait Gilles Gourlot il y a rassemblement et rassemblement ; Il y a le rassemblement de la gauche ou des gauches et puis il y a le rassemblement à faire en terme de classe, le rassemblement de tous ceux qui ont des intérêts communs contre le capital et les grands monopoles. Ce n’est pas exactement le même scénario, ni le même projet, parce que ce n’est pas le même objet. Notre conception du rassemblement réclame d’autres moyens que ceux du spectacle et des clics sur internet. Il réclame un autre engagement que celui de l’esbroufe et des reality-show show. Il réclame une force militante de terrain et des convictions de combats. C’est sur ce point particulier qu’il existe un gouffre entre le projet des communistes et celui de la France insoumise. (voir le petit reportage de Descartes et son analyse de la France insoumise)

 

Alors ne reprenons pas les méthodes, ni les présupposés de l’analyse que faisaient la gauche de la gauche sur le résultat du référendum sur la constitution européenne, d’après lesquels il y aurait eu un non de gauche et un non d’extrême droite. Et bien non, il y eu un vote de classe, principalement issue des quartiers populaires qui s’est prononcé pour le NON et un vote des classes moyennes qui s’en est distingué en votant pour le oui avec la grande bourgeoisiePareillement il y a eu le 5 novembre un vote pour le parti et la poursuite de son existence dans les luttes du peuple et un vote pour son effacement, un effacement qui a court terme enclenchera sa disparition.

 

D’une part , il faut faire l’analyse de ce vote en terme de contradictions. La contradiction principale se trouve aujourd’hui entre ceux qui veulent continuer le parti et le rendre présent partout ou se produit le mouvement de ceux qui résiste au capital et veulent un changement de société et ceux qui veulent le paralyser et le considère comme une chose inutile d’autre part. Nous avons reçu cet outil des mains des générations qui avant nous ont porté haut le drapeau du monde du travail et de la lutte des classes . Nous avons aujourd’hui la tache de lui redonner son usage, de le remettre aux générations qui viennent. Les contradictions ne sont pas des choses figées. Elles produisent du quantitatif et du qualitatif dans leurs affrontements. Je vois déjà les positions se raffermirent dans le groupe de ceux qui ont exigé « un choix clair ». Le camarade nous disait qu’il y a deux groupes qui ne sont pas en phase semble a priori avoir raison cependant je vois qu’ils se rapprochent du fait du combat qu’ils mènent ensemble et des contradictions qu’ils affrontent dans ce combat.

 

Lénine le constatait qu’il existe des périodes ou les choses s’accélèrent et ou la conscience de classe fait des bonds fulgurants, comme après 1905 ou en 1917 . On ne résout que les questions qui sont en passe d’être résolue parce qu’elles ont été mûrie par des conditions objectives. Elles le sont parfois dans la méconnaissance conscientes de leurs acteurs, ils pensent être a jamais figé dans l’attente du mouvement puis tout d’un coup le fruit tombe quand ils ne s’y attendait pas. Nous somme arrivé a un carrefour, ou tout le travail fait par le réseau depuis plusieurs congrès et singulièrement au cours du dernier, est en train de prendre sens dans la tête de nombreux communistes.

 

La campagne des primaires de la droite vient de faire souffler un vent glaciale sur le pays mais les partisans de la France insoumise n’en tire qu’une chose : ils sont les mieux placer pour les battre. Ils refusent de s’apercevoir que quelque chose venait d’arriver qui allait tout redéfinir dans les scénarios des uns des des autres. Or tout n’est pas encore connu. J’ai envie de dire mais attendez l’entré en campagne du PS avant d’établir vos certitudes . Cette campagne pointe déjà son nez avec le soutien de personnalité de la culture apporté à Hollande. Elle commence depuis les résultat du premier tour des primaires de la droite avec la montée au créneau contre ses programmes. On voit poindre à cette occasion l’esquisse d’une stratégie, le PS se présentant en seul recours crédible contre le dangereux retour au pouvoir d’une droite dure. 

 

Bientôt viendra le tour des primaires socialistes . Il n’y en aura rien que pour eux et ils vont pouvoir se poser comme le seul vote utile pour empêcher le programme revanchard de la droite. Il aurons alors beau jeux de faire apparaître Melenchon comme un diviseur, comme ils avaient déjà réussi a le faire en 2012, et je suis près a parier qu’il y aura de nombreux retour de vestes.

 

Les attaques des melenchonistes et des partisans de l’option1 cherche à nous faire peur avec des spéculations qui feront pschitt dans le vif de la campagne. L’élection qui arrive risque de nous réserver à tous une grosse surprise, ce sera cela notre brexit ou notre effet Trump. C’est a dire qu’à la sortie de la foire d’empoigne à laquelle se livre les actuels prétendants, nous risquons d’avoir un résultat que personne n’avait prévu six mois avant. Déjà Fillon a pris tout le monde de court. Le Pen tiendra-t-elle la longueur face a lui ? Poutine a fait connaître sa préférence et il a du flair. C’est normal il n’est pas pris dans les mêmes contradictions que nous et il défend ses intérêts. Le réalisme politique va trancher, ce sera sec et sans bavure, car comme nous l’observons depuis quelques temps, le monde ne peut pas se satisfaire des formes dans lesquels l’idéologie veut l’enfermer. Ceux qui reste dans les combinaisons d’hier n’ont aucune chance de se dégager des élections a venir !

 

Le peuple à une sorte de flair qui lui donne souvent des intuitions qui dérangent le jeu conventionnel. Melenchon est un homme d’hier, il fait parti du système. Fillon est parvenu à donner l’idée qu’il lui était extérieur. Enfin trop de gens donne le PS mort, quand rien n’est moins sur. 

 

Les verts ont choisi celui qui voulait défendre les idées du parti au lieu Des combines avec les partis. La tendance on le constate est au grand ménage et seul un communiste qui n’a pas trempé ses mains dans tout ce petit monde parisien pourra rassembler les milieux populaires.

 

Quand ils n’utilisent pas les insultes ou les tentatives de culpabilisation , les melenchonistes et leurs supplétifs gauchistes lancent des tentatives de séduction ou désinforment sur la réalité des soutiens qu’ils enregistrent. C’est le cas avec cette information qu’ils jugent de la première importance et qu’ils rappellent à l’envie sur les réseaux sociaux , du ralliement depuis le moi de juin d’une fédération complète du PCF à la France insoumise . Alors là, je peux vous dire qu’il nous prennent vraiment pour des idiots. Voila des semaines, voir des mois qu’ils nous donnent cet exemple comme représentant l’étalon de ce qui va permettre de tout changer pour construire la seule vraie alternative. 

 

Seulement voilà, il y a plusieurs détails qui ne donnent pas un fond harmonieux à ce jolie roman et qui en trouble sérieusement la trame narrative. Qui sont ces communistes ?

 

D’abord je voudrais rappeler que nous avons connu le parti plus prompte à dissoudre une fédération qui ne respectait pas les statuts quand cela l’arrangeait. La Somme en sait quelque chose. Ensuite qu’aurait dit ce même parti si nous avions soutenus publiquement un autre candidat que celui qui nous avait été imposé dans des circonstances assez semblables il y a cinq ans ? Ou encore plus récemment dans certaines circonscriptions où avaient été passé des accords avec le PS ?

 

Voila donc une fédération qui le congres terminé fait officiellement savoir qu’elle prend une autre orientation que celle voté par les conférences et qui choisi en dehors de toute procédure légale une démarche indépendante ! Qu’est-ce à dire ? N’est on pas fondé de se demander à quoi il peut servir de la laisser poursuivre la bride laissé libre au coup ? Ensuite cet article nous apprend que cette même fédération organise 19 collectifs de soutien à la France insoumise avec d’autres militants, pour atteindre un effectif mirobolant de 170 inscrits sur le département.

 

Enfin il y a cette information savoureuse que l’on nous donne sans doute à titre exemplaire, qu’ils ont enregistré 28 adhésions sur cette base et que ce chiffre correspond a 30% de leurs adhérents. Ah bon, mais alors trois fois 28, même en rajoutant quelques unités pour arrondir, cela fait quelque chose comme 90 adhérents pour toute la fédération, c’est a dire un groupuscule. Autant dire que le PCF est inexistant dans ce département. N’est-ce pas faire beaucoup de bruit pour rien comme disait le grand Shakespeare ? A moins que justement il fallait bien ébruiter, à titre de sonde, la nouvelle impertinence dans un galop d’essai, vers les grands pâturages de la France insoumise. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils font l’objet de beaucoup d’attention et sont devenu très utiles au nouveau cours du rassemblement comme à tous les donneurs de leçon qui viennent nous expliquer où se trouve le vrai courage.

 

Dans mon dernier texte je concluais en reprenant un passage du livre de Laurent Gaudet « écoutez nos défaites. » je pense qu’en effet il est temps d’avoir cette écoute, comme le demandent certains camardes dans leur courrier. Il est temps d’apprendre des défaites que nous avons subit toutes ces années. Il est temps de questionner les stratégies d’union de la gauche qui depuis 1965 nous livrent à chaque fois dans les pattes de machiavels qui ne pensent qu’a leur carrière et assurent la pérennité des institutions bourgeoises. Il faut sortir « du crétinisme parlementaire », sortir de ses limites qui « enferment dans un monde imaginaire, enlève tout sens du souvenir, toute compréhension pour le dure monde extérieur » .

 

Je relisais ces jours « les Luttes de classe en France » et je trouvais en ouvrant le livre cet avertissement de Karl Marx qui m’a tout de suite sauté au yeux, comme un écho du passage que j’avais évoqué du livre de Laurent Gaudet. Marx tenait a fait la remarque suivante « A l’exception de quelques rares chapitres, chaque période importante des annales de la révolution de 1848 à 1849, a pour titre : défaite de la révolution !. Ce qui succombât dans ces défaits ce n’est pas la révolution. Ce sont les traditionnels accessoires prérévolutionnaire, résultant de conditions sociales qui ne s’étaient pas encore exacerbées en conflit de classe, personnes, illusions, projets, dont le parti révolutionnaire n’était pas libéré avant la révolution de février, dont il ne pouvait être libéré par la victoire de février, mais seulement par une série de défaites.

 

En un mot : ce n’est pas par ses conquêtes tragi-comiques immédiates que la révolution a progressé et s’est frayé la voie ; bien au contraire, en produisant une contre révolution massive, puissante, en suscitant un adversaire a combattre, le parti de la subversion s’est mué en parti réellement révolutionnaire.

 

Marx dans le développement qui s’en suivra, fustigeait l’hésitation de la classe historiquement censé être appelé a gérer la société en asseyant sa domination grâce au régime parlementaire. L’expression crétinisme parlementaire qui la visait, sera repris plus tard par Engels qui la reprendra pour accusé le parlement de Francfort du mal, « d’une maladie incurable » qui faisait pénétrer « dans ces infortunées victimes la conviction solennelle que le monde entier son histoire et son avenir étaient gouverné par la majorité dans ce corps représentatif particulier qui a l’honneur de les compter parmi ses membres » Melenchon ne nous prose rien d’autre, il est tout tourné vers la gloire présidentielle et ses conséquences législative pour avec une révolution dans les urnes nous enfermer dans une assemblée constituante dont tous le salut viendrait. 

 

Loin de s’appuyer sur les luttes des masses , il nous renverrait assurément dans l’ornière des cinquante dernières années, tout occupé par son complexe de Charléty. Marx s’en prenait pour le démystifier, au neveu de l’oncle et à son impérialisme impériale, nous avons à faire un travail de la même dimension avec le plus mittérrandien des trotskystes et sa révolution citoyenne, mais nous ne pourrons échapper non plus à la tache d’une relecture critique des années d’union de la gauche et de ses stratégies mortifères.

 

Gilbert Rémond

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Les inégalités de patrimoine en image

24 Novembre 2016, 19:44pm

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Le cri d’alarme du secteur de l’aide à domicile dans la région

23 Novembre 2016, 17:20pm

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Le cri d’alarme du secteur de l’aide à domicile dans la région

Dominique Watrin, Sénateur du Pas-De-Calais, membre de la Commission des Affaires Sociales du Sénat et ancien vice président du conseil départemental du Pas de Calais en charge des personnes âgées, Michelle Demessine, Sénatrice du Nord, Fabien Roussel, Secrétaire Fédéral du PCF Nord et Adjoint au Maire de Saint Amand les Eaux, et Hervé Poly, Secrétaire Fédéral du PCF du Pas-De-Calais, donnaient, lundi 21 Novembre, une conférence de presse sur l’aide à domicile dans la région.

Forts d’une rencontre avec les représentants du secteur lors de leurs journées parlementaires à Wallers Arenberg, le 14 septembre dernier, puis à Bruay sur Escaut, le 21 octobre, ils mettent un point d’honneur à défendre ce secteur qui connaît des besoins croissants mais qui a pourtant perdu 10 000 emplois dans la région. Alors que le coût d’une heure de travail est de 25 euros sur la base d’une étude diligentée par la direction générale de la cohésion sociale, le département du Nord rembourse, en effet, les structures à hauteur de seulement 17,50 euros et de 23,50 euros dans le Pas-De-Calais. Bon nombre d’entre elles sont ainsi sous la menace permanente d’une liquidation judiciaire. Cela se conjugue par des soins express accordés à nos ainées et à une précarité rampante des salariés par un recours massif au travail à temps partiel et une rémunération mensuelle moyenne de 832 euros. Par la voix de Dominique Watrin, vendredi dernier, dans le débat sur le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2016, les sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen ont, pourtant, porté un amendement qui aurait remis sur pied le secteur de l’aide à domicile, dès le 1er janvier prochain. En créant une contribution de solidarité des actionnaires de 0,3% sur les dividendes des entreprises, l’Etat aurait pu récupérer 600 millions d’euros affectés à l’aide à domicile pour un remboursement des structures à hauteur du juste prix de 25 euros.Mais au lieu de cela, le gouvernement a préféré faire la sourde oreille et ne propose rien pour résoudre cette question de société. Au fond, il est plus que jamais nécessaire de créer un 5ème risque de la branche de l’Assurance Maladie qui est un volet de modernisation de notre système social. C’est pour porter cette ambition et amplifier la mobilisation que Michelle Demessine et Dominique Watrin réuniront prochainement, au Sénat, les grandes associations d’aide à domicile.

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Candidature communiste : les faits sont têtus !

16 Novembre 2016, 18:51pm

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Depuis que la conférence nationale du PCF a placé le choix de la candidature communiste en tête, nous assistons à un sérieux enfumage par l’équipe dirigeante visant à cacher ce qui s’est vraiment passé et à décourager les partisans de la candidature communiste.

Le vote très majoritaire de la résolution est systématiquement mis en avant pour faire passer au second plan le vote de la conférence nationale qui s’est prononcée à 55,69 % pour l’option 2, malgré la prise de position de dernière heure du secrétaire national en faveur de Mélenchon. Ce résultat n’est pas rien et c’est une indication qu’il faut donner aux communistes !

De la même manière, les partisans du « tout sauf une candidature communiste » se répandent sur le caractère "retirable" de la proposition, sans expliquer que le soutien à Mélenchon est lui aussi "retirable", et bien plus facilement encore. N’ayant pas été désigné par les communistes, il s’agit non de retirer une candidature mais un simple soutien !

Enfin, les rumeurs sur les candidats possibles brouillent les cartes, notamment sur la candidature Chassaigne, comme s’il fallait absolument laisser croire qu’André Chassaigne ne serait pas le candidat de la direction nationale, alors que sa prise de position en faveur de la candidature, l’annonce de sa disponibilité pour cette bataille ont évidemment rassuré ceux qui se demandaient comment faire si aucun dirigeant ne voulait affronter une telle bataille.

Et puis, la pédagogie de la peur se met en route, sur le thème du « nous sommes trop faibles pour porter une candidature ».

Pour inacceptable que soit une telle attitude, elle traduit d’abord la déception de ceux qui ont choisi « tout sauf une candidature communiste », l’absence de dynamique du soutien à Mélenchon. Ces manœuvres en recul pour affaiblir la décision de la conférence nationale et peser par découragement sur le vote à venir des communistes ne doivent pas nous impressionner.

D’ailleurs, cette attitude révèle en creux la nature du soutien à Mélenchon pour ce qu’elle est, un choix de faiblesse, difficile à justifier. Certes des camarades défendent cette candidature pour des raisons stratégiques, et c’était déjà le cas au congrès, celle de la reconstruction d’une nouvelle force de la gauche de la gauche dans laquelle le PCF s’intègrerait, disparaissant sous la forme parti. Mais le plus grand nombre de ceux qui s’y rallient, le font faute de mieux, parce qu’ils pensent que le PCF n’a plus la force de mener sa propre bataille, idée entretenue depuis plusieurs années par nos dirigeants.

Ces camarades doivent réfléchir : notre effacement au profit de Jean Luc Mélenchon en 2012 a accéléré notre disparition du paysage politique national ; notre recul en forces organisées et électorales est depuis continu. Faut-il en rajouter en renouvelant une opération aussi néfaste ?

Le climat autour de la candidature communiste à la conférence nationale était à l’offensive et au rassemblement.

Ce n’est pas son retrait possible qui passionnait les intervenants mais plutôt la détermination à la faire avancer jusqu’au bout parce qu’elle représente une vraie chance pour l’avenir. Peut-on prétendre reconstruire la gauche sans travailler à la remontée de l’influence du PCF ? Non, et poser une candidature communiste aux présidentielles c’est affronter cette question et chercher à la résoudre. L’élection de Trump aux Etats-Unis montre qu’aucune personnalité, aussi présidentiable soit-elle, ne peut battre le FN sans que les idées et l’organisation révolutionnaire ne progressent dans le pays.

Peut on prétendre exister et nous développer comme grand parti national et passer notre tour une nouvelle fois à la présidentielle ? Les délégués ont répondu NON affirmant une candidature non pas identitaire mais existentielle pour le PCF et la gauche.

Qu’est ce qui aidera mieux nos candidats aux législatives ? Là aussi les délégués à la conférence nationale ont répondu la candidature PCF, tirant la leçon de 2012 et du caractère personnel et présidentiel de la France insoumise.

Personne n’a prétendu que la candidature communiste serait facile. Mais, c’est le seul chemin aujourd’hui qui laisse ouvert l’avenir du PCF et d’une gauche bien à gauche .

C’est aussi mettre en action la capacité de rassemblement des communistes et de leurs élus, car nous n’avons aucun complexe à avoir de ce point de vue, ni envers les partis groupusculaires d’extrême gauche, ni envers le mouvement « made in présidentielle » France insoumise, encore moins envers un parti socialiste déconsidéré par sa politique gouvernementale et les compromis locaux qui l’accompagnent.

Choisir la candidature communiste, c’est choisir de faire l’effort d’une bataille nationale, militants, candidats aux législatives et candidat à la présidentielle ensemble, c’est s’appuyer sur nos forces organisées, donc travailler à leur renforcement, c’est créer les conditions d’une bataille de masse dans la rencontre avec la population.

Choisir la candidature communiste, c’est construire en se confrontant à la réalité l’unité des communistes

Portons sans complexe la candidature communiste. La conférence nationale a entrouvert la porte, ouvrons là en grand. Plus le vote en faveur de la candidature communiste sera important, plus cette candidature sera renforcée dans le PCF comme dans le pays. Ténacité, conviction et volonté de rassembler doivent nous guider jusqu’au bout !

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Une autre vision de la victoire de Trump

14 Novembre 2016, 18:05pm

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Une autre vision de la victoire de Trump

Dans son ouvrage de référence De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville avait eu ce mot que j’ai retrouvé dans un corpus de citations de référence : « ce qui met en danger la société, ce n’est pas la grande corruption de quelques uns, mais le relâchement de tous ». Il y a une sorte de terrible prophétie dans ce propos et je me propose ici de m’en expliquer assez synthétiquement.

En écoutant une remarquable conférence d’Emmanuel Todd à quelques heures des résultats du scrutin présidentiel américain et en lisant un brillant papier de Serge Halimi dans le Monde Diplomatique lui aussi antérieur aux résultats, j’ai pris conscience d’un fait dont je n’envisageais jusque là que de bien timides contours. Contrairement à tout ce que l’on a pu dire, écrire et penser sur cette élection présidentielle, au travers du prisme d’une presse française et même européenne plus mauvaise que jamais, il n’est pas question d’une preuve supplémentaire du déclin inéluctable des États-Unis, comme si on ne pouvait résumer le duel Clinton-Trump que comme une vulgaire dualité entre la peste et le choléra. Au contraire, il est question d’une volonté relativement réelle et partagée des citoyens américains de reprendre la main sur le devenir commun de leur nation. De ce point de vue, nous assistons à un mouvement historique de la pensée politique, sociale, économique et culturelle américaine. Cette campagne présidentielle, elle a été le réceptacle d’une critique de plus en plus forte et acerbe du modèle libre-échangiste que le monde anglo-américain a pourtant initié à l’échelle du monde. Todd dans sa conférence, fabrique, comme on peut s’y attendre avec lui, un lien qui me semble pertinent entre ce fait historique connu et le modèle familial anglo-saxon fortement inégalitaire. C’est l’ultra-individualisme qui est d’ailleurs le fondement de la constitution américaine.

Alors pour bien comprendre ce mécanisme, il y a trois étapes, trois séquences historiques à mettre en relief. L’arrivée au pouvoir de Reagan et l’extinction violente de l’idée protectionniste et par là, de la défense de l’emploi industriel, de la protection de la production avec l’effondrement des barrières douanières. Ces dernières passent, au cours du XXème siècle, de 20 à moins de 2% avec une importante accélération dans les années 1960 et plus encore dans les années 1980. Les démocrates sont d’ailleurs balayés en 1984 lorsqu’ils défendaient un programme protectionniste. Durant cette période, on assiste à une destruction de l’emploi industriel aux États-Unis et à un creusement des inégalités. Cela, alors que dans le même temps le niveau d’éducation ne cesse de progresser. De plus en plus de jeunes américains d’une même classe d’âge accèdent aux études supérieures dans une constante évolution au cours du siècle dernier. Fait contradictoire également, le niveau de revenu médian continue malgré tout d’augmenter. C’est essentiellement du à la progression de l’emploi des femmes qui permettent donc l’entrée d’un deuxième salaire dans le foyer. La seconde période débute il y a peu avec la crise de 2007/2008 dont les États-Unis et le monde ne sont pas encore réellement remis. Les inégalités ont explosé, l’emploi industriel a prodigieusement continué à se détériorer. On voit réapparaître une baisse de l’espérance de vie au sein de la classe ouvrière mais également de la classe moyenne, c’est-à-dire aux États-Unis aujourd’hui chez celles et ceux qui ont un cursus universitaire inachevé. Ainsi commence à naître la contestation du libre échange, du néo-libéralisme dans une partie de la société américaine. On se souvient du mouvement symbolique d’occupation à Wall Street ou encore du développement et du succès d’un cinéma engagé autour de Oliver Stone, de Michael Moore ou plus récemment de l’inattendu succès de Margin Call ou encore le très bon Loup de Wall Street de Martin Scorsese. C’est là que nous entrons dans la troisième phase, celle d’aujourd’hui avec ce résultat inattendu, la victoire de Donald Trump.

C’est aussi là que je veux redire un mot sur le rôle déplorable des médias. L’analyse à tirer de ce scrutin est au demeurant assez simple. Le renforcement du niveau d’éducation jumelé aux nocives conséquences du libre-échangisme, ont causé en Amérique une fracturation à bien des égards inédite. Les éléments de cette fracturation nous donnent à voir les caractéristiques fondamentales des deux électorats bien distincts de Trump et de Clinton, mais également les raisons du succès de Bernie Sanders durant la primaire démocrate. En effet, contrairement aux portraits caricaturaux et simplistes que la presse a pu dresser, l’électorat de Trump n’est pas exclusivement un électorat analphabète, obèse, raciste et inconséquent. Les premiers à se ranger derrière Trump durant les primaires sont les blancs de la classe moyenne avec ce fameux cursus universitaire inachevé. Eux qui souffrent du déclassement, de la stagnation de l’espérance de vie, de la dégradation de leurs conditions de vie. C’est d’ailleurs, la même chose ici, chez nous en France. D’où l’importance de comprendre les mécanismes électoraux américains de cette présidentielle. Le vote front national n’est pas l’exclusivité de citoyens incultes, d’une France profonde vue par l’establishment comme misérable et à qui, d’ailleurs, il ne faut même plus parler comme le suggérait la très « propre sur elle » fondation Terra Nova. Le choix que Clinton et son staff ont fait pourtant en négligeant des États plutôt populaires et ouvriers durant la campagne. De fait, la classe ouvrière blanche a été elle aussi entraînée par la dynamique Trump. Les chiffres le montrent fort bien d’ailleurs. Les blancs représentent 70% de l’électorat aux États-Unis. Il est donc loin d’être minoritaire contrairement à ce que certains tentent de vouloir faire croire. 58 % d’entre-eux ont choisi Trump pour 37 % qui ont préféré Clinton. 67 % des blancs non diplômés ont choisi Trump, soit une progression de 14 points par rapport aux dernières présidentielles de 2012. Le vote Trump a donc été un vote de contestation face à l’idée de l’empire ouvert où règne la déréglementation ; un monde que représente parfaitement Clinton. Sans doute peut-on faire le lien avec le succès des discours anti-immigration du candidat Trump. C’est bien la sauvegarde de l’emploi et le rejet de l’idée d’une mise en concurrence avec des travailleurs moins coûteux qui a permis le succès du discours de Trump. Il serait trop simple et contre-productif de n’y voir que du racisme patenté.

La même erreur d’analyse a été faite concernant le Brexit. Oui c’est la classe ouvrière qui choisit de remettre en cause l’adhésion à l’Europe. Oui c’est la classe ouvrière qui décide de rejeter le libre-échange et un monde ouvert qui a pour conséquence directe la destruction de plusieurs milliers d’emplois. La nouvelle cheffe du gouvernement britannique Theresa May l’a parfaitement compris. De manière pragmatique elle enterre l’héritage thatcherien et promet un plan de relance inédit avec le retour de l’État dans l’économie. Sans doute que le parti Travailliste restera encore pour un moment dans l’opposition n’ayant pas voulu intégrer ce phénomène malgré l’accession de Corbyn à la tête de ce dernier. Pendant qu’il manœuvrait prudemment en interne contre les blairistes pour sauvegarder l’unité du parti, il n’a pas pu prendre ouvertement position comme il l’aurait sans doute souhaité. C’est la grande faute actuelle du PCF et même de Jean-Luc Mélenchon qui souffle le chaud et le froid sur l’Europe. C’est l’une des grandes forces du Front National alors même que ce dernier ne croit pas dans le fond à l’argument de la sortie. Il suffit de regarder les votes du clan Le Pen au parlement européen.

Il me semblait important de revenir sur ces quelques éléments d’analyse bien loin des élucubrations idiotes d’une classe dominante vexée d’être désavouée de la sorte par le suffrage universel. Malgré toute la campagne de dénigrement du candidat Trump, malgré une allégeance absolue à Clinton et à la vision du monde qu’elle porte de la part des médias, des économistes, de nombreux intellectuels, le peuple américain comprend que ses intérêts sont ailleurs. Trump a su parfaitement les incarner durant la campagne au-delà de l’excentricité, du populisme vulgaire qu’on lui a attribué non sans raisons il faut le dire.

Alors, lorsque l’on voit les débats de la primaire de la droite en France on se dit que le pire peut advenir. Les 7 candidats n’ont rien compris du mouvement de l’histoire actuel. Alors qu’il faudrait un discours économique volontaire et apaisé, se proposant de protéger l’emploi, de sécuriser les parcours professionnels et sociaux, ils promettent plus de casse, plus de déréglementation, plus de libre-échange. C’est là où le danger est réel. C’est là où l’immense responsabilité de nos élites est en jeu. Car il faudrait être d’une bêtise sans nom et d’une irresponsabilité folle pour prédire l’inéluctable défaite du FN dans 6 mois.

Guillaume Sayon

 

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