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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #infos pcf

SANS DOMICILE FISC pour la cellule de Beaurains

4 Février 2017, 14:01pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

SANS DOMICILE FISC pour la cellule de Beaurains
SANS DOMICILE FISC pour la cellule de Beaurains

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CAC40 : augmentation record des dividendes en 2016

4 Février 2017, 09:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CAC40 : augmentation record des dividendes en 2016

En 2016, les entreprises du CAC40 ont distribué près de 56 milliards d’euros de dividendes, un niveau record depuis la crise financière de 2008. Total, Sanofi et Vivendi représentent à elles seules le tiers de cette somme. Des chiffres qui reflètent le primat des profits à court termes des actionnaires, au détriment de la stratégie industrielle des firmes, des salaires, mais aussi des coûts sociaux et environnementaux générés par leurs activités.

Les entreprises du CAC40 ont distribué en 2016 la somme record de 56 milliards d’euros en dividendes et rachat d’actions. Un chiffre en nette hausse par rapport à 2015, où il n’était « que » de 43 milliards. En moyenne, les grandes entreprises françaises ont redistribué 57% de de leurs bénéfices aux actionnaires en 2016, contre 51% en 2015.

Trois entreprises seulement représentent les deux tiers des montants redistribués aux actionnaires : Sanofi et Total, les deux principales capitalisations boursières françaises, mais aussi Vivendi, qui a débloqué un dividende exceptionnel de 3,8 milliards d’euros en plus de ses dividendes « normaux » de 5,8 milliards. Dans le cas de Vivendi, ces chiffres sont le résultat de l’arrivée de Vincent Bolloré, qui a pour habitude de ponctionner la trésorerie des firmes dont il prend le contrôle pour lui faire servir ses propres intérêts [1].

Comme le rappelle Novethic, Sanofi (6,7 milliards de dividendes en 2016) est exposée quant à elle à des affaires de sécurité sanitaire comme celle de la Dépakine (lire notre article) qui pourraient lui coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros pour indemniser les victimes.

Quant à Total (5,9 milliards), les dividendes distribués chaque année représentent autant de paris sur la perpétuation de l’extraction de pétrole et de gaz malgré leur rôle dans la crise climatique. C’est aussi autant d’argent qui ne sera pas consacré à une véritable transformation de son modèle commercial pour répondre aux exigences de la transition énergétique (sur ce point, voir notre récent rapport Total : une stratégie climat en trompe-l’oeil).

Déséquilibre

Comme chaque année, de nombreux commentateurs ont souligné les risques intrinsèques à l’explosion des dividendes, au détriment notamment des investissements qui assurent la pérennité à long terme des firmes. Selon les calculs de Christian Chavagneux pour Alternatives économiques, les entreprises non financières françaises ont distribué en 2016 deux fois plus de dividendes qu’elles n’ont consacré à l’investissement - une proportion inversée par rapport aux années 1980. Contrairement à un argument parfois invoqué, ces dividendes ne contribuent que très modérément à entretenir la prospérité de l’économie et de la société française dans son ensemble, au vu de la faible taxation du capital et du fait que plus de 50% des actionnaires du CAC40 sont étrangers.

La hausse ininterrompue des dividendes illustre donc une nouvelle fois la manière dont les entreprises sont de plus en plus gérées uniquement pour leurs actionnaires, au détriment de leur stratégie industrielle (investissements) et de leurs travailleurs (salaires), sans parler de la problématique de la prise en compte de leurs coûts sociaux et environnementaux, qu’illustrent chacune à leur manière les exemples de Total et Sanofi.

Si, comme le rappelle Libération, les investissements et la part des salaires sont eux aussi repartis à la hausse, les profits générés par les entreprises restent très majoritairement consacrés à la rémunération du capital et des actionnaires. Malgré leurs beaux discours sur le besoin d’investir, les fonds financiers comme Blackrock continuent à prioriser la distribution de dividendes. Plusieurs entreprises, dont EDF, doivent même s’endetter sur les marchés pour distribuer des dividendes, dont le premier bénéficiaire est en l’occurrence l’État actionnaire...

Le record historique de distributions de dividendes par les sociétés du CAC40 s’établit à 57,1 milliards d’euros. C’était en 2007, juste avant la crise financière globale.

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ANDRÉ CHASSAIGNE député communiste : Revalorisation des retraites agricoles : la proposition de loi adoptée à l’unanimité en Commission

26 Janvier 2017, 18:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Communiqué. La commission des Affaires sociales vient d’adopter ce mercredi 25 janvier, à l’unanimité de tous les groupes de l’Assemblée nationale, la proposition de loi d’André Chassaigne, Huguette Bello et des députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, visant à assurer la revalorisation des retraites agricoles

La pension moyenne des agriculteurs s’élève aujourd’hui à 766 euros par mois, soit niveau inférieur à la fois au seuil de pauvreté et à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Un(e) retraité(e) sur trois a une retraite inférieure à 350 euros par mois !

C’est sur la base de ce constat alarmant, et avec l’ambition d’améliorer concrètement le niveau des pensions, que le texte a été présenté par André Chassaigne, rapporteur de la proposition de loi, devant la commission des affaires sociales.

La première mesure vise à élever le niveau minimum de pension agricole et à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire – dit « RCO ». Elle pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018, au lieu des 75 % prévus par le droit actuel. Cette mesure répond à une revendication forte des associations de retraités et des syndicats agricoles.

Sur proposition du rapporteur, cette mesure sera financée par une taxe additionnelle à la taxe sur les transactions financières. Cette nouvelle recette du régime complémentaire obligatoire des non-salariés agricoles permettra d’assurer à la fois le retour à l’équilibre du régime, tout en garantissant les ressources nécessaires à l’atteinte de 85 % du SMIC. 

L’autre volet du texte est consacré à la revalorisation des pensions de retraites dans les outre-mer au regard de leur extrême faiblesse.

Les avancées contenues dans cette proposition de loi sont à la fois décisives, urgentes et attendues par l’ensemble du monde agricole. Suite au vote unanime en commission, elles devraient être définitivement adoptées le 2 février prochain en séance publique.

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Présidentielle et législatives : Pour une campagne communiste !

26 Janvier 2017, 06:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le dernier Conseil National a témoigné des difficultés considérables dans lesquelles se débattent les communistes alors que les campagnes de la présidentielle et des législatives s’amorcent.

 

Le renoncement à une candidature communiste à la présidentielle continue d’affaiblir considérablement notre visibilité nationale et handicape nos candidats aux législatives. Dans ces conditions, la campagne autonome annoncée tient de la prouesse.

 

Notre soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon se heurte à son indifférence apparente. Il est clair que celui-ci, sur le terreau de la décomposition politique, s’installe dans une démarche présidentiable et personnelle visant entre autres à dépasser les partis et tout particulièrement le PCF, avec l’objectif de s’approprier notre électorat achevant ainsi le projet entamé par François Mitterrand.

 

La vieille union de la gauche, issue du programme commun, agonise des renoncements de la social-démocratie et d’une conception renvoyant au sommet la transformation sociale. Certains espèrent pourtant toujours profiter de l’intransigeance de Jean-Luc Mélenchon et agitent la chimère d’une candidature de rassemblement issue de la primaire socialiste, alors que les communistes ont largement rejeté cette hypothèse et que le Parti socialiste est au bord de la décomposition/recomposition.

 

Dans ces conditions, de très nombreux camarades s’interrogent sur la stratégie suivie depuis plusieurs années et la légitimité de la direction nationale. Le refus de l’effacement du PCF est de plus en plus largement partagé, c’est un point d’unité qui peut être le fil rouge d’un renouveau de notre parti. Le respect du choix des communistes pour la présidentielle et la mobilisation de toutes nos forces pour les législatives sont essentiels.

 

Nous prenons date pour un débat stratégique, bilan, perspectives et responsabilités de la direction nationale, qui devra s’ouvrir après la période électorale qui se terminera par les sénatoriales. Ce débat ne peut se limiter aux présidentielles, il doit aborder autant la question de l’Union européenne que celle des grandes réformes nationales nécessaires, en passant par la bataille pour la Paix. Nous avons besoin de construire le chemin de la conquête du pouvoir et de la révolution populaire dans un pays capitaliste développé, alors que de plus en plus de citoyens mesurent les limites d’une démocratie renvoyée au seul système électoral.

 

Avec la présidentielle, le capitalisme n’a qu’un objectif : créer les conditions d’une nouvelle aggravation de l’exploitation des salariés, de la marchandisation de la vie humaine et de sa domination sur toute la planète. Il ne peut y parvenir avec un gouvernement en faillite et lance donc ses pions pour garder la main : droite dure avec Fillon, fascisme avec Marine Le Pen et le leurre Macron, celui qui promet que « quand on croit à ses rêves, ils finissent par se réaliser », le comble du cynisme quand on sait les rêves brisés par la misère, la guerre et le pillage de la planète de millions d’êtres humains.

 

Notre combat, c’est de construire la résistance à ce nouveau recul social et démocratique qui s’annonce, jusqu’à l’empêcher et à ouvrir une nouvelle perspective.Nous appelons les communistes à refuser la paralysie, le renoncement et les vieilles combines d’appareil qui ne peuvent que nous enfoncer dans l’effacement du PCF. Soyons nous-mêmes et travaillons ensemble à une campagne communiste appuyée sur l’ancrage de nos militants dans les entreprises et les quartiers, le travail et le rayonnement de nos élus. Par nos propositions ,nos actions et nos initiatives politiques, redonnons confiance au peuple dans sa force et sa capacité à transformer la société. Plus que jamais notre pays a besoin d’un parti communiste qui joue pleinement son rôle.

 

Déclaration signée par :

 

Caroline Andreani, Danielle Trannoy, Gilles Gourlot, Jean-Pierre Meyer, Jean-Jacques Karman, Paul Barbazange, Anne Manauthon, Marie-Christine Burricand, Michaele Lafontant, membres du Conseil National et Hervé Poly, secrétaire départemental du Pas De Calais

 

Michelle Bardot (67), Floriane Benoît (38), Gilbert Rémond (69), Laurent Santoire (93), Sandrine Minerva (34), Hervé Fuyet (92), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Pierre-Alain Millet (69), Bernard Trannoy (33), Guillaume Sayon (62), Clara Gimenez (34), Rémy Ferront (73), Michel Dechamps (04), Nicolas Peyraud (13), Christian Harquel (34), Danielle Bleitrach (13), Willy Pepelnjak (38), Luc Basin (26), Aimé Couquet (34), Amandine Lampin (31), Danièle Viallet (34), Pierre Viallet (34), Olga Touitou (13), Elise et Jean Baus (54), Jean-Claude Llinares (34), Leila Moussavian-Huppe (67), Carole Duperray (69), Alain de Poilly (94), René Vergnes (34), Jean-Pierre Vergnes (34), Serge Truscello (69), Charles Ramain (69), Michel Berdague (75), Jacqueline Fakiri (69), David Noël (52), Jean-Christophe Greletty (33), Jacques Lesbats (33), Gérard Calvinhac (33), Joël Yan (64)

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François Fillon a inventé un revenu universel à usage unique pour Penelope

25 Janvier 2017, 22:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Personne n’a vu Penelope Fillon au travail comme attachée parlementaire entre 1998 et 2006. Pourtant, le salaire brut mensuel de l’épouse du candidat à la présidentielle de 2017 est passé de 3 900 euros en 2001 à 7 900 euros en 2006. Que faut-il alors penser du candidat Fillon qui trouve que le Smic augmente trop vite dans notre pays et que les Français ne travaillent pas assez ?

Le Canard enchaîné de cette semaine nous apprend que François Fillon a inventé une forme de revenu universel unique pour sa femme et pour l’aisance financière de son ménage. Penelope Fillon, qui a toujours dit qu’elle se contentait d’être une mère au foyer de famille nombreuse, percevait de 1998 à 2002 un salaire de « collaborateur de député ». Son employeur était François Fillon, député de la Sarthe. La chose n’est pas illégale, mais personne n’a vu Penelope Fillon dans l’exercice de cette fonction. En 2001, son salaire brut mensuel était de 3 900 euros. En 2002, il passait à 4 600 euros, soit une augmentation de 700 euros d’un coup, ce qui fait près de 20 %. Même la grève de 1968 n’avait pas donné lieu à de telles augmentations, sauf pour le Smic qui demeure aujourd’hui trop élevé aux yeux de François Fillon.
En 2002, la droite gagne l’élection présidentielle et les législatives. Fillon devient ministre du Travail et vient habiter à Paris. Sa femme le suit pour ne pas rester seule dans la Sarthe. Il ne l’embauche pas dans son ministère. Mais ayant la chance de lui succéder comme député, son suppléant Marc Joulaud embauche officiellement Penelope « à plein temps » avec un salaire brut mensuel de 6 900 euros. Problème, de 2002 à 2007, les deux autres collaborateurs du député Joulaud n’ont jamais vu Penelope au travail. « Je n’ai jamais travaillé avec elle. Je ne la connaissais que comme femme de ministre », a déclaré au Canard Jeanne Robinson-Behre, qui travaillait pour Joulaud à l’Assemblée comme dans sa circonscription de la Sarthe. En 2006, la rémunération mensuelle brute de Penelope passe néanmoins à 7 900 euros par mois.
Pourquoi ce nouveau coup de pouce ? Le Canard ne le dit pas. Mais il faut ici savoir qu’en début d’été 2005, François Fillon ne fait pas partie du nouveau gouvernement formé par Dominique de Villepin après la démission du gouvernement Raffarin, suite au référendum perdu sur le traité européen en juin. À l’époque, un député ne peut pas retrouver son siège laissé à son suppléant en cours de mandat. Fillon doit donc attendre l’automne 2005 pour se faire élire sénateur. Voilà peut-être une des raisons de l’augmentation du salaire de madame en 2006.
Pour le reste, le Canard nous apprend que Penelope a été « embauchée », à partir de 2012, à la Revue des deux mondes de Marc Ladreit de Lacharrière, riche homme d’affaires et ami de François Fillon. Elle y a signé deux ou trois notes de lecture. Mais personne ne se souvient de l’avoir vue y travailler bien qu’elle percevait un salaire brut de 5 000 euros par mois.
On sait que le projet présidentiel de François Fillon prévoit de supprimer l’impôt sur la fortune, de supprimer les 35 heures et d’aligner la durée hebdomadaire du travail sur 48 heures, comme c’est le cas dans certains pays européens. Il prévoit d’augmenter de 2 % la TVA que les plus pauvres paient aussi sur tout ce qu’ils achètent, ce qui réduira leur pouvoir d’achat. Il faut enfin citer ce qu’il propose dans son livre (1) concernant le Smic : « Je pense également qu’il faut revoir le mécanisme de revalorisation du Smic qui, même sans “coup de pouce”, augmente mécaniquement chaque année, en étant indexé à la fois sur l’inflation et sur 50 % des gains de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et employés. Ce dispositif doit pouvoir être révisé en prenant en compte la pression de la compétition internationale et l’état de nos performances par comparaison avec nos principaux concurrents. »
Le Smic augmente trop aux yeux de François Fillon. Pour reprendre ses arguments, « les performances » de Penelope Fillon comme assistante parlementaire n’ont jamais pu être comparées avec ses « principaux concurrents » auprès de Fillon et même de Joulaud, puisqu’elle n’a jamais été vue au travail.
Ces dernières semaines, François Fillon a souvent mis en exergue sa foi chrétienne pour tenter de se présenter aux yeux des Françaises et des Français comme un homme charitable. Mais, pour reprendre une formule bien connue aux yeux de François Fillon, c’est toujours « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Le doublement de la paie de Penelope en cinq ans le prouve alors que son activité professionnelle reste à prouver.
Même quand on a toujours voté à droite, il peut probablement paraître difficile de voter pour François Fillon cette année. 
HUMANITE.FR

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Résistance ou Collaboration linguistique ?

21 Janvier 2017, 10:47am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est l’heure du choix pour les candidats et les électeurs français : face à MM. Macron et Gattaz, chevaux de Troie du tout-anglais en France et en Europe,

REPRENONS LANGUE !

Prenant la parole à Berlin dans le cadre de sa candidature à la présidence de la République… française, Emmanuel Macron a prononcé son discours en anglais « pour être compris de tous » (sic).

Le 11 janvier, s’exprimant sur France-Info dans l’émission de J.-M. Aphatie, le chef de file du MEDEF, Pierre Gattaz, a salué ce reniement macronien de la langue française en expliquant laborieusement que l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais (M. Aphatie a relevé l’ « oxymore »), « langue universelle des affaires » : une assertion à la fois fausse et hors-sujet, sauf à réduire l’activité à venir d’un futur chef de l’Etat à une forme d’affairisme international. Le patron des patrons a même précisé que les jeunes Français devaient apprendre à « lire, écrire, compter » en anglais, même s’il a ajouté, pour adoucir l’énormité de son propos, que bien sûr ils devaient aussi maîtriser le français (on respire !).

Dans cette même émission, M. Gattaz a aussi expliqué que pour « gagner », la France devait accepter les délocalisations industrielles, limiter les droits sociaux et les garanties du code du travail qui freinent, selon lui, les entreprises. La question est de savoir si cette prétendue « France qui gagne » à l’international serait autre chose, une fois privée de sa langue et de ses acquis sociaux, qu’un « couteau sans manche dont on a perdu la lame »… Bref, une « France » dénaturée dont ne bénéficierait qu’une minorité de privilégiés.

De plus en plus il apparaît qu’une part croissante de nos « élites » (?) économiques et politiques est déterminée à liquider notre langue au niveau international comme au niveau national, quitte à violer grossièrement l’article II de la Constitution, lequel dispose que « la langue de la République est le français ». Déjà l’ex-président du MEDEF et du syndicat patronal européen Ernest-Antoine Seillière avait déclaré en 2004 qu’il n’officierait plus, en tant que patron deBusinesseurope, qu’ « en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires ». Déjà M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères de N. Sarkozy, affirmait lui aussi cyniquement que « l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais » (sic). Déjà, Mme Fioraso, ministre de F. Hollande, a fait de l’anglais une langue universitaire en France au mépris de la loi Toubon qui institue notre langue en « langue de l’enseignement ». Déjà de grandes entreprises comme Renault ou PSA basculent toute leur documentation interne à l’anglais en France même, sans parler de la grande distribution qui privilégie l’anglais (Carrefour City, Simply Market, etc.), des « services publics » et des ex-services publics (SNCF, EDF, Orange…) qui affichent trop souvent leur publicité et leurs enseignes en frenglish ou en mauvais anglais ; ni de la « France » qui chante en anglais à l’Eurovision, des films tournés en anglais en France sur subvention de l’Etat, des émissions intitulées en anglais sur des chaînes publiques, etc.

Manifestement, l’aile marchante de l’oligarchie politico-financière « française » a décidé, à l’occasion des présidentielles, de franchir un seuil décisif dans l’assassinat programmé de la langue nationale, qui est aussi, rappelons-le, la langue officielle de dizaines de pays dans le monde : après la loi du silence qui, depuis des années, interdit de fait aux grands médias de mettre en débat le basculement linguistique insidieusement en cours en France, voici que certains milieux – dont MM. Macron et Gattaz sont l’avant-garde – passent à l’arrachage officiel, quitte à tenir à mi-voix à l’égard du français d’hypocrites propos élogieux en forme de soins palliatifs…

Nous refusons et refuserons avec acharnement cet attentat cynique contre le peuple français et les autres peuples de la Francophonie. C’est le moment ou jamais pour les amis du français et de la Francophonie d’interpeller vigoureusement les candidats aux prochaines élections, présidentielle et législatives :

- oui ou non, condamnez-vous l’attitude anti-francophone caractérisée de M. Macron et de ses « hampers » (ainsi se nomment ses partisans) ?

- oui ou non, ferez-vous enfin respecter et renforcerez-vous la loi Toubon, y compris en sanctionnant les « collabos de la pub et du fric » (dixit Michel Serres) qui ne recourent au français dans leur « com » que pour mieux le polluer et introduire le « Globish Business » ?

La résistance et le civisme linguistique sont décisifs pour sauver notre langue, premier service public de France et socle du lien social, pour imposer le respect dû à tous les Francophones de France et d’ailleurs, pour sauvegarder l’égalité entre les citoyens français dont l’écrasante majorité n’est pas « English Mother Tongue »*. Cette résistance est également vitale pour préserver la diversité des langues qui n’importe pas moins à la culture mondiale que la diversité des espèces n’importe aux défenseurs de la nature.

Au demeurant, Macron n’a pas seulement piétiné le français en parlant anglais à Berlin, il a aussi humilié les germanophones, qui ne sont pas tous censés parler la langue du « business » macronien ! Il est vrai qu’en Allemagne aussi la trahison linguistique fait rage à l’initiative du haut patronat : la société Volkswagen ne vient-elle pas de passer toute sa communication d’entreprise à l’anglais au mépris des ouvriers et des consommateurs allemands ? Assez de ce totalitarisme linguistique, d’autant plus odieux et ridicule que l’Angleterre est en passe de quitter l’U.E., si bien que légalement, l’anglais ne peut plus être la langue officieuse, et encore moins, la langue officielle, des institutions européennes !

Macron se donne des airs de « transgresseur » et de « moderniste » en humiliant sa langue maternelle à l’international. Or il n’y a rien de moins moderne que cet assassinat de la diversité culturelle, rien de plus conformiste que cette allégeance au tout-anglais et à ce qu’il signifie de soumission à l’Empire néolibéral anglo-saxon…

Résistance ou collaboration linguistique, l’heure du choix est venue pour tous les citoyens épris de dignité. Ensemble, sauvons notre langue, et avec elle, la diversité linguistique mondiale, de l’oppression du tout-anglais porté par le monde de la finance.

*= « langue maternelle anglais » : nombre d’offres d’emploi de postes de hauts cadres réservées aux anglophones, ce qui revient à introduire indirectement une préférence nationale à l’envers qui n’est pas moins douteuse que son inverse.

Signataires (11.01.2017). Pour se joindre à cet appel, écrire àgastaudcrovisier2@wanadoo.fr

Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistiques)

Stéphane Sirot, historien du syndicalisme

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-VII

Bernard Guillaumin, trésorier national de l’Association CO.U.R.R.I.E.L.

Philippe Loubière, docteur ès lettres

Matthieu Varnier, secrétaire général de l’Association CO.U.R.R.I.E.L., roboticien

Philippe de Saint-Robert, ancien Commissaire général à la langue française, président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)

Guy Chausson, Association Lotoise des Amis de la langue française

Francis Combes, poète

Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien ambassadeur, président d’association pour le français et la Francophonie

Pierre Pranchère, ancien Franc Tireur et Partisan de France, ancien député de Corrèze

Aurélien Djament, mathématicien, CNRS

Rose-Marie Serrano, traductrice d’espagnol

Patricia Latour, journaliste

Daniel Miroux, président de l’Alliance Champlain

Benoît Foucambert, syndicaliste (81)

Christophe Pouzat, neurobiologiste

Christian Darlot, chercheur CNRS

André Tosel, professeur émérite de philosophie, Université de Nice

Marcel Girardin, administrateur de Défense de la langue française en Pays de Savoie

Anna Persichini, secrétaire, militante syndicale CGT (06)

Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France

Denis Foucambert, professeur de psycholinguistique, Université du Québec (Montréal)

Alain Fleury, auteur, comédien, metteur en scène (76)

Aymeric Monville, éditeur

Daniel Dubois, syndicaliste, libre-penseur, élu (Adjoint au Maire, 59).

Giovanni Di Mino, professeur de langue vivante (13)

Christian Champiré, maire de Grenay (62)

Joël Mayet, ingénieur, délégué régional Nord-Pas-de-Calais du CO.U.R.R.I.E.L.

André Prone, environnementaliste, poète et essayiste

Marceau Déchamps, vice-président d’honneur de Défense de la Langue Française, secrétaire général adjoint.

Régis Ravat, délégué CGT Carrefour-Nîmes Sud

Romain Vignest, président de l’Association des professeurs de Lettres

Georges Aimé, vice-président de l’Académie du gaullisme

Gautier Weinmann, fonctionnaire territorial (62)

Claude Gaucherand, contre-amiral et écrivain

Dominique Watrin, sénateur du Pas-de-Calais

Bernard Genet, militant anti-impérialiste (13)

Annette Mateu-Casado, documentaliste retraitée (66)

Geneviève Blache, militante gaullienne pour le Frexit (06)

Dominique Mutel, agrégé d’anglais (62)

Léon Landini, ancien officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, Médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur, président d’honneur du CO.U.R.R.I.E.L.

Laurent Lafforgue, mathématicien, professeur à l’IHES

Barbara Flamand, poétesse (Belgique) - Commentaire de B. Flamand (Bruxelles) : « Cette attaque contre la langue est à la fois culturelle, politique, historique. Contre une telle attaque il faut soulever un mouvement de masse. En gommant leur langue, les Français vont-ils lire Montaigne en anglais ? Chanter la Marseillaise en anglais ? Et apprendre dans cette langue comment les versaillais ont écrasé La Commune ? La langue est le patrimoine collectif en même temps qu'individuel. Le peuple ne peut pas laisser les décideurs souiller la France de Ferrat et de bien d'autres ».

 

 

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8 personnes = 50 % de la population mondiale

21 Janvier 2017, 10:32am

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Stop à l'évasion fiscale

8 Janvier 2017, 08:10am

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Stop à l'évasion fiscale
Stop à l'évasion fiscale

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Vendin-lez-Béthune : un don anonyme de plusieurs milliers d'euros au Secours Populaire

5 Janvier 2017, 17:03pm

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Vendin-lez-Béthune : dans une enveloppe mystère, un don anonym...

Vendin-lez-Béthune : dans une enveloppe mystère, un don anonyme de plusieurs milliers d'euros au Secours Populaire. Les infos ▶ http://bit.ly/2hKDTOb

Publié par France 3 Nord Pas-de-Calais sur lundi 2 janvier 2017

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Les Temps Forts 2016 de l’Huma en vidéo

3 Janvier 2017, 17:32pm

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Meilleurs vœux de la fédération communiste du Pas de Calais

3 Janvier 2017, 17:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Meilleurs vœux de la fédération communiste du Pas de Calais

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ABROGATION LOI TRAVAIL : une proposition de loi en discussion au Sénat le 11 janvier 2017

16 Décembre 2016, 21:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les sénateurs du Groupe communiste, républicain et citoyen ont présenté un texte proposant l'abrogation de la loi travail. Cette proposition doit venir en discussion au Sénat le 11 janvier 2017.

Coïncidence :c'est également le jour du rassemblement à Amiens pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear!

Le texte de la proposition de loi en lien ci-dessous :

 

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PCF : radiographie d’un vote militant

30 Novembre 2016, 18:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les militants communistes ont voté. À une majorité modeste, ils ont choisi le soutien à Jean-Luc Mélenchon, mais le résultat global dissimule d’importantes inégalités. Comment comprendre les évolutions internes du monde militant ? Regard  (le site) sur un vote éclaté…

Les analyses qui suivent s’appuient sur les chiffres officiels rendus publics par la direction du PCF. 

1. Entre 2011 et 2016, le corps électoral communiste s’est rétracté : il est passé de 69.300 à 56.600, soit un recul d’un peu moins de 20%. Désormais, plus de 40% des cotisants communistes se trouvent regroupés dans 13 départements qui comptent plus de 1.000 cotisants à jour. La passion du débat interne a provoqué une participation légèrement plus importante qu’en 2011 : 7 cotisants sur 10 se sont déplacés pour voter.

2. En 2011, Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 59,1% des suffrages exprimés ; cette fois il n’en recueille que 53,5, soit un recul de 5,4%.

Il progresse dans 24 départements ; dans 10 d’entre eux, il progresse de plus de 10% et, parmi eux, dans des départements a priori inattendus comme le Puy-de-Dôme, le Nord et le Pas-de-Calais. En revanche, il recule de plus de 30% dans 7 départements, il est vrai d’implantation modeste, à l’exception de la Corrèze.

Une grande part de renversement de situation entre la Conférence nationale et le vote militant semble s’être joué dans cinq grosses fédérations, la Seine-Maritime (où le maire de Dieppe Sébastien Jumel s’était engagé en faveur de JLM), le Nord et le Pas-de-Calais (où les mauvais résultats communistes des européennes ont peut-être atténué les propensions à un solo communiste), le Gard et le Val-de-Marne (où le poids des élus a pesé en faveur de Mélenchon).

Ces cinq fédérations regroupent de fait plus de 20% du nombre national de cotisants.

 

3. Un fait mérite de retenir l’attention. À trois reprises, en juin 2016 (vote des militants pour le 37e Congrès), le 4 novembre 2016 (Conférence nationale) et à la fin novembre les votes internes au Parti communiste se sont soldés par de courtes majorités, en faveur de la direction ou contre elle.

Mais les majorités n’ont jamais été les mêmes. Si l’on observe la ventilation des résultats entre les différentes options, on est tenté de suggérer qu’il y a désormais quatre sensibilités dans l’organisation, d’importance sensiblement égales. Un quart des suffrages se retrouvent dans les options les plus "ouvertes", qui ne font pas de la protection de l’organisation le critère premier des alliances politiques : ce groupe s’est retrouvé au Congrès autour de la motion "Ambition communiste" et a participé à l’initiative récente de "Front commun".

Un second groupe, aux traits très marqués, est avant tout sensible à la nécessité d’affirmer une identité communiste en tant que telle, ce qui suppose de concourir sous l’étiquette communiste aux élections, surtout les plus structurantes. C’est cette sensibilité qui a porté avec le plus de cohérence l’option d’une candidature communiste.

Un troisième groupe conserve l’attachement à l’existence d’un parti communiste distinct, mais comme condition pour peser dans des alliances à gauche, et d’abord avec le parti socialiste. Héritière de l’esprit de « gauche plurielle », cette sensibilité a promu la candidature communiste en 2016, sans renoncer à la possibilité d’une alliance de la plus large gauche, si les conditions se modifient au début 2017.

Enfin, le quatrième groupe est structuré autour du groupe dirigeant actuel. Il considère que le communisme ne peut exister sans parti communiste déclaré pour le faire vivre. Attaché à l’existence d’une structure pérenne et dotée de moyens matériels, il considère que l’option tactique, notamment électorale, est seconde par rapport à cet objectif. Selon les moments, il privilégie le rapprochement avec tel ou tel des groupes précédents. C’est en cela qu’il se considère comme l’axe des rassemblements internes.

Un équilibre instable

Au Congrès du printemps 2016, la direction s’est appuyée plutôt sur le troisième groupe qu’il a intégré dans le dispositif en place. Dans la phase préparatoire à l’élection présidentielle, ce sont le second et le troisième groupes qui ont convergé pour porter l’option d’une candidature communiste. Dans l’ultime phase, à la veille de la Conférence nationale, c’est un rapprochement avec la première sensibilité qu’a fini par choisir le secrétaire général, inquiet des effets destructeurs possibles d’une candidature communiste. Sans l’engagement déterminé de cette sensibilité, le renversement de majorité n’eût pas été possible.

Le problème est que cet équilibre, où aucun groupe n’est un bloc sans nuances, est par essence instable et la fragilité des majorités en atteste. Jusqu’à ce jour, la culture de l’unité partisane l’a emporté mais, il est vrai, dans des contextes où les minorités étaient réduites et relativement isolables dans l’organisation. C’est ce trait qui a permis l’épuisement de toutes les "dissidences" antérieures, à plus ou moins longue échéance.

L’élection présidentielle et ses conséquences, ses effets sur la restructuration politique générale, et notamment à gauche, permettront-ils la reproduction de cette culture ? Il est bien sûr impossible de le dire. Dans l’immédiat, la majorité des militants qui se sont exprimés ont choisi de s’engager dans le soutien, étroit ou plus distancié, à celui qui fut le candidat du Front de gauche en 2012. Cet engagement sera-t-il profond ? Les rancœurs de la période récente s’effaceront-elles dans une dynamique commune ? Les semaines et les mois à venir le diront.

Les données détaillées par département peuvent être téléchargées (format .xls) ci-dessous

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Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe (1)

26 Novembre 2016, 09:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Bonjour de nombreux camarades se sont exprimé cette semaine sur le vote des communistes. Je leur donne ici la réponse aux questions qu’ils posaient telles qu’elles m’ont interrogé mais plus largement aussi a la suite de tous ce que j’ai pu lire et entendre. Comme mon texte est assez long je mettrai sur un deuxième message les textes qui m’ont interpelé et qui me semble apporter des élements à notre débat


Gilbert

 

Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe

 

Le débat fait rage depuis une semaine autour du vote que les communistes vont émettre a partir les 24, 25, 26 novembre . Il se dit et s’écrit tout et n’importe quoi sur ceux qui défendent l’option 2 . Il se dit qu’ils sont droitiers, qu’ils veulent s’allier avec le PS, qu’ils sont tous des partisans de l’Europe sociale, qu’ils sont des diviseurs, qu’ils veulent empêcher que le seul candidat en mesure de battre la droite et l’extrême droite se retrouve au deuxième tours, bref qu’a cause d’eux le pays va vers des jours sombres, que l’heure devrait être aux front anti fascistes, au rassemblement des forces de gauche pour défendre des valeurs de progrès et j’en passe des pires et des meilleurs, tant le déluge verbale est vigoureux pour nous sommer de rallier le seul pôle possible de la raison et de la renaissance communiste.

 

Comme aux grandes heures de l’anticommunisme des débuts, nous sommes reparti pour tous les fantasmes possibles et imaginables, pour tous les mensonges, toutes les constructions les plus délirantes mais aussi dans une personnalisation à outrance, un idéalisme béat . La curée est telle que Marx en prendrait des démangeaisons et une envie pressante de revenir pourfendre de sa plume sarcastique et précise tout ces tissus d’ineptie déployé en son nom . Les philistins sont de retours.

 

Martelli, au lendemain du 5 novembre lance une grand idée dans Regard le journal qu’il partage avec Clémentine Autin après avoir procédé a une fine analyse du vote. il nous dit que l’option 2 représente un vote identitaire . Mais c’est quoi ces histoires d’identité communiste ? Voila comment la sociologie de l’histoire fabrique des catégories qui viennent désamorcer la valeur combative des mots en les vidant de leur contenu pour leur adjoindre des assemblages d’idées qui ne leur appartiennent pas.

 

Il n’existe pas une identité communiste mais une pratique communiste, une pratique destinée à transformer le monde d’un point de vu concret.

 

Cette pratique est nécessairement collective mais elle a besoin d’une organisation . Qu’ensuite les communistes aillent dans les masses et participent a des collectifs c’est dans leur rôle d’organisateur et d’éclaireur . Lénine ne cesse de le répéter dans « Que faire » expliquant qu’il n’existe pas de petites revendications. Il le disait en 1902 dans une période de crise politique et de reflux de l’organisation sociale démocrate ( qui était alors le parti révolutionnaire). Cette exigence ne devrait pas avoir changer depuis, mais il reste a reformuler la question de la prise du pouvoir à quoi ces luttes sont forcément corrélées, et pour ce faire il faut une organisation structurée avec des objectifs clairs et non pas un foutoir mouvementiste articulé sur une vision petite bourgeoise de la société.

 

Les gens qui voit partout le spectre de l’identité, je leur conseil d’entreprendre un travail sur eux même, c’est qu’il doivent souffrir d’en manquer. Martelli et tous ceux qui comme lui font de l’identité l’axe de l’engagement, aimerait bien tout ramener a cette question métaphysique et traiter l’activité politique d’un point de vu ontologique plutôt que matérialiste. Pour les communistes, travailler avec les autres est une nécessité révolutionnaire et c’est d’autant plus facile quand on est clair avec soit même et que l’on a une base d’appui solide tel que devrait être un parti communiste.

 

Je rajouterai que les gens attendent cela. Les prises de consciences ne sont jamais spontanées. Elle se forgent dans les luttes et selon des degrés différents depuis des histoires et des expériences a chaque fois singulières. Le parti communiste reste ce référent permanent et solide qui permet d’apporter du sens et des perspectives. C’est pourquoi il ne doit pas disparaître et dire ce qu’il sait des matériaux qu’il a accumulé, dans les grands moments de débat national. Il s’agit d’une question tout a fait pratique qui n’a rien identitaire.

 

Autre exemple Chassaigne fait l’objet d’une attention particulière de la part de tout la sphère mellenchonistes. Il est le seul a s’opposer au ralliement soudain de la direction. Cette position le distingue et le singularise. Il devient tout d’un coup la cible de tous et le responsable de toutes erreurs du PCF de toutes les situations indélicates dont le parti s’est rendu responsable depuis cinq ans. Le PRCF lui adresse une lettre ouverte pour lui demander des comptes alors que les communistes n’ont pas encore choisi leur stratégie, mais le voila déjà désigné comme leur candidat et comme on connaît les saints on les honore, s’il est candidat il est forcément tout puissant et donc seul responsable de son programme. Chassaigne doit donc s’expliquer .

 

Puis voila qu’il refuse le costume qu’on lui prête, dénonce les risques pour le parti de disparaître en cas de soutient accordé au candidat auto proclamé de la France insoumise, dénonce son autoritarisme et une conception hyper centralisé dans la manière de faire de la politique Il est derechef violemment pris a parti par Alexis Corbières qui sur le mode du « c’est celui qui le dit qui est » rebascule sur son dos la critique adressé à Melenchon et l’accuse de s’être auto proclamé candidat a son poste de député après l’exercice de trois mandat. Mais Alexis Corbières ne s’arrête pas ce renvoi de balle, il enchaîne aussitôt sur un air que nous commençons a connaître en disant « Aujourd’hui, la seule candidature pouvant empêcher un second tour droite FN est celle de Melenchon, » puis il poursuit sur un ton menaçant « Si Chassaigne continu a s’obstiner a nous tirer dans le dos on s’interrogera sur les racines politique de cet acharnement, d’un noyau d’hypocrites remplis de mauvaise fois »

 

Depuis quinze jour les interventions des melenchonistes sont toutes taillées sur ce modèle. Elles oscillent entre la mégalomanie et les menaces. Qu’a dit Chassaigne ? Dans une tribune publié dans l’humanité il donne son analyse de la situation par les mots qui suivent

« Réunis en conférence nationale le 5 novembre à Paris, les délégués du PCF de tout le pays ont envoyé un message fort, dont la teneur et le sens profond méritent ici d’être précisés. Les médias l’ont en effet interprété comme un vote contre Jean-Luc Mélenchon. Cette lecture est superficielle. Certes, la personnalisation de cette candidature, comme son orientation, suscitent de justes interrogations auprès de nombre de nos militants. Il n’empêche, l’essentiel est ailleurs. Ce vote revêt un sens positif, constructif et dynamique ».

Franchement, peut-on continuer a le qualifié de pro socialiste « hypocrite et de mauvaise fois » quand dénonçant les coup de butoirs des gouvernements socialistes, il explique quelques lignes plus loin : « Dans le contexte actuel, une candidature issue du parti communiste est légitime et nécessaire pour faire entendre la voix des communistes. Bien au-delà, elle a vocation à rassembler les progressistes de notre pays. »

S’agit-il dans son esprit de temporiser et de tromper nos attentes quand il termine sur ces mots « Une candidature qui portera l’exigence et l’urgence de mettre en chantier une société nouvelle. Une candidature qui n’affronte pas seulement la finance par les mots, mais par les actes, en s’appuyant sur les intelligences et les mobilisations sociales. Cette fin de semaine, par leur vote, les communistes se doivent de prendre leur responsabilité devant l’Histoire, notre Histoire » ?

 

Avons nous décidé de faire d’avantage confiance à ses détracteurs, à ceux qui ne lui pardonne pas son refus d’être dans la conformité de la clique de petits bourgeois qui traîne depuis l’élection de Hollande ses état d’âme sur toutes les scènes du parisianisme et autres lundi de gauche ? Je lis ici et là que nous serions bicéphale, que les partisans de l’option 2 ne sont pas homogène entre eux et qu’ils tirent dans des directions différentes. Est-ce de cette manière que se traitent dans leur conflictualités internes les contradictions secondaires qui s’opposent dans un pacte de circonstance à une contradiction externe qui les menace ? Sont-t-elle nécessairement destiné à devenir des forces centrifuges ? Ne sont-elles pas au contraire soumises à un travail qui peut les conduire à l’unification, par une prise de conscience des objectifs communs et des ressorts que possède la situation nouvelle ? »

 

Nous soutenons une candidature communiste parce que c’est une nécessité historique pour au moins deux raisons.

 

La première c’est que si nous ne le faisons pas nous acterions de fait ce que les directions successives que nous avons connu cherchent à faire depuis Martigues, à savoir sonner la fin au PCF. 

 

La deuxième c’est que si nous le faisions pas, nous laissons les campagnes des présidentielles et des législatives sans contradicteurs face aux candidats du MEDEF et laisserions les classes populaires sans perspective de luttes, sans organisation pour leur permettent de se structurer.

 

La France insoumise n’est qu’un ramassis de petits bourgeois qui agitent le catalogue de ses revendications en faisant un bras d’honneur à la classe ouvrière. Il n’y a qu’à aller voir pour le comprendre dans son programme quelle est sa position sur la fiscalité où sont repris les propositions très rocardienne de la TVA, sur les salaires avec un SMIC qu’il propose à un niveau nettement en dessous de celui proposé par la CGT, ou sur les questions industrielles. Ce programme, ne propose aucune nationalisation significative des grands groupes qui décident de l’économie nationale et privatise de fait les services publics d’énergie avec ses propositions de transition écologique.

 

Face aux programmes de la droite, qui vont pouvoir continuer en l’accentuant encore plus fortement la politique libérale du gouvernement socialiste, ce ne sont pas quelques coups de mentons dans des messes à grand spectacle taillées sur mesures pour la nouvelle idole des classes moyennes que la riposte va pouvoir s’organiser et prendre quelque efficacité. Certains ne croient plus en notre parti, je ne sais pas comment ils concevaient leur opposition quand il militait dans ses réseaux, mais pour moi il n’y a qu’une solution envisageable, faire le travail militant avec les camarades et faire avec eux l’expérience de la vacuité de cette direction en la démontrant dans les faits à chaque fois que nous nous trouvons en défaut face aux nécessités des luttes.

 

Je constate de ce point de vu, que quelque chose vient de se manifester avec force qui traduit un refus net de ce qu’il se passe depuis des années. Contrairement à ce que beaucoup indiquent, ce refus est porté par la jeunesse qui exige d’avoir les moyens des combats pour lesquels elle s’est engagée. Il l’est aussi par tout un réseau de cadres intermédiaires qui constatent avec effarement les incompétences de notre direction et son incapacité à avoir prise sur le mouvement de la société.

 

La dernière décision prise par cette direction en est une parfaite illustration. Elle préfère au nom d’un tout sauf avec le parti, faire cause commune avec l’ennemi d’hier, plutôt que de laisser les communistes se battre sous leur drapeau. Cette direction n’est plus communiste, nous le savions, mais le plus extraordinaire c’est que ses contempteurs d’hier deviennent tout d’un coup ses plus fervents soutient, parfois au nom même du communisme dont ils auraient seuls gardé la quintessence, en remettant toutes les responsabilités que cette direction porte, sur le dos de ceux qui veulent ouvrir une autre voix que celle de la résignation .

 

Redisons le, l’option 1 est celle que défendent tous les partisans de la liquidation. Elle est celle de tous ceux qui depuis Martigues défendent les accords privilégiés avec le PS, d’ailleurs, ce week-end, Tartignolle se retrouve dans le Nord avec tout un aréopage de cette gauche de casse et de catastrophe Un camarade qui nous écrivait récemment faisait une analyse qui a priori semblait juste. Ceux qui défendent l’option 2 en effet, à première vu, ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. Cependant comme nous avons pu le constater à l’occasion du dernier congrès, nombre d’entre eux s’étaient déjà rapproché de nous sur un certain nombre de questions importantes, comme celles de la sortie de l’Europe ou du refus des primaires. Nous aurions pu d’avantage rassembler tous ces camarades si nous avions pu leur proposer un texte commun, qui dépasse les petites différences qui ont fait l’éparpillement sur les texte 3 et 4. Le refus qui nous a été opposé par celui qui aujourd’hui appelle au boycott, n’a pas permis ce rassemblement. C’est un manque à gagner pour la bataille d’aujourd’hui, c’est une perte de temps d’énergie et d’efficacité car on est toujours plus fort uni que divisé. Alors faisons attention de ne pas reproduire cette erreur.

 

Conforme à notre objectif d’unir les communistes nous avons décidé de soutenir « pour un choix clair » tout en indiquant les faiblesses et les ambiguïtés contenues dans ce texte (voir les précédents courriers que je vous ai envoyé qui sont sur le site www.lepcf.fr). Cette attitude a permis une dynamique et le résultat du 5 novembre. Cette dynamique s’est confirmé et renforcé depuis. Un deuxième appel issue d’une vingtaine de membre de l’exécutif national du parti confirme leur choix pour l’option 2 tout en appuyant d’avantage sur la nécessité d’une candidature communiste "garantie d’une démarche collective" capable de porter une exigence populaire et de travailler au rassemblement le plus large possible.

 

Comme le disait Gilles Gourlot il y a rassemblement et rassemblement ; Il y a le rassemblement de la gauche ou des gauches et puis il y a le rassemblement à faire en terme de classe, le rassemblement de tous ceux qui ont des intérêts communs contre le capital et les grands monopoles. Ce n’est pas exactement le même scénario, ni le même projet, parce que ce n’est pas le même objet. Notre conception du rassemblement réclame d’autres moyens que ceux du spectacle et des clics sur internet. Il réclame un autre engagement que celui de l’esbroufe et des reality-show show. Il réclame une force militante de terrain et des convictions de combats. C’est sur ce point particulier qu’il existe un gouffre entre le projet des communistes et celui de la France insoumise. (voir le petit reportage de Descartes et son analyse de la France insoumise)

 

Alors ne reprenons pas les méthodes, ni les présupposés de l’analyse que faisaient la gauche de la gauche sur le résultat du référendum sur la constitution européenne, d’après lesquels il y aurait eu un non de gauche et un non d’extrême droite. Et bien non, il y eu un vote de classe, principalement issue des quartiers populaires qui s’est prononcé pour le NON et un vote des classes moyennes qui s’en est distingué en votant pour le oui avec la grande bourgeoisiePareillement il y a eu le 5 novembre un vote pour le parti et la poursuite de son existence dans les luttes du peuple et un vote pour son effacement, un effacement qui a court terme enclenchera sa disparition.

 

D’une part , il faut faire l’analyse de ce vote en terme de contradictions. La contradiction principale se trouve aujourd’hui entre ceux qui veulent continuer le parti et le rendre présent partout ou se produit le mouvement de ceux qui résiste au capital et veulent un changement de société et ceux qui veulent le paralyser et le considère comme une chose inutile d’autre part. Nous avons reçu cet outil des mains des générations qui avant nous ont porté haut le drapeau du monde du travail et de la lutte des classes . Nous avons aujourd’hui la tache de lui redonner son usage, de le remettre aux générations qui viennent. Les contradictions ne sont pas des choses figées. Elles produisent du quantitatif et du qualitatif dans leurs affrontements. Je vois déjà les positions se raffermirent dans le groupe de ceux qui ont exigé « un choix clair ». Le camarade nous disait qu’il y a deux groupes qui ne sont pas en phase semble a priori avoir raison cependant je vois qu’ils se rapprochent du fait du combat qu’ils mènent ensemble et des contradictions qu’ils affrontent dans ce combat.

 

Lénine le constatait qu’il existe des périodes ou les choses s’accélèrent et ou la conscience de classe fait des bonds fulgurants, comme après 1905 ou en 1917 . On ne résout que les questions qui sont en passe d’être résolue parce qu’elles ont été mûrie par des conditions objectives. Elles le sont parfois dans la méconnaissance conscientes de leurs acteurs, ils pensent être a jamais figé dans l’attente du mouvement puis tout d’un coup le fruit tombe quand ils ne s’y attendait pas. Nous somme arrivé a un carrefour, ou tout le travail fait par le réseau depuis plusieurs congrès et singulièrement au cours du dernier, est en train de prendre sens dans la tête de nombreux communistes.

 

La campagne des primaires de la droite vient de faire souffler un vent glaciale sur le pays mais les partisans de la France insoumise n’en tire qu’une chose : ils sont les mieux placer pour les battre. Ils refusent de s’apercevoir que quelque chose venait d’arriver qui allait tout redéfinir dans les scénarios des uns des des autres. Or tout n’est pas encore connu. J’ai envie de dire mais attendez l’entré en campagne du PS avant d’établir vos certitudes . Cette campagne pointe déjà son nez avec le soutien de personnalité de la culture apporté à Hollande. Elle commence depuis les résultat du premier tour des primaires de la droite avec la montée au créneau contre ses programmes. On voit poindre à cette occasion l’esquisse d’une stratégie, le PS se présentant en seul recours crédible contre le dangereux retour au pouvoir d’une droite dure. 

 

Bientôt viendra le tour des primaires socialistes . Il n’y en aura rien que pour eux et ils vont pouvoir se poser comme le seul vote utile pour empêcher le programme revanchard de la droite. Il aurons alors beau jeux de faire apparaître Melenchon comme un diviseur, comme ils avaient déjà réussi a le faire en 2012, et je suis près a parier qu’il y aura de nombreux retour de vestes.

 

Les attaques des melenchonistes et des partisans de l’option1 cherche à nous faire peur avec des spéculations qui feront pschitt dans le vif de la campagne. L’élection qui arrive risque de nous réserver à tous une grosse surprise, ce sera cela notre brexit ou notre effet Trump. C’est a dire qu’à la sortie de la foire d’empoigne à laquelle se livre les actuels prétendants, nous risquons d’avoir un résultat que personne n’avait prévu six mois avant. Déjà Fillon a pris tout le monde de court. Le Pen tiendra-t-elle la longueur face a lui ? Poutine a fait connaître sa préférence et il a du flair. C’est normal il n’est pas pris dans les mêmes contradictions que nous et il défend ses intérêts. Le réalisme politique va trancher, ce sera sec et sans bavure, car comme nous l’observons depuis quelques temps, le monde ne peut pas se satisfaire des formes dans lesquels l’idéologie veut l’enfermer. Ceux qui reste dans les combinaisons d’hier n’ont aucune chance de se dégager des élections a venir !

 

Le peuple à une sorte de flair qui lui donne souvent des intuitions qui dérangent le jeu conventionnel. Melenchon est un homme d’hier, il fait parti du système. Fillon est parvenu à donner l’idée qu’il lui était extérieur. Enfin trop de gens donne le PS mort, quand rien n’est moins sur. 

 

Les verts ont choisi celui qui voulait défendre les idées du parti au lieu Des combines avec les partis. La tendance on le constate est au grand ménage et seul un communiste qui n’a pas trempé ses mains dans tout ce petit monde parisien pourra rassembler les milieux populaires.

 

Quand ils n’utilisent pas les insultes ou les tentatives de culpabilisation , les melenchonistes et leurs supplétifs gauchistes lancent des tentatives de séduction ou désinforment sur la réalité des soutiens qu’ils enregistrent. C’est le cas avec cette information qu’ils jugent de la première importance et qu’ils rappellent à l’envie sur les réseaux sociaux , du ralliement depuis le moi de juin d’une fédération complète du PCF à la France insoumise . Alors là, je peux vous dire qu’il nous prennent vraiment pour des idiots. Voila des semaines, voir des mois qu’ils nous donnent cet exemple comme représentant l’étalon de ce qui va permettre de tout changer pour construire la seule vraie alternative. 

 

Seulement voilà, il y a plusieurs détails qui ne donnent pas un fond harmonieux à ce jolie roman et qui en trouble sérieusement la trame narrative. Qui sont ces communistes ?

 

D’abord je voudrais rappeler que nous avons connu le parti plus prompte à dissoudre une fédération qui ne respectait pas les statuts quand cela l’arrangeait. La Somme en sait quelque chose. Ensuite qu’aurait dit ce même parti si nous avions soutenus publiquement un autre candidat que celui qui nous avait été imposé dans des circonstances assez semblables il y a cinq ans ? Ou encore plus récemment dans certaines circonscriptions où avaient été passé des accords avec le PS ?

 

Voila donc une fédération qui le congres terminé fait officiellement savoir qu’elle prend une autre orientation que celle voté par les conférences et qui choisi en dehors de toute procédure légale une démarche indépendante ! Qu’est-ce à dire ? N’est on pas fondé de se demander à quoi il peut servir de la laisser poursuivre la bride laissé libre au coup ? Ensuite cet article nous apprend que cette même fédération organise 19 collectifs de soutien à la France insoumise avec d’autres militants, pour atteindre un effectif mirobolant de 170 inscrits sur le département.

 

Enfin il y a cette information savoureuse que l’on nous donne sans doute à titre exemplaire, qu’ils ont enregistré 28 adhésions sur cette base et que ce chiffre correspond a 30% de leurs adhérents. Ah bon, mais alors trois fois 28, même en rajoutant quelques unités pour arrondir, cela fait quelque chose comme 90 adhérents pour toute la fédération, c’est a dire un groupuscule. Autant dire que le PCF est inexistant dans ce département. N’est-ce pas faire beaucoup de bruit pour rien comme disait le grand Shakespeare ? A moins que justement il fallait bien ébruiter, à titre de sonde, la nouvelle impertinence dans un galop d’essai, vers les grands pâturages de la France insoumise. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils font l’objet de beaucoup d’attention et sont devenu très utiles au nouveau cours du rassemblement comme à tous les donneurs de leçon qui viennent nous expliquer où se trouve le vrai courage.

 

Dans mon dernier texte je concluais en reprenant un passage du livre de Laurent Gaudet « écoutez nos défaites. » je pense qu’en effet il est temps d’avoir cette écoute, comme le demandent certains camardes dans leur courrier. Il est temps d’apprendre des défaites que nous avons subit toutes ces années. Il est temps de questionner les stratégies d’union de la gauche qui depuis 1965 nous livrent à chaque fois dans les pattes de machiavels qui ne pensent qu’a leur carrière et assurent la pérennité des institutions bourgeoises. Il faut sortir « du crétinisme parlementaire », sortir de ses limites qui « enferment dans un monde imaginaire, enlève tout sens du souvenir, toute compréhension pour le dure monde extérieur » .

 

Je relisais ces jours « les Luttes de classe en France » et je trouvais en ouvrant le livre cet avertissement de Karl Marx qui m’a tout de suite sauté au yeux, comme un écho du passage que j’avais évoqué du livre de Laurent Gaudet. Marx tenait a fait la remarque suivante « A l’exception de quelques rares chapitres, chaque période importante des annales de la révolution de 1848 à 1849, a pour titre : défaite de la révolution !. Ce qui succombât dans ces défaits ce n’est pas la révolution. Ce sont les traditionnels accessoires prérévolutionnaire, résultant de conditions sociales qui ne s’étaient pas encore exacerbées en conflit de classe, personnes, illusions, projets, dont le parti révolutionnaire n’était pas libéré avant la révolution de février, dont il ne pouvait être libéré par la victoire de février, mais seulement par une série de défaites.

 

En un mot : ce n’est pas par ses conquêtes tragi-comiques immédiates que la révolution a progressé et s’est frayé la voie ; bien au contraire, en produisant une contre révolution massive, puissante, en suscitant un adversaire a combattre, le parti de la subversion s’est mué en parti réellement révolutionnaire.

 

Marx dans le développement qui s’en suivra, fustigeait l’hésitation de la classe historiquement censé être appelé a gérer la société en asseyant sa domination grâce au régime parlementaire. L’expression crétinisme parlementaire qui la visait, sera repris plus tard par Engels qui la reprendra pour accusé le parlement de Francfort du mal, « d’une maladie incurable » qui faisait pénétrer « dans ces infortunées victimes la conviction solennelle que le monde entier son histoire et son avenir étaient gouverné par la majorité dans ce corps représentatif particulier qui a l’honneur de les compter parmi ses membres » Melenchon ne nous prose rien d’autre, il est tout tourné vers la gloire présidentielle et ses conséquences législative pour avec une révolution dans les urnes nous enfermer dans une assemblée constituante dont tous le salut viendrait. 

 

Loin de s’appuyer sur les luttes des masses , il nous renverrait assurément dans l’ornière des cinquante dernières années, tout occupé par son complexe de Charléty. Marx s’en prenait pour le démystifier, au neveu de l’oncle et à son impérialisme impériale, nous avons à faire un travail de la même dimension avec le plus mittérrandien des trotskystes et sa révolution citoyenne, mais nous ne pourrons échapper non plus à la tache d’une relecture critique des années d’union de la gauche et de ses stratégies mortifères.

 

Gilbert Rémond

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Les inégalités de patrimoine en image

24 Novembre 2016, 19:44pm

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