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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

Ni pardon, ni oubli : 25e anniversaire de l’assassinat de Malik Oussekine

7 Décembre 2011, 10:30am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

 

3515109-5063232Ni pardon, ni oubli :

25e anniversaire de

l’assassinat de Malik Oussekine 

En 1986, la droite, de retour au pouvoir après 5 ans d’absence, est bien déterminée à libéraliser le système d’Enseignement Supérieur :

Autonomie des Universités pour les diplômes et les frais d’inscription, sélection à l’entrée, universités à deux vitesses, très rapidement, les étudiants se mettent en mouvement contre une réforme dont nous connaissons bien les conséquences aujourd’hui. 

Cette mobilisation étudiante dut faire face à une répression policière d’une violence inouïe. Sous le Ministère de Charles Pasqua, les voltigeurs, équipes de deux policiers à moto, l’un conduisant, l’autre armé d’une matraque, sont chargés d’isoler une partie des manifestants et de les passer à tabac. A chaque manifestation ses dizaines d’étudiants blessés, pourchassés par les voltigeurs qui ont pour ordre de "nettoyer" les rues. 

Le 6 décembre 1986, après une manifestation, des étudiants occupaient la Sorbonne. L’université est évacuée dans le calme, mais quelques étudiants tentent d’élever une barricade à l’angle de la rue Monsieur-le-Prince et de la rue de Vaugirard dans le 6e arrondissement de Paris. Immédiatement, une équipe de voltigeurs motocyclistes est envoyée sur place. En arrivant dans le Quartier latin, ils prennent en chasse les jeunes présumés « casseurs » qu’ils croisent. 

Minuit. Malik Oussekine, sort de son club de jazz. Des voltigeurs le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine court, il croise un homme qui rentre chez lui et qui laisse l’étudiant entrer dans le hall de son immeuble. Les policiers qui l’ont suivi entrent à leur tour. Malik Oussekine perdra la vie à l’hôpital où il est transporté, suite aux nombreux coups reçus, dans le ventre et dans le dos. Deux jours plus tard, des suites de la mobilisation contre cette répression, le projet de loi est retiré, la brigade des voltigeurs dissoute, et le Ministre Devaquet contraint à la démission. Ce mouvement étudiant d’une force comparable à celui de mai 68 aura aussi fait face à la naissance de groupuscules d’extrême-droite, dont le Groupe Union Défense (GUD) qui se fera connaître par ses actions (passages à tabacs, lancers de coktails Molotov...) visant à terroriser les étudiants mobilisés. 

En ce triste jour du 25e anniversaire de Malik Oussekine, ni pardon ni oubli ! Pas de pardon pour les gouvernants d’alors qui ont soutenu jusqu’au bout l’action des voltigeurs. Pas d’oubli de cette réforme que la classe dirigeante avait échoué à mettre en place, mais dont nous subissons au quotidien les effets dans l’Université de la LRU. Les étudiants communistes commémorent la mort de cet étudiant pour affirmer leur détermination à lutter pour une Université au service de notre émancipation et de nos besoins sociaux.

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14-18 : Hommage aux mutins et fusillés « pour l'exemple »

10 Novembre 2011, 16:16pm

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14-18 : Hommage aux mutins et fusillés

« pour l'exemple »

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Les mutineries de la Première guerre mondiale, avec ses révoltes, ses refus d'obéissance et ses actes d'indiscipline, restent encore mal connues.

Pourtant, de la fin avril à la fin de l'été 1917, les soldats d'une centaine d'unités, représentant plusieurs dizaines de milliers d'hommes, ont refusé de continuer la guerre et d'aller aux tranchées.

Ces mutineries ont été massives. Dans certaines unités, elles concernaient jusqu'à 15% des soldats.

André Loez [1] conteste la version habituelle qui veut que ces soldats n'aient pas été politisés. Selon lui, l'étude des discours, des chants, des symboles déployés révèle une réalité plus complexe.

Il existait tout un dégradé de positions politiques allant de l'indifférence au militantisme d'extrême-gauche et, dans la moitié des cas, les mutins ont arboré un drapeau rouge et ont chanté L'Internationale.

Les mutineries de 1917 sont également à replacer dans le contexte de la révolution russe - dont les échos parvenaient jusqu'aux tranchées - ainsi que des grèves ouvrières massives qui se produisaient à l'arrière. 

On sait que nombre de ces mutineries ont été durement réprimées, notamment par Pétain. Des soldats ont été fusillés et ces victimes s'ajoutent aux 554 soldats envoyés au poteau d'exécution, simplement «pour l'exemple».

Jusqu'à aujourd'hui, les autorités de la République n'ont toujours pas reconnu que les fusillés «pour l'exemple» l'avaient été après une condamnation expéditive de la justice militaire.

Plusieurs organisations réclament - à juste titre - leur réhabilitation. Toutefois, est-ce bien de réhabilitation dont il devrait être question ?

Comme il l'a fait pour d'autres de ses victimes, l'Etat français ne devrait-il pas solennellement se déclarer responsable et présenter symboliquement ses excuses aux familles de tous ces hommes - fusillés pour mutinerie ou pour l'exemple - injustement sacrifiés ?

Lénine écrivait à l'époque : « Nous ne sommes pas, en général, contre la défense de la patrie, mais contre l'idéalisation, par ce mot d'ordre mensonger, de la guerre impérialiste actuelle ».

Tous les Etats capitalistes européens portaient une part de responsabilité dans ce conflit généré pour l'essentiel par leurs ambitions coloniales. « Cette guerre n'est pas notre guerre », déclareront avec raison les délégués français et allemands de Zimmerwald. [2]

JPD http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/

[1] André Loez, 14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins, Folio Histoire.

[2] Du 5 au 8 septembre 1915, dans le village suisse de Zimmerwald, se sont réunis des syndicalistes et des socialistes européens hostiles à l'Union sacrée. Parmi les documents adoptés figure une déclaration franco-allemande.

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Hommage à Claire Depoortere une Arrageoise martyre de la résistance

3 Novembre 2011, 20:53pm

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Les communistes de l'arrageois  ont rendu hommage à leurs quarante camarades martyrs de la Résistance, fusillés ou déportés.

 

Après avoir rappelé leur sacrifice, le secrétaire, René Chevalier, a appelé à rester fidèle à l'idéal de justice et de liberté qui fût le leur.

 

Notre ami Christian Lescureux a ensuite évoqué le souvenir de Claire Depoortère-Dametz, jeune communiste arrageoise martyre de la résistance, morte sous la torture le 18 mai 1944.

 

Notre délégation a ensuite fleuri la tombe de Marc Lanvin, assassiné à Achicourt par les nervis de la droite, à l'âge de 18 ans le 29 juin 1968.

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A quand un musée Robespierre à Arras ?

22 Octobre 2011, 09:02am

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A quand un musée Robespierre à Arras ?

platre_2.JPGUn musée Robespierre à Arras ? Pour en imposer le principe à la municipalité, ses partisans se sont regroupés au sein de l’Association pour un Musée Robespierre à Arras (AMRA). Depuis, ils militent en ce sens en proposant une pétition sur le net (1). « En 1990, la Ville avait acheté à un particulier la maison où vécut Maximilien Robespierre de 1787 à 1789 et son départ pour Paris, en vue de la création d’un musée  rappelant son apport à la Révolution », souligne Christian Lescureux, figure de proue des Amis de Robespierre.

 Six ans plus tard, la municipalité confiait aux Compagnons du Tour de France, le soin de rénover cette bâtisse du XVIIIe siècle, située à proximité du théâtre. Devenus locataires, les compagnons y érigeaient bien un musée mais du… compagnonnage. Pour l’AMRA, cette situation n’a que trop duré. « Il est impensable que Robespierre n’ait pas son musée dans sa ville natale », commente Christian Lescureux qui suggère volontiers qu’ « un autre lieu soit offert aux Compagnons » dont le bail n’expire pourtant qu’en 2019 ! Bien consciente de l’intérêt touristique d’un tel équipement, la municipalité de droite semble pourtant traîner les pieds évoquant le « coût de fonctionnement » d’une telle entreprise, selon Christian Lescureux que l’argument fait bondir. 

Et pour cause : « Arras vient de négocier avec Versailles le prêt de carrosses royaux qui seront exposés au musée des Beaux-Arts de mars 2012 à novembre 2013. » Coût de l’opération ? 3 millions d’euros. Les deux tiers seront supportés par les contribuables arrageois ! De surcroît, « le clou de cette exposition sera le carrosse du couronnement de Charles X, l’un des rois les plus détestés de notre histoire ». Un camouflet de plus pour l’Irréductible ? 

Jacques KMIECIAK   Liberté-

  • (1) Le lien : http://www.amis-robespierre.org/robespierre/index.html

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Le 22 octobre, à Auchel pour Guy Moquet !!

19 Octobre 2011, 09:33am

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Le 22 octobre, à Auchel pour Guy Moquet !! 

guy_moquet-1-.jpgLe 22 octobre 1941, Guy MOQUET, jeune communiste de 17 ans et fils d’un cheminot délégué syndical CGT, est assassiné avec 26 autres otages des nazis, à Chateaubriant (44) 

Il y a des moments de l’histoire que certains voudraient faire oublier mais qu’il ne faut jamais oublier, surtout quand le tragique destin de dizaines de milliers de nos camarades est dû à la folie meurtrière d’une idéologie basée sur la race, la xénophobie et le nationalisme. 

Guy MOQUET venait d’avoir 17 ans quand les balles nazies l’ont frappé ! 

Le samedi 22 octobre à 17h00 à Auchel, nous commémorerons au travers de la mémoire de Guy MOQUET et de ses camarades, cette résistance antifasciste d’une classe ouvrière héroïque, qui avait débutée quelques mois plus tôt dans les puits de mines du Nord-Pas de Calais à l’appel de la CGT. 

C’est une première à Auchel, mais quand la bête immonde ressurgit de ses cendres et entend parader pour défendre une idéologie barbare qui a causé la mort de plus de 50 millions de personnes dont 75 000 camarades de la CGT, la mémoire aux héros et les honneurs aux camarades sont une arme pacifique mais redoutable. 

Rendez-vous à 17h00 : discours : dépôt de gerbe(s) : lecture de « la lettre à mes parents » écrite par Guy Moquet la veille de son assassinat. Cet hommage sera suivi du pot de l’amitié, des libertés et du souvenir.

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Souvenons-nous du 17 octobre 1961

17 Octobre 2011, 17:01pm

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Décès de Georges Snyders

29 Septembre 2011, 16:38pm

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Décès de Georges Snyders

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C'est avec beaucoup d'émotion qu'en quittant la manifestation parisienne pour l'école hier, le 27 septembre, j'ai appris le décès de notre camarade Georges Snyders, dont le nom et l'œuvre resteront attachés au développement des sciences de l'éducation dans notre pays et à la recherche d'une pédagogie novatrice et généreuse. Lui qui avouait encore tout récemment, à l'occasion d'une conférence organisée au printemps au siège du PCF pour fêter son 94e anniversaire, qu'il y avait "trois hommes en [lui] : un communiste, un professeur et un musicien" avait su accueillir en lui leur rencontre pour notre plus grand bonheur. Georges Snyders faisait de la joie et du plaisir d'apprendre, de l'exigence de contenus culturels de tous les domaines offerts à tous, de la lutte contre les inégalités sociales et de la démocratisation, ensemble, les fondements d'une conception de l'école et de l'éducation qui participent de l'élévation et l'émancipation humaines. Georges était un homme humble et discret, éminemment attentif aux êtres qui l'entouraient ou qui croisaient son chemin, toujours disposé à l'échange, au partage, à l'entraide. En un mot, la fraternité. Ce fut à son retour de déportation d'Auschwitz que Georges Snyders devint communiste ; de cette épreuve inhumaine dans les camps de la mort, il sut tirer une force, un élan de vie qui faisaient notre admiration et nous emplissaient de confiance et d'espoir. "Etre communiste, disait-il le 3 mai dernier, c'est ressentir, presque viscéralement, que notre société ne constitue pas une communauté unie, où les intérêts et la vie de tous s'harmoniseraient ; notre société est en lutte contre elle-même." Georges Snyders n'est plus, mais sa pensée continuera de nous nourrir encore.

Pierre Laurent, le 28 septembre 2011

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Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

21 Septembre 2011, 09:09am

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67ème anniversaire de la libération du Pas-de-Calais :

l'hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

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Le PCF participait ce dimanche aux commémorations du 67ème anniversaire de la libération du Pas-de-Calais qui se sont déroulées comme chaque année à Arras, dans l'enceinte de la citadelle. Cette cérémonie d'hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras, organisée par les associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP), s'est déroulée en présence des représentants du Préfet du Pas-de-Calais et du président du Conseil Général,  et avec la participation de beaucoup d'élus du secteur dont Dominique Watrin, vice-président PCF du Conseil Général. De nombreuses organisations (sections du PCF et de la CGT, de la LDH...), des municipalités du département et des consulats ont tenu à s'associer à cet hommage. Le PCF était particulièrement représenté ( beaucoup des fusillés étaient des communistes). et la gerbe de la Fédération PCF du Pas-de-Calais fut déposée par Dominique Watrin accompagné de Marie-Jo Prévost de la section d'Arras (photo).

 

 

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Mort de Jean Tabary

22 Août 2011, 16:25pm

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Mort de Jean Tabary

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Jean Tabary, le dessinateur d' Iznogoud, est décédé le 18 Août dernier en Charente-Maritime, à l’âge de 81 ans.

Il avait commencé à dessiner en 1956 dans Vaillant (qui deviendra plus tard Le journal de Pif), avec Richard et Charlie. Il avait poursuivi avec la série Totoche, chef d'une petite bande de charmants poulbots bellevillois prêt à toutes les blagues, notamment conte le pauvre policier impuissant à les attraper.

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Disparition d'Allain Leprest

16 Août 2011, 15:58pm

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Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

Allain Leprest n'est plus. Le poète grandiose s'est ôté la vie, une vie qu'il avait dévorée avec ardeur. Être rare, Allain ne "faisait pas carrière" mais, sans cesse inspiré, il créait de tout bois ; il savait rendre avec beauté les laideurs du monde et de l'existence tout comme leurs merveilles éphémères.

Le cœur d'Allain battait pour la liberté, la fraternité, la justice. L'incandescence de ses mots et de ses notes a rendu leur honneur aux femmes et aux hommes auxquels la vie ne fait pas de cadeaux. A chaque rencontre,la chaleur de sa voix profonde, une voix blessée, et la luminescence de ses yeux bleu océan vous saisissaient ; il venait simplement, capable de serrer dans ses bras l'inconnu de la veille.  

Je veux garder ce souvenir d'Allain Leprest, notre camarade, l'homme discret mais si avenant, attentif à tous et qui, en dédicaçant ses albums, ajoutait toujours «merci » à l'adresse de ses admirateurs. « Aimer... vivre... chanter, c'est quitter le solide » écrivit Allain ; sa disparition laisse la poésie française orpheline. Au nom des communistes français, je tiens à adresser à la famille d'Allain, à tous ses proches et fidèles amis, mes plus sincères condoléances.

Allain Leprest, ami fidèle de l’Humanité, s'est éteint

Agé de 57 ans, il s'est éteint à Antraigues-sur-Volane, dans le village de Jean Ferrat, en Ardèche, annonce ce lundi France Info. France 3 évoque l'hypothèse du suicide, mais une autopsie devrait être réalisée dans les prochains jours. 

Né le 3 juin 1954 à Lestres dans la Manche, Allain Leprest a passé son enfance et son adolescence près de Rouen. Il était père de deux enfants. 

Ami de Jean Ferrat, il écrit avec lui notamment pour Juliette Gréco. En 1985 il est repéré par des professionnels lors du Printemps de Bourges. Il rencontre Romain Didier, vont s'en suivre des années d'amitié et d'écriture. Durant sa carrière, de nombreux prix lui ont été décernés, notamment le prix spécial de la SACEM aux Francofolies de la Rochelle (1993) ou encore le Grand Prix de l'académie Charles Cros pour l'ensemble de son œuvre (2008). Ami fidèle de notre journal, il avait participé à la Fête de l’Humanité édition 2010, et chanté au Bataclan la même année lors d’un concert de soutien à l’Humanité.

"Allain, cette nuit dans l'intimité de tes démons, tu as décidé qu'il était temps d'en finir avec ta route. Tu avais réussi dans un tour de force exceptionnel à lutter et vaincre la maladie, ce n'était sans compter sur celle de l'amour. Sans l'avouer, Allain tu nous manques déjà. Triste 15 août, si triste..." écrit un fan qui tient une page Facebook en son honneur.

Article paru dans L'Huma du 16 août 2011

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Disparition de Léo Figuères : message de Pierre Laurent

3 Août 2011, 10:57am

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leo_figueres_la_clau.jpgDisparition de Léo Figuères : message de Pierre Laurent

Je viens d'apprendre avec tristesse la disparition de notre camarade Léo Figuères, ancien maire de Malakoff. Je sais que dès l'annonce de cette nouvelle l'émotion va parcourir cette ville à laquelle son nom restera attaché et qu'il dirigea avec passion pendant trois décennies avant de passer le flambeau à Catherine Margaté. Sa voix rocailleuse nous manquera. Léo était un combattant.

 Engagé dès l'âge de 16 ans dans les Jeunesses communistes, Léo y prit très vite des responsabilités nationales et contribua au développement du mouvement dans le Languedoc, puis dans le Var. Après deux années passées à l'Ecole de l'Internationale à Moscou, de 1935 à 1937, Léo organisa à son retour les convois de volontaires des Brigades internationales pour la République espagnole. 

Appelé sous les drapeaux en octobre 1938, Léo partit pour la Corse où il assura les contacts avec le PCF et la JC avant d'entrer dans la clandestinité et de prendre, avec deux autres camarades, la direction de la JC clandestine et du mouvement de Résistance dans le Sud.Co-fondateur de l'Union de la jeunesse agricole de France avant guerre, puis de l'Union de la jeunesse républicaine de France (qui remplaça les JC) à la Libération, Léo fut un dirigeant national de l'UJRF, et notamment de son journal L'Avant-Garde pendant les nombreuses années qui furent celles des luttes anti-coloniales en particulier au Vietnam, de la solidarité anti-impérialiste et du mouvement pour la paix.

 Léo fut membre du comité central du PCF de 1945 à 1976, où il travailla notamment aux côtés de Laurent Casanova, dans le cadre des semaines de la Pensée marxiste et de la création du Centre d'études et de recherches marxistes. De 1959 à 1994, il fut conseiller général de la Seine puis des Hauts-de-Seine, et maire de Malakoff de 1965 à 1996.Toute cette expérience avait forgé un tempérament entier, profondément attaché à son idéal, passionné dans ses enthousiasmes comme dans ses colères ; une riche expérience qu'il eut à cœur de partager avec ses contemporains et de transmettre aux plus jeunes dont il était toujours soucieux du sort.

Au nom du Parti communiste français, j'adresse à son épouse Léa, à ses enfants Jean-Pierre, Gilles, Claudine et Françoise, mes plus sincères condoléances.

Pierre Laurent,secrétaire national du PCF

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Hommage à Léo Figuères

2 Août 2011, 21:19pm

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LeoFigueres

(27 mars 1918 - 1er août 2011)

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DÉCÈS DE NOTRE CAMARADE LEO FIGUERES (Réaction du MJCF)

2 Août 2011, 18:06pm

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Décès de Léo Figuères

LeoFigueres.jpgRéaction du Mouvement de la Jeunesse Communiste après la mort de l’ancien dirigeant de la JC et du PCF

 C’est avec une très grande douleur que nous avons appris la mort de Léo Figuères.

Né en 1918, il rejoint dès ses seize ans la Fédération nationale des jeunesses communistes de France.

Très vite, il marque en profondeur l’histoire de la JC. Combattant déterminé du Front populaire, Léo Figuères se fait aussi cheville ouvrière des Brigades internationales et du combat pour la République espagnole avant de s’occuper plus spécifiquement des problèmes propres à la jeunesse rurale – il fonde l’Union de la jeunesse agricole de France en novembre 1937. 

Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, Léo Figuères – il a à peine plus de vingt ans – est rapidement placé à la tête de la JC en zone sud et dirige donc dans la clandestinité la principale organisation de jeunesse résistante. Après avoir œuvré à l’écrasement du nazisme, Léo Figuères poursuit son combat pour l’émancipation humaine et, singulièrement, celle de la jeunesse. 

Elu député de l’Assemblée constituante après la guerre, il obtient l’abaissement de l’âge d’éligibilité et se bat pour l’extension du droit de vote à tous les jeunes. Léo poursuit son chemin avec les jeunes communistes comme rédacteur en chef de L’Avant-Garde puis comme secrétaire général de l’Union de la jeunesse républicaine de France – organisation de large rassemblement de la jeunesse qui remplace la JC entre 1945 et 1956 – avant d’être appelé, à la fin de la décennie 1940, à mener le combat anticolonialiste – l’armée française combat alors le peuple vietnamien en quête d’indépendance – en Indochine même, auprès de Ho Chi Minh. Suivra pour Léo Figuères toute une vie de militantisme et de combats communistes nationaux – c’est un dirigeant national du PCF – et locaux – il a été maire de Malakoff (92) pendant trente ans. 

Pour autant, les jeunes auront toujours été au cœur de ses attentions comme en témoignent une de ses dernières interventions publiques – accordée à la JC92 – et le projet nourri avec lui d’un échange avec le Conseil national du MJCF. Pour Pierric Annoot, secrétaire général du MJCF, « avec Léo Figuères, s’efface une figure majeure du communisme français. Sa longue vie de lutte, non dénuée d’éclats héroïques, aura été marquée par la détermination tenace à terrasser les injustices – injustices que, jeune ouvrier, il avait si durement connues. C’est une grande perte pour les jeunes communistes mais, au-delà, pour les jeunes de ce pays car avec Léo Figuères, c’est un combattant résolu en faveur de leurs droits qui disparaît. Nous ne l’oublierons pas et continuerons le combat qui fut celui de sa vie. »



 

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L’hommage du PCF 62 à Ernesto Rey Pino

6 Juillet 2011, 08:02am

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Arras : L’hommage du PCF 62

à Ernesto Rey Pino…

Le café « Le Peter Pan » a été le théâtre d’une émouvante cérémonie d’adieu en présence de Laurent Baraffe de France Cuba. Dans ce café d’Arras, les partisans du socialisme cubain ont salué le départ programmé au 17 juillet d’Ernesto Rey Pino, conseiller de l’ambassade de Cuba à Paris. Plus qu’un simple fonctionnaire, c’est un « ami et camarade » qui a été mis à l’honneur par le PCF 62 représenté par Hervé Poly, le secrétaire fédéral, René Chevalier et Jean-Jacques Guillemant de la section de l’Arrageois, en présence d’une délégation de l’UL CGT d’Arras.

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Au cours de son intervention, Ernesto Rey Pino a signalé que le Nord-Pas-de-Calais était « la région qu’il avait le plus visitée depuis 2006 » qu’il fait, en France, fructifier « l’amitié entre nos deux peuples.Chez nous, on continue d’avancer. Nous réinventons le socialisme. Le Parti communiste cubain doit maintenant montrer à la population que la volonté est là et qu’on sera capable d’accomplir ce qui a été approuvé lors de notre dernier congrès ».

Et Ernesto d’affirmer qu’il sera à La Havane « le défenseur du PCF ». Un message reçu cinq sur cinq par Hervé Poly qui envisagerait volontiers un développement des relations bilatérales entre la Fédération du Pas-de-Calais et Cuba.

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« Nous aimerions y envoyer une délégation de notre parti, l’an prochain, pourquoi pas le 1ermai ? » a-t-il plaidé avant d’offrir à son hôte caribéen une série d’ouvrages.

Jacques Kmieciak


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La Commune : 140 ans après, un combat toujours d’actualité !

25 Mai 2011, 11:00am

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3002290-4269973.jpgLa Commune :

140 ans après, un combat toujours d’actualité !


Communiqué du

Mouvement des Jeunes Communistes (MJCF)


La Commune : quand le peuple prend ses affaires en main Alors que les ruines de l’Empire sont encore fumantes (Second Empire 1852-1870), alors que le pays est en guerre contre les États allemands coalisés, des hommes et des femmes – dont beaucoup de jeunes – des classes populaires parisiennes se sont levés et ont décidé de prendre leur destin en main. Pendant plusieurs mois (mars-mai 1871), rien ne leur résistera : ni les résidus des forces impériales, ni l’armée dirigée par les conservateurs depuis Versailles derrière Adolphe Thiers, ni les armées allemandes. Unis et déterminés à lutter pour une vie enfin juste, les communards ont réussi à tracer une autre voie.

La voie de la Commune : un chemin à poursuivre La Commune de Paris accomplit beaucoup d’avancées importantes dont nous aurions encore besoin aujourd’hui, 140 ans plus tard ! La Commune abolit le travail de nuit et combat le chômage. Elle interdit l’expulsion des locataires et établit la gratuité de la justice. Elle instaure l’école gratuite, laïque et obligatoire et elle crée un enseignement professionnel, y compris pour les filles.

La Commune ouvre des bibliothèques, musées et théâtres fermés par la classe dirigeante : elle veut promouvoir l’éducation populaire, notamment grâce à des cours publics qui connaissent un grand succès ! Elle instaure la laïcité, en séparant État et Églises. Elle porte des changements révolutionnaires jusque dans le fonctionnement même du pouvoir. Pas d’Empire ; pas de république qui confisquerait le pouvoir du plus grand nombre au profit d’une minorité : la Commune se construit comme République achevée, comme démocratie pleine et authentique où le peuple garde la main.
« Peuple gouverne-toi par toi-même » !

La Commune : un moment de modernité À l’heure où le racisme, la xénophobie et le machisme sévissent jusqu’au sommet de l’État, on peut souligner l’avance incroyable de la Commune sur son temps. Les femmes, comme Louise Michel, sont sur le devant de la scène de cette révolution – elles combattent sur les barricades aux côtés des hommes – et, au-delà, la Commune s’engage pleinement pour l’émancipation des femmes. Nombreux sont aussi les étrangers qui participent à la Commune. Alors qu’au XIXe siècle le racisme – plus encore qu’aujourd’hui – bat son plein, la Commune affirme la solidarité internationale des travailleurs. Célébrer les 140 ans de la Commune est donc important et d’actualité. À l’heure où l’on stigmatise les « immigrés », où les femmes sont toujours moins payées que les hommes et où les inégalités sociales permettent aux enfants des plus riches de mieux s’en sortir, les mesures prises par la Commune sont toujours d’une grande nécessité !

La Commune n’est pas morte ! Le poids du nombre et de l’argent ont fini par terrasser la Commune en 1871. Les « versaillais » derrière Adolphe Thiers l’ont réprimée dans le sang – notamment pendant la sinistre « semaine sanglante » (21-28 mai 1871). Des dizaines de milliers de travailleurs sont ainsi massacrés, ou déportés en Nouvelle-Calédonie. Pourtant, la Commune n’est pas morte, car comme l’écrivit Victor Hugo : « l’idée est debout ». Depuis 1871, la Commune de Paris ne cesse pas d’inspirer des mouvements internationaux et des révolutions dans le monde entier. Tant que nous serons déterminés à lutter pour un monde juste, non, la Commune ne sera pas morte !

Pour commémorer cet événement, tous les ans, le 28 mai est organisée « la montée au mur des fédérés », au cimetière du Père Lachaise où ils ont été fusillés. Les Franciliens peuvent venir rendre hommage aux communards morts pour défendre Paris et les intérêts du peuple d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Dans toute la France, des initiatives sont organisées pour rendre hommage à ces grandes luttes d’hier et poursuivre le combat pour le monde d’aujourd’hui et la France de demain.

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