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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

DÉCÈS DE NOTRE CAMARADE FERNAND GAILLIARD

5 Août 2010, 09:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

DÉCÈS DE NOTRE CAMARADE FERNAND GAILLIARD

fernandGaillard FernandGaillard2

Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre camarade Fernand Gailliard, à l'âge de 86 ans.

A l'issue d'une réunion syndicale, il y a quelques jours, il avait été sauvagement agressé par un automobiliste irascible. Soigné à l'hôpital d'Arras, il n'a pu sortir du coma.

Retraité des postes, militant depuis 70 ans à la CGT où il fut de tous les combats, Fernand était toujours actif au sein de la section du PCF : discret et modeste, il participait aux réunions, défilait aux manifs, distribuait des tracts dans son quartier, etc.

Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et à ses amis.

Nous vous invitons à lui rendre un dernier hommage le vendredi 6 août à 14 h 15 au cimetière d'Arras.

 

Le Bureau de la Section de l'Arrageois du PCF

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DÉCÈS DE NOTRE CAMARADE ANDRÉ BURIE

20 Juillet 2010, 13:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Nous avons appris le décès de ANDRE BURIE, 88 ans, natif d'Arras, ANCIEN PRESIDENT DU SIVOM DES 2 CANTONS A HAISNES (62138), ADJOINT AU MAIRE A AUCHY LES MINES ET MEMBRE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS. Ses obsèques auront lieu le vendredi 23 juillet 2010 à Herlies (59) près de la Bassée au crématorium où il sera incinéré. La levée du corps aura lieu au 15 rue Basly à Auchy les mines à 11h00 le vendredi 23 juillet 2010.


De la part de B.DEVAUX RESPONSABLE INFOS PCF62 AUCHYLESMINES.


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L'APPEL DU 17 JUIN 40 DE CHARLES TILLON : UN APPEL OUBLIÉ

21 Juin 2010, 12:57pm

Publié par MDC

 

L'APPEL DU 17 JUIN 40 DE CHARLES TILLON : UN APPEL OUBLIÉ

En cette période de commémoration de l'Appel du 18 juin du Général De Gaulle et alors qu'on continue à prétendre dans nombre de medias qu'en 40 le Parti Communiste Français était complice d'Hitler et qu'il a attendu l'attaque de l'URSS pour entrer en résistance, il est bon de rappeler un appel que certains veulent occulter, l'appel à la résistance au fascisme hitlérien du communiste Charles Tillon.

L’appel du 17 juin 1940 de Charles Tillon :

"Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie... Et maintenant, ils livrent la France. Ils ont tout trahi.

Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme.

Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l’esclavage du fascisme. Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes.

Il est le nombre : uni, il sera la force.

Pour l’arrestation immédiate des traîtres Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes.

Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION !"

Charles Tillon, Gradignan, 17 juin 1940

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Charles Tillon (1897-1993) :

Député communiste (1936-1940 puis 1945-1955).

Membre du Comité Central et du Bureau Politique du PCF

Il prit part à la Résistance en tant que fondateur et commandant en chef des FTPF.

Il sera ministre de plusieurs gouvernements après la Libération (1944-1947).

Il participera en particulier à la création de l'ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance) et à la fondation du Mouvement de la Paix.

 

 

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Décès de José Saramago, prix Nobel de Littérature et militant communiste

19 Juin 2010, 12:19pm

Publié par MDC

 

Décès de José Saramago, prix Nobel de Littérature et militant communiste

 

Saramago.jpeg« On privatise tout, on privatise la mer et le ciel,

on privatise l'eau et l'air, on privatise la justice et la loi,

on privatise le nuage qui passe,

on privatise le rêve, surtout s'il est diurne

et qu'on le rêve les yeux ouverts.

Et finalement, pour couronner le tout et en finir avec tant de privatisations

on privatise les Etats, et on les livre une fois pour toutes

à la voracité des entreprises privées,

vainqueurs de l'appel d'offre international

Voilà oùse trouve désormais le salut du monde...

Et, en passant, on privatise aussi

la pute qui est notre mère à tous »

 

José Saramago, dansles Cahiers de Lanzarote

C'est plongé dans une immense tristesse que nos camarades portugais, et plus largement les communistes et progressistes du monde entier, ont appris le décès de l'écrivain José Saramago, à l'âge de 87 ans, sur l'île de Lanzarote, dans les Canaries.


Du serrurier fils de paysans pauvres du Ribatejo au prix Nobel

Enfant d'une famille de paysans pauvres du Ribatejo, au sud de Lisbonne, serrurier de formation, rien ne prédestinait José Saramago à devenir le premier et unique, à ce jour, prix Nobel de Littérature lusophone. Et pourtant, lui qui ne connut la renommée que la soixantaine passée avec son troisième roman, publié en 1982,Le dieu manchot,sut être le digne continuateur des grandes figures de la littérature portugaise, de Eça de Queiroz à Fernando Pessoa.

Considéré comme un maître dans le maniement de la langue portugaise, adepte d'une prose au style inimitable, faite de longues phrases interminables mêlant discours direct et indirect, José Saramago n'a jamais sacrifié ses inquiétudes par rapport au sens du monde dans lequel il vivait à son imagination débordante. Au contraire, elles l'alimentaient. Dès sa première œuvre postérieure à la Révolution d'Avril, « Levantado dochão » (Redressé du sol), qui relate les luttes des petits paysans de l'Alentejo contre les latifundistes depuis la fin du XIXème siècle jusqu'à la Révolution d'Avril, ses préoccupations sociales et ses opinions politiques imprégnaient ses œuvres sans jamais, pourtant, les alourdir.

Militant communiste depuis 1969: une fidélité sans faille, un homme de combats

José Saramago fut un militant communiste de 1969, date de son adhésion sous la dictature salazariste, jusqu'à sa mort. Il n'a jamais renoncé, est toujours resté fidèle au Parti, et n'a jamais cédé aux sirènes modernisatrices et liquidatrices, car le fils de paysan du Ribatejo conserva envers le parti une gratitude éternelle. En 2009, il avait accepté de figurer sur la liste du Parti Communiste Portugais pour les européennes, à titre symbolique.


Il fut un homme de combats, toujours ouverts aux nouveaux élans émancipateurs. Défenseur inlassable du socialisme Cubain, observateur attentif et enthousiasmé des expériences latino-américaines, avocat de la cause palestinienne contre l'occupation israélienne (jusque dans ses romans et « L'Histoire du siège de Lisbonne » qui peut se lire aussi ainsi), il regardait avec amertume et perspicacité les démocraties libérales européennes creuser le fossé entre gouvernants et gouvernés, démocratie proclamée et démocratie de fait, entre peuples élus et peuples déchus. Cette rage au ventre, cet espoir dans le cœur a animé jusqu'à son dernier souffle son élan créateur.


Une voix qui fut un écho du peuple

Lors de son discours devant l'Assemblée du prix Nobel, José Saramago avait déclaré:« La voix qui a lu ces pages se veut être l'écho des voix de tous mes personnages ».Le secrétaire-général du PCP, en 2008, dix ans après, avait ajouté:« Et toutes ces voix sont un écho du peuple, des travailleurs, des êtres humains imparfaits qui construisent l'histoire ».

En ce triste jour pour tous les communistes du monde entier, le message ne peut être que celui-ci : merci d'avoir été la voix des sans-voix, de s'être fait l'écho de ce peuple, de ces travailleurs qui font l'histoire et qui sont les oubliés de l'histoire.

extrait d'un article publié sur le sitehttp://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

 

 

 

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HOMMAGE A JEAN CATELAS

19 Mai 2010, 15:47pm

Publié par MDC

 

Ce Vendredi à la grande salle des fêtes de Puisieux,à 19 heures, film sur Jean Catelas, natif de Puisieux, député-maire communiste d'Amiens, guillotiné en 1941 par les allemands sous le régime de Vichy. Le film (durée 1h.) sera suivi d'un débat.

Son nom est toujours dans l’air du temps.

Il est celui d’une rue à Puisieux

Jean Catelas est né à Puisieux le 6 mai 1894

il était d’origine paysanne, ouvrier bonnetier, cheminot syndicaliste, homme de terrain qui conciliait raison, passion et résistance.

 

Le Vendredi 21 Mai 2010 à 19h                  à la salle de l’Olympia (rue de la Chapelle)      à PUISIEUX

 

Jean Catelas

Député d’Amiens en 1936

Qui était vraiment cet homme guillotiné le 24 septembre 1941 à 45 ans à la prison de la santé à Paris sous le gouvernement de vichy ?

Les historiens continuent de s’intéresser à ses actions :

Quel homme était-il ?

Que voulait-il ?

Qu’espérait-il ?

Sa vie courte nous concerne-t-elle encore ?

A toutes ces interrogations nous vous invitons à venir découvrir

le film/débat de Jean Catelas

Ce film n’a qu’une exigence : montrer toutes les actions de fidélité d’un homme à ses engagements et pour rendre justice au rôle essentiel qu’à joué Jean Catelas pour que la vie de l’homme soit meilleure et libre.

Pour renseignements: 03.21.59.03.29 ou 03.21.59.15.22

  • Entrée Gratuite

Site : http://puisieux62116.monsite.orange.fr Email : aventuriers.puisieux@orange.fr

 

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QUI DONC A INTÉRÊT À LAISSER GLISSER DANS L'OUBLI LES DÉPORTÉS ET RÉSISTANTS ?

26 Avril 2010, 13:39pm

Publié par MDC

 

JOURNÉE NATIONALE DES DÉPORTÉS À ARRAS

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QUI DONC A INTÉRÊT À LAISSER GLISSER DANS L'OUBLI LES DÉPORTÉS ET RÉSISTANTS ?

Dimanche 25 avril, comme tous les ans, à l'occasion de la Journée nationale des Déportés, se tenait dans les fossés de la citadelle une cérémonie-souvenir.

Cérémonie émouvante où des enfants des écoles ont interprété le chant des marais, chant qui fut celui des Allemands déportés par les nazis dès 1933. Mais cérémonie moins suivie que la visite de la citadelle l'après-midi...

Depuis quelques années, l'absence du Préfet à cette journée officielle de la République est hélas devenue habituelle. Certes, il se fait remplacer par le secrétaire général de la Préfecture ! Nous ne remettrons pas en cause le respect dû à la charge officielle de Préfet, mais nous pouvons rappeler que le Préfet Jean Moulin fut apparemment le seul préfet à refuser de coopérer avec les envahisseurs de juin 1940 : nous aimerions qu'on s'en souvienne... Comme disait un philosophe (j'ai oublié qui), "Le respect ne se décrète pas, il se mérite..."

Le manque d'information de la part de la Préfecture et de la Mairie devient également une habitude : pas une affiche en ville, aucune annonce dans la presse... Si l'on désirait occulter cette commémoration, on ne s'y prendrait pas autrement!

Est-ce parce que Sarkozy et le gouvernement essaient de détruire l'œuvre du Conseil National de la Résistance? L'offensive actuelle contre les retraites après le laminage des services publics et la remise en cause des acquis sociaux le montre avec évidence.

"Le ventre est encore fécond d'où est sortie la bête immonde" écrivait Bertolt Brecht : il est primordial de rappeler à tous et notamment aux plus jeunes ce que fut la Résistance et la part que les communistes ont prise dans le combat pour la paix et la liberté.

MDC

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Au cimetière de Beaurains, où les communistes ont déposé une gerbe en l'honneur de Hubert CRÉPIN, mort en déportation en 1944

 

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HOMMAGE AUX "GUEULES NOIRES"

13 Avril 2010, 15:36pm

Publié par MDC

 

    

 

Dominque Grange à écrit cette chanson en hommage à deux mineurs communistes Résistants, André Théret et Joseph Tournel de Bruay, à leurs femmes, en souvenirs des morts de Fouquières-lès-Lens, des 42 mineurs morts en décembre 1974 à Liévin, aux innombrables victimes de la silicose dans toutes les mines du monde, à tous ceux qui subissent, aujourd’hui encore, dans de nombreux pays, l’esclavage infernal du travail au fond, avec la menace permanente du coup de grisou, de l’éboulis, de l’incendie des boisages, de l’inondation...

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SE SOUVENIR DE CHARONNE

9 Février 2010, 15:01pm

Publié par MDC

Se souvenir de Charonnearton4496-7e88c

Une cérémonie était organisée ce lundi, au métro Charonne, en hommage aux neuf victimes de la répression le 8 février 1962, lors de la manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie. Après le dépôt de gerbes devant la plaque commémorative, Pascal Joly pour l’URIF-CGT et Pierre Laurent pour le Parti communiste ont pris la parole. L’occasion pour le coordinateur national du PCF et tête de liste du Front de gauche aux régionales de rappeler l’engagement des communistes, hier, contre les guerres coloniales et aujourd’hui dans la construction d’un nouvel ordre mondial:

Chers amis, chers camarades   Je suis particulièrement ému, aujourd’hui, en ce 8 février 2010.

Particulièrement ému de me trouver devant vous et d’avoir le privilège de ces quelques mots au nom de la direction nationale du PCF. Je sais en effet qu’ils prolongent une parole reprise par des dizaines d’hommes et de femmes avant moi. Les mots qu’il me faut prononcer aujourd’hui sont le maillon supplémentaire d’une chaîne ininterrompue depuis 1962.

180px-GD-FR-Charonne006.jpgD’un combat pour la mémoire. D’une lutte contre l’oubli. Parce que l’écho de ces événements tragiques résonne encore, et qu’il est la voix qui s’éloigne de ceux qui ont manifesté ce jour-là, de ceux qui sont morts et de ceux qui veulent se souvenir. Particulièrement ému aussi, permettez moi d’en dire quelques mots, parce que cet écho a toujours résonné en moi, qu’il a traversé mon enfance, a marqué ma mémoire, et fait du combat anticolonial et des valeurs qui l’animaient un repère à jamais incontournable. Les souvenirs familiaux, ici, remontent. Celui d’un père, emprisonné à 28 ans, neuf ans déjà avant Charonne, pour avoir dénoncé une autre guerre coloniale, celle d’Indochine, et qui consacra toute sa jeunesse aux combats anticoloniaux. Celui d’un oncle, jeune ouvrier du 20ème arrondissement d’à peine 30 ans, pris au piège ce jour là à Charonne comme des centaines d’autres, piétiné, réchappé par miracle. Celui de l’attentat perpétré par erreur par l’OAS au domicile que nous avions quitté 5 rue de l’Encheval dans le 19ème arrondissement et qui en détruisit toute la cage d’escalier. Celui de la porte blindée qui dès lors fut installée là où nous habitions, rue Botzaris, et qui, enfant de cinq ans à l’époque, me faisait décidément trouver bien lourde à déplacer la porte du domicile.

En ces temps où la droite qui nous gouverne aime tant réécrire l’histoire, où elle rêve de purger de notre identité les sangs mêlés qui l’ont toujours fortifiée et faite rayonner, où elle prétend blanchir les valeurs d’une nation qu’elle ne fait en vérité que salir , la mémoire est plus que jamais notre combat. Voilà pourquoi nous refusons que l’écho de ces événements tragiques s’éteigne.
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Décès de Howard Zinn

29 Janvier 2010, 11:04am

Publié par Xavier

http://www.ptb.be/typo3temp/pics/7937aa78cb.jpgHoward Zinn nous a quitté ce mercredi 27 janvier. La recherche historique internationale perd l’un de ses plus fidèles serviteurs, celui qui avait su, dans son /Histoire populaire des États-//Unis/, dépeindre avec rigueur et attachement ceux dont l’histoire n’est jamais écrite : la minorité noire américaine, les couches les plus pauvres de la société américaine ou encore la condition féminine dans un monde marqué par le patriarcat. Admiré ou contesté par plusieurs générations de lecteurs, il reste aujourd’hui le symbole d’une histoire alternative, d’un regard acéré sur la société américaine et ses exclus.

Au delà de l’intellectuel, nous retiendrons de lui son engagement pacifiste radical. Dans une période où les États Unis et une partie du monde occidental s’enfoncent dans une guerre injuste et meurtrière en Afghanistan, la voix de celui qui a jadis combattu l’engagement américain au Viet Nam nous manquera.

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HOMMAGE A JEAN CORBEAU, NOTRE AMI, NOTRE CAMARADE

20 Janvier 2010, 13:54pm

Publié par MDC

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Le 13 janvier dernier, notre camarade et ami Jean Corbeau nous a quittés. Le 19 janvier, nombreux furent ceux qui l'ont accompagné en sa dernière demeure, tant il était perçu par tous comme un homme d'une rare qualité.


Jean CorbeauAncien haut fonctionnaire des finances - il a en particulier travaillé au sein de Cours des Comptes Régionales - il a vécu sa retraite à Arras, retraite bien remplie par sa participation à la vie politique, culturelle et associative de la ville au sein du PCF, de l'ANACR dont il était le Président départemental, de l'Association France-Russie...

Il avait adhéré au PCF en 1949 et en 2009, il était toujours membre du Comité de section de l'Arrageois. Intellectuel rigoureux et modeste, il parlait peu mais chacune de ses interventions impressionnait son auditoire et faisait avancer le débat. Fidèle à ses engagements, il a toujours soutenu ceux qui en avaient besoin, a beaucoup travaillé au devoir de mémoire envers les Résistants ainsi que tous ceux qui ont souffert de la guerre, oeuvrant ainsi à la réconciliation des peuples et à la paix.

Nous pensons bien sûr à son épouse Dominique, et à toute sa famille : au delà des condoléances, nous voulons leur dire que nous sommes fiers d'avoir eu Jean comme camarade et ami et que son souvenir restera en nos mémoires.

 

Tant que des hommes comme toi existeront, il y aura toujours au bout du chagrin une fenêtre éclairée, il y aura toujours un rêve qui veille, un désir à combler, il y aura toujours une main tendue, une fenêtre ouverte, des yeux attentifs et un souvenir à s'approprier. 

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EN L'HONNEUR DE NOTRE CAMARADE JEAN CORBEAU

18 Janvier 2010, 11:58am

Publié par MDC

EN L'HONNEUR DE NOTRE CAMARADE JEAN CORBEAU

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Afin d'honorer la mémoire de notre regretté camarade, 
nous vous invitons à participer à la cérémonie qui se déroulera

mardi 19 janvier à 14 h 30 
au salon funéraire 2bis rue Clémenceau
(face au cimetière d'Arras)


Président départemental de l'ANACR, Jean Corbeau était depuis longtemps militant du Parti Communiste où il siégeait au Comité de Section de l'Arrageois.

Ancien fonctionnaire des Finances, il s'occupait encore dernièrement des dossiers de restitution des biens juifs spoliés pendant la guerre.

 

 

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Notre camarade Jean Corbeau n'est plus

16 Janvier 2010, 10:37am

Publié par MDC

Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre camarade Jean Corbeau.

Président départemental de l'ANACR, il était depuis longtemps militant du Parti Communiste où il siégeait au Comité de Section de l'Arrageois.

Ancien fonctionnaire des Finances, il s'occupait encore dernièrement des dossiers de restitution des biens juifs spoliés pendant la guerre.

Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et à ses amis.

Nous vous invitons à lui rendre un dernier hommage le mardi 19 janvier à 14 h 30 au salon funéraire 2bis rue Clémenceau (face au cimetière d'Arras).


Pour le Bureau de Section du PCF,

Mentor De Cooman  

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Marie-George Buffet et Pierre Laurent saluent la mémoire de Daniel Bensaïd

12 Janvier 2010, 18:44pm

Publié par Xavier

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/999/999823-gf.jpgAvec Daniel Bensaïd disparaît une des figures les plus marquantes du courant révolutionnaire français. Homme politique et philosophe, il n’aura eu de cesse de revisiter l’apport de Marx à la lumière de l’expérience historique et des enjeux théoriques et politiques de notre époque. Homme de grande culture, c’était inséparablement un homme de terrain, aussi déterminé et rigoureux dans la réflexion que dans les tâches les plus concrètes de l’action quotidienne. L’un des fondateurs de la LCR, et récemment du NPA, il jouait aussi un rôle très important dans le courant trotskiste international, où il connaissait à juste titre une grande notoriété.

Nous voulons saluer aujourd’hui la mémoire du grand intellectuel et du grand militant qu’il fut, et tout autant celle de l’homme simple et attachant qui respirait et attirait la sympathie. A sa famille, à ses camarades et à ses amis, nous présentons, au nom du Parti communiste français, l’expression de nos sentiments attristés.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

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Mort d'un écorché de la chanson

10 Janvier 2010, 19:44pm

Publié par Xavier

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Mano Solo est mort hier à l’âge de quarante-six ans. La chanson perd un artiste à fleur de peau qui crachait ses colères et ses tourments comme personne.

On n’entendra plus sa voix vibrante, ni sa façon déchirante de chanter et de dire sa douleur. Mano Solo est mort hier à l’âge de quarante-six ans des suites de « plusieurs anévrismes », a indiqué sa famille. La nouvelle surprend d’autant plus que le chanteur avait récemment (le 12 novembre) donné un spectacle à l’Olympia. Mais, après son concert, on a appris qu’il avait été hospitalisé. Fin janvier, il devait également se produire sur la scène de l’Alhambra. Sa disparition représente une immense perte pour tous les amoureux de la chanson qui se souviendront longtemps de sa façon unique et bouleversante d’être sur scène, chantant les rues de Paris, crachant ses tourments entre airs de tango, musette et chanson néoréaliste : « J’ai l’impression de faire un bal moderne », nous avait-il confié un jour.

Mano menait un combat permanent, d’abord contre la maladie, le sida. Une épreuve qui marqua la sortie en 1993 de son premier opus la Marmaille nue. Un album d’une force extraordinaire dans lequel il faisait part de sa rage de vivre, criant devant le public sa séropositivité. Il avait envie de dire haut et fort ce qu’il ressentait comme pour mieux tordre le coup à la maladie dont il se soignait par une lourde trithérapie. Pour autant, Mano n’a jamais voulu pleurer sur son existence, ni s’apitoyer sur lui-même. Il voulait vivre à fond le temps présent, reprochant souvent aux journalistes de plus parler de lui et du sida que de ses chansons. Il était né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne. Fils du dessinateur satyrique Cabu, il grandit dans un milieu libertaire. Une famille militante, à l’image de sa mère qui créa un des premiers magazines écologiste la Gueule ouverte. Très tôt révolté, il arrête l’école vers l’âge de quinze ans. D’abord tenté par le dessin, il est rapidement rattrapé par le rock et la chanson.
Á dix-sept ans, il fait ses premiers pas dans le groupe punk-rock Les Chihuahas, comme guitariste. Entre deux expositions de ses toiles, il se lance dans une carrière solo en interprétant ses textes au sein du groupe La Marmaille Nue. C’était parti pour une série d’albums à fleur de peau, les Années sombres, Je ne sais pas trop, Dehors, dans lesquels il chantait avec une sensibilité incroyable la mort, l’amour, l’enfance. Une chanson exutoire qui fascine par sa force, ses colères et sa façon de bousculer les idéaux en place. Mano taille la route animé par une urgence de tous les instants, enchaînant les concerts dans les petites salles ou dans les festivals comme s’il était conscient qu’il fallait tout dire. Là, maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Entre rock, guinguette, punk, world et chanson, il était de tous les registres.

Á l’instar de ses derniers albums In the Garden et Rentrer au port, Mano chantait J’avance car il ne voulait pas regarder en arrière. Il créait des « disques à vivre », disait-il : « Je ne me sens pas l’ombre de ce que j’étais quand j’avais vingt ans, au contraire », nous avait-il dit au moment de l’album les Animals. Battant d’une force incroyable, il songeait depuis quelque temps à faire son métier autrement. Il rêvait de s’installer dans le Midi de la France, imaginant créer un cabaret-cirque-chanson : « Je ne veux plus faire le juke-box sur scène. » Il n’aura pas eu le temps de réaliser son rêve.

Victor Hache

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Homme à Claude-Levi Strauss

4 Novembre 2009, 19:28pm

Publié par Xavier

http://www.tdg.ch/files/imagecache/468x312/depeches/f176afd.jpgAvec Claude Lévi-Strauss disparaît un homme dont l’œuvre a grandement fait progresser notre connaissance et notre compréhension de la diversité des peuples et de leurs systèmes de pensée toujours en mouvement, sur notre planète.

Son influence a été considérable et stimulante pour des chercheurs de multiples disciplines. Ses travaux, avec les débats et controverses qu’ils ont suscités, ont profondément marqué le mouvement des savoirs tout au long de la seconde moitié du XXème siècle.

Claude Lévi-Strauss était indéfectiblement attaché au respect des peuples. Sa conception de l’altérité l’opposait résolument à tout racisme et faisait de lui un homme toujours ouvert au monde sur le devenir duquel il n’a cessé de s’interroger.

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DES MARTYRS ET DES HEROS : SOUVENONS-NOUS

27 Avril 2009, 19:24pm

Publié par MDC

 

Le week-end dernier à Beaurains,

Hommage aux héros de la Résistance,

Hommage aux martyrs de la Déportation.

 

Samedi, à la Résidence de la Roseraie, il a été procédé au baptème de deux rues en l'honneur de deux grandes Résistantes :

Berthe Warret, agent de liaison des FTP, qui sera abominablement torturée, puis décapitée à la hache à Berlin en 1944,


Simone Jagu
, qui fut agent de liaison et hébergea clandestinement de nombreux aviateurs anglais et canadiens.

 

Dimanche, un dépôt de gerbes a été effectué au Cimetière de Beaurains en l'honneur d'Hubert Crépin mort en déportation en 1944.






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SIMONE JAGU-VANSCHELLES ; UNE BEAURINOISE HEROÏQUE

24 Avril 2009, 21:05pm

Publié par Xavier

 

Après avoir passé son enfance à Beaurains où ses parents étaient boulangers, Simone Vanschelles s'installe à Arras en 1937 où elle se marie. En 1942, après l'évasion de son mari, elle s'engage avec lui dans la Résistance où elle devient agent de liaison :

Simone portait le courrier à des responsables de la Résistance à Paris, prévenait les Résistants des parachutages d'armes, etc. Sa mission était aussi de prendre en charge des soldats alliés, notamment des parachutistes ou des aviateurs anglais ou canadiens : elle était chargée de leur trouver un asile sût dans les fermes des environs d'Arras. C'est ainsi qu'avec son mari elle a hébergé un aviateur canadien pendant 6 mois au nez et à la barbe des Allemands dont le quartier général se trouvait en face de leur domicile. Après avoir travaillé de 1945 à 1979 à l'Hôpital St Jean à  Arras, Simone Jagu-Vanschelles est revenue vivre à Beaurains où elle est décédée en 2005.

Interviewé en 1994, Simone déclarait : "Si c'était à refaire, je recommencerais. A cette époque, nous étions tous unis, nous nous aimions bien, nous n'étions pas jaloux les uns des autres comme les gens le sont maintenant. Il y avait une vraie solidarité."

Samedi, la municipalité de Beaurains lui rend hommage en baptisant une rue de son nom.

MDC

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BERTHE WARRET-CARION, MARTYRE DE LA RESISTANCE

24 Avril 2009, 16:53pm

Publié par MDC


BERTHE WARRET-CARION,   MARTYRE DE LA RESISTANCE

Héroïne de la Résistance, BERTHE WARRET–CARION a péri atrocement décapitée à la prison de Charlottensburg, à Berlin, le 1er septembre 1944, le jour même où la ville d’Arras était libérée du joug nazi.

C’est au bout d’une année de souffrances indicibles que ses bourreaux ont décidé de l’achever, furieux de n’avoir pu lui arracher les secrets qu’elle détenait.

Du  jour où BERTHE   a été arrêtée,  le 27 août 1943,  dans le baraquement qu’elle habitait,  à Arras, jusqu’à  celui de sa mort tragique, la police française d’abord, la gestapo ensuite,  ont tout tenté en vain  pour la faire parler.

Ils ignorent  qu’elle est  agent de liaison des FTP et transporte pour eux des armes et de la dynamite, mais ils  recherchent son mari, JULES WARRET, militant communiste connu et entré en Résistance dès le début de l’occupation. Il est devenu le responsable FTP de tout le secteur Arras-Bapaume Hesdin et ils supposent qu’il vient de temps à autre clandestinement retrouver sa femme et ses deux filles.

Ses tortionnaires ont infligé à BERTHE  les pires atrocités dans l’espoir qu’elle  dénoncerait ses camarades résistants. Ils  s’acharnent d’autant plus sur elle qu’ils croient savoir qu’elle a aussi hébergé des communistes allemands déserteurs de la Whermacht.

Ayant arrêté également sa fille aînée, JEANNE, âgée de 20 ans, la Gestapo (dans son immeuble place de la Préfecture à Arras) va jusqu’à torturer BERTHE face à sa fille et JEANNE   face à sa mère.

Déportée ensuite sans jugement, JEANNE reviendra si affaiblie des camps de la mort, à la Libération,  qu’elle ne  survivra que quelques mois à son calvaire.

Enfermée à la prison St Nicaise  d’Arras, isolée et interdite de colis et de visite,  BERTHE, accusée de « complicité avec la révolution bolchevique » est transférée à la prison de Saint Gilles en Belgique puis  dans le bagne de Cottbus (dans le Brandebourg) le  12 juillet 1944.

Durant cent jours, les nazis la laissent croupir en cellule humide, enchaînée, affamée et à nouveau torturée,  sans parvenir à la faire céder.

C’est le 31 août 1944,  qu’elle est emmenée à la prison pour femmes de Berlin pour être exécutée  le lendemain.

Il n’existe aucun lieu  où l’on puisse honorer la dépouille de cette  jeune femme martyre, car ses bourreaux ont aussitôt livré son corps à l’institut d’anatomie de Berlin  pour être « utilisé à des recherches médicales ».

Rien ne prédestinait la jeune  BERTHE  CARION au sort tragique qui fut le sien. Elle était née, le 6 juin 1904, dans le paisible village de BARLY. Bonne élève,  elle aurait aimé poursuivre des études mais le foyer était trop modeste : son père,  ancien maçon, sans retraite, était devenu garde-champêtre à 65 ans.

A 19 ans BERTHE CARION   épousa Jules WARRET d’Arras, ouvrier mineur et ils élevaient leurs deux filles dans la cité des Jardins quand la guerre éclata. Le Parti communiste interdit dès 1939, Jules WARRET fut poursuivi pour avoir  dénoncé cette injustice et  dès l’Occupation il entra dans la clandestinité  pour  combattre l’occupant nazi..

C’est pour avoir rejoint son mari dans cette lutte et avoir protégé par son silence toute une organisation de la Résistance que  BERTHE est devenue la jeune femme héroïque qui sera honorée à Beaurains samedi prochain 25 avril.

                                                                                           Christian Lescureux

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GUSTAVE DUHAMELLE, NOTRE CAMARADE

18 Mars 2009, 12:19pm

Publié par MDC


GUSTAVE DUHAMELLE, NOTRE CAMARADE

C'est dans son cher village de Neuville-Vitasse où il avait passé son enfance que repose depuis un an notre regretté camarade Gustave Duhamelle.

Il y revenait souvent pour un dimanche ou pour de courtes vacances, dans sa petite maison neuvilloise qu'il peaufinait avec soin.

Mais il était si discret, si modeste que bien peu dans l'Arrageois savaient quel militant politique et syndical exemplaire il était dans la région parisienne.

Ouvrier du livre aux NMPP, il a consacré sa vie à la défense des salariés, dont il est resté toujours très proche, même dans le cadre de responsabilités importantes : secrétaire du bureau de la section syndicale CGT des messageries, Délégué du personnel, élu au Comité d'Entreprise, membre du Conseil National de l'UFR etc.

Ancien de la division Leclerc, il a longtemps présidé l'ARAC.

Militant du PCF, il était toujours disponible et, tant que sa santé l'a permis, il a diffusé l'Huma-Dimanche dans la cité de Champigny où il habitait.

"L'amour de la justice, de l'humanité et de la liberté est une passion comme une autre ; quand elle est dominante, on lui sacrifie tout" écrivait Robespierre. Cette passion, ce fut celle de toute la vie de Gustave Duhamelle, notre camarade, notre frère.

Nous lui rendrons hommage le dimanche 22 mars à 11h au Cimetière de Neuville-Vitasse.

MDC  

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Gérard Gayot, professeur de coeur

13 Janvier 2009, 18:11pm

Publié par Xavier

Depuis 2002, Gérard Gayot était aussi directeur de l'Ifresi-CNRS à LilleIII.Depuis 2002, Gérard Gayot était aussi directeur de l'Ifresi-CNRS à LilleIII.

Gérard Gayot, professeur d'histoire moderne à Lille III dont les méthodes d'enseignement peu conventionnelles ont marqué des générations d'étudiants nous a quittés des suites d'un cancer.




ISABELLE DUPONT > isabelle.dupont@nordeclair.fr
Pour sûr les centaines d'étudiants qui ont usé leurs fonds de culottes sur les bancs des amphis d'histoire de Lille 3 garderont pour toujours en mémoire les cours d'histoire moderne de Gérard Gayot, sa gouaille, son franc parler et son esprit frondeur. Des cours aux intitulés parfois abscons mais qu'il savait rendre diablement passionnants de sa voix devenue rocailleuse par des années de tabagisme forcené.


Car Gérard Gayot, plus qu'un prof, c'était un personnage qui montait sur l'estrade comme sur une scène, « les cours, les recherches, les projets à l'échelle européenne, c'était son oxygène », témoigne son épouse, Colette.
Et la liste de ses publications est longue comme un jour sans pain, de 1970 et l'article « Serviteurs ou partisans, les francs-maçons ardennais à l'époque du consulat et de l'empire » dans La Revue du Nord jusqu'aux actes du colloque européen organisé, fin 2006, par le centre historique minier de Lewarde sur la catastrophe de Courrières, plus de 35 ans de recherches.

Des conférences même pendant les vacances
Cet Ardennais de naissance n'aura de cesse de se passionner pour sa région, mais il était aussi attiré par l'histoire sous toutes ses latitudes, avec une prédilection pour l'Allemagne et bien sûr pour la période moderne des 17e-19e siècles. En 1991, il publie son titre-phare chez Gallimard La Franc-maçonnerie française au 18e et 19e siècle. Incorrigible, même en vacances, il n'abandonnait jamais son cartable. « Nous partions chaque année dans les Cévennes dans un gîte en pleine nature. Et bien, il trouvait le moyen d'aller donner des conférences dans un temple protestant à côté sur les effets de la Révolution française chez les catholiques et protestants », raconte son épouse.
Accro à l'histoire comme il l'était, ce n'est que le 1er octobre dernier qu'il a pris sa retraite, à 67 ans. « Il a voulu aller jusqu'à cet âge-là pour continuer ses projets avec l'Allemagne, la Belgique, la Tchèquie... », explique son épouse. En 2002, il avait pris la direction de l'Ifresi (Institut fédératif de recherche sur les économies et les sociétés), l'antenne du CNRS à Lille 3. On se souvient de l'expo « Roubaix-Tourcoing, villes lainières d'Europe » qu'il avait réalisée aux Archives du monde du travail en 2005.
Ce laïcard acharné, ancien secrétaire de la section universitaire PCF, a souhaité une cérémonie toute simple. Sa famille et ses amis, ses collègues professeurs lui rendront donc un dernier hommage jeudi à 11h au crématorium d'Herlies, avec la chanson des Canuts qu'il aimait tant chanter à ses étudiants en fin d'année. Plus qu'un chercheur de renom, c'était un prof au grand coeur, capable de sa grosse voix de rebooster un étudiant démotivé après un échec.
Rarissime.
A son épouse, ses enfants et petits enfants, Nord-éclair présente ses très sincères condoléances.

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