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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen

9 Septembre 2013, 18:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

discours du secrétaire de section du PCF Arras

Nous sommes honorés de votre présence aujourd'hui en ce lieu de mémoire.

C'est l'occasion pour nous de faire savoir qu'il y 69 ans, Arras fut libéré des griffes de l'occupant allemand, le 1er septembre 1944 exactement.

Nous voici ensemble rassemblés dans ce mémorial, qui est, pour nous, l'occasion de rendre hommage, aux 218 fusillés par les nazis dans les fosses de la citadelle à Arras.

Ces hommes et ces femmes sont morts devant ce peloton d'exécution bien souvent, après des mois de tortures physiques et morales.

218 patriotes qui s'écroulèrent sous la rafale meurtrière, avec aux lèvres une dernière chanson, un dernier défi, un dernier cri d'espoir et parfois aussi le nom d'un être cher.

218 de nos camarades sont tombés ici, parfois les familles en étaient prévenues, parfois mêmes la presse servile et des affiches proclamaient ces assassinats, comme s'ils avaient pu croire abattre le moral de notre population.

Leurs crimes étaient de ne pas avoir accepté de voir la France, asservis sous une dictature fasciste.

Notre pays a payé un lourd tribut dans la lutte contre l'occupation, la classe ouvrière particulièrement.

Dans notre région, la grande grève générale de la corporation minière en 1941 a été le point de départ et le développement des mouvements de la résistance, en particulier les FTPF (les Francs-tireurs et partisans français) dirigés par le Parti communiste français.

L'histoire est là, pour nous rappeler, le rôle déterminant du PCF dans la lutte de notre peuple pour la liberté et l'indépendance nationale.

Ce lieu de mémoire en est l'illustration, il suffit de lever les yeux, et de lire les plaques accolées aux murs.

218 martyres, 218 camarades, 218 opposants a une dictature fasciste, 218 partisans de la paix.

Observer ! que la grande majorité de ces fusillés étaient des membres du Parti Communiste Français.

Nous n'avons pas le droit d'oublier tous ceux qui sont morts, qui se sont sacrifiés pour que notre peuple retrouve sa liberté.

Tous ces martyrs sont morts aussi pour le bonheur de notre peuple, afin que celui-ci vive dans un monde débarrassé de toute forme d'exploitation, de justice sociale et de liberté.

Vers la fin de la guerre, sous l'impulsion de Jean moulin, tous les groupements de résistance s'unirent et fondèrent le Conseil national de la résistance, dont le programme était de construire une société au service du peuple avec d'importantes avancées social, supprimant toutes inégalités, pour la classe ouvrière, pour le peuple tout en entier.

Mais ces acquis sociaux ont vite été remis en cause par des dirigeants quelques années qui suivirent la fin du conflit.

Les milieux financiers ont repris le dessus et beaucoup de conquêtes sociales sont remises en cause régulièrement, et encore aujourd’hui, 70 ans plus tard.

Car le choix des projets politiques pour l'après guerre reste réalisable encore aujourd’hui.

Nous devons êtres vigilants et ne pas accepter ce recul de civilisation que l'on veut nous imposer, avec pour objectif d'augmenter encore les profits de la haute finance.

Nous devons rester aussi vigilants en ce qui concerne le danger que représente la montée des groupes et partis d'extrême droite qui se reconstituent dans beaucoup de pays d'Europe, et cela, en toute liberté.

Certains de ces partis revêtent à nouveau, le sinistre emblème de la croix gammée.

Vigilance donc dans notre pays où le FN développe ses idées racistes, xénophobes, antisémites tout en exposant ses discours populistes et presque populaires devenus subitement « séduisante » par un simple passage de flambeau à l'intérieur d'un même clan, et une dédiabolisation organisée à grande échelle, qui ne sert qu'à cacher son fond politique et sa réalité.

N'oublions jamais qu'en Allemagne Hitler est venu au pouvoir en développant cette même propagande et imposa ainsi un régime fasciste, qui eut pour conséquence la Seconde Guerre mondiale avec toutes ses horreurs et atrocités.

C'est la raison pour laquelle nous sommes aux côtés de tous ceux qui, à la libération ont crié

« Plus jamais ça ».

Aux côtés de tous ceux qui sont tombés devant le peloton d'exécution.

N'oublions pas les dizaines de milliers de résistants qui ont été arrêtés, torturés et envoyer dans les nombreux camps de concentration, généralement basés en Allemagne.

La résistance avait des formes multiples bien sur, il y avait ceux qui dans les usines sabotaient tout ce qui était produit pour être aux services des Allemands.

Il y avait ceux qui les armes a la main, engageaient le combat contre les soldats allemands.

Ceux qui rédiger tracts, affiches et journaux clandestins, afin de les diffuser et informé la population, etc. Etc.

Beaucoup d'entre eux fur arrêté, bien souvent par la police de Pétain et envoyer dans les camps de la mort après avoir était torturé cruellement.

C'est la raison pour laquelle, tous ceux qui ont gardé en mémoire et savent ce qui s'est véritablement passé sous la dictature fasciste, ont le devoir de perpétuer et d'immortaliser ces douloureux souvenirs.

A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
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A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen

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Henri Alleg, l'auteur de La Question, est mort

19 Juillet 2013, 17:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Henri Alleg, le rêve algérien chevillé au corps

 

L'ancien journaliste de l'Humanité, militant communiste et auteur de l'ouvrage "La Question" (1958) qui dénonçait la torture pendant la guerre d'Algérie, est décédé mercredi à Paris à l'âge de 91 ans. Portrait.

Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Essonne). Contact : andre.et.jean.salem@gmail.com

 

«Enfin Alger ! Un quai inondé de soleil, que surplombe le boulevard du front de mer.» Lorsque le jeune Harry Salem débarque pour la première fois à Alger, au mois d’octobre 1939, c’est d’abord ce mythique éclat de la Ville blanche qui l’étreint. Alors que le fascisme étend ses tentacules sur la vieille Europe et fourbit les armes du désastre, le jeune homme, qui rêvait de nouveaux horizons, aurait pu embarquer pour New York, ou pour l’Amérique latine. Le hasard et quelques péripéties l’ont conduit en Afrique du Nord, vers ce qui était alors, encore, un «département français».

Société d'apartheid

Pour le petit Parisien, fils de tailleurs, né à Londres dans une famille de juifs russes et polonais ayant fui les pogroms, la découverte de l’Algérie est un bouleversement. Dans cet autre monde, son rêve algérien prend immédiatement corps. Il se lie avec des Algériens, des gosses déguenillés de la place du Gouvernement jusqu’aux amis rencontrés à l’auberge de jeunesse où il loge, parmi lesquels Mustapha Kateb. Des amitiés contre-nature, dans cette société d’apartheid. Instinctivement, le jeune homme refuse la frontière invisible qui sépare deux mondes, celui des Européens, citoyens français, et celui des indigènes, rendus étrangers à leur propre pays. Alors que les vichystes tiennent Alger, Henri, déjà communiste de cœur, adhère à la Jeunesse communiste clandestine, avant de rejoindre le Parti communiste algérien (PCA). C’est là, dans l’euphorie de la Libération, que son chemin croise celui d’une « sympathisante », Gilberte Serfaty. Elle deviendra une ardente militante et, pour lui, la compagne de toute une vie.

Racisme et oppression coloniale

En Algérie, à ce moment-là, un point de non-retour est franchi, avec les massacres de mai 1945 à Sétif et Guelma, prologue d’une guerre qui devait éclater neuf ans plus tard. Pour Henri Alleg, la plume devient l’arme du combat pour une Algérie libérée du racisme et de l’oppression colonialiste. En novembre 1950, il entre à Alger républicain. Le quotidien a été fondé en 1938 par des hommes de progrès opposés à la toute-puissance du grand colonat. Sans remettre en cause le dogme de l’Algérie française, il témoignait, avant guerre, sous la plume d’Albert Camus et d’autres «libéraux», du sinistre sort reservé aux indigènes. Lorsqu’Henri Alleg prend la direction du journal, en 1951, les communistes y ont déjà acquis une influence prépondérante. La ligne du journal se fait plus résolument anticolonialiste, solidaire des luttes ouvrières, favorable à l’objectif d’indépendance. Ce titre est le seul à échapper au monopole de la presse quotidienne détenue par les grands colons.

Aux côtés d’Alleg, chose inédite et impensable à l’époque, un «indigène», Boualem Khalfa, est promu rédacteur en chef. L’engagement du journal irrite au plus haut point les autorités, qui le censurent et multiplient les saisies au moindre prétexte. Henri Alleg et son équipe tirent de cet acharnement répressif un slogan : «Alger républicain dit la vérité, rien que la vérité, mais Alger républicain ne peut pas dire toute la vérité.» Alleg encourage les plumes acérées, comme celle du jeune Kateb Yacine, dont les analyses politiques, d’une finesse et d’une impertinence insensées, subjuguent jusqu’aux plus aguerris de la rédaction. Lorsqu’éclate l’insurrection, le 1er novembre 1954, Alger républicain est déjà depuis longtemps dans le collimateur des gardiens du temple colonial. Le journal est interdit en 1955.

Clandestinité et censure

Henri Alleg entre dans la clandestinité. Régulièrement, il envoie des articles au journal l’Humanité, interdit sur le sol algérien, cible, à son tour, en France, des ciseaux d’Anastasie. Il est arrêté le 12 juin 1957, alors qu’il se rend au domicile de son ami, le mathématicien Maurice Audin, enlevé la veille par les parachutistes. Torturé à mort, Audin n’est jamais revenu des supplices que lui infligèrent les barbares aux ordres de Massu et Bigeard.

Alleg, lui, est un rescapé de l’enfer. Tous les supplices, tous les noms, tous les lieux, les paroles mêmes se gravent à jamais dans sa mémoire. Il entend tout dire, s’il survit, de ce qui se passe dans cet immeuble investi par la 10e D.P., à El Biar, où fut «suicidé» l’avocat Ali Boumendjel. Son témoignage franchit les murs du camp de Lodi, puis de la prison de Barberousse, sur de minuscules papiers pliés. Son avocat Me Léo Matarasso, le transmet à l’Humanité. L’édition du 30 juillet 1957, qui reprend ce récit glaçant, est saisie.

 

Au printemps 1958, Jérôme Lindon accepte de le publier aux éditions de Minuit. Le livre, préfacé par Sartre, est aussitôt interdit. Mais la censure provoque l’inverse de l’effet escompté. Deux semaines plus tard, depuis Genève, l’éditeur Nils Andersson prend le relais. La Question passe la frontière dans des valises et circule, en France, sous le manteau. Au total, 150 000 exemplaires clandestins du livre seront diffusés, contribuant de manière décisive à lever le voile sur la torture. Trois ans après son arrestation, Henri Alleg est inculpé d’«atteinte à la sûreté extérieure de l’État».

Il écope de dix ans de prison. Transféré à la prison de Rennes, il s’évade, avec la complicité de Gilberte, lors d’un séjour à l’hôpital. Aidé par des militants communistes, il rejoint la Tchécoslovaquie, où il séjourne jusqu’à la signature des accords d’Évian.

Rêve algérien

Lorsqu’il revient à Alger pour superviser la reparution d’Alger républicain, les menaces des « frères » du FLN, prêts à s’entre-tuer pour le pouvoir, sont à peine voilées. Avec Abdelhamid Benzine, Henri Alleg échappe de peu à des hommes en armes. L’équipe, pourtant, se reconstitue. L’appui technique de la Marseillaise rend possible la reparution du journal, qui fait sien le slogan des femmes de la casbah, excédées par la guerre que se livrent les factions du FLN : « Sebâa snin barakat ! » (« Sept ans de guerre, ça suffit ! »). Pourtant, le fossé entre la nouvelle Algérie du FLN et le rêve algérien d’Alleg et de ses camarades est bien là. Il se muera en incommensurable abîme. Après le coup d’État de 1965, il doit prendre la fuite. Les communistes sont pourchassés. Dans l’Arbitraire, un livre témoignant des tortures que lui infligèrent les hommes de la dictature naissante, le dirigeant communiste Bachir Hadj Ali raconte que ses tortionnaires menaçaient de faire d’Alleg, réfugié à Paris, un Ben Barka algérien.

Le combat de sa vie

L’Algérie est pourtant restée, dans le cœur du journaliste, comme le combat de sa vie. «Je suis heureux et fier d’avoir pris part au combat pour l’indépendance», nous confiait-il en mars 2012. À son retour en France, cet homme discret, érudit, d’une gentillesse exquise, a rejoint la rédaction de l’Humanité comme grand reporter, puis en devint le secrétaire général. «J’ai exercé ce métier en militant communiste, animé de convictions, aime-t-il à répéter. Ce fut pour moi un engagement, au sens fort du terme.»

Les réactions de Pierre Laurent (PCF), Patrick Apel-Muller (directeur de la rédaction de l'Humanité), des Amis de l'Humanité, du MJCF, de Roland Leroy.

"Combatte le déni du passé colonial", entretien avec Henri Alleg (12 janvier 2010)

"L'idée internationaliste était primordiale dans notre engagement", entretien avec Henri Alleg (mars 2012)

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Hommage à une vedette populaire et humble et au résistant !

12 Juillet 2013, 15:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Nous rendons hommage à l’accordéoniste André Verchuren, l’accordéoniste décédé il y a deux jours à 92 ans.

 Il n’est pas né prolo mais il a donné aux prolos par la musique, cette joie et cette lumière qui contrastaient tant avec leur réalité d’exploitation quotidienne.

En février 1944, il est dénoncé pour avoir caché des résistants et hébergé des aviateurs alliés descendus par la DCA nazie. Il est arrêté par la Police française et remis à la Gestapo puis aux SS. 

Le 2 juillet, il est envoyé dans l’enfer concentrationnaire de Dachau où il réussira à survivre jusqu’au 29 avril 1945 quand l’armée US libérera le camp.

 Il dira un jour avec l’humilité qui le caractérisait : « J’ai vu la mort en face plusieurs fois. On m’a attaché devant un peloton d’exécution, il y a eu un ordre en allemand que je n’ai pas compris, et on m’a détaché. Un autre jour, des SS m’ont forcé à regarder la pendaison d’un camarade ; si je détournais le regard, on me fusillait. Mais le pire, c’était ce qu’on appelait-le conseil de guerre-, jugement sommaire suivi de l’exécution immédiate. Je dois à la chance, au hasard, d’y avoir survécu»

A la libération du camp, il trouve un accordéon et le reprend en mains pour la première fois depuis  son  arrestation  10  mois  plus  tôt,  il  jouera  aussitôt  pour  ses  camarades  :  «La Marseillaise»,  puis  «L'Internationale»,  dans  la  salle  des  tristement  célèbres  douches  de Dachau, comme pour tordre l’histoire sans la réviser et honorer celles et ceux qui ne s’en sont jamais sortis. 

 

Nous apportons nos sincères condoléances à la famille et aux proches d’André Verchuren.

 

voir et écouter aussi l'hommage a Jean Moulin par  André Verchuren, le résistant. 

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Il y a 40 ans disparaissait Pablo Picasso

5 Avril 2013, 16:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense »

Nous avons perdu, il y a 40 ans déjà, un artiste de génie, un artiste revendicatif. Il  a lâché ses pinceaux avec lesquels il faisait corps, ses armes à lui. Sur la toile, Pablo Picasso projetait ses rêves, ses fantasmes, sa tristesse, sa colère, son amour et sa tendresse.

« L’art est un mensonge

qui nous permet de dévoiler la vérité »


J’ai découvert le peintre au travers de son chef d’œuvre « Guernica ». Réalisé en 1937, au lendemain de bombardements nazis au service de Franco, sur le paisible village basque Guernica, ce chef-d’œuvre devient rapidement l’emblème de la répression franquiste et le message de dénonciation de l’artiste engagé.  Il peint la guerre comme jamais personne ne l’avait fait avant lui. Impressionnante, déchirante, violente, emplie de sa révolte,  sa peinture nous renvoie à l’assourdissante réalité de l’horreur de la guerre.  Une apocalypse graphique  qui hurle,  le cri insoutenable de la terreur, la panique et la peur.

A la suite de cette première rencontre, ses œuvres ont bercé mon imaginaire et influencé ma vision de l’art. Je me suis nourrie de cette représentation nouvelle qu’il a initiée avec d’autres artistes, en premier lieu le peintre Georges Braque,  mais aussi Jean Metzinger, Albert Gleizes, Robert Delaunay, Henri Le Fauconnier et Fernand Léger.

«  Quand nous avons fait du Cubisme, nous n’avions nullement l’intention de faire du Cubisme, mais seulement d’exprimer ce qui était en nous.  »


C’est à cette même période que Picasso réalise une œuvre importante et révolutionnaire : « Les demoiselles d’Avignon » très décriée par les conformistes puis attaquée par la presse. Mais elle va inaugurer le cubisme et modifiera à jamais, le rapport entre l’image et la réalité.

Pour moi, il était le maître de la déconstruction pour rendre tous leurs sens aux illusions. J’ai grandi avec cet artiste empli de mystère, contemporain de Louis Aragon, d’Henri Matisse, de Guillaume Apollinaire, de Juan Gris, de Max Jacob, d’André Derain, de Jean Cocteau et d’Igor Stravinsky dont il croisera la route.

« Il faudrait pouvoir montrer les tableaux qui sont sous le tableau »



Enfant prodige, il était capable d’enregistrer pour toujours les physionomies et les objets pour les esquisser des mois après, comme s’il les avait toujours sous les yeux.

« J’ai mis toute ma vie

à savoir dessiner comme un enfant »

répondait-il à ses détracteurs. Sans doute a-t-il voulu briser les contraintes de l’esprit adulte, pour pousser son imagination à son paroxysme, tel l’enfant empreint de naïveté et d’innocence. Ses tableaux sont d’une extrême profondeur, colorés à son image. Aucun artiste n’a connu de son vivant une apogée aussi complète que celle de Pablo Picasso.

Sa prodigieuse production (plus ou moins 30 000 œuvres) se propage de par le monde et continue de vivre. Au travers de son œuvre, se diffusent tous les messages de l’homme engagé qui aimait la vie.

« Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant »

Pablo Picasso était un compagnon de route du PCF comme de nombreux autres intellectuels. Auteur de plusieurs Unes de l’Humanité, l’Humanité dimanche, le Patriote, il avait même écrit concernant cet engagement politique :

« Mon adhésion au parti communiste est la suite logique de toute ma vie, de toute mon œuvre »

Sa colombe, réalisée en janvier 1949, à l’occasion de son adhésion au Conseil mondial de la paix, est encore aujourd’hui le symbole universel de la paix.

Comme un testament de son génie et de son engagement, il nous laisse cette phrase :

« La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre offensive contre l’ennemi »

 

 

 


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Hugo Chavez: un bilan globalement positif

9 Mars 2013, 13:13pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

chavez-le-resistantles communistes de l'Arrageois salue la mémoire d’Hugo CHAVEZ.

Il a combattu le capitalisme et l’impérialisme.

Il a engagé un processus de changement au Venezuela s’attirant la haine et les insultes de la part des ennemis de la "Révolution bolivarienne", du monde capitaliste, de l’impérialisme et de ses valets comme cette presse française qui l’a diabolisé.

 

Hugo CHAVEZ a été l’objet d’une tentative de coup d’Etat, dirigé par les USA et le patronat vénézuélien.

 

Mais il a toujours été élu démocratiquement, les dernières élections ont confirmé l’approbation de sa politique par le peuple.

 

Ce qui lui fut reproché ce sont les nationalisations, l’anti-impérialisme, l’amitié avec Cuba.

Ensemble ils ont ouvert et impulsé à d’autres pays d’Amérique le chemin vers le progrès social et la justice. L’impérialisme a peur de voir s’ouvrir une perspective anticapitaliste.

 

Le bilan de CHAVEZ est important.

 

1.600 entreprises ont été nationalisées, elles réalisent 30% du PIB du pays.

 

Les progrès en matière d’éducation, d’alphabétisation, de santé et le recul de la pauvreté sont impressionnants depuis 1999 :

 

Le taux d’analphabétisme a chuté à 4,9%.

 

Les jeunes accèdent à l’enseignement supérieur (83%).

 

La mortalité infantile a chuté à 13,95% et l’espérance de vie progresse.

 

Près de la moitié de la population vivait sous le seuil de pauvreté, moins d’un quart aujourd’hui.

 

La pauvreté extrême a été divisée par deux.

 

Avec l’aide de Cuba et de ses médecins, l’accès à la santé est devenu gratuite.

 

Un système de protection sociale a été créé, l’éducation est gratuite.

 

Un salaire minimum a été instauré et les retraites généralisées.

 

L’écart de revenus entre les plus riches et les plus pauvres s’est réduit.

 

Ce sont donc de vraies grandes avancées pour la population vénézuélienne, notamment pour les plus défavorisés.

 

Une dimension et une reconnaissance internationale lui est rendu :

 

Les Palestiniens à Ramallah ont dit adieu à Hugo Chavez, un responsable du mouvement palestinien a dit "que Chavez a défendu passionnément les droits à la liberté et à l'autodétermination du peuple palestinien".

 

Le Président haïtien, Michel Martelly a décrété un deuil national de trois jours : «Il était plus qu'un ami, mais un frère».

 

Pour le Président centre droit du Chili, Sebastian Pinera : Le Chili a décrété trois jours de deuil national suivant ainsi la décision des autorités cubaines. Son Président a déclaré : "Nous avions des différences, mais j'ai toujours su apprécier la force, l'engagement avec lequel le président Chavez luttait pour ses idées".

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a observé une minute de silence avant de commencer ses travaux.

 

Pour le président algérien Abdelaziz Bouteflika : « L’hommage que nous devons à sa mémoire, l’est aussi pour le combat de toute une nation dont il a été le porte-voix et la conscience dans la lignée d’un Simon Bolivar. A ce titre, il marquera à jamais l’histoire de son pays mais aussi de toute l’Amérique Latine ».

 

Les exploités et opprimés du Venezuela ont fait de Chavez, leur leader pour instaurer une alternative, un espoir pour un changement social et une indépendance nationale.

 

Les travailleurs vénézuéliens, le peuple, les intellectuels anti-impérialistes ont soutenu Chavez.

 

En dépit des pressions, financières, militaires, de l’impérialisme étasunien, le Venezuela avec Cuba a pu ainsi impulser des changements similaires dans d’autres pays de la région.

 

Son appui à Cuba et à l’ALBA ( Alliance Bolivarienne d’Amérique Latine), ses projets d’intégration sud-américaine déplaisent fortement à l’hégémonie de l’impérialisme étasunien sur la région. Tout comme la coopération du Venezuéla avec les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui se retrouvent fin mars pour leur sommet avec des questions comme la création d’une banque de développement. De quoi inquiéter et faire agir les impérialistes étasunien et européen

 

Aujourd’hui la classe ouvrière, le peuple vénézuélien sont unis dans le deuil.

 

Cette union doit se poursuivre, pour aller plus loin dans la construction d’une société nouvelle, n'en déplaise a l'impérialisme

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HUGO CHAVEZ : la télévision publique «France 2» prise en flagrant délit de désinformation

9 Mars 2013, 13:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La désinformation c'est la règle à France 2,c'est bien connu !

Pourquoi ?

parce qu'il s'agit de désespérer les salariés pour qu'ils ne revendiquent pas des jours meilleur.

Lorsque France 2 évoque un conflit social, elle fait parler les consommateurs et les usagers, des pseudos spécialistes (pris parmi ceux du MEDEF) plutôt que les syndicalistes.


Lorsqu'il y a un mauvais projet gouvernemental ou du MEDEF, qui va dégrader l'emploi, on évite de faire parler les syndicalistes, et on évite surtout de faire parler la CGT.


Lorsqu'il y a un succès revendicatifs, on s'arrange pour en minimiser la portée. Lorsqu'il y a un échec, on fait porter la responsabilité à la CGT, etc.


A France 2, comme à TF1 d'ailleurs, on s'arrange surtout à toujours laisser le petit goût amer de la défaite au fond de la gorge des salariés, pour qu'il ne remettent pas le couvert. Surtout qu'ils n'imaginent pas qu'on puisse vraiment changer les choses, et que l'on laisse les exploiteurs exploiter tranquille.


Même logique à l'international: il faut toujours éviter de laisser voir que les choses peuvent changer en positif pour les salariés. Tous est forcément mauvais ou grave. Il n'y aurait partout que des profiteurs, des spéculateurs, des dictateurs. Evidemment les grosses sociétés capitalistes occidentales ne seraient pour rien dans le malheur des peuples, ni dans la corruption !


Mais dans l'affaire qui nous occupe, France 2 a franchit la ligne rouge !

Normalement on ne s'attaque pas aux morts; les morts sont sacrés !

France 2 l'a fait !

Mais comme le mort en question est plus grand que leurs tripatouillages; ça a dû remuer dans le manche ! Et puis les téléspectateurs ne sont pas tous des cerveaux disponibles. Il y en a qui s'informent et qui réfléchissent !


Mais pour une manipulation de révélée, combien de centaines d'autres?

 

 

 

 


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Hugo Chavez, la seconde vie de Bolivar (chronologie)

6 Mars 2013, 19:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les années ont passé, depuis que, jeune lieutenant, il lisait, dans sa caserne, les écrits de Marx et de Bolivar. Le « Comandante », élu président en 1998, puis réélu en 2000, 2006 et 2012, adulé par la classe populaire, a déchaîné la haine de l’opposition de droite, du patronat et des médias privés.

À l’extérieur, l’homme est qualifié de « populiste », de « bête noire » des États-Unis. Ses déclarations fracassantes ont souvent pris le dessus sur le fond de ses discours. Pariant sur le socialisme à l’époque du capitalisme triomphant, les campagnes de dénigrement (antisémite, dictateur) n’ont pas tardé.

Soulèvement civico-militaire

Né en 1954, il fonde, en 1982, le Mouvement bolivarien révolutionnaire au sein des forces armées. En 1989, des milliers de pauvres protestent contre un plan d’ajustement structurel du FMI. Le Caracazo, la première révolte contre le néolibéralisme, tourne alors à la tragédie : 2 000 morts. Cet événement, un traumatisme dans la mémoire collective, motivera le soulèvement civico-militaire avorté de 1992 que Chavez conduit.

Politiques d'inclusion

 Cet épisode scelle néanmoins une relation profonde avec le petit peuple qui s’identifie à ce métis, issu d’une famille pauvre, et qui le portera au pouvoir six années plus tard. Sa popularité tient à ses politiques d’inclusion: les missions sociales (éducation, santé, travail, sport); ainsi qu’aux réformes économiques comme la nationalisation des terres, des banques et de l’entreprise pétrolière dont les retombées économiques, réservées jusqu’alors à l’oligarchie et aux compagnies états-uniennes, profitent désormais à la collectivité. Mais non sans mal. En 2002, il essuie un coup d’État puis, un lock-out pétrolier, un référendum révocatoire, et un coup d’État institutionnel avec le boycott de l’opposition des législatives de 2005. Ces trois derniers mois, les pressions se sont faites encore plus fortes de la part de l'opposition, renforcée par la faiblesse de Chavez face à la récidive de son cancer.

Chronologie de la vie de Hugo Chavez

1992

  • 4 février - Jeune officier parachutiste, Chavez prend la tête de plusieurs milliers de soldats qui tentent de renverser le président Carlos Andres Perez. La tentative de putsch, sanglante, fait long feu. Chavez assume à la télévision l'entière responsabilité du soulèvement.

1994

  • 26 mars - Le président Rafael Caldera lui accorde sa grâce. Chavez sort de prison et promet de conquérir le pouvoir par les urnes.

1998

  • 6 décembre - Chavez est élu président avec 56% des voix. Il prête serment le 2 février 1999 et annonce une "révolution pacifique et démocratique". Il ordonne par décret la tenue d'un référendum pour l'élection d'une assemblée constituante.

    2000431 chavez

1999

  • 15 décembre - Les Vénézuéliens approuvent à une majorité écrasante la nouvelle constitution, qui renforce les prérogatives du pouvoir exécutif. Le mandat présidentiel est porté à six ans.

2000

  • 30 juillet - Chavez est réélu avec 59,7% des voix.

2002

  • 10 avril - L'opposition et les milieux économiques lancent un appel à la grève générale illimitée. Le 12 avril, des officiers supérieurs annoncent que Chavez a démissionné. Ils l'accusent de la mort de onze manifestants. Pedro Carmona, un homme d'affaires, est nommé à la tête d'un gouvernement de transition. Chavez, aux arrêts, dément avoir démissionné et dénonce un coup d'Etat.

  • Le 13 avril, sous la pression de manifestants chavistes, Carmona démissionne et des soldats fidèles au président déposé prennent le contrôle du palais Miraflores. Le 14, Chavez effectue un retour triomphal au palais présidentiel.

  • 2 décembre - Syndicalistes, dirigeants et salariés antichavistes de la compagnie pétrolière publique PDVSA se mettent en grève. La production s'effondre. Le cinquième exportateur mondial de pétrole est incapable d'éviter des pénuries de carburants et de vivres.

2003

  • 2 février - Chavez mobilise l'armée pour relancer les activités de la PDVSA. La grève s'achève.

2004

  • 27 février - Les forces de l'ordre dispersent des manifestants en marge du sommet des dirigeants du Tiers Monde que préside Chavez. Au moins neuf personnes sont tuées dans les manifestations violentes qui se poursuivent pendant une semaine.

  • 3 juin - Après de nombreux reports et recours, le conseil national électoral valide une requête de l'opposition réclamant la tenue d'un référendum "révocatoire" sur la poursuite du mandat de Chavez.

  • 15 août - A plus de 59%, Chavez est confirmé au pouvoir et sa légitimité en sort renforcée. L'opposition se divise.

2005

  • 3 décembre - Triomphe des candidats chavistes aux élections législatives boycottées par l'opposition.

2006

  • 3 décembre - Chavez est réélu à la présidence avec plus de 60% des voix. "C'est une nouvelle défaite pour le diable qui veut dominer le monde", déclare-t-il en visant Washington.

2007

  • 26 mai - La Cour suprême ordonne au ministère de la Défense de prendre le contrôle de la chaîne de télévision privée RCTV, proche de l'opposition. Des dizaines de milliers de Vénézuéliens manifestent leur hostilité à cette décision.

2008

  • 23 novembre - Elections provinciales et municipales. Le camp chaviste l'emporte, mais l'opposition s'empare de plusieurs centres urbains, dont la mairie de Caracas.

2009

  • 2 février - Chavez fête ses dix ans au pouvoir. "Il y a dix ans, Bolivar est revenu à la vie, par et dans la volonté du peuple", déclare le président vénézuélien, qui se revendique de l'héritage de Simon Bolivar, héros de l'indépendance au XIXe siècle.

2011

  • 20 juin - Hugo Chavez, le visage pâle, annonce à la télévision depuis Cuba qu'il a été opéré deux fois pour une tumeur cancéreuse dans la région pelvienne.

  • 17 juillet - Le président entame une chimiothérapie à Cuba.

  • 20 octobre - A la suite d'examens à La Havane, Hugo Chavez se déclare guéri, ce que confirment ses médecins.

  • 30 décembre - Chavez participe au sommet du Mercosur en Uruguay, son premier déplacement politique à l'étranger depuis que son cancer a été diagnostiqué.

2012

  • 21 février - Hugo Chavez annonce qu'il va subir une nouvelle opération, qui aura lieu une semaine plus tard à La Havane.

  • 7 octobre - Le président vénézuélien est aisément réélu avec 55% des voix face au candidat de l'opposition unie Henrique Capriles. Le 11, il nomme un proche au poste de vice-président, Nicolas Maduro, jusque-là ministre des Affaires étrangères.

  • 11 décembre - Chavez subit une nouvelle intervention chirurgicale de plus de six heures.

2013

  • 9 janvier - La cérémonie d'investiture d'Hugo Chavez pour son nouveau mandat, prévue le 10, est reportée sine die en raison de l'hospitalisation du président à La Havane.

  • 18 février - Hugo Chavez est rapatrié de Cuba et admis dans un hôpital militaire de Caracas.

  • 4 mars - Le gouvernement annonce que les problèmes respiratoires du président se sont aggravés.

  • 5 mars - Le vice-président Nicolas Maduro annonce la mort d'Hugo Chavez. hugo-chavez-dead1-460x270.jpg

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Hugo Chavez : mort d’un révolutionnaire

6 Mars 2013, 18:31pm

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Avec la mort de Chavez hier mardi 5 mars, la classe ouvrière et tous les exploités du Venezuela perdent un dirigeant et un défenseur dans la lutte contre le capitalisme et l’impérialisme.

Dès l’annonce de son décès, des centaines de milliers de Vénézuéliens se sont dirigés vers la place Bolivar à Caracas, comme vers les places de toutes les autres villes et des centaines de villages à travers le pays.

 

En dépit de tous les obstacles qui se sont dressés – et se dressent encore – sur le chemin de la révolution, les masses opprimées savent distinguer amis et ennemis.

Non seulement au Venezuela, mais dans toute l’Amérique Latine et dans le monde entier, le nom d’Hugo Chavez sera à tout jamais associé à la cause des pauvres et exploités, aux victimes du système capitaliste.

 

C’est pour cette même raison que l’annonce de sa mort a fourni l’occasion aux politiciens et capitalistes réactionnaires de donner libre cours à leurs sentiments haineux à son égard. Ne nous attardons pas là-dessus. C’est dans l’ordre des choses. Nous ne pleurons pas non plus lorsque décède l’un des « champions » du monde capitaliste.

 

Le grand service rendu par Hugo Chavez aux travailleurs du monde, c’est d’avoir clairement désigné le système capitaliste comme la cause véritable de toutes les oppressions, et d’avoir désigné tout aussi clairement le socialisme comme la forme de société qui y mettrait un terme.

 

Allant directement à l’encontre des exigences des puissances impérialistes et de la réaction interne, Chavez a refusé les privatisations, l’austérité et la régression sociale. Les ressources du pays ont été mobilisées pour répondre aux besoins du peuple. Dans les domaines de l’éducation, de la santé, des conditions de logement et bien d’autres, les mesures concrètes prises par Chavez ont considérablement amélioré les conditions de vie des masses.


Mais aucune de ces mesures n’aurait été possible sans l’élan et l’énergie révolutionnaire dont, à maintes occasions, ces masses ont fait preuve.

A chaque fois que la contre-révolution relevait la tête, les masses se sont mobilisées pour assurer sa défaite.

Ce fut le cas, en particulier, en avril 2002, lorsqu’un coup d’Etat militaire avait renversé le gouvernement de Chavez. Arrêté et embastillé loin de la capitale, Chavez n’a échappé au sort funeste que lui réservaient les putschistes que grâce à la mobilisation insurrectionnelle du peuple révolutionnaire. La force et la vigueur de Chavez, comme il l’a souvent dit lui-même, s’expliquaient avant tout par l’immense capacité de lutte du mouvement révolutionnaire vénézuélien.

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Au lendemain de ce coup d’Etat avorté, et en solidarité avec la révolution vénézuélienne, menacée comme elle était par la possibilité d’une intervention américaine, la campagne internationale Manos Fuera de Venezuela ! a été lancée.  

 

La mort de Chavez inaugure une phase nouvelle – et décisive – de la révolution vénézuélienne.

Cette révolution n’a pas été menée à son terme. Une fois de plus, la contre-révolution passe à l’offensive. Les opérations de sabotage économique s’intensifient, et deux diplomates américains ont été expulsés du pays après avoir tenté de nouer des contacts avec des chefs militaires vénézuéliens dans le but d’organiser un nouveau coup d’Etat.

Qui vaincra ?

La réponse à cette question dépend du programme d’action mise en œuvre par les forces révolutionnaires. Il faut frapper la contre-révolution à la tête, en supprimant la propriété privée de tous les grands leviers de l’économie nationale, les plaçant fermement sous le contrôle des travailleurs.

 

 Il faut purger l’Etat des bureaucrates et des profiteurs pour qui la « révolution » n’est pas incompatible avec l’exploitation capitaliste.

En un mot, il faut réaliser le projet de Chavez : « Pour abolir la pauvreté, disait-il, il faut donner le pouvoir aux pauvres ». Il est grand temps de supprimer le capitalisme et de procéder à la construction d’une société socialiste. La situation actuelle – celle d’une révolution à mi-chemin – ne peut pas durer.

L’alternative au socialisme, c’est la contre-révolution. La meilleure façon de commémorer et d’honorer Hugo Chavez serait d’infliger une défaite décisive à ses ennemis !

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HOMMAGE A NOTRE CAMARADE François TOURNANT

27 Février 2013, 08:43am

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Ce n’est pas seulement le village de Roeux, mais la vallée de la Scarpe toute entière qui porte aujourd’hui le deuil de notre camarade François TOURNANT. Durant plus d’un demi-siècle, d’Arras à Vitry et Corbehem il a été à plus d’un titre, une des figures exemplaires du monde ouvrier..

D’abord comme militant puis dirigeant syndical dans trois des plus grosses usines de la Région : « Les Produits Chimiques » à Feuchy, « Maxéi » à Arras  et « Fauvet-Girel » à St Laurent-Blangy, il fut durant un demi-siècle  le compagnon de lutte de milliers de travailleurs

Dès l’âge de 15 ans , en pleine guerre, François adhére à la CGT clandestine, avec l’accord de son père, qui, malgré les risques, lui dit «  Tiot t’as bien fait » !


Dès la Libération il rejoint l’UJRF puis les Jeunesses communistes. Avec trois camarades de son âge il crée dans l’usine de Feuchy, de 500 ouvriers, une section communiste qui comptera près de cent membres. Il lui faudra une dérogation ministérielle pour devenir, avant ses vingt ans, délégué du personnel. Il sera ensuite élu au Comité Central d’Entreprise. Il a trois enfants quand, en 1965, le chômage le contraint à devenir quelque temps couvreur à son compte avant de repartir, comme tourneur, à l’usine.


Connu loin à la ronde comme militant, François l’est aussi comme l’un des meilleurs footballeurs des clubs du secteur et il ne quittera les crampons et les terrains que passés ses cinquante ans.


Sa popularité, son expérience et sa serviabilité lui vaudront d’être élu municipal dans sa commune ouvrière de Roeux. Celle-ci fut l’une des premières municipalités communistes jusqu’à la guerre, et l’un des foyers très actifs de la Résistance sous l’Occupation. Conseiller municipal communiste dès 1959, puis adjoint en 1971 il devint maire de 1977 jusqu’en 2001. Connu pour « parler peu mais agir beaucoup », François Tournant modernisa la commune qui sous son mandat passa de 800 à 1 400 habitants  Mission accomplie, il prit à 73 ans  une retraite bien méritée, cédant à son camarade adjoint la gestion d’une commune attrayante enviée pour son dynamisme.


Notre camarade François resta, jusqu’au dernier jour, fidèle à l’idéal communiste qui anima, toute une existence,  au service des autres.

                                                                                                              Christian Lescureux

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Hommage à Rino Della Negra, et aux 23 membres du groupe Manouchian

22 Février 2013, 17:58pm

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DSCN0601L’hommage de la cérémonie était organisée par la section PCF d'Arras, une gerbe de fleurs a été déposée et quelques mots d'hommage ont été prononcés.

en voici le texte:

 

 

À peine que nous célébrions il y a quelques jours le 70 ème anniversaire de la victoire soviétique à Stalingrad sur le nazisme, dont bon nombre d’inconnu sont morts sur les champs de bataille au nom de la liberté, d’autres tout aussi anonymes ont laissé peu de traces dans la mémoire collective comme Rino Della Negra qui pourtant, son combat fut exemplaire à plus d'un titre.

 Issu d'une famille immigrée italienne, né français en 1923 par le hasard de l'arrivée de ses parents sur le territoire national, passionné de football, le jeune Rino Della Negra  donna sa vie pour la France sans se poser la question de son identité nationale.

Rino s'engagera très jeune dans la résistance et concrétisera même cet engagement dans un réseau particulier, celui du 3e détachement italien des FTP-MOI de la région parisienne commandée par Missak Manouchian (la section Main d'œuvre immigrée des Francs Tireurs et Partisans).

Cette section d'autant plus stigmatisée des nazis et des collaborateurs, qu'elle était constituée d'étrangers, de ces « métèques » dont la propagande hitlérienne dénonçait la dégénérescence.

Ce combat des immigrés contre le fascisme, paradoxalement, l'occupant l'immortalisera lui-même en tentant de le dénoncer.

En effet, l'histoire a gardé en mémoire là tristement célèbre « Affiche rouge »  apposée par la propagande nazie sur tous les murs de la région parisienne.

Loin de discréditer la résistance, cette affiche avec les visages de neuf d’entre eux, la galvanisa.

 Non seulement elle apprenait à qui ne l'aurait pas encore su que des femmes et des hommes étaient prêts à mourir pour la liberté de la France, mais que parmi eux il y avait des Hongrois, des Polonais, des Espagnols, des Arméniens des Italiens, dont le jeune Rino Della Negra.

Ce groupe, dit « Manouchian », du nom du poète combattant arménien qui en pris la direction, se livre à des attentats et des sabotages jusqu'à l'automne 1943 où il est démantelé par la police française et la Gestapo qui en arrêtent un à un les membres.

Ils étaient jeunes pour la plupart, épris de liberté ! ils étaient communistes.

Le 21 février 1944, 22 membres du Groupe Manouchian sont transportés au Mont Valérien et fusillé.

 La 23ème, une femme, la Roumaine Olga Bancic sera décapitée en Allemagne.

 Tous tombent pour la liberté. Tous tombent pour la France.

La leçon est forte, la défense des valeurs humanistes n'est ni une question de nationalité, ni une question de couleur de peau.

 En 1944, il y avait des Français qui collaboraient.

 En 1944 il y avait des immigrés qui combattaient pour la France.

 

Paul Eluard leur rendra hommage par un poème :

« Ces étrangers d'ici, qui choisirent le feu

Leurs portraits sur les murs sont vivants pour toujours.

Un soleil de mémoire éclaire leur beauté. »

 

Cette leçon, retenons là et tirons-en les enseignements pour nos combats d'aujourd'hui.

 La République n'est ni une question d'ancêtres gaulois, ni une question de couleur de peau, mais d'adhésion à un ensemble de valeurs qui fondent notre communauté nationale.

Le jeune Rino Della Negra a su porter haut ces valeurs.

Il doit être un modèle pour les jeunes de notre région et un modèle de courage et de vie citoyenne.

 Il important pour nous communistes de préserver la mémoire de nombre de ces héros de l'ombre qui ont payé de leur vie leur combat pour la Liberté, à l’heure où près de ce lieu, la Bête immonde prétend renaître de ses cendres…

Les communistes de l’Arrageois sont aujourd'hui fières d'apporter leurs contributions au devoir de Mémoire qui s'impose à tous.

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70ème anniversaire de la victoire soviétique à Stalingrad : « Nouveau chant d'amour à Stalingrad » de Pablo Neruda

3 Février 2013, 17:10pm

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Nouveau chant d'amour à Stalingrad

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J'ai écrit sur le temps et l'eau,
j'ai décrit le deuil et ses reflets violets, 
j'ai écrit sur le ciel et sur la pomme, 
désormais, j'écris sur Stalingrad

Ma fiancée a déjà emporté ainsi que son foulard
la lueur de mon amour énamouré,
maintenant mon cœur est sur le sol,
dans la fumée et la lumière de Stalingrad.

J'ai touché de mes mains la chemise
du crépuscule azur et défait:
aujourd'hui, je touche l'aube de la vie
naissant sur le sol de Stalingrad.

Je sais que le vieillard à la plume,
provisoirement jeune, comme un cygne délié
laisse éclater sa douleur notoire 
devant mon cri d'amour à Stalingrad.

Je place mon âme où il me plaît.
Je ne me nourris pas de papier fatigué
agrémenté d'encre et d'un encrier.
Je suis né pour chanter Stalingrad.

Ma voix était avec tes morts héroïques,
sur tes propres murs broyés, 
ma voix sonnait comme sonne le glas, 
et le vent en te voyant mourir, Stalingrad.

Or, américains combattants, 
blancs et noirs tels des grenadiers
tombent sur le serpent dans le désert, 
Tu n'es plus seule, Stalingrad.

La France revient à ses éternelles barricades,
dans une bannière de rage drapant
ses larmes fraîchement séchées.
Tu n'es plus seule, Stalingrad

Et les grands lions d'Angleterre, 
volant sur la mer déchaînée, 
enfoncent leurs griffes sur la terre brune.
Tu n'es plus seule, Stalingrad.

Aujourd'hui, sous des montagnes de châtiment,
les tiens enterrés ne sont plus seuls:
avec la chair tremblant des morts 
qui touchèrent ton front, Stalingrad.

Ton acier bleu d'orgueil forgé, 
ta tête de planètes couronnée,
ton bastion de pains partagés,
ta sombre frontière, Stalingrad.

Ta Patrie de marteaux et de lauriers, 
le sang sur ta splendeur enneigée,
le regard fixe de Staline sur la neige
tissée par ton sang, Stalingrad.

Les décorations que tes morts
ont placé sur leur poitrine transpercée 
viennent de la terre, du frisson
de la mort et de la vie, Stalingrad

La saveur profonde que tu portes encore
au cœur de l'homme blessé,
avec la branche des capitaines rouges
sortis de ton sang, Stalingrad.

L'espoir qui éclot dans les jardins, 
comme la fleur de l'arbre attendue,
la page gravée de fusils,
de lettres de lumière, Stalingrad

La tour que tu perçois sur les hauteurs, 
les autels de pierre ensanglantés,
les défenseurs de ton âge canonique, 
les enfants de ta chair, Stalingrad.

Les aigles ardents de tes pierres, 
le métal par ton âme allaité,
les adieux de larmes emplis,
et les vagues de l'amour, Stalingrad.

Les os des assassins meurtris, 
les envahisseurs paupières closes, 
et les conquérants fuyant,
dans le sillage de ta foudre, Stalingrad.

Ceux qui humilièrent les courbes de l'Arc
et trouèrent les eaux de la Seine, 
avec l'assentiment de l'esclave, 
se sont arrêtés à Stalingrad.

Ceux qui dans Prague la Belle en larmes, 
du silence et de la trahison,
piétinèrent ses mutilés, 
sont morts à Stalingrad.

Ceux qui dans l'antre grecque ont craché,
la stalactite de cristal brisée
et son bleu classique estompé,
où sont-ils aujourd'hui, Stalingrad ?

Ceux qui ont brûlé et brisé l'Espagne
gardé dans leurs chaînes le cœur
de cette mère de chênes et de guerriers, 
se décomposent à tes pieds, Stalingrad.

Ceux qui en Hollande, eaux et tulipes, 
ont éclaboussé de boue sanglante,
et ont répandu le fouet et l'épée, 
reposent désormais à Stalingrad.

Ceux qui dans la blanche nuit de Norvège
avec un hurlement de chacal enragé
calcinèrent ce printemps glacé, 
se sont tus à Stalingrad.

Honneur à toi par ce que l'air porte, 
ce qu'il reste à chanter et ce qui l'a été,
honneur à tes mères et tes fils, 
et à tes petit-fils, Stalingrad.

Honneur au combattant de la brume, 
honneur au Commissaire et au soldat, 
honneur au ciel derrière ta lune, 
honneur au sol de Stalingrad.

Garde-moi un bout d'écume violente, 
garde-moi un fusil, garde-moi une charrue, 
et qu'on les mette sur ma tombe,
avec une fleur rouge de ta terre, 
pour qu'on sache, si doute il y a,
que je suis mort en t'aimant et que tu m'as aimé,
et que si je ne me suis pas battu à tes flancs,
j'ai laissé en ton honneur cette obscure grenade, 
ce chant d'amour à Stalingrad.
Cette traduction n'a pas comme ambition de faire office de traduction littéraire mais plutôt, en suivant au maximum la lettre et l'esprit de Neruda, de fournir une alternative commode à ceux qui ne peuvent lire l'irremplaçable version espagnole

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Hommage aux Camarades de la Résistance de la section du PCF d'Arras, le 1er novembre 2012

24 Octobre 2012, 15:00pm

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HISTOIRE

 

1941-1944 : Jeunes Résistants contre les trains de la werhmacht 

 

 

 Comme chaque année, le 1er novembre, la section communiste d’Arras rendra un hommage à ses camarades héros de la Résistance, face au Caveau des fusillés et déportés du Cimetière d’Arras.

 

A cette occasion signalons l’important article consacré à un aspect particulier de la Résistance dans notre département, par la Revue d’Histoire GAUHERIA. Dans son dernier numéro, cette revue dresse en plusieurs pages le bilan impressionnant des 341 SABOTAGES opérés par la Résistance sur le Réseau de la SNCF du Pas-de-Calais et de la Somme.

 

Par explosifs ou déboulonnages de rails, contre les installations ferroviaires et les convois de matériel et de troupes allemandes , ces coups portés à l’occupant ont été opérés dès mai 1941 jusqu’à la Libération.

Presque tous, précisent les historiens, ont été menés par des Résistants FTP, « Francs-Tireurs et Partisans » (recrutés par le Parti Communiste).

 

Grâce à Roger Pannequin, dirigeant éminent de la Résistance dans notre Région, on a pu retrouver pour certains de ces sabotages les noms de ceux qui les ont entrepris et nous avons relevé dans la liste détaillée fournie par Gauhéria, bon nombre d’actes commis dans la région d’Arras. Rappelons en quelques uns : 

 

Le premier des sabotages a eu lieu le 7 mai 1941 à Vimy, sur la ligne Arras-Lens au passage d’un train de permissionnaires. Il a malheureusement coûté la vie au jeune Marcel Dandre d’Avion (mortellement blessé par ses propres explosifs). Son camarade Albert Beckaert qui l’accompagnait , a été arrêté et fut le premier fusillé à la Citadelle d’Arras, le 21 août 1941.

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Le 25 août 1941, une tentative de dynamitage d’un transfo, en gare d’Arras, était menée par Paul Camphin et Georges Santerne (deux jeunes arrageois de 19 et 17 ans qui seront arrêtés 2 ans plus tard et fusillés le 1er novembre 1943 à la Citadelle).

 

Le 26 mars 1942, Paul. Camphin, Georges . Santerne et Georges Louchet (qui sera fusillé lui aussi le 1er novembre 1943) ont déboulonné un rail à proximité de la gare d’Arras, retardant le départ d’un train de permissionnaires de la werhmacht.

 

Le même jour une charge d’explosifs (déposée par G. Louchet, P. Camphin, G. Santerne) a été découverte sur la ligne Arras-Paris à hauteur de Boisleux-au Mont. Elle a tué le soldat allemand qui l’avait découverte.

 

Le 7 avril 1942 à Saulty-l’Arbret sur la ligne Arras-Doullens, P. Camphin et G. Santerne, volent tout un outillage de boulonnage de rails.

 

Le 11 février 1943, (Jules Warret, Lefèbvre et Duriez) réussissent sur la ligne Arras-Douai, à hauteur de Feuchy, le spectaculaire déraillement d’un train : la locomotive et  ses 25 wagons .

 

Le même jour, à St-Laurent-Blangy, sur la ligne Arras-Douai c’est le déraillement d’un autre train allemand : la locomotive et ses 17 wagons.

Etc… 

Bien que menés avec des moyens souvent rudimentaires, ces centaines de sabotages ont porté des coups de plus en plus sévères à la machine de guerre allemande et hâté la libération de notre pays.

N’oublions jamais que bien de nos jeunes camarades les ont payé de leur vie.

 

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A Arras, pour le 218e anniversaire de son exécution,L’hommage à Maximilien Robespierre !

25 Août 2012, 16:51pm

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Robespierre méprisé. Robespierre vilipendé. Robespierre honni... Depuis plus de deux siècles, le célèbre avocat arrageois s’attire les foudres des réactionnaires de tout poil effrayés par la dimension sociale et égalitaire dont aurait pu se parer la Révolution française sous son autorité. Un déchaînement de passions et d’invectives aux nauséabonds effets que travaille à contrecarrer avec patience et détermination l’association des Amis de Robespierre. Ce samedi, à l’occasion du 218e anniversaire de son exécution effective le 28 juillet 1794 (10 thermidor), ses partisans étaient réunis sous les fenêtres de la maison où il vécut de 1787 à avril 1789 et son départ pour Versailles et les Etats-Généraux. Après un dépôt de gerbe sur la plaque commémorative, Yves  Adam, le secrétaire de l’association, évoque quelques traits significatifs du programme de l’Incorruptible favorable au suffrage universel, au droit de vote des Juifs, à l’abolition de l’esclavage ou encore à la limitation de la propriété privée... C’est bien son opposition au libéralisme et aux ambitions « de la bourgeoisie de conquérir les marchés européens suite à la victoire de Fleurus en juin 1794, qui valut sa tête à Robespierre. Il a été exécuté parce qu’il était contre ces guerres de conquête. Il était un défenseur des pauvres alors que la Révolution était dirigée par des bourgeois  soucieux de se doter de nouveaux privilèges », rappele fort opportunément Christian Lescureux. Et le secrétaire adjoint des Amis de Robespierre de révéler qu’en mars 1789, Maximilien Robespierre « avait reçu dans cette maison, la corporation des savetiers parmi les plus pauvres  d’Arras. Ces réparateurs de chaussures étaient venus à sa rencontre pour que cet avocat apprécié du peuple les aide à rédiger leurs cahiers de doléances ». Un épisode encore peu connu de sa biographie que Christian Lescureux prend visiblement plaisir à expliciter... Une façon toujours d’œuvrer à la réhabilitation du plus prestigieux des révolutionnaires artésiens.

                          Robespierre 1 (2)                                                                       Jacques KMIECIAK         

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Vel d'hiv : incriminer "la France" c'est dédouaner les collaborateurs

25 Juillet 2012, 13:30pm

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La rafle du Vel’ d’Hiv’

«  Un crime commis en France par la France » ? rafle-du-vel-d-hiv-475x310.jpg

 par Jean LEVY

 

C’est par ces mots que François Hollande a qualifié la  « rafle du Vel d’Hiv », menée   par la police française, sur l’ordre du pouvoir installé à Vichy et à l’instigation des autorités allemandes, le 16 juillet 1942, à Paris. Cette opération visait la population d’origine ou de religion juive, qu’il s’agissait de rassembler en vue l’expédier vers les camps de la mort.

Ce crime d’Etat a-t-il été réellement «  commis par la France » ?

Mais, à propos,   «  c’est QUI la France » ?

Les bourreaux comme les victimes ?

Il faut donc préciser comment identifier une nation face au pouvoir en place.

Rappelons donc les faits.

Le gouvernement du maréchal Pétain n’ jamais reçu l’onction du suffrage populaire.

Il est le fruit d’un complot ourdi par les classes dirigeantes, qui ont sciemment préparé la défaite militaire et ouvert le chemin à l’occupation allemande. *

LE CHEMIN DE LA TRAHISON

Dans les années 30, les «  élites » de ce temps  préfèrent «  Hitler au Front populaire ». Il s’agit pour elles de laver l’affront de l’occupation des usines de juin 1936, une action attentatoire au droit sacré de propriété.

 

Ces « élites » dirigeantes, politiques et économiques, ont donc mis œuvre un plan, préparé de longue date,  qui installe « un pouvoir fort », totalitaire, pour assurer à la grande bourgeoisie les moyens de lui assurer une exploitation sans borne de la population. 

Les pratiques de la Troisième République, depuis 1938 avec le gouvernement Daladier altèrent déjà gravement les règles parlementaires et les libertés publiques.

Les « pleins pouvoirs » permettent au gouvernement de revenir sur les grandes lois sociales acquises par les luttes de 1936. La grève générale du 30 novembre 1938 est brisée, les militants licenciés par centaines de mille, des milliers de "meneurs" sont emprisonnés. Des camps de concentration, officiellement ouverts dès février 1939, sont destinés aux « étrangers indésirables », comme on disait alors. Ils visent, en premier lieu, les réfugiés israélites d’Europe centrale et d’Allemagne nazie, et plus largement les « Rouges » chassés d’Espagne par Franco.

Mais cette politique de régression généralisée et de répression ouverte ne suffit pas.

Ce qui reste encore du  régime parlementaire paralyse la mise en œuvre complète de cette « révolution nationale » voulue par la bourgeoisie, et revendiquée à Vichy, en juillet 40, grâce à la débâcle et à la Wehrmacht.

Le 10 juillet de cette année-là en est  l’acte fondateur.

Réunis au casino de Vichy, la grande majorité des députés issue de la Chambre, élue en mai 1936, livrent la République au maréchal Pétain en accordant à celui-ci les « pleins pouvoirs » pour instaurer un pouvoir ouvertement totalitaire. La très grande majorité des députés de droite, menés par Pierre Laval, mais aussi de l’essentiel du groupe socialiste (SFIO), prêtent la main à cette opération. 

Seuls 80 députés et sénateurs osent dire NON à ce coup de force. Les élus communistes déchus de leurs mandats à l’automne 40 par ces mêmes députés, en prison pour nombre d'entre eux, ne sont évidemment pas présents à Vichy.

Ainsi est né l’Etat, dit « français ».

Peut-on dire, dans ces conditions, que cet « Etat », « c’est la France » ?

Les dizaines et les dizaines de milliers de Français fusillés, déportés et assassinés dans les camps, torturés dans nos prisons ne sont pas responsable  de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Et ils font partie de la France,  avec tous ceux qui ont participé à la Résistance, ou combattu dans les « Français libres ».

Aussi, dénoncer les crimes de Vichy comme « commis par la France » relève d’une volonté de «noyer le poisson »,  en rendant responsables l’ensemble des citoyens de notre pays, solidaires de la trahison. 

Cela conduit à en exonérer les véritables auteurs : les gens de Vichy, les politiciens d’extrême-droite, avec l’ensemble de l’appareil d’Etat de la Troisième République, ses juges, ses policiers, ses hauts fonctionnaires. Ensemble, ils ont donné une apparence de "légalité" au régime du maréchal, pour mener une politique de collaboration politique et économique avec l’ennemi pour des objectifs de classe.

Ce sont eux, et non « la France », qui ont « commis le crime » dénoncé par François Hollande.

Et cela il ne faut pas l’oublier !

 

* Lire à ce sujet les ouvrages de l'historienne Annie Lacroix-Riz :

    "Industriels et banquiers sous l'Occupation"

    "De Munich à Vichy"

    "Le choix de la défaite"

et de Jean Lévy et Simon Piétri :

    "De la République à l'Etat français - 1930-1940"

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ARRAS : LE MUR DES FUSILLÉS LAISSÉ À L'ABANDON ?

9 Juillet 2012, 19:43pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

ARRAS : LE MUR DES FUSILLÉS LAISSÉ À L'ABANDON ?

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Les communistes arrageois interpellent le Maire d'Arras :

Monsieur le Maire d’Arras,

Les fossés de la citadelle d'Arras sont un lieu de mémoire exemplaire concernant la résistance à l'oppression et le combat pour la liberté.

Dès 1947 on a entrepris de répertorier les noms de ceux qui ont donné leur vie pour que la France redevienne un pays libre.

Les 218 plaques fixées le long des murs de la citadelle rappellent le nom des victimes et honorent la mémoire de ces héros, nés ici ou venus d'autres régions, voire d'autres pays.

Le PCF, plus que toute autre organisation, a payé un lourd tribut à la défense de la liberté et de la dignité humaine.

La section arrageoise du PCF, présente à chaque cérémonie, en compagnie des familles et des amis des fusillés afin d’honorer leur mémoire et perpétuer leur souvenir, constate que ce lieu de mémoire se dégrade de plus en plus : plaques maculées, parfois lézardées, envahies par le lierre, agrémentées d'herbes poussant au creux des murs, etc.

Ce qui pourrait laisser croire à une totale indifférence des élus envers la mémoire de notre ville, de notre pays, de nos martyrs.

Une réfection de ce mémorial nous paraît nécessaire à nous comme à une grande partie de la population arrageoise. .

Le coût de la remise en état du mémorial est indubitablement moindre que les millions déboursés pour exposer les carrosses dorés symbolisant la richesse insolente des monarques d'autrefois.

Nous espérons que notre courrier ne restera pas sans réponse et que les familles, les compagnons, les patriotes, les défenseurs de la liberté, tous ceux qui sont attachés à cette mémoire, pourront compter sur le premier magistrat de la ville d'Arras pour prendre en considération notre requête.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire d’Arras, l'assurance de notre considération distinguée.

 

Arras, le 7 juillet 2012

 Pour la section d'Arras du Parti communiste,

René Chevalier, secrétaire de section



 

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