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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

Hommage et Pluralisme de la presse, info ou intox?

5 Novembre 2014, 11:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les lecteurs de la presse locale du dimanche 2 novembre ont pu lire (article et photos à l’appui) l’hommage rendu aux compatriotes des différents groupes politique locaux au cimetière d’Arras, (soit dit en passant groupes bien clairsemés).

les photos de la presse montrent que seul UDI /UMP de Frédéric Leturque et le PS de Michel Talbot étaient présents ce 1er novembre 2014 rendant hommage à leurs défunts.

Que nenni cette info, cette intox.

oui! Cette année encore, les communistes de l’Arrageois (plus nombreux que les élus de la majorité et bien plus que les socialistes ( photos prises par les communistes), étaient présents pour rendre un vibrant hommage aux quarante camarades résistants martyres du fascisme, torturés, déportés puis fusillés ou décapités.

Ce fut aussi un hommage à ce jeune communiste Marc Lanvin assassiné par les nervis de la droite à l’âge de 18 ans en 1968, parce qu’il affiché ses idées hautes en couleur (rouge). (pas un mot dans la presse, tient donc!).

Comment effacer d’un trait de crayon ou d’une touche de clavier les martyres de la résistance, reposant en paix dans le caveau des martyres au cimetière d’Arras.

Toutes ces femmes et hommes unis au sein du parti des fusillés combattants becs et ongles contre le fascisme,contre le nazisme.

Oui! cette année nous avons rendu hommage à des femmes et des hommes qui se sont faits massacrés parce qu’ils étaient épris de liberté, de fraternité et d’égalité, alors que la bête immonde est à nos portes et que dans notre ville deux élus de l’extrême droite y sièges .

Mesdames et messieurs les journaleux, les réseaux sociaux sont parfois là ! pour rétablir la réalité des faits.

n’en déplaise aux consciences. « à méditer ».

Chaque année, notre camarade Christian Lescureux, rappelle le souvenir d'un (e) martyre de la résistance, malheureusement étant souffrant, Christian a dû renoncer ce 1er novembre, à venir évoquer l'hommage à Maurice Camphin.

En l’absence aussi du secrétaire de la section René Chevalier, c’est André Rabouille membre du bureau de section qui, à la lecture du texte de Christian, rappela que Maurice Camphin, milité très jeune aux jeunesses communiste Arrageois, fut fusillé le 14 mai 1943 à l'âge de 32 ans.

 

 

 Cimetière d’Arras : Caveau des Fusillés, 1er novembre 2014

 

Hommage des Communistes d’Arras

à leurs camarades héros de la Résistance

 

                           MAURICE CAMPHIN

 

  La section communiste d’Arras était avant la guerre particulièrement active et comptait         seize cellules et près d’un millier de militants entre 1937 et 1939.

Elle rayonnait sur de nombreuses communes des environs. 

Il y avait dans Arras ville, sa banlieue et la vallée de la Scarpe bien des usines textiles et métallurgiques, et une forte concentration de cheminots. Plus de 700 familles de cheminots habitaient Achicourt et les quartiers sud d’Arras.

 

 La cellule communiste des cheminots comptait 25 membres et parmi eux Maurice CAMPHIN et son jeune frère Paul.

 

MAURICE CAMPHIN est né à Saint-Nicolas, le 1er décembre 1911

Toute la famille, originaire de Saint-Nicolas et venue habiter Arras, est communiste depuis longtemps. 

Sa mère Eugénie (née Cuvelier) fille de mineurs, a adhéré au parti communiste dans les années vingt ainsi que son père, Maurice qui sera arrêté en 1939 pour avoir distribué des tracts communistes interdits.

 

Son frère RENE, né en 1913, est, en 1939, le jeune nouveau secrétaire de la fédération communiste du Pas de Calais. Il deviendra un des dirigeants au plan national de la Résistance sous le nom de Colonel Bauduin, et sera élu conseiller municipal d’Arras et député du Pas-de-Calais en 1945.  

 

Son jeune frère PAUL, né à Arras en 1922, adhère aux jeunesses communistes à l’âge de 13 ans, entre en résistance avec les FTP à 18 ans. Il est fusillé dans les Fossés de la citadelle, le 1er novembre 1943, à 21 ans.

 

MAURICE a lui aussi milité très jeune aux jeunesses communistes. 

Cheminot, marié à Thérèse Arrachart, il habite 12 rue Stéphenson à la Cité des Cheminots quand éclate la guerre.  

Bien que repéré par les autorités allemandes (car la police française leur a fourni toutes les listes de militants communistes) il rejoint très tôt les rangs de la Résistance.

 

En mai 1941 Maurice appartient au groupe des jeunesses communistes dirigé par Julien Hapiot. 

Entré dans la clandestinité, Maurice organise de nombreuses actions de sabotages. Il participe aussi à des opérations armées comme l’attaque à la grenade du cantonnement Wallon de Calonne Liévin.

A la création des FTPF (Francs Tireurs Partisans Français) en 1942, il devient responsable miliaire du secteur de Lens, puis dirigeant du secteur FTPF d’Arras 

Maurice Camphin, organise les cambriolages de mairies notamment pour fournir aux camarades clandestins des tickets de ravitaillement et des cachets pour faux papiers. Il prend part dans la nuit du 28 août 1942 au cambriolage des mairies de Biache-Saint-Vaast et d’Achicourt. Au retour de cette expédition, poursuivi par la gendarmerie française, il tombe dans une embuscade et, grièvement blessé, il est capturé à Thélus.

 

Remis aux autorités allemandes, il est transféré à la prison Saint Nicaise à Arras. A plusieurs reprises arraché de sa cellule pour tenter de le faire parler, il subira la torture dans les locaux de la Gestapo, situés à l’angle de la place de la Préfecture et de la rue Baudimont . 

Maurice Camphin est condamné à mort le 30 avril 1943 « pour provocations et aspirations bolcheviques » par le tribunal allemand OKF 670 qui siégeait à l’Hôtel de Ville d’Arras (salle du conseil Municipal) 

 

Il est fusillé le 14 mai 1943 à 18 h 44 dans les Fossés de la Citadelle d’Arras

 

 

                                                                                                                                      Christian Lescureux

 

 

Hommage et Pluralisme de la presse, info ou intox?
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Mehdi BEN BARKA pour la vérité et la justice - 29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2014

29 Octobre 2014, 07:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mehdi BEN BARKA pour la vérité et la justice - 29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2014

L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka, homme politique marocain , principal opposant socialiste au roi Hassan II et chef de file du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste.

 

49 ans après ….

- Les raisons et les complicités d’états continuent de protéger les assassins.

- Les gouvernements français et marocain doivent aider l’action de la justice pour la vérité.

 

Chronologie de l'affaire Ben Barka

 

29 octobre 1965, 12h30. Mehdi Ben Barka est enlevé par deux policiers français, Louis Souchon et Roger Voitot, devant la brasserie Lipp, à Paris. L'opposant au régime marocain avait rendez-vous avec des cinéastes, Philippe Bernier, réalisateur, et Georges Figon, producteur, pour un projet de films sur la décolonisation. Il n'a pas réapparu et son corps n'a jamais été retrouvé.

 

30 octobre 1965. L'étudiant qui accompagnait Ben Barka avertit les autorités de l'enlèvement de l'opposant marocain.

 

2 novembre 1965. Deux journalistes de L'Express, Jacques Derogy et Jean-François Kahn, publient un article intitulé Les étranges coïncidences de l'affaire Ben Barka. Ses auteurs, qui ont mené l'enquête, ont rencontré Philippe Bernier, le frère de Mehdi Ben Barka et l'avocat de Georges Figon, Pierre Lemarchand.

 

5 novembre 1965. Le général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur, quitte la France.

 

10 janvier 1966. L'Express titre en Une : J'ai vu tuer Ben Barka, un témoignage de Georges Figon, recueilli par les mêmes Jacques Derogy et Jean-François Kahn. Le scandale est révélé. La France lance un mandat d'arrêt à l'encontre du général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur et chef des services secrets.

 

17 janvier 1966. Cerné par la police qui a ordre de le retrouver, Georges Figon se suicide. Sa mort confère à l'affaire sa dimension de scandale.

 

24 janvier 1966.Jean-Jacques Servan Schreiber, patron de L'Express, consacre à nouveau 18 pages à cette affaire, intitulées A verser au dossier de l'instruction. Le feuilleton de l'enquête fera la Une du journal cinq semaines d'affilée.

 

5 septembre 1966. Le procès des accusés dans l'enlèvement de Mehdi Ben Barka s'ouvre à Paris.

 

5 juin 1967. Le procès s'achève après le défilé de 167 témoins, dont l'équipe de L'Express. Il voit les seuls Antoine Lopez, chef d'escale à Orly et informateur des services secrets marocains (SDCE), et Louis Souchon condamnés à six et huit ans de réclusion. Le général Mohammed Oufkir et la bande à Georges Boucheseiche, un truand habitant à Fontenay-le-Vicomte, chez qui fut probablement exécuté Mehdi Ben Barka, sont pour leur part condamnés par défaut à la réclusion à perpétuité. Les relations franco-marocaines sont refroidies par cette affaire jusqu'à la retraite du général de Gaulle et l'élection à la présidence française de Georges Pompidou.

 

1972. L'affaire inspire un film à Yves Boisset, L'attentat.

 

Juin 2001. Des révélations d'un ancien membre des services de renseignement marocains, Ahmed Boukhari, publiées dans Le Monde (français) et Le journal (marocain), relancent la polémique, confirmant l'implication du ministre de l'Intérieur de l'époque, Mohammed Oufkir.

 

2002. Ahmed Boukhari publie Le secret.

 

2003. Un livre témoignage de l'ancien agent secret marocain Ahmed Boukhari accuse l'ancien ministre de l'Intérieur Mohammed Oufkir d'avoir poignardé Ben Barka et fait rapatrier son corps au Maroc pour le dissoudre dans une cuve d'acide.

 

2004. La famille de Mehdi Ben Barka souhaite une "décision définitive" de la France sur la déclassification du dossier couvert par le "secret défense" depuis 39 ans. Le fils de l'opposant marocain en fait la demande dans un entretien à Al Ittihad, journal de l'Union socialiste des forces populaires (USFP).

 

15 octobre 2004. La commission consultative française du secret de la Défense nationale approuve la déclassification des informations demandées par le juge Claude Choquet, chargé de l'enquête sur la disparition du leader de la gauche marocaine.

 

Octobre 2005. 40e anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka. Le magistrat français Patrick Ramaël chargé de l'enquête, critique le manque de coopération de son homologue marocain qui prétexte des difficultés pratiques pour ne pas exécuter une commission rogatoire portant sur l'interrogatoire d'une vingtaine de fonctionnaires et militaires marocains.

 

22 mai 2006.Driss Basri, l'ex-tout-puissant ministre de l'Intérieur du roi Hassan II, comparaît à Paris devant le juge Patrick Ramaël, en qualité de témoin.

 

1er juin 2006. Perquisition surprise du juge Ramaël au domicile parisien de Driss Basri.

 

26 septembre 2006. Le juge Ramaël délivre une seconde commission rogatoire internationale pour entendre trois témoins au Maroc : Chtouki, alias Miloud Tounsi, l'organisateur présumé du rapt, Boubker Hassouni, suspecté d'être "l'infirmier" qui aurait drogué Ben Barka a et le général Benslimane, chef de la gendarmerie royale.

 

Octobre 2007. Le juge Patrick Ramaël, qui instruit le dossier signe cinq mandats d'arrêt internationaux contre des Marocains, dont l'un visant le chef de la gendarmerie royale.

 

5 juillet 2007.L'Express révèle que le leader de l'opposition marocaine en exil aurait été un agent rémunéré des services secrets tchécoslovaques au début des années 60.

 

Février 2008. La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) française émet un avis favorable à la déclassification de 165 documents des services secrets français datant de l'époque de la disparition de l'opposant marocain.

 

3 février 2009. La télévision marocaine lève un tabou en diffusant pour la première fois une émission sur la vie de Mehdi Ben Barka.

 

Fin septembre 2009. Interpol diffuse quatre mandats d'arrêts internationaux en lien avec l'enquête menée par le juge d'instruction Patrick Ramaël, sur la disparition de Mehdi Ben Barka.

 

2 octobre : le parquet de Paris demande la suspension de la diffusion des mandats d'arrêt quelques jours plus tôt, expliquant qu'Interpol exige des précisions supplémentaires.

 

11 octobre : selon l'écrivain Georges Fleury, interrogé par le Journal du Dimanche, le corps de Mehdi Ben Barka pourrait avoir été incinéré dans l'Essonne. L'écrivain affirme être en possession d'un rapport de gendarmerie inconnu jusqu'alors.

 

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14-18 il y a cent ans : Emilienne Moreau, l'héroïne de la fosse 15

29 Octobre 2014, 06:28am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Héroïne de l’ombre, Jeanne d’Arc des mineurs… Emilienne Moreau c’est la vaillance d’une fille des corons, résistante de ce bassin minier occupé par les Allemands…

Emilienne Moreau a 16 ans lorsque la guerre éclate, cette fille de mineur rêve d’être institutrice… Dès septembre 14, elle subit l’occupation allemande, son père meurt de privations, son frère aîné est tué au front. Le pays minier souffre de la présence de l’occupant. Le 25 septembre 1915 quand les troupes britanniques lancent une offensive pour reprendre la ville de Loos-en-Gohelle, Emilienne espère la délivrance.
Dans la cité minière, la fosse 15 est célèbre, elle est reliée à la fosse 15 bis, les Anglais la rebaptisent la «Tower Bridge», en référence au célèbre pont londonien. Emilienne n’écoute que son courage, elle réussit à échapper à la vigilance de l’occupant pour indiquer aux soldats britanniques l’emplacement des mitrailleuses allemandes qui se trouvent sur le pont de la fosse. Grâce à elle, les écossais surprennent les  allemands à revers. Les indications d’Emilienne épargnent de nombreuses vies humaines côté allié.
Elle devient à 17 ans  une héroïne.
En pleine guerre, le 27 novembre 1915, Emilienne est décorée à Versailles de la Croix de Guerre, seule femme au milieu des poilus. Le roi George V la décore de la médaille militaire britannique. Le journal « le Petit Parisien » fait paraître son histoire, on utilise son image pour entretenir le moral des troupes… Une légende est née.
© France 3
© France 3
 
 

Emilienne Moreau, l'héroïne de la fosse 15

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L’ennemi principal est dans notre propre pays ! Karl Liebknecht, mai 1915

30 Juillet 2014, 10:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Après le dernier discours de Jaurès, ce tract de Karl Liebknecht qui allait être fusillé avec Rosa Luxembourg après l’échec de la révolte spartakiste, ce tract nous invite avec urgence à "tout apprendre – ne rien oublier !". Et la leçon de l’assassinat de Jaurès avant la guerre, de Liebknecht après la guerre, leçon qui doit nous inspirer quand les horreurs et les crimes emportent notre regard au loin, cette leçon porte le titre de ce tract : L’ennemi principal est dans notre pays !

L’ennemi principal est dans notre propre pays ! Karl Liebknecht, mai 1915

Depuis dix mois il fallait s’y attendre quotidiennement, depuis l’attaque de l’Autriche contre la Serbie : la guerre avec l’Italie est là.

Les masses populaires ont commencé à se dégager des filets de mensonges officiels. La compréhension des origines et des objectifs de la guerre mondiale, de la responsabilité directe et de son déclenchement s’est répandu aussi dans le peuple allemand. La folie des buts de guerre sacrés s’est progressivement effacée, l’enthousiasme pour la guerre disparaît, la volonté de faire rapidement la paix s’est accru énormément, partout - y compris dans l’armée.

Un souci grave pour les impérialistes allemands et autrichiens, qui ont cherché en vain leur salut. Il semble qu’ils l’ont trouvé maintenant. L’entrée en guerre de l’Italie doit leur fournir l’occasion de relancer la haine des peuples, d’étouffer la volonté de paix, d’effacer les traces de leur propre culpabilité. Ils comptent sur l’oubli du peuple allemand dont la patience a trop souvent été mise à l’épreuve.

Si le plan fatal réussit, ce serait l’anéantissement du résultat de dix mois d’expériences sanglantes, le prolétariat international serait de nouveau désarmé, éliminé en tant que facteur autonome.

Le Plan doit être compromis - si la partie du prolétariat allemand qui est resté fidèle au socialisme international est consciente et digne de sa mission historique dans ces temps inouïs.

Les ennemis du peuple comptent sur l’oubli des masses - nous opposons à leur spéculation le mot d’ordre :

Tout apprendre - ne rien oublier !

Ne rien oublier !

Nous avons vu que, lors de la déclaration de guerre, les masses ont été gagnées par les classes dirigeantes, à l’aide de séduisants refrains, au buts de guerre capitalistes. Nous avons vu éclater les chatoyantes bulles de savon de la démagogie, s’envoler les rêves fous du mois d’août, s’abattre sur le peuple, au lieu du bonheur, la misère et l’affliction, les larmes des veuves et des orphelins couler à flots, nous avons vu se maintenir la honte des trois dégrés, nous avons vu la canonisation interrompue du quatuor : semi-absolutisme - régime des junkers - militarisme - arbitraire policier, devenir une réalité amère.

L’expérience nous a averti : tout apprendre - ne rien oublier !

Repoussantes les tirades à l’aide desquelles l’impérialisme italien déguise sa politique de brigandage ! Repoussante cette tragi-comédie romaine où ne manque pas même la grimace devenue courante de l’union sacrée ! Mais plus repoussante encore est le fait que dans tout cela on reconnaît, comme dans un miroir, les méthodes allemandes et autrichiennes de juillet-août 1914.

Les fauteurs de guerre italiens méritent d’être flétris. Mais ce ne sont que les copies des fauteurs de guerre allemands et autrichiens, ces principaux responsables du déclenchement de la guerre. Bonnet blanc et blanc bonnet !

A qui le peuple allemand est-il redevable de cette nouvelle épreuve ?

A qui doit-il demander des comptes pour les nouvelles hécatombes qui vont s’accumuler ?

Il reste que l’ultimatum autrichien à la Serbie du 23 Juillet 1914 a été la torche qui a mis le feu au monde, même si l’incendie ne s’est étendue que plus tard à l’Italie.

Il reste que cet ultimatum a servi de signal pour le nouveau partage du monde et entraîné nécessairement tous les états des brigands capitalistes.

Il reste que cet ultimatum a posé la question de l’hégémonie dans les Balkans, en Asie Mineure et dans tout le bassin de la Méditerranée, et a aiguisé sur-le-champ tous les antagonismes entre l’Allemagne et l’Autriche d’une part, l’Italie de l’autre.

Si les impérialistes allemands et autrichiens cherchent maintenant à se dissimuler derrière le buisson de la politique de brigandage italienne, derrière les coulisses de la trahison italienne, s’ils retournent la toge de l’indignation morale de l’innocence affligée, alors qu’ils n’ont trouvé à Rome que leurs semblables, ils méritent les plus cruels sarcasmes.

Il s’agit de ne pas oublier comment on s’est joué du peuple allemand précisément dans la question italienne, comment les très honorables patriotes allemands se sont joués de lui.

Depuis toujours, l’alliance à trois avec l’Italie a été une farce. Sur ce point vous avez été trompés.

Les gens bien informés ont toujours su qu’en cas de guerre l’Italie serait un adversaire certain de l’Autriche et de l’Allemagne, et on vous la présentait faussement comme un allié sûr.

La Triplice - personne ne vous a demandé votre avis pour la conclure et la renouveler - décidait d’une bonne part du destin politique de l’Allemagne. Or jusqu’aujourd’hui, personne ne vous a jamais communiqué un seul mot de ce traité.

L’ultimatum autrichien à la Serbie, à l’aide duquel une petite clique surprit la majorité, était une violation du traité d’alliance avec l’Autriche et l’Italie, et personne ne vous en a rien dit.

Cet ultimatum a été lancé en dépit de l’opposition expresse de l’Italie, et l’on ne vous en a rien dit.

Dès le 4 mai de cette année, l’alliance avec l’Autriche était rompue par l’Italie. Jusqu’au 18 mai, ce fait a été caché aux peuples allemand et autrichien, et même, défiant toute vérité, nié expressément par les autorités officielles. De la même façon que le peuple allemand et le Reichstag ont été trompés au sujet de l’ultimatum allemand à la Belgique du 2 août 1914.

Sur les pourparlers de l’Allemagne et de l’Autriche avec l’Italie, dont dépendait l’intervention de ce pays, vous n’avez pas eu votre mot à dire. Vous avez été traités comme des enfants dans cette question vitale, alors que le parti de la guerre, la diplomatie secrète, une poignée de gens à Berlin et à Vienne jouaient aux dés le sort de l’Allemagne.

Le torpillage du Lusitania a non seulement renforcé la puissance des partis de la guerre en Angleterre, en France et en Russie, provoqué un grave conflit avec les Etats-Unis, suscité dans tous les pays neutres une violente indignation contre l’Allemagne, mais encore facilité au parti italien de la guerre, précisément au moment critique, son oeuvre néfaste, et sur ce point aussi le peuple allemand a du se taire : la poigne de fer de l’état de siège lui serrait la gorge.

En mars de cette année déjà, la voie pouvait être ouverte à la paix - la proposition en avait été faite par l’Angleterre -, mais l’esprit de lucre des impérialistes allemands l’a repoussée. Des efforts de paix riches d’espérance ont échoué, du fait de l’opposition de ceux qui sont intéressés à des conquêtes coloniales de grand style, à l’annexion de la Belgique et de la Lorraine française, de l’opposition également des propriétaires de grandes compagnies allemandes de navigation et de l’industrie lourde.

Cela aussi on l’a caché au peuple allemand ; il n’a pas été consulté.

A qui, demandons-nous, le peuple allemand est-il redevable de la poursuite de cette guerre cruelle, à qui est-il redevable de l’intervention de l’Italie ? A qui, sinon aux irresponsables responsables dans notre pays ?

Tout apprendre - ne rien oublier !

La copie italienne des événements allemands de l’été dernier ne peut fournir à l’homme qui réfléchit aucun motif de se livrer à une nouvelle ivresse guerrière, mais une raison de dissiper les faux espoirs d’une aube de justice politique et sociale, une nouvelle lumière pour l’éclairage des responsabilités politiques, pour montrer tout le danger que représentent les fauteurs de guerre autrichiens et allemands, un nouvel acte d’accusation contre eux.

Mais ce qu’il faut apprendre et ne pas oublier, c’est aussi et surtout la lutte héroïque que nos camarades italiens ont menée et mènent encore contre la guerre. Qu’ils mènent dans la presse, dans les réunions publiques, les manifestations de rue, qu’ils mènent avec une force et une audace révolutionnaires, en défiant, au risque de leur vie, l’assaut furieux des vagues nationalistes déchaînées par les dirigeants. A leur lutte, nos voeux de réussite enthousiastes ! Faites qu’il devienne le modèle de l’Internationale !

S’il l’avait été dès les premiers jours d’août, le monde s’en trouverait mieux.

Mais une volonté de lutte résolue ne connaît pas de « trop tard ».

C’en est fini du mot d’ordre absurde : « Jusqu’au bout ! », dont l’effet n’est que de nous enfoncer de plus en plus profondément dans le maëlstrom du carnage universel. Lutte de classe prolétarienne internationale contre la tuerie impérialiste internationale, tel est le commandement de l’heure.

L’ennemi principal de chaque peuple est dans son propre pays !

L’ennemi principal du peuple allemand est en Allemagne : l’impérialisme allemand, le parti de la guerre allemand, la diplomatie secrète allemande. C’est cet ennemi dans son propre pays qu’il s’agit pour le peuple allemand de combattre dans une lutte politique, en collaboration avec le prolétariat des autres pays, dont la lutte est dirigée contre ses propres impérialistes.

Nous ne faisons qu’un avec le peuple allemand et nous n’avons rien en commun avec les Tirpitz et les Falkenhayn allemands, avec le gouvernement allemand de l’oppression politique, de l’asservissement social. Rien pour ceux-ci, tout pour le peuple allemand ! Tout pour le prolétariat international, pour le prolétariat allemand, pour l’humanité qu’on foule aux pieds !

Les ennemis de la classe ouvrière comptent sur l’oubli des masses ; mais faites en sorte qu’ils se trompent ! Ils spéculent sur la patience des masses, mais nous lançons le cri impétueux :

Combien de temps encore les hasardeurs de l’impérialisme doivent-ils abuser de la patience du peuple ? Assez et plus qu’assez de la boucherie ! A bas les fauteurs de guerre de ce côté-ci et de l’autre de la frontière !

Fin au génocide !

Prolétaires de tous les pays ! Suivez l’exemple héroïque de vos frères italiens ! Unissez-vous dans la lutte de classe internationale contre le complot de la diplomatie secrète, pour une paix socialiste !

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Groupe Manouchian : HOMMAGE A RINO DELLA NEGRA

25 Février 2014, 06:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme une plaie toujours ouverte, cette affiche rouge sang, reste dans nos mémoires comme le symbole de l’une des plus ignobles injustices du XXème siècle.

Comment oublier ces gens venues d’ailleurs, formant un groupe don l’occupant nazi et l’état français on voulu donner un caractère spectaculaire à cette exécution.

Quelque temps avant d’être fauchés par les balles, ces résistants ont été filmés pour faire la une des actualités cinématographiques sous le titre «l’armée du crime ».

Parmi ces 22 assassinés juste avant l’aube de la liberté le 21 février 1944, il y a 70 ans aujourdh’ui, rappelons le nom de Rino Della Negra qui fut un combattant exemplaire à plus d'un titre.

  Né français en 1923 a Vimy, Issu d'une famille immigrée italienne, installée à Argenteuil en 1926. Passionné de football, le jeune Rino Della Negra donna sa vie pour la France sans se poser la question de son identité nationale.

Rino s'engagera très jeune dans la résistance et concrétisera même cet engagement dans un réseau particulier, celui du 3e détachement italien des FTP-MOI de la région parisienne commandée par Missak Manouchian (la section Main d'œuvre immigrée des Francs Tireurs et Partisans).

Cette section d'autant plus stigmatisée des nazis et des collaborateurs, qu'elle était constituée d'étrangers, de ces « métèques » dont la propagande hitlérienne dénonçait la dégénérescence.

 

Ce combat des immigrés contre le fascisme, paradoxalement, l'occupant l'immortalisera lui-même en tentant de le dénoncer.

 

En effet, l'histoire a gardé en mémoire là tristement célèbre « Affiche rouge » apposée par la propagande nazie sur tous les murs de la région parisienne.

 

Loin de discréditer la résistance, cette affiche avec les visages de neuf d’entre eux, la galvanisa.

 

 Non seulement elle apprenait à qui ne l'aurait pas encore su que des femmes et des hommes étaient prêts à mourir pour la liberté de la France, mais que parmi eux il y avait des Hongrois, des Polonais, des Espagnols, des Arméniens des Italiens, dont le jeune Rino Della Negra.

Ce groupe, dit « Manouchian », du nom du poète combattant arménien qui en pris la direction, se livre à des attentats et des sabotages jusqu'à l'automne 1943 où il est démantelé par la police française, une brigade spéciale, qui est elle même a l’origine de filature, de torture, avec l’aide de la police municipale de l’époque, ensuite donné à  la Gestapo.

Oui, c’est la police françaises qui est motrice dans l’affaire  « Manouchian ».

Ils étaient jeunes pour la plupart, épris de liberté !, ils étaient communistes.

Le 21 février 1944, 22 membres du Groupe Manouchian sont transportés au Mont Valérien et fusillé.

 La 23ème, une femme, la Roumaine Olga Bancic sera torturé puis décapitée à la hache en Allemagne.

 Tous tombent pour la liberté, tous tombent pour la France.

La leçon est forte, la défense des valeurs humanistes n'est ni une question de nationalité, ni une question de couleur de peau.

 En 1944, il y avait des Français qui collaboraient, en 1944 il y avait des immigrés qui combattaient pour la France.

 

Paul Eluard leur rendra hommage par un poème :

« Ces étrangers d'ici, qui choisirent le feu

Leurs portraits sur les murs sont vivants pour toujours.

Un soleil de mémoire éclaire leur beauté. »

 

Cette leçon, retenons là et tirons-en les enseignements pour nos combats d'aujourd'hui.

 La République n'est ni une question d'ancêtres gaulois, ni une question de couleur de peau, mais d'adhésion à un ensemble de valeurs qui fondent notre communauté nationale.

Le jeune Rino Della Negra a su porter haut ces valeurs.

Il doit être un modèle pour les jeunes de notre région et un modèle de courage et de vie citoyenne.

 Il important pour nous communistes de préserver la mémoire de nombre de ces héros de l'ombre qui ont payé de leur vie leur combat pour la Liberté.

À l’heure où près de ce lieu, la Bête immonde prétend renaître de ses cendres… Jamais, peut-être, il n'a été aussi nécessaire de se rappeler le sens du sacrifice des « vingt et trois étrangers et nos frères pourtant », « vingt et trois qui criaient la France en s'abattant », dont nous devons chaque jour nous montrer dignes.

Les communistes de l’Arrageois sont aujourd'hui fières d'apporter leurs contributions au devoir de Mémoire qui s'impose à tous.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Discours et texte de: notre camarade René CHEVALIER - PCF ARRAS

 

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MANDELA - MARCHAIS : NE PAS OUBLIER

8 Décembre 2013, 19:45pm

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ON OUBLIE PAS LE RÔLE JOUE PAR LE PCF POUR LA LIBÉRATION DE MANDELA ET LA LUTTE CONTRE L'APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD;

EN CE SENS RAPPELER QUE MANDELA LORSQU’IL VINT A PARIS FUT REÇU PAR LE PCF AU COMITÉ CENTRAL DU PCF.

IL FUT UN TEMPS OU LES LAUDATEURS D’AUJOURD’HUI CONSIDÉRAIENT MANDELA COMME UN TERRORISTE. C'EST LA FIERTE DES COMMUNISTES D'AVOIR PARTICIPE A LA LIBERATION DE MANDELA ET SA VENUE AU SIEGE DU PCF EN ETAIT LE TEMOIGNAGE

                                                                                                                Bernard Lamiran

DISCOURS DE GEORGES MARCHAIS :

Cher Nelson Mandela,

chère Winnie,

chers camarades de l’A.N.C.

Je suis particulièrement heureux de vous accueillir et de vous souhaiter une fraternelle bienvenue au nom de tous les communistes français. Votre présence dans notre pays, en homme libre, est pour nous une profonde source de joie, de fierté et d’espoir.

C’est une grande joie, parce que vous incarnez la résistance victorieuse au plus odieux des pouvoirs.

C’est un légitime motif de fierté, parce que l’engagement dans le combat pour isoler le régime de Pretoria et mettre un terme aux honteuses complicités dont il bénéficie ici a sauvé l’honneur de la France, berceau des droits de l’homme.

C’est enfin une profonde source d’espoir: l’espoir que la nouvelle étape de la lutte du peuple sud-africain puisse, grâce à la participation directe d’hommes comme vous, Nelson Mandela, comme Walter Sisulu, comme Joe Slovo, comme – bientôt, j’espère – Oliver Tambo et de tous les militants de l’A.N.C., du Parti communiste d’Afrique du Sud et des autres mouvements anti-apartheid, hâter l’heure où votre peuple recouvrera sa liberté et sa dignité.

Des millions de Françaises et de Français partagent ces sentiments. Nous en sommes profondément satisfaits, car ce n’est pas faire preuve d’immodestie que d’y voir un résultat auquel nous avons beaucoup contribué.

Il n’allait pas de soi il y a seulement cinq ou six ans. A l’époque, un sondage d’opinion national, organisé à notre initiative, indiquait qu’à la question « A quel pays pensez-vous le plus quand on parle d’atteintes aux droits de l’homme? », seulement 7% des personnes interrogées répondaient: « L’Afrique du Sud ». Et, parmi dix victimes célèbres de violations des libertés dans le monde, seul un sondé sur cinq vous situait, cher Nelson Mandela, plus des deux tiers des gens ignorant jusqu’à votre nom.

A partir de ce jour, nous n’avons cessé – notre parti, le Mouvement de la jeunesse communiste, notre Comité de défense des libertés et des droits de l’homme – d’intensifier nos efforts et d’élargir nos initiatives pour remonter ce handicap indigne d’un pays comme le nôtre. Ainsi, dès 1985, des dizaines d’écrivains, d’artistes, d’universitaires, de syndicalistes, d’hommes d’Eglise, de personnalités éminentes de tous horizons vous ont, à notre invitation, adressé des lettres que nous avons publiées semaine après semaine. L’Humanité et toute notre presse se sont mobilisées sans relâche pour informer l’opinion sur les crimes de l’apartheid, les relations entre la France et l’Afrique du Sud, les multiples facettes de la lutte du peuple d’Afrique du Sud, parmi lesquelles votre combat exemplaire.

Ainsi, nos élus ont usé de tous les moyens qui sont les leurs pour populariser votre combat et faire grandir la solidarité. On ne compte plus les rues, les ponts, les écoles, les centres culturels Nelson Mandela dans les communes que nous administrons. Des propositions de loi déposées par nos députés et nos sénateurs n’attendent que le feu vert du gouvernement pour être discutées et votées: elles permettraient notamment que la France ratifie enfin la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, adoptée par les Nations unies en 1973, et qu’elle applique des sanctions globales contre Pretoria. Au Parlement européen, parmi les quelque soixante initiatives anti-apartheid prises ces dernières années par nos parlementaires, je citerai l’organisation de la première visite d’une délégation de l’A.N.C. à cette institution et l’adoption de multiples prises de position officielles condamnant l’apartheid et préconisant des sanctions.

Permettez-moi de faire une mention particulière pour le Mouvement de la jeunesse communiste. Par leur mobilisation dans les lycées, les universités, les quartiers, leurs concerts avec les artistes anti-apartheid, leurs multiples initiatives, les jeunes communistes ont contribué à forger une véritable « génération Mandela », comme il y eut naguère une « génération Vietnam ».

Quant aux militants de notre parti, leurs actions – auxquelles est souvent associé le représentant de l’A.N.C. en France, après que le fut notre si regrettée amie Dulcie September – ont aidé à susciter dans notre pays un climat populaire anti-apartheid. L’immense succès de notre campagne pour que vous soit attribué le Prix Nobel de la Paix 1989 en a témoigné. Elle fut lancée au cours du meeting de la Fête de l’Humanité et prolongée huit mois durant. 1.500 personnalités parmi les plus prestigieuses de notre pays y ont pris part à mon initiative, ainsi que des centaines de milliers de gens du peuple, qui ont porté l’insigne Mandela.

Dans ce contexte, il devenait de plus en plus difficile aux dirigeants de notre pays de continuer à justifier le refus des sanctions par le souci, selon les termes officiels alors employés, « de ne pas porter atteinte à l’intérêt national (et de) protéger les intérêts des exportateurs français ». Des mesures furent enfin prises. Nous sommes au regret de constater leur insuffisance. Au moins ont-elles prouvé l’efficacité des sanctions.

A présent, vous êtes libre, ainsi que d’autres militants anti-apartheid. C’est un grand pas en avant. Mais, comme vous ne cessez de le rappeler avec raison, l’apartheid n’est pas aboli; votre peuple n’a pas encore conquis ses droits essentiels; la police et l’armée continuent de tirer et de tuer; des résistants, des patriotes en grand nombre restent en prison ou en exil.

C’est tout cela qui doit cesser. Tant que des changements fondamentaux et irréversibles n’auront pas été arrachés, nous demandons avec insistance que les sanctions ne soient pas levées, mais si possible renforcées. Vous pouvez compter sur nous pour agir en ce sens, tant au niveau de la France qu’à celui de la Communauté européenne, qui doit prochainement fixer sa position à ce sujet.

Cher Nelson Mandela,

Chère Winnie,

Chers camarades de l’A.N.C.,

Dans quelques jours, votre Charte de la Liberté aura trente-cinq ans. Elle demeure d’une brûlante actualité. Tandis que, sur tout le continent africain, l’aspiration à la justice, à la démocratie, à la dignité, ainsi que l’exigence d’un ordre international plus équitable connaissent un essor prometteur, vous mettez tout votre cœur, votre intelligence et votre ténacité à aider votre peuple à se frayer la voie vers sa libération. Les communistes français vous assurent dans ce rude et exaltant combat de leur plus profonde solidarité.

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Disparition de Nelson Mandela

7 Décembre 2013, 15:23pm

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Honneur à Nelson MANDELA et à tous les héros de l’ANC et du PC d’Afrique du sud morts pour l’égalité.

 

La mort de Nelson Mandela attriste tous les progressistes du monde.

Pas seulement parce qu’il a lutté à contre-courant, en subissant une interminable répression, contre un régime de type nazi que, pour des motifs relevant de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme fanatiques, l’Occident « libéral » a soutenu pendant des décennies.

Pas seulement parce que ce progressiste qu’était MANDELA a su s’allier au courageux PC d’Afrique du Sud ainsi qu’avec la combative centrale syndicale COSATU pour vaincre le régime raciste.

Pas seulement parce que MANDELA a su proclamer à la face des USA le rôle de CUBA dans la chute de l’apartheid : celui-ci ne serait pas tombé si le corps internationaliste cubain n’avait infligé une défaite décisive à l’armée raciste équipée par l’Occident à Cuito Carnavale.

C’est pourquoi le premier voyage officiel de MANDELA président aura été pour son ami Fidel CASTRO.

Pas seulement parce que ce patriote africain qui était fort loin d’être marxiste a également noué alliance, pour le bien de son peuple, avec des mouvements marxistes ou marxisants du Mozambique, de la Namibie, de l’Angola et du Zimbabwe.

Pas seulement parce qu’il était l’allié de Chris HANI et de Dulcie SEPTEMBER, deux héroïques communistes sud-africains que les communistes français appréciaient particulièrement et qui furent assassinés par les tueurs à gage du régime raciste.

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MANDELA et sa première épouse Winnie, avec SLOVO, secrétaire général du Parti Communiste d’Afrique du Sud

Mais aussi parce que, alors même que le camp socialiste subissait une contre-révolution catastrophique pour le devenir de l’humanité, c’est d’Afrique du Sud (et de CUBA, qui tint bon dans la tourmente), qu’au début des années 90 vint la preuve que l’espoir d’un monde plus juste ne pouvait pas disparaître.

N’oublions pas pour autant les sacrifices des militants communistes et des résistants de l’ANC qui, par dizaines de mille, ont donné leur vie pour libérer l’Afrique du chancre de l’apartheid.

N’oublions pas que MANDELA, comme Chris HANI, est avant tout l’emblème de l’héroïsme de masse des peuples sud-africains.

Mais le principal reste à faire : tant que le capitalisme règnera en Afrique du Sud, les inégalités de classes et d’ethnies subsisteront, inextricablement mêlées.

Seul le SOCIALISME pourra éradiquer le racisme en s’attaquant, non seulement à la « bête immonde » des discriminations, mais aussi au « ventre fécond » de l’exploitation capitaliste associé à l’impérialisme.

On l’a vu récemment avec l’odieuse répression dont des mineurs sud-africains luttant pour leurs droits ont été la cible de la part du régime « démocratique ».

Si bien que la meilleure façon d’honorer la mémoire de MANDELA et de Chris HANI est de soutenir la classe ouvrière en lutte pour un pays débarrassé, non seulement du racisme institutionnel, mais de l’Etat capitaliste et de la propriété capitaliste des moyens de production.

Et cela ne vaut pas que pour l’Afrique !

Mandela sera vivant dans NOS combats !

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A propos de Jean Guimier, par Christian Lescureux

2 Décembre 2013, 22:23pm

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L’héritage de Jean Guimier, l’émancipation par le sport.

Les camarades qui lisent l’Huma on pu y trouver vendredi toute une page consacrée à Jean GUIMIER.

Ce n’est pas dit dans l’article et je tiens à préciser que ce camarade a appartenu à la section d’Arras avant guerre. Il était prof d’éducation physique à l’Ecole Normale de Garçons d’Arras et je me souviens qu’il a organisé en 1937 ou 1938 une immense fête gymnique dans la ville puis au stade Degouve, avec les élèves de toutes les écoles primaires et collèges de la ville en tenue d’athlètes. C’était grandiose ! J’y ai participé avec le collège d’Arras. Il avait une réputation d’extrême sévérité. Il est revenu à Arras après la guerre donner une conférence sur le sport au nom du parti

Christian Lescureux

Le week-end dernier, un hommage a été rendu à Jean Guimier à l’occasion du dépôt de ses archives personnelles dans le fonds classé du PCF aux archives départementales de Seine-Saint-Denis. Un patrimoine précieux qui retrace l’histoire d’un engagement collectif en faveur du sport pour tous.

Résistant et militant communiste, fondateur de la commission sport du PCF, créateur des états généraux pour le sport en 1946 et des assises nationales du sport en 1970, secrétaire général de la Fédération nationale des offices municipaux des sports (Fnoms) de 1970 à 1974 … Jean Guimier a été de tous les combats pour la défense d’une politique sportive nationale, la défense des écoles de formation, les conditions d’enseignement et le développement des équipements sportifs scolaires. Il a disparu en 1975, nous célébrons cette année le 100e anniversaire de sa naissance.

Fils d’un maréchal-ferrant, il est né le 23 janvier 1913 dans un petit village de la Sarthe. Remarqué par son instituteur pour ses qualités, il intègre l’école normale d’instituteur du Mans. Brillant sportif, diplômé de l’école normale, il a été l’un des premiers professeurs d’EPS de l’éducation nationale. En 1933, il adhère au PCF et participe aux grands débats démocratiques dans le cadre de la lutte antifasciste aux côtés de Paul Langevin, Henri Wallon et André Malraux. En 1934, Jean Guimier et Auguste Delaune proposent à Maurice Thorez de s’opposer publiquement à la tenue des jeux Olympiques à Berlin de 1936.

Auguste Delaune, secrétaire général de la FSGT, est chargé d’organiser la participation de la France aux jeux populaires à Barcelone, et Jean Guimier, secrétaire du comité international contre la tenue des Jeux de Berlin, est chargé d’animer la conférence internationale pour le respect de l’idée olympique à Paris les 6 et 7 juin 1936.

Ensemble, ils rédigent le premier programme politique sur le sport sous l’appellation « Pour une jeunesse saine, forte et joyeuse » édité par la FSGT. Ce programme est soutenu par le PCF pour les élections législatives de 1936 et suivi d’un projet de loi accordant 1 milliard de francs pour financer les réalisations nécessaires. Il est prolongé sous le Front populaire par Léo Lagrange, avec la création du premier brevet sportif populaire et la formation des enseignants et cadres du mouvement sportif. Dans ce programme de la FSGT, il est proposé la création dans chaque ville d’un office municipal des sports. L’objectif est de démocratiser le sport français en réunissant toutes les personnes bénévoles susceptibles d’unifier et d’organiser la pratique de l’éducation physique et du sport dans sa commune. Dès le début, les revendications se font entendre : demande de crédits, besoins d’équipements sportifs, répartitions des créneaux ou encore développement de la médecine du sport. À la Libération, Jean Guimier relance le développement des OMS et devient le secrétaire général de la Fnoms en 1970.

Jean Guimier est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en mai 1940 au stalag 8C en Silésie. Il organise les activités sportives pour les prisonniers, fonde un club omnisports sous le nom du Stade Français, inaugure un stade et organise des olympiades. Il est rapatrié en France, il reprend un poste d’enseignant et s’engage dans la Résistance et le réseau sport libre et participe à la libération de Paris en août 1944. Il contribue aux travaux du Conseil national de la Résistance et à une note intitulée « La croisade pour le sport » (bulletin de la commission sport du CNR de mai 1946).

À la Libération, il met en place un grand mouvement d’opinion : des états généraux pour le sport dans chaque département, qui aboutissent à un congrès national ouvert au palais de Chaillot du 19 au 23 juin 1946 avec deux journées de travail à la Mutualité et une journée de clôture à la Sorbonne par Marcel Edmond Naegelen, ministre de l’Éducation. Ce mouvement conduit à des évolutions considérables sur la création des structures ministérielles, la formation des cadres, l’équipement du territoire, le développement du sport féminin, le développement des centres médico-sportifs...

De 1945 à 1947, il sera conseiller technique au ministère des Sports et participera à l’installation des Creps des écoles normales supérieures. En 1958, il adresse un courrier à Jacques Duclos pour l’interpeller sur le manque de considération de la direction nationale du PCF sur les enjeux de l’éducation physique et des activités physiques et sportives. Le secrétaire général du PCF lui propose de créer une commission permanente auprès de la direction nationale que Paul Laurent sera chargé de mettre en œuvre. Jean Guimier, Robert Mérand et Yvon Adam sont chargés de l’animer. Depuis ce jour, la commission sport du PCF n’a pas cessé de fonctionner.

Jean Guimier a effectué l’essentiel de sa carrière d’enseignant à Paris au lycée Turgot. Pour lui, le problème numéro un résidait dans les conditions matérielles et pédagogiques de l’enseignement. Syndiqué au Snep dès 1950, il n’hésita pas à conduire des listes aux différents congrès de 1952 à 1969 et défendit toute sa vie sa conception d’un syndicalisme de lutte unitaire et démocratique.

Assises citoyennes pour le sport. Entre 1969 et 1970, Jean Guimier contribua à l’émergence des assises locales et nationales du sport. Les 23 et 24 mai 1970, elles regroupaient 600 délégués d’associations, représentants de 300 assises locales. Jean Guimier, par son rapport de synthèse, marqua l’histoire. Une de ses revendications, toujours d’actualité, était le doublement du budget de l’État consacré au sport. Sur la voie tracée par Jean Guimier, les 150 participants aux assises citoyennes pour le sport venus, le week-end dernier, au siège du PCF, ont décidé d’impulser des assises locales du sport et de travailler à un projet autour de propositions applicables dès le lendemain des élections municipales. Le fil conducteur est l’émancipation par le sport par la construction d’une culture commune, qui s’appuie d’abord sur l’enseignement obligatoire de l’EPS dès la maternelle. Le sport doit être libéré de toutes formes d’instrumentalisation et permettre à toutes et tous de se libérer soi-même par la pratique d’activités physiques et sportives.

Nicolas Bonnet

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Pierre Laurent : Discours au Monument de la PAIX (Avion)

10 Novembre 2013, 09:32am

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                             Discours de Pierre Laurent

au Monument de la de la paix 

le 9 novembre 2013

 

Cher-e-s ami-e-s,
Cher-e-s camarades,

C’est avec émotion que je prends la parole devant vous, devant ce monument aux morts érigé en 1927, ce monument aux morts pacifiste, sur lequel est inscrite la fameuse sentence biblique :

« Tu ne tueras point » ; inscription que les autorités de l’époque voulurent interdire.

Après avoir visité la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, le Flambeau de la paix de Neuville-Saint-Vaast, le Centre européen de la paix à Souchez, je ne peux qu’être traversé par l’émotion et réfléchir, avec vous, à cette guerre, à ses conséquences, aux choix qui ont été faits par les uns et par les autres en 1914.

 

Et je ne peux que réfléchir au monde d’aujourd’hui, un monde tellement différent et pourtant hanté par le spectre de la guerre.

Le Parti communiste français s’engage avec cette première journée d’initiatives dans le Pas-de-Calais dans une année de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale où nous entendons bien faire entendre la voix de la paix.

 

Oui, la guerre nous n’en avons pas voulu hier, et notre parti est né de ce refus.

Oui, la guerre nous n’en voulons pas, ni aujourd’hui, ni demain.

 

Henri Barbusse, dans Le feu dont le récit se déroule en partie sur la fameuse cote 119 que nous avons entrevue ce matin, écrit »:

« Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s’il y en avait ! »

Oui, la Première Guerre mondiale fut une extraordinaire boucherie : 10 millions de morts, 20 millions de blessés.

Regardez la longue liste sur ce monument, elle n’en finit pas. La jeunesse de ce pays fut fauchée, des familles entières décimées. La France mit des décennies à s’en remettre. Sur ce monument, plus de 400 noms de militaires et de civils sont inscrits pour une population de plus de 10 000 habitants en 1914.

Des morts, des veuves, des orphelins, des invalides, des malades, des « gueules cassées ». Que de souffrances dans les corps, dans la chair et dans les esprits.

En lisant cette liste, nous pensons à toutes les victimes militaires de la Première Guerre mondiale, quelle que soit leur nationalité: 1 400 000 Français, 2 millions d’Allemands, 1 800 000 Russes, 1 100 000 Austro-Hongrois, 650 000 Italiens… Je pourrais continuer longtemps.

Et comment ne pas penser aux troupes coloniales embarquées comme chair à canon, et auxquelles on a mis si longtemps à rendre hommage, entraînées dans un conflit qui ne les concernaient pas : près de 100 000 morts pour les seules colonies françaises.

Tous furent victimes d’une guerre injuste et inhumaine.

Alors qu’on ne compte pas sur nous pour tomber aujourd’hui dans une sorte de nouvelle Union sacrée qui commémorerait cette guerre comme s’il s’agissait de notre guerre, d’une guerre qui aurait prétendument rassemblé le peuple français.

Unis dans le refus des guerres, hier comme aujourd’hui, nous n’oublions les causes singulières historiques et politiques qui les provoquent.

Nous ne croyons pas aux hommages fourre-tout qui mettent un trait d’égalité entre elles, comme si toutes, celle de 1914-1918, les guerres coloniales, la guerre contre le nazisme, n’étaient qu’un magma indifférencié.

Se souvenir, c’est comprendre et en tirer des leçons. Nicolas Sarkozy, suivi par François Hollande, ont transformé le 11 novembre en une journée d’hommage aux morts français de toutes les guerres.

Cette confusion risque fort de transformer cette journée de mémoire en une journée de l’oubli.

Pour notre part, nous n’oublierons pas que la boucherie de 1914-1918 fut une terrible guerre impérialiste et que toutes ses victimes doivent être honorées au nom du refus de cette innommable boucherie.

 

A ce propos, et devant ce monument aux morts pacifiste, je veux évoquer ceux que l’on appelle les « fusillés pour l’exemple ». 2 500 condamnations furent prononcées, et plus de 650 hommes furent fusillés, auxquels il faut ajouter les morts par exécution sommaire.

Il est temps de décider maintenant clairement, sans ambiguïté, la réhabilitation collective des « fusillés pour l’exemple »et de les inscrire aussi sur les monuments aux morts.

C’est ce que prévoit la proposition de loi déposée par le groupe communiste en janvier 2012.

Il faut que ce combat d’un siècle, porté par le PCF et des organisations comme l’ARAC, La Libre Pensée et la LDH, aboutisse enfin.

Jeudi, François Hollande a annoncé qu’une place leur serait faite au Musée de l’armée aux Invalides et que leurs dossiers de justice seront numérisés et rendus accessibles. C’est tout un petit pas en avant, bien insuffisant.

Le sondage publié par L’Humanité indique que 75 % des Français sont prêts à la réhabilitation collective de ces fusillés.

La déclaration présidentielle ne suffit pas, il faut un acte législatif comme le propose notre projet de loi. C’est au Parlement de s’exprimer, il y a une majorité pour le faire, la parole présidentielle ne peut clore cette question majeure.

Le Parti communiste français prendra donc cette année toutes les initiatives nécessaires pour soutenir ce projet et le faire aboutir. 2014 doit être l’année de la réhabilitation de ces hommes injustement fauchés par la barbarie militaire.

La réhabilitation au cas par cas n’est pas possible non seulement parce qu’une partie des dossiers judiciaires a disparu mais aussi parce que ces soldats furent, comme les autres combattants, les victimes d’une guerre injuste, d’un commandement souvent défaillant.

Un siècle après, il est temps de réparer l’injustice faite à ces hommes, à leurs familles.

On nous dit que l’on ne pourrait mêler aux combattants certains de ces fusillés qui seraient des espions ou des criminels de droit commun.

On préfère donc l’injustice pour le plus grand nombre pour ne pas se tromper sur quelques cas.
Réhabilitons et ensuite s’il y a des cas avérés de criminels –mais il faudra le prouver, ils en seront exclus.

Cette guerre fut une guerre injuste, elle ne fut pas celle du droit mais celle des affrontements et des rivalités nationalistes et impérialistes qui n’avaient rien à voir avec l’intérêt des peuples.

Les grandes puissances impérialistes se sont affrontées pour des parts du gâteau colonial, des territoires et leurs richesses.

Elles s’étaient engagées pour cela, déjà, dans une folle course à la militarisation, au surarmement. Les marchands de canons avaient préparé cette guerre, ils la voulaient, ils l’ont eue, ils avaient construit un système d’alliances, non pas défensif, mais pour la guerre.

Les gouvernements et les forces de l’argent attisèrent les haines nationalistes pour diviser les peuples, les détourner de la lutte des classes -qui grondait partout en Europe-, pour les conduire au grand affrontement, à la grande boucherie.

En 1914, ce qui était à l’ordre du jour, c’était, déjà, la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions de travail, l’égalité entre les hommes et les femmes, ce n’était pas d’aller à la guerre.

Travailleurs et paysans voulaient le pain, le fruit de leur labeur, pas la guerre.

La bourgeoisie a su exacerber les haines, monter les peuples les uns contre les autres, pour dévier les peuples de la lutte pour un monde meilleur, elle a su les entraîner dans une voie sans retour, que des millions d’hommes paieront de leur vie.

C’est une leçon à l’heure où tant de forces, à commencer par l’extrême-droite de Marine Le Pen, s’emploient à distiller le poison du rejet de l’autre, quand face à la crise.

Rien ne devrait nous faire oublier que notre voisin, proche ou lointain, est toujours un travailleur, une sœur ou un frère d’humanité. Et c’est pour cela qu’ils ont tué Jaurès le 31 juillet 1914.

 

Le fondateur de L’Humanité, le parlementaire, le leader socialiste n’avait eu de cesse de s’opposer à la guerre. Inlassablement, il cherchait les moyens de la conjurer en organisant une riposte internationaliste avec les socialistes allemands.

Ce n’est donc pas seulement un militant exalté de l’Action française, cette organisation royaliste, antisémite, nationaliste et d’extrême-droite qui l’a tué mais bien tous ceux qui ne voulaient pas de la paix et de la fraternité entre les peuples.

Sa mort a totalement désorganisé le mouvement socialiste et syndical à tel point que face à l’offensive allemande, leurs chefs se sont ralliés à l’Union sacrée et à la guerre.

Il en fallait du courage pour résister à l’esprit de guerre pendant l’été 1914 et il vrai qu’au niveau politique seule une petite minorité s’est opposée à la guerre, mais dans le peuple contrairement à la légende de la fleur au fusil, très vite le refus de la guerre a progressé.

On ne peut expliquer autrement que le nombre d’exécutions et l’ampleur de la répression pour indiscipline et refus de guerre furent à leur paroxysme au cours des deux premières années du conflit.

Ce refus souterrain, individuel, gagna en force politique quand, en Russie en 1917, la révolution retentit pour dire non à la guerre ; comme en France, comme en Allemagne des mutineries éclatèrent.

On comprit dès lors dans les rangs socialistes qu’il n’était pas possible de rester au gouvernement de guerre.

Progressivement la minorité pacifiste s’imposa au sein du parti socialiste, sut rallier des partisans honnêtes de la guerre et qu’ainsi l’ancienne majorité fut renversée.

C’est ce qui conduisit à la création majoritaire à Tours de notre parti, le parti communiste.

Le PCF naquit ainsi des braises mêlées des luttes ouvrières et paysannes en France, de l’espoir né de la Révolution russe, du non à la collaboration de classe et du non à la guerre.

Nous pouvons être fiers de tous ces communistes qui créèrent alors le PCF pour rompre avec le socialisme de guerre : les Paul Vaillant-Couturier, André Marty, Charles Tillon qui allèrent même jusqu’à se mutiner quand la France poursuivit sa guerre mondiale, en 1919, en agressant la Russie révolutionnaire, les Duclos, les Thorez… La liste est longue de ceux qui dirent oui au communisme pour dire non à la guerre.

 

Oui,aujourd’hui comme hier, en nous souvenant que celle que l’on appelle la « GrandeGuerre » fut le premier désastre humain et social du XXe siècle, nousclamons :                                                  « Plus jamais la guerre ! »

 

Mais nous le savons aussi. Il n’y a pas de « leçons » mécaniques à tirer comme si la simple connaissance des faits historiques et les automatismes de la mémoire pouvaient nous garantir ce « plus jamais ça » et une paix définitive.

On sait par expérience que ce n’est pas le cas.

Le XXe siècle dans sa totalité, ce siècle tragique que certains appellent un « siècle de fer et de sang », nous le rappelle avec ses 80 millions de morts, le génocide nazi, les massacres et les guerres coloniales.

Et le XXIe siècle s’ouvre dans un monde totalement différent où le fléau de la guerre n’a pourtant pas disparu.

La violence politique reste aujourd’hui une réalité. Une nouvelle course aux armements pousse à une militarisation à des niveaux jamais atteints avec des dépenses militaires inégalées : 1 750 milliards de dollars en 2012.

La guerre est toujours là. Elle prend d’autres formes. Elle a d’autres causes. Même si l’on rencontre encore et toujours cette mensongère et désolante thématique de « guerre juste ».

Il n’y a pas de guerre juste. Il y a des résistances légitimes.
Il y a des luttes armées, et des pratiques de terreur qui ne le sont pas.

Mais la guerre, aujourd’hui comme hier, reste le moyen privilégié d’imposer par la force sa propre logique et ses propres intérêts à d’autres.

Aujourd’hui comme hier, la guerre et la violence politique se nourrissent du terreau du sous-développement, des injustices sociales, des stratégies de domination.

Elles sont le fruit des crises et du mépris des attentes populaires. Elles sont le résultat des politiques hégémoniques et des ambitions néo-impériales.

La guerre alimente un terrorisme qu’elle prétend combattre.

Elle reste l’expression d’une recherche de la domination et de la prédation économique. Elle continue d’affirmer des hiérarchies dans les souverainetés au sein d’un monde capitaliste ultra-concurrentiel où l’accès aux ressources, aux matières premières, à l’énergie figure parmi les non-dits des buts réels de la guerre.

Voilà pourquoi les communistes refusent la guerre, refusent les guerres.

Notre parti, je l’ai dit, est né du rejet de la Première Guerre mondiale. Notre histoire, au-delà des vicissitudes politiques, est une histoire anti-guerre, une histoire du combat pour le désarmement, pour la démilitarisation des relations internationales, pour la paix. Nous en sommes fiers.

Ce combat pour la paix n’est pas, et n’a jamais été pour nous, la seule volonté de bannir la guerre comme moyen de règlement des différends.

Nous n’oublions pas, cependant, que l’interdiction du recours à la force est un principe majeur du multilatéralisme appartenant à l’Organisation des Nations unies.

Et cette dernière est bien le fruit des deux guerres mondiales du XXe siècle, après l’échec de la Société des nations, la SDN, issue du Traité de Versailles de 1919.

Ne sous-estimons pas cette exigence de l’interdiction du recours à la force même si elle est bafouée en permanence.

Son existence même, comme principe, rappelle que ce qui est juste et légitime c’est le règlement politique des conflits, donc le droit dans ses différentes formulations, et le politique dans la dignité qu’il devrait conserver en toute circonstance.

Nous avons eu l’opportunité de rappeler cette réalité en particulier lors de toutes les guerres qui ont dramatiquement marqué l’actualité depuis la chute du Mur.

Mais pour le Parti communiste français, la paix n’est pas, et ne peux pas être seulement, l’absence de guerre.

C’est surtout une conception du développement dans toutes ses dimensions, ce sont les conditions de ce que les Nations unies ont appelé, dès 1994, une sécurité humaine.

C’est la satisfaction des besoins sociaux, la lutte contre les inégalités et les injustices, le respect des indépendances, la maîtrise des choix nationaux, la coopération et les solidarités nécessaires face aux nouveaux défis mondiaux…

Construire la paix, c’est construire un autre monde, une autre Europe, une autre configuration des relations internationales, c’est construire les conditions d’une sécurité internationale, sociale, écologique, civile, humaine…

C’est la vision d’un nouvel ordre international. C’est un combat populaire et citoyen de tous les instants dans le rassemblement et l’unité de toutes les forces progressistes et démocratiques, y compris avec celles des peuples du Sud, notamment du monde arabe et d’Afrique.

Il est consternant de voir pourtant que la seule idée et perspective avancée par la plupart des dirigeants et des forces politiques françaises, comme réponse aux enjeux du monde actuel, est la constitution d’une Europe de la défense liée à l’Otan, dans la continuité des politiques de puissance et de militarisation…

C’est à croire que l’on n’a finalement rien appris !

Un monde de paix et de sécurité pour les peuples suppose des engagements prioritaires et cruciaux. Je pense en particulier au désarmement nucléaire.

L’arme nucléaire caractérise cette période terminée de l’affrontement stratégique des blocs dans la deuxième partie du XXe siècle. Elle constitue une menace pour l’existence même de l’humanité.

C’est une arme qui tend à proliférer malgré les traités et les discours.

À ceux qui prétendent que la théorie de la dissuasion constituerait la garantie que l’arme nucléaire ne sera pas utilisée (alors qu’elle l’a déjà été !), nous répondons que la meilleure garantie du non-emploi de l’arme nucléaire est un engagement résolu, multilatéral, c’est-à-dire international, pour la réduction maximale de la menace qu’elle représente, pour aboutir progressivement à son élimination totale et universelle.

C’est d’ailleurs le sens du Traité de non-prolifération signé par tous les États de la planète –à l’exception d’Israël, du Pakistan et de l’Inde.

La France devrait user de son autorité morale et de son rôle comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu pour prendre des initiatives en ce sens, sur l’arme nucléaire comme sur toutes les armes de destruction massive.

Notre pays fut un des principaux champs de bataille de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième.

Il est une des principales puissances nucléaires. Ses autorités politiques portent une responsabilité directe et connue dans la prolifération nucléaire.

La France a donc une responsabilité. Elle doit l’assumer avec d’autres, avec tous les autres États. Car le désarmement et la paix constituent bien une responsabilité collective devant l’histoire et, surtout, devant l’avenir.

Personne, aucun pays, ne peut se croire exonéré de cette nécessité.

Voilà l’esprit avec lequel nous organiserons durant toute l’année qui vient une multitude d’initiatives.

Je souhaite que, dans chaque département de France, notre parti soit à l’initiative d’évènements utiles au débat national.

Nous tiendrons au printemps une grande exposition au siège de notre parti à Paris. Intitulée « Putain de guerre », elle présentera 100 planches originales du dessinateur Jacques Tardi .

Nous tiendrons d’autres évènements au siège national du Parti, des évènements européens dans le cadre des élections européennes, ainsi qu’une soirée autour de l’écrivain Henri Barbusse, Prix Goncourt 1916 pour son roman « Le Feu ».


Nous participerons à des rencontres et des initiatives à Verdun, à Sarajevo et ailleurs ; évidemment, avec L’Humanité, nous célébrerons Jean Jaurès.

 

Oui, cent ans après, il est temps de se souvenir et de s’engager résolument pour notre futur, pour une autre vision de l’Europe et du monde.

Pour la paix et la solidarité.

 

 

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Pierre Laurent à Lorette et Avion, ce samedi 9 novembre : « Dire non aux guerres impérialistes ! »

9 Novembre 2013, 10:08am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pierre Laurent à Lorette et Avion, ce samedi 9 novembre : « Dire non aux guerres impérialistes ! »

Ce samedi 9 novembre, la venue de Pierre Laurent , secrétaire national du PCF, au cœur des champs de bataille de la Première Guerre mondiale s’inscrit dans le cadre de la célébration de son centenaire. Avec un peu d’avance sur le calendrier. « Comme Verdun, Vimy et Lorette ont été le théâtre de combats meurtriers », insiste Hervé Poly bien décidé à ne pas laisser le champ libre aux « pleureuses » de tout poil qui prendront un air affecté à l’évocation de la boucherie de la Grande Guerre. Pour le numéro un de la Fédération du PCF du Pas-de-Calais, d’aucuns auraient en effet tendance « à verser des larmes de crocodiles en pensant aux conséquences de ce conflit. Pour nous il s’agit surtout d’en rappeler les causes pour éviter que ce type de drames ne se reproduisent ». Les causes ? « Des puissances impérialistes rivales qui se disputent le monde, ses matières premières dans la foulée d’une première crise systémique du capitalisme, celle de 1873 ».

Et Hervé Poly de citer Jean Jaurès stigmatisant un capitalisme qui « porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage ». Comme aujourd’hui « lorsque les Etats-Unis interviennent en Irak, l’OTAN en Libye ou la France à travers ses services secrets en Syrie », poursuit Hervé Poly pour qui la Grande Guerre « consacre aussi la faillite de la social-démocratie, de l’Internationaliste socialiste qui n’a pu l’empêcher. Elle accouchera pourtant de la Révolution bolchévique et de notre Parti communiste qui est demeuré fidèle à un idéal de Paix sur les traces d’Henri Barbusse ou Paul Vaillant-Couturier, les fondateurs de l’Association républicaine des Anciens combattants en 1917 ». A travers cette initiative, il s’agit aussi de « relancer, dans notre département, l’activité de l’ARAC ». Celle-ci a mis à disposition du PCF une exposition à vocation itinérante. Ce samedi, elle sera présentée au siège de la section locale d’Avion (face à la mairie) où un pot de l’amitié sera offert à l’issue de l’intervention de Pierre Laurent au pied du monument aux morts « pacifiste », place des anciens combattants, prévue à 15h (1).

Jacques KMIECIAK

Liberté hebdo Nord-Pas-de-Calais

8 novembre 2013

  1. De 10h à 12h 30, Pierre Laurent sera sur le plateau de Notre-Dame de Lorette avec les Gardes d’honneur, puis au pied du Flambeau de la Paix à Neuville-saint-Vaast, puis au Centre européen de la Paix de Souchez pour une rencontre avec Jean-Marie Alexandre, maire de la commune et chef de file du MRC dans le Pas-de-Calais.

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Hommage à George Santerne résistant arrageois fusillé à 19 ans

3 Novembre 2013, 16:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les communistes de l'Arrageois ont rendu hommage comme chaque 1er novembre, à leurs quarante camarades martyrs de la Résistance, torturés puis fusillés ou déportés.

 

Après avoir rappelé leur sacrifice, le secrétaire, René Chevalier, a appelé à rester fidèle à l'idéal de justice et de liberté qui fut le leur.

 

De poursuivre leurs combats, contre la xénophobie, le racisme, le fascisme représenté actuellement par le clan Le Pen. Attendu que, force de démagogie la bête immonde renaît de ces cendres.

 

Chaque année, notre camarade Christian Lescureux, rappelle le souvenir d'un (e) martyre de la résistance, malheureusement étant souffrant, Christian a du renoncé ce 1er novembre, à venir évoquer l'hommage à George Santerne.

 

René Chevalier, secrétaire de section, a la lecture du texte de Christian, rappela que Georges Santerne, jeune communiste arrageois entré en résistance à 17 ans, fut fusillé le 1er novembre 1943 à l'âge de 19 ans.

 

La délégation communiste à ensuite fleuri la tombe de Marc Lanvin, rejoint par la délégation de la section socialiste arrageoise.

 

Marc Lanvin, jeune militant communiste tué en collant des affiches et dont on a célébré cette année les quarante-cinq ans de sa mort. Assassiné à Achicourt par les nervis de la droite, à l'âge de 18 ans le 29 juin 1968.

 

Puis les deux délégations ont salué la mémoire de Thérèse Kabdani, militante du droit au logement, grande figure des quartiers ouest, récemment disparue.

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GEORGES SANTERNE

Jeune communiste entré en résistance à 17 ans, fusillé le 1er novembre 1943 à 19 ans

SANTERNE, Georges, Léon, Joseph, né à Athies (62) le 26 juillet 1924, fils de Santerne Charles et de Coquerelle Laetitia

Ouvrier terrassier, domicilié à Arras,126 cité des Jardins.                                                    A terminé ses études à 14 ans et travaillé comme manœuvre pour de nombreuses entreprises.

Membre des Jeunesses Communistes avec Paul Camphin, il participe à de nombreux attentats dès 1941.

Arrêté une première fois le 18 septembre 1942 à Ste-Catherine, sur la route de Lens alors qu’il se trouvait en compagnie de son frère Charles, illégal en fuite et de Dreze Octave, illégal en fuite et d’un certain Moizy Marcel, il fut relâché faute de preuves.

Il est arrêté le 29 juin 1943 chez M. Mille, rue du Labyrinthe, Cité du Petit Bapaume à Arras, lors d’une opération dans la cité des cheminots. Il était porteur d’un revolver et se trouvait dans l’illégalité.

Condamné à mort par le tribunal militaire allemand OFK 670 siégeant à la Kommandantur d’Arras en l’hôtel de ville.

 

Georges SANTERNE a été fusillé dans les fossés de la Citadelle d’Arras le 1er novembre 1943 à 16 h 45, le même jour que Paul CAMPHIN, Georges LOUCHET d’Arras et Alexandre BOVE d’Avion , tous deux cheminots).

L’avis de ces quatre exécutions, paru dans la presse le 13 décembre 1943, émanait de l’Oberfeldkommandant, le generalleutnant NIHEOFF.

Une lettre de Mme Laetitia SANTERNE, à son fils emprisonné, confirme l’attachement que lui portait Melle Yvette ACCART, qui demeurait 239 route de Bapaume à Arras. Tout porte à penser que Georges SANTERNE est le père naturel du garçon que Melle ACCART mit au monde en janvier 1944 et qu’elle prénomma Georges

Mme Laetitia SANTERNE, la mère de Georges, a, été arrêtée, sur dénonciation, le 30 novembre 1943 et déportée à Mathausen, et Ravensbrück. Elle est rentrée de déportation le 2 mai 1945. 

Georges SANTERNE est le frère cadet de Charles SANTERNE né à Arras le 20 octobre 1920, membre des J.C (aux côtés de René CAMPHIN) entré en Résistance dès janvier 1941 et dans la clandestinité en décembre 1941. Arrêté en septembre 1942 à Ste Catherine. Déporté à Huy puis en Hollande libéré par les alliés. 

Jules SANTERNE, frère de Charles et Georges, rejoignit le maquis.

 Une rue d’Arras porte le nom de Georges SANTERNE, héros de la Résistance.

Christian Lescureux

Dès le 25 août 1941, Georges Santerne, âgé de 17 ans, participe avec     Paul Camphin à une tentative de sabotage d’un transformateur en gare d’Arras, et, en mars 1942 au déraillement d’un train de soldats de la Werhmacht près de la gare d’Arras.

Selon d’autres renseignements il aurait participé à 18 attentats et sabotages.

 L’acte d’accusation du tribunal allemandmentionne que Paul Camphin et lui sont depuis 3 ans dans la lutte et que « CAMPHIN ET SANTERNE appartenaient depuis 1940 aux Jeunesses communistes illégales et étaient notamment chargés de la distribution de journaux communistes. En 1942 Ils s’affilèrent à un groupe terroriste, furent munis de pistolets et de grenades et participèrent à de nombreux attentats et autres crimes et provoquèrent des incendies. »

caveau des fusillés de l'Arrageois, martyres du nazisme
caveau des fusillés de l'Arrageois, martyres du nazisme
caveau des fusillés de l'Arrageois, martyres du nazisme

caveau des fusillés de l'Arrageois, martyres du nazisme

Dépôt de fleurs de la délégation PCF, rejoint par le PS arrageois, au caveau de la famille Lanvin, où Marc est inhumé, en présence des soeurs Lanvin de leurs conjoints et du frère de Marc

Dépôt de fleurs de la délégation PCF, rejoint par le PS arrageois, au caveau de la famille Lanvin, où Marc est inhumé, en présence des soeurs Lanvin de leurs conjoints et du frère de Marc

les deux délégation PCF/PS (Unis pour cette fois uniquement, une fois n'est pas coutume) saluant la mémoire de Thérèse Kabdani, militante et grande figure d'Arras ouest

les deux délégation PCF/PS (Unis pour cette fois uniquement, une fois n'est pas coutume) saluant la mémoire de Thérèse Kabdani, militante et grande figure d'Arras ouest

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Les communistes de l'arrageois ont célébré la résistance à la citadelle d'Arras

18 Septembre 2013, 19:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dimanche matin, les militants communistes du Pas-de-Calais se sont rendus à la citadelle d'Arras pour célébrer le 69e anniversaire de la libération du Pas-de-Calais qui a lieu, chaque troisième dimanche de septembre, où un vibrant hommage est rendu aux 218 résistants fusillés durant la Seconde Guerre mondiale par les nazis.

Comme chaque année, la section du Parti communiste de l'Arrageois était présente à cette manifestation.

La gerbe de fleurs, présentée par la section arrageoise fut déposée pour la deuxième année consécutive par 3 enfants en hommage aux 218 martyres.

Leurs crimes étaient de ne pas avoir accepté que la France soit asservie par une dictature fasciste.

Pour le parti des fusillés, il est indispensable que le devoir de souvenir soit gardé en mémoire. Ces 3 enfants en sont les témoins. (Shannel, Marine et Walid)

Vu la montée des partis d'extrême-droite en Europe et en France, particulièrement à quelques kilomètres du fossé de la citadelle, l'épilogue du livre de Berthold Brecht dans    « La Résistible Ascension d'Arturo UI », reste d'actualité.

           « Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde »

shannel, Marine et walid

shannel, Marine et walid

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A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen

9 Septembre 2013, 18:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

discours du secrétaire de section du PCF Arras

Nous sommes honorés de votre présence aujourd'hui en ce lieu de mémoire.

C'est l'occasion pour nous de faire savoir qu'il y 69 ans, Arras fut libéré des griffes de l'occupant allemand, le 1er septembre 1944 exactement.

Nous voici ensemble rassemblés dans ce mémorial, qui est, pour nous, l'occasion de rendre hommage, aux 218 fusillés par les nazis dans les fosses de la citadelle à Arras.

Ces hommes et ces femmes sont morts devant ce peloton d'exécution bien souvent, après des mois de tortures physiques et morales.

218 patriotes qui s'écroulèrent sous la rafale meurtrière, avec aux lèvres une dernière chanson, un dernier défi, un dernier cri d'espoir et parfois aussi le nom d'un être cher.

218 de nos camarades sont tombés ici, parfois les familles en étaient prévenues, parfois mêmes la presse servile et des affiches proclamaient ces assassinats, comme s'ils avaient pu croire abattre le moral de notre population.

Leurs crimes étaient de ne pas avoir accepté de voir la France, asservis sous une dictature fasciste.

Notre pays a payé un lourd tribut dans la lutte contre l'occupation, la classe ouvrière particulièrement.

Dans notre région, la grande grève générale de la corporation minière en 1941 a été le point de départ et le développement des mouvements de la résistance, en particulier les FTPF (les Francs-tireurs et partisans français) dirigés par le Parti communiste français.

L'histoire est là, pour nous rappeler, le rôle déterminant du PCF dans la lutte de notre peuple pour la liberté et l'indépendance nationale.

Ce lieu de mémoire en est l'illustration, il suffit de lever les yeux, et de lire les plaques accolées aux murs.

218 martyres, 218 camarades, 218 opposants a une dictature fasciste, 218 partisans de la paix.

Observer ! que la grande majorité de ces fusillés étaient des membres du Parti Communiste Français.

Nous n'avons pas le droit d'oublier tous ceux qui sont morts, qui se sont sacrifiés pour que notre peuple retrouve sa liberté.

Tous ces martyrs sont morts aussi pour le bonheur de notre peuple, afin que celui-ci vive dans un monde débarrassé de toute forme d'exploitation, de justice sociale et de liberté.

Vers la fin de la guerre, sous l'impulsion de Jean moulin, tous les groupements de résistance s'unirent et fondèrent le Conseil national de la résistance, dont le programme était de construire une société au service du peuple avec d'importantes avancées social, supprimant toutes inégalités, pour la classe ouvrière, pour le peuple tout en entier.

Mais ces acquis sociaux ont vite été remis en cause par des dirigeants quelques années qui suivirent la fin du conflit.

Les milieux financiers ont repris le dessus et beaucoup de conquêtes sociales sont remises en cause régulièrement, et encore aujourd’hui, 70 ans plus tard.

Car le choix des projets politiques pour l'après guerre reste réalisable encore aujourd’hui.

Nous devons êtres vigilants et ne pas accepter ce recul de civilisation que l'on veut nous imposer, avec pour objectif d'augmenter encore les profits de la haute finance.

Nous devons rester aussi vigilants en ce qui concerne le danger que représente la montée des groupes et partis d'extrême droite qui se reconstituent dans beaucoup de pays d'Europe, et cela, en toute liberté.

Certains de ces partis revêtent à nouveau, le sinistre emblème de la croix gammée.

Vigilance donc dans notre pays où le FN développe ses idées racistes, xénophobes, antisémites tout en exposant ses discours populistes et presque populaires devenus subitement « séduisante » par un simple passage de flambeau à l'intérieur d'un même clan, et une dédiabolisation organisée à grande échelle, qui ne sert qu'à cacher son fond politique et sa réalité.

N'oublions jamais qu'en Allemagne Hitler est venu au pouvoir en développant cette même propagande et imposa ainsi un régime fasciste, qui eut pour conséquence la Seconde Guerre mondiale avec toutes ses horreurs et atrocités.

C'est la raison pour laquelle nous sommes aux côtés de tous ceux qui, à la libération ont crié

« Plus jamais ça ».

Aux côtés de tous ceux qui sont tombés devant le peloton d'exécution.

N'oublions pas les dizaines de milliers de résistants qui ont été arrêtés, torturés et envoyer dans les nombreux camps de concentration, généralement basés en Allemagne.

La résistance avait des formes multiples bien sur, il y avait ceux qui dans les usines sabotaient tout ce qui était produit pour être aux services des Allemands.

Il y avait ceux qui les armes a la main, engageaient le combat contre les soldats allemands.

Ceux qui rédiger tracts, affiches et journaux clandestins, afin de les diffuser et informé la population, etc. Etc.

Beaucoup d'entre eux fur arrêté, bien souvent par la police de Pétain et envoyer dans les camps de la mort après avoir était torturé cruellement.

C'est la raison pour laquelle, tous ceux qui ont gardé en mémoire et savent ce qui s'est véritablement passé sous la dictature fasciste, ont le devoir de perpétuer et d'immortaliser ces douloureux souvenirs.

A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen
A la citadelle d Arras en hommage à la resistance en presence d une association de deportes de Sachsenhausen

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Henri Alleg, l'auteur de La Question, est mort

19 Juillet 2013, 17:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Henri Alleg, le rêve algérien chevillé au corps

 

L'ancien journaliste de l'Humanité, militant communiste et auteur de l'ouvrage "La Question" (1958) qui dénonçait la torture pendant la guerre d'Algérie, est décédé mercredi à Paris à l'âge de 91 ans. Portrait.

Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Essonne). Contact : andre.et.jean.salem@gmail.com

 

«Enfin Alger ! Un quai inondé de soleil, que surplombe le boulevard du front de mer.» Lorsque le jeune Harry Salem débarque pour la première fois à Alger, au mois d’octobre 1939, c’est d’abord ce mythique éclat de la Ville blanche qui l’étreint. Alors que le fascisme étend ses tentacules sur la vieille Europe et fourbit les armes du désastre, le jeune homme, qui rêvait de nouveaux horizons, aurait pu embarquer pour New York, ou pour l’Amérique latine. Le hasard et quelques péripéties l’ont conduit en Afrique du Nord, vers ce qui était alors, encore, un «département français».

Société d'apartheid

Pour le petit Parisien, fils de tailleurs, né à Londres dans une famille de juifs russes et polonais ayant fui les pogroms, la découverte de l’Algérie est un bouleversement. Dans cet autre monde, son rêve algérien prend immédiatement corps. Il se lie avec des Algériens, des gosses déguenillés de la place du Gouvernement jusqu’aux amis rencontrés à l’auberge de jeunesse où il loge, parmi lesquels Mustapha Kateb. Des amitiés contre-nature, dans cette société d’apartheid. Instinctivement, le jeune homme refuse la frontière invisible qui sépare deux mondes, celui des Européens, citoyens français, et celui des indigènes, rendus étrangers à leur propre pays. Alors que les vichystes tiennent Alger, Henri, déjà communiste de cœur, adhère à la Jeunesse communiste clandestine, avant de rejoindre le Parti communiste algérien (PCA). C’est là, dans l’euphorie de la Libération, que son chemin croise celui d’une « sympathisante », Gilberte Serfaty. Elle deviendra une ardente militante et, pour lui, la compagne de toute une vie.

Racisme et oppression coloniale

En Algérie, à ce moment-là, un point de non-retour est franchi, avec les massacres de mai 1945 à Sétif et Guelma, prologue d’une guerre qui devait éclater neuf ans plus tard. Pour Henri Alleg, la plume devient l’arme du combat pour une Algérie libérée du racisme et de l’oppression colonialiste. En novembre 1950, il entre à Alger républicain. Le quotidien a été fondé en 1938 par des hommes de progrès opposés à la toute-puissance du grand colonat. Sans remettre en cause le dogme de l’Algérie française, il témoignait, avant guerre, sous la plume d’Albert Camus et d’autres «libéraux», du sinistre sort reservé aux indigènes. Lorsqu’Henri Alleg prend la direction du journal, en 1951, les communistes y ont déjà acquis une influence prépondérante. La ligne du journal se fait plus résolument anticolonialiste, solidaire des luttes ouvrières, favorable à l’objectif d’indépendance. Ce titre est le seul à échapper au monopole de la presse quotidienne détenue par les grands colons.

Aux côtés d’Alleg, chose inédite et impensable à l’époque, un «indigène», Boualem Khalfa, est promu rédacteur en chef. L’engagement du journal irrite au plus haut point les autorités, qui le censurent et multiplient les saisies au moindre prétexte. Henri Alleg et son équipe tirent de cet acharnement répressif un slogan : «Alger républicain dit la vérité, rien que la vérité, mais Alger républicain ne peut pas dire toute la vérité.» Alleg encourage les plumes acérées, comme celle du jeune Kateb Yacine, dont les analyses politiques, d’une finesse et d’une impertinence insensées, subjuguent jusqu’aux plus aguerris de la rédaction. Lorsqu’éclate l’insurrection, le 1er novembre 1954, Alger républicain est déjà depuis longtemps dans le collimateur des gardiens du temple colonial. Le journal est interdit en 1955.

Clandestinité et censure

Henri Alleg entre dans la clandestinité. Régulièrement, il envoie des articles au journal l’Humanité, interdit sur le sol algérien, cible, à son tour, en France, des ciseaux d’Anastasie. Il est arrêté le 12 juin 1957, alors qu’il se rend au domicile de son ami, le mathématicien Maurice Audin, enlevé la veille par les parachutistes. Torturé à mort, Audin n’est jamais revenu des supplices que lui infligèrent les barbares aux ordres de Massu et Bigeard.

Alleg, lui, est un rescapé de l’enfer. Tous les supplices, tous les noms, tous les lieux, les paroles mêmes se gravent à jamais dans sa mémoire. Il entend tout dire, s’il survit, de ce qui se passe dans cet immeuble investi par la 10e D.P., à El Biar, où fut «suicidé» l’avocat Ali Boumendjel. Son témoignage franchit les murs du camp de Lodi, puis de la prison de Barberousse, sur de minuscules papiers pliés. Son avocat Me Léo Matarasso, le transmet à l’Humanité. L’édition du 30 juillet 1957, qui reprend ce récit glaçant, est saisie.

 

Au printemps 1958, Jérôme Lindon accepte de le publier aux éditions de Minuit. Le livre, préfacé par Sartre, est aussitôt interdit. Mais la censure provoque l’inverse de l’effet escompté. Deux semaines plus tard, depuis Genève, l’éditeur Nils Andersson prend le relais. La Question passe la frontière dans des valises et circule, en France, sous le manteau. Au total, 150 000 exemplaires clandestins du livre seront diffusés, contribuant de manière décisive à lever le voile sur la torture. Trois ans après son arrestation, Henri Alleg est inculpé d’«atteinte à la sûreté extérieure de l’État».

Il écope de dix ans de prison. Transféré à la prison de Rennes, il s’évade, avec la complicité de Gilberte, lors d’un séjour à l’hôpital. Aidé par des militants communistes, il rejoint la Tchécoslovaquie, où il séjourne jusqu’à la signature des accords d’Évian.

Rêve algérien

Lorsqu’il revient à Alger pour superviser la reparution d’Alger républicain, les menaces des « frères » du FLN, prêts à s’entre-tuer pour le pouvoir, sont à peine voilées. Avec Abdelhamid Benzine, Henri Alleg échappe de peu à des hommes en armes. L’équipe, pourtant, se reconstitue. L’appui technique de la Marseillaise rend possible la reparution du journal, qui fait sien le slogan des femmes de la casbah, excédées par la guerre que se livrent les factions du FLN : « Sebâa snin barakat ! » (« Sept ans de guerre, ça suffit ! »). Pourtant, le fossé entre la nouvelle Algérie du FLN et le rêve algérien d’Alleg et de ses camarades est bien là. Il se muera en incommensurable abîme. Après le coup d’État de 1965, il doit prendre la fuite. Les communistes sont pourchassés. Dans l’Arbitraire, un livre témoignant des tortures que lui infligèrent les hommes de la dictature naissante, le dirigeant communiste Bachir Hadj Ali raconte que ses tortionnaires menaçaient de faire d’Alleg, réfugié à Paris, un Ben Barka algérien.

Le combat de sa vie

L’Algérie est pourtant restée, dans le cœur du journaliste, comme le combat de sa vie. «Je suis heureux et fier d’avoir pris part au combat pour l’indépendance», nous confiait-il en mars 2012. À son retour en France, cet homme discret, érudit, d’une gentillesse exquise, a rejoint la rédaction de l’Humanité comme grand reporter, puis en devint le secrétaire général. «J’ai exercé ce métier en militant communiste, animé de convictions, aime-t-il à répéter. Ce fut pour moi un engagement, au sens fort du terme.»

Les réactions de Pierre Laurent (PCF), Patrick Apel-Muller (directeur de la rédaction de l'Humanité), des Amis de l'Humanité, du MJCF, de Roland Leroy.

"Combatte le déni du passé colonial", entretien avec Henri Alleg (12 janvier 2010)

"L'idée internationaliste était primordiale dans notre engagement", entretien avec Henri Alleg (mars 2012)

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Hommage à une vedette populaire et humble et au résistant !

12 Juillet 2013, 15:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Nous rendons hommage à l’accordéoniste André Verchuren, l’accordéoniste décédé il y a deux jours à 92 ans.

 Il n’est pas né prolo mais il a donné aux prolos par la musique, cette joie et cette lumière qui contrastaient tant avec leur réalité d’exploitation quotidienne.

En février 1944, il est dénoncé pour avoir caché des résistants et hébergé des aviateurs alliés descendus par la DCA nazie. Il est arrêté par la Police française et remis à la Gestapo puis aux SS. 

Le 2 juillet, il est envoyé dans l’enfer concentrationnaire de Dachau où il réussira à survivre jusqu’au 29 avril 1945 quand l’armée US libérera le camp.

 Il dira un jour avec l’humilité qui le caractérisait : « J’ai vu la mort en face plusieurs fois. On m’a attaché devant un peloton d’exécution, il y a eu un ordre en allemand que je n’ai pas compris, et on m’a détaché. Un autre jour, des SS m’ont forcé à regarder la pendaison d’un camarade ; si je détournais le regard, on me fusillait. Mais le pire, c’était ce qu’on appelait-le conseil de guerre-, jugement sommaire suivi de l’exécution immédiate. Je dois à la chance, au hasard, d’y avoir survécu»

A la libération du camp, il trouve un accordéon et le reprend en mains pour la première fois depuis  son  arrestation  10  mois  plus  tôt,  il  jouera  aussitôt  pour  ses  camarades  :  «La Marseillaise»,  puis  «L'Internationale»,  dans  la  salle  des  tristement  célèbres  douches  de Dachau, comme pour tordre l’histoire sans la réviser et honorer celles et ceux qui ne s’en sont jamais sortis. 

 

Nous apportons nos sincères condoléances à la famille et aux proches d’André Verchuren.

 

voir et écouter aussi l'hommage a Jean Moulin par  André Verchuren, le résistant. 

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