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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

Notre Camarade Yves Coquelle

12 Avril 2015, 18:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Notre Camarade Yves Coquelle

Yves Coquelle a quitté la mairie de Rouvroy, sa mairie, pour la dernière fois.

Notre Camarade Yves Coquelle
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Disparition d'Yves Coquelle, ancien sénateur communiste du Pas-de-Calais

8 Avril 2015, 18:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Disparition d'Yves Coquelle, ancien sénateur communiste du Pas-de-Calais

Communiqué de Michelle Demessine, sénatrice du Nord.

Je viens d’apprendre la disparition de l’ancien sénateur du Pas-de-Calais, Yves Coquelle, ce matin. C’est une grande peine qui nous envahit au groupe Communiste Républicain et Citoyen du Sénat tant sa personnalité va nous manquer.

Infatigable militant communiste, sénateur, maire, conseiller général, il n’a eu de cesse de porter haut et fort la voix, la combativité mais aussi la chaleur et la fraternité de la population de notre région et particulièrement celle du bassin minier.

Le Sénat résonne encore de ses interventions tonitruantes qui laissaient sans voix ceux à qui elles étaient destinées.

Sa combativité légendaire en faisait néanmoins un homme tolérant et généreux à l’égard des autres, au-delà même des divergences d’opinion.

« C’est un joli nom camarade » chante Jean Ferrat. Yves l’incarnait si bien qu’il restera profondément dans notre mémoire et dans notre cœur.

Pierre Demessine, mon mari, se joint à moi pour témoigner à toute sa famille, aux habitants de Rouvroy et à la Fédération du Pas-de-Calais du PCF, toute notre affection devant la douleur éprouvée. Nous leur adressons nos plus sincères condoléances.

Lire aussi :

En 2007, Yves Coquelle quitte le Sénat

Les militants de la section d'Arras du PCF présentent à sa famille, à ses camarades de la section de Rouvroy et aux camarades de la section des vétérants, leurs plus sincères condoléances.

 

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Hommage aux fusillés du Vert - Galant

4 Avril 2015, 08:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Ce samedi 4 avril, aura lieu la cérémonie d’hommage aux fusillés du Fort du Vert-Galant à Wambrechies. Le rendez-vous est fixé à 10h45, la cérémonie débutera à 11 heures précises. Les communistes, militants et élus, y viendront sans doute nombreux, car la plupart des 90 et quelques fusillés en ce lieu, d’octobre 1941 à avril 1942, étaient communistes.

Comme Félicien Joly, Charles Robiquet, Louis Hein, Edmond Rombeau, André Bridoux, Albert Caron, Roger Dewambrechies qui n’avait que 18 ans, Guido Brancadoro, Julien Sarrazin, Joseph Hentgès ancien maire d’Hellemmes, Célestin Leduc, Aimable Martel, Florent Debels, les frères Sans,  Jean (Moshe, Chaïm) WAYSAND, ingénieur , FTP-MOI,  Louis HEIN, cheminot aux ateliers SNCF de SOMAIN, dirigeant du Parti communiste clandestin de MARCHIENNES, Zdislas ZIARTKOWSKI, mineur, dirigeant des jeunes communistes de HARNES et FOUQUIERES, membre du groupe de Charles Debarge, Henri TERRYN, journaliste de L’Humanité, responsable clandestin du PCF de ROUBAIX, ... et bien d’autres qui vécurent leurs derniers instants dans la sinistre cour de ce fort abandonné.( voir ci-desssous le lien MémorialGenWeb)

Ils avaient été désignés comme otages en raison de leur appartenance politique ou de leur participation à la grande grève des mineurs de mai-juin 1941, ou capturés pour leur implication notamment dans la première vague d’attentats et de sabotages qui marqua les semaines suivant cette grève et qui donna le signal de la lutte armée sur le sol de France pour sa libération.

Rappeler que la répression, menée par l’occupant nazi avec la complicité totale du préfet de l’époque, s’abbatit, dans le Nord-Pas de Calais, sur les communistes en priorité, et même que cette répression, pour certains notables du moins, avait un goût de vengeance contre le Front populaire, relève du simple respect de l’Histoire.

Ce n’est pas un hasard si les fusillés du Vert-Galant étaient majoritairement des ouvriers, des mineurs, des cheminots, des métallos.

Cette reconnaissance de la part prise par les gens du peuple à la libération du pays, ne réduit en rien le fait que la résistance était diverse, et qu’elle fut même le creuset d’un rassemblement dépassant les habituels clivages.

Honorer, 74 et 75 ans après, les fusillés du Vert-Galant ne relève pas du simple "devoir" de mémoire.

C’est se mettre à l’écoute d’un message qui nous appelle notamment, aujourd’hui comme hier, à rester vigilants face aux idées de haine dont on voit bien qu’elles sont toujours prêtes à resurgir.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

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Décès du camarade Jean Dal

22 Mars 2015, 15:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hommage à Jean Dal par Francine Robillard lors de l'Incinération au Crématorium de BEAURAINS le 20 Mars

Jean est né le 18 Avril 1945 . A l'âge de 17 ans il travaille dans le Laboratoire RAPIDAS .
Entré à 19 ans à E.D.F. À LILLE, il milite tout d'abord à la C.F.D.T. Et à 21 ans s'engage syndicalement. Il devient ensuite secrétaire de la section syndicale CFDT de LILLE. Il est ensuite muté à DOUAI en 1985 puis à ARRAS.
En 1984 Jean se marie avec Irène et en 1991 une petite fille vient au monde : Sabine.
A sa retraite en Janvier 2000 il prend sa carte à la section des retraités Multi pro d'ARRAS où il seconde assez rapidement notre camarade André CAPRON qui le désigne pour le représenter à L’Union Départementale.
C'est à la suite du décès d'André que les camarades le désignent comme secrétaire de notre section. Nous pouvons dire que Jean a bien travaillé au sein de notre section et qu'il ne s'est jamais trompé d'adversaire car c'est bien le capital et ses méfaits qui était son ennemi.
Jean était aussi un bon mari notamment quand Irène tomba malade, il était un père très attentif à l’avenir de sa fille Sabine. D'autre part il entretenait son grand jardin en compagnie d'Irène et ne manquait pas de nous proposer fruits et légumes de ses récoltes.
Nous sommes tous très bouleversés par son départ brutal et par la perte de ce camarade fidèle jusqu'au bout à ses convictions.
Tu nous manqueras Cher camarade, Cher ami.
A toi Irène, à toi Sabine et à votre famille la Section MULTIPRO d'ARRAS, les camarades de l'USR à laquelle s'associe Danièle CARIN ancienne secrétaire départementale du Pas-de-Calais, ainsi que les camarades de l'U.D., de l'UL, vous présentons nos fraternelles condoléances et vous Assurons de notre soutien.
Cher Jean, Cher camarade, Cher ami, au revoir, reposes en paix, tu as bien oeuvré pour plus de justice, de fraternité et d'égalité.

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Hommage à Rino Della Negra et César Luccarini militants communistes du groupe Manouchian

22 Février 2015, 17:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Chaque année le 21 février les communistes du Pas de Calais rendent hommage aux fusillés de l'Affiche rouge particulièrement à  Rino della Negra né a Vimy et César Lucciarini ayant vécu à Pont a Vendin dans le Pas de Calais. Une affiche de propagande apposée sur tous les murs parisiens et de nombreuses villes françaises par le régime de Vichy et l'occupant allemand. 23 résistants composés de 20 étrangers et 3 Français  tous communistes, surnommés "du groupe Manouchian", des Francs-Tireurs et Partisans – Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), résistants de la région parisienne, condamnée à mort et 22 seront fusillée par les nazis le 21 février 1944 au fort du Mont-Valérien.

 

Hommage à Rino Della Negra à Vimy
Hommage à Rino Della Negra à Vimy
Hommage à Rino Della Negra à Vimy

Hommage à Rino Della Negra à Vimy

HOMMAGE à RINO DELLA NEGRA

En cette période d’austérité, il y a ceux qui, avide de pouvoir qui ont pour fond de commerce, le populisme et la démagogie, attise et exploite sans vergogne, la haine la xénophobie, le racisme surfant sur des idées nauséeuses et fascisantes, rappelant les années noires de l’occupation

Et il y a ceux, qui au nom de la liberté de l’égalité et de la fraternité, devisent qui furent cité la première fois en 1790 par Robespierre et qui depuis sont représenté par les trois couleurs de notre drapeau, font valeurs de résistance.

Bon nombre d’inconnu sont mort sur les champs de bataille, bon nombre d’anonymes ont laissé peu de traces dans la mémoire collective. La dette à leur égard est immense.

Parmi ces combattants exemplaires, rappelons le nom de Rino Della Negra

 

Né le 18 aout 1923 à Vimy, son père, Riziéri, est un briquetier qui trimballe sa famille au gré des chantiers. Mais en 1926, ils finissent par s'installer durablement à Argenteuil, a l’âge de 14 ans, Rino ce fils d'immigré italien travaille aux usines Chausson d’Asnières et entre au club de football du Red Star ou il s'illustre d'abord dans les rangs des clubs locaux amateurs qui constitue alors l'ossature du football parisien, sport qui encore aujourd’hui est porteur d’intégration et d’altruisme

Mais en 1940 le régime de Vichy n'aime pas ce sport de métèque et professionnalisé.

celui-ci rencontre toujours le même succès, voire davantage, auprès du bon peuple, qu'il faut bien divertir en ces temps ou les distractions se font rares (sans parler des couvre-feux)

En février 1943, sous l’occupation, comme des milliers de jeunes Français, Rino reçoit l’ordre de partir en Allemagne dans le cadre du STO (Service du Travail obligatoire).

Pour y échapper, il se cache puis s’engage dans la résistance au sein de la section Main d’œuvre immigrée des Francs Tireurs et Partisans du 3ème détachement italien des FTP-MOI, une branche de la résistance armée communiste commandée par Missak Manouchian. Aux côtés de Hongrois, d’Arméniens, espagnols, italiens et juifs d’Europe centrale et de l’est Rino Della Negra participe à plusieurs actions militaires contre l’armée occupante.

 

Ce qui prouve encore aujourd’hui que, la défense des valeurs humanistes n'est ni une question de nationalité, ni une question de couleur de peau.

 

Le groupe dirigé par Missak Manouchian devient en l’année 1943 le cauchemar des Allemands et surtout de la sinistre Brigade spéciale n°2 des Renseignements généraux, une police française spécialisée dans la traque aux « ennemis intérieurs », aux dissidents, aux prisonniers évadés, aux Juifs et réfractaire au STO, qui fera le plus grand bonheur des nazis.

Les six premiers mois de 1943, le groupe réalise 92 attentats, Rino est sur de nombreux coups.

Parmi ces attentats il y a :

Le 7 juin 1943 l’exécution du général Von Apt au 4 rue Maspéro

Le 10 juin 1943 attaque du siège central du parti fasciste italien, rue Sédillot

Le 23 juin 1943 attaque de la caserne Guynemer à Rueil-Malmaison.

Le 12 novembre 1943, au 56 rue La Fayette il attaque avec Robert Witchitz des convoyeurs de fonds allemands, mais c’est un échec, Rino blessé et Robert sont arrêtés.

À partir de ce jour, le groupe est peu à peu démantelé par les services collaborationnistes français de la Brigade spéciale 2 et la Gestapo.

Tous seront capturés peut de temps après

Au total dix-sept résistants MOI seront appréhendés par la Brigade spéciale de la police française. Après un procès qui se déroule devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris du 17 au 21 février 1944.

Les 23 membres communistes du réseau Manouchian, composés de 20 étrangers et de 3 français, sont condamnés à mort.

22 seront fusillés au fort du mont Valérien le 21 février 1944 y compris Rino della Negra.

Olga Bancic, la seule femme du groupe, de nationalité Roumaine sera décapitée le 10 mai en Allemagne

 

Un des compagnons d'armes de Rino, Thomas Elek - " juif hongrois, huit déraillements " au palmarès de l'Affiche rouge - a écrit avant d'être exécutés par l'occupant allemand : " Je meurs, mais je vous demande de vivre. "

 

Avant de mourir Rino, trouve le temps de glisser une lettre à son petit frère. Les mots sont simples, émouvants, même frappés sur un clavier soixante et onze ans plus tard :

" Envoie l'adieu et le bonjour à tout le Red Star ».

Tous tombèrent pour la liberté, tous tombèrent pour la France.

Dix des fusillés figureront sur une affiche rouge réalisée par les services de propagande allemands sous le régime de Vichy .

Les 15.000 affiches seront placardées à Paris et dans certaines villes en France.

Leur combat et leur sacrifice ranimèrent l’espérance de la population de la région parisienne et firent monter l’angoisse parmi les troupes allemandes et des collabos.

Ils étaient jeunes pour la plupart, épris de liberté !, ils étaient communistes.

La Libération leur doit tant. Et dans leur legs aussi, ces phrases d’amour : « Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand », « Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant. »

Parmi ces passionnés de liberté, ce jeune fils d’ouvrier Italiens, Rino Della Negra féru de foot, a su porter haut ces valeurs.

Il est un modèle pour les jeunes de notre région, il est un exemple de courage car Une Étoile rouge ne meurt jamais

 

Les communistes de l’Arrageois sont aujourd'hui fières d'apporter leurs contributions au devoir de Mémoire qui s'impose à tous.

René Chevalier

Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin
Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin
Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin

Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin

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Décès de Henri Martin. "Un exemple de courage, de fidélité"

18 Février 2015, 16:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Décès de Henri Martin. "Un exemple de courage, de fidélité"

Résistant, communiste, anticolonialiste, Henri Martin a passé plus de trois ans en prison pour son engagement contre la guerre d'Indochine, avant d'être libéré puis gracié à l'issu d'une grande campagne pour sa libération. Henri Martin est décédé la nuit dernière

Herni Martin est décédé dans la nuit du 16 au 17 février. Il était né en 1927 à Lunery, dans le Cher.

Henri Martin par Alain Ruscio : En 1945, lorsque le territoire métropolitain est à peine libéré, Henri Martin, jeune communiste dès seize ans, maquisard FTP à dix-sept, s’engage dans la marine. Appelé en Indochine, il est persuadé qu’il va affronter l’armée japonaise, alliée des nazis. Mais, lorsqu’il arrive sur place, les Japonais sont déjà désarmés, et il est témoin, à son corps défendant, des premiers combats contre le Viêt-minh. C’est à ce moment seulement qu’il entend parler, pour la première fois, d’un certain Ho Chi Minh et de l’indépendance, nouvellement proclamée, du Vietnam. De retour en France, il est affecté à l’arsenal de Toulon. Pour lui, il reste, sous l’uniforme, un citoyen. Il commence donc un travail d’intense propagande au sein de l’armée : distributions de tracts, de la presse anti-guerre, inscriptions à la peinture, etc. Ce qui devait arriver arrive : Henri est arrêté par la gendarmerie militaire le 14 mars 1950. En plus des motifs classiques, atteinte au moral de la nation, agitation politique illégale au sein de bâtiments militaires, l’accusation veut lui mettre sur le dos un acte de sabotage. Lors du procès, l’édifice s’écroulera, et Henri sera définitivement lavé de cette indignité par le jury, pourtant militaire. Restera, donc, un procès politique, et seulement politique. Pour cette seule activité, certes interdite, le jeune marin va être condamné à cinq années de prison ! Il en fera finalement plus de trois, avant d’être gracié (de mauvaise… grâce) par le président Auriol, en août 1953.

Poeme de Prévert d'après le livre " L'affaire Henri Martin" de Jean-Paul Sartre, fin 1953

Entendez-vous
Entendez-vous gens du Vietnam
entendez-vous dans vos campagnes
dans vos rizières dans vos montagnes...
Ces êtres inférieurs
ne savaient haïr que la haine
ne méprisaient que le mépris
Mais
il y avait aussi et venant de très loin
les Monopolitains
ceux de la Métropole et de l'appât du gain
Négociants trafiquants notables résidents avec les
légionnaires les expéditionnaires et les concessionnaires
et les hauts commissaires
Et puis les missionnaires et les confessionnaires
venus là pour soigner leurs frères inférieurs
venus pour les guérir de l'amour de la vie
cette vieille et folle honteuse maladie
... Et la misère était cotée en Bourse
sous le couvert
et dans les plis et replis du pavillon tricolore
... Soudain
sont emportés dans les rapides de l'Histoire
leurs bateaux de papier monnaie
et comme dans les livres d'histoire importés de la métropole
on proclame au Viêt Nam
les Droits de l'homme
... Et les Grands Planteurs d'Hévéas les Seigneurs de la
Banque d'Indochine et les Grands Charbonniers du
Tonkin
en appellent sans plus tarder à la Quatrième République
empirique apostolique et néo-démocratique
Alors
la fille aînée de l'Église
son sang ne fait qu'un tour
Un pauvre capucin et grand amiral des Galères
arrive à fond de train par la mer
et après avoir fait les sommations d'usage
Ceci est mon corps expéditionnaire
Ceci est votre sang
à coup de droit canon il sermonne Haiphong
des anges exterminateurs accomplissent leur mission
et déciment la population
Simple petit carnage
présages dans le ciel
sévère mais salutaire leçon
Et vogue la galère
après avoir bien joué son beau rôle dans l'Histoire
l'Amiral se retire dans sa capucinière
en dédaignant la gloire
...
Et le temps fait semblant seulement de passer
le temps du halte-là reste là l'arme au pied
les temps des cerisiers en fleurs arrachés à la terre et volatilisés
Et malgré d'inquiétantes menaces de paix
les gens du trafic des piastres
fêtent toutes les fêtes et sans en oublier
...
Cependant que très loin on allume des lampions
des lampions au napalm sur de pauvres paillotes
et des femmes et des hommes des enfants du Viêt Nam
dorment les yeux grands ouverts sur la terre brûlée
et c'est comme Oradour
c'est comme Madagascar et comme Guernica
et c'est en plus modeste tout comme Hiroshima

Décès de Henri Martin. "Un exemple de courage, de fidélité"

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Hommage à Emile Lempereur par Jean Jacques Guillemant, secrétaire de cellule de Beaurains

5 Février 2015, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Mesdames, Messieurs,

Chers amis, chers camarades,

 

Mon cher EMILE,

 

C'est à toi que je m'adresse en premier...

Une peine immense a envahi tes proches, tes amis, tes camarades quand ils ont appris ton grand départ...

Devant la douleur engendrée, nous, les êtres humains, nous n'avons que des mots en guise de baume...

Il est évident que ces mots seront peu de chose et resteront vains pour effacer notre peine.

Néanmoins, nous espérons de tout cœur qu'ils contribueront à apaiser le chagrin de toute ta famille et de tous des amis :

  • ces mots font vivre ;
  • ces mots sont innocents ;

Des mots comme AMOUR, JUSTICE, LIBERTE.

Des mots comme ENFANT, PARTAGE.

Le mot COURAGE, le mot LUTTE.

Le mot FRERE, que tu aimais tant me donner.

Le mot « CAMARADE », qui t'allait si bien.

Chacun le sait, c'est un joli nom CAMARADE, quand il endosse sa véritable identité...

Toi, fils de mineur, tu es revenu vivre dans ton village natal à l'âge de 11-12 ans.

Très vite, dès ton emploi à Fauvet-Girel, en 1957, tu as adhéré à la C.G.T. puis au Parti Communiste Français.

Toute ta vie, tu es resté fidèle à tes engagements, sans bruit, sans cris, mais sans failles.

Tu as toujours été respecteux de l'opinion des autres dans le cadre de la « LAÏCITE », que tu appréciais par dessus tout : jamais de critiques religieuses, jamais d'expression de racisme ; un exemple de tolérance.

Aujourd'hui, tes amis et tes camarades sont ici, autour de ta famille, très nombreux pour te rendre un dernier hommage.

Ton courage, ta droiture, tes qualités professionnelles, ton sourire malicieux, ta façon de chanter avec tant de cœur « Vénus, mon amie », ton grand cœur t'ont valu leur amitié et leur respect.

Qui ne se souvient pas de tes talents de cuisinier, de nos réveillons pour les Vétérans et de nos parties de pêche !

 

Ton village que tu as tant servi se souvient aussi sans doute :

  • « d'EMILE », pompier volontaire,
  • d'EMILE, garde-chasse,
  • d'EMILE, conseiller municipal,
  • d'EMILE, au club des aînés,
  • d'EMILE, aux ducasses.

 

Au-delà de ton village :

  • nous, tes camarades du JAVELOT,
  • nous, tes camarades du SYNDICAT,
  • nous, tes camarades du Parti, de Neuville, de Beaurains, d'Achicourt, d'Arras...

nous éprouvons une peine immense.

Le vent froid de l'hiver emporte un à un nos amis, ils sont trop vite clairsemés.

Mais je suis sûr que :

  • tous ceux qui sont ici aujourd'hui,
  • tous ceux qui t'ont connu de près, même s'ils ne sont pas présents, …

continueront à te faire vivre avec eux, en eux, dans leur cœur et dans leurs pensées.

Ensemble, nous avons souvent levé le poing et serré les dents.

Nous avons espéré réveiller la terre entière, nous avons lutté pour qu'il fasse bon vivre demain.

Mon cher EMILE, tous tes amis, tous tes camarades ici réunis et moi-même, ton frère de route, nous présentons :

  • à ton épouse, Josiane,
  • à tes fils, Gilles, Régis, Alain, Joël,
  • à tes belles-filles, Florence, Séverine, Anne,
  • à tes petits-enfants, Séverine, Arnaud, Julien, Emilie,
  • et à toute ta famille,

nos fraternelles salutations et nos très sincères condoléances.

Pour terminer mes propos et pour vous tous, j'ai écrit un petit texte en son honneur, texte que je vais vous livrer maintenant...

 

 

Hommage à Emile

 

Le 29 Janvier 2015 – Jean-Jacques GUILLEMANT

 

C'était un être vivant,

Intègre, toujours militant,

Un être luttant pour la fraternité,

Un camarade par nous tous honoré,

Un camarade par nous tous respecté.

 

C'était un être vivant,

Sans se courber au souffle du vent,

Un être qui savait vivre au présent.

Comme la cigale de l'été,

Il aimait boire et chanter

Dans une stridente liberté.

 

C'était un être vivant,

Toujours honnête, jamais dépendant,

Un être aspirant à la plus pure humanité,

Trop tôt disparu pour avoir trop existé.

 

Il y a des lendemains

Qui souvent font souffrir...

Pour ces nouveaux matins,

On ne sait pas quoi dire.

Il y a dans la vie

Des moments de douleur,

Des moments qui pleurent,

Un ami qui s'en va...

 

A cet instant du partir,

On doit se dire

Qu'hier c'est déjà demain,

Que c'est l'instant

De te regarder partir,

Sans te retenir.

 

Tu as défendu de grandes valeurs,

Celles qui sont dans nos cœurs...

Et j'espère qu'en ton honneur,

Tes proches, tes amis se retrouveront

Dans tes pas,

Dans les pas d'un ami qui s'en va.

 

 

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1965-Catastrophe minière d’Avion, la plus meurtrière depuis la Libération (21 victimes) la municipalité consacre une journée entière au souvenir de cette catastrophe ce samedi 31 décembre.

31 Janvier 2015, 09:18am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

1965-Catastrophe minière d’Avion, la plus meurtrière depuis la Libération (21 victimes) la municipalité consacre une journée entière au souvenir de cette catastrophe ce samedi 31 décembre.

Le 2 février 1965 s’écrit en lettres de sang et de larmes dans la mémoire collective avionnaise. Pour marquer le 50e anniversaire de cette catastrophe, la plus meurtrière depuis la Libération (21 victimes) la municipalité consacre une journée entière au souvenir de cette catastrophe ce samedi 31 décembre. En voici le programme :

11h : Vernissage de l’exposition "1965-Catastrophe minière d’Avion" organisée par la municipalité avec le concours de la section CGT-Mineurs d’Avion et l’Institut d’Histoire Sociale Mine-Energie et sous la présidence de M. Norbert Gilmez. Hall de l’Hôtel de ville.
12h : Inauguration du Monument des Mineurs réalisé par M. Raoul Csizmadia, square Victor-Foulon, rue de la Bastille.
14h : Projection du film "Les passagers du charbon" réalisé par Florent Le Demazel au cinéma Familia.
15h30 : Colloque "La mine, son histoire, ses catastrophes" salle du Familia. Avec la participation de François Duteil, Président de l’Institut d’Histoire Sociale CGT-Mine Energie ; Achille Blondeau, ancien secrétaire de la FNSS ; Pierre Outterick, historien ; Stephan Stiro, historien.

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ARRAS: Charlie hebdo. "Morts pour des dessins..."

7 Janvier 2015, 22:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

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Charlie Hebdo: rassemblements spontanés à Arras

7 Janvier 2015, 22:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce mercredi soir, comme dans de nombreuses villes en France, un rassemblement spontané a eu lieu place des Héros à Arras pour rendre hommage aux victimes du terrible attentat au journal "Charlie Hebdo". Un millier de personnes étaient présentes.

Charlie Hebdo: rassemblements spontanés à Arras

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A notre Camarade Claude Vanza

30 Décembre 2014, 16:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ci dessous la prise de parole lors des obséque de notre camarade Claude.

Ci dessous la prise de parole lors des obséque de notre camarade Claude.

Obsèques de Claude Vanza, 29 décembre 2014

 

Mesdames, Messieurs,

 

Cher(e)s ami(e)s et Camarades,

 

Jean-Claude Vanzavelberg ou plutôt Claude Vanza ou encore le père Claude comme nous l'appleions à la JC n'est plus.

 

Cette terrible nouvelle nous est parvenue au lendemain de Noël, une figure du PCF du Pas-de-Calais nous a quittés.

 

Nous voici réunis pour te rendre hommage Claude, pour exprimer cette immense peine qui nous est commune, nous, ta famille, tes amis, tes camarades ou tout simplement des calaisiens.

 

Comment te rendre hommage Claude, comment te rendre tout ce que tu nous as donnés ?

 

Comment rendre compte de ce que tu as été, tout ce que tu as fait pour cette ville et ses habitants, tout ce que tu as fait et apporté au Parti communiste ?

 

Alors je parlerai surtout de l'homme, le militant au singulier que tu étais dans ce monde de plus en plus fou et injuste, ce bloc d'humanité que tu incarnais.

 

Ta modestie, ton humilité vont sans doute en souffrir un peu mais nous tenions à te rendre hommage.

 

Né en 1952, fils de mineur, tu es né dans le bassin minier à Angres non loin de Lens. Très jeune et tes convictions naissantes te font participer à la création de l'Union Nationale des Lycéens. Très tôt, tu t'engages à la Jeunesse communiste où tu deviens le responsable départemental de la JC. Ton adhésion au parti, tu la concrétises en 1970. Très vite, on te confie des responsabilités alors que tu viens de terminer ton service militaire pour prendre le chemin de l'Education Nationale, le parti fait appel à toi et souhaite faire de toi un responsable. Tu deviens permanent à la jeunesse et tu aides, fort de ton expérience, au développement de la JC. Tu aides cette orga (la JC) à laquelle tu tiens particulièrement à développer les batailles contre les guerres coloniales, pour la libération d'Angela Davis, celle déjà de Nelson Mandela ou encore ce combat permanent pour la paix dans le monde.

 

Presque parallèlement à tes responsabilités, tu deviens un peu plus tard en 1977 adjoint au maire de Angres, puis le parti te demande d'aller donner un coup de main à Bruay-la-Buissière pour enfin arriver à Calais que tu as marqué de ton empreinte.

 

En ces moments difficiles pour nous, pour tes enfants, ta famille, tes camarades, comment ne pas penser à ton épouse partie en 2011, penser à ta compagne Marie-Noëlle dont la solidarité était ses battements de cœur en faveur de ceux qui fuient les guerres, la misère, les dictatures, la barbarie. A raison, tu n'aimais pas ce terme devenu trop commun de migrants car tu savais bien ce qu'ils fuyaient.

 

Ton combat c'est celui de l'humain, celui de l'homme debout, de celui qui sait que tout est à construire, à arracher des griffes du capital.

 

Alors tu t'es inscrit avec générosité, conviction, persévérance dans le long combat pour l'émancipation humaine.

 

Jamais tu n'as renoncé à ton idéal, jamais tu n'as cru à cette fable de la fin de l'histoire. Ce conte pour enfants qui voulait nous faire croire que c'était la fin de la lutte des classes.

 

Le mot fidélité à ta vie, à ton engagement militant n'est pas un vain mot.

Il résume un choix de vie, un engagement conscient fait de sincérité et d'humilité.

 

Homme intelligent, tu as pris soin à la formation des cadres du parti, à la formation des militants.

 

Je te vois travailler au plan de formation des militants, à la future école du parti.

 

Je te vois salle du matériel, rue de la gare à Lens à la Fédération prendre le matériel de propa.

 

Je te vois éteindre ta cigarette pour entrer au bureau fédéral et partir le premier seulement un fois la réunion finie pour conduire le matos au siège de Calais, boulevard Lafayette.

 

Je te vois intervenir lors d'un comité fédéral où ta voix, tes interventions étaient écoutées.

 

Je te vois nous parler en septembre du plan de travail jusque la fin de l'année des militants communistes de Calais.

 

Je te vois organisant cette belle conférence fédérale à Calais, je te vois parler de Liberté, d'appeler pour faire le point de ta page hebdomadaire qui rendait compte des réalités du calaisis.

 

Je te vois venir me chercher comme tant d'autres pour ma première réunion à la Jeunesse communiste.

 

Je te vois encore nous parler de ta réunion de cellule toute particulière qu'était d'aller faire tes courses. C'est que tu voyais le plus de camarades de ta cellule.

 

Je te vois cheveux mi-longs, et ta barbe qui faisait de toi plus vieux quand tu étais jeune et plus jeune quand tu avais de l'âge.

 

Une autre marque de fabrique que ce look très loin du costume cravate.

Il faisait de toi, avec ses cheveux et cette barbe, une sorte de gentleman révolutionnaire.

 

J'ai l'image d'un homme pouvant lire des textes théoriques et à la fois très organisé, méticuleux.

 

Je te vois encore bras nus et ces morceaux de papiers, ces notes que tu glissais dans ta poche de chemisette après avoir pris un numéro de tel, une adresse d'un nouvel adhérent ou les références d'un livre.

 

Je te vois, et comme tous ici, je me dis que tu aurais pu rester encore un peu.

 

Mais voilà toi-même tu aurais dit ainsi va la vie en haussant les épaules avec cette retenue qui te caractérise.

 

Oui ta vie est parallèle à celle du Parti communiste.

 

Ton combat, tes combats, sont malheureusement d'une actualité brûlante. Toute ta vie, tu t'es battu pour l'égalité, la justice sociale, contre toute forme de xénophobie, de populisme.

 

Toute une vie au service des autres, pour unir, pour rassembler les plus humbles contre celles et ceux qui ne pensent qu'à diviser. Tu aimais les débats dans ton parti et tu avais un profond respect du choix des communistes en veillant avec vigilance à la faire respecter.

 

Tu étais, Claude, un dirigeant, un grand dirigeant de notre fédération.

 

Nous continuerons le combat que tu as mené pour les valeurs humaines, pour l'idéal communiste. Tu nous as enseignés tellement de choses, tu as tracé une voie Claude, celle qui aide à lever les yeux et à redresser la tête.

 

Tu le sais mieux que quiconque, ce n'est ni à la taille, ni à quoi que ce soit que l’on reconnaît les grands hommes. Tu en es une illustration et permets-moi de citer Jacques Duclos qui écrivait en conclusion d'un livre : « Ce que mes yeux ne pourront pas voir, d'autres yeux le verront. Et la lumière l'emportera sur les ténèbres, la vie est plus forte que la mort ».

 

A tes trois enfants, à ta famille, à tes amis et camarades, vous pouvez être fiers de Claude, de son idéal et de tout ce qu'il a apporté à la population de Calais, au Parti communiste.

 

C'est un dirigeant qui nous quitte.

Au nom de la Fédération communiste du Pas-de-Calais, dont il a toujours soutenu les combats, je vous présente les plus sincères condoléances des communistes du Pas-de-Calais.

 

Encore un mot, toi le fils du bassin minier qui m'expliqua un jour qu'à Calais, on colle quand le vent est calme. Malgré ce vent maritime, tu as réussi à prendre racine sur notre beau littoral.

A toi, né dans le bassin minier, toi qui a semé et tracé un si beau sillon pour toi qui était un militant de la lutte des classes, cette dernière phrase de Germinal :

 

« Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre ».

 

Adieu camarade, Adieu Claude.

 

 

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Il y a 40 ans 42 mineurs trouvèrent la mort dans la catastrophe de Lièvin: un drame qui n'était pas dû à la fatalité

26 Décembre 2014, 15:18pm

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Il y a 40 ans 42 mineurs trouvèrent la mort dans  la catastrophe de Lièvin: un drame qui n'était pas dû à la fatalité

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cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

12 Décembre 2014, 14:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

Face à l’antisémitisme ambiant, je voulais te proposer de mettre sur le blog cet excellent film sur Joseph Epstein, le juif polonais communiste qui sauva la France… ; Une personnalité incroyable.

Et qui est totalement méconnue, y compris de la gauche polonaise qui seulement maintenant découvre que la moitié des fusillés de l’Affiche Rouge étaient des Juifs polonais !

Le régime défunt en effet n’a jamais financé la moindre recherche historique sur les Polonais de l’Affiche Rouge… c’est une erreur qu’on est en train de payer maintenant .

Parce que et je voulais qu’on en discute, Kolomojski n’est pas un cas isolé.

Cela fait 25 ans que Adam Michnik, premier ex dissident juif polonais, caresse dans le sens du poil JP II et les nationalistes polonais dans son journal Gazeta Wyborcza.

Depuis 25 ans des articles intéressants sur la culture juive d’avant la guerre, la résistance du Ghetto cotoient des élucubrations ultralibérales, un racisme anti-pauvre, l’anticommunisme, et l’apologie du nationalisme polonais à la sauce Jean Paul II.

Comme si Michnik ne savait pas que JP II favorise au même moment l’antisémitisme car l’Eglise polonaise a toujours soutenu les partis d’extrême droite anti sémite que ce soit le ZCHn (le parti « national-chrétien ») dans les années 1989-1997 ou la « Ligue des Famille Polonaises » après. J’ai moi-même dans mes archives des tas de tracts ultranationalistes antisémites qui étaient distribué dans les Eglises dans les années 1987-1999.

 

Alors cela ressemble plus à une stratégie des Américains d’enrôler ce qui reste de l’intelligenstia juive dans le néolibéralisme et l’anticommunisme en leur donnant en échange une espèce de place dans le discours national remodelé.

Publié par histoireetsociete Écrit par Danielle Bleitrach

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Hommage et Pluralisme de la presse, info ou intox?

5 Novembre 2014, 11:27am

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Les lecteurs de la presse locale du dimanche 2 novembre ont pu lire (article et photos à l’appui) l’hommage rendu aux compatriotes des différents groupes politique locaux au cimetière d’Arras, (soit dit en passant groupes bien clairsemés).

les photos de la presse montrent que seul UDI /UMP de Frédéric Leturque et le PS de Michel Talbot étaient présents ce 1er novembre 2014 rendant hommage à leurs défunts.

Que nenni cette info, cette intox.

oui! Cette année encore, les communistes de l’Arrageois (plus nombreux que les élus de la majorité et bien plus que les socialistes ( photos prises par les communistes), étaient présents pour rendre un vibrant hommage aux quarante camarades résistants martyres du fascisme, torturés, déportés puis fusillés ou décapités.

Ce fut aussi un hommage à ce jeune communiste Marc Lanvin assassiné par les nervis de la droite à l’âge de 18 ans en 1968, parce qu’il affiché ses idées hautes en couleur (rouge). (pas un mot dans la presse, tient donc!).

Comment effacer d’un trait de crayon ou d’une touche de clavier les martyres de la résistance, reposant en paix dans le caveau des martyres au cimetière d’Arras.

Toutes ces femmes et hommes unis au sein du parti des fusillés combattants becs et ongles contre le fascisme,contre le nazisme.

Oui! cette année nous avons rendu hommage à des femmes et des hommes qui se sont faits massacrés parce qu’ils étaient épris de liberté, de fraternité et d’égalité, alors que la bête immonde est à nos portes et que dans notre ville deux élus de l’extrême droite y sièges .

Mesdames et messieurs les journaleux, les réseaux sociaux sont parfois là ! pour rétablir la réalité des faits.

n’en déplaise aux consciences. « à méditer ».

Chaque année, notre camarade Christian Lescureux, rappelle le souvenir d'un (e) martyre de la résistance, malheureusement étant souffrant, Christian a dû renoncer ce 1er novembre, à venir évoquer l'hommage à Maurice Camphin.

En l’absence aussi du secrétaire de la section René Chevalier, c’est André Rabouille membre du bureau de section qui, à la lecture du texte de Christian, rappela que Maurice Camphin, milité très jeune aux jeunesses communiste Arrageois, fut fusillé le 14 mai 1943 à l'âge de 32 ans.

 

 

 Cimetière d’Arras : Caveau des Fusillés, 1er novembre 2014

 

Hommage des Communistes d’Arras

à leurs camarades héros de la Résistance

 

                           MAURICE CAMPHIN

 

  La section communiste d’Arras était avant la guerre particulièrement active et comptait         seize cellules et près d’un millier de militants entre 1937 et 1939.

Elle rayonnait sur de nombreuses communes des environs. 

Il y avait dans Arras ville, sa banlieue et la vallée de la Scarpe bien des usines textiles et métallurgiques, et une forte concentration de cheminots. Plus de 700 familles de cheminots habitaient Achicourt et les quartiers sud d’Arras.

 

 La cellule communiste des cheminots comptait 25 membres et parmi eux Maurice CAMPHIN et son jeune frère Paul.

 

MAURICE CAMPHIN est né à Saint-Nicolas, le 1er décembre 1911

Toute la famille, originaire de Saint-Nicolas et venue habiter Arras, est communiste depuis longtemps. 

Sa mère Eugénie (née Cuvelier) fille de mineurs, a adhéré au parti communiste dans les années vingt ainsi que son père, Maurice qui sera arrêté en 1939 pour avoir distribué des tracts communistes interdits.

 

Son frère RENE, né en 1913, est, en 1939, le jeune nouveau secrétaire de la fédération communiste du Pas de Calais. Il deviendra un des dirigeants au plan national de la Résistance sous le nom de Colonel Bauduin, et sera élu conseiller municipal d’Arras et député du Pas-de-Calais en 1945.  

 

Son jeune frère PAUL, né à Arras en 1922, adhère aux jeunesses communistes à l’âge de 13 ans, entre en résistance avec les FTP à 18 ans. Il est fusillé dans les Fossés de la citadelle, le 1er novembre 1943, à 21 ans.

 

MAURICE a lui aussi milité très jeune aux jeunesses communistes. 

Cheminot, marié à Thérèse Arrachart, il habite 12 rue Stéphenson à la Cité des Cheminots quand éclate la guerre.  

Bien que repéré par les autorités allemandes (car la police française leur a fourni toutes les listes de militants communistes) il rejoint très tôt les rangs de la Résistance.

 

En mai 1941 Maurice appartient au groupe des jeunesses communistes dirigé par Julien Hapiot. 

Entré dans la clandestinité, Maurice organise de nombreuses actions de sabotages. Il participe aussi à des opérations armées comme l’attaque à la grenade du cantonnement Wallon de Calonne Liévin.

A la création des FTPF (Francs Tireurs Partisans Français) en 1942, il devient responsable miliaire du secteur de Lens, puis dirigeant du secteur FTPF d’Arras 

Maurice Camphin, organise les cambriolages de mairies notamment pour fournir aux camarades clandestins des tickets de ravitaillement et des cachets pour faux papiers. Il prend part dans la nuit du 28 août 1942 au cambriolage des mairies de Biache-Saint-Vaast et d’Achicourt. Au retour de cette expédition, poursuivi par la gendarmerie française, il tombe dans une embuscade et, grièvement blessé, il est capturé à Thélus.

 

Remis aux autorités allemandes, il est transféré à la prison Saint Nicaise à Arras. A plusieurs reprises arraché de sa cellule pour tenter de le faire parler, il subira la torture dans les locaux de la Gestapo, situés à l’angle de la place de la Préfecture et de la rue Baudimont . 

Maurice Camphin est condamné à mort le 30 avril 1943 « pour provocations et aspirations bolcheviques » par le tribunal allemand OKF 670 qui siégeait à l’Hôtel de Ville d’Arras (salle du conseil Municipal) 

 

Il est fusillé le 14 mai 1943 à 18 h 44 dans les Fossés de la Citadelle d’Arras

 

 

                                                                                                                                      Christian Lescureux

 

 

Hommage et Pluralisme de la presse, info ou intox?
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Mehdi BEN BARKA pour la vérité et la justice - 29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2014

29 Octobre 2014, 07:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mehdi BEN BARKA pour la vérité et la justice - 29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2014

L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka, homme politique marocain , principal opposant socialiste au roi Hassan II et chef de file du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste.

 

49 ans après ….

- Les raisons et les complicités d’états continuent de protéger les assassins.

- Les gouvernements français et marocain doivent aider l’action de la justice pour la vérité.

 

Chronologie de l'affaire Ben Barka

 

29 octobre 1965, 12h30. Mehdi Ben Barka est enlevé par deux policiers français, Louis Souchon et Roger Voitot, devant la brasserie Lipp, à Paris. L'opposant au régime marocain avait rendez-vous avec des cinéastes, Philippe Bernier, réalisateur, et Georges Figon, producteur, pour un projet de films sur la décolonisation. Il n'a pas réapparu et son corps n'a jamais été retrouvé.

 

30 octobre 1965. L'étudiant qui accompagnait Ben Barka avertit les autorités de l'enlèvement de l'opposant marocain.

 

2 novembre 1965. Deux journalistes de L'Express, Jacques Derogy et Jean-François Kahn, publient un article intitulé Les étranges coïncidences de l'affaire Ben Barka. Ses auteurs, qui ont mené l'enquête, ont rencontré Philippe Bernier, le frère de Mehdi Ben Barka et l'avocat de Georges Figon, Pierre Lemarchand.

 

5 novembre 1965. Le général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur, quitte la France.

 

10 janvier 1966. L'Express titre en Une : J'ai vu tuer Ben Barka, un témoignage de Georges Figon, recueilli par les mêmes Jacques Derogy et Jean-François Kahn. Le scandale est révélé. La France lance un mandat d'arrêt à l'encontre du général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur et chef des services secrets.

 

17 janvier 1966. Cerné par la police qui a ordre de le retrouver, Georges Figon se suicide. Sa mort confère à l'affaire sa dimension de scandale.

 

24 janvier 1966.Jean-Jacques Servan Schreiber, patron de L'Express, consacre à nouveau 18 pages à cette affaire, intitulées A verser au dossier de l'instruction. Le feuilleton de l'enquête fera la Une du journal cinq semaines d'affilée.

 

5 septembre 1966. Le procès des accusés dans l'enlèvement de Mehdi Ben Barka s'ouvre à Paris.

 

5 juin 1967. Le procès s'achève après le défilé de 167 témoins, dont l'équipe de L'Express. Il voit les seuls Antoine Lopez, chef d'escale à Orly et informateur des services secrets marocains (SDCE), et Louis Souchon condamnés à six et huit ans de réclusion. Le général Mohammed Oufkir et la bande à Georges Boucheseiche, un truand habitant à Fontenay-le-Vicomte, chez qui fut probablement exécuté Mehdi Ben Barka, sont pour leur part condamnés par défaut à la réclusion à perpétuité. Les relations franco-marocaines sont refroidies par cette affaire jusqu'à la retraite du général de Gaulle et l'élection à la présidence française de Georges Pompidou.

 

1972. L'affaire inspire un film à Yves Boisset, L'attentat.

 

Juin 2001. Des révélations d'un ancien membre des services de renseignement marocains, Ahmed Boukhari, publiées dans Le Monde (français) et Le journal (marocain), relancent la polémique, confirmant l'implication du ministre de l'Intérieur de l'époque, Mohammed Oufkir.

 

2002. Ahmed Boukhari publie Le secret.

 

2003. Un livre témoignage de l'ancien agent secret marocain Ahmed Boukhari accuse l'ancien ministre de l'Intérieur Mohammed Oufkir d'avoir poignardé Ben Barka et fait rapatrier son corps au Maroc pour le dissoudre dans une cuve d'acide.

 

2004. La famille de Mehdi Ben Barka souhaite une "décision définitive" de la France sur la déclassification du dossier couvert par le "secret défense" depuis 39 ans. Le fils de l'opposant marocain en fait la demande dans un entretien à Al Ittihad, journal de l'Union socialiste des forces populaires (USFP).

 

15 octobre 2004. La commission consultative française du secret de la Défense nationale approuve la déclassification des informations demandées par le juge Claude Choquet, chargé de l'enquête sur la disparition du leader de la gauche marocaine.

 

Octobre 2005. 40e anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka. Le magistrat français Patrick Ramaël chargé de l'enquête, critique le manque de coopération de son homologue marocain qui prétexte des difficultés pratiques pour ne pas exécuter une commission rogatoire portant sur l'interrogatoire d'une vingtaine de fonctionnaires et militaires marocains.

 

22 mai 2006.Driss Basri, l'ex-tout-puissant ministre de l'Intérieur du roi Hassan II, comparaît à Paris devant le juge Patrick Ramaël, en qualité de témoin.

 

1er juin 2006. Perquisition surprise du juge Ramaël au domicile parisien de Driss Basri.

 

26 septembre 2006. Le juge Ramaël délivre une seconde commission rogatoire internationale pour entendre trois témoins au Maroc : Chtouki, alias Miloud Tounsi, l'organisateur présumé du rapt, Boubker Hassouni, suspecté d'être "l'infirmier" qui aurait drogué Ben Barka a et le général Benslimane, chef de la gendarmerie royale.

 

Octobre 2007. Le juge Patrick Ramaël, qui instruit le dossier signe cinq mandats d'arrêt internationaux contre des Marocains, dont l'un visant le chef de la gendarmerie royale.

 

5 juillet 2007.L'Express révèle que le leader de l'opposition marocaine en exil aurait été un agent rémunéré des services secrets tchécoslovaques au début des années 60.

 

Février 2008. La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) française émet un avis favorable à la déclassification de 165 documents des services secrets français datant de l'époque de la disparition de l'opposant marocain.

 

3 février 2009. La télévision marocaine lève un tabou en diffusant pour la première fois une émission sur la vie de Mehdi Ben Barka.

 

Fin septembre 2009. Interpol diffuse quatre mandats d'arrêts internationaux en lien avec l'enquête menée par le juge d'instruction Patrick Ramaël, sur la disparition de Mehdi Ben Barka.

 

2 octobre : le parquet de Paris demande la suspension de la diffusion des mandats d'arrêt quelques jours plus tôt, expliquant qu'Interpol exige des précisions supplémentaires.

 

11 octobre : selon l'écrivain Georges Fleury, interrogé par le Journal du Dimanche, le corps de Mehdi Ben Barka pourrait avoir été incinéré dans l'Essonne. L'écrivain affirme être en possession d'un rapport de gendarmerie inconnu jusqu'alors.

 

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14-18 il y a cent ans : Emilienne Moreau, l'héroïne de la fosse 15

29 Octobre 2014, 06:28am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Héroïne de l’ombre, Jeanne d’Arc des mineurs… Emilienne Moreau c’est la vaillance d’une fille des corons, résistante de ce bassin minier occupé par les Allemands…

Emilienne Moreau a 16 ans lorsque la guerre éclate, cette fille de mineur rêve d’être institutrice… Dès septembre 14, elle subit l’occupation allemande, son père meurt de privations, son frère aîné est tué au front. Le pays minier souffre de la présence de l’occupant. Le 25 septembre 1915 quand les troupes britanniques lancent une offensive pour reprendre la ville de Loos-en-Gohelle, Emilienne espère la délivrance.
Dans la cité minière, la fosse 15 est célèbre, elle est reliée à la fosse 15 bis, les Anglais la rebaptisent la «Tower Bridge», en référence au célèbre pont londonien. Emilienne n’écoute que son courage, elle réussit à échapper à la vigilance de l’occupant pour indiquer aux soldats britanniques l’emplacement des mitrailleuses allemandes qui se trouvent sur le pont de la fosse. Grâce à elle, les écossais surprennent les  allemands à revers. Les indications d’Emilienne épargnent de nombreuses vies humaines côté allié.
Elle devient à 17 ans  une héroïne.
En pleine guerre, le 27 novembre 1915, Emilienne est décorée à Versailles de la Croix de Guerre, seule femme au milieu des poilus. Le roi George V la décore de la médaille militaire britannique. Le journal « le Petit Parisien » fait paraître son histoire, on utilise son image pour entretenir le moral des troupes… Une légende est née.
© France 3
© France 3
 
 

Emilienne Moreau, l'héroïne de la fosse 15

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L’ennemi principal est dans notre propre pays ! Karl Liebknecht, mai 1915

30 Juillet 2014, 10:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Après le dernier discours de Jaurès, ce tract de Karl Liebknecht qui allait être fusillé avec Rosa Luxembourg après l’échec de la révolte spartakiste, ce tract nous invite avec urgence à "tout apprendre – ne rien oublier !". Et la leçon de l’assassinat de Jaurès avant la guerre, de Liebknecht après la guerre, leçon qui doit nous inspirer quand les horreurs et les crimes emportent notre regard au loin, cette leçon porte le titre de ce tract : L’ennemi principal est dans notre pays !

L’ennemi principal est dans notre propre pays ! Karl Liebknecht, mai 1915

Depuis dix mois il fallait s’y attendre quotidiennement, depuis l’attaque de l’Autriche contre la Serbie : la guerre avec l’Italie est là.

Les masses populaires ont commencé à se dégager des filets de mensonges officiels. La compréhension des origines et des objectifs de la guerre mondiale, de la responsabilité directe et de son déclenchement s’est répandu aussi dans le peuple allemand. La folie des buts de guerre sacrés s’est progressivement effacée, l’enthousiasme pour la guerre disparaît, la volonté de faire rapidement la paix s’est accru énormément, partout - y compris dans l’armée.

Un souci grave pour les impérialistes allemands et autrichiens, qui ont cherché en vain leur salut. Il semble qu’ils l’ont trouvé maintenant. L’entrée en guerre de l’Italie doit leur fournir l’occasion de relancer la haine des peuples, d’étouffer la volonté de paix, d’effacer les traces de leur propre culpabilité. Ils comptent sur l’oubli du peuple allemand dont la patience a trop souvent été mise à l’épreuve.

Si le plan fatal réussit, ce serait l’anéantissement du résultat de dix mois d’expériences sanglantes, le prolétariat international serait de nouveau désarmé, éliminé en tant que facteur autonome.

Le Plan doit être compromis - si la partie du prolétariat allemand qui est resté fidèle au socialisme international est consciente et digne de sa mission historique dans ces temps inouïs.

Les ennemis du peuple comptent sur l’oubli des masses - nous opposons à leur spéculation le mot d’ordre :

Tout apprendre - ne rien oublier !

Ne rien oublier !

Nous avons vu que, lors de la déclaration de guerre, les masses ont été gagnées par les classes dirigeantes, à l’aide de séduisants refrains, au buts de guerre capitalistes. Nous avons vu éclater les chatoyantes bulles de savon de la démagogie, s’envoler les rêves fous du mois d’août, s’abattre sur le peuple, au lieu du bonheur, la misère et l’affliction, les larmes des veuves et des orphelins couler à flots, nous avons vu se maintenir la honte des trois dégrés, nous avons vu la canonisation interrompue du quatuor : semi-absolutisme - régime des junkers - militarisme - arbitraire policier, devenir une réalité amère.

L’expérience nous a averti : tout apprendre - ne rien oublier !

Repoussantes les tirades à l’aide desquelles l’impérialisme italien déguise sa politique de brigandage ! Repoussante cette tragi-comédie romaine où ne manque pas même la grimace devenue courante de l’union sacrée ! Mais plus repoussante encore est le fait que dans tout cela on reconnaît, comme dans un miroir, les méthodes allemandes et autrichiennes de juillet-août 1914.

Les fauteurs de guerre italiens méritent d’être flétris. Mais ce ne sont que les copies des fauteurs de guerre allemands et autrichiens, ces principaux responsables du déclenchement de la guerre. Bonnet blanc et blanc bonnet !

A qui le peuple allemand est-il redevable de cette nouvelle épreuve ?

A qui doit-il demander des comptes pour les nouvelles hécatombes qui vont s’accumuler ?

Il reste que l’ultimatum autrichien à la Serbie du 23 Juillet 1914 a été la torche qui a mis le feu au monde, même si l’incendie ne s’est étendue que plus tard à l’Italie.

Il reste que cet ultimatum a servi de signal pour le nouveau partage du monde et entraîné nécessairement tous les états des brigands capitalistes.

Il reste que cet ultimatum a posé la question de l’hégémonie dans les Balkans, en Asie Mineure et dans tout le bassin de la Méditerranée, et a aiguisé sur-le-champ tous les antagonismes entre l’Allemagne et l’Autriche d’une part, l’Italie de l’autre.

Si les impérialistes allemands et autrichiens cherchent maintenant à se dissimuler derrière le buisson de la politique de brigandage italienne, derrière les coulisses de la trahison italienne, s’ils retournent la toge de l’indignation morale de l’innocence affligée, alors qu’ils n’ont trouvé à Rome que leurs semblables, ils méritent les plus cruels sarcasmes.

Il s’agit de ne pas oublier comment on s’est joué du peuple allemand précisément dans la question italienne, comment les très honorables patriotes allemands se sont joués de lui.

Depuis toujours, l’alliance à trois avec l’Italie a été une farce. Sur ce point vous avez été trompés.

Les gens bien informés ont toujours su qu’en cas de guerre l’Italie serait un adversaire certain de l’Autriche et de l’Allemagne, et on vous la présentait faussement comme un allié sûr.

La Triplice - personne ne vous a demandé votre avis pour la conclure et la renouveler - décidait d’une bonne part du destin politique de l’Allemagne. Or jusqu’aujourd’hui, personne ne vous a jamais communiqué un seul mot de ce traité.

L’ultimatum autrichien à la Serbie, à l’aide duquel une petite clique surprit la majorité, était une violation du traité d’alliance avec l’Autriche et l’Italie, et personne ne vous en a rien dit.

Cet ultimatum a été lancé en dépit de l’opposition expresse de l’Italie, et l’on ne vous en a rien dit.

Dès le 4 mai de cette année, l’alliance avec l’Autriche était rompue par l’Italie. Jusqu’au 18 mai, ce fait a été caché aux peuples allemand et autrichien, et même, défiant toute vérité, nié expressément par les autorités officielles. De la même façon que le peuple allemand et le Reichstag ont été trompés au sujet de l’ultimatum allemand à la Belgique du 2 août 1914.

Sur les pourparlers de l’Allemagne et de l’Autriche avec l’Italie, dont dépendait l’intervention de ce pays, vous n’avez pas eu votre mot à dire. Vous avez été traités comme des enfants dans cette question vitale, alors que le parti de la guerre, la diplomatie secrète, une poignée de gens à Berlin et à Vienne jouaient aux dés le sort de l’Allemagne.

Le torpillage du Lusitania a non seulement renforcé la puissance des partis de la guerre en Angleterre, en France et en Russie, provoqué un grave conflit avec les Etats-Unis, suscité dans tous les pays neutres une violente indignation contre l’Allemagne, mais encore facilité au parti italien de la guerre, précisément au moment critique, son oeuvre néfaste, et sur ce point aussi le peuple allemand a du se taire : la poigne de fer de l’état de siège lui serrait la gorge.

En mars de cette année déjà, la voie pouvait être ouverte à la paix - la proposition en avait été faite par l’Angleterre -, mais l’esprit de lucre des impérialistes allemands l’a repoussée. Des efforts de paix riches d’espérance ont échoué, du fait de l’opposition de ceux qui sont intéressés à des conquêtes coloniales de grand style, à l’annexion de la Belgique et de la Lorraine française, de l’opposition également des propriétaires de grandes compagnies allemandes de navigation et de l’industrie lourde.

Cela aussi on l’a caché au peuple allemand ; il n’a pas été consulté.

A qui, demandons-nous, le peuple allemand est-il redevable de la poursuite de cette guerre cruelle, à qui est-il redevable de l’intervention de l’Italie ? A qui, sinon aux irresponsables responsables dans notre pays ?

Tout apprendre - ne rien oublier !

La copie italienne des événements allemands de l’été dernier ne peut fournir à l’homme qui réfléchit aucun motif de se livrer à une nouvelle ivresse guerrière, mais une raison de dissiper les faux espoirs d’une aube de justice politique et sociale, une nouvelle lumière pour l’éclairage des responsabilités politiques, pour montrer tout le danger que représentent les fauteurs de guerre autrichiens et allemands, un nouvel acte d’accusation contre eux.

Mais ce qu’il faut apprendre et ne pas oublier, c’est aussi et surtout la lutte héroïque que nos camarades italiens ont menée et mènent encore contre la guerre. Qu’ils mènent dans la presse, dans les réunions publiques, les manifestations de rue, qu’ils mènent avec une force et une audace révolutionnaires, en défiant, au risque de leur vie, l’assaut furieux des vagues nationalistes déchaînées par les dirigeants. A leur lutte, nos voeux de réussite enthousiastes ! Faites qu’il devienne le modèle de l’Internationale !

S’il l’avait été dès les premiers jours d’août, le monde s’en trouverait mieux.

Mais une volonté de lutte résolue ne connaît pas de « trop tard ».

C’en est fini du mot d’ordre absurde : « Jusqu’au bout ! », dont l’effet n’est que de nous enfoncer de plus en plus profondément dans le maëlstrom du carnage universel. Lutte de classe prolétarienne internationale contre la tuerie impérialiste internationale, tel est le commandement de l’heure.

L’ennemi principal de chaque peuple est dans son propre pays !

L’ennemi principal du peuple allemand est en Allemagne : l’impérialisme allemand, le parti de la guerre allemand, la diplomatie secrète allemande. C’est cet ennemi dans son propre pays qu’il s’agit pour le peuple allemand de combattre dans une lutte politique, en collaboration avec le prolétariat des autres pays, dont la lutte est dirigée contre ses propres impérialistes.

Nous ne faisons qu’un avec le peuple allemand et nous n’avons rien en commun avec les Tirpitz et les Falkenhayn allemands, avec le gouvernement allemand de l’oppression politique, de l’asservissement social. Rien pour ceux-ci, tout pour le peuple allemand ! Tout pour le prolétariat international, pour le prolétariat allemand, pour l’humanité qu’on foule aux pieds !

Les ennemis de la classe ouvrière comptent sur l’oubli des masses ; mais faites en sorte qu’ils se trompent ! Ils spéculent sur la patience des masses, mais nous lançons le cri impétueux :

Combien de temps encore les hasardeurs de l’impérialisme doivent-ils abuser de la patience du peuple ? Assez et plus qu’assez de la boucherie ! A bas les fauteurs de guerre de ce côté-ci et de l’autre de la frontière !

Fin au génocide !

Prolétaires de tous les pays ! Suivez l’exemple héroïque de vos frères italiens ! Unissez-vous dans la lutte de classe internationale contre le complot de la diplomatie secrète, pour une paix socialiste !

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Groupe Manouchian : HOMMAGE A RINO DELLA NEGRA

25 Février 2014, 06:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme une plaie toujours ouverte, cette affiche rouge sang, reste dans nos mémoires comme le symbole de l’une des plus ignobles injustices du XXème siècle.

Comment oublier ces gens venues d’ailleurs, formant un groupe don l’occupant nazi et l’état français on voulu donner un caractère spectaculaire à cette exécution.

Quelque temps avant d’être fauchés par les balles, ces résistants ont été filmés pour faire la une des actualités cinématographiques sous le titre «l’armée du crime ».

Parmi ces 22 assassinés juste avant l’aube de la liberté le 21 février 1944, il y a 70 ans aujourdh’ui, rappelons le nom de Rino Della Negra qui fut un combattant exemplaire à plus d'un titre.

  Né français en 1923 a Vimy, Issu d'une famille immigrée italienne, installée à Argenteuil en 1926. Passionné de football, le jeune Rino Della Negra donna sa vie pour la France sans se poser la question de son identité nationale.

Rino s'engagera très jeune dans la résistance et concrétisera même cet engagement dans un réseau particulier, celui du 3e détachement italien des FTP-MOI de la région parisienne commandée par Missak Manouchian (la section Main d'œuvre immigrée des Francs Tireurs et Partisans).

Cette section d'autant plus stigmatisée des nazis et des collaborateurs, qu'elle était constituée d'étrangers, de ces « métèques » dont la propagande hitlérienne dénonçait la dégénérescence.

 

Ce combat des immigrés contre le fascisme, paradoxalement, l'occupant l'immortalisera lui-même en tentant de le dénoncer.

 

En effet, l'histoire a gardé en mémoire là tristement célèbre « Affiche rouge » apposée par la propagande nazie sur tous les murs de la région parisienne.

 

Loin de discréditer la résistance, cette affiche avec les visages de neuf d’entre eux, la galvanisa.

 

 Non seulement elle apprenait à qui ne l'aurait pas encore su que des femmes et des hommes étaient prêts à mourir pour la liberté de la France, mais que parmi eux il y avait des Hongrois, des Polonais, des Espagnols, des Arméniens des Italiens, dont le jeune Rino Della Negra.

Ce groupe, dit « Manouchian », du nom du poète combattant arménien qui en pris la direction, se livre à des attentats et des sabotages jusqu'à l'automne 1943 où il est démantelé par la police française, une brigade spéciale, qui est elle même a l’origine de filature, de torture, avec l’aide de la police municipale de l’époque, ensuite donné à  la Gestapo.

Oui, c’est la police françaises qui est motrice dans l’affaire  « Manouchian ».

Ils étaient jeunes pour la plupart, épris de liberté !, ils étaient communistes.

Le 21 février 1944, 22 membres du Groupe Manouchian sont transportés au Mont Valérien et fusillé.

 La 23ème, une femme, la Roumaine Olga Bancic sera torturé puis décapitée à la hache en Allemagne.

 Tous tombent pour la liberté, tous tombent pour la France.

La leçon est forte, la défense des valeurs humanistes n'est ni une question de nationalité, ni une question de couleur de peau.

 En 1944, il y avait des Français qui collaboraient, en 1944 il y avait des immigrés qui combattaient pour la France.

 

Paul Eluard leur rendra hommage par un poème :

« Ces étrangers d'ici, qui choisirent le feu

Leurs portraits sur les murs sont vivants pour toujours.

Un soleil de mémoire éclaire leur beauté. »

 

Cette leçon, retenons là et tirons-en les enseignements pour nos combats d'aujourd'hui.

 La République n'est ni une question d'ancêtres gaulois, ni une question de couleur de peau, mais d'adhésion à un ensemble de valeurs qui fondent notre communauté nationale.

Le jeune Rino Della Negra a su porter haut ces valeurs.

Il doit être un modèle pour les jeunes de notre région et un modèle de courage et de vie citoyenne.

 Il important pour nous communistes de préserver la mémoire de nombre de ces héros de l'ombre qui ont payé de leur vie leur combat pour la Liberté.

À l’heure où près de ce lieu, la Bête immonde prétend renaître de ses cendres… Jamais, peut-être, il n'a été aussi nécessaire de se rappeler le sens du sacrifice des « vingt et trois étrangers et nos frères pourtant », « vingt et trois qui criaient la France en s'abattant », dont nous devons chaque jour nous montrer dignes.

Les communistes de l’Arrageois sont aujourd'hui fières d'apporter leurs contributions au devoir de Mémoire qui s'impose à tous.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Discours et texte de: notre camarade René CHEVALIER - PCF ARRAS

 

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MANDELA - MARCHAIS : NE PAS OUBLIER

8 Décembre 2013, 19:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

ON OUBLIE PAS LE RÔLE JOUE PAR LE PCF POUR LA LIBÉRATION DE MANDELA ET LA LUTTE CONTRE L'APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD;

EN CE SENS RAPPELER QUE MANDELA LORSQU’IL VINT A PARIS FUT REÇU PAR LE PCF AU COMITÉ CENTRAL DU PCF.

IL FUT UN TEMPS OU LES LAUDATEURS D’AUJOURD’HUI CONSIDÉRAIENT MANDELA COMME UN TERRORISTE. C'EST LA FIERTE DES COMMUNISTES D'AVOIR PARTICIPE A LA LIBERATION DE MANDELA ET SA VENUE AU SIEGE DU PCF EN ETAIT LE TEMOIGNAGE

                                                                                                                Bernard Lamiran

DISCOURS DE GEORGES MARCHAIS :

Cher Nelson Mandela,

chère Winnie,

chers camarades de l’A.N.C.

Je suis particulièrement heureux de vous accueillir et de vous souhaiter une fraternelle bienvenue au nom de tous les communistes français. Votre présence dans notre pays, en homme libre, est pour nous une profonde source de joie, de fierté et d’espoir.

C’est une grande joie, parce que vous incarnez la résistance victorieuse au plus odieux des pouvoirs.

C’est un légitime motif de fierté, parce que l’engagement dans le combat pour isoler le régime de Pretoria et mettre un terme aux honteuses complicités dont il bénéficie ici a sauvé l’honneur de la France, berceau des droits de l’homme.

C’est enfin une profonde source d’espoir: l’espoir que la nouvelle étape de la lutte du peuple sud-africain puisse, grâce à la participation directe d’hommes comme vous, Nelson Mandela, comme Walter Sisulu, comme Joe Slovo, comme – bientôt, j’espère – Oliver Tambo et de tous les militants de l’A.N.C., du Parti communiste d’Afrique du Sud et des autres mouvements anti-apartheid, hâter l’heure où votre peuple recouvrera sa liberté et sa dignité.

Des millions de Françaises et de Français partagent ces sentiments. Nous en sommes profondément satisfaits, car ce n’est pas faire preuve d’immodestie que d’y voir un résultat auquel nous avons beaucoup contribué.

Il n’allait pas de soi il y a seulement cinq ou six ans. A l’époque, un sondage d’opinion national, organisé à notre initiative, indiquait qu’à la question « A quel pays pensez-vous le plus quand on parle d’atteintes aux droits de l’homme? », seulement 7% des personnes interrogées répondaient: « L’Afrique du Sud ». Et, parmi dix victimes célèbres de violations des libertés dans le monde, seul un sondé sur cinq vous situait, cher Nelson Mandela, plus des deux tiers des gens ignorant jusqu’à votre nom.

A partir de ce jour, nous n’avons cessé – notre parti, le Mouvement de la jeunesse communiste, notre Comité de défense des libertés et des droits de l’homme – d’intensifier nos efforts et d’élargir nos initiatives pour remonter ce handicap indigne d’un pays comme le nôtre. Ainsi, dès 1985, des dizaines d’écrivains, d’artistes, d’universitaires, de syndicalistes, d’hommes d’Eglise, de personnalités éminentes de tous horizons vous ont, à notre invitation, adressé des lettres que nous avons publiées semaine après semaine. L’Humanité et toute notre presse se sont mobilisées sans relâche pour informer l’opinion sur les crimes de l’apartheid, les relations entre la France et l’Afrique du Sud, les multiples facettes de la lutte du peuple d’Afrique du Sud, parmi lesquelles votre combat exemplaire.

Ainsi, nos élus ont usé de tous les moyens qui sont les leurs pour populariser votre combat et faire grandir la solidarité. On ne compte plus les rues, les ponts, les écoles, les centres culturels Nelson Mandela dans les communes que nous administrons. Des propositions de loi déposées par nos députés et nos sénateurs n’attendent que le feu vert du gouvernement pour être discutées et votées: elles permettraient notamment que la France ratifie enfin la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, adoptée par les Nations unies en 1973, et qu’elle applique des sanctions globales contre Pretoria. Au Parlement européen, parmi les quelque soixante initiatives anti-apartheid prises ces dernières années par nos parlementaires, je citerai l’organisation de la première visite d’une délégation de l’A.N.C. à cette institution et l’adoption de multiples prises de position officielles condamnant l’apartheid et préconisant des sanctions.

Permettez-moi de faire une mention particulière pour le Mouvement de la jeunesse communiste. Par leur mobilisation dans les lycées, les universités, les quartiers, leurs concerts avec les artistes anti-apartheid, leurs multiples initiatives, les jeunes communistes ont contribué à forger une véritable « génération Mandela », comme il y eut naguère une « génération Vietnam ».

Quant aux militants de notre parti, leurs actions – auxquelles est souvent associé le représentant de l’A.N.C. en France, après que le fut notre si regrettée amie Dulcie September – ont aidé à susciter dans notre pays un climat populaire anti-apartheid. L’immense succès de notre campagne pour que vous soit attribué le Prix Nobel de la Paix 1989 en a témoigné. Elle fut lancée au cours du meeting de la Fête de l’Humanité et prolongée huit mois durant. 1.500 personnalités parmi les plus prestigieuses de notre pays y ont pris part à mon initiative, ainsi que des centaines de milliers de gens du peuple, qui ont porté l’insigne Mandela.

Dans ce contexte, il devenait de plus en plus difficile aux dirigeants de notre pays de continuer à justifier le refus des sanctions par le souci, selon les termes officiels alors employés, « de ne pas porter atteinte à l’intérêt national (et de) protéger les intérêts des exportateurs français ». Des mesures furent enfin prises. Nous sommes au regret de constater leur insuffisance. Au moins ont-elles prouvé l’efficacité des sanctions.

A présent, vous êtes libre, ainsi que d’autres militants anti-apartheid. C’est un grand pas en avant. Mais, comme vous ne cessez de le rappeler avec raison, l’apartheid n’est pas aboli; votre peuple n’a pas encore conquis ses droits essentiels; la police et l’armée continuent de tirer et de tuer; des résistants, des patriotes en grand nombre restent en prison ou en exil.

C’est tout cela qui doit cesser. Tant que des changements fondamentaux et irréversibles n’auront pas été arrachés, nous demandons avec insistance que les sanctions ne soient pas levées, mais si possible renforcées. Vous pouvez compter sur nous pour agir en ce sens, tant au niveau de la France qu’à celui de la Communauté européenne, qui doit prochainement fixer sa position à ce sujet.

Cher Nelson Mandela,

Chère Winnie,

Chers camarades de l’A.N.C.,

Dans quelques jours, votre Charte de la Liberté aura trente-cinq ans. Elle demeure d’une brûlante actualité. Tandis que, sur tout le continent africain, l’aspiration à la justice, à la démocratie, à la dignité, ainsi que l’exigence d’un ordre international plus équitable connaissent un essor prometteur, vous mettez tout votre cœur, votre intelligence et votre ténacité à aider votre peuple à se frayer la voie vers sa libération. Les communistes français vous assurent dans ce rude et exaltant combat de leur plus profonde solidarité.

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Disparition de Nelson Mandela

7 Décembre 2013, 15:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Honneur à Nelson MANDELA et à tous les héros de l’ANC et du PC d’Afrique du sud morts pour l’égalité.

 

La mort de Nelson Mandela attriste tous les progressistes du monde.

Pas seulement parce qu’il a lutté à contre-courant, en subissant une interminable répression, contre un régime de type nazi que, pour des motifs relevant de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme fanatiques, l’Occident « libéral » a soutenu pendant des décennies.

Pas seulement parce que ce progressiste qu’était MANDELA a su s’allier au courageux PC d’Afrique du Sud ainsi qu’avec la combative centrale syndicale COSATU pour vaincre le régime raciste.

Pas seulement parce que MANDELA a su proclamer à la face des USA le rôle de CUBA dans la chute de l’apartheid : celui-ci ne serait pas tombé si le corps internationaliste cubain n’avait infligé une défaite décisive à l’armée raciste équipée par l’Occident à Cuito Carnavale.

C’est pourquoi le premier voyage officiel de MANDELA président aura été pour son ami Fidel CASTRO.

Pas seulement parce que ce patriote africain qui était fort loin d’être marxiste a également noué alliance, pour le bien de son peuple, avec des mouvements marxistes ou marxisants du Mozambique, de la Namibie, de l’Angola et du Zimbabwe.

Pas seulement parce qu’il était l’allié de Chris HANI et de Dulcie SEPTEMBER, deux héroïques communistes sud-africains que les communistes français appréciaient particulièrement et qui furent assassinés par les tueurs à gage du régime raciste.

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MANDELA et sa première épouse Winnie, avec SLOVO, secrétaire général du Parti Communiste d’Afrique du Sud

Mais aussi parce que, alors même que le camp socialiste subissait une contre-révolution catastrophique pour le devenir de l’humanité, c’est d’Afrique du Sud (et de CUBA, qui tint bon dans la tourmente), qu’au début des années 90 vint la preuve que l’espoir d’un monde plus juste ne pouvait pas disparaître.

N’oublions pas pour autant les sacrifices des militants communistes et des résistants de l’ANC qui, par dizaines de mille, ont donné leur vie pour libérer l’Afrique du chancre de l’apartheid.

N’oublions pas que MANDELA, comme Chris HANI, est avant tout l’emblème de l’héroïsme de masse des peuples sud-africains.

Mais le principal reste à faire : tant que le capitalisme règnera en Afrique du Sud, les inégalités de classes et d’ethnies subsisteront, inextricablement mêlées.

Seul le SOCIALISME pourra éradiquer le racisme en s’attaquant, non seulement à la « bête immonde » des discriminations, mais aussi au « ventre fécond » de l’exploitation capitaliste associé à l’impérialisme.

On l’a vu récemment avec l’odieuse répression dont des mineurs sud-africains luttant pour leurs droits ont été la cible de la part du régime « démocratique ».

Si bien que la meilleure façon d’honorer la mémoire de MANDELA et de Chris HANI est de soutenir la classe ouvrière en lutte pour un pays débarrassé, non seulement du racisme institutionnel, mais de l’Etat capitaliste et de la propriété capitaliste des moyens de production.

Et cela ne vaut pas que pour l’Afrique !

Mandela sera vivant dans NOS combats !

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