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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

Pour qui ce brouillard au Panthéon ?

28 Mai 2015, 05:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

PAR PATRICK APEL-MULLER JEUDI, 28 MAI, 2015 L'HUMANITÉ

L'éditorial de Patrick Apel-Muller. Allons, c’était digne. L’entrée de quatre héros de la Résistance au Panthéon n’a pas été flétrie par la pompe et, entourée par des jeunes lycéens, elle prolongeait des engagements courageux vers l’avenir.

François Hollande voulait faire de son discours un chef-d’œuvre ; ce fut un exercice convenable qu’on sentait pourtant parcouru d’une fissure. Que retrouver en effet de la République sociale et de l’essor de la culture pour lesquels combattait Jean Zay dans la politique docile et libérale des gouvernants d’aujourd’hui ? Où trouver l’attention aux pauvres d’une Geneviève de Gaulle-Anthonioz ? Quelle trace de la passion intraitable de Germaine Tillion pour la liberté et l’altérité ? Quelle place pour leur attachement sourcilleux à l’indépendance nationale dans le grand large de la fraternité ? Le verbe présidentiel était semblable « à ces cratères où les volcans ne viennent plus, où l’herbe jaunit sur sa tige ».

Le chef de l’État a choisi des personnalités à honorer en excluant un pan essentiel de la Résistance, celui des communistes, et tombait donc à plat son envolée sur « l’histoire quand elle devient partagée » : il venait de la diviser. Le Panthéon ne peut être traité comme une salle à places réservées, où ni la classe ouvrière, qui paya le plus lourd tribut à la Résistance, ni les immigrés, dont l’héroïsme est devenu légendaire, ne sont admis. C’est la condition pour que des destins donnent « à la patrie une destinée ». Nicolas Sarkozy l’avait hélas mieux compris qui avait mis en valeur la figure de Guy Môquet pour tenter de la manipuler.

À qui ce brouillard est-il nécessaire ? Pourquoi remodeler l’épopée de l’armée des ombres pour en biffer la trace de ceux qui portèrent le plus haut l’espérance que les sacrifices sous l’Occupation ouvrent une nouvelle ère de progrès pour tous ? Peut-être parce que, comme l’écrivait Hugo, « dans connaître, il y a naître », et que certains craignent toujours l’avènement « des jours heureux » programmés par le Conseil national de la Résistance.

 

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Témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier à Nuremberg

27 Mai 2015, 15:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Marie-Claude, si belle, si digne, si calme ne sera pas au Panthéon, elle est coupable d’avoir été communiste aux yeux des socialistes, du minable petit Hollande et de ses pareils, il ne mérite que le crachat de l’histoire, la vraie pas celle qu’il tente d’inventer au profit du capital. Ecoutez-la témoigner et que ceux qui nous gouvernent et qui ont déjà accompli la forfaiture de ne pas aller à Moscou fêter la victoire pour complaire au maître américain, sachent le mépris que leurs actes méritent.

(Danielle Bleitrach)

 

Figure de la Résistance et de la Déportation, Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel (1912 – 1996), témoigne le 28 janvier 1946 devant le tribunal international de Nuremberg qui juge les criminels nazis.

Qui est-elle ?

Jeune reporter-photographe, Marie-Claude Vogel est envoyée en 1934 par son journal « Vu » en Allemagne nazie où elle réalise des clichés des premiers camps de concentration à Dachau et Oranienburg, qui seront publiés.

Epouse de Paul Vaillant-Couturier, élu communiste, rédacteur en chef de L’Humanité, elle est embauchée en tant que reporter-photographe à L’Humanité après le décès de son mari en 1937. Elle codirige le mouvement des Jeunes filles de France (avec Danielle Casanova).

Sous l‘occupation, elle participe à la réalisation de publications clandestines : L’Université Libre (premier numéro en novembre 1940), L’Humanité, ou elle rencontre Pierre Villon (qu’elle épousera en 1949). Elle assure la liaison entre Résistance civile (Comité des intellectuels du Front national) et militaire (Organisation Spéciale, plus tard Francs-Tireurs et Partisans français, FTPF) et transporte des explosifs. Arrêtée par la police de Vichy le 9 février 1942, avec plusieurs de ses compagnons (Jacques Decour, Georges Politzer, Jacques Solomon, Arthur Dallidet), elle est placée au secret à la Santé puis transférée au fort de Romainville.

Déportée le 24 janvier 1943 par un des rares convois de résistantes vers Auschwitz (qu’a décrit Charlotte Delbo dans plusieurs de ses œuvres), elle y est le témoin du génocide des juifs. Elle est transférée au camp de Ravensbrück au mois d’août 1944, affectée à des travaux de terrassement puis, en raison de sa connaissance de la langue allemande, au Revier (« infirmerie » du camp). Ravensbrück est libéré le 30 avril 1945, elle ne revient cependant en France que le 25 juin car elle reste sur place pour soigner les rescapés.

Témoin oculaire du génocide, elle rapporte ces faits devant le tribunal de Nuremberg : « J’ai eu la chance miraculeuse de sortir d’Auschwitz et de Ravensbrück et de me trouver à Nuremberg en face de Goering et des autres hauts dignitaires nazis », déclarait-elle pour le 40e anniversaire du verdict de Nuremberg. « Vous pouvez imaginer que j’éprouvais un sentiment extraordinaire. Je pensais en les regardant : Regardez-moi car, à travers mes yeux ce sont des centaines de milliers d’yeux qui vous regardent, par ma voix ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent. »

Membre de l’Assemblée consultative provisoire (1945) et des deux Assemblées constituantes, elle est élue députée de la Seine de 1946 a 1958. En 1956, elle devient vice-présidente de l’Assemblée nationale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1958. Elle siège ensuite, dans cette même Assemblée, comme élue du Val-de-Marne jusqu’en 1973. Vice-présidente de l’Union des femmes françaises (1979), elle est membre du comité central du PCF jusqu’en 1985.

Elle se consacre également à la transmission de la mémoire de la déportation.

Membre du comité national de la FNDIRP depuis sa création, elle est vice-présidente puis présidente de la Fédération de 1978 jusqu’à son décès. En 1987, elle est appelée par toutes les parties civiles à témoigner contre Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, jugé et condamné pour crimes contre l’humanité.

Elle est désignée à l’unanimité première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, puis présidente d’honneur.

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Notre Camarade Yves Coquelle

12 Avril 2015, 18:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Notre Camarade Yves Coquelle

Yves Coquelle a quitté la mairie de Rouvroy, sa mairie, pour la dernière fois.

Notre Camarade Yves Coquelle
Notre Camarade Yves Coquelle
Notre Camarade Yves Coquelle

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Disparition d'Yves Coquelle, ancien sénateur communiste du Pas-de-Calais

8 Avril 2015, 18:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Disparition d'Yves Coquelle, ancien sénateur communiste du Pas-de-Calais

Communiqué de Michelle Demessine, sénatrice du Nord.

Je viens d’apprendre la disparition de l’ancien sénateur du Pas-de-Calais, Yves Coquelle, ce matin. C’est une grande peine qui nous envahit au groupe Communiste Républicain et Citoyen du Sénat tant sa personnalité va nous manquer.

Infatigable militant communiste, sénateur, maire, conseiller général, il n’a eu de cesse de porter haut et fort la voix, la combativité mais aussi la chaleur et la fraternité de la population de notre région et particulièrement celle du bassin minier.

Le Sénat résonne encore de ses interventions tonitruantes qui laissaient sans voix ceux à qui elles étaient destinées.

Sa combativité légendaire en faisait néanmoins un homme tolérant et généreux à l’égard des autres, au-delà même des divergences d’opinion.

« C’est un joli nom camarade » chante Jean Ferrat. Yves l’incarnait si bien qu’il restera profondément dans notre mémoire et dans notre cœur.

Pierre Demessine, mon mari, se joint à moi pour témoigner à toute sa famille, aux habitants de Rouvroy et à la Fédération du Pas-de-Calais du PCF, toute notre affection devant la douleur éprouvée. Nous leur adressons nos plus sincères condoléances.

Lire aussi :

En 2007, Yves Coquelle quitte le Sénat

Les militants de la section d'Arras du PCF présentent à sa famille, à ses camarades de la section de Rouvroy et aux camarades de la section des vétérants, leurs plus sincères condoléances.

 

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Hommage aux fusillés du Vert - Galant

4 Avril 2015, 08:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Ce samedi 4 avril, aura lieu la cérémonie d’hommage aux fusillés du Fort du Vert-Galant à Wambrechies. Le rendez-vous est fixé à 10h45, la cérémonie débutera à 11 heures précises. Les communistes, militants et élus, y viendront sans doute nombreux, car la plupart des 90 et quelques fusillés en ce lieu, d’octobre 1941 à avril 1942, étaient communistes.

Comme Félicien Joly, Charles Robiquet, Louis Hein, Edmond Rombeau, André Bridoux, Albert Caron, Roger Dewambrechies qui n’avait que 18 ans, Guido Brancadoro, Julien Sarrazin, Joseph Hentgès ancien maire d’Hellemmes, Célestin Leduc, Aimable Martel, Florent Debels, les frères Sans,  Jean (Moshe, Chaïm) WAYSAND, ingénieur , FTP-MOI,  Louis HEIN, cheminot aux ateliers SNCF de SOMAIN, dirigeant du Parti communiste clandestin de MARCHIENNES, Zdislas ZIARTKOWSKI, mineur, dirigeant des jeunes communistes de HARNES et FOUQUIERES, membre du groupe de Charles Debarge, Henri TERRYN, journaliste de L’Humanité, responsable clandestin du PCF de ROUBAIX, ... et bien d’autres qui vécurent leurs derniers instants dans la sinistre cour de ce fort abandonné.( voir ci-desssous le lien MémorialGenWeb)

Ils avaient été désignés comme otages en raison de leur appartenance politique ou de leur participation à la grande grève des mineurs de mai-juin 1941, ou capturés pour leur implication notamment dans la première vague d’attentats et de sabotages qui marqua les semaines suivant cette grève et qui donna le signal de la lutte armée sur le sol de France pour sa libération.

Rappeler que la répression, menée par l’occupant nazi avec la complicité totale du préfet de l’époque, s’abbatit, dans le Nord-Pas de Calais, sur les communistes en priorité, et même que cette répression, pour certains notables du moins, avait un goût de vengeance contre le Front populaire, relève du simple respect de l’Histoire.

Ce n’est pas un hasard si les fusillés du Vert-Galant étaient majoritairement des ouvriers, des mineurs, des cheminots, des métallos.

Cette reconnaissance de la part prise par les gens du peuple à la libération du pays, ne réduit en rien le fait que la résistance était diverse, et qu’elle fut même le creuset d’un rassemblement dépassant les habituels clivages.

Honorer, 74 et 75 ans après, les fusillés du Vert-Galant ne relève pas du simple "devoir" de mémoire.

C’est se mettre à l’écoute d’un message qui nous appelle notamment, aujourd’hui comme hier, à rester vigilants face aux idées de haine dont on voit bien qu’elles sont toujours prêtes à resurgir.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

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Décès du camarade Jean Dal

22 Mars 2015, 15:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hommage à Jean Dal par Francine Robillard lors de l'Incinération au Crématorium de BEAURAINS le 20 Mars

Jean est né le 18 Avril 1945 . A l'âge de 17 ans il travaille dans le Laboratoire RAPIDAS .
Entré à 19 ans à E.D.F. À LILLE, il milite tout d'abord à la C.F.D.T. Et à 21 ans s'engage syndicalement. Il devient ensuite secrétaire de la section syndicale CFDT de LILLE. Il est ensuite muté à DOUAI en 1985 puis à ARRAS.
En 1984 Jean se marie avec Irène et en 1991 une petite fille vient au monde : Sabine.
A sa retraite en Janvier 2000 il prend sa carte à la section des retraités Multi pro d'ARRAS où il seconde assez rapidement notre camarade André CAPRON qui le désigne pour le représenter à L’Union Départementale.
C'est à la suite du décès d'André que les camarades le désignent comme secrétaire de notre section. Nous pouvons dire que Jean a bien travaillé au sein de notre section et qu'il ne s'est jamais trompé d'adversaire car c'est bien le capital et ses méfaits qui était son ennemi.
Jean était aussi un bon mari notamment quand Irène tomba malade, il était un père très attentif à l’avenir de sa fille Sabine. D'autre part il entretenait son grand jardin en compagnie d'Irène et ne manquait pas de nous proposer fruits et légumes de ses récoltes.
Nous sommes tous très bouleversés par son départ brutal et par la perte de ce camarade fidèle jusqu'au bout à ses convictions.
Tu nous manqueras Cher camarade, Cher ami.
A toi Irène, à toi Sabine et à votre famille la Section MULTIPRO d'ARRAS, les camarades de l'USR à laquelle s'associe Danièle CARIN ancienne secrétaire départementale du Pas-de-Calais, ainsi que les camarades de l'U.D., de l'UL, vous présentons nos fraternelles condoléances et vous Assurons de notre soutien.
Cher Jean, Cher camarade, Cher ami, au revoir, reposes en paix, tu as bien oeuvré pour plus de justice, de fraternité et d'égalité.

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Hommage à Rino Della Negra et César Luccarini militants communistes du groupe Manouchian

22 Février 2015, 17:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Chaque année le 21 février les communistes du Pas de Calais rendent hommage aux fusillés de l'Affiche rouge particulièrement à  Rino della Negra né a Vimy et César Lucciarini ayant vécu à Pont a Vendin dans le Pas de Calais. Une affiche de propagande apposée sur tous les murs parisiens et de nombreuses villes françaises par le régime de Vichy et l'occupant allemand. 23 résistants composés de 20 étrangers et 3 Français  tous communistes, surnommés "du groupe Manouchian", des Francs-Tireurs et Partisans – Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), résistants de la région parisienne, condamnée à mort et 22 seront fusillée par les nazis le 21 février 1944 au fort du Mont-Valérien.

 

Hommage à Rino Della Negra à Vimy
Hommage à Rino Della Negra à Vimy
Hommage à Rino Della Negra à Vimy

Hommage à Rino Della Negra à Vimy

HOMMAGE à RINO DELLA NEGRA

En cette période d’austérité, il y a ceux qui, avide de pouvoir qui ont pour fond de commerce, le populisme et la démagogie, attise et exploite sans vergogne, la haine la xénophobie, le racisme surfant sur des idées nauséeuses et fascisantes, rappelant les années noires de l’occupation

Et il y a ceux, qui au nom de la liberté de l’égalité et de la fraternité, devisent qui furent cité la première fois en 1790 par Robespierre et qui depuis sont représenté par les trois couleurs de notre drapeau, font valeurs de résistance.

Bon nombre d’inconnu sont mort sur les champs de bataille, bon nombre d’anonymes ont laissé peu de traces dans la mémoire collective. La dette à leur égard est immense.

Parmi ces combattants exemplaires, rappelons le nom de Rino Della Negra

 

Né le 18 aout 1923 à Vimy, son père, Riziéri, est un briquetier qui trimballe sa famille au gré des chantiers. Mais en 1926, ils finissent par s'installer durablement à Argenteuil, a l’âge de 14 ans, Rino ce fils d'immigré italien travaille aux usines Chausson d’Asnières et entre au club de football du Red Star ou il s'illustre d'abord dans les rangs des clubs locaux amateurs qui constitue alors l'ossature du football parisien, sport qui encore aujourd’hui est porteur d’intégration et d’altruisme

Mais en 1940 le régime de Vichy n'aime pas ce sport de métèque et professionnalisé.

celui-ci rencontre toujours le même succès, voire davantage, auprès du bon peuple, qu'il faut bien divertir en ces temps ou les distractions se font rares (sans parler des couvre-feux)

En février 1943, sous l’occupation, comme des milliers de jeunes Français, Rino reçoit l’ordre de partir en Allemagne dans le cadre du STO (Service du Travail obligatoire).

Pour y échapper, il se cache puis s’engage dans la résistance au sein de la section Main d’œuvre immigrée des Francs Tireurs et Partisans du 3ème détachement italien des FTP-MOI, une branche de la résistance armée communiste commandée par Missak Manouchian. Aux côtés de Hongrois, d’Arméniens, espagnols, italiens et juifs d’Europe centrale et de l’est Rino Della Negra participe à plusieurs actions militaires contre l’armée occupante.

 

Ce qui prouve encore aujourd’hui que, la défense des valeurs humanistes n'est ni une question de nationalité, ni une question de couleur de peau.

 

Le groupe dirigé par Missak Manouchian devient en l’année 1943 le cauchemar des Allemands et surtout de la sinistre Brigade spéciale n°2 des Renseignements généraux, une police française spécialisée dans la traque aux « ennemis intérieurs », aux dissidents, aux prisonniers évadés, aux Juifs et réfractaire au STO, qui fera le plus grand bonheur des nazis.

Les six premiers mois de 1943, le groupe réalise 92 attentats, Rino est sur de nombreux coups.

Parmi ces attentats il y a :

Le 7 juin 1943 l’exécution du général Von Apt au 4 rue Maspéro

Le 10 juin 1943 attaque du siège central du parti fasciste italien, rue Sédillot

Le 23 juin 1943 attaque de la caserne Guynemer à Rueil-Malmaison.

Le 12 novembre 1943, au 56 rue La Fayette il attaque avec Robert Witchitz des convoyeurs de fonds allemands, mais c’est un échec, Rino blessé et Robert sont arrêtés.

À partir de ce jour, le groupe est peu à peu démantelé par les services collaborationnistes français de la Brigade spéciale 2 et la Gestapo.

Tous seront capturés peut de temps après

Au total dix-sept résistants MOI seront appréhendés par la Brigade spéciale de la police française. Après un procès qui se déroule devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris du 17 au 21 février 1944.

Les 23 membres communistes du réseau Manouchian, composés de 20 étrangers et de 3 français, sont condamnés à mort.

22 seront fusillés au fort du mont Valérien le 21 février 1944 y compris Rino della Negra.

Olga Bancic, la seule femme du groupe, de nationalité Roumaine sera décapitée le 10 mai en Allemagne

 

Un des compagnons d'armes de Rino, Thomas Elek - " juif hongrois, huit déraillements " au palmarès de l'Affiche rouge - a écrit avant d'être exécutés par l'occupant allemand : " Je meurs, mais je vous demande de vivre. "

 

Avant de mourir Rino, trouve le temps de glisser une lettre à son petit frère. Les mots sont simples, émouvants, même frappés sur un clavier soixante et onze ans plus tard :

" Envoie l'adieu et le bonjour à tout le Red Star ».

Tous tombèrent pour la liberté, tous tombèrent pour la France.

Dix des fusillés figureront sur une affiche rouge réalisée par les services de propagande allemands sous le régime de Vichy .

Les 15.000 affiches seront placardées à Paris et dans certaines villes en France.

Leur combat et leur sacrifice ranimèrent l’espérance de la population de la région parisienne et firent monter l’angoisse parmi les troupes allemandes et des collabos.

Ils étaient jeunes pour la plupart, épris de liberté !, ils étaient communistes.

La Libération leur doit tant. Et dans leur legs aussi, ces phrases d’amour : « Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand », « Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant. »

Parmi ces passionnés de liberté, ce jeune fils d’ouvrier Italiens, Rino Della Negra féru de foot, a su porter haut ces valeurs.

Il est un modèle pour les jeunes de notre région, il est un exemple de courage car Une Étoile rouge ne meurt jamais

 

Les communistes de l’Arrageois sont aujourd'hui fières d'apporter leurs contributions au devoir de Mémoire qui s'impose à tous.

René Chevalier

Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin
Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin
Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin

Hommage à César Luccarini à Pont a Vendin

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Décès de Henri Martin. "Un exemple de courage, de fidélité"

18 Février 2015, 16:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Décès de Henri Martin. "Un exemple de courage, de fidélité"

Résistant, communiste, anticolonialiste, Henri Martin a passé plus de trois ans en prison pour son engagement contre la guerre d'Indochine, avant d'être libéré puis gracié à l'issu d'une grande campagne pour sa libération. Henri Martin est décédé la nuit dernière

Herni Martin est décédé dans la nuit du 16 au 17 février. Il était né en 1927 à Lunery, dans le Cher.

Henri Martin par Alain Ruscio : En 1945, lorsque le territoire métropolitain est à peine libéré, Henri Martin, jeune communiste dès seize ans, maquisard FTP à dix-sept, s’engage dans la marine. Appelé en Indochine, il est persuadé qu’il va affronter l’armée japonaise, alliée des nazis. Mais, lorsqu’il arrive sur place, les Japonais sont déjà désarmés, et il est témoin, à son corps défendant, des premiers combats contre le Viêt-minh. C’est à ce moment seulement qu’il entend parler, pour la première fois, d’un certain Ho Chi Minh et de l’indépendance, nouvellement proclamée, du Vietnam. De retour en France, il est affecté à l’arsenal de Toulon. Pour lui, il reste, sous l’uniforme, un citoyen. Il commence donc un travail d’intense propagande au sein de l’armée : distributions de tracts, de la presse anti-guerre, inscriptions à la peinture, etc. Ce qui devait arriver arrive : Henri est arrêté par la gendarmerie militaire le 14 mars 1950. En plus des motifs classiques, atteinte au moral de la nation, agitation politique illégale au sein de bâtiments militaires, l’accusation veut lui mettre sur le dos un acte de sabotage. Lors du procès, l’édifice s’écroulera, et Henri sera définitivement lavé de cette indignité par le jury, pourtant militaire. Restera, donc, un procès politique, et seulement politique. Pour cette seule activité, certes interdite, le jeune marin va être condamné à cinq années de prison ! Il en fera finalement plus de trois, avant d’être gracié (de mauvaise… grâce) par le président Auriol, en août 1953.

Poeme de Prévert d'après le livre " L'affaire Henri Martin" de Jean-Paul Sartre, fin 1953

Entendez-vous
Entendez-vous gens du Vietnam
entendez-vous dans vos campagnes
dans vos rizières dans vos montagnes...
Ces êtres inférieurs
ne savaient haïr que la haine
ne méprisaient que le mépris
Mais
il y avait aussi et venant de très loin
les Monopolitains
ceux de la Métropole et de l'appât du gain
Négociants trafiquants notables résidents avec les
légionnaires les expéditionnaires et les concessionnaires
et les hauts commissaires
Et puis les missionnaires et les confessionnaires
venus là pour soigner leurs frères inférieurs
venus pour les guérir de l'amour de la vie
cette vieille et folle honteuse maladie
... Et la misère était cotée en Bourse
sous le couvert
et dans les plis et replis du pavillon tricolore
... Soudain
sont emportés dans les rapides de l'Histoire
leurs bateaux de papier monnaie
et comme dans les livres d'histoire importés de la métropole
on proclame au Viêt Nam
les Droits de l'homme
... Et les Grands Planteurs d'Hévéas les Seigneurs de la
Banque d'Indochine et les Grands Charbonniers du
Tonkin
en appellent sans plus tarder à la Quatrième République
empirique apostolique et néo-démocratique
Alors
la fille aînée de l'Église
son sang ne fait qu'un tour
Un pauvre capucin et grand amiral des Galères
arrive à fond de train par la mer
et après avoir fait les sommations d'usage
Ceci est mon corps expéditionnaire
Ceci est votre sang
à coup de droit canon il sermonne Haiphong
des anges exterminateurs accomplissent leur mission
et déciment la population
Simple petit carnage
présages dans le ciel
sévère mais salutaire leçon
Et vogue la galère
après avoir bien joué son beau rôle dans l'Histoire
l'Amiral se retire dans sa capucinière
en dédaignant la gloire
...
Et le temps fait semblant seulement de passer
le temps du halte-là reste là l'arme au pied
les temps des cerisiers en fleurs arrachés à la terre et volatilisés
Et malgré d'inquiétantes menaces de paix
les gens du trafic des piastres
fêtent toutes les fêtes et sans en oublier
...
Cependant que très loin on allume des lampions
des lampions au napalm sur de pauvres paillotes
et des femmes et des hommes des enfants du Viêt Nam
dorment les yeux grands ouverts sur la terre brûlée
et c'est comme Oradour
c'est comme Madagascar et comme Guernica
et c'est en plus modeste tout comme Hiroshima

Décès de Henri Martin. "Un exemple de courage, de fidélité"

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Hommage à Emile Lempereur par Jean Jacques Guillemant, secrétaire de cellule de Beaurains

5 Février 2015, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Mesdames, Messieurs,

Chers amis, chers camarades,

 

Mon cher EMILE,

 

C'est à toi que je m'adresse en premier...

Une peine immense a envahi tes proches, tes amis, tes camarades quand ils ont appris ton grand départ...

Devant la douleur engendrée, nous, les êtres humains, nous n'avons que des mots en guise de baume...

Il est évident que ces mots seront peu de chose et resteront vains pour effacer notre peine.

Néanmoins, nous espérons de tout cœur qu'ils contribueront à apaiser le chagrin de toute ta famille et de tous des amis :

  • ces mots font vivre ;
  • ces mots sont innocents ;

Des mots comme AMOUR, JUSTICE, LIBERTE.

Des mots comme ENFANT, PARTAGE.

Le mot COURAGE, le mot LUTTE.

Le mot FRERE, que tu aimais tant me donner.

Le mot « CAMARADE », qui t'allait si bien.

Chacun le sait, c'est un joli nom CAMARADE, quand il endosse sa véritable identité...

Toi, fils de mineur, tu es revenu vivre dans ton village natal à l'âge de 11-12 ans.

Très vite, dès ton emploi à Fauvet-Girel, en 1957, tu as adhéré à la C.G.T. puis au Parti Communiste Français.

Toute ta vie, tu es resté fidèle à tes engagements, sans bruit, sans cris, mais sans failles.

Tu as toujours été respecteux de l'opinion des autres dans le cadre de la « LAÏCITE », que tu appréciais par dessus tout : jamais de critiques religieuses, jamais d'expression de racisme ; un exemple de tolérance.

Aujourd'hui, tes amis et tes camarades sont ici, autour de ta famille, très nombreux pour te rendre un dernier hommage.

Ton courage, ta droiture, tes qualités professionnelles, ton sourire malicieux, ta façon de chanter avec tant de cœur « Vénus, mon amie », ton grand cœur t'ont valu leur amitié et leur respect.

Qui ne se souvient pas de tes talents de cuisinier, de nos réveillons pour les Vétérans et de nos parties de pêche !

 

Ton village que tu as tant servi se souvient aussi sans doute :

  • « d'EMILE », pompier volontaire,
  • d'EMILE, garde-chasse,
  • d'EMILE, conseiller municipal,
  • d'EMILE, au club des aînés,
  • d'EMILE, aux ducasses.

 

Au-delà de ton village :

  • nous, tes camarades du JAVELOT,
  • nous, tes camarades du SYNDICAT,
  • nous, tes camarades du Parti, de Neuville, de Beaurains, d'Achicourt, d'Arras...

nous éprouvons une peine immense.

Le vent froid de l'hiver emporte un à un nos amis, ils sont trop vite clairsemés.

Mais je suis sûr que :

  • tous ceux qui sont ici aujourd'hui,
  • tous ceux qui t'ont connu de près, même s'ils ne sont pas présents, …

continueront à te faire vivre avec eux, en eux, dans leur cœur et dans leurs pensées.

Ensemble, nous avons souvent levé le poing et serré les dents.

Nous avons espéré réveiller la terre entière, nous avons lutté pour qu'il fasse bon vivre demain.

Mon cher EMILE, tous tes amis, tous tes camarades ici réunis et moi-même, ton frère de route, nous présentons :

  • à ton épouse, Josiane,
  • à tes fils, Gilles, Régis, Alain, Joël,
  • à tes belles-filles, Florence, Séverine, Anne,
  • à tes petits-enfants, Séverine, Arnaud, Julien, Emilie,
  • et à toute ta famille,

nos fraternelles salutations et nos très sincères condoléances.

Pour terminer mes propos et pour vous tous, j'ai écrit un petit texte en son honneur, texte que je vais vous livrer maintenant...

 

 

Hommage à Emile

 

Le 29 Janvier 2015 – Jean-Jacques GUILLEMANT

 

C'était un être vivant,

Intègre, toujours militant,

Un être luttant pour la fraternité,

Un camarade par nous tous honoré,

Un camarade par nous tous respecté.

 

C'était un être vivant,

Sans se courber au souffle du vent,

Un être qui savait vivre au présent.

Comme la cigale de l'été,

Il aimait boire et chanter

Dans une stridente liberté.

 

C'était un être vivant,

Toujours honnête, jamais dépendant,

Un être aspirant à la plus pure humanité,

Trop tôt disparu pour avoir trop existé.

 

Il y a des lendemains

Qui souvent font souffrir...

Pour ces nouveaux matins,

On ne sait pas quoi dire.

Il y a dans la vie

Des moments de douleur,

Des moments qui pleurent,

Un ami qui s'en va...

 

A cet instant du partir,

On doit se dire

Qu'hier c'est déjà demain,

Que c'est l'instant

De te regarder partir,

Sans te retenir.

 

Tu as défendu de grandes valeurs,

Celles qui sont dans nos cœurs...

Et j'espère qu'en ton honneur,

Tes proches, tes amis se retrouveront

Dans tes pas,

Dans les pas d'un ami qui s'en va.

 

 

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1965-Catastrophe minière d’Avion, la plus meurtrière depuis la Libération (21 victimes) la municipalité consacre une journée entière au souvenir de cette catastrophe ce samedi 31 décembre.

31 Janvier 2015, 09:18am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

1965-Catastrophe minière d’Avion, la plus meurtrière depuis la Libération (21 victimes) la municipalité consacre une journée entière au souvenir de cette catastrophe ce samedi 31 décembre.

Le 2 février 1965 s’écrit en lettres de sang et de larmes dans la mémoire collective avionnaise. Pour marquer le 50e anniversaire de cette catastrophe, la plus meurtrière depuis la Libération (21 victimes) la municipalité consacre une journée entière au souvenir de cette catastrophe ce samedi 31 décembre. En voici le programme :

11h : Vernissage de l’exposition "1965-Catastrophe minière d’Avion" organisée par la municipalité avec le concours de la section CGT-Mineurs d’Avion et l’Institut d’Histoire Sociale Mine-Energie et sous la présidence de M. Norbert Gilmez. Hall de l’Hôtel de ville.
12h : Inauguration du Monument des Mineurs réalisé par M. Raoul Csizmadia, square Victor-Foulon, rue de la Bastille.
14h : Projection du film "Les passagers du charbon" réalisé par Florent Le Demazel au cinéma Familia.
15h30 : Colloque "La mine, son histoire, ses catastrophes" salle du Familia. Avec la participation de François Duteil, Président de l’Institut d’Histoire Sociale CGT-Mine Energie ; Achille Blondeau, ancien secrétaire de la FNSS ; Pierre Outterick, historien ; Stephan Stiro, historien.

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ARRAS: Charlie hebdo. "Morts pour des dessins..."

7 Janvier 2015, 22:36pm

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Charlie Hebdo: rassemblements spontanés à Arras

7 Janvier 2015, 22:17pm

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Ce mercredi soir, comme dans de nombreuses villes en France, un rassemblement spontané a eu lieu place des Héros à Arras pour rendre hommage aux victimes du terrible attentat au journal "Charlie Hebdo". Un millier de personnes étaient présentes.

Charlie Hebdo: rassemblements spontanés à Arras

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A notre Camarade Claude Vanza

30 Décembre 2014, 16:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ci dessous la prise de parole lors des obséque de notre camarade Claude.

Ci dessous la prise de parole lors des obséque de notre camarade Claude.

Obsèques de Claude Vanza, 29 décembre 2014

 

Mesdames, Messieurs,

 

Cher(e)s ami(e)s et Camarades,

 

Jean-Claude Vanzavelberg ou plutôt Claude Vanza ou encore le père Claude comme nous l'appleions à la JC n'est plus.

 

Cette terrible nouvelle nous est parvenue au lendemain de Noël, une figure du PCF du Pas-de-Calais nous a quittés.

 

Nous voici réunis pour te rendre hommage Claude, pour exprimer cette immense peine qui nous est commune, nous, ta famille, tes amis, tes camarades ou tout simplement des calaisiens.

 

Comment te rendre hommage Claude, comment te rendre tout ce que tu nous as donnés ?

 

Comment rendre compte de ce que tu as été, tout ce que tu as fait pour cette ville et ses habitants, tout ce que tu as fait et apporté au Parti communiste ?

 

Alors je parlerai surtout de l'homme, le militant au singulier que tu étais dans ce monde de plus en plus fou et injuste, ce bloc d'humanité que tu incarnais.

 

Ta modestie, ton humilité vont sans doute en souffrir un peu mais nous tenions à te rendre hommage.

 

Né en 1952, fils de mineur, tu es né dans le bassin minier à Angres non loin de Lens. Très jeune et tes convictions naissantes te font participer à la création de l'Union Nationale des Lycéens. Très tôt, tu t'engages à la Jeunesse communiste où tu deviens le responsable départemental de la JC. Ton adhésion au parti, tu la concrétises en 1970. Très vite, on te confie des responsabilités alors que tu viens de terminer ton service militaire pour prendre le chemin de l'Education Nationale, le parti fait appel à toi et souhaite faire de toi un responsable. Tu deviens permanent à la jeunesse et tu aides, fort de ton expérience, au développement de la JC. Tu aides cette orga (la JC) à laquelle tu tiens particulièrement à développer les batailles contre les guerres coloniales, pour la libération d'Angela Davis, celle déjà de Nelson Mandela ou encore ce combat permanent pour la paix dans le monde.

 

Presque parallèlement à tes responsabilités, tu deviens un peu plus tard en 1977 adjoint au maire de Angres, puis le parti te demande d'aller donner un coup de main à Bruay-la-Buissière pour enfin arriver à Calais que tu as marqué de ton empreinte.

 

En ces moments difficiles pour nous, pour tes enfants, ta famille, tes camarades, comment ne pas penser à ton épouse partie en 2011, penser à ta compagne Marie-Noëlle dont la solidarité était ses battements de cœur en faveur de ceux qui fuient les guerres, la misère, les dictatures, la barbarie. A raison, tu n'aimais pas ce terme devenu trop commun de migrants car tu savais bien ce qu'ils fuyaient.

 

Ton combat c'est celui de l'humain, celui de l'homme debout, de celui qui sait que tout est à construire, à arracher des griffes du capital.

 

Alors tu t'es inscrit avec générosité, conviction, persévérance dans le long combat pour l'émancipation humaine.

 

Jamais tu n'as renoncé à ton idéal, jamais tu n'as cru à cette fable de la fin de l'histoire. Ce conte pour enfants qui voulait nous faire croire que c'était la fin de la lutte des classes.

 

Le mot fidélité à ta vie, à ton engagement militant n'est pas un vain mot.

Il résume un choix de vie, un engagement conscient fait de sincérité et d'humilité.

 

Homme intelligent, tu as pris soin à la formation des cadres du parti, à la formation des militants.

 

Je te vois travailler au plan de formation des militants, à la future école du parti.

 

Je te vois salle du matériel, rue de la gare à Lens à la Fédération prendre le matériel de propa.

 

Je te vois éteindre ta cigarette pour entrer au bureau fédéral et partir le premier seulement un fois la réunion finie pour conduire le matos au siège de Calais, boulevard Lafayette.

 

Je te vois intervenir lors d'un comité fédéral où ta voix, tes interventions étaient écoutées.

 

Je te vois nous parler en septembre du plan de travail jusque la fin de l'année des militants communistes de Calais.

 

Je te vois organisant cette belle conférence fédérale à Calais, je te vois parler de Liberté, d'appeler pour faire le point de ta page hebdomadaire qui rendait compte des réalités du calaisis.

 

Je te vois venir me chercher comme tant d'autres pour ma première réunion à la Jeunesse communiste.

 

Je te vois encore nous parler de ta réunion de cellule toute particulière qu'était d'aller faire tes courses. C'est que tu voyais le plus de camarades de ta cellule.

 

Je te vois cheveux mi-longs, et ta barbe qui faisait de toi plus vieux quand tu étais jeune et plus jeune quand tu avais de l'âge.

 

Une autre marque de fabrique que ce look très loin du costume cravate.

Il faisait de toi, avec ses cheveux et cette barbe, une sorte de gentleman révolutionnaire.

 

J'ai l'image d'un homme pouvant lire des textes théoriques et à la fois très organisé, méticuleux.

 

Je te vois encore bras nus et ces morceaux de papiers, ces notes que tu glissais dans ta poche de chemisette après avoir pris un numéro de tel, une adresse d'un nouvel adhérent ou les références d'un livre.

 

Je te vois, et comme tous ici, je me dis que tu aurais pu rester encore un peu.

 

Mais voilà toi-même tu aurais dit ainsi va la vie en haussant les épaules avec cette retenue qui te caractérise.

 

Oui ta vie est parallèle à celle du Parti communiste.

 

Ton combat, tes combats, sont malheureusement d'une actualité brûlante. Toute ta vie, tu t'es battu pour l'égalité, la justice sociale, contre toute forme de xénophobie, de populisme.

 

Toute une vie au service des autres, pour unir, pour rassembler les plus humbles contre celles et ceux qui ne pensent qu'à diviser. Tu aimais les débats dans ton parti et tu avais un profond respect du choix des communistes en veillant avec vigilance à la faire respecter.

 

Tu étais, Claude, un dirigeant, un grand dirigeant de notre fédération.

 

Nous continuerons le combat que tu as mené pour les valeurs humaines, pour l'idéal communiste. Tu nous as enseignés tellement de choses, tu as tracé une voie Claude, celle qui aide à lever les yeux et à redresser la tête.

 

Tu le sais mieux que quiconque, ce n'est ni à la taille, ni à quoi que ce soit que l’on reconnaît les grands hommes. Tu en es une illustration et permets-moi de citer Jacques Duclos qui écrivait en conclusion d'un livre : « Ce que mes yeux ne pourront pas voir, d'autres yeux le verront. Et la lumière l'emportera sur les ténèbres, la vie est plus forte que la mort ».

 

A tes trois enfants, à ta famille, à tes amis et camarades, vous pouvez être fiers de Claude, de son idéal et de tout ce qu'il a apporté à la population de Calais, au Parti communiste.

 

C'est un dirigeant qui nous quitte.

Au nom de la Fédération communiste du Pas-de-Calais, dont il a toujours soutenu les combats, je vous présente les plus sincères condoléances des communistes du Pas-de-Calais.

 

Encore un mot, toi le fils du bassin minier qui m'expliqua un jour qu'à Calais, on colle quand le vent est calme. Malgré ce vent maritime, tu as réussi à prendre racine sur notre beau littoral.

A toi, né dans le bassin minier, toi qui a semé et tracé un si beau sillon pour toi qui était un militant de la lutte des classes, cette dernière phrase de Germinal :

 

« Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre ».

 

Adieu camarade, Adieu Claude.

 

 

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Il y a 40 ans 42 mineurs trouvèrent la mort dans la catastrophe de Lièvin: un drame qui n'était pas dû à la fatalité

26 Décembre 2014, 15:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Il y a 40 ans 42 mineurs trouvèrent la mort dans  la catastrophe de Lièvin: un drame qui n'était pas dû à la fatalité

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cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

12 Décembre 2014, 14:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

Face à l’antisémitisme ambiant, je voulais te proposer de mettre sur le blog cet excellent film sur Joseph Epstein, le juif polonais communiste qui sauva la France… ; Une personnalité incroyable.

Et qui est totalement méconnue, y compris de la gauche polonaise qui seulement maintenant découvre que la moitié des fusillés de l’Affiche Rouge étaient des Juifs polonais !

Le régime défunt en effet n’a jamais financé la moindre recherche historique sur les Polonais de l’Affiche Rouge… c’est une erreur qu’on est en train de payer maintenant .

Parce que et je voulais qu’on en discute, Kolomojski n’est pas un cas isolé.

Cela fait 25 ans que Adam Michnik, premier ex dissident juif polonais, caresse dans le sens du poil JP II et les nationalistes polonais dans son journal Gazeta Wyborcza.

Depuis 25 ans des articles intéressants sur la culture juive d’avant la guerre, la résistance du Ghetto cotoient des élucubrations ultralibérales, un racisme anti-pauvre, l’anticommunisme, et l’apologie du nationalisme polonais à la sauce Jean Paul II.

Comme si Michnik ne savait pas que JP II favorise au même moment l’antisémitisme car l’Eglise polonaise a toujours soutenu les partis d’extrême droite anti sémite que ce soit le ZCHn (le parti « national-chrétien ») dans les années 1989-1997 ou la « Ligue des Famille Polonaises » après. J’ai moi-même dans mes archives des tas de tracts ultranationalistes antisémites qui étaient distribué dans les Eglises dans les années 1987-1999.

 

Alors cela ressemble plus à une stratégie des Américains d’enrôler ce qui reste de l’intelligenstia juive dans le néolibéralisme et l’anticommunisme en leur donnant en échange une espèce de place dans le discours national remodelé.

Publié par histoireetsociete Écrit par Danielle Bleitrach

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