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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

Jean-Jacques Candelier, courrier de condoléances à l’ambassadeur de Cuba

28 Novembre 2016, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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l'HISTOIRE 50 vérités sur Fidel Castro

26 Novembre 2016, 20:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le leader historique de la Révolution cubaine a marqué à jamais l’Histoire de Cuba et de l’Amérique latine, faisant de son pays un symbole de dignité et de résistance.

1. Issu d’une fratrie de sept enfants, Fidel Castro est né le 13 août 1926 à Birán dans l’actuelle province d’Holguín, de l’union entre Angel Castro Argiz, un riche propriétaire terrien espagnol originaire de Galice, et Lina Ruz González, cubaine de naissance.

2.  A l’âge de sept ans, il part pour la ville de Santiago de Cuba et réside chez une institutrice chargée de son éducation. Celle-ci l’abandonne à son sort. « J’y ai connu la faim », se rappellera Fidel Castro et « on avait trompé ma famille ». Un an plus tard, il intègre le collège religieux des Frères de la Salle en janvier 1935 en tant qu’interne. Il quittera l’institution à l’âge de onze ans pour le collège Dolores, en janvier 1938, après s’être rebellé contre l’autoritarisme d’un enseignant. Il poursuit ensuite sa scolarité chez les jésuites au collège de Belén de La Havane de 1942 à 1945. Après des études brillantes, son professeur, le Père Armando Llorente, écrit dans l’annuaire de l’établissement : « Il s’est distingué dans toutes les matières littéraires. Excellent et rassembleur, il a été un véritable athlète, défendant toujours avec courage et fierté le drapeau du collège. Il a su gagner l’admiration et l’affection de tous. Il poursuivra des études de droit et nous ne doutons pas qu’il remplira de pages brillantes le livre de sa vie ».

Fidel Castro durant un événement à Cuba, le premier mai 2005

Fidel Castro durant un événement à Cuba, le premier mai 2005

3. Malgré son exil à Miami en 1961 suite aux tensions entre le gouvernement révolutionnaire et l’Eglise catholique cubaine, le Père Llorente a toujours conservé un souvenir nostalgique de son ancien élève : « On me reproche souvent de dire du bien de Fidel. Moi, je ne peux pas dire du mal du Fidel que j’ai connu. De plus, un jour, il m’a sauvé la vie et ce sont des choses qu’on ne peut jamais oublier ». Fidel Castro s’était jeté dans un fleuve pour sauver son professeur qui était emporté par le courant.

4. En 1945, Fidel Castro entre à l’Université de La Havane où il entreprend une carrière de droit. Elu délégué de la Faculté de Droit, il participe activement aux manifestations contre la corruption du gouvernement du Président Ramón Grau San Martín. Il n’hésite pas non plus à dénoncer publiquement les bandes armées du BAGA liées aux autorités politiques. Max Lesnik, alors secrétaire général de la Jeunesse Orthodoxe et camarade de Fidel Castro, se remémore cet épisode : « Le comité ‘30 Septembre’ [créé pour lutter contre les bandes armées] avait pris la décision de dénoncer le gouvernement et les gangsters durant la session plénière de la Fédération des étudiants. Dans le salon, plus de 300 étudiants des diverses facultés se pressaient pour écouter Fidel quand quelqu’un cria […] : ‘Celui qui parlera trop, parlera pour la dernière fois’. Il était clair que la menace s’adressait à l’orateur. Fidel s’est levé de sa chaise et d’un pas posé et ferme marcha vers le centre du grand salon. Après avoir demandé une minute de silence en souvenir des martyrs […], il s’est mis à lire une liste officielle avec les noms de tous les membres des gangs et des dirigeants de la Fédération estudiantine universitaire stipendiés par le gouvernement ».

5. En 1947, à l’âge de 22 ans, Fidel Castro participe avec Juan Bosch, futur Président de la République Dominicaine, à une tentative de débarquement de Cayo Confite pour renverser le dictateur Rafael Trujillo, alors soutenu par les Etats-Unis.

6. Un an plus tard, en 1948, il participe au Bogotazo, soulèvement populaire déclenché par l’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán, leader politique progressiste, candidat aux élections présidentielles en Colombie.

7. Diplômé de droit en 1950, Fidel Castro exerce en tant qu’avocat jusqu’en 1952 et défend les petites gens, avant de se lancer en politique.

8. Fidel Castro n’a jamais milité au sein du Parti Socialiste Populaire (PSP), parti communiste de la Cuba prérévolutionnaire. Il était membre du Parti du Peuple Cubain, également appelé Parti Orthodoxe, fondé en 1947 par Eduardo Chibás. Le programme du Parti Orthodoxe de Chibás est progressiste et se base sur plusieurs piliers : la souveraineté nationale, l’indépendance économique par la diversification de la production agricole, la suppression des latifundios, le développement de l’industrie, la nationalisation des services publics, la lutte contre la corruption et la justice sociale avec la défense des travailleurs. Fidel Castro revendique son appartenance à la pensée de José Martí, de Chibás et anti-impérialiste. Orateur de grand talent, il se présente aux élections parlementaires en tant que candidat du Parti du Peuple Cubain en 1952.

9. Le 10 mars 1952, à trois mois des élections présidentielles, le général Fulgencio Batista brise l’ordre constitutionnel en renversant le gouvernement de Carlos Prío Socarrás. Il obtient le soutien immédiat des Etats-Unis qui reconnaissent officiellement la nouvelle dictature militaire.

10. L’avocat Fidel Castro dépose plainte contre Batista pour rupture de l’ordre constitutionnel : « Si des tribunaux existent, Batista doit être sanctionné, et si Batista n’est pas sanctionné […], comment ce tribunal pourra-t-il ensuite juger un citoyen pour sédition ou rébellion contre ce régime illégal produit de la trahison impunie ? » La Cour Suprême, inféodée au nouveau régime, juge la demande irrecevable.

11. Le 26 juillet 1953, Fidel Castro prend la tête d’une expédition de 131 hommes et lance une attaque contre la caserne Moncada de Santiago de Cuba, seconde forteresse militaire du pays, et contre la Caserne Carlos Manuel de Céspedes de la ville de Bayamo. Le but était de prendre le contrôle de Santiago – berceau historique de toutes les révolutions – et de lancer un appel à la rébellion dans tout le pays afin de renverser le dictateur Batista.

12. L’opération est un échec sanglant et de nombreux combattants – 55 au total – sont assassinés après avoir été brutalement torturés par l’armée. En effet, seuls 6 d’entre eux avaient perdu la vie lors des combats. Quelques-uns réussissent à s’échapper grâce au soutien de la population.

13. Fidel Castro, capturé quelques jours plus tard, doit sa vie au sergent Pedro Sarría, qui refuse de suivre les ordres de ses supérieurs et d’exécuter le leader du Moncada. « Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! On ne tue pas les idées », s’était-il exclamé face à ses soldats.

14. Durant sa plaidoirie historique intitulée « L’Histoire m’acquittera », Fidel Castro, qui assure sa propre défense, dénonce les crimes de Batista et la misère dans laquelle vit le peuple cubain et présente son programme pour une Cuba libre basé sur la souveraineté nationale, l’indépendance économique et la justice sociale.

15. Condamné à 15 ans de prison, Fidel Castro est libéré deux ans plus tard, en 1955, suite à une amnistie accordée par le régime de Batista. Il fonde le Mouvement 26 Juillet (M 26-7) et fait part de son projet de poursuivre la lutte contre la dictature militaire avant de s’exiler au Mexique.

16. Fidel Castro y organise l’expédition du Granma, en compagnie d’un médecin nommé Ernesto Guevara. Fidel Castro n’a aucun mal à convaincre le jeune argentin qui se souvient : « Je l’ai connu durant une nuit fraîche à Mexico, et je me souviens que notre première discussion tourna autour de la politique internationale. Quelques heures plus tard – au petit matin – j’étais l’un des futurs expéditionnaires ».

17. En août 1955, Fidel Castro publie le premier manifeste du Mouvement 26 Juillet qui reprend les points essentiels de sa plaidoirie « L’Histoire m’acquittera ». Il y est question de réforme agraire, d’interdiction des latifundios, de réformes économiques et sociales en faveur des déshérités, d’industrialisation de la nation, de construction de logements, de baisse des loyers, de nationalisation des services publics de téléphone, gaz et électricité, d’éducation et de culture pour tous, de réforme fiscale et de réorganisation de l’administration publique pour lutter contre la corruption.

18. En octobre 1955, afin de récolter des fonds nécessaires à l’expédition, Fidel Castro réalise une tournée aux Etats-Unis et se réunit avec les exilés cubains. Le FBI met sous étroite surveillance les clubs patriotiques M 26-7 fondés dans les différentes villes.

19. Le 2 décembre 1956, Fidel Castro embarque dans le port de Tuxpán au Mexique à bord du bateau Granma d’une capacité de 25 personnes. Les révolutionnaires sont 82 au total et mettent le cap sur Cuba avec l’objectif de déclencher une guerre de guérilla dans les montagnes de la Sierra Maestra.

20. La traversée se transforme en cauchemar en raison des conditions climatiques. Un expéditionnaire tombe à la mer. Juan Almeida, membre du groupe et futur commandant de la Révolution, se remémore l’épisode : « Fidel nous a dit la chose suivante : ‘Tant que nous ne l’aurons pas sauvé, nous ne bougerons pas d’ici’. Cela a ému tout le monde et a éveillé notre combativité. On s’est dit qu’avec cet homme, personne ne serait abandonné. On mettait pourtant en péril l’expédition. Mais on l’a finalement sauvé ».

21. Après une traversée de sept jours, au lieu des cinq prévus, le 2 décembre 1956, la troupe débarque « dans le pire marécage jamais vu » selon Raúl Castro. Elle est dispersée par les tirs de l’aviation cubaine, et pourchassée par 2 000 soldats de Batista qui attendaient les révolutionnaires.

22. Quelques jours plus tard, à Cinco Palmas, Fidel Castro retrouve son frère Raúl et 10 autres expéditionnaires. « Maintenant, nous allons gagner la guerre », déclare le leader du M 26-7 à ses hommes. La guerre de guérilla débute et durera 25 mois.

23. En février 1957, l’interview de Fidel Castro réalisée par Herbert Matthews du New York Times permet à l’opinion publique étasunienne et mondiale de découvrir l’existence d’une guérilla à Cuba. Batista avouera plus tard dans ses mémoires que grâce à ce scoop médiatique « Castro commençait à devenir un personnage de légende ». Matthews nuance cependant l’importance de son interview : « Aucune publicité, si sensationnelle qu’elle fût, n’aurait pu donner quoi que ce soit plus tard si Fidel Castro n’avait pas été précisément l’homme que j’avais décrit ».

24. Malgré les déclarations officielles de neutralité dans le conflit cubain, les Etats-Unis ont apporté leur soutien politique, économique et militaire à Batista, et se sont opposés à Fidel Castro jusqu’aux ultimes instants. Le 23 décembre 1958, à une semaine du triomphe de la Révolution, alors que l’armée de Fulgencio Batista est en déroute malgré sa supériorité en hommes et en armes, a lieu la 392ème rencontre du Conseil de sécurité nationale, en présence du Président Eisenhower. Allen Dulles, directeur de la CIA, exprime clairement la position des Etats-Unis : « Nous devons empêcher la victoire de Castro ».

25. Malgré le soutien des Etats-Unis, ses 20.000 soldats et une supériorité matérielle, Batista ne put vaincre une guérilla composée 300 hommes armés lors de l’offensive finale durant l’été 1958 qui mobilisa plus de 10 000 soldats. Cette « victoire stratégique » révèle alors le génie militaire de Fidel Castro qui avait anticipé et mis en échec l’opération Fin de Fidel lancée par Batista.

26. Le 1er janvier 1959, cinq ans, cinq mois et cinq jours après l’attaque de la caserne Moncada du 26 juillet 1953, triomphe la Révolution cubaine.

27. Lors de la formation du gouvernement révolutionnaire en janvier 1959, Fidel Castro est nommé ministre des Forces armées. Il n’occupe ni la Présidence, dévolue au juge Manuel Urrutia, ni le poste de Premier Ministre, occupé par l’avocat José Miró Cardona.

28. En février 1959, le Premier Ministre Cardona, opposé aux réformes économiques et sociales qu’il juge trop radicales (projet de réforme agraire), présente sa démission. Manuel Urrutia fait alors appel à Fidel Castro pour occuper le poste.

29. En juillet 1959, face à l’opposition du Président Urrutia qui refuse de nouvelles réformes, Fidel Castro démissionne de son poste de Premier Ministre. D’immenses manifestations populaires éclatent alors à Cuba, exigeant le départ d’Urrutia et le retour de Fidel Castro. Le nouveau Président de la République Osvaldo Dorticós le nomme de nouveau Premier Ministre.

30. Les Etats-Unis se montrent immédiatement hostiles à Fidel Castro en accueillant les dignitaires de l’ancien régime, dont plusieurs criminels de guerre qui ont dévalisé les réserves du Trésor Public, emportant dans leur fuite 424 millions de dollars.

l'HISTOIRE 50 vérités sur Fidel Castro

31. Pourtant, dès le départ, Fidel Castro fait montre de sa volonté d’entretenir de bonnes relations avec Washington. Néanmoins, lors de sa première visite aux Etats-Unis en avril 1959, le Président Eisenhower refuse de le recevoir et préfère aller jouer au golf. John F. Kennedy exprimera ses regrets à ce sujet : « Fidel Castro fait partie de l’héritage de Bolivar. Nous aurions dû faire un accueil plus chaleureux au jeune et fougueux rebelle lors de son triomphe ».

32. Dès octobre 1959, des pilotes en provenance des Etats-Unis bombardent Cuba et retournent en Floride sans être inquiétés par les autorités. Le 21 octobre 1959, une bombe larguée au-dessus de La Havane fait deux morts et 45 blessés. Le responsable du crime, Pedro Luis Díaz Lanz, retourne à Miami sans être inquiété par la justice et Washington refuse de l’extrader à Cuba.

33. Fidel Castro ne se rapproche de Moscou qu’en février 1960 et n’acquiert des armes soviétiques qu’après s’être heurté au refus des Etats-Unis de lui fournir l’arsenal nécessaire à sa défense. Washington a également fait pression sur le Canada et les nations européennes sollicitées par Cuba afin de l’obliger à se tourner vers le bloc socialiste et ainsi justifier sa politique hostile vis-à-vis de La Havane.

34. En mars 1960, l’administration Eisenhower prend la décision formelle de renverser Fidel Castro. Au total, le leader de la Révolution cubaine réchappera à non moins de 637 tentatives d’assassinat.

35. En mars 1960, le sabotage par la CIA du navire français La Coubre chargé d’armes dans le port de La Havane fait plus d’une centaine de morts. Dans son discours en hommage aux victimes, Fidel Castro lance le slogan « La Patrie ou la mort » inspiré de celui de la Révolution française en 1793 « Liberté, égalité, fraternité ou la mort ».

36. Le 16 avril 1961, suite aux bombardements des principaux aéroports du pays par la CIA, prélude de l’invasion de la Baie des Cochons, Fidel Castro déclare le caractère « socialiste » de la Révolution.

37. Lors de l’invasion de la Baie des Cochons par 1400 exilés financés par la CIA, Fidel Castro monte au front et se retrouve en première ligne de combat. Il inflige une sévère défaite aux Etats-Unis en écrasant les envahisseurs en 66 heures. Sa popularité atteint alors des sommets à travers le monde.

38. Durant la crise des missiles d’octobre 1962, le général soviétique Alexei Dementiev était aux côtés de Fidel Castro. Il raconte ses souvenirs : « J’ai passé aux côtés de Fidel les moments les plus impressionnants de ma vie. J’étais la plupart du temps avec lui. Il y eut un moment où nous avons considéré comme proche l’attaque militaire des Etats-Unis et Fidel a pris la décision de lancer l’état d’alerte. En quelques heures, le peuple était en position de combat. La foi de Fidel en son peuple était impressionnante, et la foi de son peuple et de nous-mêmes, les soviétiques, en lui également. Fidel est, sans discussion aucune, l’un des génies politiques et militaires de ce siècle ».

39. En octobre 1965, le Parti Communiste Cubain (PCC) est créé en remplacement du Parti uni de la Révolution socialiste (PURS) né en 1962 (qui substitua les Organisations révolutionnaires intégrées – ORI – créées en 1961). Fidel Castro est nommé Premier secrétaire.

40.En 1975, Fidel Castro est élu pour la première fois à la Présidence de la République suite à l’adoption de la nouvelle Constitution. Il sera réélu à ce poste jusqu’en 2006.

41. En 1988, à plus de 20 000 kilomètres de distance, Fidel Castro dirige depuis La Havane la bataille de Cuito Cuanavale en Angola, au cours de laquelle les troupes cubaines et angolaises infligent une cuisante défaite aux forces armées sud-africaines qui avaient envahi l’Angola et qui occupaient la Namibie. L’historien Piero Gleijeses, professeur à l’Université Johns Hopkins de Washington, a écrit à ce sujet : « Malgré tous les efforts de Washington [allié au régime de l’Apartheid], Cuba changea le cours de l’histoire en Afrique australe […]. La prouesse des Cubains sur le champ de bataille et leur virtuosité à la table des négociations s’avérèrent décisives pour contraindre l’Afrique du Sud à accepter l’indépendance de la Namibie. Leur défense victorieuse de Cuito Cuanavale fut le prélude d’une campagne qui obligea la SDAF à quitter l’Angola. Cette victoire eut des répercussions au-delà des frontières de la Namibie ».

42. Observateur lucide de la Perestroïka, Fidel Castro déclare au peuple dans un discours prémonitoire du 26 juillet 1989 qu’en cas de disparition de l’Union soviétique, Cuba devra résister et poursuivre la voie du socialisme : « Si demain ou un autre jour nous nous réveillons avec la nouvelle qu’une grande guerre civile a éclaté en URSS, ou même si nous nous réveillons avec la nouvelle que l’URSS s’est désintégrée […], Cuba et la Révolution cubaine continueraient à lutter et à résister ».

l'HISTOIRE 50 vérités sur Fidel Castro

43. En 1994, en pleine Période Spéciale, il rencontre pour la première fois Hugo Chávez avec lequel il noue une forte amitié qui durera jusqu’à la mort de ce dernier en 2012. D’après Fidel Castro, le président vénézuélien était « le meilleur ami qu’a eu le peuple cubain ». Tous deux mettent en place un partenariat stratégique avec la création en 2005 de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique qui regroupe désormais huit pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe.

44. En 1998, Fidel Castro reçoit la visite du Pape Jean-Paul II à La Havane. Ce dernier demande « au monde s’ouvrir à Cuba et à Cuba de s’ouvrir au monde ».

45. En 2002, l’ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter réalise une visite historique à Cuba. Il intervient en direct à la télévision : « Je ne suis pas venu ici pour m’immiscer dans les affaires internes de Cuba, mais pour tendre une main amicale au peuple cubain et offrir une vision du futur pour nos deux pays et pour les Amériques […]. Je veux que nous soyons amis et que nous nous respections mutuellement […]. Etant donné que les Etats-Unis sont la nation la plus puissante, c’est à nous d’effectuer le premier pas ».

46. En juillet 2006, suite à une grave maladie intestinale, Fidel Castro est contraint de se retirer du pouvoir. Conformément à la Constitution, le Vice-président Raúl Castro lui succède.

47. En février 2008, Fidel Castro renonce définitivement à tout mandat exécutif. Il se consacre alors à la rédaction de ses mémoires et publie régulièrement des articles sous le titre de « Réflexions ».

48. Arthur Schlesinger Jr., historien et conseiller spécial du Président Kennedy, a évoqué la question du culte de la personnalité après un séjour à Cuba en 2001 : « Fidel Castro ne fomente pas le culte de la personnalité. Il est difficile de trouver une affiche ou même une carte poste de Castro à La Havane. L’icône de la Révolution de Fidel, visible partout, est le Che Guevara ».

49. Gabriel García Márquez, écrivain colombien et Prix Nobel de littérature, est un ami intime de Fidel Castro. Il a en dressé un bref portrait et souligne « la confiance absolue qu’il place dans le contact direct. Son pouvoir est à la séduction. Il va chercher les problèmes là où ils sont. [...] Sa patience est invincible. Sa discipline est de fer. La force de son imagination le pousse jusqu’aux limites de l’imprévu. »

50. Le triomphe de la Révolution cubaine le 1er janvier 1959 dirigé par Fidel Castro est l’événement le plus marquant de l’histoire de l’Amérique latine du XXe siècle. Fidel Castro demeurera comme l’une des figures les plus controversées du XXe siècle. Néanmoins, même ses plus farouches détracteurs reconnaissent qu’il a fait de Cuba une nation souveraine et indépendance respectée sur la scène internationale, aux indéniables réussites sociales dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la culture, du sport et de la solidarité internationale. Il restera à jamais comme le symbole de la dignité nationale qui s’est toujours aligné aux côtés des opprimés et qui a apporté son soutien à tous les peuples qui luttaient pour leur émancipation.

Salim Lamrani

 

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HASTA SIEMPRE COMMANDANTE!

26 Novembre 2016, 09:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

 

Une légende nous a quitté.....condoléances à la famille et au peuple cubain

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Hommage: Ce Soir Nous Irons Au Bal

14 Novembre 2016, 17:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un an, jour pour jour, après les attaques du 13 novembre 2015, des plaques en mémoire des 130 victimes ont été dévoilées à Saint-Denis et à Paris. Des commémorations empreintes de sobriété « pour ne pas oublier » les attentats les plus meurtriers qu’ait connus le pays.

Se souvenir du traumatisme, pour soutenir les victimes, leurs proches, et se tenir chaud. Mais pour réparer, aussi, ce qui peut l’être dans notre société. C’était, hier, au petit matin, la tonalité du premier hommage aux victimes du 13 novembre2015, devant le Stade de France, à moitié perdu dans la brume hivernale. Le président de la République, François Hollande, a dévoilé une plaque au nom de Manuel Dias, ce chauffeur de car fauché par la bombe d’un des kamikazes devant la porte D du Stade pendant le match France-Allemagne

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Hommage aux communistes déportés, fusillés, assassinés

1 Novembre 2016, 17:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

En cette période du 1er novembre, le PCF de l’Arrageois rend hommage chaque année aux quarante camarades martyrs de la Résistance, fusillés ou déportés.

Notre camarade Christian Lescureux, ne pouvant être présent pour cause de santé, nous a laissés un texte, saluant le courage de tous nos martyrs qu’il a bien connus durant toute sa vie de militant communiste.

Évoquant particulièrement les 6 camarades fusillés dans les fossés de la citadelle à Arras entre 1942 et 1943.

 Lire ce texte ci-dessous
 


En ce 1er novembre, comme chaque année depuis 70 ans, les communistes d’Arras rendent hommage aux 36 héroïques camarades de leur section qui ont sacrifié leur vie dans la lutte contre le nazisme.

Après avoir l'an dernier évoqué la mémoire de notre trente camarades résistants disparus en déportation, rappelons cette année celle de nos six camarades fusillés dans les fossés de la Citadelle en 1942 et 1943

François LAMBERT
Ouvrier menuisier à la ville d'Arras, délégué CGT. Secrétaire de cellule
Repéré par la police française et allemande, il vit dans la clandestinité et participe à la Résistance dès août 1941.
Repéré alors qu'il cherchait à voir sa petite fille malade, il est repéré et arrêté le 13 juin 1942 à Haisnes la Bassée.
Emprisonné et torturé il est exécuté le 12 septembre 1942. Il avait 34 ans.

Maurice CAMPHIN
Cheminot
Il dirige le secteur des F.T.P. d'Arras et de Lens.
Repéré au cours d'une opération à Biache-St-Vaast et poursuivi à travers champs, il est blessé et capturé à Thélus par la gendarmerie française.
Emprisonné et torturé il est exécuté le 14 mai. Il avait 32 ans.

Robert CLIPET
Architecte.
Ancien combattant de la Grande Guerre.
Organisateur du Front National à Arras
Blessé et capturé au cours d'une opération de transport d'armes le 2 août 1943.
Torturé, il se pend dans sa cellule.
Déclaré fusillé le 3 août 1943. Il avait 49 ans

Georges LOUCHET
Cheminot .Révoqué pour ses activités communistes et syndicales, puis couvreur.
Délégué CGT. Secrétaire de cellule
Sa famille hébergeait deux enfants espagnols réfugiés de guerre.
Dénoncé pour cacher des résistants, il est arrêté le 17 août 1943.
Sa femme et son fils sont déportés.
Emprisonné et torturé il est fusillé le 1er novembre 1943. Il avait 47 ans.

Paul CAMPHIN
Cheminot
Secrétaire des Jeunesses communistes du Pas-de-Calais.
Engagé volontaire en 1939. Engagé aux FTP en 1942. Sous-lieutenant responsable d'un important détachement
Cerné par la police française et les Allemands à Hellemmes, le 24 octobre 1942 il est grièvement blessé en tentant de s'enfuir.
Emprisonné et torturé à Lille puis à Arras.
Condamné à mort le 6 octobre 1943.
Il est fusillé le 1er novembre 1943 (6 mois après son frère). Il avait 21 ans.
René Camphin, colonel FTP dirigeant national de la Résistance qui participa à la Libération de Paris, député communiste du Pas-de-Calais, décédé en 1954, repose ici à côté de ses deux jeunes frères.

Georges SANTERNE
Ouvrier manoeuvre.
Aux jeunesses communistes dès ses 17 ans.
Entré très tôt en clandestinité il participe avec les FTP à 18 attentats et sabotages
Arrêté le 18 septembre 1942 relâché faute de preuves, il est repris, porteur d'armes en septembre 1943 à la cité des cheminots d''Arras
Emprisonné et torturé à Arras.
Il est fusillé le 1er novembre 1943. Il avait 19 ans.

Malgré les années qui passent, nous n'avons pas le droit d'oublier les noms de ces résistants communistes de notre section qui ont péri après d'atroces souffrances dans les camps de la mort ou devant les pelotons d'exécution.

Plus que jamais au contraire, alors que dans notre pays et dans toute l'Europe on voir resurgir et s'organiser les partis d'extrême droite qui ont enfanté le fascisme et le nazisme nous avons le devoir de rappeler le combat héroïque qu'ont mené nos camarades. Ils s'y engagés volontairement en sachant qu'ils risquaient leur vie.

Etre fidèle à leur mémoire aujourd'hui, c'est poursuivre la lutte qu'ils ont menée contre la montée des nationalismes et contre la xénophobie.
Les discours de haine et les actes hostiles à l'encontre des réfugiés, menés chez nous et dans toute l'Europe, par la droite et l'extrême droite, rappellent trop les violences et les massacres qu'ont connu l'Europe, au nom de la pureté de la race ou de l'identité nationale.

Ils visent à détourner contre l'étranger le juste combat du peuple contre ses exploiteurs.

Ne laissons pas se répéter l'histoire et rendre vain le sacrifice de nos camarades.






Le caveau des fusillés et des déportés.
Le caveau des fusillés et des déportés.
Le caveau des fusillés et des déportés.
Le caveau des fusillés et des déportés.

Le caveau des fusillés et des déportés.

Puis hommage à Marc lanvin, cela  fait 48 ans en juin, que Marc est décédé sous les balles des nervis de la droite (ex UDR, nommé LR aujourd'hui)

Il fut lâchement assassiné la veille du second tour des élections législatives, lors d’une tournée de surveillance de l’affichage en faveur du candidat d’union de la gauche Guy MOLLET.

Il avait que 18 ans, il était communiste.

Marc Lanvin quelques jours avant son assassinat

Marc Lanvin quelques jours avant son assassinat

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Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie

19 Septembre 2016, 07:37am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cérémonie d'Hommage aux résistants fusillés sous l'Occupation, organisée par les associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP).

218 camarades fusillés par les nazis dans les fossés de la citadelle d'ARRAS, parmi les 218 fusillés, 70 % étaient communistes et nombres d'entre eux étaient adhérents de la CGT.
De nombreuses organisations (sections du PCF et de la CGT, de la LDH...), des municipalités du département et des consulats ont tenu à s'associer à cet hommage, le parti communiste allemand (DKP) était présent à cette cérémonie.

Le PCF était particulièrement représenté ( beaucoup des fusillés étaient des communistes).

La gerbe de la Fédération PCF du Pas-de-Calais fut déposée par Cathy Apourceau-Poly et Kamel Ben Azouz.

C’est un devoir pour notre génération et celle avenir de se rappeler que, c'est par leur suprême sacrifice qu’ ils nous ont donné une leçon que nous n’avons pas le droit d’oublier, sans trahir leur mémoire.

L'international fut chanté en A cappella par la foule présente a cet hommage

Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie

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Dimanche 18 septembre: Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

17 Septembre 2016, 14:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Chaque année, le PCF du Pas-de-Calais participe à la cérémonie d'hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis dans les fossés de la citadelle d'Arras, en présence des associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP), de nombreuses sections du PCF, de la CGT et de beaucoup d'élus du secteur.

Hervé POLY, premier secrétaire de la Fédération PCF 62,
Cette cérémonie est l'occasion de rendre hommage aux résistants, la plupart communistes, fusillés dans les fossés de la citadelle d'Arras.

La cérémonie d'hommage se déroulera le 18 septembre 2016 à 10h30 place du train de Loos.

La section communiste d'Arras invite la population à rendre hommage à la résistance.

Les communistes de l'Arrageois seront comme chaque année présents à cet hommage.

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Hommage à Georges SÉGUY: Aimé Halbeher rétablit les faits.

26 Août 2016, 16:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Georges Séguy s'adresse aux ouvriers de Renault-Billancourt en 1968

Georges Séguy s'adresse aux ouvriers de Renault-Billancourt en 1968

Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain
Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain

Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain

En mai 1968 Aimé Halbeher est le jeune secrétaire général du syndicat CGT de Renault- Billancourt.

Dans les médias, chez les journalistes et les détracteurs de la CGT la chose est entendue : " Georges Séguy s'est fait hué par les travailleurs à l'ile Seguin".

A force de le répéter depuis plus de 50 ans ils ont fini par y croire ... ou faire semblant.

C'est qu'il s'agit d'abord d'instiller le doute et de dénigrer la principale centrale syndicale de ce pays et de l'affaiblir!

Aimé Halbeher rétablit donc les faits.

Les falsificateurs tiendront-t-ils compte de cette mise au point comme le voudrait le respect des faits et de la réalité ?

**********

Notre camarade Georges Séguy nous a quittés. Son décès provoque la plupart du temps des réactions positives et élogieuses à son égard mais aussi des calomnies inadmissibles. En tant que secrétaire général du syndicat CGT à l’usine Renault-Billancourt en 1968, je tiens à rétablir la vérité sur l’une des nombreuses falsifications de l’histoire qui sont encore reprises par des médias, hommes politiques ou historiens. Elle concerne l’attitude de la CGT et de son secrétaire national G Seguy durant la grande grève qu’à connu la France en mai et juin 1968.

Selon eux, G. Seguy serait venu le 27 mai 1968 chez Renault à Billancourt à la fin des discussions de Grenelle pour appeler à la reprise du travail. Il aurait été hué et sifflé par les grévistes.

Cette grève a concerné 9 millions de salariés. Elle fut victorieuse et elle modifia le rapport des forces social pendant de longues années en faveur des salariés qui en profitèrent pour augmenter le nombre d’acquis sociaux obtenus en 1968.

La première moisson des succès notamment l’augmentation générale des salaires de 10% (+ 35% pour le SMIC), la réduction du temps de travail sans perte de salaire, la reconnaissance du droit syndical dans les entreprises, le paiement des jours de grève, etc… s’est concrétisé au cours des discussions de Grenelle réunissant le 26 et 27 mai les centrales syndicales ouvrières, le gouvernement gaulliste et les dirigeants du patronat.

Lorsque les discussions se sont terminées, il est environ 6h du matin. Je suis informé par les radios du constat des discussions. Nous avions convoqué la totalité des salariés de l’usine à un rassemblement dans l’Ile Seguin pour les informer de ces résultats et décider ensemble de la conduite à tenir concernant notre grève avec occupation qui dure depuis 10 jours. A l écoute des résultats, j’apprécie leurs portées positives pour des millions de salariés notamment dans les PME mais aussi le tremplin qu’ils nous offrent chez Renault pour imposer l’ouverture des discussions sur la plate forme revendicative votée le 17 mai par 25000 salariés lors de leurs décisions d’engager une grève générale avec occupation.

Je prends contact avec mes camarades de la direction du syndicat qui sont unanimes pour estimer que les salariés qui occupent l’usine, eux aussi informés par leurs radios dans les piquets de grève, pensent que le constat de Grenelle avec ses importants acquis mais aussi ses insuffisances ne répondent pas, loin s’en faut, aux exigences formulées par le personnel de Renault Billancourt lors de leur décision d’engager la grève générale.

Quelques exemples parmi d’autres :

-nous demandions que pas un revenu mensuel ne soit inférieur à 1000 frs par mois dans le groupe Renault or, malgré son augmentation de 35 %, le salaire minimum mensuel en France, après Grenelle, atteindra 650 frs

-nous exigions la suppression des contrats provisoires (déjà du CDD !), la suppression des sanctions anti grève sur les primes, la suppression des déclassements en cas de changements de poste et du système de salaire liés à la machine.

Autant de questions très sensibles pour des milliers d’employés et d’ouvriers.Ce n’est pas à Grenelle que l’on pouvait régler cela mais à Billancourt !

Le rassemblement a lieu à 9h du matin. J’apprends que G. Séguy viendra rendre compte du constat de Grenelle avec Benoit Frachon aux 25000 salariés présents. Il n’était évidemment pas question pour eux d’appeler les salariés de Renault à cesser ou poursuivre leur grève.

En les attendant je suis chargé par la direction du syndicat CGT de l’usine, et en accord avec la CFDT et FO de présenter brièvement les principaux résultats de Grenelle que nous connaissions mais surtout de fustiger la direction de l’usine et le gouvernement qui refusent d’ouvrir les discussions. En conséquence, je propose au vote des travailleurs la poursuite de la grève reconductible avec occupation aussi longtemps que ces négociations ne se seront pas tenues.L’immense majorité des salariés présents acclame et vote la poursuite de la grève.

G. Séguy apprend cette décision lors de son arrivée en voiture à Billancourt.

Par conséquent la poursuite de la grève s’est décidée avant l’arrivée de G. Séguy.

Cette décision n’a pas concerné le résultat de Grenelle mais l’obstination de la direction et du gouvernement à refuser toute discussion. Les grandes entreprises, notamment dans l’automobile, Renault, Peugeot, Citroën ne négocieront que vers le 20 juin 1968.

G. Séguy avec B. Frachon présentent aux salariés de Renault les conditions dans lesquelles se sont déroulées les discussions et déplorent au passage, que contrairement à 1936, l’unité syndicale a cruellement fait défaut. G. Séguy précise qu’aucun accord signé n’est intervenu. Il s’agit d’un constat de discussion qu’il faut améliorer dans chaque entreprise.

Il présente les acquis sociaux obtenus sous les applaudissements nourris et les revendications insuffisamment satisfaites ou totalement insatisfaites sous les huées adressées au patronat et au gouvernement.

G Séguy déclare : « il appartient aux travailleurs en France de se prononcer démocratiquement sur la suite à donner à leur grève comme vous venez de le faire tout à l’heure ». En tout cas ajoute t-il, "cette grande et magnifique grève appartient aux travailleurs. Comme nous n’avons pas donné de mot d’ordre de grève générale, il n’est pas question pour nous d’appeler à une quelconque reprise du travail".

Pour ce qui est de la suite de la grève à Renault Billancourt, à Cléon, Le Mans, Flins, Sandouville, il faudra attendre 33 jours de grève pour aboutir à un constat de fin de grève chez Renault améliorant sensiblement les résultats de Grenelle .La reprise du travail fut votée par bulletin à 75 %.

Je crois pour en terminer que ceux qui à droite ou dans la mouvance « gauche caviar » tentent depuis près de 50 ans de salir l’action exemplaire de G. Séguy, feraient mieux de saluer celui qui, avec B. Frachon, a su, dès le début de la grève de mai 68, lui donner un contenu auto gestionnaire et démocratique.

Cette ligne syndicale nationale fut un rempart remarquable face aux tentatives classiques du patronat, de la droite ou de la gauche réformiste d’ourdir des provocations, des tentatives de récupérations pour déposséder la classe ouvrière de la direction de ses grèves et manifestations.

Ce fut encore le cas récemment lors des journées d’action contre la loi El Khomri. Mais la vigilance et l’opiniâtreté des dirigeants de la CGT ont su mettre en échec les instigateurs de provocations et conserver l’énorme sympathie de l’opinion à leur mouvement.

 

Aimé HALBEHER

Le 19 Août 2016

 Hommage à Georges SÉGUY:  Aimé Halbeher rétablit les faits.
 Hommage à Georges SÉGUY:  Aimé Halbeher rétablit les faits.

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Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

23 Août 2016, 14:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Suite à l'article de la voix du nord du 22 août sur les premières exécutions des résistants à la citadelle d'Arras, notre camarade Jacques Kmieciak s'est aperçu d'erreurs historiques,qui de suite en a informé par courrier le rédacteur de cet article. 

Pour la bonne raison, qu'il soit toujours lucratif de rectifier certaines erreurs lorsqu'elles ne disent pas la réalité des évènements

Ci-dessous le courrier de Jacques

À Nicolas André
Journaliste
La Voix du Nord
Arras

Bonjour Monsieur

J'ai lu avec attention l'article que vous avez consacré au Mur des Fusillés ce dimanche.

Contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas Vincent Auriol qui a procédé à l'inauguration du site en juillet 1947. À l'époque, le président de la République s'était déplacé pour simplement rendre un hommage à la résistance, le jour de la présentation à la population du "poteau des fusillés", seul monument symbolique du lieu.

L'inauguration officielle du Mémorial date du 18 septembre... 1949. Elle s'est faite en présence d'Edouard Herriot, président de l'Assemblée nationale. Ce dernier a été conspué par une foule (20 000 personnes) composée pour beaucoup de mineurs de charbon. Nous étions quelques mois après les grèves de l'automne 1948 dans les Mines, qui ont fait l'objet d'une répression sans précédent de la part d'un gouvernement (radicaux et socialistes) décidé à remettre en cause les conquêtes sociales de la Libération. À cette occasion, l'homme fort du PCF et de la CGT dans le Pas-de-Calais, Auguste Lecoeur (ex-maire de Lens), avait formulé un discours très rude à l'encontre du gouvernement stigmatisant notamment sa politique de soutien aux ambitions germano-américaines de remilitarisation de l'Allemagne en vue d'une guerre contre l'URSS.
Pour l'anecdote, Edouard Herriot a quitté la scène sous la protection de la gendarmerie, dans une ambiance pour le moins électrique.

Cordialement
Jacques Kmieciak

Ci dessous l'article de la voix du nord

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

PUBLIÉ LE 22/08/2016

PAR NICOLAS ANDRÉ

Les exécutions des résistants avaient débuté le 21 août 1941. Elles se poursuivront jusqu’au 21 juillet 1944. On compta 218 victimes. Les fossés de la Citadelle deviendront le symbole de la Résistance dans le Pas-de-Calais. Un symbole car bien sûr d’autres exécutions eurent lieu, ailleurs, en mai et juillet 41.

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

​​À la Citadelle, En 1941, quatre résistants sont exécutés, quatre-vingt-treize en 1942, quarante-trois en 1943 et soixante-dix-huit en 1944. Le plus jeune de ces martyrs avait 16 ans et demi, il s’appelait Julien Delval ; le plus âgé avait 69 ans, il s’appelait Henri Quéval. Partisans communistes, personnages influents des mouvements de la Résistance… Leurs sépultures sommaires furent retrouvées à la Libération.

Beaucoup voient les cercueils fournis par la mairie s’entasser dans la cour du Palais Saint-Vaast, ou lisent les sinistres avis à la population évoquant les exécutions, mais aucun Arrageois ne pu s’approcher de la Citadelle avant la Libération et il y eut bien d’autres exécutions ailleurs. Le lendemain de l’arrivée des Anglais, précédés des FFI (le 1er septembre), rue Sainte-Claire, se rassemblent ceux qui veulent rendre hommage aux victimes de la Gestapo. Le cortège se dirige vers la Citadelle. « Le sentier débouche dans un des vastes fossés de la Citadelle encadré par les hauts murs des fortifications », écrit le Docteur Paris (Un demi-siècle de vie arrageoise). « L’un de ses murs est criblé de balles. le sol disparaît sous les hautes herbes d’où émergent quelques tertres avec des noms. Ailleurs la végétation a tout recouvert. À l’extrémité du terrain, un fossé est comblé sur dix mètres environ de terre fraîchement remuée. C’est là qu’ont été déposées les dernières victimes, celle du Bois de Bourlon. On y dépose des gerbes de fleurs ».

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

Le 13 juillet 1947 le poteau des fusillés fut inauguré en présence de Vincent Auriol, président de la République. Le 18 septembre, on rendit un hommage national en présence d’Édouard Herriot et de Guy Mollet.

Organisation macabre

« Vers 16 h 15, arrivait en chantant, venant de la caserne Levis, un groupe de 50 à 60 soldats. Une dizaine d’entre eux allait former le peloton d’exécution. Les condamnés étaient généralement amenés dans une petite camionnette Citroën qui entrait dans le quartier dès lors que le groupe spécial était en place et que tous les civils avaient été évacués. Les condamnés étaient parqués dans une casemate. Vers 17 heures, ils étaient amenés par 5 ou 6 ou individuellement jusqu’à l’enclos en empruntant un couloir souterrain. Ils débouchaient alors dans cette sinistre enceinte et étaient attachés à des poteaux. Une fois la sentence lue, ils étaient fusillés et leurs corps jetés dans de simples cercueils pour être inhumés à quelques pas de là. Une simple planchette numérotée indiquait leurs tombes. Le lendemain, les autorités allemandes remettaient à la mairie d’Arras la liste des exécutés qui mentionnait les âges et les professions ainsi que le grade et le nom du médecin chargé de constater les décès », cite Jean-Claude Fichaux dans son enquête, La prison d’Arras sous l’Occupation.

Les fusillés étaient Français (189), Polonais (15), Belges (5), Soviétiques (3), Portugais (2), Italien (1), Hongrois (1), Tchèque (1), Yougoslave (1). Il appartenait à toutes les catégories sociales : 1 prêtre, 7 enseignants, 10 artisans, commerçants, 11 cultivateurs, 16 employés, fonctionnaires, 10 cheminots SNCF, 33 ouvriers, 130 mineurs. Des communistes en majorité.

Des actes de résistance

La statue du père Halluin cachée. Dès le début de la guerre, les occupants cherchaient à se procurer tous les métaux possibles. Un employé de la ville, Georges Gourdin, déboulonna la statue du père Halluin, place du Wetz-D’Amain. Elle fut cachée dans les caves du Palais-Saint-Vaast où avait été transférée la mairie. La statue fut remise sur son socle après la guerre.

« Sabotage ! ». Le sabotage fut la plus grande hantise des occupants allemands. Relativement clémente, la Wermacht avait cependant du mal à résister aux instances de la SS. Régulièrement, les lignes téléphoniques étaient coupées. Des habitants des campagnes se risquaient à héberger des aviateurs anglais ou des étrangers échappés des camps de prisonniers qui alimentaient l’organisation Todt en main-d’œuvre. Des exécutions ont lieu dès 1941. Le 22 décembre, huit agriculteurs sont fusillés : le maire de Saint-Léger, Constant Misseron, le maire de Gommecourt, Charles Roger, Alexandre Maury et Pierre Ditte de Saint-Léger, Roger Savaux, Alexandre Phalempin et François d’Arras d’Hébuterne, René Édouard, d’Hénin-sur-Cojeul, pour sabotage et détention d’armes.

Pompiers et mineurs pour éviter le STO. Durant l’Occupation, le nombre de pompiers arrageois avait considérablement augmenté. De nombreux jeunes échappaient ainsi au travail obligatoire. D’autres jeunes se font embaucher comme mineurs, deux professions qui les préservaient du STO.

218 ou 217 ? Il y a bien 218 victimes. La 218e plaque a été posée le mai 2005.

 

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La résistante Raymonde Tillon, l'une des 33 premières femmes élues députées en 1945, est morte à l'âge de 100 ans

19 Juillet 2016, 06:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République.

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique).  (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique). (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon, aussi connue sous le nom de Raymonde Nédelec, résistante, déportée à Ravensbrück, est morte, annonce dimanche 17 juillet l'Elysée dans un communiqué. Agée de 100 ans, Raymonde Tillon fut la première députée communiste en 1945. "Députée communiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1951, elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République", rappelle l'Elysée. 

Selon un communiqué de l'Elysée, le président de la République a salué "le parcours exemplaire de cette femme", qui s'était "engagée très jeune dans l'action syndicale et politique". Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a également rendu hommage à "son esprit de liberté, sa soif de justice et sa lutte contre l'arbitraire sous toutes ses formes". Il a rappelé dans un communiqué que la chambre basse avait rendu hommage à ces 33 "combattantes" lors d'une exposition l'an dernier.

"Toutes nous nous disions : enfin !"

Née Raymonde Barbé le 22 octobre 1915 à Puteaux (Hauts-de-Seine), elle avait épousé en 1935 Charles Nédelec, militant communiste, et était devenue députée des Bouches-du-Rhône sous ce nom, avant de se marier en secondes noces avec Charles Tillon, dirigeant du PCF, ministre puis exclu du Bureau politique du PCF en 1952 et mort en 1993. Entrée tôt dans la Résistance, elle avait été arrêtée le 31 mars 1941 et condamnée à vingt ans de travaux forcés par le tribunal maritime de Toulon, selon sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale.

Emprisonnée tour à tour à Marseille, Toulon et Lyon, elle avait été livrée aux Allemands en juin 1944 et déportée d'abord à Sarrebruck puis au camp de Ravensbrück. Affectée dans une usine de guerre de Leipzig, elle avait réussi à s'évader le 20 avril 1945 et à regagner Marseille.

Elle était alors devenue députée. En 2005, elle avait témoigné auprès de l'AFP, rappelant son émotion lors de son élection 60 ans auparavant. "On était émues. Les femmes étaient reconnues comme des citoyennes, en tenant compte de leur travail dans la Résistance", s'était-elle félicitée. "Nous étions de partis différents. Mais toutes nous nous disions : enfin !"

 
Charles et Raymonde Tillon

Charles et Raymonde Tillon

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Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre l’interdiction de la chanson de Craonne

4 Juillet 2016, 18:01pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ma réaction à l’interdiction de la chanson de Craonne lors de la Cérémonie de commémoration des 100 ans de la bataille de la Somme

Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre  l’interdiction de la chanson de Craonne

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels »  Anatole France

Comme de nombreux Français, j’ai été choqué d’apprendre que le Secrétaire d’état chargé des anciens combattants et de la mémoire avait refusé que soit entonnée la « Chanson de Craonne » à l’occasion des commémorations d’une des pires boucheries de la « grande guerre », la bataille de la Somme.

Après avoir refusé de procéder à une réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de la première guerre mondiale le 26 mai dernier, ce nouvel affront sonne comme une insulte de plus pour les descendants des victimes.

J’ai donc envoyé un courrier à Monsieur Jean-Marc Todeschini pour lui rappeler que « la guerre est  l’art de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien.

Je lui indique qu’en censurant cette mémoire, il tente d’effacer l’histoire au plus grand profit des vendeurs de canons qui s’enrichissent dans le business de la mort.

100 ans après ces massacres, il est désormais acquis que la guerre de 1914 aura constitué un véritable massacre de masse avec la mobilisation de 70 millions d’hommes dans le monde, 10 millions de morts, 20 millions de blessés, 640 000 veuves, 760 000 orphelins, 740 000 mutilés. Ces chiffres traduisent un traumatisme à grande échelle dont les stigmates toujours présents sont ravivés par cette décision de censurer cette chanson au nom d’un village du Chemin des Dames qui fut l’objet de combats très violents.

Les « sans dents » et les « pauv’cons » qui ont vu leurs prédécesseurs mourir dans l’enfer des tranchées méritent plus de considération de la part du Gouvernement.

 

 

Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre  l’interdiction de la chanson de Craonne

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Conférence-débat à Arras, le mardi 29 mars 2016

29 Mars 2016, 10:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Mouvement de la Paix d'Arras et les Amis d'Edward Gierek organisent une
conférence-débat autour de l'Affaire de Katyn*, ce mardi 29 mars 2016 à
18h 30 à la Maison des Sociétés à Arras.

En avril 1943, les nazis font état de la « découverte » des corps de 4.500 officiers polonais à Katyn en Russie occupée. En difficulté sur le terrain militaire après la défaite de Stalingrad et cherchant à créer une brèche au sein de la coalition alliée, Joseph Goebbels affirme que les Soviétiques les ont exécutés en 1940.

Le ministre de la Propagande du Reich parvient à ses fins puisque l'URSS qui crie à la manipulation, rompt ses relations diplomatiques avec le gouvernement polonais en exil à Londres favorable à la version nazie des faits.

La liquidation de 15 à 20.000 prisonniers de guerre et civils polonais (connue sous le nom générique de massacre de Katyn) durant la Seconde Guerre mondiale fut
longtemps l'objet de controverses. Les partisans de la thèse de la responsabilité allemande continuent de s'opposer à ceux qui accusent les Soviétiques d'être à l'origine de ce drame.

Les travaux de l'historien américain Grover Furr qui s'appuie sur de récentes fouilles menées dans un charnier en Ukraine et les révélations d'une archéologue
polonaise, tendent à conforter la thèse de la responsabilité nazie...

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Attentats / Bruxelles : « Monstrueux carnage. Solidarité et soutien avec les Belges »

24 Mars 2016, 20:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Communiqué du PCF

La nouvelle des attentats de ce matin à Bruxelles nous frappe toutes et tous de stupeur et d'effroi. A cette heure, le bilan provisoire fait état de 26 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le Parti communiste français (PCF) tient d'abord à exprimer sa profonde peine devant ce monstrueux carnage, et à assurer de toute sa solidarité et de son soutien les familles des victimes, les habitant-e-s de Bruxelles et la population de Belgique tout entière.

Le PCF condamne ces attentats comme tous ceux perpétrés en France, au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique au long de ces dernières années avec le but d'entretenir des situations de violence, de guerre et de déstabilisation.

Les mobiles exacts des assassins ne sont pas encore connus mais l'objectif est évident: par une stratégie de terreur aveugle et inhumaine, ancrer les divisions en Belgique, en Europe, au plan international.

Ce drame appelle plus que jamais à l'inverse à une plus grande solidarité et une détermination politique pour non seulement retrouver et arrêter les meurtriers comme les commanditaires, mais aussi à apporter des réponses politiques durables à ce qui nourrit les filières criminelles qui veulent "importer un climat de guerre" en Europe et qui l'entretiennent partout ailleurs.

La responsabilité de nos gouvernements et de l'UE est de refuser de s'inscrire dans cette logique mais aussi de revoir la logique de leurs politiques internationales qui restent cantonnées à des réponses militaires au détriment des solutions politiques.

Le travail de la police et de la justice pour démanteler les réseaux et filières, pour stopper les donneurs d'ordre et les soutiens sera déterminant, et doit se dérouler dans le respect absolu des droits et libertés, individuelles et collectives, fondamentales, contre tous ceux, à commencer par les commanditaires des attentats, qui veulent les déstabiliser.

Attentats de Bruxelles: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES – déclaration du PC belge (de Wallonie-Bruxelles)

Attentats de Bruxelles/Zaventhem: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES

Face aux lâches crimes commis aujourd’hui à Bruxelles, le Parti communiste exprime toute sa douleur et sa solidarité envers les nombreuses victimes, leurs familles et leurs proches. Sa sympathie va également aux pompiers, ambulanciers, policiers et civils qui ont participé au secours des victimes de ces crimes. Bruxelles ensanglantée, la population du pays, plus unie que jamais, l’accompagne en sa douleur.

Mais la profonde compassion envers les victimes de ces crimes abjects ne doit pas nous faire oublier les graves responsabilités de l’Union européenne et de nos Gouvernements qui se sont inscrits, docilement, dans la politique irresponsable et guerrière des États-Unis et de l’OTAN. Ce sont en effet, ces Gouvernements, y compris celui de notre pays, qui ont apporté leur soutien aux aventures militaires contre la Libye hier et qui continuent à le faire contre la Syrie aujourd’hui même. Utilisant hypocritement le concept « droits de l’homme », ces (ir)responsables politiques en déstabilisant et organisant l’assassinat du chef d’état libyen ont fait de ce pays un réservoir du terrorisme international. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont occupés à essayer de faire exactement la même chose en Syrie aujourd’hui.

C’est pourquoi le Parti communiste estime que la vraie solidarité envers les victimes, le vrai combat contre le terrorisme, commencent par la dénonciation des fauteurs de guerres et des marchands de canons et par le soutien aux dialogues et aux négociations comme instrument de solution des conflits. Pour organiser cette solidarité et ces combats il nous semble plus que jamais urgent d’organiser un puissant mouvement pour la paix.

Bruxelles, le 22 mars 2016,

Le Bureau Politique du Parti Communiste

 
 
 
 

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hommage à Rino Della Negra et César Luccarini

23 Février 2016, 18:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 hommage à Rino Della Negra et César Luccarini
 hommage à Rino Della Negra et César Luccarini

Les militants communistes rendaient hommage hier à Rino Della Negra et César Luccarini, deux des martyrs du groupe Manouchian natifs de Vimy et Pont-à-Vendin fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. 

En présence d'Hervé Poly, secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais et de plusieurs élus et militants des sections d'Arras, Avion, Lens, Grenay, Courrières et Hénin-Beaumont, les communistes ont rendu hommage aux FTP-MOI du groupe Manouchian en déposant des gerbes de fleurs au pied des plaques rendant hommage à Rino Della Negra et César Luccarini. 

Je mets en ligne ci-dessous le texte de mon intervention prononcée lors de l'hommage à Rino Della Negra, à Vimy. 

 

Il y a 72 ans, le 21 février 1944, 22 résistants étaient fusillés au Mont-Valérien. La 23ème était une femme, la Roumaine Olga Bancic. Torturée, elle est envoyée en Allemagne où elle est décapitée à la hache dans la cour de la prison de Stuttgart.

Ces 23 résistants étaient membres d’un des plus célèbres groupes de résistance, le groupe FTP-MOI « Manouchian ».

Avant la guerre, la MOI, Main d’Œuvre Immigrée, auparavant appelée Main d’Œuvre Etrangère, rassemblait les travailleurs immigrés syndiqués à la CGTU. A la pointe de la lutte contre les expulsions de travailleurs étrangers avec quelqu’un comme Thomas Olszanski, déchu de sa nationalité pour fait de grève et expulsé en 1934, la section Main d’Œuvre Immigrée joue un rôle important pendant la guerre d’Espagne pour soutenir les Républicains espagnols et s’engage très tôt dans la Résistance.

En 1943, sous la direction de Joseph Epstein et du poète arménien Missak Manouchian, les FTP-MOI mènent une véritable guérilla urbaine avec 92 attentats à Paris pour les six premiers mois de 1943.
 
Sur ces 92 attentats, 31 sont à mettre à l’actif du 3ème détachement FTP-MOI de la région parisienne, le « détachement italien », qui comptait de nombreux militants dont les familles avaient fui le fascisme, comme Rino Della Negra.

Rino Della Negra est né à Vimy en 1923 de parents italiens qui ont ensuite déménagé en 1926 à Argenteuil en région parisienne où Rino Della Negra a travaillé en usine. Passionné de football, Rino Della Negra jouait au Red Star Olympique.

Réquisitionné pour le STO en 1942, il s'est engagé dans la clandestinité au sein du groupe FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian et a participé à de nombreuses attaques contre l'occupant allemand.
Le 7 juin 1943, Rino Della Negra participe à l’exécution du général Von Apt. Le 10 juin 1943, il participe à l’attaque du siège central du parti fasciste italien. Le 23 juin 1943, il participe à l’attaque de la caserne Guynemer à Rueil-Malmaison. Le 12 novembre 1943, il est blessé lors d’une attaque visant des convoyeurs de fonds allemands.

A la mi-novembre 1943, 68 membres des FTP-MOI de la région parisienne sont arrêtés à la suite de l’enquête menée par la brigade spéciale n°2 des Renseignements Généraux.

Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés, dont Manouchian, en présence des journalistes de la presse collaborationniste qui dénoncent le    « cynisme » des accusés, c'est-à-dire le fait qu'ils assument pleinement les attentats qu'ils ont commis. Parmi eux, 10 sont sélectionnés pour la composition de l'Affiche rouge, où apparaît l'expression « l'armée du crime ». Le tribunal prononce 23 condamnations à mort.

Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription :           « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».
Conçue pour convaincre l'opinion publique que les résistants étaient de dangereux terroristes étrangers, l'affiche rouge a complètement manqué son but : en ce début de 1944, alors que le sort de la guerre tournait partout en faveur des Alliés, l'Affiche rouge était la preuve que des jeunes, des ouvriers, des étrangers étaient prêts à sacrifier leur vie pour délivrer la patrie de la tyrannie nazie.
La nuit, comme l'écrit Aragon dans son poème mis en musique par Léo Ferré, à côté de l'Affiche rouge, fleurissaient des inscriptions « Mort pour la France ».

Dans le Pas-de-Calais, on s'en souvient !

A l’heure où l’Assemblée nationale débat de la « déchéance de nationalité », le destin des martyrs du groupe Manouchian illustre que la République n’est pas une question de nationalité, de couleur de peau ou d’ancêtres gaulois, mais de valeurs, les valeurs de travail, de solidarité, de fraternité pour lesquelles s’est battu Rino Della Negra.

A l’heure où les idées de haine se diffusent comme un poison, où l’on organise des manifestations à Calais contre les migrants, des manifestations « islamophobes » en Allemagne et qu’aux Etats-Unis, le principal candidat du parti républicain veut construire un mur infranchissable entre les Etats-Unis et le Mexique, nous sommes tentés de nous dire que notre monde devient fou.   

Plus que jamais, c’est un devoir pour nous, militants communistes, de préserver la mémoire de ces héros de l'ombre qui ont payé de leur vie leur combat pour la Liberté.
Souvenons-nous des paroles d’Aragon, souvenons-nous de Rino Della Negra :

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Je vous remercie de votre attention.

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PCF Arras: A Vimy et Pont-à-Vendin, hommage aux martyrs du groupe Manouchian

20 Février 2016, 09:38am

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PCF Arras: A Vimy et Pont-à-Vendin, hommage aux martyrs du groupe Manouchian

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A Vimy et Pont-à-Vendin, l'ARAC rendra hommage aux martyrs du groupe Manouchian

20 Février 2016, 09:20am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 21 février1944 Rino Della Negra, natif de Vimy et César Luccarini, de Pont-à-Vendin, résistants FTP-MOI du groupe Manouchian étaient fusillés par les nazis au Mont-Valérien.

A Vimy et Pont-à-Vendin, l'ARAC rendra hommage aux martyrs du groupe Manouchian

La fédération du Pas de Calais de l'Association Républicaine des Anciens Combattants

appelle à participer à l'HOMMAGE à leur mémoire qui aura lieu :

Le dimanche 21 février à 10H00

devant la plaque dédiée à Rino DELLA NEGRA

à VIMY, rue Rouget de L'Isle

et à 10H45

devant la plaque de la rue César LUCCARINI

à PONT-A-VENDIN, face à la gare

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1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

4 Novembre 2015, 06:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort
1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

Les communistes de l'Arrageois ont honoré leurs camarades résistants disparus, en  affirmant que les communistes de la section de l'Arrageois sont décidés à continuer leur combat pour une société plus juste.

Arras a payé un lourd tribut dans le  combat contre l’occupant durant la Seconde Guerre mondiale.  Cinquante-huit  Arrageois ont été fusillés ou ont péri dans les camps de la mort .  Trente-six  d’entre eux  étaient membres de la section communiste d’Arras.

c'est par la lecture de l'intervention préparée par Christian Lescureux (excusé de son absence) que  le secrétaire de section René Chevalier rendit hommage et prononça les noms des 36 camarades résistants  fusillés et morts dans d’atroces souffrances.

voici le texte et les noms des 36 camarades.

 

HOMMAGE A NOS 36 CAMARADES RESISTANTS FUSILLES

OU EXTERMINES DANS LES CAMPS DE LA MORT

 

Dans ce Caveau des Fusillés reposent les dépouilles des six résistants communistes fusillés sous l’Occupation allemande : Maurice et Paul Camphin, Robert Clipet, François Lambert, Georges Louchet et Georges Santerne. Les a rejoint dans cette tombe, René Camphin, colonel de la Résistance, député communiste élu à la Libération et brutalement décédé en 1953.

 

Comme chaque année, en ce 1er novembre, nous venons rendre hommage à ces camarades. Et évoquer la mémoire de l'un d'entre eux.

 

Robert CLIPET est né le 30 novembre 1896, à Etréchy en Seine et Oise

Ancien combattant de la première guerre mondiale, militant il fut militant communiste dans les années trente. Architecte il vint s'installer à ARRAS, son épouse étant employée à la préfecture.

Selon des sources policières il eut la responsabilité, avec Jules Warret, du parti communiste clandestin d'Arras en 1943.

Il effectua des transports d'armes, hébergea des clandestins sous le pseudonyme de «Jacques » et fut l'organisateur du «Front National » à Arras

Il fut arrêté par la police française et la Gestapo le 2 août 1943.

Blessé lors de son arrestation, il fut emprisonné à la Maison d’arrêt St Nicaise à Arras.

Torturé, il s’est pendu dans la nuit du 2 au 3 août dans sa cellule.

Déclaré fusillé par les autorités allemandes, il fut enterré dans les fossés de la citadelle d’Arras le 3 août 1944.

Cette année 2015 est aussi celle du 70 anniversaire de la Paix et de la terrible découverte des camps d'extermination dans lesquels les nazis persécutèrent et firent périr des millions d'êtres humains.

UNE PLAQUE DE MARBRE RAPPELLE QUE 30 DE NOS CAMARADES ONT PERI DANS CES CAMPS APRES D'INDICIBLES SOUFFRANCES.

Les derniers témoins de cette époque disparaissant, le souvenir de ces martyrs qui ne connaîtront jamais de sépulture s'efface peu à peu.

C'est notre devoir de rappeler qui étaient ces militants hommes et femmes qui participèrent au prix de leur vie au combat pour la libération de leur patrie.

Ce sont plus de cinquante résistants communistes de la section d’Arras qui ont été  condamnés par le tribunal militaire d’Arras ou par la Cour spéciale de Douai.

Ils ont connu la prison, les travaux forcés ou la déportation.

Une dizaine d’entre celles et ceux qui ont séjourné dans les camps de la mort en Allemagne  en sont heureusement revenus et ont pu témoigner des terribles souffrances endurées.

 

SOUVENONS-NOUS AUJOURD'HUI DE NOS TRENTE CAMARADES

HEROS DE LA RESISTANCE

EXTERMINES  DANS LES CAMPS DE LA MORT

 

 

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

NOS TRENTE CAMARADES 

DE LA SECTION COMMUNISTE D'ARRAS

MORTS EN DEPORTATION

 

BIENFAIT Fernand

Né le 20 février 1920 à Abbeville (Somme). 

Demeurait 20 rue Estenne Cauchy à St Laurent-Blangy

Parti de la prison cellulaire de Cuincy vers Paris-Nord le 18 mai 1943 enchaîné pieds et mains, puis transféré à de la centrale de Poissy à Compiègne le 28 février 1944 puis  jusqu'au camp de Mauthausen, en Autriche.

Décédé le 27 mai 1944 au camp annexe de Gusen. (NN)

BLONDEL Louis  

Ouvrier galvanisateur à l'Application électrique 

Demeurait 57 Bd Faidherbe à Arras 

Né le 13 août 1889 à Caudebec- les-Elbeuf (Seine-Maritime).

Fils de Alphonse et Maisonnier Alexandrine, époux de Seux Reine Marguerite. 

Incarcéré à la prison St Nicaise à Arras le 29 décembre 1943

Transféré à la prison St Gilles à Bruxelles et déporté le 24 mars 1944 ; transféré dans plusieurs camps dont celui de Gross-Rosen  

Décédé le 11 mars  1945 au camp de  Mauthausen (NN)

                                                            BUQUET Jules

Cheminot 

Demeurait rue de la briqueterie à Achicourt 

Né le 1er mai 1914 à Maisnil (Pas-de-Calais)

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.

Parti de la  prison St Nicaise d'Arras le 13 avril 1944 pour Essen puis les camps de Esteregen et Gross-Rosen

Décédé en décembre 1944 à Gross-Rosen. (NN)

CORMIER Joseph      

Cheminot, 

demeurait 11 rue Walker, cité Ronville à Arras 

Né le 1er juillet 1891 à St Senoux (Ile et Vilaine), fils de Pierre et de Judith Filly, allié à Dehay Blanche.

Transféré à la prison St Gilles de Bruxelles puis déporté le 24 mas 1944. 

Présumé décédé lors du bombardement de la prison de Essen le 26 mars 1944.(NN)

CREPIN Hubert

Cheminot

Demeurait 82 rue avenue de la République à Beaurains

Né le 31 mars 1885 à Achiet-le-Petit

Pris lors de la rafle des 43 cheminots d'Arras le 29 décembre 1943 à 4 h du matin. 

Transféré à la prison St Gilles de Bruxelles et déporté le 24 mars 1944.
Tué avec 20 autres déportés lors du bombardement de la gare d'Essen le 2 mars 1944( NN) 

CUVELIER

Employé de mairie, 

demeurait 27 rue de l’Egalité à Arras, cousin de Paul et Maurice Camphin 

FTP entré dans l'illégalité, arrêté par la feldgendarmerie le 1er août 1944 à Vitry en Artois. 

Détenu et torturé à la prison St Nicaise à Arras.

Transféré à la prison de Loos-les-Lille le 29 août 1944, et embarqué , juste avant la Libération, dans le « dernier train de Loos », pour le camp de Sachsenhausen puis transféré à Kochendorf, le 5 octobre 1944, 

décédé le 20 mars 1945 au camp de Bergen-Belsen. 

DARRAS Emile

Cheminot

Demeurait 50 rue du Labyrinthe cité du Petit Bapaume à Achicourt 

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.
Parti de la Prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944. 

Décédé lors du bombardement de la prison d'Essen le 26 mars 1944 (NN)

DELIS Marcel

Ouvrier à l'Application électrique

Demeurait 70 rue Etienne Dolet à Achicourt 

Né le 22 juillet 1907 à Arras

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé le 9 février 1945 au camp de Gross-Rosen (NN)

 

 

DEPOORTERE Claire 

Ouvrière de Bonneterie

Demeurait rue Ronville à Arras

Née dans le Cher en 1916, dans une famille de St-Nicolas les Arras alors réfugiée de guerre. 

Epouse Dametz.

Arrêtée le 3 novembre 1943 elle  fut inculpée de transport d' armes et d'hébergement de résistants, incarcérée à la prison de Cuincy et torturée. 

Elle mourut dans sa cellule le 18 mai 1944 sous les coups ses bourreaux

DESAILLY Jean-Baptiste 

Demeurait 69 rue du Gal Barbot à St-Laurent-Blangy 

Né le 17 septembre 1911 à Loos-en-Gohelle

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1943

Décédé lors du bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

         DIEU Charles                       

Coiffeur 

Demeurait 2 rue Thiers à Arras

Né le 28 mai 1900 à Roeux, 

fils de Emile (cabaretier) et Marie Choquet (cabaretière), époux de Roaux Jeannne.

Parti de St Gilles le 24 mars 1944. 

Décédé le 28 mars 1945 à Buchenwald. (NN)  

                                                                           DIEU Eugène

Demeurait rue de la Brasserie à Fampoux

Né le 3 mars 1890 à Fampoux

Parti le 4 avril 1944  de la prison de Loos à celle de St Gilles à Bruxelles puis en Silési

Décédé le 1er mars 1945 à Nordhausen (NN)

DUBOIS Jules

Ouvrier bonnetier

Demeurait à Agny

Né le 9 novembre 1907 à Agny

Déporté le 12 février 1944 de la prison St Gilles à Bruxelles

Déporté au camp de Gross-Rosen  puis à Dora

Décédé à une date inconnue, probablement lors de l'évacuation du camp.(NN)

 

ETIENNE Jean

Cheminot

Demeurait 15 rue du Labyrinthe à Achicourt

né le 17 février 1899 à Camiers (Pas-de-Calais)

Pris dans la rafle des  43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.

Déporté  le 24 mars 1944 de la prison St Gilles à Bruxelles 

Décédé dans la bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944.(NN)

          FRANCOIS André             

Demeurait 53 rue de Bapaume à Arras

Né le 25 novembre 1905 

LEGRAND Alfred

Demeurait rue de l'Espagne à Agny 

Incarcéré à la prison de Cuincy 

Décédé lors du bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

         LEGRAND Philibert       

Demeurait 154 cité des Fleurs à Arras 

Né le 4 avril 1901 à  Savy-Berlette

Parti  de la prison St Gilles à Bruxelles le 13 mars 1943. 

Décédé le 1er décembre 1944 à Gross-Rosen ( NN)

          PAQUEREAU Jean-Baptiste      

 Salarié à l’Application électrique à Arras,  

Demeurait 93 rue Méaulens à Arras

Né le 28 juillet 1984 à Gesté (Maine et Loire)

Parti de St Gilles le 24 mars 1944. 

     QUIDE Marcel Jules         

Demeurait 17 rue des Trois Filloires à Arras 

Né le 27 juin 1912 à Sus-St-Léger. Fils de Léon et Aline Wagon. Allié à Thermoz-Lorcière.

Parti de St Gilles, déporté le 13 avril 1944

Présumé décédé le 20 décembre 1944 au camp de Gross-Rosen (NN)

 

 

ROBAERT Edmond

Cheminot 

Demeurait 48 rue du Labyrinthe à Achicourt

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé dans la bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

SELAME Michel

Demeurait 6 rue Anatole France à Achicourt

 

   SIMON Charles        

Demeurait  34 rue Stephenson à Arras 

Né le 16 avril 1913 à Agny

Parti de St Gilles en mars 1944. Au camp de Gross-Rosen 

Décédé en février 1945 (NN)

SOUART Edmond

Cheminot

Demeurait 4 rue du labyrinthe à Achicourt

Né le 15 novembre 1908 à Doullens (Somme)

Pris dans la rafle de 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé dans le bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

      VERGER Louis Marie Joseph       

Demeurait 40 rue Emile Zola à Arras 

Né le 15 janvier 1896 à St-Jont ( Mayenne). 

Fils de Baptiste et de Clotilde Sandeau, époux de Flament Louis, briquetière.

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24  mars 1944. 

Décédé le 11 décembre 1944 à Gross-Rosen (NN)

WARRET Berthe 

Epouse de Jules Warret ouvrier mineur 

Demeurait à Arras

Née à Barly le 6 juin 1904.

Agent de liaison des FTP du secteur Arras/Bapaume/ Hesdin  elle transporte des armes et de la dynamite. Arrêtée le 27 août 1943 par la brigade des renseignements généraux d’Arras ainsi que sa fille Jeanne  âgée de 20 ans. Incarcérées à Arras puis à Douai, elles sont toutes deux torturées. Condamnée à mort  par le tribunal militaire d’Arras le 27 janvier 1944  elle est  transférée au bagne pour femmes de Cottbus, puis à Berlin où elle sera décapitée le 1er septembre 1944,  jour de la libération d’Arras.  

Sa fille Jeanne déportée sera libérée en mai 1945 mais très affaiblie, elle mourra bientôt des suites de ses souffrances.

Quand la plaque sur le caveau des Fusillés au Cimetière d’Arras  fut gravée on ignorait encore le sort de Berthe Warret.   

                         Merci aux camarades qui pourront compléter ces notices

 

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

Témoignages de rescapés

...Nous étions en gare de Mauthausen au petit matin par un temps froid et glacial et sous la neige. Au cours du voyage les SS nous avaient fait ôter nos vêtements qui furent triés dans un wagon prévu à cet effet. Ils nous firent descendre des wagons dans notre plus grande nudité. Nos vêtements jetés en tas épars sur la neige, c'est là qu'il nous fallut sous la menace de la trique  des coups de crosse des SS et des morsures de leurs chiens, nous précipiter pour trouver de quoi nous vêtir. Pour arriver à la forteresse, nous dûmes  marcher pieds nus à travers champs.

Un  véritable calvaire.

Ceux qui tombaient exténués étaient aussitôt exécutés par les SS.

 

A la prison de Cuincy, avant le départ pour l'Allemagne, interrogatoire à coups de matraques et de coups de poing. A la deuxième séance de torture les bourreaux m'écrasent les jointures et pendant huit jours je n'ai pas pu me servir de mes mains , mangeant à la gamelle comme un chien. Transféré à St Nicaise à Arras nous étions 30 dans une cellule de 12 m sur 4. Un bidon vide de fuel servait de wc. Pour se laver une boîte de conserve. 

 

Réveil à 4 h . Appel, contre-appel dans l'obscurité. Départ 5 h 30 pour la mine de sel avec l'encadrement des SS et de leurs chiens. Il y a moins 25 à moins 30 degrés. Le travail est continu par deux équipes de douze heures. La nourriture est réduite

à 125 g de pains-sciure et 20 g de margarine, extraite de la houille, une soupe à 13 h (mais il n'y a que 50 gamelles pour 100 hommes).

 

Faim ! Soif ! Sommeil et froid ! Nous avons supporté tout cela, mais le plus horrible, c'est le souvenir de ces milliers de d'hommes et de femmes tués comme des bêtes au bord de la route parce qu'il n'avaient plus la force de marcher.

 

                                                                                                                       Christian Lescureux

                                                                                        

 

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LENY ESCUDERO, UN PEU PLUS QU'UNE «AMOURETTE»

9 Octobre 2015, 19:38pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le chanteur et compositeur engagé Leny Escudero est décédé vendredi à 82 ans, a-t-on appris auprès de son épouse.

Leny Escudero, de son vrai nom Joaquim Escudero, est mort «des suites d’une insuffisance respiratoire aiguë», a-t-elle indiqué.

Il était devenu célèbre dans les années 60 et 70 avec des titres comme "Pour une amourette" et "Ballade à Sylvie".

Communiste dans l’âme, il n’avait jamais totalement accepté les règles du show-business.

On lui doit également des chansons comme «A malypense», «Parce que tu lui ressembles», «Vivre pour des idées», «Le bohémien», «Petite mère», «La malvenue», «Le vieux Jonathan», «Le siècle des réfugiés» ou «Le cancre».

De son vrai nom Joaquim Escudero, il naît à Espinal (province espagnole de Navarre), le 5 novembre 1932.

Ses parents d’origine gitane, républicains espagnols, quittent le pays ravagé par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient d’abord dans la Mayenne, ensuite à Paris.

Des enfants migrants qui arrivent aujourd’hui en Europe, certains deviendront avocat, footballeur, député, chirurgien. Ou chanteur comme le petit Joaquin Leny Escudero

Leny grandit à Belleville, à Paris. Après son certificat d’études, il exerce divers métiers, notamment ceux de terrassier et de carreleur.

En 1962, coup d’essai, coup de maître: «Pour une amourette» fait de lui une vedette. La télé s’entiche de cet artiste différent aux cheveux longs, à la voix prenante et sincère.

Son album «Escudero 71», sorti en 1971, reçoit le prix de L’Académie Charles Cros.

Leny resté humble et humain.  

Il à parcouru pendant de longue année les avenues de la fête de l'humanité, fête de l'humain qu'il aimé tant.

Il se produit sur scène avec un succès mitigé d’abord, puis réel au fur et à mesure qu’il persévère.

Après la tournée «Age tendre» et un nouvel Olympia (2007) qui fut un triomphe, «le poète troubadour» revient à ses premières amours: la scène et la communion avec le public.

Il a effectué quelques apparitions dans des films et des séries télévisées, et participé à des bandes originales de films.

Leny Escudero, père de trois enfants, résidait dans l’Eure. Il venait de publier cette année le deuxième tome de sa biographie, «Le début...la suite...la fin».

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Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras

21 Septembre 2015, 16:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
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CLAUDE CABANES EST DECEDE

28 Août 2015, 17:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CLAUDE CABANES EST DECEDE

Claude Cabanes, ancien rédacteur en chef de l'Humanité de 1984 à 2000, est décédé mardi à l'âge de 79 ans des suites d'un cancer ont annoncé son fils et Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.

"Pour nous, c'est une des grandes figures de l'Humanité qui part. C'était une voix et un style particulier. Il ciselait les mots et les utilisait comme des armes, au bon sens du terme", a Patrick Le Hyaric à propos de cet homme "chaleureux, très cultivé et toujours à l'affût de l'information".

Passionné par les mots et l'écrit en général, Claude Cabane était devenu en 2000 éditorialiste et chroniqueur. Il avait publié un livre d'inspiration autobiographique, "Le Siècle dans la peau" (2005) et un "Eloge de la vulgarité" (2011).

Né le 29 avril 1936 à Toulouse (Haute-Garonne), Claude Cabanes, licencié en droit, adhère au PCF en 1962, au lendemain de la guerre d'Algérie qui l'a profondément révolté.

Il entre en 1971 comme rédacteur à l'Humanité-Dimanche, dont il sera successivement chef du service culturel (1973), adjoint au chef du service politique (1975), puis rédacteur en chef adjoint (1976).

Deux ans plus tard, il assume les mêmes fonctions au quotidien l'Humanité, avant d'être nommé fin 1981 chef du service culturel des deux publications.

En 1984, Claude Cabanes remplace René Andrieu comme rédacteur-en-chef.

Il assume cette fonction durant seize ans.

la vidéo ci-dessous n'a pas pris une ride depuis 1989 quand Claude Cabanes, détaillait la responsabilité du journalisme dans la montée du racisme et de l'antisémitisme dans la banalisation de Le Pen et son f-haine.

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