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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie

19 Septembre 2016, 07:37am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cérémonie d'Hommage aux résistants fusillés sous l'Occupation, organisée par les associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP).

218 camarades fusillés par les nazis dans les fossés de la citadelle d'ARRAS, parmi les 218 fusillés, 70 % étaient communistes et nombres d'entre eux étaient adhérents de la CGT.
De nombreuses organisations (sections du PCF et de la CGT, de la LDH...), des municipalités du département et des consulats ont tenu à s'associer à cet hommage, le parti communiste allemand (DKP) était présent à cette cérémonie.

Le PCF était particulièrement représenté ( beaucoup des fusillés étaient des communistes).

La gerbe de la Fédération PCF du Pas-de-Calais fut déposée par Cathy Apourceau-Poly et Kamel Ben Azouz.

C’est un devoir pour notre génération et celle avenir de se rappeler que, c'est par leur suprême sacrifice qu’ ils nous ont donné une leçon que nous n’avons pas le droit d’oublier, sans trahir leur mémoire.

L'international fut chanté en A cappella par la foule présente a cet hommage

Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie

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Dimanche 18 septembre: Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

17 Septembre 2016, 14:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Chaque année, le PCF du Pas-de-Calais participe à la cérémonie d'hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis dans les fossés de la citadelle d'Arras, en présence des associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP), de nombreuses sections du PCF, de la CGT et de beaucoup d'élus du secteur.

Hervé POLY, premier secrétaire de la Fédération PCF 62,
Cette cérémonie est l'occasion de rendre hommage aux résistants, la plupart communistes, fusillés dans les fossés de la citadelle d'Arras.

La cérémonie d'hommage se déroulera le 18 septembre 2016 à 10h30 place du train de Loos.

La section communiste d'Arras invite la population à rendre hommage à la résistance.

Les communistes de l'Arrageois seront comme chaque année présents à cet hommage.

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Hommage à Georges SÉGUY: Aimé Halbeher rétablit les faits.

26 Août 2016, 16:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Georges Séguy s'adresse aux ouvriers de Renault-Billancourt en 1968

Georges Séguy s'adresse aux ouvriers de Renault-Billancourt en 1968

Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain
Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain

Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain

En mai 1968 Aimé Halbeher est le jeune secrétaire général du syndicat CGT de Renault- Billancourt.

Dans les médias, chez les journalistes et les détracteurs de la CGT la chose est entendue : " Georges Séguy s'est fait hué par les travailleurs à l'ile Seguin".

A force de le répéter depuis plus de 50 ans ils ont fini par y croire ... ou faire semblant.

C'est qu'il s'agit d'abord d'instiller le doute et de dénigrer la principale centrale syndicale de ce pays et de l'affaiblir!

Aimé Halbeher rétablit donc les faits.

Les falsificateurs tiendront-t-ils compte de cette mise au point comme le voudrait le respect des faits et de la réalité ?

**********

Notre camarade Georges Séguy nous a quittés. Son décès provoque la plupart du temps des réactions positives et élogieuses à son égard mais aussi des calomnies inadmissibles. En tant que secrétaire général du syndicat CGT à l’usine Renault-Billancourt en 1968, je tiens à rétablir la vérité sur l’une des nombreuses falsifications de l’histoire qui sont encore reprises par des médias, hommes politiques ou historiens. Elle concerne l’attitude de la CGT et de son secrétaire national G Seguy durant la grande grève qu’à connu la France en mai et juin 1968.

Selon eux, G. Seguy serait venu le 27 mai 1968 chez Renault à Billancourt à la fin des discussions de Grenelle pour appeler à la reprise du travail. Il aurait été hué et sifflé par les grévistes.

Cette grève a concerné 9 millions de salariés. Elle fut victorieuse et elle modifia le rapport des forces social pendant de longues années en faveur des salariés qui en profitèrent pour augmenter le nombre d’acquis sociaux obtenus en 1968.

La première moisson des succès notamment l’augmentation générale des salaires de 10% (+ 35% pour le SMIC), la réduction du temps de travail sans perte de salaire, la reconnaissance du droit syndical dans les entreprises, le paiement des jours de grève, etc… s’est concrétisé au cours des discussions de Grenelle réunissant le 26 et 27 mai les centrales syndicales ouvrières, le gouvernement gaulliste et les dirigeants du patronat.

Lorsque les discussions se sont terminées, il est environ 6h du matin. Je suis informé par les radios du constat des discussions. Nous avions convoqué la totalité des salariés de l’usine à un rassemblement dans l’Ile Seguin pour les informer de ces résultats et décider ensemble de la conduite à tenir concernant notre grève avec occupation qui dure depuis 10 jours. A l écoute des résultats, j’apprécie leurs portées positives pour des millions de salariés notamment dans les PME mais aussi le tremplin qu’ils nous offrent chez Renault pour imposer l’ouverture des discussions sur la plate forme revendicative votée le 17 mai par 25000 salariés lors de leurs décisions d’engager une grève générale avec occupation.

Je prends contact avec mes camarades de la direction du syndicat qui sont unanimes pour estimer que les salariés qui occupent l’usine, eux aussi informés par leurs radios dans les piquets de grève, pensent que le constat de Grenelle avec ses importants acquis mais aussi ses insuffisances ne répondent pas, loin s’en faut, aux exigences formulées par le personnel de Renault Billancourt lors de leur décision d’engager la grève générale.

Quelques exemples parmi d’autres :

-nous demandions que pas un revenu mensuel ne soit inférieur à 1000 frs par mois dans le groupe Renault or, malgré son augmentation de 35 %, le salaire minimum mensuel en France, après Grenelle, atteindra 650 frs

-nous exigions la suppression des contrats provisoires (déjà du CDD !), la suppression des sanctions anti grève sur les primes, la suppression des déclassements en cas de changements de poste et du système de salaire liés à la machine.

Autant de questions très sensibles pour des milliers d’employés et d’ouvriers.Ce n’est pas à Grenelle que l’on pouvait régler cela mais à Billancourt !

Le rassemblement a lieu à 9h du matin. J’apprends que G. Séguy viendra rendre compte du constat de Grenelle avec Benoit Frachon aux 25000 salariés présents. Il n’était évidemment pas question pour eux d’appeler les salariés de Renault à cesser ou poursuivre leur grève.

En les attendant je suis chargé par la direction du syndicat CGT de l’usine, et en accord avec la CFDT et FO de présenter brièvement les principaux résultats de Grenelle que nous connaissions mais surtout de fustiger la direction de l’usine et le gouvernement qui refusent d’ouvrir les discussions. En conséquence, je propose au vote des travailleurs la poursuite de la grève reconductible avec occupation aussi longtemps que ces négociations ne se seront pas tenues.L’immense majorité des salariés présents acclame et vote la poursuite de la grève.

G. Séguy apprend cette décision lors de son arrivée en voiture à Billancourt.

Par conséquent la poursuite de la grève s’est décidée avant l’arrivée de G. Séguy.

Cette décision n’a pas concerné le résultat de Grenelle mais l’obstination de la direction et du gouvernement à refuser toute discussion. Les grandes entreprises, notamment dans l’automobile, Renault, Peugeot, Citroën ne négocieront que vers le 20 juin 1968.

G. Séguy avec B. Frachon présentent aux salariés de Renault les conditions dans lesquelles se sont déroulées les discussions et déplorent au passage, que contrairement à 1936, l’unité syndicale a cruellement fait défaut. G. Séguy précise qu’aucun accord signé n’est intervenu. Il s’agit d’un constat de discussion qu’il faut améliorer dans chaque entreprise.

Il présente les acquis sociaux obtenus sous les applaudissements nourris et les revendications insuffisamment satisfaites ou totalement insatisfaites sous les huées adressées au patronat et au gouvernement.

G Séguy déclare : « il appartient aux travailleurs en France de se prononcer démocratiquement sur la suite à donner à leur grève comme vous venez de le faire tout à l’heure ». En tout cas ajoute t-il, "cette grande et magnifique grève appartient aux travailleurs. Comme nous n’avons pas donné de mot d’ordre de grève générale, il n’est pas question pour nous d’appeler à une quelconque reprise du travail".

Pour ce qui est de la suite de la grève à Renault Billancourt, à Cléon, Le Mans, Flins, Sandouville, il faudra attendre 33 jours de grève pour aboutir à un constat de fin de grève chez Renault améliorant sensiblement les résultats de Grenelle .La reprise du travail fut votée par bulletin à 75 %.

Je crois pour en terminer que ceux qui à droite ou dans la mouvance « gauche caviar » tentent depuis près de 50 ans de salir l’action exemplaire de G. Séguy, feraient mieux de saluer celui qui, avec B. Frachon, a su, dès le début de la grève de mai 68, lui donner un contenu auto gestionnaire et démocratique.

Cette ligne syndicale nationale fut un rempart remarquable face aux tentatives classiques du patronat, de la droite ou de la gauche réformiste d’ourdir des provocations, des tentatives de récupérations pour déposséder la classe ouvrière de la direction de ses grèves et manifestations.

Ce fut encore le cas récemment lors des journées d’action contre la loi El Khomri. Mais la vigilance et l’opiniâtreté des dirigeants de la CGT ont su mettre en échec les instigateurs de provocations et conserver l’énorme sympathie de l’opinion à leur mouvement.

 

Aimé HALBEHER

Le 19 Août 2016

 Hommage à Georges SÉGUY:  Aimé Halbeher rétablit les faits.
 Hommage à Georges SÉGUY:  Aimé Halbeher rétablit les faits.

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Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

23 Août 2016, 14:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Suite à l'article de la voix du nord du 22 août sur les premières exécutions des résistants à la citadelle d'Arras, notre camarade Jacques Kmieciak s'est aperçu d'erreurs historiques,qui de suite en a informé par courrier le rédacteur de cet article. 

Pour la bonne raison, qu'il soit toujours lucratif de rectifier certaines erreurs lorsqu'elles ne disent pas la réalité des évènements

Ci-dessous le courrier de Jacques

À Nicolas André
Journaliste
La Voix du Nord
Arras

Bonjour Monsieur

J'ai lu avec attention l'article que vous avez consacré au Mur des Fusillés ce dimanche.

Contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas Vincent Auriol qui a procédé à l'inauguration du site en juillet 1947. À l'époque, le président de la République s'était déplacé pour simplement rendre un hommage à la résistance, le jour de la présentation à la population du "poteau des fusillés", seul monument symbolique du lieu.

L'inauguration officielle du Mémorial date du 18 septembre... 1949. Elle s'est faite en présence d'Edouard Herriot, président de l'Assemblée nationale. Ce dernier a été conspué par une foule (20 000 personnes) composée pour beaucoup de mineurs de charbon. Nous étions quelques mois après les grèves de l'automne 1948 dans les Mines, qui ont fait l'objet d'une répression sans précédent de la part d'un gouvernement (radicaux et socialistes) décidé à remettre en cause les conquêtes sociales de la Libération. À cette occasion, l'homme fort du PCF et de la CGT dans le Pas-de-Calais, Auguste Lecoeur (ex-maire de Lens), avait formulé un discours très rude à l'encontre du gouvernement stigmatisant notamment sa politique de soutien aux ambitions germano-américaines de remilitarisation de l'Allemagne en vue d'une guerre contre l'URSS.
Pour l'anecdote, Edouard Herriot a quitté la scène sous la protection de la gendarmerie, dans une ambiance pour le moins électrique.

Cordialement
Jacques Kmieciak

Ci dessous l'article de la voix du nord

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

PUBLIÉ LE 22/08/2016

PAR NICOLAS ANDRÉ

Les exécutions des résistants avaient débuté le 21 août 1941. Elles se poursuivront jusqu’au 21 juillet 1944. On compta 218 victimes. Les fossés de la Citadelle deviendront le symbole de la Résistance dans le Pas-de-Calais. Un symbole car bien sûr d’autres exécutions eurent lieu, ailleurs, en mai et juillet 41.

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

​​À la Citadelle, En 1941, quatre résistants sont exécutés, quatre-vingt-treize en 1942, quarante-trois en 1943 et soixante-dix-huit en 1944. Le plus jeune de ces martyrs avait 16 ans et demi, il s’appelait Julien Delval ; le plus âgé avait 69 ans, il s’appelait Henri Quéval. Partisans communistes, personnages influents des mouvements de la Résistance… Leurs sépultures sommaires furent retrouvées à la Libération.

Beaucoup voient les cercueils fournis par la mairie s’entasser dans la cour du Palais Saint-Vaast, ou lisent les sinistres avis à la population évoquant les exécutions, mais aucun Arrageois ne pu s’approcher de la Citadelle avant la Libération et il y eut bien d’autres exécutions ailleurs. Le lendemain de l’arrivée des Anglais, précédés des FFI (le 1er septembre), rue Sainte-Claire, se rassemblent ceux qui veulent rendre hommage aux victimes de la Gestapo. Le cortège se dirige vers la Citadelle. « Le sentier débouche dans un des vastes fossés de la Citadelle encadré par les hauts murs des fortifications », écrit le Docteur Paris (Un demi-siècle de vie arrageoise). « L’un de ses murs est criblé de balles. le sol disparaît sous les hautes herbes d’où émergent quelques tertres avec des noms. Ailleurs la végétation a tout recouvert. À l’extrémité du terrain, un fossé est comblé sur dix mètres environ de terre fraîchement remuée. C’est là qu’ont été déposées les dernières victimes, celle du Bois de Bourlon. On y dépose des gerbes de fleurs ».

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

Le 13 juillet 1947 le poteau des fusillés fut inauguré en présence de Vincent Auriol, président de la République. Le 18 septembre, on rendit un hommage national en présence d’Édouard Herriot et de Guy Mollet.

Organisation macabre

« Vers 16 h 15, arrivait en chantant, venant de la caserne Levis, un groupe de 50 à 60 soldats. Une dizaine d’entre eux allait former le peloton d’exécution. Les condamnés étaient généralement amenés dans une petite camionnette Citroën qui entrait dans le quartier dès lors que le groupe spécial était en place et que tous les civils avaient été évacués. Les condamnés étaient parqués dans une casemate. Vers 17 heures, ils étaient amenés par 5 ou 6 ou individuellement jusqu’à l’enclos en empruntant un couloir souterrain. Ils débouchaient alors dans cette sinistre enceinte et étaient attachés à des poteaux. Une fois la sentence lue, ils étaient fusillés et leurs corps jetés dans de simples cercueils pour être inhumés à quelques pas de là. Une simple planchette numérotée indiquait leurs tombes. Le lendemain, les autorités allemandes remettaient à la mairie d’Arras la liste des exécutés qui mentionnait les âges et les professions ainsi que le grade et le nom du médecin chargé de constater les décès », cite Jean-Claude Fichaux dans son enquête, La prison d’Arras sous l’Occupation.

Les fusillés étaient Français (189), Polonais (15), Belges (5), Soviétiques (3), Portugais (2), Italien (1), Hongrois (1), Tchèque (1), Yougoslave (1). Il appartenait à toutes les catégories sociales : 1 prêtre, 7 enseignants, 10 artisans, commerçants, 11 cultivateurs, 16 employés, fonctionnaires, 10 cheminots SNCF, 33 ouvriers, 130 mineurs. Des communistes en majorité.

Des actes de résistance

La statue du père Halluin cachée. Dès le début de la guerre, les occupants cherchaient à se procurer tous les métaux possibles. Un employé de la ville, Georges Gourdin, déboulonna la statue du père Halluin, place du Wetz-D’Amain. Elle fut cachée dans les caves du Palais-Saint-Vaast où avait été transférée la mairie. La statue fut remise sur son socle après la guerre.

« Sabotage ! ». Le sabotage fut la plus grande hantise des occupants allemands. Relativement clémente, la Wermacht avait cependant du mal à résister aux instances de la SS. Régulièrement, les lignes téléphoniques étaient coupées. Des habitants des campagnes se risquaient à héberger des aviateurs anglais ou des étrangers échappés des camps de prisonniers qui alimentaient l’organisation Todt en main-d’œuvre. Des exécutions ont lieu dès 1941. Le 22 décembre, huit agriculteurs sont fusillés : le maire de Saint-Léger, Constant Misseron, le maire de Gommecourt, Charles Roger, Alexandre Maury et Pierre Ditte de Saint-Léger, Roger Savaux, Alexandre Phalempin et François d’Arras d’Hébuterne, René Édouard, d’Hénin-sur-Cojeul, pour sabotage et détention d’armes.

Pompiers et mineurs pour éviter le STO. Durant l’Occupation, le nombre de pompiers arrageois avait considérablement augmenté. De nombreux jeunes échappaient ainsi au travail obligatoire. D’autres jeunes se font embaucher comme mineurs, deux professions qui les préservaient du STO.

218 ou 217 ? Il y a bien 218 victimes. La 218e plaque a été posée le mai 2005.

 

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La résistante Raymonde Tillon, l'une des 33 premières femmes élues députées en 1945, est morte à l'âge de 100 ans

19 Juillet 2016, 06:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République.

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique).  (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique). (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon, aussi connue sous le nom de Raymonde Nédelec, résistante, déportée à Ravensbrück, est morte, annonce dimanche 17 juillet l'Elysée dans un communiqué. Agée de 100 ans, Raymonde Tillon fut la première députée communiste en 1945. "Députée communiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1951, elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République", rappelle l'Elysée. 

Selon un communiqué de l'Elysée, le président de la République a salué "le parcours exemplaire de cette femme", qui s'était "engagée très jeune dans l'action syndicale et politique". Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a également rendu hommage à "son esprit de liberté, sa soif de justice et sa lutte contre l'arbitraire sous toutes ses formes". Il a rappelé dans un communiqué que la chambre basse avait rendu hommage à ces 33 "combattantes" lors d'une exposition l'an dernier.

"Toutes nous nous disions : enfin !"

Née Raymonde Barbé le 22 octobre 1915 à Puteaux (Hauts-de-Seine), elle avait épousé en 1935 Charles Nédelec, militant communiste, et était devenue députée des Bouches-du-Rhône sous ce nom, avant de se marier en secondes noces avec Charles Tillon, dirigeant du PCF, ministre puis exclu du Bureau politique du PCF en 1952 et mort en 1993. Entrée tôt dans la Résistance, elle avait été arrêtée le 31 mars 1941 et condamnée à vingt ans de travaux forcés par le tribunal maritime de Toulon, selon sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale.

Emprisonnée tour à tour à Marseille, Toulon et Lyon, elle avait été livrée aux Allemands en juin 1944 et déportée d'abord à Sarrebruck puis au camp de Ravensbrück. Affectée dans une usine de guerre de Leipzig, elle avait réussi à s'évader le 20 avril 1945 et à regagner Marseille.

Elle était alors devenue députée. En 2005, elle avait témoigné auprès de l'AFP, rappelant son émotion lors de son élection 60 ans auparavant. "On était émues. Les femmes étaient reconnues comme des citoyennes, en tenant compte de leur travail dans la Résistance", s'était-elle félicitée. "Nous étions de partis différents. Mais toutes nous nous disions : enfin !"

 
Charles et Raymonde Tillon

Charles et Raymonde Tillon

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Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre l’interdiction de la chanson de Craonne

4 Juillet 2016, 18:01pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ma réaction à l’interdiction de la chanson de Craonne lors de la Cérémonie de commémoration des 100 ans de la bataille de la Somme

Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre  l’interdiction de la chanson de Craonne

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels »  Anatole France

Comme de nombreux Français, j’ai été choqué d’apprendre que le Secrétaire d’état chargé des anciens combattants et de la mémoire avait refusé que soit entonnée la « Chanson de Craonne » à l’occasion des commémorations d’une des pires boucheries de la « grande guerre », la bataille de la Somme.

Après avoir refusé de procéder à une réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de la première guerre mondiale le 26 mai dernier, ce nouvel affront sonne comme une insulte de plus pour les descendants des victimes.

J’ai donc envoyé un courrier à Monsieur Jean-Marc Todeschini pour lui rappeler que « la guerre est  l’art de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien.

Je lui indique qu’en censurant cette mémoire, il tente d’effacer l’histoire au plus grand profit des vendeurs de canons qui s’enrichissent dans le business de la mort.

100 ans après ces massacres, il est désormais acquis que la guerre de 1914 aura constitué un véritable massacre de masse avec la mobilisation de 70 millions d’hommes dans le monde, 10 millions de morts, 20 millions de blessés, 640 000 veuves, 760 000 orphelins, 740 000 mutilés. Ces chiffres traduisent un traumatisme à grande échelle dont les stigmates toujours présents sont ravivés par cette décision de censurer cette chanson au nom d’un village du Chemin des Dames qui fut l’objet de combats très violents.

Les « sans dents » et les « pauv’cons » qui ont vu leurs prédécesseurs mourir dans l’enfer des tranchées méritent plus de considération de la part du Gouvernement.

 

 

Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre  l’interdiction de la chanson de Craonne

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Conférence-débat à Arras, le mardi 29 mars 2016

29 Mars 2016, 10:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Mouvement de la Paix d'Arras et les Amis d'Edward Gierek organisent une
conférence-débat autour de l'Affaire de Katyn*, ce mardi 29 mars 2016 à
18h 30 à la Maison des Sociétés à Arras.

En avril 1943, les nazis font état de la « découverte » des corps de 4.500 officiers polonais à Katyn en Russie occupée. En difficulté sur le terrain militaire après la défaite de Stalingrad et cherchant à créer une brèche au sein de la coalition alliée, Joseph Goebbels affirme que les Soviétiques les ont exécutés en 1940.

Le ministre de la Propagande du Reich parvient à ses fins puisque l'URSS qui crie à la manipulation, rompt ses relations diplomatiques avec le gouvernement polonais en exil à Londres favorable à la version nazie des faits.

La liquidation de 15 à 20.000 prisonniers de guerre et civils polonais (connue sous le nom générique de massacre de Katyn) durant la Seconde Guerre mondiale fut
longtemps l'objet de controverses. Les partisans de la thèse de la responsabilité allemande continuent de s'opposer à ceux qui accusent les Soviétiques d'être à l'origine de ce drame.

Les travaux de l'historien américain Grover Furr qui s'appuie sur de récentes fouilles menées dans un charnier en Ukraine et les révélations d'une archéologue
polonaise, tendent à conforter la thèse de la responsabilité nazie...

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Attentats / Bruxelles : « Monstrueux carnage. Solidarité et soutien avec les Belges »

24 Mars 2016, 20:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Communiqué du PCF

La nouvelle des attentats de ce matin à Bruxelles nous frappe toutes et tous de stupeur et d'effroi. A cette heure, le bilan provisoire fait état de 26 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le Parti communiste français (PCF) tient d'abord à exprimer sa profonde peine devant ce monstrueux carnage, et à assurer de toute sa solidarité et de son soutien les familles des victimes, les habitant-e-s de Bruxelles et la population de Belgique tout entière.

Le PCF condamne ces attentats comme tous ceux perpétrés en France, au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique au long de ces dernières années avec le but d'entretenir des situations de violence, de guerre et de déstabilisation.

Les mobiles exacts des assassins ne sont pas encore connus mais l'objectif est évident: par une stratégie de terreur aveugle et inhumaine, ancrer les divisions en Belgique, en Europe, au plan international.

Ce drame appelle plus que jamais à l'inverse à une plus grande solidarité et une détermination politique pour non seulement retrouver et arrêter les meurtriers comme les commanditaires, mais aussi à apporter des réponses politiques durables à ce qui nourrit les filières criminelles qui veulent "importer un climat de guerre" en Europe et qui l'entretiennent partout ailleurs.

La responsabilité de nos gouvernements et de l'UE est de refuser de s'inscrire dans cette logique mais aussi de revoir la logique de leurs politiques internationales qui restent cantonnées à des réponses militaires au détriment des solutions politiques.

Le travail de la police et de la justice pour démanteler les réseaux et filières, pour stopper les donneurs d'ordre et les soutiens sera déterminant, et doit se dérouler dans le respect absolu des droits et libertés, individuelles et collectives, fondamentales, contre tous ceux, à commencer par les commanditaires des attentats, qui veulent les déstabiliser.

Attentats de Bruxelles: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES – déclaration du PC belge (de Wallonie-Bruxelles)

Attentats de Bruxelles/Zaventhem: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES

Face aux lâches crimes commis aujourd’hui à Bruxelles, le Parti communiste exprime toute sa douleur et sa solidarité envers les nombreuses victimes, leurs familles et leurs proches. Sa sympathie va également aux pompiers, ambulanciers, policiers et civils qui ont participé au secours des victimes de ces crimes. Bruxelles ensanglantée, la population du pays, plus unie que jamais, l’accompagne en sa douleur.

Mais la profonde compassion envers les victimes de ces crimes abjects ne doit pas nous faire oublier les graves responsabilités de l’Union européenne et de nos Gouvernements qui se sont inscrits, docilement, dans la politique irresponsable et guerrière des États-Unis et de l’OTAN. Ce sont en effet, ces Gouvernements, y compris celui de notre pays, qui ont apporté leur soutien aux aventures militaires contre la Libye hier et qui continuent à le faire contre la Syrie aujourd’hui même. Utilisant hypocritement le concept « droits de l’homme », ces (ir)responsables politiques en déstabilisant et organisant l’assassinat du chef d’état libyen ont fait de ce pays un réservoir du terrorisme international. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont occupés à essayer de faire exactement la même chose en Syrie aujourd’hui.

C’est pourquoi le Parti communiste estime que la vraie solidarité envers les victimes, le vrai combat contre le terrorisme, commencent par la dénonciation des fauteurs de guerres et des marchands de canons et par le soutien aux dialogues et aux négociations comme instrument de solution des conflits. Pour organiser cette solidarité et ces combats il nous semble plus que jamais urgent d’organiser un puissant mouvement pour la paix.

Bruxelles, le 22 mars 2016,

Le Bureau Politique du Parti Communiste

 
 
 
 

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hommage à Rino Della Negra et César Luccarini

23 Février 2016, 18:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 hommage à Rino Della Negra et César Luccarini
 hommage à Rino Della Negra et César Luccarini

Les militants communistes rendaient hommage hier à Rino Della Negra et César Luccarini, deux des martyrs du groupe Manouchian natifs de Vimy et Pont-à-Vendin fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. 

En présence d'Hervé Poly, secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais et de plusieurs élus et militants des sections d'Arras, Avion, Lens, Grenay, Courrières et Hénin-Beaumont, les communistes ont rendu hommage aux FTP-MOI du groupe Manouchian en déposant des gerbes de fleurs au pied des plaques rendant hommage à Rino Della Negra et César Luccarini. 

Je mets en ligne ci-dessous le texte de mon intervention prononcée lors de l'hommage à Rino Della Negra, à Vimy. 

 

Il y a 72 ans, le 21 février 1944, 22 résistants étaient fusillés au Mont-Valérien. La 23ème était une femme, la Roumaine Olga Bancic. Torturée, elle est envoyée en Allemagne où elle est décapitée à la hache dans la cour de la prison de Stuttgart.

Ces 23 résistants étaient membres d’un des plus célèbres groupes de résistance, le groupe FTP-MOI « Manouchian ».

Avant la guerre, la MOI, Main d’Œuvre Immigrée, auparavant appelée Main d’Œuvre Etrangère, rassemblait les travailleurs immigrés syndiqués à la CGTU. A la pointe de la lutte contre les expulsions de travailleurs étrangers avec quelqu’un comme Thomas Olszanski, déchu de sa nationalité pour fait de grève et expulsé en 1934, la section Main d’Œuvre Immigrée joue un rôle important pendant la guerre d’Espagne pour soutenir les Républicains espagnols et s’engage très tôt dans la Résistance.

En 1943, sous la direction de Joseph Epstein et du poète arménien Missak Manouchian, les FTP-MOI mènent une véritable guérilla urbaine avec 92 attentats à Paris pour les six premiers mois de 1943.
 
Sur ces 92 attentats, 31 sont à mettre à l’actif du 3ème détachement FTP-MOI de la région parisienne, le « détachement italien », qui comptait de nombreux militants dont les familles avaient fui le fascisme, comme Rino Della Negra.

Rino Della Negra est né à Vimy en 1923 de parents italiens qui ont ensuite déménagé en 1926 à Argenteuil en région parisienne où Rino Della Negra a travaillé en usine. Passionné de football, Rino Della Negra jouait au Red Star Olympique.

Réquisitionné pour le STO en 1942, il s'est engagé dans la clandestinité au sein du groupe FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian et a participé à de nombreuses attaques contre l'occupant allemand.
Le 7 juin 1943, Rino Della Negra participe à l’exécution du général Von Apt. Le 10 juin 1943, il participe à l’attaque du siège central du parti fasciste italien. Le 23 juin 1943, il participe à l’attaque de la caserne Guynemer à Rueil-Malmaison. Le 12 novembre 1943, il est blessé lors d’une attaque visant des convoyeurs de fonds allemands.

A la mi-novembre 1943, 68 membres des FTP-MOI de la région parisienne sont arrêtés à la suite de l’enquête menée par la brigade spéciale n°2 des Renseignements Généraux.

Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés, dont Manouchian, en présence des journalistes de la presse collaborationniste qui dénoncent le    « cynisme » des accusés, c'est-à-dire le fait qu'ils assument pleinement les attentats qu'ils ont commis. Parmi eux, 10 sont sélectionnés pour la composition de l'Affiche rouge, où apparaît l'expression « l'armée du crime ». Le tribunal prononce 23 condamnations à mort.

Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription :           « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».
Conçue pour convaincre l'opinion publique que les résistants étaient de dangereux terroristes étrangers, l'affiche rouge a complètement manqué son but : en ce début de 1944, alors que le sort de la guerre tournait partout en faveur des Alliés, l'Affiche rouge était la preuve que des jeunes, des ouvriers, des étrangers étaient prêts à sacrifier leur vie pour délivrer la patrie de la tyrannie nazie.
La nuit, comme l'écrit Aragon dans son poème mis en musique par Léo Ferré, à côté de l'Affiche rouge, fleurissaient des inscriptions « Mort pour la France ».

Dans le Pas-de-Calais, on s'en souvient !

A l’heure où l’Assemblée nationale débat de la « déchéance de nationalité », le destin des martyrs du groupe Manouchian illustre que la République n’est pas une question de nationalité, de couleur de peau ou d’ancêtres gaulois, mais de valeurs, les valeurs de travail, de solidarité, de fraternité pour lesquelles s’est battu Rino Della Negra.

A l’heure où les idées de haine se diffusent comme un poison, où l’on organise des manifestations à Calais contre les migrants, des manifestations « islamophobes » en Allemagne et qu’aux Etats-Unis, le principal candidat du parti républicain veut construire un mur infranchissable entre les Etats-Unis et le Mexique, nous sommes tentés de nous dire que notre monde devient fou.   

Plus que jamais, c’est un devoir pour nous, militants communistes, de préserver la mémoire de ces héros de l'ombre qui ont payé de leur vie leur combat pour la Liberté.
Souvenons-nous des paroles d’Aragon, souvenons-nous de Rino Della Negra :

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Je vous remercie de votre attention.

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PCF Arras: A Vimy et Pont-à-Vendin, hommage aux martyrs du groupe Manouchian

20 Février 2016, 09:38am

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PCF Arras: A Vimy et Pont-à-Vendin, hommage aux martyrs du groupe Manouchian

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A Vimy et Pont-à-Vendin, l'ARAC rendra hommage aux martyrs du groupe Manouchian

20 Février 2016, 09:20am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 21 février1944 Rino Della Negra, natif de Vimy et César Luccarini, de Pont-à-Vendin, résistants FTP-MOI du groupe Manouchian étaient fusillés par les nazis au Mont-Valérien.

A Vimy et Pont-à-Vendin, l'ARAC rendra hommage aux martyrs du groupe Manouchian

La fédération du Pas de Calais de l'Association Républicaine des Anciens Combattants

appelle à participer à l'HOMMAGE à leur mémoire qui aura lieu :

Le dimanche 21 février à 10H00

devant la plaque dédiée à Rino DELLA NEGRA

à VIMY, rue Rouget de L'Isle

et à 10H45

devant la plaque de la rue César LUCCARINI

à PONT-A-VENDIN, face à la gare

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1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

4 Novembre 2015, 06:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort
1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

Les communistes de l'Arrageois ont honoré leurs camarades résistants disparus, en  affirmant que les communistes de la section de l'Arrageois sont décidés à continuer leur combat pour une société plus juste.

Arras a payé un lourd tribut dans le  combat contre l’occupant durant la Seconde Guerre mondiale.  Cinquante-huit  Arrageois ont été fusillés ou ont péri dans les camps de la mort .  Trente-six  d’entre eux  étaient membres de la section communiste d’Arras.

c'est par la lecture de l'intervention préparée par Christian Lescureux (excusé de son absence) que  le secrétaire de section René Chevalier rendit hommage et prononça les noms des 36 camarades résistants  fusillés et morts dans d’atroces souffrances.

voici le texte et les noms des 36 camarades.

 

HOMMAGE A NOS 36 CAMARADES RESISTANTS FUSILLES

OU EXTERMINES DANS LES CAMPS DE LA MORT

 

Dans ce Caveau des Fusillés reposent les dépouilles des six résistants communistes fusillés sous l’Occupation allemande : Maurice et Paul Camphin, Robert Clipet, François Lambert, Georges Louchet et Georges Santerne. Les a rejoint dans cette tombe, René Camphin, colonel de la Résistance, député communiste élu à la Libération et brutalement décédé en 1953.

 

Comme chaque année, en ce 1er novembre, nous venons rendre hommage à ces camarades. Et évoquer la mémoire de l'un d'entre eux.

 

Robert CLIPET est né le 30 novembre 1896, à Etréchy en Seine et Oise

Ancien combattant de la première guerre mondiale, militant il fut militant communiste dans les années trente. Architecte il vint s'installer à ARRAS, son épouse étant employée à la préfecture.

Selon des sources policières il eut la responsabilité, avec Jules Warret, du parti communiste clandestin d'Arras en 1943.

Il effectua des transports d'armes, hébergea des clandestins sous le pseudonyme de «Jacques » et fut l'organisateur du «Front National » à Arras

Il fut arrêté par la police française et la Gestapo le 2 août 1943.

Blessé lors de son arrestation, il fut emprisonné à la Maison d’arrêt St Nicaise à Arras.

Torturé, il s’est pendu dans la nuit du 2 au 3 août dans sa cellule.

Déclaré fusillé par les autorités allemandes, il fut enterré dans les fossés de la citadelle d’Arras le 3 août 1944.

Cette année 2015 est aussi celle du 70 anniversaire de la Paix et de la terrible découverte des camps d'extermination dans lesquels les nazis persécutèrent et firent périr des millions d'êtres humains.

UNE PLAQUE DE MARBRE RAPPELLE QUE 30 DE NOS CAMARADES ONT PERI DANS CES CAMPS APRES D'INDICIBLES SOUFFRANCES.

Les derniers témoins de cette époque disparaissant, le souvenir de ces martyrs qui ne connaîtront jamais de sépulture s'efface peu à peu.

C'est notre devoir de rappeler qui étaient ces militants hommes et femmes qui participèrent au prix de leur vie au combat pour la libération de leur patrie.

Ce sont plus de cinquante résistants communistes de la section d’Arras qui ont été  condamnés par le tribunal militaire d’Arras ou par la Cour spéciale de Douai.

Ils ont connu la prison, les travaux forcés ou la déportation.

Une dizaine d’entre celles et ceux qui ont séjourné dans les camps de la mort en Allemagne  en sont heureusement revenus et ont pu témoigner des terribles souffrances endurées.

 

SOUVENONS-NOUS AUJOURD'HUI DE NOS TRENTE CAMARADES

HEROS DE LA RESISTANCE

EXTERMINES  DANS LES CAMPS DE LA MORT

 

 

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

NOS TRENTE CAMARADES 

DE LA SECTION COMMUNISTE D'ARRAS

MORTS EN DEPORTATION

 

BIENFAIT Fernand

Né le 20 février 1920 à Abbeville (Somme). 

Demeurait 20 rue Estenne Cauchy à St Laurent-Blangy

Parti de la prison cellulaire de Cuincy vers Paris-Nord le 18 mai 1943 enchaîné pieds et mains, puis transféré à de la centrale de Poissy à Compiègne le 28 février 1944 puis  jusqu'au camp de Mauthausen, en Autriche.

Décédé le 27 mai 1944 au camp annexe de Gusen. (NN)

BLONDEL Louis  

Ouvrier galvanisateur à l'Application électrique 

Demeurait 57 Bd Faidherbe à Arras 

Né le 13 août 1889 à Caudebec- les-Elbeuf (Seine-Maritime).

Fils de Alphonse et Maisonnier Alexandrine, époux de Seux Reine Marguerite. 

Incarcéré à la prison St Nicaise à Arras le 29 décembre 1943

Transféré à la prison St Gilles à Bruxelles et déporté le 24 mars 1944 ; transféré dans plusieurs camps dont celui de Gross-Rosen  

Décédé le 11 mars  1945 au camp de  Mauthausen (NN)

                                                            BUQUET Jules

Cheminot 

Demeurait rue de la briqueterie à Achicourt 

Né le 1er mai 1914 à Maisnil (Pas-de-Calais)

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.

Parti de la  prison St Nicaise d'Arras le 13 avril 1944 pour Essen puis les camps de Esteregen et Gross-Rosen

Décédé en décembre 1944 à Gross-Rosen. (NN)

CORMIER Joseph      

Cheminot, 

demeurait 11 rue Walker, cité Ronville à Arras 

Né le 1er juillet 1891 à St Senoux (Ile et Vilaine), fils de Pierre et de Judith Filly, allié à Dehay Blanche.

Transféré à la prison St Gilles de Bruxelles puis déporté le 24 mas 1944. 

Présumé décédé lors du bombardement de la prison de Essen le 26 mars 1944.(NN)

CREPIN Hubert

Cheminot

Demeurait 82 rue avenue de la République à Beaurains

Né le 31 mars 1885 à Achiet-le-Petit

Pris lors de la rafle des 43 cheminots d'Arras le 29 décembre 1943 à 4 h du matin. 

Transféré à la prison St Gilles de Bruxelles et déporté le 24 mars 1944.
Tué avec 20 autres déportés lors du bombardement de la gare d'Essen le 2 mars 1944( NN) 

CUVELIER

Employé de mairie, 

demeurait 27 rue de l’Egalité à Arras, cousin de Paul et Maurice Camphin 

FTP entré dans l'illégalité, arrêté par la feldgendarmerie le 1er août 1944 à Vitry en Artois. 

Détenu et torturé à la prison St Nicaise à Arras.

Transféré à la prison de Loos-les-Lille le 29 août 1944, et embarqué , juste avant la Libération, dans le « dernier train de Loos », pour le camp de Sachsenhausen puis transféré à Kochendorf, le 5 octobre 1944, 

décédé le 20 mars 1945 au camp de Bergen-Belsen. 

DARRAS Emile

Cheminot

Demeurait 50 rue du Labyrinthe cité du Petit Bapaume à Achicourt 

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.
Parti de la Prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944. 

Décédé lors du bombardement de la prison d'Essen le 26 mars 1944 (NN)

DELIS Marcel

Ouvrier à l'Application électrique

Demeurait 70 rue Etienne Dolet à Achicourt 

Né le 22 juillet 1907 à Arras

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé le 9 février 1945 au camp de Gross-Rosen (NN)

 

 

DEPOORTERE Claire 

Ouvrière de Bonneterie

Demeurait rue Ronville à Arras

Née dans le Cher en 1916, dans une famille de St-Nicolas les Arras alors réfugiée de guerre. 

Epouse Dametz.

Arrêtée le 3 novembre 1943 elle  fut inculpée de transport d' armes et d'hébergement de résistants, incarcérée à la prison de Cuincy et torturée. 

Elle mourut dans sa cellule le 18 mai 1944 sous les coups ses bourreaux

DESAILLY Jean-Baptiste 

Demeurait 69 rue du Gal Barbot à St-Laurent-Blangy 

Né le 17 septembre 1911 à Loos-en-Gohelle

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1943

Décédé lors du bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

         DIEU Charles                       

Coiffeur 

Demeurait 2 rue Thiers à Arras

Né le 28 mai 1900 à Roeux, 

fils de Emile (cabaretier) et Marie Choquet (cabaretière), époux de Roaux Jeannne.

Parti de St Gilles le 24 mars 1944. 

Décédé le 28 mars 1945 à Buchenwald. (NN)  

                                                                           DIEU Eugène

Demeurait rue de la Brasserie à Fampoux

Né le 3 mars 1890 à Fampoux

Parti le 4 avril 1944  de la prison de Loos à celle de St Gilles à Bruxelles puis en Silési

Décédé le 1er mars 1945 à Nordhausen (NN)

DUBOIS Jules

Ouvrier bonnetier

Demeurait à Agny

Né le 9 novembre 1907 à Agny

Déporté le 12 février 1944 de la prison St Gilles à Bruxelles

Déporté au camp de Gross-Rosen  puis à Dora

Décédé à une date inconnue, probablement lors de l'évacuation du camp.(NN)

 

ETIENNE Jean

Cheminot

Demeurait 15 rue du Labyrinthe à Achicourt

né le 17 février 1899 à Camiers (Pas-de-Calais)

Pris dans la rafle des  43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.

Déporté  le 24 mars 1944 de la prison St Gilles à Bruxelles 

Décédé dans la bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944.(NN)

          FRANCOIS André             

Demeurait 53 rue de Bapaume à Arras

Né le 25 novembre 1905 

LEGRAND Alfred

Demeurait rue de l'Espagne à Agny 

Incarcéré à la prison de Cuincy 

Décédé lors du bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

         LEGRAND Philibert       

Demeurait 154 cité des Fleurs à Arras 

Né le 4 avril 1901 à  Savy-Berlette

Parti  de la prison St Gilles à Bruxelles le 13 mars 1943. 

Décédé le 1er décembre 1944 à Gross-Rosen ( NN)

          PAQUEREAU Jean-Baptiste      

 Salarié à l’Application électrique à Arras,  

Demeurait 93 rue Méaulens à Arras

Né le 28 juillet 1984 à Gesté (Maine et Loire)

Parti de St Gilles le 24 mars 1944. 

     QUIDE Marcel Jules         

Demeurait 17 rue des Trois Filloires à Arras 

Né le 27 juin 1912 à Sus-St-Léger. Fils de Léon et Aline Wagon. Allié à Thermoz-Lorcière.

Parti de St Gilles, déporté le 13 avril 1944

Présumé décédé le 20 décembre 1944 au camp de Gross-Rosen (NN)

 

 

ROBAERT Edmond

Cheminot 

Demeurait 48 rue du Labyrinthe à Achicourt

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé dans la bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

SELAME Michel

Demeurait 6 rue Anatole France à Achicourt

 

   SIMON Charles        

Demeurait  34 rue Stephenson à Arras 

Né le 16 avril 1913 à Agny

Parti de St Gilles en mars 1944. Au camp de Gross-Rosen 

Décédé en février 1945 (NN)

SOUART Edmond

Cheminot

Demeurait 4 rue du labyrinthe à Achicourt

Né le 15 novembre 1908 à Doullens (Somme)

Pris dans la rafle de 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé dans le bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

      VERGER Louis Marie Joseph       

Demeurait 40 rue Emile Zola à Arras 

Né le 15 janvier 1896 à St-Jont ( Mayenne). 

Fils de Baptiste et de Clotilde Sandeau, époux de Flament Louis, briquetière.

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24  mars 1944. 

Décédé le 11 décembre 1944 à Gross-Rosen (NN)

WARRET Berthe 

Epouse de Jules Warret ouvrier mineur 

Demeurait à Arras

Née à Barly le 6 juin 1904.

Agent de liaison des FTP du secteur Arras/Bapaume/ Hesdin  elle transporte des armes et de la dynamite. Arrêtée le 27 août 1943 par la brigade des renseignements généraux d’Arras ainsi que sa fille Jeanne  âgée de 20 ans. Incarcérées à Arras puis à Douai, elles sont toutes deux torturées. Condamnée à mort  par le tribunal militaire d’Arras le 27 janvier 1944  elle est  transférée au bagne pour femmes de Cottbus, puis à Berlin où elle sera décapitée le 1er septembre 1944,  jour de la libération d’Arras.  

Sa fille Jeanne déportée sera libérée en mai 1945 mais très affaiblie, elle mourra bientôt des suites de ses souffrances.

Quand la plaque sur le caveau des Fusillés au Cimetière d’Arras  fut gravée on ignorait encore le sort de Berthe Warret.   

                         Merci aux camarades qui pourront compléter ces notices

 

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

Témoignages de rescapés

...Nous étions en gare de Mauthausen au petit matin par un temps froid et glacial et sous la neige. Au cours du voyage les SS nous avaient fait ôter nos vêtements qui furent triés dans un wagon prévu à cet effet. Ils nous firent descendre des wagons dans notre plus grande nudité. Nos vêtements jetés en tas épars sur la neige, c'est là qu'il nous fallut sous la menace de la trique  des coups de crosse des SS et des morsures de leurs chiens, nous précipiter pour trouver de quoi nous vêtir. Pour arriver à la forteresse, nous dûmes  marcher pieds nus à travers champs.

Un  véritable calvaire.

Ceux qui tombaient exténués étaient aussitôt exécutés par les SS.

 

A la prison de Cuincy, avant le départ pour l'Allemagne, interrogatoire à coups de matraques et de coups de poing. A la deuxième séance de torture les bourreaux m'écrasent les jointures et pendant huit jours je n'ai pas pu me servir de mes mains , mangeant à la gamelle comme un chien. Transféré à St Nicaise à Arras nous étions 30 dans une cellule de 12 m sur 4. Un bidon vide de fuel servait de wc. Pour se laver une boîte de conserve. 

 

Réveil à 4 h . Appel, contre-appel dans l'obscurité. Départ 5 h 30 pour la mine de sel avec l'encadrement des SS et de leurs chiens. Il y a moins 25 à moins 30 degrés. Le travail est continu par deux équipes de douze heures. La nourriture est réduite

à 125 g de pains-sciure et 20 g de margarine, extraite de la houille, une soupe à 13 h (mais il n'y a que 50 gamelles pour 100 hommes).

 

Faim ! Soif ! Sommeil et froid ! Nous avons supporté tout cela, mais le plus horrible, c'est le souvenir de ces milliers de d'hommes et de femmes tués comme des bêtes au bord de la route parce qu'il n'avaient plus la force de marcher.

 

                                                                                                                       Christian Lescureux

                                                                                        

 

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LENY ESCUDERO, UN PEU PLUS QU'UNE «AMOURETTE»

9 Octobre 2015, 19:38pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le chanteur et compositeur engagé Leny Escudero est décédé vendredi à 82 ans, a-t-on appris auprès de son épouse.

Leny Escudero, de son vrai nom Joaquim Escudero, est mort «des suites d’une insuffisance respiratoire aiguë», a-t-elle indiqué.

Il était devenu célèbre dans les années 60 et 70 avec des titres comme "Pour une amourette" et "Ballade à Sylvie".

Communiste dans l’âme, il n’avait jamais totalement accepté les règles du show-business.

On lui doit également des chansons comme «A malypense», «Parce que tu lui ressembles», «Vivre pour des idées», «Le bohémien», «Petite mère», «La malvenue», «Le vieux Jonathan», «Le siècle des réfugiés» ou «Le cancre».

De son vrai nom Joaquim Escudero, il naît à Espinal (province espagnole de Navarre), le 5 novembre 1932.

Ses parents d’origine gitane, républicains espagnols, quittent le pays ravagé par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient d’abord dans la Mayenne, ensuite à Paris.

Des enfants migrants qui arrivent aujourd’hui en Europe, certains deviendront avocat, footballeur, député, chirurgien. Ou chanteur comme le petit Joaquin Leny Escudero

Leny grandit à Belleville, à Paris. Après son certificat d’études, il exerce divers métiers, notamment ceux de terrassier et de carreleur.

En 1962, coup d’essai, coup de maître: «Pour une amourette» fait de lui une vedette. La télé s’entiche de cet artiste différent aux cheveux longs, à la voix prenante et sincère.

Son album «Escudero 71», sorti en 1971, reçoit le prix de L’Académie Charles Cros.

Leny resté humble et humain.  

Il à parcouru pendant de longue année les avenues de la fête de l'humanité, fête de l'humain qu'il aimé tant.

Il se produit sur scène avec un succès mitigé d’abord, puis réel au fur et à mesure qu’il persévère.

Après la tournée «Age tendre» et un nouvel Olympia (2007) qui fut un triomphe, «le poète troubadour» revient à ses premières amours: la scène et la communion avec le public.

Il a effectué quelques apparitions dans des films et des séries télévisées, et participé à des bandes originales de films.

Leny Escudero, père de trois enfants, résidait dans l’Eure. Il venait de publier cette année le deuxième tome de sa biographie, «Le début...la suite...la fin».

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Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras

21 Septembre 2015, 16:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
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CLAUDE CABANES EST DECEDE

28 Août 2015, 17:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CLAUDE CABANES EST DECEDE

Claude Cabanes, ancien rédacteur en chef de l'Humanité de 1984 à 2000, est décédé mardi à l'âge de 79 ans des suites d'un cancer ont annoncé son fils et Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.

"Pour nous, c'est une des grandes figures de l'Humanité qui part. C'était une voix et un style particulier. Il ciselait les mots et les utilisait comme des armes, au bon sens du terme", a Patrick Le Hyaric à propos de cet homme "chaleureux, très cultivé et toujours à l'affût de l'information".

Passionné par les mots et l'écrit en général, Claude Cabane était devenu en 2000 éditorialiste et chroniqueur. Il avait publié un livre d'inspiration autobiographique, "Le Siècle dans la peau" (2005) et un "Eloge de la vulgarité" (2011).

Né le 29 avril 1936 à Toulouse (Haute-Garonne), Claude Cabanes, licencié en droit, adhère au PCF en 1962, au lendemain de la guerre d'Algérie qui l'a profondément révolté.

Il entre en 1971 comme rédacteur à l'Humanité-Dimanche, dont il sera successivement chef du service culturel (1973), adjoint au chef du service politique (1975), puis rédacteur en chef adjoint (1976).

Deux ans plus tard, il assume les mêmes fonctions au quotidien l'Humanité, avant d'être nommé fin 1981 chef du service culturel des deux publications.

En 1984, Claude Cabanes remplace René Andrieu comme rédacteur-en-chef.

Il assume cette fonction durant seize ans.

la vidéo ci-dessous n'a pas pris une ride depuis 1989 quand Claude Cabanes, détaillait la responsabilité du journalisme dans la montée du racisme et de l'antisémitisme dans la banalisation de Le Pen et son f-haine.

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