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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elections

A Rouvroy, les communistes font rentrer les chiens à la niche !

28 Novembre 2016, 17:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A Rouvroy, les communistes font rentrer les chiens à la niche !

Bravo pour cette magnifique victoire ! Valérie Cuvillier et sa liste écrasent le Front National ! Les habitants grands gagnants

Publié par Gautier Weinmann, militant rouge sur dimanche 27 novembre 2016

Lorsque vers 18h30 j’arrive à la mairie de Rouvroy où se situe le bureau centralisateur, je plonge directement dans une ambiance lourde et électrique. Il y a dans la salle un silence si éloquent. Les visages sont tirés, les yeux rivés sur les petites mains qui ouvrent une à une les enveloppes. On entend les noms des deux candidats qui mènent les listes briser ce silence de cathédrale. Alors que j’étais relégué au bout de la salle puisque les curieux venus voir le résultat s’agglutinent de plus en plus dans le petit hall de la mairie, je me faufile avec nervosité pour aller rejoindre mon maire venu soutenir les camarades. Il me fait un petit geste de la tête laissant augurer une bonne nouvelle.

Effectivement, le bulletin communiste se révèle dans une belle mécanique sur les deux tables qui dépouillent. Le rapport de force semble écrasant. Je vais saluer Valérie Cuvillier qui conduit la liste. Elle semblait partagée entre sentiment de soulagement et en même temps, tant que tous les bulletins ne seraient pas dépouillés, la nervosité ne la quitterait guère. Je vois, assis dans l’ombre, son prédécesseur, notre camarade Jean Haja. Je vais le saluer avec émotion. Malgré sa maladie et la fatigue dévorante qui lui pompe la moindre force, il est là espérant comme nous un dénouement heureux. C’est un personnage pour qui nous avons tous un immense respect. Un homme d’une grande et vive intelligence, un bâtisseur qui a fait de cette petite ville une entité qui compte sur le territoire.

La vie et les émotions semblent petit à petit reprendre leurs droits car la victoire de nos camarades ne fait plus aucun doute. La question que nous nous posons tous, c’est à quel niveau celle-ci va réussir à se hisser. Des résultats arrivent des autres bureaux venant confirmer la tendance qui se profilait sous nos yeux. Il ne s’agira pas d’une victoire mais d’un triomphe !

Rouvroy, c’est une ville de 8600 habitants limitrophe de la tristement célèbre Hénin-Beaumont. Elle a cette particularité de revêtir une identité double. On ne sait pas trop si c’est un village ou une ville à part entière. La ville est fleurie, calme. On y trouve des salles de sport, une médiathèque, un centre de loisirs moderne et remarquablement équipé, un centre ville dynamique, une zone d’activité qui s’étend de plus en plus. Depuis la libération ou presque, c’est un maire communiste qui gère les affaires de la collectivité. Le parti est parfaitement ancré dans la vie de la cité avec une grosse section militante. Les camarades ont leur journal de section qu’ils distribuent régulièrement, ils tiennent les murs ne laissant jamais les affiches du front national salir les espaces d’expression avec leurs slogans d’un autre âge. Le maire sortant Jean Haja, c’est celui que tout le monde respecte sur le territoire. Les socialistes du coin ont pourtant subi à plus d’une reprise son sens de la formule, son franc-parlé. A l’agglo, il a conduit une grande bataille avec pétition à l’appui contre la hausse historique de la fiscalité. Il réunissait dans le cadre des « lundis de la colère », les syndicalistes du territoire issus des grosses boutiques industrielles, des services publics, pour harmoniser les luttes. C’est un des rares élus du territoire qui a apporté soutien et aide logistique aux travailleurs et surtout travailleuses de Samsonite à Hénin-Beaumont lorsqu’un fond de pension américain est venu liquider la boutique et mettre tout le monde à la rue sans indemnité. Avant lui, il y avait Yves Coquelle, « le grand » comme on l’appelait affectueusement. Carreleur de profession, il avait un physique impressionnant et pourtant jamais au cours de notre existence nous avions connu un tel concentré de gentillesse. Il fallait une fois dans sa vie l’avoir accompagné dans les rues ou sur le marché de la ville. Tout le monde le connaissait et lui connaissait tout le monde. Il ne fallait pas compter son temps pour finir un porte à porte à ses côtés. Chaque fois qu’une porte s’ouvrait, on voulait qu’il entre boire un café. Il demandait avec douceur des nouvelles du mari, de l’épouse, des enfants, des pères et mères … Il a failli devenir député à une voix, tout le monde ici connaît cette histoire. Lui le prolo finira finalement par siéger au Sénat à la fin de sa carrière. Autant dire un monument pour nous autres !

Ce dimanche, notre camarade Valérie et ses colistiers vont donc perpétuer cet héritage. Avec un score de 78,59%, les camarades ont donc écrasé le Front National et démontrent qu’une gestion saine et humaine, qu’une proximité attentive, qu’une identité forte dans le combat finissent toujours par triompher. Pourtant la ville frontiste voisine espérait la défaite de nos camarades. Le maire FN et sa bande ont dirigé cette campagne, dépêchant un candidat, mettant des moyens logistiques et humains pour faire tomber la citadelle rouge. Campagne calomnieuse, propagande populiste, intimidation … Nos camarades ont du affronter le pire visage de l’extrême-droite. Tout cela dans un contexte où depuis des années le FN caracole en tête aux différents scrutins avec des scores fleuves. Alors que Marine Le Pen habite à côté, à Hénin-Beaumont, que la stratégie consiste à grignoter à partir de la ville les bourgades voisines à l’image d’une pieuvre qui déploie ses tentacules, c’est une défaire cinglante que celui-ci a été contraint d’essuyer hier soir. Les visages de leurs scrutateurs se décomposaient petit à petit, certains, ne supportant pas un tel désaveu, une telle défaite, n’attendent pas les résultats officiels et tournent les talons. Le candidat tête-de-liste lui-même s’éclipse avant la promulgation des résultats ne signant même pas le procès verbal officiel.

Valérie Cuvillier finira par monter sur une table pour annoncer les résultats. Difficile de prendre la parole car l’acclamation ne cesse pas. Les larmes coulent, l’émotion est extrêmement vive. Alors que le ciel gris s’assombrissait toujours plus avec la désignation de François Fillon à échelle nationale dans le cadre de la primaire de la droite et du centre, ici triomphait avec force et humilité la gauche combative. Après un discours d’une grande classe, appelant au rassemblement et recentrant les débats sur le seul intérêt local, l’Internationale a finalement retenti pour conclure cet épisode. Une marrée de poings levés chassera ce qu’il restait de la troupe fascisante venue faire main-basse sur la ville. Une conviction dans toutes les têtes, le PCF est bel et bien le dernier rempart à l’ascension frontiste, à l’avancée de l’extrême-droite. Un PCF organisé et authentique, ancré dans la vie des quartiers, mobilisé dans les luttes ouvrières.

Ainsi ce soir là j’ai rarement été si heureux. Nous étions tous si heureux. Quelle fierté, quel bonheur. Je suis tellement fier de mes camarades, tellement fier d’être communiste. Les grands médias n’en diront pas un mot. Les caméras préfèrent baver devant le folklore écœurant de la municipalité voisine à l’image d’un Néron, spectateur régalé par les flammes qui dévastèrent la cité de Rome. C’est une vive lueur qui étincela hier soir dans le brouillard dense du conservatisme abject et ambiant. Sans excès ni idole, simplement avec force et humilité, avec courage et abnégation, les chiens sont rentrés à la niche.

Guillaume Sayon

 

 

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Jean-Jacques Candelier: François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite

28 Novembre 2016, 17:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Fillon et son programme de guerre sociale contre le m...

François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite. Il est prêt à mettre en œuvre un programme de guerre sociale contre le monde du travail de la façon la plus brutale et la plus antidémocratique possible. La droite se prépare à casser les acquis civilisationnels gagnés par notre peuple au prix du sang : retraite, sécu, statuts et services publics subsistant après des décennies d’attaques, code du travail, durée légale du travail, indemnités chômage. Avec en prime une augmentation générale de la TVA, une baisse de l’impôt sur le revenu et une suppression de l’impôt sur la fortune, et une cure d’austérité de 100 milliards d'euros en 5 ans. Face à ça, il n'est pas question de laisser place à la résignation !

Publié par Jean-Jacques Candelier, Député à l'Assemblée nationale sur lundi 28 novembre 2016

François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite. Il est prêt à mettre en œuvre un programme de guerre sociale contre le monde du travail de la façon la plus brutale et la plus antidémocratique possible.

La droite se prépare à casser les acquis civilisationnels gagnés par notre peuple au prix du sang : retraite, sécu, statuts et services publics subsistant après des décennies d’attaques, code du travail, durée légale du travail, indemnités chômage. Avec en prime une augmentation générale de la TVA, une baisse de l’impôt sur le revenu et une suppression de l’impôt sur la fortune, et une cure d’austérité de 100 milliards d'euros en 5 ans. 

Face à ça, il n'est pas question de laisser place à la résignation !

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53,6% des communistes font le choix de Jean Luc Mélenchon

26 Novembre 2016, 20:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un congrès bâclé, une stratégie merdique, des communistes divisés, une direction "nationale" inaudible et incapable de fixer une ligne et une perspective, un CN qui ressemble à une armée mexicaine, pression énorme d'une cohorte d'élus. Finalement 53,6% des communistes font le choix de Jean Luc Mélenchon (selon des données partielles). Que de temps perdu, tellement de militants dégoûtés ...

Résultat du vote des communistes pour 2017 : 53,6 % pour l'option 1, des communistes unis pour faire grandir le rassemblement 

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l'ont fait sur la base de l'analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l'élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l'inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d'extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d'espoir. 

Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d'esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent. 

Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre. 

Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d'engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l'austérité; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement. 

Sur le choix présidentiel,
53, 60 % des exprimés ont voté pour l'option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français,
et 46,40 % ont voté pour l'option 2. Le comité exécutif national appelle donc l'ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé. 

Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leurs choix, l'unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu'il a exprimés. 

C'est dans cet état d'esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l'ensemble du comité exécutif national, s'engageront au service du choix démocratiquement effectué. 

Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d'une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible ». 

Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives. 

Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections. 
Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l'organisation du vote qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions. 

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PCF : Les tenants de « L’Europe sociale » jugent le programme économique de la « France Insoumise »

24 Novembre 2016, 19:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Nous entrons en campagne en soumettant au pays un pacte d’engagements pour une nouvelle majorité. Pour construire la politique et le rassemblement dont la France a besoin, nous nous adressons à toutes les citoyennes et tous les citoyens qui partagent notre ambition, aux syndicalistes, aux militantes et militants associatifs, aux artistes et aux intellectuel-le-s, aux forces du Front de gauche, à la France insoumise, aux socialistes qui veulent retrouver le chemin de la gauche, aux écologistes. Nous leur proposons de débattre de ce pacte d’engagements pour construire le socle d’une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale qui soit formée par les forces de la gauche d’alternative ».

Ainsi la résolution adoptée par la conférence nationale du PCF définit-elle l’effort engagé en vue des échéances de 2017.

La confrontation des axes de rassemblement proposés par le PCF avec les programmes des différentes forces se réclamant de la gauche d’alternative doit ainsi permettre d’identifier les différences et les points de convergences à partir desquels un effort peut être engagé pour parvenir à surmonter les contradictions qui existent naturellement entre forces politiques différentes.

C’est dans cet esprit que la commission économique (1) du PCF a mené un examen du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont le détail, exposé point par point au regard des sept axes de rassemblement proposés par le PCF, peut être consulté sur le site de la revue Economie et politique.((http://www.economie-politique.org/93807)2

La conclusion qui en ressort est que ce programme ne présente pas seulement des divergences et des contradictions avec nos propositions. Sa conception même est fondamentalement contraire à toute perspective de rassemblement à gauche, sa logique est radicalement opposée à ce pourquoi nous combattons.

C’est pourquoi il est logique que les délégués à la conférence nationale se soient prononcée à une nette majorité pour la présentation d’un(e) candidat(e) issue des rangs du PCF plutôt que pour un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon : ils ont ainsi mis en accord le choix de leur candidat avec les orientations politiques décidées par nos congrès.

 

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Il faut un candidat Communiste. Pour ne pas insulter l’avenir !

24 Novembre 2016, 19:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La bataille essentielle est celle des législatives, en relation avec la présidentielle ; nous avons besoin d’élus déterminés à la défense du monde du travail. Le Parti Communiste est indispensable pour organiser la lutte et mener la bataille idéologique. Des communistes résignés ne peuvent être des militants à l’offensive.
Certains camarades entendent soutenir l’option JLM c’est leur droit strict, toutefois, les arguments que je leur ai vu développer jusqu’à présent m’ont paru plutôt défensifs, voire résignés. Résignation ne rime pas avec révolution. 
 
 1) JLM a déjà perdu, et c’est lui seul qui a créé cette situation en connaissance de cause; pourquoi ? Il est même peu probable qu’il soit au second tour de l’élection présidentielle. Quel que soit le résultat de la consultation des communistes, une moitié des militantes et des militants ne fera pas campagne pour lui, or, en dehors des médias qui s’en chargeront, ne serait-ce que par anticommunisme, il n’a quasiment pas de militants autres que les militants communistes pour mener campagne;
 
2) son programme est démagogique et incohérent, vouloir produire l’essentiel de l’énergie nécessaire au peuple français à partir de la géothermie, c’est avoir certes un certain sens de l’humour, - surtout lorsqu’on a précédemment expliqué que tout devait venir de la mer -, mais ça ne va pas plus loin, condamner la filière nucléaire qui a permis à la France de produire 408 Twh d’électricité sur 546, c’est tout simplement de la démagogie, c’est de plus ignorer totalement les évolutions en cours, technologiques comme démographiques ; tout ça pour gagner quelques voix écologiques qui ont manqué à Jospin en d’autres temps. 
On ne peut pas à la fois vouloir relancer l’industrie et l’emploi et faire l’impasse sur la production énergétique;
 
3) le césarisme de JLM est en contradiction totale avec notre démarche démocratique de communistes, croire qu’on peut à la fois mener campagne pour faire voter JLM et développer cette démarche est un leurre, nous serons constamment renvoyés à ce soutien. Assumons nous comme communistes et défendons notre façon d’être. Cessons également de parler du «peuple de France», la référence au peuple est une abstraction qui a été utilisée par tous les démagogues.
 
Nous sommes le Parti du monde du travail, l’organisation de lutte de classe que combattent Warren Buffet, le medef, la social-démocratie et éventuellement plus pernicieusement JLM. C’est notre originalité, notre fierté et nous ne devons pas déroger à ce rôle sous peine de recul historique majeur, et dilution dans une dérive sociétale qu’on avait pourtant commencé à enrayer depuis 2007.
 
Le renoncement à une telle candidature aurait des conséquences désastreuses à terme. La bonne stratégie aujourd’hui est de recadrer le PCF sur des bases de classe, en portant l’analyse sur le mouvement des forces productives, et de ses conséquences sur les rapports de production, la façon de produire, la structuration de la société, la lutte de classes à l’heure de la Cyber Révolution.
 
Les repères doivent être ré-évalués, la façon de produire et d'accumuler du capital a évolué et évolue de façon extrêmement rapide. Il y a nécessité absolue de ré-évaluation théorique. Il ne s'agit pas de revenir aux "fondamentaux", les évangiles selon Saint Lénine, Saint Jaurès, ou encore  Saint Joseph, il s'agit de venir au fondamental !
La précédente direction du parti l'a bien senti, mais elle n'a pas été capable de le théoriser ni n'a su poser explicitement le problème et ses attendus, et nul d'entre nous n'a posé le problème en ces termes car nous avions et avons tous "le nez dans le guidon»; d'où une dérive sociétale accentuée, sans doute marquée par une culture religieuse du "bien" et du "mal".
Je pense que le problème vient en grande partie du concept de prolétariat qui est basé sur un rapport social, celui de l'aliénation due à la nécessité pour vivre de la vente de la force de travail. QUELLE QUE SOIT LA NATURE DUDIT TRAVAIL, ce que ne recouvre pas le pseudo-concept de classe ouvrière. Il y a une réévaluation théorique majeure à faire, avec la révolution numérique de toute façon c'est marche (et vite !) ou crève !

Pour toutes ces raisons et bien d’autres moins fondamentales à mes yeux, il faut privilégier le fond sur la forme et affirmer la place et la position du Parti pour comme l’écrit Gramsci «gagner la bataille idéologique».
 
Par Ivan Lavallée.

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Mélenchon pape ?

26 Octobre 2016, 10:57am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

cet article de Descartes à le mérite de "démystifier" la candidature solitaire de Jean Luc Mélenchon et de mettre à jour l'opacité de la structure dite "France (in)soumise". 

le sujet mérite débat:

Quand un ami m’a proposé d’assister à « l’assemblée générale des Insoumis » des Bouches du Rhône le 8 octobre dernier, j’ai sauté sur l’occasion d’observer ces « insoumis » dans leur sauce. Je dois avouer en effet que depuis que j’ai quitté la région pour aller travailler ailleurs, je n’y fais que des sauts occasionnels et je ne garde que de loin un œil sur l’évolution de la situation politique locale.

 

Nous nous sommes donc retrouvés à 250 dans une salle municipale de la banlieue de Marseille, avec la disposition « en cercle » devenue classique dans ce genre de réunion depuis que la « gauche radicale », se laissant aller à ses penchants gauchistes, a décidé qu’il n’y aurait plus d’estrade, de tribune, ni rien qui puisse établir une séparation entre « dirigeants » et « dirigés ». Oh, je vous rassure, la séparation est toujours là, plus forte que jamais, et c’est pourquoi il ne faut pas qu’elle soit visible. J’y reviendrai.

 

Après la disposition, le public. Je n’ai bien entendu aucun moyen de faire une statistique, mais sur les 250 personnes présentes, une très grande majorité de têtes blanches. En fait, cela avait un petit côté « minuit à Paris » : on se serait cru revenus aux « collectifs antilibéraux » de 2007. Etaient présentes le ban et l’arrière ban des vieilles gloires gauchistes locales que j’ai connues autrefois. Essentiellement des enseignants ou des professions libérales, abonnés permanents à tous les « forums », « collectifs » et autres causes perdues qui vont de la lutte contre un contournement routier aux campagnes contre « l’islamophobie ». Quelques jeunes, essentiellement des étudiants. Un ou deux syndicalistes. On notait la présence de beaucoup d’ex militants du PCF, et l’absence de tout dirigeant local de cette formation.

 

La réunion était structurée en trois temps : une intervention d’introduction confiée à Alexis Corbière en tant que porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, un débat de politique générale, et un deuxième débat sur l’organisation de la campagne. Pour ce qui concerne le débat de politique générale, c’était là encore un retour nostalgique vers le passé, qui m’a renforcé dans la conviction que ces gens n’ont rien oublié, et rien appris. On a entendu les mêmes discours devenus à force de répétition quasi-rituels. Il y eut le « jeune » qui intervient « en tant que jeune » et qui explique que les jeunes sont une « catégorie sociale » - comme si les intérêts du jeune ouvrier était plus proche du jeune bourgeois que de l’ouvrier adulte. Il y eut la militante « contre l’islamophobie » pour appeler les femmes présentes à « se baigner en burkini » en solidarité avec leurs sœurs musulmanes. Il y eut le traditionnel appel à « ne pas relativiser la question sociale » suivie d’une avalanche de questionnements sociétaux. Seule dissonance, venue d’anciens militants du PCF : la demande d’une position plus claire et plus ferme vis-à-vis de la sortie de l’Euro et de l’UE. Clairement, ceux qui militent dans les quartiers sentent combien il est difficile de contrer l’argumentaire du FN avec des logiques du type « plan A/plan B ».

 

Pour ce qui concerne le débat sur la campagne, ce fut là bien plus intéressant pour l’observateur dans la mesure où le sujet qui semble obséder les dirigeants « insoumis » est la cueillette des 500 parrainages. Le discours à tenir aux élus qu’on démarche semble d’ailleurs assez honnête : « on ne vous demande pas d’être d’accord avec nous, mais de permettre à un candidat soutenu par quelque 10% de l’électorat de se présenter ». C’était drôle d’entendre cela dans la bouche de ceux qui en d’autres circonstances se sont battus pour que Jean Marie Le Pen – qui à l’époque avait lui aussi le soutien de 10% de l’électorat – n’ait pas les parrainages pour se présenter, mais bon, s’il n’y avait que ça… Le principal problème est qu’on passe assez vite de cette noble position à la question des pressions qu’on peut exercer sur des élus – et surtout ceux du PCF – pour obtenir leur parrainage. Et très vite – chassez le nature, il revient au galop – une partie de l’audience perd de vue l’objectif stratégique pour voir dans cette affaire une opportunité de régler les comptes avec les communistes. Il faut « leur mettre la pression », les « menacer de mettre des candidats contre eux ». Ca promet pour la campagne…

 

Et finalement, le discours de Corbière. Au départ, un discours assez classique, répétant les différents arguments qu’on a entendu mille fois dans la bouche de Mélenchon – y compris les absurdités comme la « règle verte » (1). Mais le plus intéressant ne se trouvait pas là, mais dans la justification de l’organisation adoptée par – ou plutôt pour –  les « Insoumis ». Car si tous les « Insoumis » sont égaux, il apparaît clairement qu’à l’heure de participer aux décisions, certains sont bien plus égaux que les autres. Il y a « l’insoumis de base », qui écoute assis sur sa chaise et à qui on donne de temps en temps la parole, « l’insoumis intermédiaire », qui organise les réunions, distribue les tracts et colle les affiches. Et en haut de l’échelle, il y a « l’insoumis d’élite » qui fait partie du cercle étroit de ceux qui ont accès à Mélenchon en personne et qui participe aux décisions. Et cette division est subtilement dissimulée par le langage. Prenons par exemple l’usage du pronom « nous ». En général, il est utilisé par Corbière pour désigner l’ensemble des « insoumis ». Mais plus tard, ayant entendu des remarques et des critiques, il promet : « nous tiendrons compte de vos remarques ». Qui est ce « nous » particulier qui écoute ce que le « nous » général a à dire ? Georges Marchais avait pour habitude de dire « nous les communistes » où « nous au bureau politique », pour distinguer les deux cas. Chez les « insoumis », on ne prend pas de pareilles précautions.

 

Mais si je vous parle de tout ça, c’est qu’en écoutant Corbière j’ai vraiment pris conscience de quelque chose qui me tarabustait depuis longtemps dans l’organisation du mouvement mélenchonien. Et j’ai pu confirmer mon analyse en regardant la « convention de la France insoumise » de Lille la semaine suivante. Nous sommes devant un phénomène rare à gauche : celui d’un mouvement totalement vertical, où la souveraineté réside en une seule personne. Tous ceux qui chez les « insoumis » exercent une fonction, une autorité, le font au nom du Chef et investis par lui. Qui a décidé de faire d’Alexis Corbière un porte-parole ? De Manuel Bompard un directeur de campagne ? De confier à Jacques Généreux et Charlotte Girard la rédaction du programme ? Et cela ne concerne pas seulement les nominations. Qui décide en dernier ressort du contenu du programme ? Qui a décidé d’organiser la « convention » et fixé sa forme et son ordre du jour ? Qui choisit les candidats pour les législatives – ou ce qui revient au même, la commission chargée de les sélectionner ?

 

Ces questions ont une double réponse. La première est qu’on ne sait pas. Les processus de décision à l’intérieur du « mouvement des insoumis » sont totalement opaques. Celui-ci n’a  pas de statuts, pas de dirigeants connus (2), pas d’instances constituées. On ne connaît les processus de décision que par des confidences ou des lapsus de ses dirigeants. La deuxième, c’est que cette opacité a pour fonction – ou du moins pour effet –  d’occulter la toute-puissance du Petit Timonier, toute-puissance qu’il ne partage qu’avec quelques fidèles choisis par lui. Au PG, Mélenchon faisait déjà la pluie et le beau temps et se réservait le droit de décider en dehors de toute procédure et de toute instance – on l’a vu lors de l’adhésion au PG de Martine Billard et de ses amis, lorsqu’il fut annoncé que Martine Billard avait « accepté de co-organiser le congrès du PG » sans qu’on sache très bien qui lui avait proposé ni dans quel cadre statutaire se plaçait cette « co-organisation ». Mais même au PG la dictature de Mélenchon avait été occultée derrière les apparences de la démocratie, avec des comités nationaux et des bureaux exécutifs élus en théorie par les militants et des statuts votés par un congrès et rendus publics, même si in fine on n’en tenait aucun compte. Chez les « insoumis », on ne s’encombre plus de telles précautions.

 

Certains trouveront que je pinaille. Je ne le pense pas : la démocratie repose en dernière instance sur l’existence de procédures formalisées et transparentes de décision. Ce sont elles qui garantissent que les décisions reflètent la volonté des citoyens, et non celle d’un homme ou d’un groupe. Dès lors que le dirigeant peut les adapter ou les redéfinir à sa convenance sans avoir à rendre des comptes, il n’y a plus de démocratie. A cela, les partisans de Mélenchon répondent qu’on n’avait pas le temps de constituer des procédures car « il fallait agir vite ». Une sorte de « état d’urgence politique ». Or si l’argument de l’urgence est traditionnellement invoqué – et pas forcément à tort – pour justifier toutes sortes de violations des règles et des procédures démocratiques,  l’expérience fait que dans ce cas particulier la  justification paraît douteuse. Après tout, Mélenchon a eu huit ans pour donner au PG un véritable fonctionnement démocratique. Il ne semble pas qu’il se soit empressé de le faire. On est conduit à conclure donc que loin d’être une question d’urgence, la structuration du « mouvement des insoumis » en pontificat absolu de son leader obéit à un choix politique mûrement réfléchi, et non à une quelconque urgence.

 

Mais le plus surprenant, ce n’est pas tant que Mélenchon veuille devenir pontife. Après tout, sa trajectoire et ses affinités sont toujours allées dans ce sens. Ce n’est pas par hasard s’il y a toujours une place dans son autel intime pour Mitterrand. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’il y ait autant de gens dans la « gauche radicale » pour le laisser faire. C’est d’autant plus surprenant lorsqu’on songe au fait que cette gauche a une vieille tradition de méfiance envers les sauveurs suprêmes et autres hommes providentiels, bref, envers tout ce qui sent de près ou de loin le pouvoir personnel. Ceux qui ont fréquenté cette gauche n’ont pu qu’être frappés par l’importance donnée aux procédures démocratiques formelles et aux instances délibératives, à la méfiance presque instinctive vers toute tentative d’accaparation du pouvoir par une personne ou un groupe. Et voilà que tout à coup, ces gens si sourcilleux de délibération collective et de démocratie participative – et croyez-moi, à Marseille ce jour-là j’ai vu des gens qui dans d’autres circonstances auraient crié à la manipulation – sont ravis, extatiques de se voir annoncer par le porte-parole du Chef des décisions prises en dehors d’eux et par une structure totalement opaque. Avouez qu’il y a de quoi perdre son latin…

 

Comment comprendre cette abdication ? Et bien, je ne vois une explication : lorsqu’on observe les choses, on s’aperçoit que le fonctionnement du « mouvement des insoumis » tient plus du mouvement religieux que du politique. La vision « insoumise » évacue le propre du politique – c'est-à-dire, le conflit entre des conceptions et des intérêts différents – pour se placer dans une logique de communion entre des gens qui partagent un projet « naturel » qui n’admet aucune discussion. Le mouvement se conçoit plus comme une élite d’illuminés qui, ayant vu la Vérité, vont porter la bonne parole au monde. Et bien entendu, une fois confronté à cette Vérité qui relève de l’évidence, l’homme de bonne foi ne pourra que l’admettre. Seuls la refuseront ceux qui ont partie liée avec Satan, les suppôts du « 1% » et du Grand Kapital. Cette Vérité est de l’ordre de la morale transcendante, et non politique. Ecoutez Mélenchon parlant à Toulouse en septembre dernier : vous entendrez un prêche – avec ses « Hypocrites ! » lancés à la volée –  pas un discours politique. C’est d’ailleurs pourquoi le « projet » n’est pour les « insoumis » qu’un exercice secondaire, qui n’intéresse personne. Au point qu’on adhère aux « insoumis » avant de connaître le projet, et même avant qu’il y ait un projet à connaître. 

 

Ce penchant religieux concerne autant le fond que la forme. Les discours « déambulatoires » qui sont devenus la règle dans les rassemblements mélenchoniens rappellent curieusement les techniques des évangelistes américains. Le « défilé des insoumis » qui ressemblait drôlement à une procession, présenté par une Charlotte Girard aux accents de télé-évangeliste. Ajoutez à cela la rupture totale avec la symbolique traditionnelle du mouvement ouvrier français (la couleur rouge, l’Internationale…) qui permet de fabriquer un langage symbolique autoréférent (la couleur bleu ciel, le « phi »…), et vous retrouverez des éléments qui sont d’habitude l’apanage des églises et des sectes.

 

Mélenchon tire en fait profit de la demande de « religio » qui affecte notre société, et qui est particulièrement forte chez les  « classes moyennes » qui voient des catastrophes se profiler à l’horizon et que trente ans de matérialisme forcené ont laissée sans références transcendante. La Vérité qui fait les « insoumis » n’est pas si différente que celle qui fait Daesh : dans les deux cas, on rejette un monde perçu comme corrompu au nom d’un idéal de pureté. Il y a à gauche un public qui a besoin de croire, et ce public est prêt à tout abdiquer au bénéfice de celui qui répondra à ce besoin. Et ce besoin de croire s’impose à toutes les contradictions : on peut tonner contre la « monarchie présidentielle » et diriger son propre mouvement comme un monarque, et personne ne trouve rien la chose bizarre…

 

Le « mouvement des insoumis » n’est pas un parti politique, c’est une église. Une église avec un dieu – le « peuple » - qui comme sied à un dieu reste silencieux mais nous envoie un messie pour parler en son nom. Un messie qui tient son autorité non de l’investiture de ses camarades, non d’un projet, non d’une théorie politique, non d’une élection, mais qui s’autorise de lui-même. Et qui par conséquent ne saurait être contredit, ou voir son autorité contestée.

 

Le mérite de Mélenchon – dont on ne saurait trop dire que c’est un tacticien hors pair – est d’avoir compris avant tous les autres ce besoin de croire et de l’avoir exploité. Cependant, si Mélenchon est un grand tacticien il s’est révélé ces dernières années un piètre stratège, et on peut se demander jusqu’où le « mouvement des insoumis » peut survivre l’élection présidentielle. En effet, le contexte de l’élection présidentielle se prête particulièrement aux débordements messianiques. Mais une fois l’élection passée, la politique ne peut plus se faire d’une manière aussi centralisée. Rien que pour les législatives, la désignation des candidats implique rentrer dans des logiques locales complexes qu’il est difficile de piloter depuis un centre. Et une fois désignés, il sera difficile d’éviter que ces candidats deviennent autonomes, agissant en fonction de leurs propres idées – et leurs propres intérêts – plutôt que des directives venues du centre. On a vu les difficultés que la faiblesse de ses institutions internes a posé au PG lorsqu’il s’est agi de négocier des positions locales. Le refus de toute institutionnalisation chez les « insoumis » risque de poser des problèmes encore plus sérieux.

Descartes

(1) La règle verte formulée par Mélenchon « consistant à ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer » est en effet une absurdité. Si elle était appliquée – et l’ambition de Mélenchon est de l’inscrire dans la constitution – elle aboutirait à interdire tout prélèvement minéral, car les dépôts de fer, de cuivre, de pierre de construction, de sable, etc. ne se reconstituent jamais. Mais aussi tout prélèvement fossile, puisque les fossiles – charbon, gaz, pétrole – se reconstituent avec une extrême lenteur. Imagine-t-on une société qui à une échéance de quelques années voire de quelques décennies pourrait se passer de tout prélèvement sur les ressources minérales ou fossiles ?

 

(2) Dans les « mentions légales » du site internet JLM2017 on peut lire que l’éditeur responsable du site est une association, « l’Ere du peuple », dont il est impossible de se procurer les statuts ou la liste des dirigeants. Le JO nous dit que l’association a été dûment déclarée le 9 janvier 2016. La date n’est pas innocente, parce qu’elle montre que l’équipe Mélenchon songeait à partir en campagne en solo bien avant que le PCF se prononce pour une participation à une primaire de gauche…

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PRÉSIDENTIELLE : Et si l’oligarchie choisissait MACRON pour liquider « en douceur » ce qui reste de nos conquêtes sociales

10 Octobre 2016, 18:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

PRÉSIDENTIELLE : Et si l’oligarchie choisissait MACRON pour liquider « en douceur » ce qui reste de nos conquêtes sociales

Emmanuel Macron n’est pas encore officiellement candidat à la présidentielle, mais ses troupes se renforcent de jour en jour…. Cette semaine, c’est Bernard Mourad, l’ancien bras droit de Patrick Drahi, le grand patron du groupe Altice, qui l’a rejoint comme « Conseiller spécial »… Natasha Koenigsberg

Bernard Mourad et Emmanuel Macron se connaissent de longue date. Le fait que le premier rejoigne l’état-major de campagne du second n’est donc en soit, pas extraordinairement étonnant. Seulement voilà : Bernard Mourad était jusqu’ici le patron du pôle média du groupe de Patrick Drahi… Patrick Drahi, c’est en effet SFR Numéricable, mais aussi L’Express, Libération, et depuis peu, BFMTV et RMC, entre autres ! Or, BFM TV fait la pluie et le beau temps dans l’information en continu, caracolant en tête des audiences des chaînes d’info. Quant à RMC, la station pèse tout de même la moitié de RTL, la première radio de France ; les interviews de Jean-Jacques Bourdin le matin ont pesé lourd dans la précédente campagne présidentielle, ridiculisant les uns, déstabilisant les autres. Voir l’ancien patron d’un groupe de médias aussi puissant avec des quotidiens, des magazines, une chaîne d’information en continu leader et une grande radio, rejoindre l’équipe de campagne d’un candidat présumé à l’élection présidentielle n’est donc pas du tout anodin…
Qui plus est, on a du mal à imaginer que ce départ d’une situation confortable, avec un poste à responsabilités, en vue, très bien rémunéré, se soit fait contre l’avis et sans l’accord de Patrick Drahi… Autrement dit, Patrick Drahi, dont la fortune personnelle dépasse celle de Xaviel Niel ou même de Vincent Bolloré, qui détiennent eux aussi des groupes de médias, pourrait avoir choisi de soutenir la candidature d’Emmanuel Macron, en lui déléguant son bras droit…
Dans les milieux entrepreneuriaux, même, au MEDEF, ou dans d’autres petits syndicats patronaux, la perspective de voir Emmanuel Macron se présenter à la présidentielle est accueillie plus que favorablement.

Certains patrons s’imaginent que seul le jeune loup de la politique française, de gauche, mais économiquement libéral, est capable d’engager les réformes dont la France a besoin pour relancer son industrie, modifier profondément son droit du travail, et surtout, surtout, remettre à plat sa fiscalité et le financement de la protection sociale…
La surexposition médiatique d’Emmanuel Macron dans les médias, et en particulier, dans l’Express et sur BFMTV depuis des mois trouve désormais une explication rationnelle… Pas sûr que ses adversaires ne lui feront de cadeau demain, maintenant que le ralliement de Mourad / Drahi à la candidature Macron est connu… Le Conseil supérieur de l’audiovisuel s’attend à recevoir pas mal de lettres de réclamations des candidats à la présidentielle dans les prochains mois.

 

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Dernières nouvelles de Bernie SANDERS

7 Juin 2016, 05:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Sanders est à l’extrême limite de la stratégie radicalement démocratique qui a été la sienne et qui s’est avérée gagnante jusque là : il pousse à fond la démonstration que le parti démocrate n’est pas un parti démocrate, et nourrit le désir d’un véritable parti démocrate aux États-Unis, qui ne pourrait être qu’un parti rompant avec Wall Street et défendant la majorité contre le capital.

C’est un signe qui ne trompe pas. Le journal Le Monde qui depuis un an annone imperturbablement que Bernie Sanders va perdre et n’a aucun espoir à nourrir, commence cette fois-ci à s’énerver : « Bernie pourrait-il faire perdre Hillary ? » (22 mai). Il y a quelque ressemblance entre cette humeur maussade et la manière dont les mêmes commencent à traiter les grévistes en France de preneurs d’otage, alors qu’ils ont le soutien massif du monde du travail … On commence à parler aussi mal outre-Atlantique de « Sanders » que de «la CGT » en France !

Mais ce qu’il faut bien comprendre là, c’est que Le Monde est, à propos des présidentielles US, un baromètre fidèle des humeurs de l’état-major de H. Clinton et de la presse « Wall Street ». Car en effet, là, on s’énerve.

Sanders n’a pas eu la politesse de s’effacer, il a failli gagner dans le Kentucky – 4000 voix en sa faveur disparues dans les deux plus gros comtés de l’État, Clinton donnée gagnante par 1924 voix : la routine dans le parti « démocrate » ! – et il a gagné dans l’Oregon. Il menace de cartonner encore, dans les nombreux États de la dernière fournée, le mardi 7 juin, avec la Californie. Son argumentation dignement démocratique agace de plus en plus l’establishment et les mauvais coups ont commencé.

Deux épisodes récents modifient en effet sérieusement la tonalité générale des événements, faisant venir en surface ce que chacun savait déjà être sous-jacent.

D’abord, le Nevada. A priori pas un État décisif et une primaire ayant eu lieu en février, gagnée d’une courte tête par Clinton sur un total de voix de toute façon assez faible, après une campagne ayant nettement opposé deux syndicats de l’AFL-CIO : celui des garçons d’hôtel de Las Vegas pro-Clinton et celui des infirmières, pro-Sanders comme ailleurs dans le pays. Mais il y avait eu des complications post-primaire : la désignation des délégués a en effet lieu après la primaire dans le Nevada, avec une convention d’État, où les délégués pro-Sanders se sont trouvés plus nombreux du fait, semble-t-il, de la démobilisation des équipes pro-Clinton après la convention, ayant permis par leur absence dans les réunions de comtés la désignation de délégués suppléants qui se sont avérés plus souvent pro-Sanders. En somme, le Nevada, faiblement peuplé, était le seul État où la balance penchait « injustement » pour Sanders, bien que sans aucune fraude, à la différence des centaines de milliers, voire plus, de voix, détournées, annulées, falsifiées, en faveur de Clinton dans l’ensemble des autres États, New York en tête !

Pour l’appareil démocrate cet outrage devait être réparé, et il le fut : 64 délégués d’État furent accusés de ne pas être membres du parti démocrate contrairement au règlement, et la balance fut inversée outrageusement en faveur d’H. Clinton, aboutissant à une convention démocrate du Nevada tournant en chaos général, sinon en bataille rangée, la sénatrice pro-Clinton Barbara Boxer faisant intervenir la police contre les « sanderistas ». Dans les jours qui suivirent elle a reçu des milliers de mails de protestation et a rendu publics quelques messages menaçants et sexistes.

Tel fut le levier d’une opération médiatico-politique de grande ampleur, très au delà du Nevada, au contenu idéologique parfaitement calibré.

Les partisans de Sanders sont dépeints comme des gens agressifs et sans repères, dans un parallèle voulu avec les partisans de Donald Trump. Le parallèle a un fondement : dans les deux cas, il s’agit de révolte et d’indignation contre la crise sociale, mais les réponses des pro-Sanders et des pro-Trump sont évidemment opposées. Mais surtout, les sondages comme les échos du pays profond n’ont cessé de dire, et ceci s’accentue, que Sanders candidat démocrate battrait Trump, alors que pour H. Clinton, ceci est rien moins que sûr !

Depuis le début de la campagne résonne l’antienne selon laquelle Sanders a le soutien de la « jeunesse blanche ». Problème : le fameux « vote noir pro-Clinton » fonctionne dans les primaires démocrates, mais pas forcément dans un vrai scrutin national, la masse des noirs ne votant pas et n’éprouvant pas d’enthousiasme particulier pour le couple Clinton contrairement à la légende. D’ailleurs, en Alabama, le résultat de la primaire donnait 14 points de plus à Clinton que les sondages de sortie des urnes, étrange. Le « vote noir » propriété d’une famille, on fait mieux comme message émancipateur …

Toujours est-il que depuis l’incident de Las Vegas le 17 mai, le refrain sur le « vote jeune blanc pour Sanders », mis en parallèle avec le « vote petit blanc pour Trump » est devenu un véritable amalgame. L’état-major démocrate et au delà l’establishment nord-américain joue à se faire peur avec l’idée suivante : et si les petites échauffourées du Nevada annonçaient ce que sera la « convention disputée » du parti démocrate appelée de ses vœux par Bernie Sanders à Philadelphie fin juillet ? Et si les hordes pro-Sanders allaient martyriser le parti démocrate comme les hordes pro-Trump ont martyrisé le parti républicain ? Autrement dit : après l’effondrement du parti républicain, Sanders osera-t-il provoquer l’effondrement du parti démocrate ? Ces gens là ne respectent donc rien ? Le parti républicain out, le parti démocrate out, où va t-on ?

Au passage, cette campagne de peur indique combien est profonde l’erreur de la majeure partie (pas tous, heureusement) des groupes nord-américains d’extrême-gauche qui ont voulu voir en Sanders un instrument de rabattage au service de Clinton. La dynamique sociale – et générationnelle – de sa campagne a de toute façon conduit à une confrontation.

Et le deuxième épisode, après l’affaire du Nevada devenue bel et bien affaire nationale, c’est le début de durcissement réel, et pas imaginaire comme on le lui a déjà souvent reproché, de Bernie Sanders.

D’abord, cet homme discret et pondéré traité de boute-feu et de pousse-à-l’émeute à Las Vegas, a tout de même consenti à faire savoir qu’à Las Vegas justement son bureau électoral a été la cible de tirs et que des locaux de ses équipes ont été mis à sac …

Et surtout, il a apporté son soutien à Tim Canova, un universitaire qui vient d’entrer dans le parti démocrate pour y défier l’élue de Floride Debby Wasserman Schulz, présidente du Democratic National Committee, en demandant contre elle l’investiture pour l’élection locale à la Chambre des représentants qui doit avoir lieu en même temps que la présidentielle. Cette initiative est perçue, et de fait elle l’est, comme une attaque directe et frontale contre le saint du saint du parti démocrate.

En agissant ainsi, Sanders est à l’extrême limite de la stratégie radicalement démocratique qui a été la sienne et qui s’est avérée gagnante jusque là : il pousse à fond la démonstration que le parti démocrate n’est pas un parti démocrate, et nourrit le désir d’un véritable parti démocrate aux États-Unis, qui ne pourrait être qu’un parti rompant avec Wall Street et défendant la majorité contre le capital.

Derniers développements depuis le 24 mai

Clinton refusant à Sanders un débat avant les primaires finales du 7 juin, concernant notamment la Californie, Sanders a proposé un débat public avant le 7 juin à Trump. Qui a, sur le principe, accepté.

Des chefs démocrates s’indignent soudain de cette chute dans la « politique spectacle » alors que pour une fois, le spectacle a rarement été aussi politique !

Suite du feuilleton : puis c’est Trump qui se défile, il serait « inapproprié » de débattre avec quelqu’un qui ne sera pas investi, ben tiens ...

 

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Régionales Nord Pas de Calais Picardie: Lancement de la campagne de “L'HUMAIN D'ABORD” à Lille Grand Palais.

2 Octobre 2015, 18:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Régionales Nord Pas de Calais Picardie:  Lancement de la campagne de “L'HUMAIN D'ABORD” à Lille Grand Palais.
Régionales Nord Pas de Calais Picardie:  Lancement de la campagne de “L'HUMAIN D'ABORD” à Lille Grand Palais.

Arras covoiturage jusque Lens ( fédération PCF) , puis départ en bus vers Lille Grand Palais.

Pour  un départ d'Arras en covoiturage  appelé le 06 75 07 39 84 avant 11h00 samedi 3 octobre. Reste 3 places

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Nous avions raison:

17 Septembre 2015, 18:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ah! Si, enfin, pour les régionales, l'analyse communiste était prise en compte!

Quel temps gagné et quelles erreurs évitées!!!

Pour preuve:

Vanik Berberian Maire modem de Gargilesse-Dampierre dans l'Indre

Il ne  faut pas s’y tromper : baisser les dotations d’État aux collectivités, c’est en fait baisser les dotations aux citoyens. Cette baisse insupportable dans son rythme et dans son ampleur va contraindre les élus à supprimer des services destinés aux citoyens, qui sont les premiers bénéficiaires de l’action des collectivités.
D
évitaliser le champ d’action des communes, c’est dégrader le champ social,
culturel et l’habitation de nos administr
és... Cette baisse des dotations va
aussi obliger les
élus à diminuer fortement l’investissement public. Cela
va avoir un tr
ès grave impact économique et social avec une hausse du
ch
ômage. Au final, l’économie faite sur le dos des communes risque de
co
ûter bien plus que ce qu’elle rapportera. C’est absurde. La journée du
19 septembre pose aussi la question de l’am
énagement du territoire, et de la
place de la commune, notamment en milieu rural. Il nous faut rappeler que la commune est un
échelon démocratique essentiel, nécessaire à la vie sociale. »

J.P. Martin Maire Républicain (ex UMP) de Nogent-sur-Marne 

Ce ne sont pas les collectivités « qui sont menacées, ce sont les habitants et la qualité  des prestations que nous devons leur assurer dans leur vie quotidienne. Avec cette baisse brutale des dotations, le gouvernement a décidé de nous prendre comme variable d’ajustement face aux déficits publics, et nous fait payer beaucoup plus que notre part. C’est une grande injustice, d’autant plus que ces dotations ne sont pas une subvention mais une compensation liée aux compétences que la décentralisation nous a confiées. Le bloc communal, c’est 63 % des investissements publics du pays et seulement 4% de la dette nationale. En nous asphyxiant. L’État nous contraint à revoir nos exigences en termes de cohésion sociale et de services publics, ou bien à augmenter les impôts. S’y ajoute l’effet domino sur l’économie nationale. Tout cela finira par coûter plus cher au pays en termes de baisse de croissance et d’augmentation du chômage. Nous nous insurgeons face au risque de ne plus pouvoir faire notre devoir et pour que la commune reste le pilier de la République.

Les analyses de notre (ancien) élu communiste René Chevalier sont reprises par un maire Modem et même un autre Les Républicains!!!...

Pour rappel voici le tract distribué lors des municipales de mars 2014

Nous avions raison:
Nous avions raison:

Bonne lecture et bonne réflexion!

 

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61,31 % pour le NON : le point de vue du Parti Communiste Grec (KKE)

8 Juillet 2015, 10:35am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Déclaration du secrétaire général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, sur le résultat du référendum du 5 juillet 2015

Traduction ML (depuis la version allemande du KKE) pour Solidarité internationale PCF, 6 juillet 2015

Nous saluons les milliers de personnes qui ont suivi l’appel du KKE à ne pas céder au chantage. Nous saluons en particulier les électrices et électeurs qui ont inséré le bulletin du KKE reprenant sa proposition de formulation de la question pour le référendum faite au Parlement mais bloquée par le gouvernement. Comme cela, le peuple a été privé du droit de voter sur cette proposition, la possibilité lui a été ôtée de pouvoir choisir entre plusieurs propositions.

Face à la question parcellaire et contradictoire du référendum-éclair, une partie de la population a pu déjouer la confusion, donner une première réponse avec des bulletins nuls ou blancs, alors qu’un grand nombre de personnes sont restées à l’écart de ce vote, ne serait-ce qu’à cause de difficultés financières et des coûts trop élevés des transports pour se rendre sur les lieux de vote.

Dès la décision prise d’organiser le référendum, nous avons constaté, à juste titre, qu’indépendamment de l’issue du vote, il ne peut y avoir de solutions alternatives, véritablement positives pour le peuple, dans le cadre de l’UE, des voies capitalistes, de la reconnaissance des dettes. Toutes les autres forces politiques, aussi bien dans le camp du NON que dans celui du OUI portent des solutions incluses dans ce cadre. Elles se retrouvent toutes à défendre la nécessité de se conformer aux règles de l’UE, à défendre les intérêts des parties du capital qu’elles représentent respectivement.

Nous nous adressons particulièrement aux électrices et électeurs qui ont voté aujourd’hui pour le NON et ont cru qu’il pourrait ainsi être mis fin à la politique d’austérité, qu’ils pourraient résister efficacement aux mesures les plus dures et au mémorandum. Nous appelons tous ceux qui se sentent aujourd’hui renforcés par la victoire du NON, à ne pas rester passifs et à ne pas valider la tentative du gouvernement de transformer ce NON en un OUI à de nouveaux accords antipopulaires. Nous leur tendons la main pour les combats à venir contre l’aggravation de leurs conditions de vie.


Parallèlement, nous nous adressons aussi aux électrices et aux électeurs qui ont voté OUI sous la pression de leur employeur, dans la peur de la fermeture des banques, dans l’idée de protéger leur salaire, pension et quelques économies. Nous les appelons à réfléchir à nouveau à leur vote, à résister à partir d’aujourd’hui aux chantages, à ne pas glisser dans des directions conservatrices et réactionnaires, à ne pas apporter de l’eau au moulin des partis précédemment au gouvernement.

Le gouvernement de collation SYRIZA-ANEL ne doit pas pouvoir oser utiliser le résultat du référendum pour infliger à notre peuple de nouveaux et lourds sacrifices, de nouveaux mémorandums valables dans la durée. Les accords que M. Tsipras a promis de signer, sur la base de sa proposition d’il y a trois jours aux « trois institutions », c’est-à-dire à la Troïka, conduisent, avec une précision mathématique, à un nouveau mémorandum encore pire. Il légitime ainsi les mémorandums précédents, y compris les lois qui les ont mis en œuvre, et, encore plus grave : il n’hésite pas à conduire le peuple à une véritable faillite. L’autre alternative possible, dont la Troïka a parlé, c’est-à-dire une voie de sortie de l’euro, représente également une option qui frapperait seulement la classe ouvrière et les autres couches populaires.

Il n’en est que plus urgent et nécessaire que le mouvement et le peuple reprennent massivement la proposition du KKE de sortie de la crise. Les conditions préalables en sont : la socialisation des monopoles, le détachement de l’UE, la dénonciation unilatérale de la dette, l’établissement d’une planification centrale scientifique pour le développement de la société, pour le peuple, avec le peuple réellement au pouvoir. Le KKE se tiendra au premier rang de tous les combats de notre peuple dans la période à venir. Nous continuerons à renforcer le caractère antimonopoliste et anticapitaliste de la lutte, sa jonction avec le KKE.

Nous organisons et préparons la résistance, la disposition à résister dans l’éventualité de nouveaux développements négatifs. Nous soutenons les plus faibles, les méprisés. Nous organisons des initiatives pour aider les familles des couches populaires à survivre, avec des comités d’action sur les lieux de travail, dans les entreprises, les hôpitaux, les supermarchés, dans les bureaux, avec des comités populaires dans les quartiers, avec des groupes de solidarité et d’entraide, avec des groupes et comités de contrôle.

Notre réponse à la tentative de polarisation et de division du people réside dans l’unité de la classe ouvrière, la diffusion des positions de classe dans le mouvement, dans le renforcement du rassemblement populaire. La proposition du KKE réunit la majorité du peuple dans le présent et pour l’avenir, contre l’ennemi véritable, l’UE, le capital et sa domination.

Athènes, 5 juillet 2015

source http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

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ÉLECTIONS en ISRAËL : la « liste commune » non-sioniste, soutenue par les partis arabes et le Parti communiste à 11 % !

21 Mars 2015, 15:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ÉLECTIONS en ISRAËL : la « liste commune » non-sioniste, soutenue par les partis arabes et le Parti communiste à 11 % !

Le pari est réussi pour l'alliance historique constituée par la « Liste commune » (al-Qaimah al-Mushtarkah en arabe) : les principaux partis arabes unis à la coalition Hadash, menée par le Parti communiste, c'était une première.

Le résultat est, lui aussi, historique : avec près de 11 % (10,98 %), elle devient la troisième force politique du pays, c'est le meilleur score obtenu par des forces qui s'inscrivent dans la critique du consensus sioniste, la défense de la minorité arabo-palestinienne, et l'établissement d'une paix juste garantissant les droits du peuple palestinien à disposer d'eux-mêmes.

A titre de comparaison, en 2013, divisés, le Hadash/Parti communiste avait obtenu 3 %, la Liste arabe unie 3,5 % et le parti arabe Balad 2,5 %, soit 9 % en tout, avec 11 députés. Il y a dix ans, en 2003, le rapport de force restait identique : 7,5 %, dont 3 % pour le Hadash, et 8 députés en tout.

C'est une victoire politique, une résistance et une riposte à un pouvoir israélien, menée par la droite extrémiste de Netanyahu, qui multiplie les provocations envers la minorité arabe : la définition officielle d’Israël comme « État juif » constituant une attaque claire sur ses droits civiques.

S'affirmant clairement non-sioniste – dans un scrutin contesté par l'ultra-sioniste Likoud de Netanyahu d'un côté, et le Parti travailliste réuni dans « l'Union sioniste » avec le parti de la figure de la droite nationaliste Tzipi Livni – la « Liste commune » a fait le choix de l'unité entre Arabes et Juifs animés par un souci de paix, d'égalité et de justice sociale.

Le discours rassembleur mais ferme sur les principes de la tête de liste, le jeune leader du Hadash Ayman Odeh, a joué dans le succès de la « liste commune ». La présence du leader communiste Dov Khenin, juif, communiste et défenseur des droits des Palestiniens, est aussi un symbole.

Les deux feront partie de la prochaine Knesset – le Parlement israélien -, accompagnant 12 de leurs camarades, 14 députés qui porteront la voix des sans voix en Israël : la minorité arabe opprimée, les Arabes et Juifs prêts, selon un des mots d'ordre de la liste, à une « co-existence pacifique ».

Nous transmettons ci-dessous le communiqué du Parti communiste d'Israel (traduction d'EDT/AC):

« Les partis du premier ministre Benjamin Netanyahu et de son challenger Isaac Herzog ont obtenu respectivement 29 et 24 sièges sur les 120 sièges de la Knesset aux élections générales israéliennes du mardi 17 mars. La « Liste unie » a remporté 14 sièges, 3 de plus que les 11 sièges obtenus séparément par le Hadash et les partis arabes dans la Knesset sortante. La « Liste unie » constituera le 3 ème bloc le plus important dans la prochaine Knesset.

 

« Aujourd’hui, nous apportons notre réponse au racisme et à ceux qui veulent nous exclure » a déclaré le leader de la « Liste unie », Ayman Odeh. « Quand on aura 14 députés, on sera en mesure de peser sur la prise de décision ; personne ne pourra agir sans tenir compte de la troisième force parlementaire ».

 

Trois heures après le début du vote, la participation dans les secteurs arabes approchait déjà les 10%, à comparer avec les 3% de 2013. La nouvelle a rapidement atteint le premier ministre Netanyahou. « La domination de la droite est en danger. Les électeurs arabes vont aller voter en masse » a déclaré le leader de droite. « Allez voter, amenez vos amis et vos proches, votez pour le Likoud ! ».

 

Le député communiste du Hadash, Dov Khenin, candidat sur la « Liste commune » a accusé Netanyahou de racisme, et d'incitation à la haine à l’égard des électeurs arabes : « Un premier ministre qui fait campagne contre le vote de citoyens appartenant à une minorité ethnique franchit la ligne rouge du racisme, et de l'incitation à la haine » a affirmé Khenin.

 

Des membres de la « Liste commune » ont relaté que des coups de fil et des SMS avaient été envoyés par le Likoud pour pousser ses partisans à aller voter pour contrer la forte participation arabe constaée dans la matinée, à intimider des citoyens arabes, afin de les dissuader d’aller voter. Le député Khenin a saisi la Commission électorale centrale pour que le Likoud cesse immédiatement de diffuser ce type de messages. « C’est particulièrement grave un jour d’élection, quand le message adressé à tous les citoyens israéliens est de participer, de voter, de participer au système démocratique. En lançant de tels messages, le premier ministre montre qu’il est complètement à la dérive et qu’il est prêt à violer tous les principes démocratiques pour rester au pouvoir ».

 

Le leader de la « Liste commune », Ayman Odeh a voté dans la matinée près de son domicile à Haïfa avant d’entamer une journée de campagne. « Comme tout électeur arabe aujourd’hui, je suis excité à l’idée de voter, de faire partie de l'histoire, en participant à un tournant historique qui va fondamentalement changer la vie des citoyens arabes et de tous les citoyens de l’Etat » a-t-il déclaré. « Je vous appelle tous à aller voter ce matin, à croire qu’il est possible que les choses s’améliorent ici, que nous – Arabes et Juifs – pouvons construire un meilleur avenir pour nos enfants, de nos propres mains ».

 

A la précédente Knesset, le parti Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité – parti communiste d’Israël) avait quatre sièges. Il en a maintenant cinq : Ayman Odeh, Aida Touma-Sliman, Dov Khenin, Youssef Jabareen et Abdallah Abu-Maarof. Touma-Sliman, Khenin et Abu-Maarof sont membres du Bureau politique du Comité central du Parti communiste d’Israël. »

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

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Départementales 2015 : PCF-FRont de Gauche du canton d’Arras 3

20 Mars 2015, 18:06pm

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Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3

18 Mars 2015, 16:44pm

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Les communistes du canton Arras 3, ont tenu à 9 jours du premier tour des élections départementales une réunion publique salle l'Abbé Lemire à Arras.

Une quarantaine de personnes sont venues à la rencontre des candidats communistes pour échanger et découvrir ensemble une véritable alternative à la politique d'austérité du gouvernement Valls, Macron et Hollande qui fait actuellement le lit de la droite et de l'extrême droite.

Martial Stienne conseiller Général depuis plus de 36 ans et en fin de mandat, fut l’invité d’honneur ainsi que Hervé Poly secrétaire fédéral du PCF du Pas de Calais.

L’intervention de Martial fut basée sur l’expérience acquise par les nombreuses années de présence au sein du groupe communiste qui compte encore aujourd’hui 11 élus. Le travail qu’ils ont effectué a joué un rôle primordial sur les avancées sociales indispensables à la population du Pas de Calais.

Après les nombreuses réponses aux questions posées par les personnes présentes, Hervé conclut sur la politique générale du parti et le bien-fondé du rôle des élus communistes au sein de chaque instance politique.

Pour les départementales l’objectif est d’un score à deux chiffres, afin de faire de notre département une terre de résistance à l’austérité pour plus de justice, plus d’égalité et plus de fraternité.

Quelques rappels de chiffres pour donner une idée de l’importance du rôle du département et des élus communistes.

 

 

 

Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3
Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3

Les communistes accordent crédit en l’attractivité économique des cantons grâce aux emploi crées pur le canal Seine Nord, au projet du RER allant d’Arras vers Douai et de Cambrai vers Armentières.

De même pour l’augmentation du nombre d’aides à la personne (auxiliaire de vie, services de soins, accompagnement des personnes handicapées, etc. etc.)

Et bien-sur, l’accès aux soins pour tous avec la création des centres de santé conventionnés par le tiers payant, dans les quartiers et les communes du département.

Les candidats communistes dans le FdG des cantons Arras 2 et 3,  proposent un programme audacieux et courageux répondant aux souhaits de la population.

Mais l’Etat qui doit être le garant d’un bon fonctionnement des départements, doit aujourd’hui pour le Pas de Calais, plus de 800 millions €, alors qu’il offre aux actionnaires des grandes entreprises des cadeaux fiscaux (par le biais du CICE de plus de 40 millions €) au lieu d’orienter l’économie dans le sens du progrès social.

René Chevalier

Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3
Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3

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Election : Réunion Publique Arras 3

7 Mars 2015, 20:01pm

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Election : Réunion Publique Arras 3
Election : Réunion Publique Arras 3
Election : Réunion Publique Arras 3

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