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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elections

Macron a détourné de l'argent public pour lancer sa campagne présidentielle !

25 Janvier 2017, 22:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les faits nous sont rapportés par Marion L'Hour et Frédéric Says dans leur ouvrage "Dans l'enfer de Bercy - Enquête sur les secrets du ministère des Finances" publié au édition JC Lattès dont le Figaro a publié un extrait vendredi 20 janvier.

Qu'est-ce qui est reproché au ministre de l'économie Emmanuel Macron ?

On l'accuse d'avoir utilisé les moyens de sa fonction pour lancer sa campagne. Il a reçu sur son temps professionnel, dans les murs du ministère, des personnalités qui n'étaient pas du tout en lien avec ses responsabilités ministérielles (par exemple : un écrivain, un journaliste, un philosophe, un politologue, des amis "facebook"). Il a organisé de nombreux dîners, "parfois deux par soir". Toutes ses invitations se sont faites sur le dos du contribuable. En huit mois, il a dépensé 80 % de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère, soit près de 120 000 euros. L'enquête révèle également qu'il a multiplié les rendez-vous à l'étranger afin de se tisser un réseau pour la présidentielle. 

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Primaire du PS : En attendant le recompte des voix de la Floride

25 Janvier 2017, 17:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une certaine cacophonie règne au Parti socialiste avec le nombre de votants à la primaire du Parti socialiste. A 0h45 la haute autorité des primaires annonçait 1,2 millions de votants et le lendemain 10h 1,6 millions. Le journaliste à La Croix Laurent de Boissieu note que les scores de chaque participant ont évolué dans le même rapport, 0,7802. Un petit air de Floride

Primaire du PS : En attendant le recompte des voix de la Floride

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Une stratégie suicidaire de la France insoumise

22 Janvier 2017, 18:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une seconde liste de candidatures de la France Insoumise est tombée. De nouvelles circonscriptions sont concernées par la présence d’un binôme ou d’un candidat simple. Dans cette liste, la France insoumise a investi des candidats contre des députés communistes sortants et dans des circonscriptions où le PCF est en mesure de gagner. C’est la stratégie non seulement de Mélenchon qui suit les traces de Mitterrand, mais pire encore celle d’une direction du PCF qui a livré le parti à de telles manoeuvres. Il est évident que le dernier congrès du PCF, la division de la direction et les atermoiements de celle-ci ne pouvaient conduire ailleurs. Le véritable problème va bien au-delà de cette attaque contre le PCF auquel la France insoumise est théoriquement allié, cette attitude ne peut que déboucher sur l’élection d’un candidat de droite ou d’extrême-droite dans la logique qui risque d’être celle de l’élection présidentielle (Note de Danielle Bleitrach).

Après André Chassaigne dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme et Nicolas Sansu dans la 2nde circonscription du Cher, la France insoumise vient de valider des candidatures contre des députés communistes sortants Gaby Charroux, JJ. Candelier; JJ Lecoq et Circo de Gerin-Picard et Salvodelli (94) : L’attaque contre Chassaigne avait été « justifiée » par le fait que celui-ci avait osé – crime de lèse majesté – se prononcer pour une candidature communiste, mais une nouvelle fournée de candidatures de division qui ne peuvent aboutir qu’à faire élire un candidat de droite voire d’extrême-droite est servie…
 

 13ème circonscription des Bouches du Rhône: MARTIGUE 

Frédéric Grimaud (Ensemble! – Martigues) et Stella Apeddu (Parti de gauche – Saint Mitre les Remparts) ont été investis contre le député communiste sortant Gaby Charroux qui sera en duo avec Pierre Dharréville (titulaire). En 2012, Stella Apeddu était candidate dans la 15ème circonscription (Châteaurenard, Lambesc, Saint-Rémy-de-Provence …). Frédéric Grimaud est conseiller municipal à Martigues dans la liste du Député-Maire PCF Gaby Charroux,  Cette nomination quand on connait la complaisance dont la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône a fait preuve envers les refondateurs, les liens qui unissent son dirigeant à Marie Georges Buffet est réellement la preuve de l’offensive qui est menée dans ce département contre ce qui fut jadis un des bastions communistes.

16ème circonscription du Nord

Mais on retrouve la même stratégie dans un autre bastion, le Nord Pas de calais. Marina Dabonneville (Parti de gauche – titulaire) et Raphael Brice ont été investis dans la circonscription du député communiste Jean-Jacques Candelier (qui souhaite ne pas se représenter). Ici la France insoumise se place dans l’ambition de faire perdre le Parti communiste français dans cette circonscription historiquement communiste.

Des candidatures de la France Insoumise aussi dans des circonscriptions gagnables pour le PCF (Venisieux, Ivry; LeHavre; StDenis; Rhone; Puy-Dome, Le Cher…)
La France insoumise a aussi désigné des candidatures dans des circonscriptions gagnables par le PCF (parce que perdues en 2012 du fait de la vague PS) : le fait est que ce qui a été perdu par le PCF en 2012, avec la vague qui s’est produite à la suite de l’élection de Hollande, ne doit surtout pas être regagnée par les communistes. la social-démocratie sous une forme renouvelée doit soit s’y maintenir, soit faire élire la droite, voire l’extrême-droite par la division. C’est en fait la logique du quinquennat voulue par Jospin, utiliser la vague présidentielle, le fait que les communistes sont désavantagés dans cette élection pour leur faire perdre toutes leurs positions. La France insoumise ne fait que suivre cette logique-là, celle d’une social-démocratie renouvelée quand le PS s’est mis hors course par désaveu de sa politique. En fait comme Mitterrand qui dénonçait la Constitution de la Ve république, l’appelait : le coup d’Etat permanent et s’en est mieux qu’accommodé quand il a pris le pouvoir, on voit que Mélenchon suit cet exemple et la présidentialisation est utilisée en plein pour prendre la place des communistes et des socialistes ayant fait faillite.

– Dans la 14ème circonscription du Rhône (Vénissieux, Saint Priest …), la France insoumise a investi des candidats. Benjamin Nivard et Najat Barthe seront en concurrence avec la communiste Michèle Picard, qui mène la bataille de la reconquête dans cette circonscription historiquement rouge (André Gerin étant le dernier député communiste).

– Dans la 8ème circonscription de Seine Maritime (Le Havre, Gonfreville-l’Orcher …), la France insoumise a nommé François Panchout et Johanna Castillo dans cette circonscription historiquement rouge où le PCF peut faire élire un député. Le communiste Jean-Paul Lecoq avait perdu cette circonscription en 2012 pour 83 voix.

– Dans la 10ème circonscription du Val-de-Marne (Le Kremlin-Bicêtre, Gentilly Est, de Vitry-sur-Seine Nord, Ivry-sur-Seine), la France insoumise entend diviser et bloquer la reconquête de cette circonscription perdue par le PCF en 2012. La France insoumise a propulsé (pardon parachuté) Mathilde Panot (Parti de gauche de l’Essonne) et Mourad Taghzout (Parti de gauche) face à Pascal Savoldelli (PCF).

De nouveaux parachutages de cadres du Parti de gauche

Après Alexis Corbière dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis et Andréa Kotarac dans la 7ème circonscription du Rhône, c’est au tour d’Eric Coquerel (coordinateur du PG ) d’atterrir en Seine Saint Denis, dans la 1ère circonscription.

Rappelons que ce parachutiste professionnel, habitant à Paris, s’est retrouvé en 2012 dans la deuxième circonscription de la Corrèze, et aux élections européennes de 2014 en France, il est deuxième de la liste du Front de gauche dans la circonscription Sud-Est. En 2015 il rentre à Paris pour les élections régionales (où il est élu Conseiller régional sur la liste d’union conduite par Claude Bartolone du PS).

Des heurs et malheurs de l’anticommunisme

C’est Sartre qui affirmait : un anticommuniste est un chien et il ajoutait je n’en démords pas… ce qui est sûr c’est que l’anticommunisme est protéiforme, et il a réussi à faire passer diverses manières d’être anticommuniste sous une forme acceptable, il suffit de taxer le communiste de stalinisme ou de l’accuser de ne plus l’être pour donner le sentiment de jeter l’eau sale du bain en conservant l’enfant, cet idéal d’alternative à un capitalisme de plus en plus insupportable. Il peut même s’affirmer représenter une vision améliorée du vieux communisme dépassé. C’est sur cette base qu’un Tsipras a prétendu renouveler la vie politique en Grèce, on a vu ce qu’il en est advenu. Parce que le fait est que quand on s’attaque en priorité aux communistes quel que soit le bâton qu’ils aient donné pour se faire battre c’est qu’on a choisi de fait de ne pas rassembler ce qu’il faut pour résister au capitalisme…

On peut dire que le capital a réussi à partir de mai 68, le premier maidan à dissocier la petite bourgeoisie, diplômée mais salariée du prolétariat, ça été la grande oeuvre de Mitterrand et de ses sucesseurs, on en voit les résultats aux USA.

Dans la période de confusion dans laquelle nous sommes, l’offensive de Mélenchon et du parti de gauche est d’autant plus facile que la direction du PCF a renoncé aux fondamentaux communistes et a largement créé les conditions qui permettent aujourd’hui de prétendre achever le PCF, de lui refuser toute représentation. On pourrait en déduire que c’est une bonne œuvre révolutionnaire:  certains ne se privent pas de justifier leur adhésion à cette opération en expliquant que le PCF n’est plus communiste, et qu’il s’est lui-même suicidé. Mais il suffit de voir ce que les députés communistes – que nous n’avons pas toujours approuvés – ont été capables de faire dans l’exercice de leur mandat y compris face à la loi Khomry par exemple, pour voir à quel point cette action de la France insoumise laisse mal augurer de l’avenir de ceux qui choisissent pareille dérive. Honnêtement quand vous voyez le parcours de ceux qui se présentent, le retournement d’une telle candidature pouvez-vous avoir la moindre confiance en eux?  Pas moi et encore moins en ceux qui cautionnent de telles pratiques politiques. En disant cela je ne représente aucun courant, aucune chapelle, je dis ce que je pense en tant que communiste.

Danielle Bleitrach.

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Est-ce que c’est vrai que la france insoumise présente des candidats aux législatives contre les députés communistes?

11 Janvier 2017, 18:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les voix officielles se multiplient aux Etats-Unis pour dénoncer le rôle des médias dans le « déclin » de leur système démocratique… En particulier un média russe en anglais RT, qu’il nous arrive ici fréquemment de traduire. Il est vrai que tout cela prend pour ce pays l’allure d’une apocalypse dont ils ne savent comment se prémunir sinon par une bonne guerre que réclament à corps et à cri les monopoles financiarisés de l’armement qui sont la véritable base d’intérêt commun entre les Etats-Unis et l’Europe en particulier un pays comme la France.


Parce qu’en matière de déclin de la démocratie, la France aussi a sa part, non seulement parce que son système médiatique qui a la particularité d’être directement lié au niveau de sa propriété aux marchands d’armes, de Dassault à Lagardère, mais parce que ses élites politiques et culturelles font ce qu’il faut pour nous écœurer. Pour une part cela tient aux institutions, à la manière dont elles excluent désormais du débat public ceux qui ont le plus besoin du changement et qui se réfugient dans l’abstention. Le cirque électoral autour d’un individu souvent gonflé aux médias comme les poulets le sont aux hormones (on pense à Macron, mais pas seulement) détruit peu à peu un autre militantisme au quotidien qui faisait régner la solidarité dans les quartiers populaires et liaient le monde de la culture, celui de l’éducation, de la santé aux revendications populaires. A ce tissu social, pour l’essentiel représenté par le PCF, au niveau politique, a succédé une pseudo élite médiatique qui oblige à dire la même chose. Ce que veut le capital d’une manière ou d’une autre y compris et surtout quand on joue l’anti-système.

C’est pour cela que nous avons décidé que notre blog ne participerait pas à cette palinodie de l’élection présidentielle. Mais il me paraît nécessaire de poser une question : 

Est-il vrai que Jean Luc Mélenchon et la France insoumise présente des candidats au législatives contre les députés communistes, en particulier le président du groupe André Chassaigne et dans d’autres circonscriptions. La seule excuse qui nous a été présentée est incroyable, il semble que la France insoumise ait décidé de sanctionner ceux qui s’étaient prononcés pour une candidature communiste. Reconnaissez que si tel était le cas ce serait une double canaillerie, d’abord parce que cela prouve la conception de l’alliance qui est celle de la France insoumise et son grand leader bien aimé et ensuite parce que ces gens-là prétendent donc désormais interdire tout débat dans le parti ?

La conception de l’alliance c’est la même que celle de Mitterrand, il s’agit « de plumer la volaille communiste », et permettez-moi de dire par expérience que l’on ne peut rien attendre de bon d’un social-démocrate, fut-il mâtiné de vert et de gauchisme quand il choisit d’affaiblir le PCF. Nous venons pourtant de faire l’expérience avec la loi El Khomery de la nécessité d’élus communistes, pourquoi Mélenchon diviserait-il notre camp alors même qu’il n’a aucune chance d’être élu et que comme l’a prouvé sa campagne à Hénin Beaumont ses chances sont encore plus réduites au niveau local. Il assurera ce faisant un élu soit à la droite, soit à l’extrême-droite.

 

Mais pire encore la mise en tutelle et la volonté d’en finir avec le parti communiste semble aller plus loin que le PS n’a jamais osé le fairepuisque ce qui est sanctionné ici c’est le fait qu’André Chassaigne comme pratiquement une moitié des adhérents se soit prononcé pour une candidature communiste. Peut-on aller plus loin dans la mise en tutelle? Et ceux qui ont contribué à cette situation portent une lourde responsabilité.

 

S’il s’avérait que cette manière d’agir de la France insoumise et de Mélenchon se maintenait il me serait impossible de voter pour lui et d’appuyer une démarche complètement aventuriste.

 

Nous espérons donc un démenti.


Danielle Bleitrach

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La France Insoumise a officiellement investi des candidats contre André Chassaigne et Nicolas Sansu

9 Janvier 2017, 20:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Nicolas Sansu et André Chassaigne tout deux députés communiste

Une première liste de candidatures de la France Insoumise est tombée. 95 circonscriptions sont concernées par la présence d'un binôme ou d'un candidat simple. Parmi ces dernières, celle d'André Chassaigne

André Chassaigne l'avait annoncé, il y aura bien une candidature (in)soumise contre lui dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme. Et cela n'aura pas manqué, il est le premier député communiste touché par ces candidatures de divisions. Un message politique très clair envoyé au PCF. 

 Katia Rolland du Parti de gauche (titulaire) et Cyril Le Pont (suppléant) ont été désigné par le Comité électoral de la France Insoumise pour affronter le député communiste sortant André Chassaigne.

Ainsi Souade Kastani et Thierry Lopez ont été désigné par ce même comité pour affronter le député communiste sortant Nicolas Sansu

Parachutage de dirigeants du Parti de gauche 

On note aussi que le Comité électoral de la France insoumise a aussi désigné ses candidats dans des circonscriptions clefs, celles où le PCF peut faire élire un député comme la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis (Montreuil-Bagnolet) avec le parachutage d'Alexis Corbière. 

Avec une certaine ironie je note le parachutage du Conseiller régional lyonnais Andréa Kotarac (Parti de gauche) comme titulaire dans la 7ème circonscription du Rhône (Vaulx-Bron-Rillieux et les Sathonay's). Lui qui dénonçait, avec une certaine laideur, les politiciens "cumulards" (et visant la sénatrice communiste Cécile Cukierman), il se trouve désormais dans la situation qui dénonçait en 2015. La suppléante est Sophie Charrier (Parti de gauche).

Dans le Pas de Calais, c'est  Alain Berthault (suppléant) qui a été désigné , la titulaire n'est pas encore nommée

Cliquez ci-dessous,pour découvrir les noms des candidats (de division) de la France Insoumise dans les 95 circonscriptions.

Ce n'est que le début!
 

rapportcomiteelectoral.pdf La liste des candidats de la FI  (111.36 Ko)

 

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FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares

9 Janvier 2017, 18:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares
FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares
FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares

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FILLON : COMMENT VEUT-IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?

9 Janvier 2017, 18:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FILLON : COMMENT VEUT IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?
Un Blitzkrieg (signifiant en allemand « guerre éclair ») nommé Fillon donc, parce que François Fillon veut frapper son adversaire … vite et fort : dans une forme de Blitzkrieg. Mais l’adversaire, c’est qui ? Eh bien c’est nous : nous, le peuple français et sa représentation nationale.

Qu’on nous comprenne bien : Blitzkrieg n’est qu’une métaphore,  et celle-là est odieusement éclairante. C’est bien comme une guerre que François Fillon projette son début de quinquennat. Une guerre éclair contre les classes populaires et les classes moyennes.

Les ordonnances [38.1]
===================
En droit constitutionnel français, on appelle loi d'habilitation, une loi par laquelle le Parlement autorise le Gouvernement à légiférer par ordonnance. Elle en fixe la durée et le ou les domaines d'application, ainsi que le délai au cours duquel le gouvernement devra déposer un projet de loi afin de ratifier la ou les ordonnances. Si ce n'est pas le cas cette loi pourra être sanctionnée par le Conseil constitutionnel. Cette possibilité est permise par l'article 38 de la Constitution de la Ve République (alinéa 1).

Les votes bloqués [44.3]
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On appelle "vote bloqué" ou "vote unique" la procédure permise par la Constitution française (article 44 alinéa 3) qui permet au Gouvernement de demander à l'une ou l'autre des deux chambres du Parlement de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d'un projet de loi, en ne retenant que les amendements qu'il a proposés ou qu'il a acceptés. "Si le Gouvernement le demande, l'assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement."

Engagement de responsabilité [49.3]
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L'engagement de responsabilité sur un texte (article 49 alinéa 3) permet au gouvernement d'imposer l'adoption d'un texte par l'Assemblée, immédiatement et sans vote, ce à quoi l'Assemblée ne peut s'opposer qu'en renversant le gouvernement par une motion de censure de l'alinéa 2. C'est l'une des dispositions les plus connues de la Constitution, souvent citée abusivement sous le vocable d'« article 49.3 ». Cet alinéa illustre une volonté de renverser les rapports entre gouvernements et parlements au profit des premiers : le pouvoir dit exécutif souhaite être moins subordonné au législatif et pouvoir faire adopter les lois nécessaires à sa politique malgré une opposition du parlement.

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2017, le PCF entre en campagnes

3 Décembre 2016, 10:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lors d'une conférence de presse à l'issue du premier conseil national du PCF post-vote des militants, Pierre Laurent a présenté la démarche et les grandes étapes de la campagne communiste pour la présidentielle et les législatives.

Réuni pour la première fois depuis le vote des communistes qui ont décidé d'appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon tout en menant une campagne autonome, le conseil national du PCF en a dessiné les contours. Le PCF veut déjouer le piège d'un « duel  mortifère » entre François Fillon et son programme « ultra libéral et ultra réactionnaire » et la fausse alternative que compte incarner le FN avec Marine le pen. « Ce sont les deux faces d'un même système en crise », a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Une brochure, dénonçant les programmes de la droite et de l’extrême droite, sera éditée au mois de janvier pour mener campagne en ce sens. 
Devant l'urgence de la situation, Pierre Laurent compte poursuivre son travail de rassemblement des forces d'alternatives à gauche  et appelle tout le monde à «  prendre conscience de l'impératif de rassemblement » pour « créer une dynamique suffisante et faire émerger un projet progressiste pour la France ».  Le Parti communiste veut mener ce travail, en dehors « des gesticulations pathétiques » du trio Hollande/Valls/Macrons qualifié de « Tiercé perdant pour la gauche », a précisé le dirigeant communiste. 
 Dès la semaine prochaine, à l'invitation du PCF  et d'acteurs du mouvement social, 150 personnalités  sont conviés à une soirée «  rassemblant forces politiques, citoyennes  et sociales » à la Belleviloise à Paris pour envisager des actions communes. 
Le « pacte d'engagements communs » regroupant 7 axes de transformation pour le pays, (VIE république, pouvoir sur la finance, écologie...) servira également de base à la campagne des communistes. 577 débats autour du projet doivent ainsi permettre dans chacune des circonscription législatives  de le discuter. Le PCF, qui considèrent que « les campagnes présidentielles et législatives sont d'égales importances » poursuit par ailleurs la désignation de ses candidats pour l'Assemblée nationale. Ceux-ci pourront être présentés ou soutenus par le PCF  dans le cadre d'un plus large rassemblement avec les forces appuyant la candidature de Jean-Luc Melenchon ou au-delà.  Les candidats aux élections législatives seront présentés le 28 janvier autour du slogan « Non à la monarchie présidentielle, démocratie citoyenne ! » 
Dans les prochains jours, le PCF rencontrera la France insoumise ainsi que les forces qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon pour envisager les modalités de campagne.  

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Une nécessité absolue : battre la droite ultralibérale et l'extrême-droite

30 Novembre 2016, 18:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme tous les communistes, j’ai pris acte du résultat de la consultation des militants du PCF. 53 % de ceux-ci se sont déclarés favorables au ralliement à Jean-Luc Mélenchon. Ce résultat est différent de celui de la Conférence nationale qui prônait une candidature communiste ayant pour objectif de travailler au rassemblement le plus large de la gauche antilibérale, dans le respect de ses composantes, afin de mettre en échec la contre-révolution ultralibérale de François Fillon ou la contre-révolution nationaliste de Marine Le Pen. 

 Pour autant, dans les conditions très difficiles de ce scrutin, je me réjouis de la forte dynamique qui s’est créée sur l’option que je soutenais pour refuser l’isolement et rejeter les tactiques et ambitions personnelles qui prennent le pas sur les intérêts du peuple. Cette dynamique s’est exprimée majoritairement dans une quarantaine de fédérations du pays. Elle correspond à une attente profonde de millions de nos concitoyens qui espèrent un rassemblement et exigent de la clarté à gauche, avec une pratique politique renouvelée. 

 Notre secrétaire national, Pierre Laurent, a souligné ce dimanche sur France 3 que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon n’écartait pas la volonté d’aboutir à une gauche anti-austérité rassemblée, seul moyen de mettre en échec les ambitions de la droite et de l’extrême-droite. Cette réaffirmation est positive. Mais, saurons-nous faire triompher ce point de vue lucide et responsable auprès du candidat que nous avons rallié ? Dans le cas où, sous notre impulsion, les forces de gauche progressistes parvenaient à se rassembler sur un projet anti-austérité, social, écologique et éthique que refuserait Jean-Luc Mélenchon, serons-nous toujours liés par l’engagement du dimanche 27 novembre ?

 Face aux mesures extrêmement réactionnaires portées par François Fillon, qui sacrifient nos conquêtes sociales, le monde du travail et les droits des plus démunis, tout doit être fait pour rassembler la gauche d’alternative à l’austérité, aujourd’hui éclatée, sur un programme social répondant aux besoins des Français, et pour battre la droite ultralibérale et l’extrême-droite.

 Pour ma part, c’est cette exigence que je vais continuer à porter en mettant toute mon énergie pour que le PCF, ses militants et ses élus puissent faire entendre leur voix.

Une nécessité absolue : battre la droite ultralibérale et l'extrême-droite

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A Rouvroy, les communistes font rentrer les chiens à la niche !

28 Novembre 2016, 17:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A Rouvroy, les communistes font rentrer les chiens à la niche !

Bravo pour cette magnifique victoire ! Valérie Cuvillier et sa liste écrasent le Front National ! Les habitants grands gagnants

Publié par Gautier Weinmann, militant rouge sur dimanche 27 novembre 2016

Lorsque vers 18h30 j’arrive à la mairie de Rouvroy où se situe le bureau centralisateur, je plonge directement dans une ambiance lourde et électrique. Il y a dans la salle un silence si éloquent. Les visages sont tirés, les yeux rivés sur les petites mains qui ouvrent une à une les enveloppes. On entend les noms des deux candidats qui mènent les listes briser ce silence de cathédrale. Alors que j’étais relégué au bout de la salle puisque les curieux venus voir le résultat s’agglutinent de plus en plus dans le petit hall de la mairie, je me faufile avec nervosité pour aller rejoindre mon maire venu soutenir les camarades. Il me fait un petit geste de la tête laissant augurer une bonne nouvelle.

Effectivement, le bulletin communiste se révèle dans une belle mécanique sur les deux tables qui dépouillent. Le rapport de force semble écrasant. Je vais saluer Valérie Cuvillier qui conduit la liste. Elle semblait partagée entre sentiment de soulagement et en même temps, tant que tous les bulletins ne seraient pas dépouillés, la nervosité ne la quitterait guère. Je vois, assis dans l’ombre, son prédécesseur, notre camarade Jean Haja. Je vais le saluer avec émotion. Malgré sa maladie et la fatigue dévorante qui lui pompe la moindre force, il est là espérant comme nous un dénouement heureux. C’est un personnage pour qui nous avons tous un immense respect. Un homme d’une grande et vive intelligence, un bâtisseur qui a fait de cette petite ville une entité qui compte sur le territoire.

La vie et les émotions semblent petit à petit reprendre leurs droits car la victoire de nos camarades ne fait plus aucun doute. La question que nous nous posons tous, c’est à quel niveau celle-ci va réussir à se hisser. Des résultats arrivent des autres bureaux venant confirmer la tendance qui se profilait sous nos yeux. Il ne s’agira pas d’une victoire mais d’un triomphe !

Rouvroy, c’est une ville de 8600 habitants limitrophe de la tristement célèbre Hénin-Beaumont. Elle a cette particularité de revêtir une identité double. On ne sait pas trop si c’est un village ou une ville à part entière. La ville est fleurie, calme. On y trouve des salles de sport, une médiathèque, un centre de loisirs moderne et remarquablement équipé, un centre ville dynamique, une zone d’activité qui s’étend de plus en plus. Depuis la libération ou presque, c’est un maire communiste qui gère les affaires de la collectivité. Le parti est parfaitement ancré dans la vie de la cité avec une grosse section militante. Les camarades ont leur journal de section qu’ils distribuent régulièrement, ils tiennent les murs ne laissant jamais les affiches du front national salir les espaces d’expression avec leurs slogans d’un autre âge. Le maire sortant Jean Haja, c’est celui que tout le monde respecte sur le territoire. Les socialistes du coin ont pourtant subi à plus d’une reprise son sens de la formule, son franc-parlé. A l’agglo, il a conduit une grande bataille avec pétition à l’appui contre la hausse historique de la fiscalité. Il réunissait dans le cadre des « lundis de la colère », les syndicalistes du territoire issus des grosses boutiques industrielles, des services publics, pour harmoniser les luttes. C’est un des rares élus du territoire qui a apporté soutien et aide logistique aux travailleurs et surtout travailleuses de Samsonite à Hénin-Beaumont lorsqu’un fond de pension américain est venu liquider la boutique et mettre tout le monde à la rue sans indemnité. Avant lui, il y avait Yves Coquelle, « le grand » comme on l’appelait affectueusement. Carreleur de profession, il avait un physique impressionnant et pourtant jamais au cours de notre existence nous avions connu un tel concentré de gentillesse. Il fallait une fois dans sa vie l’avoir accompagné dans les rues ou sur le marché de la ville. Tout le monde le connaissait et lui connaissait tout le monde. Il ne fallait pas compter son temps pour finir un porte à porte à ses côtés. Chaque fois qu’une porte s’ouvrait, on voulait qu’il entre boire un café. Il demandait avec douceur des nouvelles du mari, de l’épouse, des enfants, des pères et mères … Il a failli devenir député à une voix, tout le monde ici connaît cette histoire. Lui le prolo finira finalement par siéger au Sénat à la fin de sa carrière. Autant dire un monument pour nous autres !

Ce dimanche, notre camarade Valérie et ses colistiers vont donc perpétuer cet héritage. Avec un score de 78,59%, les camarades ont donc écrasé le Front National et démontrent qu’une gestion saine et humaine, qu’une proximité attentive, qu’une identité forte dans le combat finissent toujours par triompher. Pourtant la ville frontiste voisine espérait la défaite de nos camarades. Le maire FN et sa bande ont dirigé cette campagne, dépêchant un candidat, mettant des moyens logistiques et humains pour faire tomber la citadelle rouge. Campagne calomnieuse, propagande populiste, intimidation … Nos camarades ont du affronter le pire visage de l’extrême-droite. Tout cela dans un contexte où depuis des années le FN caracole en tête aux différents scrutins avec des scores fleuves. Alors que Marine Le Pen habite à côté, à Hénin-Beaumont, que la stratégie consiste à grignoter à partir de la ville les bourgades voisines à l’image d’une pieuvre qui déploie ses tentacules, c’est une défaire cinglante que celui-ci a été contraint d’essuyer hier soir. Les visages de leurs scrutateurs se décomposaient petit à petit, certains, ne supportant pas un tel désaveu, une telle défaite, n’attendent pas les résultats officiels et tournent les talons. Le candidat tête-de-liste lui-même s’éclipse avant la promulgation des résultats ne signant même pas le procès verbal officiel.

Valérie Cuvillier finira par monter sur une table pour annoncer les résultats. Difficile de prendre la parole car l’acclamation ne cesse pas. Les larmes coulent, l’émotion est extrêmement vive. Alors que le ciel gris s’assombrissait toujours plus avec la désignation de François Fillon à échelle nationale dans le cadre de la primaire de la droite et du centre, ici triomphait avec force et humilité la gauche combative. Après un discours d’une grande classe, appelant au rassemblement et recentrant les débats sur le seul intérêt local, l’Internationale a finalement retenti pour conclure cet épisode. Une marrée de poings levés chassera ce qu’il restait de la troupe fascisante venue faire main-basse sur la ville. Une conviction dans toutes les têtes, le PCF est bel et bien le dernier rempart à l’ascension frontiste, à l’avancée de l’extrême-droite. Un PCF organisé et authentique, ancré dans la vie des quartiers, mobilisé dans les luttes ouvrières.

Ainsi ce soir là j’ai rarement été si heureux. Nous étions tous si heureux. Quelle fierté, quel bonheur. Je suis tellement fier de mes camarades, tellement fier d’être communiste. Les grands médias n’en diront pas un mot. Les caméras préfèrent baver devant le folklore écœurant de la municipalité voisine à l’image d’un Néron, spectateur régalé par les flammes qui dévastèrent la cité de Rome. C’est une vive lueur qui étincela hier soir dans le brouillard dense du conservatisme abject et ambiant. Sans excès ni idole, simplement avec force et humilité, avec courage et abnégation, les chiens sont rentrés à la niche.

Guillaume Sayon

 

 

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Jean-Jacques Candelier: François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite

28 Novembre 2016, 17:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Fillon et son programme de guerre sociale contre le m...

François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite. Il est prêt à mettre en œuvre un programme de guerre sociale contre le monde du travail de la façon la plus brutale et la plus antidémocratique possible. La droite se prépare à casser les acquis civilisationnels gagnés par notre peuple au prix du sang : retraite, sécu, statuts et services publics subsistant après des décennies d’attaques, code du travail, durée légale du travail, indemnités chômage. Avec en prime une augmentation générale de la TVA, une baisse de l’impôt sur le revenu et une suppression de l’impôt sur la fortune, et une cure d’austérité de 100 milliards d'euros en 5 ans. Face à ça, il n'est pas question de laisser place à la résignation !

Publié par Jean-Jacques Candelier, Député à l'Assemblée nationale sur lundi 28 novembre 2016

François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite. Il est prêt à mettre en œuvre un programme de guerre sociale contre le monde du travail de la façon la plus brutale et la plus antidémocratique possible.

La droite se prépare à casser les acquis civilisationnels gagnés par notre peuple au prix du sang : retraite, sécu, statuts et services publics subsistant après des décennies d’attaques, code du travail, durée légale du travail, indemnités chômage. Avec en prime une augmentation générale de la TVA, une baisse de l’impôt sur le revenu et une suppression de l’impôt sur la fortune, et une cure d’austérité de 100 milliards d'euros en 5 ans. 

Face à ça, il n'est pas question de laisser place à la résignation !

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53,6% des communistes font le choix de Jean Luc Mélenchon

26 Novembre 2016, 20:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un congrès bâclé, une stratégie merdique, des communistes divisés, une direction "nationale" inaudible et incapable de fixer une ligne et une perspective, un CN qui ressemble à une armée mexicaine, pression énorme d'une cohorte d'élus. Finalement 53,6% des communistes font le choix de Jean Luc Mélenchon (selon des données partielles). Que de temps perdu, tellement de militants dégoûtés ...

Résultat du vote des communistes pour 2017 : 53,6 % pour l'option 1, des communistes unis pour faire grandir le rassemblement 

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l'ont fait sur la base de l'analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l'élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l'inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d'extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d'espoir. 

Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d'esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent. 

Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre. 

Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d'engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l'austérité; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement. 

Sur le choix présidentiel,
53, 60 % des exprimés ont voté pour l'option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français,
et 46,40 % ont voté pour l'option 2. Le comité exécutif national appelle donc l'ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé. 

Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leurs choix, l'unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu'il a exprimés. 

C'est dans cet état d'esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l'ensemble du comité exécutif national, s'engageront au service du choix démocratiquement effectué. 

Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d'une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible ». 

Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives. 

Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections. 
Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l'organisation du vote qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions. 

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PCF : Les tenants de « L’Europe sociale » jugent le programme économique de la « France Insoumise »

24 Novembre 2016, 19:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Nous entrons en campagne en soumettant au pays un pacte d’engagements pour une nouvelle majorité. Pour construire la politique et le rassemblement dont la France a besoin, nous nous adressons à toutes les citoyennes et tous les citoyens qui partagent notre ambition, aux syndicalistes, aux militantes et militants associatifs, aux artistes et aux intellectuel-le-s, aux forces du Front de gauche, à la France insoumise, aux socialistes qui veulent retrouver le chemin de la gauche, aux écologistes. Nous leur proposons de débattre de ce pacte d’engagements pour construire le socle d’une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale qui soit formée par les forces de la gauche d’alternative ».

Ainsi la résolution adoptée par la conférence nationale du PCF définit-elle l’effort engagé en vue des échéances de 2017.

La confrontation des axes de rassemblement proposés par le PCF avec les programmes des différentes forces se réclamant de la gauche d’alternative doit ainsi permettre d’identifier les différences et les points de convergences à partir desquels un effort peut être engagé pour parvenir à surmonter les contradictions qui existent naturellement entre forces politiques différentes.

C’est dans cet esprit que la commission économique (1) du PCF a mené un examen du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont le détail, exposé point par point au regard des sept axes de rassemblement proposés par le PCF, peut être consulté sur le site de la revue Economie et politique.((http://www.economie-politique.org/93807)2

La conclusion qui en ressort est que ce programme ne présente pas seulement des divergences et des contradictions avec nos propositions. Sa conception même est fondamentalement contraire à toute perspective de rassemblement à gauche, sa logique est radicalement opposée à ce pourquoi nous combattons.

C’est pourquoi il est logique que les délégués à la conférence nationale se soient prononcée à une nette majorité pour la présentation d’un(e) candidat(e) issue des rangs du PCF plutôt que pour un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon : ils ont ainsi mis en accord le choix de leur candidat avec les orientations politiques décidées par nos congrès.

 

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Il faut un candidat Communiste. Pour ne pas insulter l’avenir !

24 Novembre 2016, 19:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La bataille essentielle est celle des législatives, en relation avec la présidentielle ; nous avons besoin d’élus déterminés à la défense du monde du travail. Le Parti Communiste est indispensable pour organiser la lutte et mener la bataille idéologique. Des communistes résignés ne peuvent être des militants à l’offensive.
Certains camarades entendent soutenir l’option JLM c’est leur droit strict, toutefois, les arguments que je leur ai vu développer jusqu’à présent m’ont paru plutôt défensifs, voire résignés. Résignation ne rime pas avec révolution. 
 
 1) JLM a déjà perdu, et c’est lui seul qui a créé cette situation en connaissance de cause; pourquoi ? Il est même peu probable qu’il soit au second tour de l’élection présidentielle. Quel que soit le résultat de la consultation des communistes, une moitié des militantes et des militants ne fera pas campagne pour lui, or, en dehors des médias qui s’en chargeront, ne serait-ce que par anticommunisme, il n’a quasiment pas de militants autres que les militants communistes pour mener campagne;
 
2) son programme est démagogique et incohérent, vouloir produire l’essentiel de l’énergie nécessaire au peuple français à partir de la géothermie, c’est avoir certes un certain sens de l’humour, - surtout lorsqu’on a précédemment expliqué que tout devait venir de la mer -, mais ça ne va pas plus loin, condamner la filière nucléaire qui a permis à la France de produire 408 Twh d’électricité sur 546, c’est tout simplement de la démagogie, c’est de plus ignorer totalement les évolutions en cours, technologiques comme démographiques ; tout ça pour gagner quelques voix écologiques qui ont manqué à Jospin en d’autres temps. 
On ne peut pas à la fois vouloir relancer l’industrie et l’emploi et faire l’impasse sur la production énergétique;
 
3) le césarisme de JLM est en contradiction totale avec notre démarche démocratique de communistes, croire qu’on peut à la fois mener campagne pour faire voter JLM et développer cette démarche est un leurre, nous serons constamment renvoyés à ce soutien. Assumons nous comme communistes et défendons notre façon d’être. Cessons également de parler du «peuple de France», la référence au peuple est une abstraction qui a été utilisée par tous les démagogues.
 
Nous sommes le Parti du monde du travail, l’organisation de lutte de classe que combattent Warren Buffet, le medef, la social-démocratie et éventuellement plus pernicieusement JLM. C’est notre originalité, notre fierté et nous ne devons pas déroger à ce rôle sous peine de recul historique majeur, et dilution dans une dérive sociétale qu’on avait pourtant commencé à enrayer depuis 2007.
 
Le renoncement à une telle candidature aurait des conséquences désastreuses à terme. La bonne stratégie aujourd’hui est de recadrer le PCF sur des bases de classe, en portant l’analyse sur le mouvement des forces productives, et de ses conséquences sur les rapports de production, la façon de produire, la structuration de la société, la lutte de classes à l’heure de la Cyber Révolution.
 
Les repères doivent être ré-évalués, la façon de produire et d'accumuler du capital a évolué et évolue de façon extrêmement rapide. Il y a nécessité absolue de ré-évaluation théorique. Il ne s'agit pas de revenir aux "fondamentaux", les évangiles selon Saint Lénine, Saint Jaurès, ou encore  Saint Joseph, il s'agit de venir au fondamental !
La précédente direction du parti l'a bien senti, mais elle n'a pas été capable de le théoriser ni n'a su poser explicitement le problème et ses attendus, et nul d'entre nous n'a posé le problème en ces termes car nous avions et avons tous "le nez dans le guidon»; d'où une dérive sociétale accentuée, sans doute marquée par une culture religieuse du "bien" et du "mal".
Je pense que le problème vient en grande partie du concept de prolétariat qui est basé sur un rapport social, celui de l'aliénation due à la nécessité pour vivre de la vente de la force de travail. QUELLE QUE SOIT LA NATURE DUDIT TRAVAIL, ce que ne recouvre pas le pseudo-concept de classe ouvrière. Il y a une réévaluation théorique majeure à faire, avec la révolution numérique de toute façon c'est marche (et vite !) ou crève !

Pour toutes ces raisons et bien d’autres moins fondamentales à mes yeux, il faut privilégier le fond sur la forme et affirmer la place et la position du Parti pour comme l’écrit Gramsci «gagner la bataille idéologique».
 
Par Ivan Lavallée.

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Mélenchon pape ?

26 Octobre 2016, 10:57am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

cet article de Descartes à le mérite de "démystifier" la candidature solitaire de Jean Luc Mélenchon et de mettre à jour l'opacité de la structure dite "France (in)soumise". 

le sujet mérite débat:

Quand un ami m’a proposé d’assister à « l’assemblée générale des Insoumis » des Bouches du Rhône le 8 octobre dernier, j’ai sauté sur l’occasion d’observer ces « insoumis » dans leur sauce. Je dois avouer en effet que depuis que j’ai quitté la région pour aller travailler ailleurs, je n’y fais que des sauts occasionnels et je ne garde que de loin un œil sur l’évolution de la situation politique locale.

 

Nous nous sommes donc retrouvés à 250 dans une salle municipale de la banlieue de Marseille, avec la disposition « en cercle » devenue classique dans ce genre de réunion depuis que la « gauche radicale », se laissant aller à ses penchants gauchistes, a décidé qu’il n’y aurait plus d’estrade, de tribune, ni rien qui puisse établir une séparation entre « dirigeants » et « dirigés ». Oh, je vous rassure, la séparation est toujours là, plus forte que jamais, et c’est pourquoi il ne faut pas qu’elle soit visible. J’y reviendrai.

 

Après la disposition, le public. Je n’ai bien entendu aucun moyen de faire une statistique, mais sur les 250 personnes présentes, une très grande majorité de têtes blanches. En fait, cela avait un petit côté « minuit à Paris » : on se serait cru revenus aux « collectifs antilibéraux » de 2007. Etaient présentes le ban et l’arrière ban des vieilles gloires gauchistes locales que j’ai connues autrefois. Essentiellement des enseignants ou des professions libérales, abonnés permanents à tous les « forums », « collectifs » et autres causes perdues qui vont de la lutte contre un contournement routier aux campagnes contre « l’islamophobie ». Quelques jeunes, essentiellement des étudiants. Un ou deux syndicalistes. On notait la présence de beaucoup d’ex militants du PCF, et l’absence de tout dirigeant local de cette formation.

 

La réunion était structurée en trois temps : une intervention d’introduction confiée à Alexis Corbière en tant que porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, un débat de politique générale, et un deuxième débat sur l’organisation de la campagne. Pour ce qui concerne le débat de politique générale, c’était là encore un retour nostalgique vers le passé, qui m’a renforcé dans la conviction que ces gens n’ont rien oublié, et rien appris. On a entendu les mêmes discours devenus à force de répétition quasi-rituels. Il y eut le « jeune » qui intervient « en tant que jeune » et qui explique que les jeunes sont une « catégorie sociale » - comme si les intérêts du jeune ouvrier était plus proche du jeune bourgeois que de l’ouvrier adulte. Il y eut la militante « contre l’islamophobie » pour appeler les femmes présentes à « se baigner en burkini » en solidarité avec leurs sœurs musulmanes. Il y eut le traditionnel appel à « ne pas relativiser la question sociale » suivie d’une avalanche de questionnements sociétaux. Seule dissonance, venue d’anciens militants du PCF : la demande d’une position plus claire et plus ferme vis-à-vis de la sortie de l’Euro et de l’UE. Clairement, ceux qui militent dans les quartiers sentent combien il est difficile de contrer l’argumentaire du FN avec des logiques du type « plan A/plan B ».

 

Pour ce qui concerne le débat sur la campagne, ce fut là bien plus intéressant pour l’observateur dans la mesure où le sujet qui semble obséder les dirigeants « insoumis » est la cueillette des 500 parrainages. Le discours à tenir aux élus qu’on démarche semble d’ailleurs assez honnête : « on ne vous demande pas d’être d’accord avec nous, mais de permettre à un candidat soutenu par quelque 10% de l’électorat de se présenter ». C’était drôle d’entendre cela dans la bouche de ceux qui en d’autres circonstances se sont battus pour que Jean Marie Le Pen – qui à l’époque avait lui aussi le soutien de 10% de l’électorat – n’ait pas les parrainages pour se présenter, mais bon, s’il n’y avait que ça… Le principal problème est qu’on passe assez vite de cette noble position à la question des pressions qu’on peut exercer sur des élus – et surtout ceux du PCF – pour obtenir leur parrainage. Et très vite – chassez le nature, il revient au galop – une partie de l’audience perd de vue l’objectif stratégique pour voir dans cette affaire une opportunité de régler les comptes avec les communistes. Il faut « leur mettre la pression », les « menacer de mettre des candidats contre eux ». Ca promet pour la campagne…

 

Et finalement, le discours de Corbière. Au départ, un discours assez classique, répétant les différents arguments qu’on a entendu mille fois dans la bouche de Mélenchon – y compris les absurdités comme la « règle verte » (1). Mais le plus intéressant ne se trouvait pas là, mais dans la justification de l’organisation adoptée par – ou plutôt pour –  les « Insoumis ». Car si tous les « Insoumis » sont égaux, il apparaît clairement qu’à l’heure de participer aux décisions, certains sont bien plus égaux que les autres. Il y a « l’insoumis de base », qui écoute assis sur sa chaise et à qui on donne de temps en temps la parole, « l’insoumis intermédiaire », qui organise les réunions, distribue les tracts et colle les affiches. Et en haut de l’échelle, il y a « l’insoumis d’élite » qui fait partie du cercle étroit de ceux qui ont accès à Mélenchon en personne et qui participe aux décisions. Et cette division est subtilement dissimulée par le langage. Prenons par exemple l’usage du pronom « nous ». En général, il est utilisé par Corbière pour désigner l’ensemble des « insoumis ». Mais plus tard, ayant entendu des remarques et des critiques, il promet : « nous tiendrons compte de vos remarques ». Qui est ce « nous » particulier qui écoute ce que le « nous » général a à dire ? Georges Marchais avait pour habitude de dire « nous les communistes » où « nous au bureau politique », pour distinguer les deux cas. Chez les « insoumis », on ne prend pas de pareilles précautions.

 

Mais si je vous parle de tout ça, c’est qu’en écoutant Corbière j’ai vraiment pris conscience de quelque chose qui me tarabustait depuis longtemps dans l’organisation du mouvement mélenchonien. Et j’ai pu confirmer mon analyse en regardant la « convention de la France insoumise » de Lille la semaine suivante. Nous sommes devant un phénomène rare à gauche : celui d’un mouvement totalement vertical, où la souveraineté réside en une seule personne. Tous ceux qui chez les « insoumis » exercent une fonction, une autorité, le font au nom du Chef et investis par lui. Qui a décidé de faire d’Alexis Corbière un porte-parole ? De Manuel Bompard un directeur de campagne ? De confier à Jacques Généreux et Charlotte Girard la rédaction du programme ? Et cela ne concerne pas seulement les nominations. Qui décide en dernier ressort du contenu du programme ? Qui a décidé d’organiser la « convention » et fixé sa forme et son ordre du jour ? Qui choisit les candidats pour les législatives – ou ce qui revient au même, la commission chargée de les sélectionner ?

 

Ces questions ont une double réponse. La première est qu’on ne sait pas. Les processus de décision à l’intérieur du « mouvement des insoumis » sont totalement opaques. Celui-ci n’a  pas de statuts, pas de dirigeants connus (2), pas d’instances constituées. On ne connaît les processus de décision que par des confidences ou des lapsus de ses dirigeants. La deuxième, c’est que cette opacité a pour fonction – ou du moins pour effet –  d’occulter la toute-puissance du Petit Timonier, toute-puissance qu’il ne partage qu’avec quelques fidèles choisis par lui. Au PG, Mélenchon faisait déjà la pluie et le beau temps et se réservait le droit de décider en dehors de toute procédure et de toute instance – on l’a vu lors de l’adhésion au PG de Martine Billard et de ses amis, lorsqu’il fut annoncé que Martine Billard avait « accepté de co-organiser le congrès du PG » sans qu’on sache très bien qui lui avait proposé ni dans quel cadre statutaire se plaçait cette « co-organisation ». Mais même au PG la dictature de Mélenchon avait été occultée derrière les apparences de la démocratie, avec des comités nationaux et des bureaux exécutifs élus en théorie par les militants et des statuts votés par un congrès et rendus publics, même si in fine on n’en tenait aucun compte. Chez les « insoumis », on ne s’encombre plus de telles précautions.

 

Certains trouveront que je pinaille. Je ne le pense pas : la démocratie repose en dernière instance sur l’existence de procédures formalisées et transparentes de décision. Ce sont elles qui garantissent que les décisions reflètent la volonté des citoyens, et non celle d’un homme ou d’un groupe. Dès lors que le dirigeant peut les adapter ou les redéfinir à sa convenance sans avoir à rendre des comptes, il n’y a plus de démocratie. A cela, les partisans de Mélenchon répondent qu’on n’avait pas le temps de constituer des procédures car « il fallait agir vite ». Une sorte de « état d’urgence politique ». Or si l’argument de l’urgence est traditionnellement invoqué – et pas forcément à tort – pour justifier toutes sortes de violations des règles et des procédures démocratiques,  l’expérience fait que dans ce cas particulier la  justification paraît douteuse. Après tout, Mélenchon a eu huit ans pour donner au PG un véritable fonctionnement démocratique. Il ne semble pas qu’il se soit empressé de le faire. On est conduit à conclure donc que loin d’être une question d’urgence, la structuration du « mouvement des insoumis » en pontificat absolu de son leader obéit à un choix politique mûrement réfléchi, et non à une quelconque urgence.

 

Mais le plus surprenant, ce n’est pas tant que Mélenchon veuille devenir pontife. Après tout, sa trajectoire et ses affinités sont toujours allées dans ce sens. Ce n’est pas par hasard s’il y a toujours une place dans son autel intime pour Mitterrand. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’il y ait autant de gens dans la « gauche radicale » pour le laisser faire. C’est d’autant plus surprenant lorsqu’on songe au fait que cette gauche a une vieille tradition de méfiance envers les sauveurs suprêmes et autres hommes providentiels, bref, envers tout ce qui sent de près ou de loin le pouvoir personnel. Ceux qui ont fréquenté cette gauche n’ont pu qu’être frappés par l’importance donnée aux procédures démocratiques formelles et aux instances délibératives, à la méfiance presque instinctive vers toute tentative d’accaparation du pouvoir par une personne ou un groupe. Et voilà que tout à coup, ces gens si sourcilleux de délibération collective et de démocratie participative – et croyez-moi, à Marseille ce jour-là j’ai vu des gens qui dans d’autres circonstances auraient crié à la manipulation – sont ravis, extatiques de se voir annoncer par le porte-parole du Chef des décisions prises en dehors d’eux et par une structure totalement opaque. Avouez qu’il y a de quoi perdre son latin…

 

Comment comprendre cette abdication ? Et bien, je ne vois une explication : lorsqu’on observe les choses, on s’aperçoit que le fonctionnement du « mouvement des insoumis » tient plus du mouvement religieux que du politique. La vision « insoumise » évacue le propre du politique – c'est-à-dire, le conflit entre des conceptions et des intérêts différents – pour se placer dans une logique de communion entre des gens qui partagent un projet « naturel » qui n’admet aucune discussion. Le mouvement se conçoit plus comme une élite d’illuminés qui, ayant vu la Vérité, vont porter la bonne parole au monde. Et bien entendu, une fois confronté à cette Vérité qui relève de l’évidence, l’homme de bonne foi ne pourra que l’admettre. Seuls la refuseront ceux qui ont partie liée avec Satan, les suppôts du « 1% » et du Grand Kapital. Cette Vérité est de l’ordre de la morale transcendante, et non politique. Ecoutez Mélenchon parlant à Toulouse en septembre dernier : vous entendrez un prêche – avec ses « Hypocrites ! » lancés à la volée –  pas un discours politique. C’est d’ailleurs pourquoi le « projet » n’est pour les « insoumis » qu’un exercice secondaire, qui n’intéresse personne. Au point qu’on adhère aux « insoumis » avant de connaître le projet, et même avant qu’il y ait un projet à connaître. 

 

Ce penchant religieux concerne autant le fond que la forme. Les discours « déambulatoires » qui sont devenus la règle dans les rassemblements mélenchoniens rappellent curieusement les techniques des évangelistes américains. Le « défilé des insoumis » qui ressemblait drôlement à une procession, présenté par une Charlotte Girard aux accents de télé-évangeliste. Ajoutez à cela la rupture totale avec la symbolique traditionnelle du mouvement ouvrier français (la couleur rouge, l’Internationale…) qui permet de fabriquer un langage symbolique autoréférent (la couleur bleu ciel, le « phi »…), et vous retrouverez des éléments qui sont d’habitude l’apanage des églises et des sectes.

 

Mélenchon tire en fait profit de la demande de « religio » qui affecte notre société, et qui est particulièrement forte chez les  « classes moyennes » qui voient des catastrophes se profiler à l’horizon et que trente ans de matérialisme forcené ont laissée sans références transcendante. La Vérité qui fait les « insoumis » n’est pas si différente que celle qui fait Daesh : dans les deux cas, on rejette un monde perçu comme corrompu au nom d’un idéal de pureté. Il y a à gauche un public qui a besoin de croire, et ce public est prêt à tout abdiquer au bénéfice de celui qui répondra à ce besoin. Et ce besoin de croire s’impose à toutes les contradictions : on peut tonner contre la « monarchie présidentielle » et diriger son propre mouvement comme un monarque, et personne ne trouve rien la chose bizarre…

 

Le « mouvement des insoumis » n’est pas un parti politique, c’est une église. Une église avec un dieu – le « peuple » - qui comme sied à un dieu reste silencieux mais nous envoie un messie pour parler en son nom. Un messie qui tient son autorité non de l’investiture de ses camarades, non d’un projet, non d’une théorie politique, non d’une élection, mais qui s’autorise de lui-même. Et qui par conséquent ne saurait être contredit, ou voir son autorité contestée.

 

Le mérite de Mélenchon – dont on ne saurait trop dire que c’est un tacticien hors pair – est d’avoir compris avant tous les autres ce besoin de croire et de l’avoir exploité. Cependant, si Mélenchon est un grand tacticien il s’est révélé ces dernières années un piètre stratège, et on peut se demander jusqu’où le « mouvement des insoumis » peut survivre l’élection présidentielle. En effet, le contexte de l’élection présidentielle se prête particulièrement aux débordements messianiques. Mais une fois l’élection passée, la politique ne peut plus se faire d’une manière aussi centralisée. Rien que pour les législatives, la désignation des candidats implique rentrer dans des logiques locales complexes qu’il est difficile de piloter depuis un centre. Et une fois désignés, il sera difficile d’éviter que ces candidats deviennent autonomes, agissant en fonction de leurs propres idées – et leurs propres intérêts – plutôt que des directives venues du centre. On a vu les difficultés que la faiblesse de ses institutions internes a posé au PG lorsqu’il s’est agi de négocier des positions locales. Le refus de toute institutionnalisation chez les « insoumis » risque de poser des problèmes encore plus sérieux.

Descartes

(1) La règle verte formulée par Mélenchon « consistant à ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer » est en effet une absurdité. Si elle était appliquée – et l’ambition de Mélenchon est de l’inscrire dans la constitution – elle aboutirait à interdire tout prélèvement minéral, car les dépôts de fer, de cuivre, de pierre de construction, de sable, etc. ne se reconstituent jamais. Mais aussi tout prélèvement fossile, puisque les fossiles – charbon, gaz, pétrole – se reconstituent avec une extrême lenteur. Imagine-t-on une société qui à une échéance de quelques années voire de quelques décennies pourrait se passer de tout prélèvement sur les ressources minérales ou fossiles ?

 

(2) Dans les « mentions légales » du site internet JLM2017 on peut lire que l’éditeur responsable du site est une association, « l’Ere du peuple », dont il est impossible de se procurer les statuts ou la liste des dirigeants. Le JO nous dit que l’association a été dûment déclarée le 9 janvier 2016. La date n’est pas innocente, parce qu’elle montre que l’équipe Mélenchon songeait à partir en campagne en solo bien avant que le PCF se prononce pour une participation à une primaire de gauche…

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