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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elections

LES PARRAINAGES VALIDÉS PAR CANDIDAT

13 Mars 2017, 18:38pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ATTENTION: le total des parrainages affiché ne préjuge pas de la validité de la candidature. Seule la décision finale du Conseil constitutionnel fait foi. En effet, une candidature est retenue si:

1 – pas plus d’un dixième des 500 parrainages nécessaires, c’est-à-dire 50 au maximum, émanent d’un même département ou collectivité d’outre-mer ;

2 – ces parrainages sont signés par des élus d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer.

Les parrainages comptabilisés dans le tableau ci-dessous sont ceux dont la validité a été vérifiée. Le décalage provisoire qui peut être observé entre les parrainages parvenus au Conseil par voie postale et ceux publiés sur le site internet s’explique par les délais nécessaires à l’instruction et à la vérification de la validité des parrainages. Tous les parrainages enregistrés au Conseil constitutionnel sont traités en continu, dans les meilleurs délais.

 

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Qui sont les 7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle

10 Mars 2017, 06:58am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ils sont 7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle. 6 sont déjà qualifiés pour le premier tour. Jean-Luc Mélenchon avec 356 signatures validées, devrait pouvoir participer à l'élection (on note l'apport de 220 nouvelles signatures)

 
 
 
 
Qui sont les  7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle
 
Les qualifiés : 

FILLON François (LR) : 1789 signatures 
MACRON Emmanuel (En Marche!) : 1074 signatures 
HAMON Benoît (PS-EELV) : 1039 signatures 
DUPONT-AIGNAN Nicolas (DLR) : 559 signatures 
ARTHAUD Nathalie (Lutte Ouvrière) : 557 signatures 

Ceux/celles qui devraient avoir leurs signatures lors de la prochaine vague : 

LE PEN Marine (FN) : 483 signatures 
ASSELINEAU François (UPR) : 480 signatures 

Ceux qui devraient avoir leurs 500 signatures : 

CHEMINADE Jacques (S&P) : 370 signatures 
MELENCHON Jean-Luc (FI) : 356 signatures 

Ceux pour qui ça va être très compliqué : 

LASSALLE Jean (Résistons!) : 233 signatures (compliqué mais pas impossible) 
POUTOU Philippe (NPA) : 197 signatures (fortement compliqué) 
YADE Rama (DvD) : 113 signatures (quasiment impossible) 
Les autres candidats n'ont aucune chance d'être qualifiés pour l'élection présidentielle. 

On note la présence d'Alain Juppé avec 242 parrainages 


La liste des candidats et le nombre de signatures 
Le nom des signataires

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Que ce soit Fillon ou Macron, l’Institut Montaigne et AXA sortent vainqueurs et le citoyen plumé, des parcours éclairants

6 Mars 2017, 17:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Fillon et Henri de Castries

 

On sait que Fillon est très étroitement lié à l’institut Montaigne par son ex- président, inspirateur de son programme, Henri de Castries qui est aussi un des PDG d’Axa, la société d’assurance qui a tout à gagner au démantèlement de la sécurité sociale. Hier encore, l’ex patron d’Axa et de l’Institut Montaigne, Henri de Castries maintenait son soutien à Fillon, il déclarait: « Moi je n’ai jamais eu de doutes sur la force de son caractère et la profondeur de sa détermination », indique ce proche de l’ancien Premier ministre.

 

François Fillon et Henri de Castries se connaissent depuis le milieu des années 1990. Le premier est alors ministre des Télécommunications du gouvernement Balladur ; le second, administrateur de France Télécom, le conseille à propos du projet d’ouverture du capital de l’entreprise publique. Au fil des années, leur amitié prend corps et ne sera jamais démentie. Ils partagent les mêmes valeurs, étant tous les deux catholiques pratiquants, mais aussi semble-t-il un goût pour les profits nés du démantèlement du service public.

 

Né en 1954 dans une famille de la noblesse, le comte Henri de La Croix de Castries, qui a épousé l’une de ses cousines éloignées, compte dans son arbre généalogique une ribambelle d’aïeux remarquables : des militaires, des ministres, La Fayette, ou encore le marquis de Sade. Mais aussi le vicomte de Noailles, député qui vota en 1789 l’abolition des privilèges dans « un moment d’égarement », plaisante Henri de Castries dans les colonnes du Monde.

 

Blague sérieuse ou non, Henri de Castries pourrait en tout cas observer l’attitude inverse si François Fillon remporte la présidentielle et s’il venait alors à prendre des responsabilités. Comme ministre de l’Economie et des Finances, poste qui pourrait lui échoir, il se retrouverait alors à porter la suppression de l’impôt sur la fortune – c’est une promesse de campagne du candidat de la droite – alors que lui-même y est assujetti. Il possède notamment un château dans le Maine-et-Loire, dont il ouvre le jardin au public en été, mais aussi un hôtel particulier près du boulevard Saint-Germain, dans les beaux quartiers de Paris, et surtout près de 45 millions d’euros d’action Axa. Un possible conflit d’intérêts, quand on sait que la réforme de la Sécurité sociale proposée par François Fillon envisage de donner plus d’importance aux mutuelles ? « Il existe des solutions simples pour confier la gestion de ces actions à des tiers », assure-t-il.

 

Dans la même promo que Hollande à l’ENA

 

Sa réussite, Henri de Castries dit ne la devoir qu’à lui-même. « Mon patrimoine n’est pas un héritage. C’est le fruit de mon travail », plaide-t-il dans Le Figaro. « Riton » – c’est son surnom – a suivi un parcours modèle. Après sa scolarité, de l’école au lycée, à l’établissement privé catholique Saint-Jean-de-Passy, dans le 16e arrondissement de Paris, il fait HEC, puis l’ENA, dans la très célèbre promotion Voltaire, celle des François Hollande, Ségolène Royal, Michel Sapin, Jean-Pierre Jouyet, Dominique de Villepin… Il en sort deuxième de la voie économique, entre dans l’inspection des finances, puis à la direction du Trésor.

Henri de Castries au côté de ses camarades de la promotion Voltaire à l’ENA. (REA)

Henri de Castries au côté de ses camarades de la promotion Voltaire à l’ENA. (REA)

Henri de Castries aurait pu poursuivre une brillante carrière de haut-fonctionnaire, voire se lancer en politique, comme l’y incitait son grand-père. Il restera certes conseiller municipal d’Abitain, un minuscule village des Pyrénées-Atlantiques, pendant dix-huit ans (de 1983 à 2001), mais c’est une autre voie qu’il choisit. En 1989, recruté par le PDG de l’époque, Claude Bébéar, il rejoint la direction d’Axa, qui n’est pas encore le mastodonte de l’assurance qu’on connaît aujourd’hui. Mais dans l’ombre de Bébéar, Henri de Castries va justement jouer un rôle-clé dans l’absorption de l’UAP, alors numéro 1 français du secteur, en 1996. L’opération donne naissance au leader mondial de l’assurance. Quatre ans plus tard, le dauphin devient à son tour PDG.

Le mouvement lancé  par Emmanuel Macron est hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, d’inspiration libérale, a découvert Mediapart.

Le mouvement lancé par Emmanuel Macron est hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, d’inspiration libérale, a découvert Mediapart.

Mais ce sur quoi il est peu insisté c’est à quel point Axa et l’institut Montaigne ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier puisqu’il y a un an (le 7.04/2016), l’ Express, que l’on ne saurait soupçonner de gauchisme, mettait en évidence les mêmes liens à propos de Macron. Celui qui soutient ce dernier c’est Claude Bebéar. A l’origine du phénomène Macron, il y a la commission Attali qui veut prouver que droite et gauche peuvent s’entendre sur des réformes. C’est dans l’air du temps, Nicolas Sarkozy pratique l’ouverture avec les mêmes. Une décennie s’est presque écoulée, mais de nombreux membres de la commission Attali sont toujours là, autour d’Emmanuel Macron. Pas dans son staff de campagne bien sûr, mais prêts à distiller un avis ou donner un coup de main. Pierre Nanterme, le patron monde d’Accenture, a versé 7 500 euros, « parce qu’Emmanuel Macron n’a pas accès au financement public », précise-t-il. Plus discrètement, Stéphane Boujnah lui a présenté Christian Dargnat, aujourd’hui chargé de la gestion des dons. Et qui sait que Guillaume Liégey, qui a orchestré la campagne de porte-à-porte d’En marche !, était en 2008 l’un des consultants mis à la disposition de Jacques Attali par le cabinet McKinsey ?

Emmanuel Macron n’a pas 30 ans lorsqu’en août 2007 il est bombardé rapporteur adjoint de cette commission. Jacques Attali ne le connaît pas encore, mais il veut des rapporteurs indépendants du pouvoir : il puise dans le vivier du Conseil d’État et de l’inspection générale des Finances, dont Emmanuel Macron assure alors la direction par intérim. Cette commission, l’ancien sherpa de François Mitterrand veut qu’elle marque l’histoire : toutes les réunions sont enregistrées, puis versées aux archives nationales.


En savoir plus sur 

https://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/0211727035374-aux-origines-du-phenomene-macron-2060624.php#3yjCmfTQgiC5PfqG.99

 

 

La polémique est elle aussi « en marche ». Le mouvement politique lancé le 6 mars par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, En Marche, n’est peut-être ni de droite ni de gauche. Mais il est très proche de l’idéologie libérale de l’Institut Montaigne, lui-même parfaitement compatible avec les idées du Medef. Découvert par Mediapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du site du mouvement (elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Mediapart en a conservé une capture d’écran).

 

En Marche, domicilié chez le directeur de l’Institut Montaigne

 

Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de la publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, En Marche, association loi 1901 domiciliée au 33 rue Danton, 94270 Kremlin-Bicêtre. Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, détaille Mediapart. Et l’adresse de l’association est celle du domicile privé du couple.

 

L’Institut Montaigne est un groupe de réflexion proche des idées du Medef. Durant les dernières années, il s’est notamment positionné pour donner la priorité aux accords d’entreprises sur le code du travail, pour supprimer les allocations logement (APL) pour les étudiants non-boursiers, pour travailler plus sans gagner plusrendre dégressives les indemnités chômage, supprimer la prise en charge du congé parental, et porter l’âge de départ à la retraite à 63 ans. Il a également conceptualisé le « choc de compétitivité » repris à leur compte par Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

Communauté de vues sur les « blocages politiques et sociaux »?

 

 

Un programme qui pourrait éventuellement se résumer dans ce que le ministre de l’Economie dénonce, dans son clip de lancement, comme les « blocages politiques et sociaux » qui « préservent les privilèges de quelques-uns au détriment de millions d’autres ».
 

 

Quant au directeur de l’Institut Montaigne Laurent Bigorgne, il faisait partie, en 2015, de la dizaine de Français invités à participer au très restreint groupe Bilderberg, forum qui passe pour être une version « top secrète » de Davos.

 

De son côté, le président du Medef Pierre Gattaz a déclaré mercredi sur France inter « bien aimer l’initiative » d’Emmanuel Macron, qu’il juge « rafraîchissante ». Les socialistes, eux, sont plus dubitatifs.

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le VRAI candidat MACRON - La mascarade est dévoilée

3 Mars 2017, 20:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’ancien ministre de l’Economie a livré, dans un entretien auxEchos mis en ligne mercredi soir, des propositions pour relancer l’économie, réduire la dépense publique, le déficit et le chômage. Jeudi matin, le candidat d'En marche a présenté devant la presse le cadrage budgétaire de son package, s’inscrivant dans la continuité plus que dans la rupture avec le quinquennat de François Hollande.

Comment le projet de Macron s’inscrit dans la continuité…

• L’impôt sur les sociétés, mission réduction

Emmanuel Macron souhaite voir l’impôt sur les sociétés (IS) passer de 33,3% à 25%. La France est l’un des pays de l’Union européenne où les bénéfices réalisés par les entreprises sont en apparence les plus taxés – même si l’assiette de cet impôt n’est pas large, c’est-à-dire que toutes les entreprises ne sont pas concernées de la même manière – derrière Malte (35%) et devant l’Italie (31,4%), l’Allemagne (29,72%) et le Luxembourg (29,22%) selon des données du cabinet KPMG. Sur ce sujet, Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’action de Hollande. Parmi ses 60 engagements pris en 2012 figurait celui de«mettre en place trois taux d’imposition différents sur les sociétés : 35% pour les grandes, 30% pour les petites et moyennes, 15% pour les très petites». Un quinquennat plus tard, le projet de loi de finances pour 2017 abaissait en partie cet impôt pour les petites et moyennes entreprises (PME) à 28%, alors qu’elles payaient 33,3% au-delà de 38 120 euros de résultats imposables annuels (en dessous, le taux est de 15%).

Les grandes entreprises seront elles aussi concernées à partir de 2020, bien qu’elles ne payent en réalité déjà pas toutes ces 33,3% en raison des multiples exceptions, crédits d’impôts de type CICE, et dérogations qui existent. Résultat, l’IS ne rapporte que l’équivalent de 2,7% du PIB. Au-delà de s’inscrire dans la continuité du quinquennat, la proposition d’Emmanuel Macron poursuit surtout la tendance européenne, qui depuis près de vingt ans est à la réduction de cette imposition. Selon des chiffres de Bruxelles, en 1999, les sociétés étaient en moyenne taxées à 33% contre un peu moins de 25% aujourd’hui.

• Sur la baisse du déficit, toujours le même objectif

Concernant le déficit, actuellement situé à 3,5% du PIB (contre 4% en 2014 d’après les chiffres officiels), Emmanuel Macron, contrairement par exemple à son rival socialiste Benoît Hamon, souhaite faire en sorte de respecter la règle européenne des 3% maximum. C’est aussi l’objectif affiché pour 2017 par le gouvernement alors que lundi, la Commission européenne a noté qu’à mesures inchangées, le déficit de la France devrait s’établir à 2,9% en 2017, puis remonter à 3,1% en 2018. A titre de comparaison, François Fillon vise, lui, un déficit nul à l’horizon 2022, tandis qu’un Jean-Luc Mélenchon table pour sa part sur 2,5% en fin de quinquennat.

Pour ce qui est des hypothèses de croissance du PIB, Macron annonce 1,4% en 2017 et 1,8% en 2022, quand la plupart des autres candidats n’hésitent pas à «vendre» une croissance dépassant les 2% dès l’an prochain. En 2016, celle-ci a plafonné à 1,1%. 

• La dépense publique, de plus en plus contrôlée

«Le poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro. Je prévois donc une baisse de 3 points de la part des dépenses dans la richesse nationale. Cela représente 60 milliards d’économies par rapport au tendanciel», a déclaré Emmanuel Macron. C’est exactement ce qu’a fait le gouvernement de François Hollande, se marre Bercy auprès de Libération, puisqu’il a économisé autour de 12 milliards d’euros par an… soit 60 milliards sur le quinquennat.

A l’été 2015, devant le Medef, Emmanuel Macron s’était dit favorable à l’idée de ramener la dépense publique à 50% du PIB à l’horizon 2022 (tout en estimant que cela serait difficile). En tant que ministre de l’Economie de François Hollande, il a contribué à baisser la part de la dépense publique, de 57,5% en 2014 (selon l’Insee), à 55,3% en 2016 (soit 0,2% de plus que les prévisions du projet de loi de finances pour cette année-là), si l’on s’en tient aux chiffres du gouvernement. A titre de comparaison, sur les 28 pays de l’UE, la moyenne de la dépense publique était de 47,4% du PIB en 2015, et 48,2% de 2014, indique Eurostat.

Pour contrôler cette dépense publique, Emmanuel Macron envisage, on l’a dit, un plan d’économies de 60 milliards d’euros à l’horizon 2022 (25 au niveau de l’Etat, 15 sur l’Assurance maladie, 10 sur l’indemnisation chômage et 10 au niveau des collectivités locales), qu’il n’a pas détaillé. En voulant réduire de trois points, à l’horizon 2020, le poids de la dépense publique dans le PIB, Macron s’inscrit donc dans la continuité. Mais c’est sur la façon dont il compte réaliser les économies nécessaires à atteindre cet objectif qu’il va rompre avec le quinquennat socialiste…

… Tout en rompant avec le quinquennat socialiste

• Le nombre de fonctionnaires, en baisse

S’il ne va pas jusqu’à réclamer la suppression de 500 000 fonctionnaires, comme François Fillon, il estime néanmoins que 120 000 postes de fonctionnaires peuvent être supprimés au cours du quinquennat, dont 70 000 dans la fonction publique territoriale et 50 000 dans l’administration de l’Etat. «Ce n’est pas un objectif, mais un référentiel, ce sera aux ministres de faire des choix», a précisé (esquivé ?) l’ancien locataire de Bercy, ajoutant qu’aucun poste ne disparaîtrait dans la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, et toujours afin de faire des économies, le candidat envisage que les collectivités territoriales puissent fixer le salaire de leurs agents et «recourir plus largement à des recrutements de droit privé»,autrement dit à des agents publics qui ne sont pas fonctionnaires. Autre piste avancée : la «modernisation» du statut des fonctionnaires, qui pourront bénéficier de «plus de souplesse» dans leur carrière, de mobilités et de rémunérations individualisées.

On le voit, Macron prend ici sans complexe le contre-pied de François Hollande, qui a maintenu la masse salariale de l’Etat (près de 40% du budget général) pendant les quatre premières années de son mandat et l’a même légèrement augmentée sur la fin. Le gouvernement de Hollande a aussi décidé en mars 2016 d’augmenter de 1,2% en deux fois le point d’indice des fonctionnaires, gelé depuis 2010.

• Les rythmes scolaires, à la carte

Si sur le fond, il n’attaque pas cette réforme, portée par l’ancien ministre de l’Education nationale Vincent Peillon et assouplie par son successeur Benoît Hamon, Emmanuel Macron estime qu’il faut donner des objectifs de réduction des dépenses aux collectivités locales et leur laisser des marges de manœuvre en ce sens. «Je veux rompre avec la méthode de la baisse des dotations consistant à couper les vivres pour provoquer des économies. Cette méthode de régulation budgétaire est trop centralisatrice. Je veux nouer avec les collectivités un pacte sur cinq ans, dans lequel je contractualiserai une baisse de 10 milliards d’euros de leurs dépenses. Cette baisse sera à leur main», a-t-il dit aux Echos.

Macron entend donc permettre aux maires qui le souhaitent de revenir sur cette réforme, qui coûte en moyenne, selon l’Association des maires de France, 231 euros brut par enfant. Une somme que les communes n’ont pas totalement à leur charge, la CAF apportant un coup de pouce de 250 millions d’euros par an et l’Etat participant à hauteur de 50 euros par élèves (90 euros en zones rurales et urbaines sensibles), même si cette dernière aide n’avait au départ pas vocation à être pérenne. Et comme 71% des mairies ont choisi la gratuité des activités périscolaires pour les familles, cela peut parfois peser sur leur budget.

• 80% des Français exonérés de taxe d’habitation 

Un signal fort pour le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires : Emmanuel Macron propose d’exonérer avant 2020 quelque 80% des Français qui paient la taxe d’habitation. Le seuil serait ainsi fixé autour de 22 000 euros par an et par part fiscale. Sur RMC, l’ancien locataire de Bercy a qualifié vendredi d'«injuste» ce poids annuel pour les ménages car il pèserait davantage sur les habitants des communes pauvres. Sa suppression pour les plus modestes serait à ses yeux une «mesure majeure pour l’égalité entre les Français et les territoires». Afin de ne pas pénaliser les collectivités locales qui récoltent cet impôt, l’ancien ministre propose que l’Etat mette la main à la poche et verse directement aux communes le manque à gagner. Coût estimé de la mesure : 10 milliards d’euros par an sur le quinquennat.

• ISF : une réforme pour rompre avec un symbole de gauche

L’ISF, ou impôt de solidarité sur la fortune, a une forte dimension symbolique : il a été créé par François Mitterrand sous le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy, a été abrogé lorsque Jacques Chirac a pris la tête du gouvernement à la faveur du changement de majorité à l’Assemblée en 1986, puis a été rétabli par Michel Rocard après la réélection de Mitterrand en 1988. C’est dire s’il est lié à l’histoire socialiste récente. Pour autant, s’il paraît juste dans son principe (il s’agit de faire contribuer les plus riches à la solidarité nationale), il apparaît comme un impôt relativement injuste dans son application : les contribuables très aisés jouent souvent sur les multiples exceptions et exonérations pour ne pas le payer ou en réduire le montant. Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché ne pas apprécier cet impôt et qui a lui-même, pour l’anecdote, eu des petits problèmes dévaluation de son patrimoine, veut non pas le supprimer (comme Fillon) mais le réformer.

Comment ? En «privilégiant le risque face à la rente», comme il l’a déclaré sur France Inter au début du mois, et donc en faisant sortir du calcul de l’ISF les placements (actions, obligations) qui financent les entreprises. Ce n’est plus que le patrimoine immobilier qui sera pris en compte. Tout le reste (biens meublés, livret A, droits de propriété intellectuelle, assurances-vie…) en sera exclu. Sur le taux d’imposition, l’abattement de 30% pour la résidence principale, et le seuil d’entrée dans l’impôt (1,3 million d’euros de patrimoine), rien ne change, mais la modification des biens pris en compte fera de fait sortir des contribuables du cercle relativement restreint de ceux qui payent l’ISF, au nombre d’environ 300 000 ménages aujourd’hui.

• Assurance chômage : c’est parti pour le chamboule-tout

C’est sans doute le domaine dans lequel Emmanuel Macron envisage le changement le plus radical. Régler le chômage de masse est une «priorité» affichée : objectif 7% en 2022 et 10 milliards d’économies sur l’assurance-chômage. Mais pas d’annonces fracassantes sur ce point que l’ancien de Bercy avait déjà abordé. La durée et le montant des indemnisations ne seraient par exemple pas amenés à bouger.

En revanche, l’Unedic, gestionnaire de l’assurance-chômage fortement endetté actuellement aux mains des associations salariales et patronales, basculerait sous gouvernance publique. La volonté de se passer des syndicats n’est pas nouvelle chez Macron, elle lui a même valu la désapprobation publique de François Hollande, lors des vœux du chef de l’Etat aux partenaires sociaux.

Autre changement, l’assurance-chômage serait financée par l’impôt (par une hausse de la CSG) et plus par des cotisations sociales payées par les salariés. Et deviendrait universelle, «de la même manière que l’Assurance maladie», précise-t-il. De nouveaux publics pourront ainsi prétendre à une indemnisation chômage et notamment «ceux qui démissionnent de leur entreprise» après cinq ans d’activité, mais aussi les indépendants, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales et autres entrepreneurs qui n’en bénéficient pas aujourd’hui.

En contrepartie, toutes les personnes au chômage se verront soumises à plusieurs contraintes : effectuer un bilan de compétence, et, surtout, obligation d’accepter un emploi au bout de la deuxième proposition. «Le service public vous donnera accès à une nouvelle formation, et le demandeur d’emploi, une fois formé, devra accepter les offres qui lui sont proposées», a expliqué Macron aux Echos. Si un demandeur d’emploi refuse deux fois une offre, il sera radié. Ça vous rappelle quelque chose ? C’est normal : en 2008, Nicolas Sarkozy avait envisagé que les demandeurs d’emploi qui refuseraient plus de deux offressoient sanctionnés, puis, en 2012, il avait proposé de les contraindre à accepter la première offre qui leur serait faite à l’issue de leur formation. Deux idées qui ne lui ont pas réussi.

Par Aurélie Delmas et Kim Hullot-Guiot de Libération

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Pierre Martinet, maire (PCF) de Mardeuil, gèle son parrainage

3 Mars 2017, 20:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans un communiqué envoyé par le PCF et le Front de gauche, Pierre Martinet, maire de Mardeuil annonce le gel de son parrainage. « Je gèle mon parrainage et j’appelle les élus de gauche à faire de même ».
 

Pierre Martinet se réjouissait de voir Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon enfin dialoguer. « Mais à l’issue de leur rencontre ils ont acté la division en confirmant le maintien de leurs deux candidatures. Unis à gauche, nous avons toutes les chances de gagner. Sinon, c’est le risque de l’élimination dès le 1er tour. »

Pierre Martinet précise qu’en tant que maire, il a évidemment la possibilité de parrainer un candidat à la présidentielle. Face à cette situation, il a décidé de geler son parrainage jusqu'à la date limite d'envoi.

Il choisit ainsi de faire pression et en appelle à l’ensemble des élus qui veulent le rassemblement d'une gauche sincère à geler également leur parrainage. Objectif : obliger la reprise des discussions entre les deux candidats pour trouver un accord débouchant sur une seule candidature.

« Je ne me résous pas à cet échec, dit-il encore, et serai partie prenante de toutes les initiatives qui nous permettront de construire un socle commun à partir duquel nous nous rassemblerons. »

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En 1948, Henri Dorgères faisait du François Fillon

1 Mars 2017, 19:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

droite. Suppression de 400 000 fonctionnaires et fin du remboursement des « petits risques » par la Sécurité sociale. En 1948, Fillon n’existait pas, et pourtant…

Les idées de François Fillon ne sont pas neuves. L’historienne Annie Lacroix-Riz a exhumé un document édifiant datant de 1948 qui le prouve cruellement. Dans le rapport retrouvé, le commissaire aux renseignements généraux rendait ainsi compte d’une « réunion paysanne » organisée par Henri Dorgères : « L’orateur demande la diminution des fonctionnaires (400 000), la suppression des nationalisations. (…) Il demande également la réorganisation de la Sécurité sociale par la suppression du remboursement des petits risques. » À deux doigts du copier-coller, toute la colonne vertébrale de ce que propose François Fillon pour 2017 y est déclinée, y compris au niveau des arguments. Henri Dorgères déplore même que de « simples rhumes de cerveau coûtent aux contribuables 75 milliards par an », quand Jérôme Chartier, porte-parole du candidat de la droite, a bien eu du mal à expliquer que la prise en charge du rhume, « ça dépend de quel rhume ».

élu député poujadiste en 1956, aux côtés, entre autres, de Jean-Marie Le Pen

Ironie du sort, la réunion de 1948 a eu lieu à Landivy, en Mayenne, à quelques kilomètres de Sablé-sur-Sarthe, terre d’élection de François Fillon. Reste une question : qui était Henri Dorgères ? Fondateur des « Chemises vertes » et du fascisme agraire, un temps partisan du renversement de la République, il soutient Philippe Pétain sous Vichy, reçoit la francisque en 1941 et est nommé délégué général à l’organisation et à la propagande de la Corporation paysanne tout juste créée. Amnistié en 1946, il est élu député poujadiste en 1956, aux côtés, entre autres, de Jean-Marie Le Pen.

Fillon, qui veut démanteler la sécurité sociale, aurait touché 200 000 euros d’AXA

Évidemment, la question n’est pas de démontrer que François Fillon serait un fasciste, ou bien qu’il aurait été du côté des collaborateurs au siècle dernier. « Ce serait absurde, il n’était pas né, mesure Annie Lacroix-Riz. Mais il est de fait l’héritier du programme économique et social de la droite qui a éreinté les Français avant et pendant la guerre. Il incarne cette droite patronale qui invective sans cesse les fonctionnaires et qui agit bec et ongles depuis le début du XXe siècle contre le salaire indirect et la Sécurité Sociale. » Et l’historienne de rappeler que « le consortium des assurances privées achetait des hommes politiques avant guerre pour damer le pion aux projets d’assurance sociale collective. Dorgères en était ». François Fillon, qui entend démanteler la Sécurité sociale, sauf pour « les maladies graves », afin de développer les assurances privées, aurait touché 200 000 euros entre 2012 et 2014 de la part de l’assureur Axa, via la société 2F Conseil. L’ex-patron d’Axa, Henri de Castries, le soutient officiellement. Mais, à part ça, François Fillon est un homme neuf et innovant.

Journaliste
 
En 1948, Henri Dorgères faisait du François Fillon

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Scandale dans le 18ème arrondissement de Paris !

15 Février 2017, 19:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Scandale dans le 18ème arrondissement de Paris !

Paris 18ème l'initiatrice de la pétition contre la loi travail, Caroline de Haas se présente contre El Khomri avec le soutien du PCF et d'EELV.

Mais il y aura aussi contre elle, un candidat France Insoumise, Paul Vannier et Sabrina Ali-Benali sa suppléante. 

Si la FI ne retire pas ses candidats pour la soutenir vous aurez la réponse concernant ses objectifs pour ceux qui s'en posent encore ! Veulent-ils faire élire El Khomri ?

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Fillon et Macron, le parti du pognon

8 Février 2017, 18:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le plus étonnant, dans l’affaire Fillon, c’est l’étonnement qu’elle provoque. La droite a toujours été liée aux puissances d’argent, elle en est le porte-parole naturel. Cette droite dont le notable sarthois présente le visage, qui plus est, n’est pas n’importe quelle droite. C’est la droite libérale, orléaniste, celle dont l’exhortation adressée à ses pairs par François Guizot, en 1840, résumait la vision du monde : « Enrichissez-vous ! ». D’un François à l’autre, du premier ministre de Louis-Philippe à celui de Nicolas Sarkozy, cette bourgeoisie qui tient le haut du pavé concentre la richesse et monopolise le pouvoir. C’est sa raison d’être.

On a dit que M. Fillon s’était fort mal défendu. C’est vrai. On l’accuse d’avoir payé sa femme à ne rien faire avec de l’argent public. Il répond qu’il a aussi payé ses enfants ! La seule explication à cette plaidoirie suicidaire, c’est que M. Fillon ne voit pas le problème. Ce qu’il a fait, à ses yeux, est dans l’ordre des choses. Arrogance de riche ? Oui, bien sûr, mais surtout bonne conscience de ceux que leur proximité avec le capital dote d’un sentiment d’immunité. S’il n’y a rien d’étonnant à ce que les représentants des riches aiment l’argent, il n’y a rien d’étonnant non plus à ce qu’ils trouvent normal de s’enrichir à leur tour par tous les moyens.

Quand vous êtes en difficulté et qu’on prend votre défense, il y a toujours un imbécile qui vend la mèche. Parmi les défenseurs du candidat de droite, Gérard Longuet s’est distingué par sa finesse. La dotation allouée aux parlementaires, a-t-il dit, n’est pas de l’argent public. Une fois attribuée aux élus, elle est libre d’emploi, non affectée à ceci ou à cela. Juridiquement faux, l’argument vaut son pesant de cacahuètes. Il signifie qu’entre les mains des politiciens l’argent public se privatise, qu’il s’affranchit de l’intérêt général. Ce n’est plus une enveloppe à dépenser dans l’exercice de ses fonctions, mais un complément de rémunération pour toute la famille. Le pognon de Pénélope ? Très simple. C’est une allocation familiale de luxe pour commis de la bourgeoisie.

Le plus cocasse, c’est qu’en face du châtelain orléaniste, les médias ont propulsé sur la scène un produit à peine décongelé qui dégage le même parfum de billets de banque. Car Emmanuel Macron, lui aussi, est un homme d’argent. Prévoyant, ce jeune vautour du CAC40 s’est constitué un petit matelas de quelques millions d’euros qui l’autorise à dire que les Français, ces illettrés aux mains sales, ne travaillent pas assez. L’ex-trader de chez Rothschild n’est pas un notable au sens classique, mais un affairiste polyglotte, symbole de cette élite mondialisée dont ses supporters Alain Minc et Jacques Attali ânonnent le credo à longueur d’antenne. Candidat de la bourgeoisie branchée et friquée, c’est un pur produit de la caste.

C’est pourquoi les médias asservis aux neuf milliardaires ont lancé sur le marché cette nouvelle offre politique comme on fait la publicité d’une savonnette. Macron, c’est le véritable plan B de la droite. Elle a fait une erreur de casting, elle a parié sur le mauvais cheval, mais la candidature du bébé Rothschild résout le problème. Elle pare à la défaillance du Sarthois, ce cheval de bât qu’on a pris pour un cheval de course. Macron, dont la campagne a été financée par les crédits du ministère des Finances, est un adepte de la privatisation des fonds publics, lui aussi. Comme Fillon, il ne voit pas le problème. Son budget de campagne est abondé par la City ? Faisons fi des frontières ! Il ne paye pas l’ISF ? Qu’importe ! Il va supprimer cet impôt scandaleux qui a transformé la France en démocratie populaire.

Fillon et Macron, c’est le Janus à double face d’une bourgeoisie d’affaires qui sait, de toute façon, qu’elle tirera son épingle du jeu électoral, cette farce dont nous sommes les dindons. Fillon et Macron, c’est le même parti, le parti du pognon. L’élection présidentielle de 2017 est pipée d’avance. Face à un Front national dont la seule fonction est de jouer les épouvantails (ses partisans devraient au moins une fois dans leur vie se demander pourquoi), le candidat du système passera la rampe. Adoubé par les médias au service de l’oligarchie, ce candidat au profil de chouchou des belles-mères ne sera pas l’élu du peuple, mais du bourrage de crânes.

Bruno GUIGUE

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Fillon et Macron, le parti du pognonFillon et Macron, le parti du pognon

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La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!

8 Février 2017, 18:13pm

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Voilà un petit mail de recadrage envoyé par l'équipe nationale de la France insoumise à ses groupes locaux. Comme vous pourrez le lire sur le mail nationale et le résumé de Pascal Le Brun (PCF, puis Bové, puis COVRA, puis FASE, puis Ensemble!, puis France insoumise), il est interdit aux insoumis de discuter localement avec les sections du PCF et d'Ensemble! 

 
La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!

2ème rapport du comité électoral 

Le comité électoral de la France insoumise s’est à nouveau réuni samedi 14 et dimanche 15 janvier. Il a examiné la situation de chacune des 577 circonscriptions du pays. 

Lors des précédentes réunions du comité électoral, des candidatures avaient déjà été validées dans 116 circonscriptions. 

Près de 400 assemblées de circonscription se sont réunies le 10 janvier. Le comité a pu examiner la plupart des situations et valider des candidatures dans 187 circonscriptions supplémentaires. 

A ce jour, la France insoumise a investi des candidates et des candidats dans 303 circonscriptions en métropole, Outre-mer, et pour les Français.e.s de l’étranger. 

Le processus de désignation étant encore en cours dans certaines circonscriptions, le comité électoral fera un point d’étape à l’issue de sa prochaine réunion, le dimanche 22 janvier. Les circonscriptions n'ayant pas donné lieu à une investiture sont en cours d'examen par les membres du comité électoral. Une réponse sera apportée prochainement. 

Les candidat.e.s déjà investi.e.s recevront au cours de la semaine prochaine (du 23 au 28 janvier) un premier mail avec des informations pratiques pour inscrire la campagne des législatives dans notre campagne présidentielle. 

Certain.e.s parmi vous sont sollicité.e.s par d’autres forces politiques pour des rencontres locales ou départementales à propos des élections législatives. Or, comme nous l'avons initié a Lille, nous souhaitons faire des élections présidentielles et législatives une seule et même campagne nationale avec des candidat.e.s portant partout le même programme et autour d'une même identification. C'est notamment le sens de la charte des candidat.e.s de la France insoumise. De plus, notre mouvement ne dispose pas, à ce jour, de structures locales. Pour toutes ces raisons, il n'est pas prévu de répondre à ces demandes.N’hésitez pas à vous rapprocher de l'équipe nationale pour toutes questions en nous contactant par mail à legislatives@jlm2017.fr 

Quelques chiffres sur les candidates et candidats titulaires investi.e.s par la France insoumise : 

La moyenne d'age des candidat.e.s est de 43 ans. 
53 % sont non encarté.e.s dans une organisation politique. 
50,8 % sont membres d’un syndicat (CGT, FO, Solidaires, Confédération Paysanne, syndicats étudiants, …). 
72 % ont un engagement associatif. 
13,5 % exercent un mandat électoral.

Pour accéder à l'espace data de la France insoumise

La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!
La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!

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Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron

7 Février 2017, 17:34pm

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Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron
Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron

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Macron l’obscur objet du désir et la dictature du capital

6 Février 2017, 20:03pm

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Bon, je crois que tout le monde l’a entendu, Macron a parlé … longuement, mais qu’a-t-il dit?

 

Le discours de Macron c’est du vent, sa culture un lot de citations, une sorte d’Almanach Vermot mais pas de projet, toute cette esbroufe mais pas seulement. Il y a le noyau dur: il a dit qu’il faudrait discuter par branches et entreprises: c’est à dire qu’il faudrait renforcer la loi « El-Khomeri », il a dit sans dire tout en disant un message subliminal noyé dans « la fraternité » . C’est comme pour l’Europe, il a gourmandé ceux qui ne lui étaient fidèles que « souvent » comme Hamon et Mélenchon, alors que lui c’était du toujours, telle qu’elle était… l’austérité, la misère, la fin des services publics, avec en fond la 9e de Beethoven jouée aux réfugiés tandis qu’ils ont les pieds gelés dans l’hiver des Balkans. Et dans la même  logique aller encore plus loin que la loi El-Khomery au nom de la « liberté » du travail, celle comme nous disions du libre renard dans le libre poulailler. Son appel à l’optimisme ne s’appuie sur rien d’autre que sur la poursuite et l’aggravation de ce qui est assorti de bons sentiments dont on présente la note à ceux qui n’en peuvent plus et les profits toujours aux mêmes..

 

Sa stratégie: à droite toute pour siphonner les voix centristes et juppeistes de Fillon, jouer dès maintenant le second tour face à Marine Le Pen, en étant assuré que la gauche et l’extrême gauche se draperont dans les bons sentiments antifascistes que l’on exige d’eux, une sorte de réflexe conditionné inculqué avec l’ère Mitterrand. Il faut préserver Marine le Pen pour être assuré de l’emporter, rien de nouveau depuis plus de vingt ans, une histoire qui s’adresse pourtant aux moins de vingt ans en espérant qu’ils ne peuvent pas connaître.

 

Cela ressemble étonnement à la manière dont la finance, le complexe militairo industriel  a joué Hillary Clinton, ne se contentant pas de la promouvoir mais lui assurant un adversaire, le seul qu’elle était en mesure de battre. Enfin ils le croyaient ou plutôt se disaient que la situation était si dégradée que s’ils ne pourraient plus assurer l’élection de leur protégée, un milliardaire fasciste ferait aussi bien l’affaire.

 

En l’écoutant et surtout en regardant le dispositif de la salle, je pensais au coût de sa campagne et à ses bailleurs de fond en me demandant ce qu’ils exigeraient de lui aux lendemains de son élection. Ce frêle poulet gavé aux hormones médiatiques que l’on tente selon des techniques éprouvées de marketing de transformer en objet de désir sera obligé d’être impitoyable, il devra être la dictature du capital par temps de crise.

 

Et comme le PCF est aux abonnés absents, que sa direction continue à osciller entre deux sociaux démocrates, un coup pour les refondateurs, un coup pour les primaires, l’essentiel n’est-il pas que l’on finira jusqu’à être prêt à appeler à faire barrage au fascisme, je vois déjà l’éditorial dans l’Humanité.

 

Parce que si nous, nous avons renoncé à éclairer ce qu’était la dictature du prolétariat, l’art et la manière de mettre cette petite minorité au pas, eux n’ont pas renoncé à exercer celle du capital, ce mélange de consensus autour de leur force liée à l’habitude de la soumission, à l’individualisme, à l’espoir d’en retirer quelques miettes et de répression pour ceux que l’on a du mal à convaincre, ils passent même de l’hégémonie de la séduction consumériste, du libéral libertaire à la tyrannie sur le travail, du chômage au suicide des employés, à la violence, la haine pour tous, les écoles et des hôpitaux que l’on ferme et des prisons saturées, comme mode de gouvernance.

 

 

Danielle Bleitrach

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Emmanuel Macron veut supprimer la Sécu !

30 Janvier 2017, 17:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Peu de choses sépare  et  sinon leurs ambitions personnelles. Macron veut supprimer la Sécu, veut supprimer la Sécu.  veut supprimer les 35H, Macron veut supprimer la durée légale du travail. Et l’on pourrait multiplier les exemples. C’est que les deux hommes sont les candidats de l’oligarchie, les candidats du système.

Macron a indiqué que lui président il supprimerait le salaire différé affecté à la  pour le remplacer par l’impôt.
Bien sûr annoncer supprimer une partie de votre salaire pour le remplacer par une augmentation d’impôt, cela n’est pas populaire. C’est pour cela que Macron présente cela comme une « réduction de l’écart entre le salaire brut et le salarie net ». sic. C’est à dire supprimer les cotisations chômages et maladie, en les compansant par une hausse de la CSG. Soit disant pour augmenter le salaire net… Une mesure très proche de ce que propose Marine Le Pen.

  Ni vu ni connu je t’embrouille c’est une baisse de salaire !

Et il s’agit de substituer ainsi la partie de salaire mutualisé et socialisé entre tous les salariés et financé principalement par les patrons ( qui sert à assurer une retraite et la santé pour tous) par un impôts. Un impôts qui ne sera plus sous le contrôle des organismes paritaires de la Sécu – où les salariés sont représentés via leurs syndicats – mais sou le seul contrôle du gouvernement. Une première étape vers la diminution radicale du budget de la sécurité sociale.

En clair, une véritable arnaque !

Vous voulez en savoir un peu plus sur Macron,cliquez ci-dessous

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Macron, cet antisystème soutenu par Kouchner, Gérard Collomb, le milliardaire Xavier Niel... La liste embarrassante de ses soutiens

27 Janvier 2017, 19:44pm

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Pour ceux et celles qui croiraient encore que Macron veut avec rompre avec le système, les riches.info a compilé les noms des soutiens génants d'Emmanuel Macron. Cette liste n'est bien évidemment pas exhaustive. 

Des politiques

  • Gérard Collomb le sénateur-maire de Lyon - Daniel Cohn-Bendit le député PS Richard Ferrand - le sénateur de la Côte-d’Or François Patriat - le député de la Manche Stéphane Travert - le député des Français de l’étranger Arnaud Leroy - l’ex-ministre et sénatrice de Seine-et-Marne Nicole Bricq - l’eurodéputée Sylvie Goulard, du Modem - l’ancien ministre sous Chirac Renaud Dutreil - Bernard Kouchner, ex mittérandiste, ex-sarkozyste - Jean-Paul Huchon, ex président du conseil régional d'Île-de-France - Corine Le Page, ancienne ministre de l'Environnement d'Alain Juppé - Jean-Marie Cavada, président du mouvement Génération citoyens, ancien du Nouveau Centre - le député de Corse Paul Giacobbi qui vient d'être condamné à 3 ans de prison ferme pour détournement de fonds publics

Par ailleurs, il semblerait de plus en plus qu'Emmanuel Macron  est soutenu par François Hollande. Affaire à suivre. 

Des personnalités très fortunées

  • le milliardaire Xavier Niel, PDG de Free, copropriétaire du groupe Le Monde - Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente Privée - Marc Simoncini, PDG de Meetic - Christian Dargnat ( ancien haut dirigeant de BNP-Paribas - Mathieu Laine, fondateur de la société de conseil en stratégie Altermind - Catherine Barbaroux, ex dirigeante de l’Adie, association de microcrédit - Françoise Holder, les Boulangeries PAUL - Bernard Mourad, ancien banquier conseil de Patrick Drahi

Des personnalités du monde des médias

  • Jacques Attali - Emmanuel Chain, producteur de l'émission Capital - Laurence Haïm, ex I-Télé - Alain Minc

Macron n'a rien d'un candidat en dehors du système.

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Macron a détourné de l'argent public pour lancer sa campagne présidentielle !

25 Janvier 2017, 22:19pm

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Les faits nous sont rapportés par Marion L'Hour et Frédéric Says dans leur ouvrage "Dans l'enfer de Bercy - Enquête sur les secrets du ministère des Finances" publié au édition JC Lattès dont le Figaro a publié un extrait vendredi 20 janvier.

Qu'est-ce qui est reproché au ministre de l'économie Emmanuel Macron ?

On l'accuse d'avoir utilisé les moyens de sa fonction pour lancer sa campagne. Il a reçu sur son temps professionnel, dans les murs du ministère, des personnalités qui n'étaient pas du tout en lien avec ses responsabilités ministérielles (par exemple : un écrivain, un journaliste, un philosophe, un politologue, des amis "facebook"). Il a organisé de nombreux dîners, "parfois deux par soir". Toutes ses invitations se sont faites sur le dos du contribuable. En huit mois, il a dépensé 80 % de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère, soit près de 120 000 euros. L'enquête révèle également qu'il a multiplié les rendez-vous à l'étranger afin de se tisser un réseau pour la présidentielle. 

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Primaire du PS : En attendant le recompte des voix de la Floride

25 Janvier 2017, 17:28pm

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Une certaine cacophonie règne au Parti socialiste avec le nombre de votants à la primaire du Parti socialiste. A 0h45 la haute autorité des primaires annonçait 1,2 millions de votants et le lendemain 10h 1,6 millions. Le journaliste à La Croix Laurent de Boissieu note que les scores de chaque participant ont évolué dans le même rapport, 0,7802. Un petit air de Floride

Primaire du PS : En attendant le recompte des voix de la Floride

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Une stratégie suicidaire de la France insoumise

22 Janvier 2017, 18:51pm

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Une seconde liste de candidatures de la France Insoumise est tombée. De nouvelles circonscriptions sont concernées par la présence d’un binôme ou d’un candidat simple. Dans cette liste, la France insoumise a investi des candidats contre des députés communistes sortants et dans des circonscriptions où le PCF est en mesure de gagner. C’est la stratégie non seulement de Mélenchon qui suit les traces de Mitterrand, mais pire encore celle d’une direction du PCF qui a livré le parti à de telles manoeuvres. Il est évident que le dernier congrès du PCF, la division de la direction et les atermoiements de celle-ci ne pouvaient conduire ailleurs. Le véritable problème va bien au-delà de cette attaque contre le PCF auquel la France insoumise est théoriquement allié, cette attitude ne peut que déboucher sur l’élection d’un candidat de droite ou d’extrême-droite dans la logique qui risque d’être celle de l’élection présidentielle (Note de Danielle Bleitrach).

Après André Chassaigne dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme et Nicolas Sansu dans la 2nde circonscription du Cher, la France insoumise vient de valider des candidatures contre des députés communistes sortants Gaby Charroux, JJ. Candelier; JJ Lecoq et Circo de Gerin-Picard et Salvodelli (94) : L’attaque contre Chassaigne avait été « justifiée » par le fait que celui-ci avait osé – crime de lèse majesté – se prononcer pour une candidature communiste, mais une nouvelle fournée de candidatures de division qui ne peuvent aboutir qu’à faire élire un candidat de droite voire d’extrême-droite est servie…
 

 13ème circonscription des Bouches du Rhône: MARTIGUE 

Frédéric Grimaud (Ensemble! – Martigues) et Stella Apeddu (Parti de gauche – Saint Mitre les Remparts) ont été investis contre le député communiste sortant Gaby Charroux qui sera en duo avec Pierre Dharréville (titulaire). En 2012, Stella Apeddu était candidate dans la 15ème circonscription (Châteaurenard, Lambesc, Saint-Rémy-de-Provence …). Frédéric Grimaud est conseiller municipal à Martigues dans la liste du Député-Maire PCF Gaby Charroux,  Cette nomination quand on connait la complaisance dont la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône a fait preuve envers les refondateurs, les liens qui unissent son dirigeant à Marie Georges Buffet est réellement la preuve de l’offensive qui est menée dans ce département contre ce qui fut jadis un des bastions communistes.

16ème circonscription du Nord

Mais on retrouve la même stratégie dans un autre bastion, le Nord Pas de calais. Marina Dabonneville (Parti de gauche – titulaire) et Raphael Brice ont été investis dans la circonscription du député communiste Jean-Jacques Candelier (qui souhaite ne pas se représenter). Ici la France insoumise se place dans l’ambition de faire perdre le Parti communiste français dans cette circonscription historiquement communiste.

Des candidatures de la France Insoumise aussi dans des circonscriptions gagnables pour le PCF (Venisieux, Ivry; LeHavre; StDenis; Rhone; Puy-Dome, Le Cher…)
La France insoumise a aussi désigné des candidatures dans des circonscriptions gagnables par le PCF (parce que perdues en 2012 du fait de la vague PS) : le fait est que ce qui a été perdu par le PCF en 2012, avec la vague qui s’est produite à la suite de l’élection de Hollande, ne doit surtout pas être regagnée par les communistes. la social-démocratie sous une forme renouvelée doit soit s’y maintenir, soit faire élire la droite, voire l’extrême-droite par la division. C’est en fait la logique du quinquennat voulue par Jospin, utiliser la vague présidentielle, le fait que les communistes sont désavantagés dans cette élection pour leur faire perdre toutes leurs positions. La France insoumise ne fait que suivre cette logique-là, celle d’une social-démocratie renouvelée quand le PS s’est mis hors course par désaveu de sa politique. En fait comme Mitterrand qui dénonçait la Constitution de la Ve république, l’appelait : le coup d’Etat permanent et s’en est mieux qu’accommodé quand il a pris le pouvoir, on voit que Mélenchon suit cet exemple et la présidentialisation est utilisée en plein pour prendre la place des communistes et des socialistes ayant fait faillite.

– Dans la 14ème circonscription du Rhône (Vénissieux, Saint Priest …), la France insoumise a investi des candidats. Benjamin Nivard et Najat Barthe seront en concurrence avec la communiste Michèle Picard, qui mène la bataille de la reconquête dans cette circonscription historiquement rouge (André Gerin étant le dernier député communiste).

– Dans la 8ème circonscription de Seine Maritime (Le Havre, Gonfreville-l’Orcher …), la France insoumise a nommé François Panchout et Johanna Castillo dans cette circonscription historiquement rouge où le PCF peut faire élire un député. Le communiste Jean-Paul Lecoq avait perdu cette circonscription en 2012 pour 83 voix.

– Dans la 10ème circonscription du Val-de-Marne (Le Kremlin-Bicêtre, Gentilly Est, de Vitry-sur-Seine Nord, Ivry-sur-Seine), la France insoumise entend diviser et bloquer la reconquête de cette circonscription perdue par le PCF en 2012. La France insoumise a propulsé (pardon parachuté) Mathilde Panot (Parti de gauche de l’Essonne) et Mourad Taghzout (Parti de gauche) face à Pascal Savoldelli (PCF).

De nouveaux parachutages de cadres du Parti de gauche

Après Alexis Corbière dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis et Andréa Kotarac dans la 7ème circonscription du Rhône, c’est au tour d’Eric Coquerel (coordinateur du PG ) d’atterrir en Seine Saint Denis, dans la 1ère circonscription.

Rappelons que ce parachutiste professionnel, habitant à Paris, s’est retrouvé en 2012 dans la deuxième circonscription de la Corrèze, et aux élections européennes de 2014 en France, il est deuxième de la liste du Front de gauche dans la circonscription Sud-Est. En 2015 il rentre à Paris pour les élections régionales (où il est élu Conseiller régional sur la liste d’union conduite par Claude Bartolone du PS).

Des heurs et malheurs de l’anticommunisme

C’est Sartre qui affirmait : un anticommuniste est un chien et il ajoutait je n’en démords pas… ce qui est sûr c’est que l’anticommunisme est protéiforme, et il a réussi à faire passer diverses manières d’être anticommuniste sous une forme acceptable, il suffit de taxer le communiste de stalinisme ou de l’accuser de ne plus l’être pour donner le sentiment de jeter l’eau sale du bain en conservant l’enfant, cet idéal d’alternative à un capitalisme de plus en plus insupportable. Il peut même s’affirmer représenter une vision améliorée du vieux communisme dépassé. C’est sur cette base qu’un Tsipras a prétendu renouveler la vie politique en Grèce, on a vu ce qu’il en est advenu. Parce que le fait est que quand on s’attaque en priorité aux communistes quel que soit le bâton qu’ils aient donné pour se faire battre c’est qu’on a choisi de fait de ne pas rassembler ce qu’il faut pour résister au capitalisme…

On peut dire que le capital a réussi à partir de mai 68, le premier maidan à dissocier la petite bourgeoisie, diplômée mais salariée du prolétariat, ça été la grande oeuvre de Mitterrand et de ses sucesseurs, on en voit les résultats aux USA.

Dans la période de confusion dans laquelle nous sommes, l’offensive de Mélenchon et du parti de gauche est d’autant plus facile que la direction du PCF a renoncé aux fondamentaux communistes et a largement créé les conditions qui permettent aujourd’hui de prétendre achever le PCF, de lui refuser toute représentation. On pourrait en déduire que c’est une bonne œuvre révolutionnaire:  certains ne se privent pas de justifier leur adhésion à cette opération en expliquant que le PCF n’est plus communiste, et qu’il s’est lui-même suicidé. Mais il suffit de voir ce que les députés communistes – que nous n’avons pas toujours approuvés – ont été capables de faire dans l’exercice de leur mandat y compris face à la loi Khomry par exemple, pour voir à quel point cette action de la France insoumise laisse mal augurer de l’avenir de ceux qui choisissent pareille dérive. Honnêtement quand vous voyez le parcours de ceux qui se présentent, le retournement d’une telle candidature pouvez-vous avoir la moindre confiance en eux?  Pas moi et encore moins en ceux qui cautionnent de telles pratiques politiques. En disant cela je ne représente aucun courant, aucune chapelle, je dis ce que je pense en tant que communiste.

Danielle Bleitrach.

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Est-ce que c’est vrai que la france insoumise présente des candidats aux législatives contre les députés communistes?

11 Janvier 2017, 18:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les voix officielles se multiplient aux Etats-Unis pour dénoncer le rôle des médias dans le « déclin » de leur système démocratique… En particulier un média russe en anglais RT, qu’il nous arrive ici fréquemment de traduire. Il est vrai que tout cela prend pour ce pays l’allure d’une apocalypse dont ils ne savent comment se prémunir sinon par une bonne guerre que réclament à corps et à cri les monopoles financiarisés de l’armement qui sont la véritable base d’intérêt commun entre les Etats-Unis et l’Europe en particulier un pays comme la France.


Parce qu’en matière de déclin de la démocratie, la France aussi a sa part, non seulement parce que son système médiatique qui a la particularité d’être directement lié au niveau de sa propriété aux marchands d’armes, de Dassault à Lagardère, mais parce que ses élites politiques et culturelles font ce qu’il faut pour nous écœurer. Pour une part cela tient aux institutions, à la manière dont elles excluent désormais du débat public ceux qui ont le plus besoin du changement et qui se réfugient dans l’abstention. Le cirque électoral autour d’un individu souvent gonflé aux médias comme les poulets le sont aux hormones (on pense à Macron, mais pas seulement) détruit peu à peu un autre militantisme au quotidien qui faisait régner la solidarité dans les quartiers populaires et liaient le monde de la culture, celui de l’éducation, de la santé aux revendications populaires. A ce tissu social, pour l’essentiel représenté par le PCF, au niveau politique, a succédé une pseudo élite médiatique qui oblige à dire la même chose. Ce que veut le capital d’une manière ou d’une autre y compris et surtout quand on joue l’anti-système.

C’est pour cela que nous avons décidé que notre blog ne participerait pas à cette palinodie de l’élection présidentielle. Mais il me paraît nécessaire de poser une question : 

Est-il vrai que Jean Luc Mélenchon et la France insoumise présente des candidats au législatives contre les députés communistes, en particulier le président du groupe André Chassaigne et dans d’autres circonscriptions. La seule excuse qui nous a été présentée est incroyable, il semble que la France insoumise ait décidé de sanctionner ceux qui s’étaient prononcés pour une candidature communiste. Reconnaissez que si tel était le cas ce serait une double canaillerie, d’abord parce que cela prouve la conception de l’alliance qui est celle de la France insoumise et son grand leader bien aimé et ensuite parce que ces gens-là prétendent donc désormais interdire tout débat dans le parti ?

La conception de l’alliance c’est la même que celle de Mitterrand, il s’agit « de plumer la volaille communiste », et permettez-moi de dire par expérience que l’on ne peut rien attendre de bon d’un social-démocrate, fut-il mâtiné de vert et de gauchisme quand il choisit d’affaiblir le PCF. Nous venons pourtant de faire l’expérience avec la loi El Khomery de la nécessité d’élus communistes, pourquoi Mélenchon diviserait-il notre camp alors même qu’il n’a aucune chance d’être élu et que comme l’a prouvé sa campagne à Hénin Beaumont ses chances sont encore plus réduites au niveau local. Il assurera ce faisant un élu soit à la droite, soit à l’extrême-droite.

 

Mais pire encore la mise en tutelle et la volonté d’en finir avec le parti communiste semble aller plus loin que le PS n’a jamais osé le fairepuisque ce qui est sanctionné ici c’est le fait qu’André Chassaigne comme pratiquement une moitié des adhérents se soit prononcé pour une candidature communiste. Peut-on aller plus loin dans la mise en tutelle? Et ceux qui ont contribué à cette situation portent une lourde responsabilité.

 

S’il s’avérait que cette manière d’agir de la France insoumise et de Mélenchon se maintenait il me serait impossible de voter pour lui et d’appuyer une démarche complètement aventuriste.

 

Nous espérons donc un démenti.


Danielle Bleitrach

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La France Insoumise a officiellement investi des candidats contre André Chassaigne et Nicolas Sansu

9 Janvier 2017, 20:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Nicolas Sansu et André Chassaigne tout deux députés communiste

Une première liste de candidatures de la France Insoumise est tombée. 95 circonscriptions sont concernées par la présence d'un binôme ou d'un candidat simple. Parmi ces dernières, celle d'André Chassaigne

André Chassaigne l'avait annoncé, il y aura bien une candidature (in)soumise contre lui dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme. Et cela n'aura pas manqué, il est le premier député communiste touché par ces candidatures de divisions. Un message politique très clair envoyé au PCF. 

 Katia Rolland du Parti de gauche (titulaire) et Cyril Le Pont (suppléant) ont été désigné par le Comité électoral de la France Insoumise pour affronter le député communiste sortant André Chassaigne.

Ainsi Souade Kastani et Thierry Lopez ont été désigné par ce même comité pour affronter le député communiste sortant Nicolas Sansu

Parachutage de dirigeants du Parti de gauche 

On note aussi que le Comité électoral de la France insoumise a aussi désigné ses candidats dans des circonscriptions clefs, celles où le PCF peut faire élire un député comme la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis (Montreuil-Bagnolet) avec le parachutage d'Alexis Corbière. 

Avec une certaine ironie je note le parachutage du Conseiller régional lyonnais Andréa Kotarac (Parti de gauche) comme titulaire dans la 7ème circonscription du Rhône (Vaulx-Bron-Rillieux et les Sathonay's). Lui qui dénonçait, avec une certaine laideur, les politiciens "cumulards" (et visant la sénatrice communiste Cécile Cukierman), il se trouve désormais dans la situation qui dénonçait en 2015. La suppléante est Sophie Charrier (Parti de gauche).

Dans le Pas de Calais, c'est  Alain Berthault (suppléant) qui a été désigné , la titulaire n'est pas encore nommée

Cliquez ci-dessous,pour découvrir les noms des candidats (de division) de la France Insoumise dans les 95 circonscriptions.

Ce n'est que le début!
 

rapportcomiteelectoral.pdf La liste des candidats de la FI  (111.36 Ko)

 

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FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares

9 Janvier 2017, 18:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares
FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares
FILLON vit dans un château avec 14 chambres, au milieu d'un parc de 6 hectares

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FILLON : COMMENT VEUT-IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?

9 Janvier 2017, 18:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FILLON : COMMENT VEUT IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?
Un Blitzkrieg (signifiant en allemand « guerre éclair ») nommé Fillon donc, parce que François Fillon veut frapper son adversaire … vite et fort : dans une forme de Blitzkrieg. Mais l’adversaire, c’est qui ? Eh bien c’est nous : nous, le peuple français et sa représentation nationale.

Qu’on nous comprenne bien : Blitzkrieg n’est qu’une métaphore,  et celle-là est odieusement éclairante. C’est bien comme une guerre que François Fillon projette son début de quinquennat. Une guerre éclair contre les classes populaires et les classes moyennes.

Les ordonnances [38.1]
===================
En droit constitutionnel français, on appelle loi d'habilitation, une loi par laquelle le Parlement autorise le Gouvernement à légiférer par ordonnance. Elle en fixe la durée et le ou les domaines d'application, ainsi que le délai au cours duquel le gouvernement devra déposer un projet de loi afin de ratifier la ou les ordonnances. Si ce n'est pas le cas cette loi pourra être sanctionnée par le Conseil constitutionnel. Cette possibilité est permise par l'article 38 de la Constitution de la Ve République (alinéa 1).

Les votes bloqués [44.3]
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On appelle "vote bloqué" ou "vote unique" la procédure permise par la Constitution française (article 44 alinéa 3) qui permet au Gouvernement de demander à l'une ou l'autre des deux chambres du Parlement de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d'un projet de loi, en ne retenant que les amendements qu'il a proposés ou qu'il a acceptés. "Si le Gouvernement le demande, l'assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement."

Engagement de responsabilité [49.3]
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L'engagement de responsabilité sur un texte (article 49 alinéa 3) permet au gouvernement d'imposer l'adoption d'un texte par l'Assemblée, immédiatement et sans vote, ce à quoi l'Assemblée ne peut s'opposer qu'en renversant le gouvernement par une motion de censure de l'alinéa 2. C'est l'une des dispositions les plus connues de la Constitution, souvent citée abusivement sous le vocable d'« article 49.3 ». Cet alinéa illustre une volonté de renverser les rapports entre gouvernements et parlements au profit des premiers : le pouvoir dit exécutif souhaite être moins subordonné au législatif et pouvoir faire adopter les lois nécessaires à sa politique malgré une opposition du parlement.

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