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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elections

Prise de parole de Gérard Miller au défilé pour la 6e République

24 Mars 2017, 17:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Samedi 18 mars, la France Insoumise défilait pour la 6e République, voici la prise de parole de Gérard Miller à ce rassemblement.

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Quand François Fillon 2017 copie mot pour mot François Fillon 2007

20 Mars 2017, 18:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Discours du Trocadéro: Fillon 2017 plagie..... par Lopinionfr

Facétieux, le journal L'Opinion a mis en ligne sur Dailymotion, mardi 14 mars, un petit montage vidéo. On constate qu'un morceau de bravoure clamé par François Fillon au Trocadéro, le 5 mars dernier, et où défilent les grands noms de la République (Hugo, Clemenceau, De Gaulle), est strictement identique à celui qu'il avait prononcé dix ans plus tôt comme Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans son discours de politique générale, le 3 juillet 2007.

Au Trocadéro, devant quelques dizaines de milliers de manifestants venus le soutenir, le candidat de la droite à la présidentielle s'enflamme : "La République est une révolte, face aux facilités, face aux échecs..." Dix ans plus tôt, il le soulignait déjà : "une révolte face aux facilités".

Une plume en panne d'inspiration ?

Le député de Paris enchaîne sur une envolée que l'on peut superposer à dix ans de distance : "Elle fait de chacun d'entre nous le compagnon de l'autre. (...) La République (...), si elle tombe, elle se relève, tel Gavroche sur sa barricade. Elle se relève toujours, et c'est la faute à Voltaire, et c'est la faute à Rousseau. C'est aussi pour nous la faute à Victor Hugo, la faute à Clemenceau, à Gambetta, à De Gaulle et aux héros de 20 ans de la Résistance. Vivre, c'est ne pas se résigner, écrivait Camus. Sans cesse dans son histoire, la France a cru au mouvement. Elle n'a jamais fait bon ménage avec le statu quo et les arrangements à la petite semaine. Ce que le général de Gaulle qualifiait de 'petite soupe', 'son petit feu dans sa petite marmite'."

Le journal Closer note que François Fillon faisait déjà appel, quand il était chef du gouvernement, à la plume de son ami Igor Mitrofanoff. Celui-ci était-il en panne d'inspiration ? Ou pensait-il que cet extrait était idéal pour galvaniser la foule du Trocadéro ? Quel que soit le cas de figure, le texte a visiblement été ressorti des archives pour un copié-collé.

 

 

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Le pire des programmes contre les retraites : Macron

20 Mars 2017, 18:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Le pire des programmes contre les retraites : Macron

Aucun-e candidat-e n’était allé aussi loin dans la remise en cause de notre système de retraite. Nous avons connu et nous voyons encore des candidat-es proposant d’équilibrer les comptes de retraite en reculant l’âge de départ pour verser la pension le plus tard possible, en allongeant la durée de cotisation pour baisser les pensions (la durée moyenne d’années validées reste de 37 ans, plus la durée exigée est élevée, plus la pension diminue et subit en plus la double peine de la décote). Dans les faits, Macron c’est tout cela à la fois en changeant de système de retraite.

Lorsque Macron affirme « pour un euro cotisé, chaque personne touchera le même montant de pension », il met en avant le système de comptes « notionnels », c’est-à-dire virtuel. Cela reste de la répartition, puisque sur la même année, les recettes des cotisations paient les dépenses de pensions. Mais cela a déjà un goût de capitalisation, d’assurance, en alimentant un compte personnel pour plus tard. La pension devient le résultat de l’épargne individuelle pendant toute la vie active et non plus le prolongement du dernier salaire du fonctionnaire ou des meilleurs salaires du privé.

Le principe du système de comptes notionnels

Un compte virtuel est alimenté par les cotisations retraites sur les salaires. Au moment du départ en retraite, ce compte détermine un capital, divisé par le nombre d’années d’espérance de vie pour calculer la pension annuelle, corrigée d’un coefficient annuel afin de faire coïncider le montant des cotisations reçues à celui des pensions versées. Macron ment en affirmant que pour un euro versé, tout le monde touchera la même chose : cela peut être vrai pour les personnes partant la même année, mais le coefficient change chaque année, et l’espérance de vie varie aussi un peu.

Ce calcul crée une première injustice, pour toucher plus pendant l’ensemble de son temps de retraite, il vaut mieux avoir bénéficié de meilleures conditions de travail et vivre plus longtemps, être cadre plutôt qu’ouvrier dont l’espérance de vie reste inférieure de 5,5 ans.

La fin des solidarités

Ce système met fin aux solidarités puisque qui ne cotise pas n’alimente pas sa retraite. Il fait disparaître la majoration de durée de cotisations pour le temps de maternité, l’éducation des enfants, le chômage même indemnisé, la précarité et le temps partiel… et la pension de réversion.

Cette forte régression sociale a incité des pays à modifier les règles pour maintenir un peu de solidarité, avec un abondement du capital virtuel par l’État. Pour la réversion, le ou la retraité-e a le choix entre toucher toute sa pension ou accepter d’en avoir moins pour que le veuf ou la veuve ait droit à une réversion.

Mais Macron n’envisage pas ces rustines au système, il applique strictement le système de comptes notionnels en précisant que la même pension sera touchée pour un euro cotisé.

Les inégalités accrues

Le calcul de la pension n’est plus effectué sur le dernier salaire ou les meilleures années, en éliminant les plus mauvaises, mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui pénalise les précaires, les personnes ayant connu de mauvaises années, du temps partiel imposé… Ce système prolonge et amplifie les inégalités de la vie active.

La baisse des pensions

Le calcul sur toutes les années de la carrière prend en compte les premières années de travail, très souvent inférieures aux suivantes, ce qui tire vers le bas la pension. Macron ment en affirmant qu’il ne touchera pas au niveau des pensions, le changement de règles de calcul aboutit mathématiquement à une diminution.

De plus, dans une période où les papy boomers sont encore vivants, le nombre de pensions augmente et l’équilibre financier n’est possible qu’en baissant chaque pension.

Cette baisse incite à reculer l'âge de départ : lorsque le futur retraité encore en emploi verra la faible pension attribuée en cas de départ dans l’année, il repoussera spontanément son départ en retraite, d’autant plus que son espérance de vie en retraite va baisser, ce qui augmentera sa pension annuelle.

Il n’est plus possible de connaître sa pension à l’avance

Le système actuel de la retraite de base permet de calculer sa pension, dépendant du salaire pris en compte et de la probable durée de cotisation, c’est un système dit « à prestations définies ». Le système Macron est « à cotisations définies » : les cotisations sont fixées une fois pour toute et la variable d’ajustement pour équilibrer les comptes est le montant total des pensions. Pour déterminer le montant de sa pension, il faudrait connaître à l’avance le coefficient qui équilibre les recettes des cotisations et les dépenses des pensions, ainsi que l’espérance de vie de l’année.

Macron veut réaliser le rêve du patronat et des financiers : la pension semble dépendre d’un calcul mathématique d’équilibre automatique des comptes des retraites, cela prive d’objectif revendicatif sur l’âge de départ et l’augmentation des cotisations.

Patrice Perret

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Le palmarès des "retourneurs de veste"

17 Mars 2017, 17:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le palmarès des "retourneurs de veste"
Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!

Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!

L'OBS: par Sylvain Courage et Sébastien Billard.

Anti-Fillon un jour, pro-Fillon le lendemain... Ces derniers jours, nombre d'élus de droite ont lâché le candidat, avant de rapidement se raviser. Best of des retournements de veste les plus étonnants.

"Je suis pour le fillonisme, je suis pour le juppéisme, je suis pour le sarkozysme, parce que je suis opportuniste", pourrait chanter Dutronc. Le psychodrame autour de la candidature de François Fillon l'a montré : pour survivre en politique mieux vaut savoir retourner sa veste "toujours du bon côté". Dauber sur Fillon, le jeudi. Le presser de se démettre, le vendredi. Convoquer la presse, le samedi… Et soutenir son programme, d’un tweet, le dimanche soir, pour mieux s’afficher à ses côtés, le lundi. Ils sont nombreux, le weekend dernier, à avoir tourné casaque. Voici notre palmarès de l’élégance !

Le palmarès des "retourneurs de veste"Le palmarès des "retourneurs de veste"
Et ses Tontons flingueurs!!!

Et ses Tontons flingueurs!!!

Prix "sans vergogne" : Valérie Pécresse

Changer d’avis à plusieurs reprises en l’espace de quelques semaines, voire quelques jours, ne pose à l’évidence aucun problème à la présidente de la région Île-de-France. En la matière, elle fait même figure de championne toutes catégories des "girouettes". 

Soutien de François Fillon lorsque celui-ci briguait la présidence de l’UMP, en 2012, l’élue avait finalement décidé de se ranger au dernier moment derrière Alain Juppé, quelques jours avant le premier tour de la primaire de la droite. 

Une première trahison et surtout un vrai manque de flair politique ! Mais peu importe, Valérie Pécresse est très vite retombée sur ses pieds en re-ralliant François Fillon, dès la victoire de ce dernier acquise. 

Dimanche, la récidiviste Pécresse fut à deux doigts de trahir une deuxième fois Fillon. Avec Christian Estrosi et Xavier Bertrand, elle est montée au créneau en début de journée, pour proposer une "sortie respectueuse" et promouvoir la solution Juppé. 

Mais de cette initiative humanitaire, il n’était plus du tout question quelques heures plus tard. Dans la soirée, après le rassemblement de François Fillon au Trocadéro et sa "brillante" prestation au 20h de France 2, les trois présidents de région sont vite rentrés dans le rang, réitérant finalement leur soutien, sur Twitter, au Sarthois...

Depuis, l’ex-néo filloniste s’active pour ramener les juppéistes vers François Fillon… Avant de (re)trahir bientôt ?

suivant l direction du vent...

suivant l direction du vent...

Prix "faux jeton" : Nathalie Kosciusko-Morizet

La candidate défaite à la primaire s’était vite rabibochée avec le vainqueur François Fillon. Lors d’une escapade commune au grand show high-tech de Las Vegas, en janvier, elle avait même décroché la circonscription en or des 6e et 7e arrondissements parisiens tenue par le candidat. A la grande fureur d’une Rachida Dati vengeresse… Du coup, cette fine mouche a dû contrarier sa passion pour la vérité et la transparence. Tout lui déplaisait dans le coup de com’ bonapartiste de Fillon au Trocadéro, mais NKM s’est contenté de d’autoriser ses proches investis dans l’équipe de campagne à déserter. Le bruit de son lâchage imminent a couru. Mais NKM n’a pas officialisé. 

Grand bien lui en a pris. Après la résolution de la crise, elle a retrouvé sa posture morale en contestant le rôle des cathos de droite de "Sens commun" dans l’organisation du rassemblement. "Je suis loyale, mais je serai attentive à ce que la tonalité de la campagne permette à tout le monde de s’y inscrire", a-t-elle déclaré.

à la recherche du temps perdu

à la recherche du temps perdu

Prix "ventre mou" : Gérard Larcher et Bernard Accoyer

Ce sont deux fillonistes de la première heure. Mais Gérard Larcher et Bernard Accoyer, eux aussi, ont été saisis par un doute vertigineux. Pas fous, ils n’ont officiellement jamais ouvertement lâché leur champion. Mais, jugeant la situation "intenable", ces deux poids-lourds de la droite se sont activés, en coulisses, pour trouver une sortie. 

Afin d’"évaluer la situation", ils ont convoqué, lundi soir, un comité politique. Ordre du jour secret : régler enfin le cas Fillon. On allait voir ce qu’on allait voir. A l’issue de la réunion, ô surprise, nos deux stratèges ont pourtant décrété que Fillon était... soutenu par un comité politique unanime et proclamé que le débat était clos ! 

"On peut dire maintenant que Les Républicains, derrière le candidat de la droite et du centre, sont en ordre de bataille et ont relancé la campagne", a même avancé Bernard Accoyer. Note artistique : 9/10.

avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!

avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!

Prix "Iznogoud" : Nicolas Sarkozy

L’ancien président de la République, sorti du jeu politique après sa défaite à la primaire, a profité de la crise pour reprendre son rôle de "parrain" des Républicains. Il fait le coup à chaque fois ! Souvenez-vous de la bataille Copé-Fillon pour le contrôle du parti, arbitré par ses soins fin 2012… Sa mission avait facilité son retour aux affaires et, dans la foulée, permis sa candidature à la primaire.

Fort de ce précédent, Sarko s’est donc employé à soutenir Fillon comme la corde le pendu et à encourager la candidature alternative de Juppé... Tout en lui retirant le tapis de dessous les pieds ! Résultat de ce week-end de dupes ? Un beau fiasco.

"Sarkozy préfère Fillon perdant que Juppé gagnant", grincent les partisans du maire de Bordeaux. Celui qui rêve toujours d’"être calife à la place du calife" n’est pas encore guéri. Mais que fait Carla Bruni ?

Le palmarès des "retourneurs de veste"Le palmarès des "retourneurs de veste"

Prix "double-jeu" : François Baroin

Dimanche, 15h30. A la faveur de l’éclaircie et alors que la place du Trocadéro était enfin pleine de fillonistes agitant des drapeaux tricolores, François Baroin est apparu sur la tribune, au premier rang derrière l’orateur François Fillon. 

Mais que venait donc faire le fils spirituel de Jacques Chirac à cette grand-messe ? Réponse : Baroin, poussé par Sarkozy, venait littéralement se placer dans le sillage de Fillon. Pour faire barrage à Juppé, pour remplacer le vainqueur de la primaire en cas de coup dur (Baroin collectait des parrainages depuis trois semaines !) ou pour former, le cas échéant, un ticket avec lui.

Raté ! Il n’y aura pas de plan B comme Baroin. Et le rendez-vous réunissant Sarkozy, Juppé et Fillon a été annulé : les agendas de Fillon et Juppé sont restés désespérément incompatibles. Baroin va pouvoir s’occuper de sa bonne ville de Troyes…

 
 
marche arrière toute!

marche arrière toute!

Prix "tête-à-queue" : Thierry Solère

Dur dur d’être porte-parole de François Fillon ces temps-ci. Pendant de longues semaines, pourtant, Thierry Solère a résisté, assurant sans sourciller sa mission au service du candidat, le défendant bec et ongles sur les plateaux télé et lors des matinales radios. 

Jusqu’au vendredi 3 mars. Ce jour-là, l’affable Solère a fini par craquer, estimant soudain que François Fillon n’était plus en capacité de "mener les couleurs de la droite et du centre à l’élection présidentielle". Un coup de barre éphémère. Soixante-douze heures plus tard, tout a déjà changé.

A l’issue du comité politique organisé lundi soir, auquel il participait, Thierry Solère s’est de nouveau rangé derrière le candidat. Un volte-face express… Mais Solère porte des stigmates. "Je ne suis pas en capacité d'être le porte-parole", a -t-il confié, ce mardi. Encore un effort, Thierry !

Le palmarès des "retourneurs de veste"

Prix "grand écart" : Georges Fenech

Le député du Rhône a tout compris, tout de suite. Dès le 1er février, après la réunion parlementaire qui vit le candidat canardé et réclamer 15 jours de patience, Fenech a jugé la "primaire caduque" et demandé la réunion d’un conseil national extraordinaire pour désigner un nouveau candidat.

La suite ? Accrochez-vous ! Ce boutefeux a successivement promis un appel de parlementaires pour que Fillon soit remplacé (jamais lancé), une tribune collective pour dénoncer le candidat failli (jamais publiée), une campagne pour le parrainage de Juppé (avortée)... Pour lui, le plan B s'appelle tour à tour Juppé, puis Baroin.

Sa pensée profonde aujourd’hui ? "Je pense qu'il faut que Fillon aille jusqu'au bout. Il a été élu, il est sorti d'une primaire, mais il n'est pas le candidat qui peut nous qualifier pour le second tour, c'est évident" Désespérant !

                                                                  Sylvain Courage et Sébastien Billard

Le palmarès des "retourneurs de veste"

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LES PARRAINAGES VALIDÉS PAR CANDIDAT

13 Mars 2017, 18:38pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ATTENTION: le total des parrainages affiché ne préjuge pas de la validité de la candidature. Seule la décision finale du Conseil constitutionnel fait foi. En effet, une candidature est retenue si:

1 – pas plus d’un dixième des 500 parrainages nécessaires, c’est-à-dire 50 au maximum, émanent d’un même département ou collectivité d’outre-mer ;

2 – ces parrainages sont signés par des élus d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer.

Les parrainages comptabilisés dans le tableau ci-dessous sont ceux dont la validité a été vérifiée. Le décalage provisoire qui peut être observé entre les parrainages parvenus au Conseil par voie postale et ceux publiés sur le site internet s’explique par les délais nécessaires à l’instruction et à la vérification de la validité des parrainages. Tous les parrainages enregistrés au Conseil constitutionnel sont traités en continu, dans les meilleurs délais.

 

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Qui sont les 7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle

10 Mars 2017, 06:58am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ils sont 7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle. 6 sont déjà qualifiés pour le premier tour. Jean-Luc Mélenchon avec 356 signatures validées, devrait pouvoir participer à l'élection (on note l'apport de 220 nouvelles signatures)

 
 
 
 
Qui sont les  7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle
 
Les qualifiés : 

FILLON François (LR) : 1789 signatures 
MACRON Emmanuel (En Marche!) : 1074 signatures 
HAMON Benoît (PS-EELV) : 1039 signatures 
DUPONT-AIGNAN Nicolas (DLR) : 559 signatures 
ARTHAUD Nathalie (Lutte Ouvrière) : 557 signatures 

Ceux/celles qui devraient avoir leurs signatures lors de la prochaine vague : 

LE PEN Marine (FN) : 483 signatures 
ASSELINEAU François (UPR) : 480 signatures 

Ceux qui devraient avoir leurs 500 signatures : 

CHEMINADE Jacques (S&P) : 370 signatures 
MELENCHON Jean-Luc (FI) : 356 signatures 

Ceux pour qui ça va être très compliqué : 

LASSALLE Jean (Résistons!) : 233 signatures (compliqué mais pas impossible) 
POUTOU Philippe (NPA) : 197 signatures (fortement compliqué) 
YADE Rama (DvD) : 113 signatures (quasiment impossible) 
Les autres candidats n'ont aucune chance d'être qualifiés pour l'élection présidentielle. 

On note la présence d'Alain Juppé avec 242 parrainages 


La liste des candidats et le nombre de signatures 
Le nom des signataires

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Que ce soit Fillon ou Macron, l’Institut Montaigne et AXA sortent vainqueurs et le citoyen plumé, des parcours éclairants

6 Mars 2017, 17:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Fillon et Henri de Castries

 

On sait que Fillon est très étroitement lié à l’institut Montaigne par son ex- président, inspirateur de son programme, Henri de Castries qui est aussi un des PDG d’Axa, la société d’assurance qui a tout à gagner au démantèlement de la sécurité sociale. Hier encore, l’ex patron d’Axa et de l’Institut Montaigne, Henri de Castries maintenait son soutien à Fillon, il déclarait: « Moi je n’ai jamais eu de doutes sur la force de son caractère et la profondeur de sa détermination », indique ce proche de l’ancien Premier ministre.

 

François Fillon et Henri de Castries se connaissent depuis le milieu des années 1990. Le premier est alors ministre des Télécommunications du gouvernement Balladur ; le second, administrateur de France Télécom, le conseille à propos du projet d’ouverture du capital de l’entreprise publique. Au fil des années, leur amitié prend corps et ne sera jamais démentie. Ils partagent les mêmes valeurs, étant tous les deux catholiques pratiquants, mais aussi semble-t-il un goût pour les profits nés du démantèlement du service public.

 

Né en 1954 dans une famille de la noblesse, le comte Henri de La Croix de Castries, qui a épousé l’une de ses cousines éloignées, compte dans son arbre généalogique une ribambelle d’aïeux remarquables : des militaires, des ministres, La Fayette, ou encore le marquis de Sade. Mais aussi le vicomte de Noailles, député qui vota en 1789 l’abolition des privilèges dans « un moment d’égarement », plaisante Henri de Castries dans les colonnes du Monde.

 

Blague sérieuse ou non, Henri de Castries pourrait en tout cas observer l’attitude inverse si François Fillon remporte la présidentielle et s’il venait alors à prendre des responsabilités. Comme ministre de l’Economie et des Finances, poste qui pourrait lui échoir, il se retrouverait alors à porter la suppression de l’impôt sur la fortune – c’est une promesse de campagne du candidat de la droite – alors que lui-même y est assujetti. Il possède notamment un château dans le Maine-et-Loire, dont il ouvre le jardin au public en été, mais aussi un hôtel particulier près du boulevard Saint-Germain, dans les beaux quartiers de Paris, et surtout près de 45 millions d’euros d’action Axa. Un possible conflit d’intérêts, quand on sait que la réforme de la Sécurité sociale proposée par François Fillon envisage de donner plus d’importance aux mutuelles ? « Il existe des solutions simples pour confier la gestion de ces actions à des tiers », assure-t-il.

 

Dans la même promo que Hollande à l’ENA

 

Sa réussite, Henri de Castries dit ne la devoir qu’à lui-même. « Mon patrimoine n’est pas un héritage. C’est le fruit de mon travail », plaide-t-il dans Le Figaro. « Riton » – c’est son surnom – a suivi un parcours modèle. Après sa scolarité, de l’école au lycée, à l’établissement privé catholique Saint-Jean-de-Passy, dans le 16e arrondissement de Paris, il fait HEC, puis l’ENA, dans la très célèbre promotion Voltaire, celle des François Hollande, Ségolène Royal, Michel Sapin, Jean-Pierre Jouyet, Dominique de Villepin… Il en sort deuxième de la voie économique, entre dans l’inspection des finances, puis à la direction du Trésor.

Henri de Castries au côté de ses camarades de la promotion Voltaire à l’ENA. (REA)

Henri de Castries au côté de ses camarades de la promotion Voltaire à l’ENA. (REA)

Henri de Castries aurait pu poursuivre une brillante carrière de haut-fonctionnaire, voire se lancer en politique, comme l’y incitait son grand-père. Il restera certes conseiller municipal d’Abitain, un minuscule village des Pyrénées-Atlantiques, pendant dix-huit ans (de 1983 à 2001), mais c’est une autre voie qu’il choisit. En 1989, recruté par le PDG de l’époque, Claude Bébéar, il rejoint la direction d’Axa, qui n’est pas encore le mastodonte de l’assurance qu’on connaît aujourd’hui. Mais dans l’ombre de Bébéar, Henri de Castries va justement jouer un rôle-clé dans l’absorption de l’UAP, alors numéro 1 français du secteur, en 1996. L’opération donne naissance au leader mondial de l’assurance. Quatre ans plus tard, le dauphin devient à son tour PDG.

Le mouvement lancé  par Emmanuel Macron est hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, d’inspiration libérale, a découvert Mediapart.

Le mouvement lancé par Emmanuel Macron est hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, d’inspiration libérale, a découvert Mediapart.

Mais ce sur quoi il est peu insisté c’est à quel point Axa et l’institut Montaigne ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier puisqu’il y a un an (le 7.04/2016), l’ Express, que l’on ne saurait soupçonner de gauchisme, mettait en évidence les mêmes liens à propos de Macron. Celui qui soutient ce dernier c’est Claude Bebéar. A l’origine du phénomène Macron, il y a la commission Attali qui veut prouver que droite et gauche peuvent s’entendre sur des réformes. C’est dans l’air du temps, Nicolas Sarkozy pratique l’ouverture avec les mêmes. Une décennie s’est presque écoulée, mais de nombreux membres de la commission Attali sont toujours là, autour d’Emmanuel Macron. Pas dans son staff de campagne bien sûr, mais prêts à distiller un avis ou donner un coup de main. Pierre Nanterme, le patron monde d’Accenture, a versé 7 500 euros, « parce qu’Emmanuel Macron n’a pas accès au financement public », précise-t-il. Plus discrètement, Stéphane Boujnah lui a présenté Christian Dargnat, aujourd’hui chargé de la gestion des dons. Et qui sait que Guillaume Liégey, qui a orchestré la campagne de porte-à-porte d’En marche !, était en 2008 l’un des consultants mis à la disposition de Jacques Attali par le cabinet McKinsey ?

Emmanuel Macron n’a pas 30 ans lorsqu’en août 2007 il est bombardé rapporteur adjoint de cette commission. Jacques Attali ne le connaît pas encore, mais il veut des rapporteurs indépendants du pouvoir : il puise dans le vivier du Conseil d’État et de l’inspection générale des Finances, dont Emmanuel Macron assure alors la direction par intérim. Cette commission, l’ancien sherpa de François Mitterrand veut qu’elle marque l’histoire : toutes les réunions sont enregistrées, puis versées aux archives nationales.


En savoir plus sur 

https://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/0211727035374-aux-origines-du-phenomene-macron-2060624.php#3yjCmfTQgiC5PfqG.99

 

 

La polémique est elle aussi « en marche ». Le mouvement politique lancé le 6 mars par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, En Marche, n’est peut-être ni de droite ni de gauche. Mais il est très proche de l’idéologie libérale de l’Institut Montaigne, lui-même parfaitement compatible avec les idées du Medef. Découvert par Mediapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du site du mouvement (elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Mediapart en a conservé une capture d’écran).

 

En Marche, domicilié chez le directeur de l’Institut Montaigne

 

Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de la publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, En Marche, association loi 1901 domiciliée au 33 rue Danton, 94270 Kremlin-Bicêtre. Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, détaille Mediapart. Et l’adresse de l’association est celle du domicile privé du couple.

 

L’Institut Montaigne est un groupe de réflexion proche des idées du Medef. Durant les dernières années, il s’est notamment positionné pour donner la priorité aux accords d’entreprises sur le code du travail, pour supprimer les allocations logement (APL) pour les étudiants non-boursiers, pour travailler plus sans gagner plusrendre dégressives les indemnités chômage, supprimer la prise en charge du congé parental, et porter l’âge de départ à la retraite à 63 ans. Il a également conceptualisé le « choc de compétitivité » repris à leur compte par Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

Communauté de vues sur les « blocages politiques et sociaux »?

 

 

Un programme qui pourrait éventuellement se résumer dans ce que le ministre de l’Economie dénonce, dans son clip de lancement, comme les « blocages politiques et sociaux » qui « préservent les privilèges de quelques-uns au détriment de millions d’autres ».
 

 

Quant au directeur de l’Institut Montaigne Laurent Bigorgne, il faisait partie, en 2015, de la dizaine de Français invités à participer au très restreint groupe Bilderberg, forum qui passe pour être une version « top secrète » de Davos.

 

De son côté, le président du Medef Pierre Gattaz a déclaré mercredi sur France inter « bien aimer l’initiative » d’Emmanuel Macron, qu’il juge « rafraîchissante ». Les socialistes, eux, sont plus dubitatifs.

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le VRAI candidat MACRON - La mascarade est dévoilée

3 Mars 2017, 20:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’ancien ministre de l’Economie a livré, dans un entretien auxEchos mis en ligne mercredi soir, des propositions pour relancer l’économie, réduire la dépense publique, le déficit et le chômage. Jeudi matin, le candidat d'En marche a présenté devant la presse le cadrage budgétaire de son package, s’inscrivant dans la continuité plus que dans la rupture avec le quinquennat de François Hollande.

Comment le projet de Macron s’inscrit dans la continuité…

• L’impôt sur les sociétés, mission réduction

Emmanuel Macron souhaite voir l’impôt sur les sociétés (IS) passer de 33,3% à 25%. La France est l’un des pays de l’Union européenne où les bénéfices réalisés par les entreprises sont en apparence les plus taxés – même si l’assiette de cet impôt n’est pas large, c’est-à-dire que toutes les entreprises ne sont pas concernées de la même manière – derrière Malte (35%) et devant l’Italie (31,4%), l’Allemagne (29,72%) et le Luxembourg (29,22%) selon des données du cabinet KPMG. Sur ce sujet, Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’action de Hollande. Parmi ses 60 engagements pris en 2012 figurait celui de«mettre en place trois taux d’imposition différents sur les sociétés : 35% pour les grandes, 30% pour les petites et moyennes, 15% pour les très petites». Un quinquennat plus tard, le projet de loi de finances pour 2017 abaissait en partie cet impôt pour les petites et moyennes entreprises (PME) à 28%, alors qu’elles payaient 33,3% au-delà de 38 120 euros de résultats imposables annuels (en dessous, le taux est de 15%).

Les grandes entreprises seront elles aussi concernées à partir de 2020, bien qu’elles ne payent en réalité déjà pas toutes ces 33,3% en raison des multiples exceptions, crédits d’impôts de type CICE, et dérogations qui existent. Résultat, l’IS ne rapporte que l’équivalent de 2,7% du PIB. Au-delà de s’inscrire dans la continuité du quinquennat, la proposition d’Emmanuel Macron poursuit surtout la tendance européenne, qui depuis près de vingt ans est à la réduction de cette imposition. Selon des chiffres de Bruxelles, en 1999, les sociétés étaient en moyenne taxées à 33% contre un peu moins de 25% aujourd’hui.

• Sur la baisse du déficit, toujours le même objectif

Concernant le déficit, actuellement situé à 3,5% du PIB (contre 4% en 2014 d’après les chiffres officiels), Emmanuel Macron, contrairement par exemple à son rival socialiste Benoît Hamon, souhaite faire en sorte de respecter la règle européenne des 3% maximum. C’est aussi l’objectif affiché pour 2017 par le gouvernement alors que lundi, la Commission européenne a noté qu’à mesures inchangées, le déficit de la France devrait s’établir à 2,9% en 2017, puis remonter à 3,1% en 2018. A titre de comparaison, François Fillon vise, lui, un déficit nul à l’horizon 2022, tandis qu’un Jean-Luc Mélenchon table pour sa part sur 2,5% en fin de quinquennat.

Pour ce qui est des hypothèses de croissance du PIB, Macron annonce 1,4% en 2017 et 1,8% en 2022, quand la plupart des autres candidats n’hésitent pas à «vendre» une croissance dépassant les 2% dès l’an prochain. En 2016, celle-ci a plafonné à 1,1%. 

• La dépense publique, de plus en plus contrôlée

«Le poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro. Je prévois donc une baisse de 3 points de la part des dépenses dans la richesse nationale. Cela représente 60 milliards d’économies par rapport au tendanciel», a déclaré Emmanuel Macron. C’est exactement ce qu’a fait le gouvernement de François Hollande, se marre Bercy auprès de Libération, puisqu’il a économisé autour de 12 milliards d’euros par an… soit 60 milliards sur le quinquennat.

A l’été 2015, devant le Medef, Emmanuel Macron s’était dit favorable à l’idée de ramener la dépense publique à 50% du PIB à l’horizon 2022 (tout en estimant que cela serait difficile). En tant que ministre de l’Economie de François Hollande, il a contribué à baisser la part de la dépense publique, de 57,5% en 2014 (selon l’Insee), à 55,3% en 2016 (soit 0,2% de plus que les prévisions du projet de loi de finances pour cette année-là), si l’on s’en tient aux chiffres du gouvernement. A titre de comparaison, sur les 28 pays de l’UE, la moyenne de la dépense publique était de 47,4% du PIB en 2015, et 48,2% de 2014, indique Eurostat.

Pour contrôler cette dépense publique, Emmanuel Macron envisage, on l’a dit, un plan d’économies de 60 milliards d’euros à l’horizon 2022 (25 au niveau de l’Etat, 15 sur l’Assurance maladie, 10 sur l’indemnisation chômage et 10 au niveau des collectivités locales), qu’il n’a pas détaillé. En voulant réduire de trois points, à l’horizon 2020, le poids de la dépense publique dans le PIB, Macron s’inscrit donc dans la continuité. Mais c’est sur la façon dont il compte réaliser les économies nécessaires à atteindre cet objectif qu’il va rompre avec le quinquennat socialiste…

… Tout en rompant avec le quinquennat socialiste

• Le nombre de fonctionnaires, en baisse

S’il ne va pas jusqu’à réclamer la suppression de 500 000 fonctionnaires, comme François Fillon, il estime néanmoins que 120 000 postes de fonctionnaires peuvent être supprimés au cours du quinquennat, dont 70 000 dans la fonction publique territoriale et 50 000 dans l’administration de l’Etat. «Ce n’est pas un objectif, mais un référentiel, ce sera aux ministres de faire des choix», a précisé (esquivé ?) l’ancien locataire de Bercy, ajoutant qu’aucun poste ne disparaîtrait dans la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, et toujours afin de faire des économies, le candidat envisage que les collectivités territoriales puissent fixer le salaire de leurs agents et «recourir plus largement à des recrutements de droit privé»,autrement dit à des agents publics qui ne sont pas fonctionnaires. Autre piste avancée : la «modernisation» du statut des fonctionnaires, qui pourront bénéficier de «plus de souplesse» dans leur carrière, de mobilités et de rémunérations individualisées.

On le voit, Macron prend ici sans complexe le contre-pied de François Hollande, qui a maintenu la masse salariale de l’Etat (près de 40% du budget général) pendant les quatre premières années de son mandat et l’a même légèrement augmentée sur la fin. Le gouvernement de Hollande a aussi décidé en mars 2016 d’augmenter de 1,2% en deux fois le point d’indice des fonctionnaires, gelé depuis 2010.

• Les rythmes scolaires, à la carte

Si sur le fond, il n’attaque pas cette réforme, portée par l’ancien ministre de l’Education nationale Vincent Peillon et assouplie par son successeur Benoît Hamon, Emmanuel Macron estime qu’il faut donner des objectifs de réduction des dépenses aux collectivités locales et leur laisser des marges de manœuvre en ce sens. «Je veux rompre avec la méthode de la baisse des dotations consistant à couper les vivres pour provoquer des économies. Cette méthode de régulation budgétaire est trop centralisatrice. Je veux nouer avec les collectivités un pacte sur cinq ans, dans lequel je contractualiserai une baisse de 10 milliards d’euros de leurs dépenses. Cette baisse sera à leur main», a-t-il dit aux Echos.

Macron entend donc permettre aux maires qui le souhaitent de revenir sur cette réforme, qui coûte en moyenne, selon l’Association des maires de France, 231 euros brut par enfant. Une somme que les communes n’ont pas totalement à leur charge, la CAF apportant un coup de pouce de 250 millions d’euros par an et l’Etat participant à hauteur de 50 euros par élèves (90 euros en zones rurales et urbaines sensibles), même si cette dernière aide n’avait au départ pas vocation à être pérenne. Et comme 71% des mairies ont choisi la gratuité des activités périscolaires pour les familles, cela peut parfois peser sur leur budget.

• 80% des Français exonérés de taxe d’habitation 

Un signal fort pour le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires : Emmanuel Macron propose d’exonérer avant 2020 quelque 80% des Français qui paient la taxe d’habitation. Le seuil serait ainsi fixé autour de 22 000 euros par an et par part fiscale. Sur RMC, l’ancien locataire de Bercy a qualifié vendredi d'«injuste» ce poids annuel pour les ménages car il pèserait davantage sur les habitants des communes pauvres. Sa suppression pour les plus modestes serait à ses yeux une «mesure majeure pour l’égalité entre les Français et les territoires». Afin de ne pas pénaliser les collectivités locales qui récoltent cet impôt, l’ancien ministre propose que l’Etat mette la main à la poche et verse directement aux communes le manque à gagner. Coût estimé de la mesure : 10 milliards d’euros par an sur le quinquennat.

• ISF : une réforme pour rompre avec un symbole de gauche

L’ISF, ou impôt de solidarité sur la fortune, a une forte dimension symbolique : il a été créé par François Mitterrand sous le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy, a été abrogé lorsque Jacques Chirac a pris la tête du gouvernement à la faveur du changement de majorité à l’Assemblée en 1986, puis a été rétabli par Michel Rocard après la réélection de Mitterrand en 1988. C’est dire s’il est lié à l’histoire socialiste récente. Pour autant, s’il paraît juste dans son principe (il s’agit de faire contribuer les plus riches à la solidarité nationale), il apparaît comme un impôt relativement injuste dans son application : les contribuables très aisés jouent souvent sur les multiples exceptions et exonérations pour ne pas le payer ou en réduire le montant. Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché ne pas apprécier cet impôt et qui a lui-même, pour l’anecdote, eu des petits problèmes dévaluation de son patrimoine, veut non pas le supprimer (comme Fillon) mais le réformer.

Comment ? En «privilégiant le risque face à la rente», comme il l’a déclaré sur France Inter au début du mois, et donc en faisant sortir du calcul de l’ISF les placements (actions, obligations) qui financent les entreprises. Ce n’est plus que le patrimoine immobilier qui sera pris en compte. Tout le reste (biens meublés, livret A, droits de propriété intellectuelle, assurances-vie…) en sera exclu. Sur le taux d’imposition, l’abattement de 30% pour la résidence principale, et le seuil d’entrée dans l’impôt (1,3 million d’euros de patrimoine), rien ne change, mais la modification des biens pris en compte fera de fait sortir des contribuables du cercle relativement restreint de ceux qui payent l’ISF, au nombre d’environ 300 000 ménages aujourd’hui.

• Assurance chômage : c’est parti pour le chamboule-tout

C’est sans doute le domaine dans lequel Emmanuel Macron envisage le changement le plus radical. Régler le chômage de masse est une «priorité» affichée : objectif 7% en 2022 et 10 milliards d’économies sur l’assurance-chômage. Mais pas d’annonces fracassantes sur ce point que l’ancien de Bercy avait déjà abordé. La durée et le montant des indemnisations ne seraient par exemple pas amenés à bouger.

En revanche, l’Unedic, gestionnaire de l’assurance-chômage fortement endetté actuellement aux mains des associations salariales et patronales, basculerait sous gouvernance publique. La volonté de se passer des syndicats n’est pas nouvelle chez Macron, elle lui a même valu la désapprobation publique de François Hollande, lors des vœux du chef de l’Etat aux partenaires sociaux.

Autre changement, l’assurance-chômage serait financée par l’impôt (par une hausse de la CSG) et plus par des cotisations sociales payées par les salariés. Et deviendrait universelle, «de la même manière que l’Assurance maladie», précise-t-il. De nouveaux publics pourront ainsi prétendre à une indemnisation chômage et notamment «ceux qui démissionnent de leur entreprise» après cinq ans d’activité, mais aussi les indépendants, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales et autres entrepreneurs qui n’en bénéficient pas aujourd’hui.

En contrepartie, toutes les personnes au chômage se verront soumises à plusieurs contraintes : effectuer un bilan de compétence, et, surtout, obligation d’accepter un emploi au bout de la deuxième proposition. «Le service public vous donnera accès à une nouvelle formation, et le demandeur d’emploi, une fois formé, devra accepter les offres qui lui sont proposées», a expliqué Macron aux Echos. Si un demandeur d’emploi refuse deux fois une offre, il sera radié. Ça vous rappelle quelque chose ? C’est normal : en 2008, Nicolas Sarkozy avait envisagé que les demandeurs d’emploi qui refuseraient plus de deux offressoient sanctionnés, puis, en 2012, il avait proposé de les contraindre à accepter la première offre qui leur serait faite à l’issue de leur formation. Deux idées qui ne lui ont pas réussi.

Par Aurélie Delmas et Kim Hullot-Guiot de Libération

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Pierre Martinet, maire (PCF) de Mardeuil, gèle son parrainage

3 Mars 2017, 20:04pm

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Dans un communiqué envoyé par le PCF et le Front de gauche, Pierre Martinet, maire de Mardeuil annonce le gel de son parrainage. « Je gèle mon parrainage et j’appelle les élus de gauche à faire de même ».
 

Pierre Martinet se réjouissait de voir Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon enfin dialoguer. « Mais à l’issue de leur rencontre ils ont acté la division en confirmant le maintien de leurs deux candidatures. Unis à gauche, nous avons toutes les chances de gagner. Sinon, c’est le risque de l’élimination dès le 1er tour. »

Pierre Martinet précise qu’en tant que maire, il a évidemment la possibilité de parrainer un candidat à la présidentielle. Face à cette situation, il a décidé de geler son parrainage jusqu'à la date limite d'envoi.

Il choisit ainsi de faire pression et en appelle à l’ensemble des élus qui veulent le rassemblement d'une gauche sincère à geler également leur parrainage. Objectif : obliger la reprise des discussions entre les deux candidats pour trouver un accord débouchant sur une seule candidature.

« Je ne me résous pas à cet échec, dit-il encore, et serai partie prenante de toutes les initiatives qui nous permettront de construire un socle commun à partir duquel nous nous rassemblerons. »

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En 1948, Henri Dorgères faisait du François Fillon

1 Mars 2017, 19:35pm

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droite. Suppression de 400 000 fonctionnaires et fin du remboursement des « petits risques » par la Sécurité sociale. En 1948, Fillon n’existait pas, et pourtant…

Les idées de François Fillon ne sont pas neuves. L’historienne Annie Lacroix-Riz a exhumé un document édifiant datant de 1948 qui le prouve cruellement. Dans le rapport retrouvé, le commissaire aux renseignements généraux rendait ainsi compte d’une « réunion paysanne » organisée par Henri Dorgères : « L’orateur demande la diminution des fonctionnaires (400 000), la suppression des nationalisations. (…) Il demande également la réorganisation de la Sécurité sociale par la suppression du remboursement des petits risques. » À deux doigts du copier-coller, toute la colonne vertébrale de ce que propose François Fillon pour 2017 y est déclinée, y compris au niveau des arguments. Henri Dorgères déplore même que de « simples rhumes de cerveau coûtent aux contribuables 75 milliards par an », quand Jérôme Chartier, porte-parole du candidat de la droite, a bien eu du mal à expliquer que la prise en charge du rhume, « ça dépend de quel rhume ».

élu député poujadiste en 1956, aux côtés, entre autres, de Jean-Marie Le Pen

Ironie du sort, la réunion de 1948 a eu lieu à Landivy, en Mayenne, à quelques kilomètres de Sablé-sur-Sarthe, terre d’élection de François Fillon. Reste une question : qui était Henri Dorgères ? Fondateur des « Chemises vertes » et du fascisme agraire, un temps partisan du renversement de la République, il soutient Philippe Pétain sous Vichy, reçoit la francisque en 1941 et est nommé délégué général à l’organisation et à la propagande de la Corporation paysanne tout juste créée. Amnistié en 1946, il est élu député poujadiste en 1956, aux côtés, entre autres, de Jean-Marie Le Pen.

Fillon, qui veut démanteler la sécurité sociale, aurait touché 200 000 euros d’AXA

Évidemment, la question n’est pas de démontrer que François Fillon serait un fasciste, ou bien qu’il aurait été du côté des collaborateurs au siècle dernier. « Ce serait absurde, il n’était pas né, mesure Annie Lacroix-Riz. Mais il est de fait l’héritier du programme économique et social de la droite qui a éreinté les Français avant et pendant la guerre. Il incarne cette droite patronale qui invective sans cesse les fonctionnaires et qui agit bec et ongles depuis le début du XXe siècle contre le salaire indirect et la Sécurité Sociale. » Et l’historienne de rappeler que « le consortium des assurances privées achetait des hommes politiques avant guerre pour damer le pion aux projets d’assurance sociale collective. Dorgères en était ». François Fillon, qui entend démanteler la Sécurité sociale, sauf pour « les maladies graves », afin de développer les assurances privées, aurait touché 200 000 euros entre 2012 et 2014 de la part de l’assureur Axa, via la société 2F Conseil. L’ex-patron d’Axa, Henri de Castries, le soutient officiellement. Mais, à part ça, François Fillon est un homme neuf et innovant.

Journaliste
 
En 1948, Henri Dorgères faisait du François Fillon

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Scandale dans le 18ème arrondissement de Paris !

15 Février 2017, 19:06pm

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Scandale dans le 18ème arrondissement de Paris !

Paris 18ème l'initiatrice de la pétition contre la loi travail, Caroline de Haas se présente contre El Khomri avec le soutien du PCF et d'EELV.

Mais il y aura aussi contre elle, un candidat France Insoumise, Paul Vannier et Sabrina Ali-Benali sa suppléante. 

Si la FI ne retire pas ses candidats pour la soutenir vous aurez la réponse concernant ses objectifs pour ceux qui s'en posent encore ! Veulent-ils faire élire El Khomri ?

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Fillon et Macron, le parti du pognon

8 Février 2017, 18:27pm

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Le plus étonnant, dans l’affaire Fillon, c’est l’étonnement qu’elle provoque. La droite a toujours été liée aux puissances d’argent, elle en est le porte-parole naturel. Cette droite dont le notable sarthois présente le visage, qui plus est, n’est pas n’importe quelle droite. C’est la droite libérale, orléaniste, celle dont l’exhortation adressée à ses pairs par François Guizot, en 1840, résumait la vision du monde : « Enrichissez-vous ! ». D’un François à l’autre, du premier ministre de Louis-Philippe à celui de Nicolas Sarkozy, cette bourgeoisie qui tient le haut du pavé concentre la richesse et monopolise le pouvoir. C’est sa raison d’être.

On a dit que M. Fillon s’était fort mal défendu. C’est vrai. On l’accuse d’avoir payé sa femme à ne rien faire avec de l’argent public. Il répond qu’il a aussi payé ses enfants ! La seule explication à cette plaidoirie suicidaire, c’est que M. Fillon ne voit pas le problème. Ce qu’il a fait, à ses yeux, est dans l’ordre des choses. Arrogance de riche ? Oui, bien sûr, mais surtout bonne conscience de ceux que leur proximité avec le capital dote d’un sentiment d’immunité. S’il n’y a rien d’étonnant à ce que les représentants des riches aiment l’argent, il n’y a rien d’étonnant non plus à ce qu’ils trouvent normal de s’enrichir à leur tour par tous les moyens.

Quand vous êtes en difficulté et qu’on prend votre défense, il y a toujours un imbécile qui vend la mèche. Parmi les défenseurs du candidat de droite, Gérard Longuet s’est distingué par sa finesse. La dotation allouée aux parlementaires, a-t-il dit, n’est pas de l’argent public. Une fois attribuée aux élus, elle est libre d’emploi, non affectée à ceci ou à cela. Juridiquement faux, l’argument vaut son pesant de cacahuètes. Il signifie qu’entre les mains des politiciens l’argent public se privatise, qu’il s’affranchit de l’intérêt général. Ce n’est plus une enveloppe à dépenser dans l’exercice de ses fonctions, mais un complément de rémunération pour toute la famille. Le pognon de Pénélope ? Très simple. C’est une allocation familiale de luxe pour commis de la bourgeoisie.

Le plus cocasse, c’est qu’en face du châtelain orléaniste, les médias ont propulsé sur la scène un produit à peine décongelé qui dégage le même parfum de billets de banque. Car Emmanuel Macron, lui aussi, est un homme d’argent. Prévoyant, ce jeune vautour du CAC40 s’est constitué un petit matelas de quelques millions d’euros qui l’autorise à dire que les Français, ces illettrés aux mains sales, ne travaillent pas assez. L’ex-trader de chez Rothschild n’est pas un notable au sens classique, mais un affairiste polyglotte, symbole de cette élite mondialisée dont ses supporters Alain Minc et Jacques Attali ânonnent le credo à longueur d’antenne. Candidat de la bourgeoisie branchée et friquée, c’est un pur produit de la caste.

C’est pourquoi les médias asservis aux neuf milliardaires ont lancé sur le marché cette nouvelle offre politique comme on fait la publicité d’une savonnette. Macron, c’est le véritable plan B de la droite. Elle a fait une erreur de casting, elle a parié sur le mauvais cheval, mais la candidature du bébé Rothschild résout le problème. Elle pare à la défaillance du Sarthois, ce cheval de bât qu’on a pris pour un cheval de course. Macron, dont la campagne a été financée par les crédits du ministère des Finances, est un adepte de la privatisation des fonds publics, lui aussi. Comme Fillon, il ne voit pas le problème. Son budget de campagne est abondé par la City ? Faisons fi des frontières ! Il ne paye pas l’ISF ? Qu’importe ! Il va supprimer cet impôt scandaleux qui a transformé la France en démocratie populaire.

Fillon et Macron, c’est le Janus à double face d’une bourgeoisie d’affaires qui sait, de toute façon, qu’elle tirera son épingle du jeu électoral, cette farce dont nous sommes les dindons. Fillon et Macron, c’est le même parti, le parti du pognon. L’élection présidentielle de 2017 est pipée d’avance. Face à un Front national dont la seule fonction est de jouer les épouvantails (ses partisans devraient au moins une fois dans leur vie se demander pourquoi), le candidat du système passera la rampe. Adoubé par les médias au service de l’oligarchie, ce candidat au profil de chouchou des belles-mères ne sera pas l’élu du peuple, mais du bourrage de crânes.

Bruno GUIGUE

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Fillon et Macron, le parti du pognonFillon et Macron, le parti du pognon

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La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!

8 Février 2017, 18:13pm

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Voilà un petit mail de recadrage envoyé par l'équipe nationale de la France insoumise à ses groupes locaux. Comme vous pourrez le lire sur le mail nationale et le résumé de Pascal Le Brun (PCF, puis Bové, puis COVRA, puis FASE, puis Ensemble!, puis France insoumise), il est interdit aux insoumis de discuter localement avec les sections du PCF et d'Ensemble! 

 
La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!

2ème rapport du comité électoral 

Le comité électoral de la France insoumise s’est à nouveau réuni samedi 14 et dimanche 15 janvier. Il a examiné la situation de chacune des 577 circonscriptions du pays. 

Lors des précédentes réunions du comité électoral, des candidatures avaient déjà été validées dans 116 circonscriptions. 

Près de 400 assemblées de circonscription se sont réunies le 10 janvier. Le comité a pu examiner la plupart des situations et valider des candidatures dans 187 circonscriptions supplémentaires. 

A ce jour, la France insoumise a investi des candidates et des candidats dans 303 circonscriptions en métropole, Outre-mer, et pour les Français.e.s de l’étranger. 

Le processus de désignation étant encore en cours dans certaines circonscriptions, le comité électoral fera un point d’étape à l’issue de sa prochaine réunion, le dimanche 22 janvier. Les circonscriptions n'ayant pas donné lieu à une investiture sont en cours d'examen par les membres du comité électoral. Une réponse sera apportée prochainement. 

Les candidat.e.s déjà investi.e.s recevront au cours de la semaine prochaine (du 23 au 28 janvier) un premier mail avec des informations pratiques pour inscrire la campagne des législatives dans notre campagne présidentielle. 

Certain.e.s parmi vous sont sollicité.e.s par d’autres forces politiques pour des rencontres locales ou départementales à propos des élections législatives. Or, comme nous l'avons initié a Lille, nous souhaitons faire des élections présidentielles et législatives une seule et même campagne nationale avec des candidat.e.s portant partout le même programme et autour d'une même identification. C'est notamment le sens de la charte des candidat.e.s de la France insoumise. De plus, notre mouvement ne dispose pas, à ce jour, de structures locales. Pour toutes ces raisons, il n'est pas prévu de répondre à ces demandes.N’hésitez pas à vous rapprocher de l'équipe nationale pour toutes questions en nous contactant par mail à legislatives@jlm2017.fr 

Quelques chiffres sur les candidates et candidats titulaires investi.e.s par la France insoumise : 

La moyenne d'age des candidat.e.s est de 43 ans. 
53 % sont non encarté.e.s dans une organisation politique. 
50,8 % sont membres d’un syndicat (CGT, FO, Solidaires, Confédération Paysanne, syndicats étudiants, …). 
72 % ont un engagement associatif. 
13,5 % exercent un mandat électoral.

Pour accéder à l'espace data de la France insoumise

La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!
La France insoumise interdit toutes les rencontres locales avec le PCF et Ensemble!

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Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron

7 Février 2017, 17:34pm

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Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron
Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron

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Macron l’obscur objet du désir et la dictature du capital

6 Février 2017, 20:03pm

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Bon, je crois que tout le monde l’a entendu, Macron a parlé … longuement, mais qu’a-t-il dit?

 

Le discours de Macron c’est du vent, sa culture un lot de citations, une sorte d’Almanach Vermot mais pas de projet, toute cette esbroufe mais pas seulement. Il y a le noyau dur: il a dit qu’il faudrait discuter par branches et entreprises: c’est à dire qu’il faudrait renforcer la loi « El-Khomeri », il a dit sans dire tout en disant un message subliminal noyé dans « la fraternité » . C’est comme pour l’Europe, il a gourmandé ceux qui ne lui étaient fidèles que « souvent » comme Hamon et Mélenchon, alors que lui c’était du toujours, telle qu’elle était… l’austérité, la misère, la fin des services publics, avec en fond la 9e de Beethoven jouée aux réfugiés tandis qu’ils ont les pieds gelés dans l’hiver des Balkans. Et dans la même  logique aller encore plus loin que la loi El-Khomery au nom de la « liberté » du travail, celle comme nous disions du libre renard dans le libre poulailler. Son appel à l’optimisme ne s’appuie sur rien d’autre que sur la poursuite et l’aggravation de ce qui est assorti de bons sentiments dont on présente la note à ceux qui n’en peuvent plus et les profits toujours aux mêmes..

 

Sa stratégie: à droite toute pour siphonner les voix centristes et juppeistes de Fillon, jouer dès maintenant le second tour face à Marine Le Pen, en étant assuré que la gauche et l’extrême gauche se draperont dans les bons sentiments antifascistes que l’on exige d’eux, une sorte de réflexe conditionné inculqué avec l’ère Mitterrand. Il faut préserver Marine le Pen pour être assuré de l’emporter, rien de nouveau depuis plus de vingt ans, une histoire qui s’adresse pourtant aux moins de vingt ans en espérant qu’ils ne peuvent pas connaître.

 

Cela ressemble étonnement à la manière dont la finance, le complexe militairo industriel  a joué Hillary Clinton, ne se contentant pas de la promouvoir mais lui assurant un adversaire, le seul qu’elle était en mesure de battre. Enfin ils le croyaient ou plutôt se disaient que la situation était si dégradée que s’ils ne pourraient plus assurer l’élection de leur protégée, un milliardaire fasciste ferait aussi bien l’affaire.

 

En l’écoutant et surtout en regardant le dispositif de la salle, je pensais au coût de sa campagne et à ses bailleurs de fond en me demandant ce qu’ils exigeraient de lui aux lendemains de son élection. Ce frêle poulet gavé aux hormones médiatiques que l’on tente selon des techniques éprouvées de marketing de transformer en objet de désir sera obligé d’être impitoyable, il devra être la dictature du capital par temps de crise.

 

Et comme le PCF est aux abonnés absents, que sa direction continue à osciller entre deux sociaux démocrates, un coup pour les refondateurs, un coup pour les primaires, l’essentiel n’est-il pas que l’on finira jusqu’à être prêt à appeler à faire barrage au fascisme, je vois déjà l’éditorial dans l’Humanité.

 

Parce que si nous, nous avons renoncé à éclairer ce qu’était la dictature du prolétariat, l’art et la manière de mettre cette petite minorité au pas, eux n’ont pas renoncé à exercer celle du capital, ce mélange de consensus autour de leur force liée à l’habitude de la soumission, à l’individualisme, à l’espoir d’en retirer quelques miettes et de répression pour ceux que l’on a du mal à convaincre, ils passent même de l’hégémonie de la séduction consumériste, du libéral libertaire à la tyrannie sur le travail, du chômage au suicide des employés, à la violence, la haine pour tous, les écoles et des hôpitaux que l’on ferme et des prisons saturées, comme mode de gouvernance.

 

 

Danielle Bleitrach

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