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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #cgt

La CGT: Public, privé, toutes les raisons de se mobiliser !

15 Novembre 2017, 19:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Depuis l’élection du président Macron, nous assistons à la mise en place d’une série de réformes ultralibérales qui cassent tous nos conquis sociaux. Ces derniers ont pourtant permis de faire progresser notre société, d’élever les conditions de vie et de travail des salarié·e·s, de gagner l’allongement de l’espérance de vie, etc.

Pour la CGT, la page des ordonnances n’est pas tournée !

La nouvelle réforme du droit du travail à travers toute une série de décrets en préparation est une transformation profonde des relations entre la·le salarié·e et l’employeur.
Ces mesures visent à généraliser la précarité, à faciliter les licenciements, à détourner les règles de négociation, de représentation et de défense collectives des salarié·e·s.

Les décrets ne sont pas encore publiés que le gouvernement lance une autre série de réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, avant de s’attaquer aux retraites…
Au fil de la publication des décrets d’application des ordonnances, la «  loi travail  » est une transformation profonde des relations entre la·le salarié·e et son employeur qui ne porte pas son nom. Cette attaque contre le Code du travail et le statut de salarié·e repose sur 3 piliers :

simplification des modalités de licenciement individuel et collectif
Le contenu des ordonnances se traduit par une simplification administrative de la procédure de licenciement individuel ou collectif. L’employeur n’aurait plus obligation de préciser le motif dans le courrier de licenciement (aujourd’hui le non-respect de cette règle entraîne l’annulation du licenciement). Ce dernier serait remplacé par un document type Cerfa. L’employeur pourrait modifier le motif ultérieurement, jusque devant le juge en cas de recours. La création d’une rupture conventionnelle collective met fin à l’existence du plan de sauvegarde de l’emploi, qui devait être présenté aux IRP et qui demandait la création de mesures d’accompagnement ou de reclassement. Tout cela disparaît ;

fusion des instances représentatives du personnel et réduction du champ d’intervention 
Il est prévu la fusion des instances DP, CE et CHSCT en un comité social et économique. Cette mesure va conduire à un éloignement des élu·e·s de proximité en raison du manque de moyens pour réaliser l’ensemble de leurs mandats. Il s’agit de réduire le périmètre de contrôle et d’intervention des salarié·e·s dans la gestion quotidienne de leurs entreprises. La disparation d’un CHSCT de plein droit est une aubaine pour les entreprises, qui ne seront plus contraintes à devoir prendre des mesures pour assurer la santé et la sécurité de leurs salarié·e·s ;

renvoi de la négociation qui jusqu’à présent relevait de la branche au niveau de l’entreprise Le Medef se voit offrir l’opportunité de créer un «  Code du travail  » par entreprise, voire par salarié·e. En effet, les nouvelles modalités de négociation qui pourraient être appliquées mettent fin à l’existence d’un socle commun de garanties collectives entre salarié·e·s, tant au niveau national qu’au niveau du secteur professionnel. En effet, alors que la loi encadre jusqu’à présent la durée d’une période d’essai ou la durée d’un CDD, les ordonnances renvoient ces dispositions à la négociation de branche.

Une politique menée au service du patronat et de la finance

Le gouvernement n’agit que pour transformer notre société en profondeur et l’adapter coûte que coûte aux exigences du capitalisme mondialisé et financiarisé.

C’est bien dans cette logique que Macron a mis en route le rouleau compresseur de la destruction sociale en s’attaquant à notre Code du travail, aux statuts et aux missions de la fonction publique, tout en voulant détruire simultanément l’ensemble des protections des salarié·e·s, que ce soit la Sécurité sociale, les retraites, le droit à la formation ou l’indemnisation du chômage.

Salarié·e·s du privé et du public, tout·e·s concerné·e·s

Au-delà des répercussions que vont avoir les réformes du droit du travail sur la fonction publique, le gouvernement entend poursuivre les ponctions sur les budgets publics actuellement en débat à l’Assemblée.

Les député·e·s ont voté la baisse de l’ISF pour un montant de près de 4 milliards d’euros en faveur des plus riches… et se sont dans le même temps prononcés pour l’augmentation de la CSG, qui va gravement impacter les revenus des retraités et des fonctionnaires.

Des mesures graves qui pèsent sur la santé des populations 

Surtout, ne tombez pas malade ! Avec 3 milliards d’euros d’économies sur l’assurance maladie, qui pourrait croire qu’il sera plus facile de se faire soigner demain ?

La ministre de la Santé préfère se lancer dans une chasse aux «  fraudeurs  », la fermeture de lits d’hôpitaux, l’augmentation du forfait hospitalier (qui finalement reviendra à la charge des usagers), plutôt que d’investir dans un système de santé moderne qui réponde aux besoins des populations.

Rien ne justifie toutes ces régressions sociales ! 

Il est grand temps de mettre un coup d’arrêt à cette politique et d’exiger de véritables mesures de progrès social en faveur des salarié·e·s, des jeunes, des retraité·e·s. Notre pays en a largement les moyens : la France est championne d’Europe des dividendes versés à ses actionnaires (54 milliards d’euros l’an dernier).

Il est possible de réduire le temps de travail, d’augmenter les salaires et de renforcer les garanties collectives ;

il est possible de développer les services publics pour améliorer le quotidien des populations dans tous les territoires ;

il est possible de renforcer la protection sociale des populations par une reconquête de notre Sécurité sociale solidaire, universelle, à partir des richesses créées par notre travail. Que l’on soit salarié·e du public ou du privé, étudiant·e, jeune, retraité·e ou privé·e d’emploi, nous sommes tou·te·s concerné·e·s et nous avons toutes les raisons de nous mobiliser le 16 novembre prochain.

Toutes les conquêtes sociales ont été gagnées par la lutte. 
Le 16 novembre, journée nationale interprofessionnelle et intersyndicale grèves et manifestations partout en France 
Si on agit, il est possible de gagner !

 

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Appel unitaire à la grève des agents publics le 10 octobre,

2 Octobre 2017, 09:33am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

les retraités CGT d'Arras à Lille jeudi 28 septembre 2017
les retraités CGT d'Arras à Lille jeudi 28 septembre 2017
les retraités CGT d'Arras à Lille jeudi 28 septembre 2017
les retraités CGT d'Arras à Lille jeudi 28 septembre 2017

les retraités CGT d'Arras à Lille jeudi 28 septembre 2017

Suppression de 120.000 postes, gel des rémunérations, rétablissement du jour de carence... les 5,4 millions d'agents publics sont appelés à la grève et à manifester le 10 octobre par l'ensemble de leurs syndicats, du jamais vu depuis 10 ans, pour exprimer leur mécontentement à l'égard du gouvernement.

 

Les fédérations CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FA (Autonomes), FO, FSU, Unsa et Solidaires ont lancé cet appel à la mobilisation vendredi dans un communiqué commun dénonçant les "mesures négatives" du gouvernement qui "s'accumulent" pour les fonctionnaires et qu'elles jugent "inacceptables".

"Une telle unanimité sur un cahier de revendications commun n'est pas arrivée sous les deux derniers quinquennats, ce qui montre bien que personne dans ce gouvernement n'a vraiment appréhendé à sa juste mesure le mécontentement des agents publics", souligne auprès de l'AFP Christian Grolier (FO).

"Il était plus que temps que nous tirions la sonnette d'alarme après ces attaques brutales, répétées", commente Bernadette Groison, de la FSU, "très satisfaite" de cet appel "unitaire" qu'elle avait proposé la semaine dernière.

La date retenue correspond à celle que s'était fixée le gouvernement pour organiser un "rendez-vous salarial" avec tous les syndicats, portant sur le pouvoir d'achat et la rémunération des fonctionnaires en général. Il doit conclure une série de rendez-vous préalables, entamés le 7 septembre, sur des points précis.

Les syndicats, qui ont à plusieurs reprises mis en garde le gouvernement contre des réformes "synonymes de reculs voire de démantèlement", et insistent sur la nécessité d'un "vrai débat" sur les besoins et missions de service public, préalable à toute décision, n'ont pas encore précisé s'ils boycotteraient ce rendez-vous.

Dès sa prise de fonction à la tête du ministère des Comptes publics, désormais chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin avait clairement laissé entendre qu'il suivrait la feuille de route du président de la République, Emmanuel Macron, décidé à contenir le déficit français à 3% du PIB en 2017 et 2018 pour répondre aux exigences européennes, alors que 4 à 5 milliards d'euros manquent, selon la Cour des comptes.

Campagne présidentielle 

Le 30 juin, M. Darmanin annonçait aux syndicats échaudés par une campagne présidentielle surtout soucieuse du coût des effectifs de la fonction publique, qu'il n'y aurait pas de hausse de la valeur du point d'indice (qui sert de calcul à la rémunération des agents publics) pour 2018. Gelé de 2010 à 2016, il avait été revalorisé de 1,2% en deux fois (0,6% en juillet 2016 et 0,6% en février 2017) en fin de mandat du précédent gouvernement.

Quelques jours plus tard, le Premier ministre, Édouard Philippe, confirmait la volonté du gouvernement de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique d'ici à 2022, par le non-remplacement de départs à la retraite, le porte-parole du gouvernement chiffrant à 570.000 le nombre de départs prévus d'ici à la fin du quinquennat.

Le lendemain, M. Darmanin annonçait la réinstauration du jour de carence, une mesure visant à réduire les absences pour maladie des agents publics, soit une perte de revenu non compensée par les employeurs publics, contrairement au secteur privé.

La proposition faite par le gouvernement aux syndicats mercredi pour compenser la hausse de la CSG a été "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", dit un représentant syndical.

Unanimement rejetée par les syndicats, elle prévoit "une suppression de la cotisation exceptionnelle de solidarité (CES) de 1% pour les fonctionnaires" et de la cotisation maladie de 0,75% pour les contractuels, ainsi qu'une "indemnité compensatoire au 1er janvier". Mais elle ne sera "en aucun cas synonyme de hausse du pouvoir d'achat, contrairement aux engagements pris par le président", selon eux.

Le gouvernement a prévu, dans le cadre du budget pour 2018, d'augmenter de 1,7 point le taux normal de la CSG (contribution sociale généralisée), utilisée pour financer la protection sociale. Le but est de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du privé, qui représentent 3,15% du salaire. Une mesure qui ne concerne pas les fonctionnaires en raison de leur statut.

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Tract commun CGT, FSU et SOLIDAIRES,contre l’Extrême-Droite dans le Pas-de-Calais.

4 Avril 2017, 17:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tract commun CGT, FSU et SOLIDAIRES,contre l’Extrême-Droite dans le Pas-de-Calais.

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Elections TPE : Top départ, le vote est ouvert

31 Décembre 2016, 09:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Elections TPE : Top départ, le vote est ouvert

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Le Monde maquille un interrogatoire de Philippe Martinez

11 Juillet 2016, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Excellent texte publié par l’excellent site ACRIMED, garanti 100 % sans complotisme, dont je ne saurais que trop recommander la lecture. Des pros de la presse – et nous avons besoin des pros – qui décryptent jour après jour, dans la joie et la bonne humeur, comment la presse mainstream nous enfume, ou du moins le cherche. En fait, c’est le vrai drame des journalistes : plaire à l’annonceur ou plaire au lecteur ?
 
Les journaux ne tiennent pas sans la pub, et ils sont donc amenés à nous vendre la soupe de l’ordre établi, qui ouvre vers la culture de la soumission ; dans le même temps, les journalistes souhaiteraient être achetés et lus, et pour cela il faut publier des informations qui respectent l’intelligence normale du lecteur… Mais là ça coince, car les patrons de la pub ne laissent pas faire. De ce point de vue, le seul grand journal honorable qui défend librement sa ligne – que je n’apprécie pas plus que ça, mais peu importe – c’est Le Canard enchaîné, qui ne fait son chiffre d’affaires qu’avec ses ventes.
 
Alors ce texte d’ACRIMED ? C’est la preuve d’une réécriture d’une interview de Philippe Martinez. Martinez est l’un de nos rares dirigeants de classe nationale et, invité du « Grand Rendez-vous » d’Europe 1, il a été littéralement allumé par un trio de folie : Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Les "éditocrates", des commissaires politiques de l’ordre établi. A tous les trois, ils se sont lâchés, un festival.
 
Mais là où ça devient bien rigolo, c’est que Le Monde (Occidental) a tellement honte de sa co-production, que pour la publication "papier" de l’interview, il a réécrit les questions posées. Vous trouverez ci-dessous les questions reformulées et les vraies, et vous admirerez notamment la finesse des (vraies) questions posées par la poule de référence, Françoise Fressoz.
 
 
- Le Monde (Occidental) réécrit l’histoire comme la presse de Al-Sissi ?
 
 
 
- Oui.Voici le texte d’ACRIMED
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Dans son édition du 21 juin, Le Monde publie une interview de Philippe Martinez, qui se présente comme une retranscription du "Grand Rendez-vous", animé par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Diffusé l’avant-veille sur Europe 1, l’entretien, houleux, a été ponctué de nombreuses prises à partie du responsable syndical par les journalistes. Sur lesquelles Le Monde jette un voile pudique…
À la lecture de la retranscription par Le Monde du "Grand Rendez-vous" du 19 juin, le ton semble presque cordial entre le secrétaire général de la CGT et ses interlocuteurs. Voici l’intégralité des questions rapportées par le quotidien du soir :

– « La violence est montée de plusieurs degrés ces derniers jours. N’est-il pas temps de marquer une pause dans les manifestations ? »

– « Chaque manifestation est marquée par des incidents, cela ne vous interpelle-t-il pas ? »

– « Pensez-vous qu’il y a une espèce de complicité entre le gouvernement et les policiers ? »

– « Allez-vous maintenir les deux manifestations prévues les 23 et 28 juin ? »

– « Manuel Valls réitère son appel. Il vous demande de renoncer à manifester… »

– « Considérez-vous qu’avec ce texte, François Hollande a déclaré la guerre à la CGT ? »

– « Les 23 et 28 juin, ce seront les dernières manifestations ? »

– « Vous allez continuer tout l’été ? »

– « La CFDT soutient le texte et parle de progrès pour les salariés. Pourquoi la CGT refuse-t-elle si farouchement le développement de la négociation dans l’entreprise ? »

– « Comment expliquez-vous qu’à chaque élection, la CFDT progresse ? » 
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On note certes une forme d’agacement à l’égard des manifestations : faut-il les « maintenir », y « renoncer », « faire une pause » ? Ces manifestations « marquées par des incidents » vont-elles « continuer tout l’été » ou s’agit-il des « dernières » ? Les questions retranscrites par le quotidien sont pourtant bien loin de refléter l’animosité à laquelle a dû faire face Philippe Martinez, lors de l’interview diffusée sur Europe 1.

En témoigne l’introduction de l’émission par Jean-Pierre Elkabbach, rapportée par Daniel Schneidermann :
« Est-ce que je peux vous féliciter ? […] Bravo Monsieur Martinez. Vous êtes devenu le metteur en scène et l’acteur d’un spectacle douloureux et épuisant pour les Français, et coûteux pour la France et pour son image. […] On n’est pas en tête de tous les cortèges et de tous les combats d’arrière-garde, on ne nuit pas à la croissance et aux emplois, sans en payer un jour l’addition,.[…] Philippe Martinez, vous pouvez encore montrer que vous savez tenir compte du danger terroriste qui menace toute l’Europe et même la France, et finir une grève qui est désormais sans beaucoup de grévistes ».
Une tirade hallucinante et hallucinée suivie d’une série de prises à partie, doublées de prises de parti, dont les éditocrates ont le secret. Nous en reproduisons un florilège ci-dessous. Petit jeu : saurez-vous retrouver, dans cet interrogatoire d’une violence, d’un mépris et d’une malveillance rares, les questions anodines retranscrites par Le Monde ?

– Jean-Pierre Elkabbach : « La nation toute entière est bouleversée par le meurtre de deux policiers, les gens soutiennent les policiers, leur rend hommage, on vous a rarement entendu dire merci à la police. »

– Françoise Fressoz : « La violence est partout, on l’a vu en Grande-Bretagne avec le débat sur le Brexit qui se termine par un mort. Est-ce que vous, vous dites il faut arrêter, avec un mort on ne peut pas continuer comme ça [sic]. »

– Françoise Fressoz (toujours en référence au meurtre de la parlementaire britannique Jo Cox et du « climat de violence ») : « Vous parlez de la radicalité d’extrême-droite, est-ce qu’il n’y a pas, au sein même de vos cortèges, une radicalité d’extrême-gauche qui cultive la même violence ? »

– Françoise Fressoz : « Certaines de vos sections CGT ont quand même attaqué les policiers… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce qu’il y aurait, dans votre esprit, une sorte de complicité, de complot entre le gouvernement et les policiers ? »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce que vous demandez aux vôtres d’éviter de vilains contacts avec les policiers ; qu’on ne voie plus, comme les photos l’ont montré, des cégétistes en chasuble rouge jeter des pavés ? »

– Michaël Darmon : « Est-ce que vous maintenez les prochaines manifestations, et quelles sont les garanties que vous allez pouvoir fournir pour que ça ne dégénère pas ? »

– Françoise Fressoz (Martinez évoquant le soutien aux mobilisations) : « Vous pensez que l’opinion publique soutient les casseurs ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (Martinez évoquant l’annulation d’une manifestation à Toulouse pour cause de match de l’Euro et de la présence de hooligans) : « D’accord, on protège une nouvelle fois les supporters des matchs de foot, mais l’ensemble des Français non, M.Martinez ? […]Pourquoi vous n’annulez pas les deux prochaines manifestations puisque vous avez entamé une discussion ? »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Vous n’avez aucune idée [du coût des manifestations pour la CGT], vous qui demandez la transparence ? […] Et est-ce que vous avez une idée, depuis quatre mois, de ce que ça a coûté à la fois aux français, et à la CGT ? »

– Jean-Pierre Elkabbach : « [La croissance] aurait été formidable, s’il n’y avait pas eu toutes ces manifs, cette stagnation… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Donc vous confirmez que c’est une grève sans grévistes ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (en parlant des menaces d’interdiction de manifestation par Manuel Valls) : « Mais avertir d’une interdiction possible, ce n’est pas interdire […] si de votre côté vous dites tout sera fait pour respecter l’ordre public… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Pour la précédente manifestation vous avez dit : "Ça a été énooorme !" Et vous avez multiplié les chiffres, etc. Le 23 et le 28 vous dites : "Ça va être énorme !" ? Qu’est-ce que vous dites ? Est-ce que ça va être les dernières manifs ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (après un long échange, sur un ton exaspéré) : « Mais M. Martinez, est-ce que ça veut dire que ça va être les deux dernières manifs ? »

– Michaël Darmon (sur le même ton) : « Vous allez continuer tout l’été ? »

– Françoise Fressoz : « Le gouvernement, il a dealé avec un syndicat, et il est en train de gagner la partie… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Vous avez demandé de suspendre les débats et les votes au Parlement. Est-ce que ça veut dire pour vous que la représentation nationale et les députés, les sénateurs sont des marionnettes et qu’ils ne comptent pas ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (en réponse à Philippe Martinez pour qui la CGT a fait des propositions au gouvernement) : « Oui, mais elle met un revolver sur la tête avec un million de gens dans les rues ! »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Mais comme vous ne signez rien, pourquoi vous vous plaignez ? »

– Françoise Fressoz : « Vous entendez ce que dit Manuel Valls, il dit la CFDT elle a dix ans d’avance sur les autres. Elle est sur une logique d’accord d’entreprise qui n’est pas la vôtre, mais qui est une logique réformiste. »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Il y a deux stratégies, la vôtre et celle de la CFDT. D’un côté il y a la négociation, le compromis, la recherche des réformes, et la contestation de rue, qui va l’emporter ? Pourquoi ne pas aller vers le compromis et la réforme ? Pourquoi ne pas faire de la CGT un syndicat réformiste, qui ne considère pas que la minorité a toujours raison sur la majorité ? »
La minorité des éditocrates semble, quant à elle, bien déterminée à "prendre en otage" le débat public, et imposer ses vues sur la nécessité des "réformes", voire du "réformisme". En direct, tous les coups sont permis : attaques sournoises, amalgames injurieux… 
 
Mais sur le papier, il convient d’être plus policé ; et on ne trouvera pas la trace des crocs en jambe adressés à Philippe Martinez dans la retranscription du "quotidien de référence". Les aboiements des chiens de garde ont-ils résonné trop fort pour les colonnes du Monde ?
 

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Chômeurs, à vos poches !

29 Janvier 2016, 19:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A quelques semaines des négociations sur la convention d’assurance chômage, et le jour même où François Hollande présentait son plan pour l’emploi, la Cour des Comptes a dévoilé ses recettes pour combler le déficit du régime d’assurance chômage. Au menu : baissedu taux de remplacement (montant de l’allocation par rapport au dernier salaire, réduction de la durée d’indemnisation pourles chômeurs âgés et pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.....). Le montant estimé du déficit est de 30 milliards fin 2016, 35 milliards en 2018. Juste le même montant que le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) dont on sait qu’il a servi, pour l’essentiel, à nourrir les dividendes et autres spéculations. Ce chiffre-là, la Cour des Comptes ne le voit pas. Comme beaucoup d’autres.Au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi, la Cour des Comptes dévoilait,pour appuyer les propos de celui-ci, quelques-unes de ses propositions afin de réduire le déficit de l’assurance chômage.

Pas de réelle surprise. Dans le viseur, l’indemnisation des chômeurs jugée trop longue, trop élevée, trop coûteuse, qu’il convient de diminuer.

Après le coût du travail, le coût du chômage !

Et de comparer, pour bien prouver la solidité de ses arguments,la situation des chômeurs d’autres pays européens loin de bénéficier d’autant de largesses que leurs homologues français.

Cette attaque n’est pas nouvelle. Elle revient régulièrement avant chaque mauvais coup porté au monde du travail et chaque renégociation de la convention d’assurance chômage. Pour le coup, la Cour des Comptes joue tout de même petit bras ! Sûr qu’en cherchant bien, elle trouverait des pays, en dehors de l’Europe, où le chômage est encore moins indemnisé, voire pas du tout ! Pourquoi se gêner ? C’est bien connu, il y a toujours plus malheureux et plus pauvres que soi ! Plus riches aussi !

Les privilégiés ne sont pas chez les privés d’emploi 

Car au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi et la Cour des Comptes sa proposition de réduire les allocations chômage, OXFAM (ONG spécialisée dans la lutte contre la pauvreté et pour la justice sociale) révélait, elle, dans son rapport annuel, que les inégalités dans le monde ont atteint, en 2015, des sommets inégalés.

62 ultra-riches possèdent plus que 3,5 milliards de personnes dans le monde, soit 1760 milliards de dollars (en augmentation de 44% depuis 2010). 1% de la population mondiale détient un patrimoine supérieur à celui des 99 autres.

Et la France n’est pas en reste. 10 % des plus riches se sont accaparés plus de la moitié de l’augmentation des richesses depuis l’an 2000.

Curieusement ces chiffres-là, la Cour des Comptes ne les voit pas !

Pas plus que les 200 milliards d’aides diverses versées aux entreprises dont on attend toujours le bilan de leur utilisation. Pas plus que les 50.5 milliards d’euros de dividendes versés en 2014 aux actionnaires par les sociétés non financières. Pas plus que les 3,49 millions de personnes, sur les 6,13 millions inscrites à Pôle emploi qui ne perçoivent aucune indemnité chômage, et dont on ne peut décidément pas accuser de vider les caisses de l’UNEDIC !

Étrange aveuglement, bien utile pour faire porter le chapeau aux victimes et exonérer de toute responsabilité ceux qui continuent de s’engraisser.

Ce ne sont ni le coût du travail, ni le montant des allocations chômage qui sont en cause mais bel et bien des choix économiques et politiques où seuls les intérêts de la finance et de la rente sont encouragés et privilégiés au mépris des salariés, de la création d’emplois donc des chômeurs.

En 1981, sur 100 euros de richesses créées, 5 allaient la rémunération du capital. C’est 23 euros trente ans plus tard. Voilà la vraie prédation financière à laquelle il faut s’attaquer pour faire reculer le chômage : le coût du capital.

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Goodyear : De l’Etat d’urgence à l’Etat policier

14 Janvier 2016, 18:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Prison ferme pour 8 salariés de Goodyear coupables d’avoir voulu empêcher la fermeture de leur usine et donc la perte de leur emploi. 8 salariés condamnés à de la prison ferme donc, considérés comme des criminels, pour avoir défendu leur emploi. Le jugement rendu hier est inacceptable.

 

La CGT Goodyear a lancé une pétition : elle peut être signée ici .

Jamais la répression envers les syndicalistes n’a été aussi violente : poursuites au pénal, amendes pour entrave à la liberté de travailler (je rêve qu’un patron licencieur soit un jour condamné) et maintenant donc peines de prison. On assiste à un verrouillage complet de l’ensemble de la société française. L’état d’Urgence décrété et voté, il est aujourd’hui question de le prolonger et de l’inscrire dans la constitution, dans le même temps un arsenal répressif sera mis à la disposition des préfets qui pourront arrêter, écouter, surveiller, assigner à résidence qui bon leur semble.

Durant la COP21, des centaines de militants écologistes ont été assignés à résidence, un prof est menacé de sanctions pour avoir osé critiquer le discours du premier ministre sur le marché d’Evry ou il trouvait qu’il n’y avait pas assez de « blancos », de « white » en parlant de racisme ordinaire… On glisse donc vers un État policier, répressif, sécuritaire.

Pendant ce temps, les exilés fiscaux, les champions de l’optimisation fiscale, agissent librement, vivent librement, chantent même parfois pour le Président de la République. Pendant ce temps des conseils d’administration licencient, ferment, et touchent les dividendes en fin d’années, perçoivent des fonds publics, bénéficient d »exonérations fiscales, touchent le CICE. C’est une politique de classe, une justice de classe qui ne sert pas les intérêts des salariés mais ceux du patronat. C’est aussi simple que cela.

Pendant ce temps, le gouvernement s’apprête à supprimer le code du travail pour que l’emploi précaire, le CDD devienne la norme permettant de licencier plus facilement.

Depuis quelques jours des voix s’élèvent contre la prolongation de l’Etat d’urgence, contre le projet de déchéance de nationalité pour les terroristes, depuis hier des voix s’élèvent contre le jugement qui frappent les 8 de Goodyear. Ce sont des marqueurs forts de ceux qui ne renoncent pas à la justice sociale, à la liberté syndicale, au droit de lutter. Les députés et sénateurs communistes proposent une loi d’amnistie pour les militantes et militants syndicaux.

Dans un pays ou il y a 6 millions de demandeurs d’emploi, des millions de travailleurs précaires, subissant le temps partiel imposé, des horaires décalées, les luttes pour l’emploi doivent être défendues et portées par toutes celles et ceux qui se réclament du progrès et de la justice sociale. La lutte des Goodyear depuis hier est devenue emblématique, réunissons nous autour d’eux. Oui, 2016 sera bien une année de combat.

 

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Justice de CLASSE [le dessin du jour]

13 Janvier 2016, 18:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La justice de classe vue par le regretté Charb

La justice de classe vue par le regretté Charb

Prison ferme contre 8 syndicalistes : Le gouvernement devra rendre compte !

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.

Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.

Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !

POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.

Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».

LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !

Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences.

Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.

L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

La CGT

Montreuil, le 12 janvier 2016

 

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Air France : "Perdre (son) boulot, ça c'est violent" (CGT) par Philippe Martinez

8 Octobre 2015, 09:20am

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Retenue à la source : annonces Le Foll, une nouvelle imposture !

3 Juin 2015, 17:04pm

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Philippe Martinez - Les 4 vérités - 09/04/15

18 Avril 2015, 14:25pm

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La CGT:Election du Bureau confédéral, de l’Administratrice et du Secrétaire général

6 Février 2015, 16:48pm

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Lors de sa première séance de travail, le Comité confédéral national (CCN) de la CGT réuni les 3 et 4 février vient d’élire un nouveau Bureau confédéral composé de 10 membres. Pour être élu, le Bureau confédéral devait requérir deux tiers des voix représentés.

En votant pour à 88,8 %, les organisations du CCN ont donc élu :

 

                                                                                                                                     

Philippe MARTINEZ   Colette DUYNSLAEGER    Fabrice ANGEI     Gisèle VIDALLET

                                        

Marie SAAVEDRA               Pascal JOLY            Céline VERZELETTI      Grégory ROUX                   

                                                                                                                                                                                                                                                                      

     Denis LALYS                  Virginie GENSEL

Ensuite, le CCN a élu à la majorité Colette Duynslaeger Administratrice de la confédération par 82 % des voix et Philippe Martinez, Secrétaire général par 93,4 % des voix.

Montreuil, le 3 février 2015

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Intervention de Thierry Lepaon à la commission exécutive confédéral de la CGT du 9 Décembre 2014

17 Décembre 2014, 15:10pm

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Intervention de Thierry Lepaon à la commission exécutive confédéral de la CGT du 9 Décembre 2014

A la suite du rapport d’Alain Alphon-Layre et avant de passer la parole à Michel Faivre-Picon pour la CFC, je souhaite m’exprimer personnellement devant vous. 

Dans cette période de crise aigüe que nous traversons, la première étape est de pouvoir partager les informations, les ressentis personnels et les analyses.

C’est l’objet de cette intervention. 

Je vais redire un certain nombre de choses qu’Alain a déjà exprimées. Ce n’est pas grave.

 

Suite à l’article de l’express paru la semaine dernière, faisant état de la prime que j’ai touchée lors du départ du Comité régional de Normandie, j’ai réuni le bureau mardi matin 2 décembre. 

Le bureau s’est réuni une deuxième fois le vendredi 5 décembre.

Mardi dernier, j’ai expliqué aux membres du bureau dans le détail la façon dont cette prime avait été décidée et calculée, ainsi que la décomposition du montant de 31 000 euros du chèque que j’ai touché de la région Normandie pour solde de tout compte.

J’ai proposé au bureau de faire un communiqué en direction de nos organisations pour donner l’ensemble des informations.

Majoritairement, le bureau a considéré qu’il n’était pas opportun de communiquer avant le 5 décembre et que l’ensemble des explications devaient être adressées en priorité à la direction confédérale lors de la réunion d’aujourd’hui et dans la foulée à nos organisations.

Communiquer ces informations dès le 2 décembre aurait pourtant permis d’éviter de laisser traîner dans la presse des montants de 100 000 voire 200 000 euros, comme cela a été le cas.

Des parties de débats, des phrases prononcées mais sorties du contexte de la réunion et des informations, partielles ou déformées, se sont retrouvées sur le site des Echos, du Monde ou du Figaro, à peine nos réunions terminées. 

Les mêmes camarades qui condamnent le fait que les valeurs de la CGT ont été trahies, jettent la CGT, ses organisations et ses premiers dirigeants, en pâture aux médias. 

La campagne de presse qui se déchaîne depuis maintenant un mois dépasse tout ce que la CGT a pu connaître de mémoire de militant. Elle vise de façon violente la personne du Secrétaire général de la CGT. 

Cette campagne médiatique n’épargne personne, a pour objectif évident de déstabiliser les syndiqués, de blesser, de faire perdre nos repères les plus élémentaires en installant une suspicion généralisée. 

Le respect de la démocratie dans notre organisation est lui-même devenu un enjeu, car le temps de la démocratie n’est pas celui des médias. 

Cette campagne échappe d’évidence à ses propres initiateurs internes, qui continuent toutefois à l’alimenter par des rumeurs.

Le but est de faire mettre un genou à terre à la CGT dans une période cruciale pour les salariés et les citoyens. 

La période choisie pour la déclencher ne relève pas du hasard, quelques jours avant une élection cruciale dans la fonction publique, au moment où la CGT fait événement par ses propositions dans le cadre de la négociation sur la démocratie sociale, et où le pacte de responsabilité est qualifié d’échec du gouvernement par le Ministre de l’Economie lui-même.

Les rumeurs les plus folles circulent. Je vais donc vous livrer toutes les informations me concernant permettant de rétablir quelques vérités. 

En disant « toutes » les informations, je mesure d’ailleurs l’incapacité dans laquelle je suis  au moment où je vous parle à pouvoir imaginer les calomnies qui peuvent sortir demain. 

D’abord les informations que je dois à l’organisation concernant la prime :

  • D’abord, il ne s’agit pas, comme la presse l’a écrit, d’une rupture conventionnelle, mais d’une prime de départ, puisque j’ai démissionné du comité régional pour arriver à la confédération. 
  • Pardonnez- moi de revenir quelques années en arrière, lorsque j’ai été licencié de Moulinex, en mai 2004 dans le cadre du plan social. 

J’ai, au même titre que les autres salariés licenciés, touché une indemnité de licenciement. 

Je suis resté 30 mois au chômage, entre mai 2004 et décembre 2006, d’abord en touchant les ASSEDIC (1150 euros) puis à la fin, l’ASS (440 euros). 

Pendant cette période, parallèlement à mes activités syndicales dans le syndicat de Moulinex pour assurer la défense des salariés licenciés, j’ai assuré la fonction de Secrétaire général de l’Union Départementale du Calvados. 

J’ai assuré cette fonction bénévolement dans l’attente du résultat du procès en décembre 2006.

  • Je suis resté Secrétaire général de l’UD entre 2001 et 2007, avant de devenir Secrétaire du Comité régional entre 2006 et 2013.
  • Lorsque le Comité régional Normandie a organisé mon départ en vue de prendre la responsabilité de Secrétaire général de la CGT, dans les conditions connues de tous ici, les camarades du Comité régional ont décidé de reconnaître cette période d’activité militante en tenant compte du préjudice que cela créait sur ma retraite. Ils ont décidé de me verser une indemnité, calculée sur la base de mon ancienneté à la région.
  • Cette indemnité, déclarée, s’élève exactement à 26 650 euros.
  • Je l’ai acceptée dans ces conditions, sans imaginer que cela pouvait poser problème.

Alain vous a donné les éléments livrés au bureau concernant les échanges financiers entre la confédération et le comité régional pour solder mon départ. 

La confédération a par ailleurs racheté au comité régional de Normandie la voiture de fonction qui était mise à ma disposition en tant que Secrétaire général du comité régional. 

Nous pensions initialement que je ferais les allers et retours en Normandie avec cette voiture. 

La réalité s’est vite imposée, c’était impossible pour des raisons de sécurité, compte tenu de mes amplitudes de travail pendant la semaine. Cette voiture fait partie du parc confédéral.

Je vous indique par ailleurs que mon salaire actuel est de 4000 euros nets par mois, avec un 13ème mois. 

Mon salaire avait été fixé initialement par la confédération à 5200 euros. 

J’ai considéré que ce montant, même s’il est peut-être justifié, était trop élevé pour un Secrétaire général de la CGT. J’ai donc demandé à ce qu’il soit ramené à 4000 euros.

 

Voilà, ensuite, la vérité sur un ensemble de rumeurs qui circulent.

Je vais les lister et y répondre, du moins pour celles qui regardent la CGT :

  • Les vélos : comme chacune et chacun d’entre vous le sait, j’ai eu un accident cardiaque l’an dernier. Mon cardiologue m’a demandé de continuer, malgré ma fonction, à faire régulièrement un peu de vélo. Pour des raisons de sécurité, la CGT a dû acheter des vélos pour mes accompagnateurs. Les vélos ont été achetés chez Décathlon, ils appartiennent au service sécurité de la confédération, y compris celui que j’utilise. 
  • Mes vacances en Corse : oui j’ai passé une semaine de vacances en Corse du 2 au 9 août cette année. Non, ces vacances n’ont pas été payées par la confédération. J’ai loué personnellement, par l’intermédiaire d’une annonce trouvée sur « Le Bon Coin » une petite maison de deux pièces à Calenzana.
  • L’achat d’un terrain au bord de la mer en Normandie : oui, j’ai l’intention d’acheter un petit terrain, si possible au bord de la mer, en Normandie pour y faire construire une maison. Non, mon projet n’a pour l’instant pas abouti.
  • Mon logement à Cabourg : oui j’habite depuis 7 ans un logement HLM à Cabourg, auquel j’ouvrais droit à l’époque. Compte tenu de mes revenus actuels je paie un surloyer, comme c’est la règle.
  • Non, je n’ai pas fait refaire mon appartement de Cabourg aux frais de la CGT. Je ne l’ai d’ailleurs pas fait refaire du tout.
  • Les conditions de mon embauche chez Moulinex : c’est la rumeur historique. Nous avons déjà communiqué avant mon élection comme Secrétaire général. Je n’y reviens donc pas.

 

La CGT traverse une crise grave, inédite par son ampleur et par son caractère. Il faut qu’elle puisse en sortir par le haut rapidement. C’est notre responsabilité. 

La première réponse à apporter concerne nos règles et nos pratiques. 

Nous avons besoin de faire un état des lieux de nos pratiques et de définir les règles et procédures nécessaires pour que celles-ci soient conformes aux valeurs de la CGT.

C’est le travail entrepris par la CFC et le bureau confédéral.

Peut-être, à partir des débats d’aujourd’hui, pourrons- nous mettre un certain nombre de dispositions en œuvre immédiatement.

La deuxième réponse est politique. 

En premier lieu, la CGT doit reprendre sa place sans attendre, sur le terrain où on l’attend : être auprès des salariés sur leurs revendications, faire des propositions qui leur permettent d’agir sur leurs lieux de travail, dans leur travail, et de se mobiliser. 

Il est urgent qu’un plan de travail de la CEC en direction des syndicats puisse s’inscrire dans le prolongement des réunions interrégionales du mois de janvier, celles que nous avons intitulées « Partageons nos succès ».

Nous devons rapidement nous exprimer sur la question du temps de travail et sur les dispositions prévues par le projet de loi Macron qui ont toutes pour but d’affaiblir encore un peu plus les droits des salariés dans notre pays et de lancer une nouvelle phase de privatisation des services publics.

Nous devons établir la responsabilité des organisations patronales qui réclament les 41 milliards d’euros tout de suite et considèrent qu’ils ne sont pas suffisants pour qu’elles s’engagent en faveur de l’emploi.

 

Nous avons aussi besoin d’affronter le débat entre nous autour des grands enjeux qui ont été posés par notre congrès et qui traversent les organisations. Beaucoup sont identifiés dans les courriers adressés par nos organisations à la Direction confédérale. J’en ai fait état lors des rencontres que j’ai eues avec les membres du bureau confédéral.

Je les résume :

  1. Notre démarche syndicale, notre rapport aux salariés dans la construction des revendications avec le choix que nous avons fait de rentrer par la porte du travail,
  2. Le processus de construction des luttes,
  3. Le rapport de la CGT avec les autres organisations syndicales, le politique, et le monde associatif,
  4. Notre place et notre contribution dans le syndicalisme mondial et européen,
  5. L’articulation du travail entre les différentes instances qui constituent la direction de la CGT : le CCN, la CE confédérale et le bureau confédéral,
  6. L’organisation du travail au sein de notre maison confédérale.

Enfin, les 120 ans de la CGT doivent nous aider à revenir sur ce qu’est une confédération, et en quoi est-ce une valeur ajoutée.

 

Dans une crise comme celle-ci, il est normal que des points de vue divergents s’expriment. La CE confédérale est précisément le lieu où la parole doit être libre. J’invite chacune et chacun à agir en responsabilité et à contribuer aux décisions dans le seul intérêt de la CGT, dans le respect de nos règles de vie et des orientations votées en congrès. 

 

Quant à moi, je suis certain que ma vie militante et personnelle aurait été moins compliquée si j’étais resté Secrétaire du Comité régional Normandie. 

C’est dans une situation très difficile que j’ai accepté de devenir Secrétaire général, avec l’objectif de permettre à la CGT de se rassembler et de retrouver un élan collectif et démocratique.

C’est toujours dans cet état d’esprit, que je serai très attentif aux débats et que je me rangerai à l’avis et à la décision collective. ◼

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