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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #brics

Koalas, diplomatie et misère de l’anti-poutinisme

19 Novembre 2014, 18:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les dirigeant des BRICS au G-20

Les dirigeant des BRICS au G-20

Les comptes-rendus dans la presse française du G-20 qui s’est tenu en Australie ont présenté un Vladimir Poutine soi-disant isolé par la communauté internationale. C’est un cas d’école de la manipulation de l’information et de la désinformation.

Qui isole qui ?

Ce n’est pas la « communauté internationale » qui a cherché à isoler Vladimir Poutine, mais les Etats-Unis et les pays qui leurs sont liés comme la Grande-Bretagne, l’Australie et la France (et dans une moindre mesure l’Allemagne). Alors, oui, les relations de Vladimir Poutine avec les dirigeants de ces pays ont été tendues. Mais, les positions prises par la Russie, et par Vladimir Poutine en particulier, sont en réalité très populaires en Chine, en Inde, en Afrique du Sud et au Brésil. Le G-20 aura été l’occasion de marquer la nette divergence entre les pays que l’on appelle « émergents » et les autres. Cette divergence a été voulue par les pays de l’OTAN à ce sommet. Mais, elle constitue un véritable danger à long terme. Cette divergence construit en réalité une nouvelle coupure du monde en deux dont les conséquences dans la capacité de régler les crises futures risque d’être importante.

Les dirigeant des BRICS au G-20

Le danger ici est que la politique américaine, car c’est essentiellement d’elle qu’il s’agit, est en train de cristalliser une fracture entre les pays émergents, qui tentent de s’organiser autour de la Russie et de la Chine, et les pays sous influence américaine. C’est un jeu à la fois dangereux et stupide car tout le monde sait bien que les Etats-Unis, qui restent très puissants, sont néanmoins une puissance déclinante. Ce n’est pas ainsi qu’ils gèreront leur déclin. Mais ils risquent d’empêcher le monde de régler toute une série de problème. Cette politique va aboutir, peut-être, a retarder l’inévitable. Elle ne saurait cependant l’empêcher.

De plus, ce n’est évidemment pas notre intérêt à nous Français, ni aux Européens de manière générale. Nous avons des problèmes communs à régler, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique, que ces problèmes soient militaires ou concernent le développement de ces régions, ou encore qu’ils concernent des problèmes de santé comme l’épidémie du virus Ebola l’a récemment mis en lumière. La nécessité d’une coopération à grande échelle s’impose. Il est à cet égard frappant que le communiqué final de ce sommet du G-20 fasse mention de la nécessité « d’éradiquer le virus Ebola » mais ne précise ni ne site le moindre moyen financier alloué à cette tache. De même, la question du terrorisme est plus que jamais d’actualité. Les récentes atrocités commises par ceux qui se nomment « Etat Islamique » sont la pour nous le rappeler, tout comme elles nous rappelle le fait que ce terrorisme tue tous les jours en Syrie, en Irak, voire en Libye ou au Nigéria. Nous n’y prêtons garde que quand un « occidental », un « blanc » pour tout dire, en est victime. L’indignation du Président américain, et de notre Président, François Hollande, apparaît alors comme très hypocrite.

Une hystérie anti-politique.

En fait, il y a une intense coopération militaire avec la Russie au Mali et au Niger. Il pourrait en être de même au Moyen-Orient. C’est là que l’on mesure l’imbécillité de l’opposition systématique à Vladimir Poutine, et plus encore sa « démonisation » dans la presse. Henry Kissinger a expliqué à de nombreuses reprises ces derniers mois que « l’anti-Poutinisme » hystérique des Etats-Unis et de la presse américaine, ne constituait nullement une politique mais était en réalité une réponse à l’absence de politique. Il n’y a rien de plus exact. Il le dit dans une interview qu’il a donnée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel le 13 novembre[1]. Le niveau de délire de la presse américaine a été bien analysé par Robert Parry, l’un des plus grands journalistes indépendants des Etats-Unis[2]. Il est aujourd’hui tragique de voir que ce discours, qui est une véritable propagande de guerre, envahit les médias en France et en Grande-Bretagne.

L’idée que la Russie voudraient reconstituer de toutes ses forces l’URSS défuntes est alors invoquée. Il faudrait faire « barrage » à un tel projet, et cela justifierait en réalité la violence de l’opposition à Vladimir Poutine. C’est une immense et considérable erreur. Les dirigeants russes, et Vladimir Poutine au premier chef, ont tiré un trait sur l’ancienne URSS. Le véritable enjeu pour les trente années qui viennent, c’est l’alliance entre la Chine et la Russie, et la question de savoir si les pays que l’on nomme les BRICS arriveront à constituer un front cohérent face à la politique américaine. Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature.

La question ukrainienne.

De même, sur la question ukrainienne, la Russie a toujours considéré que l’adhésion de l’Ukraine à l’UE était un problème ukrainien dans lequel elle n’avait rien à dire. Par contre, et ceci peut se comprendre, elle a affirmé à de nombreuses reprises que si l’Ukraine voulait entrer dans une zone de libre-échange avec l’UE, elle ne pourrait plus bénéficier des conditions particulières de son commerce avec la Russie. Le problème est que les dirigeants ukrainiens ont voulu gagner sur les deux tableaux. La Russie leur a rappelé que cela n’était pas possible. L’intégration économique des deux pays était sur bonne voie quand ce sont produits les événements de Maïdan. L’erreur des dirigeants russes a été de croire que cette réalité économique pèserait suffisamment lourd dans le contexte politique. Mais, ce dernier est le lieu des émotions et il est sujet à des processus de radicalisation qui ne font pas appel aux réalités économiques. De plus, le système politique ukrainiens était affreusement corrompu, ce que les dirigeants russes reconnaissent eux-mêmes. En janvier 2014 à Moscou dans des discussions avec des responsables du Ministère des Affaires Etrangères de Russie ces derniers m’ont dit être effarés du niveau de corruption de leurs homologues ukrainiens. Or, le mouvement de la place Maïdan a commencé comme une protestation contre la corruption du système politique et économique ukrainien, et cette protestation était absolument légitime. Nul ne le conteste dans les sphères officielles à Moscou. Mais, en même temps, Moscou continuait de négocier avec ces mêmes dirigeants corrompus. Il y a là une contradiction mais dont on voit mal comment elle aurait pu être dépassée. Moscou a probablement pâti du fait qu’elle était engagée dans des négociations avec Yanoukovitch. Mais, ce dernier étant le Président légalement élu de l’Ukraine, pouvait-il en être autrement ? Honnêtement, je ne le crois pas.

La question de l’OTAN est un autre problème. Il y avait un accord entre les Etats-Unis et la Russie que l’OTAN ne s’étendrait pas sur les anciens pays de l’Est et de la CEI sans l’accord de la Russie. Cet accord a été violé. Il en est allé de même au Kosovo ou les pays de l’OTAN ont couvert ce qu’ils dénoncent aujourd’hui en Crimée et en Ukraine. Les russes en tirent naturellement les conséquences et ils s’opposent à tout nouvel élargissement de l’OTAN. Mais la vérité est que nous payons au prix fort les inconséquences qui ont été les nôtres, en tant que pays dits « occidentaux », vis-à-vis de la Russie. L’instrumentalisation politique du droit international à laquelle se livrent les Etats-Unis avec l’assentiment de leurs vassaux est un véritable problème car l’on comprend bien qu’il ne peut y avoir de stabilité et de paix dans le monde que sur la base de règles respectées par tous.

Par

 

 

 

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La banque BRICS opérationnelle - Une sortie du Consensus de Washington ?

2 Novembre 2014, 10:07am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une bonne nouvelle passée pratiquement inaperçue dans les médias occidentaux. Les cinq pays du Brics ont créé au début de l’été 2014 une banque de développement qui aura comme capital 100 milliards de dollars et qui aura comme siège Shanghaï. Contrairement au FMI et à la Banque mondiale, les prêts faits ne seraient pas assortis de conditions contraignantes (ajustement structurel). Les rares informations occidentales présentent cela comme une agression contre l’ordre établi par l’Occident. Le fameux Consensus de Washington mis en place pour figer l’architecture financière internationale selon les vœux du grand capital.

La banque BRICS opérationnelle - Une sortie du Consensus de Washington ?

Les potentialités des pays du Brics

Pour François Houtart, les cinq pays composant les pays dits « émergents », c’est-à-dire, la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil et l’Afrique du Sud, forment un bloc important à l’échelle mondiale. Leur poids démographique atteint 3 milliards de personnes, soit 42% de la population mondiale et leur PIB représentait en 2010, quelque 14.000 milliards d’USD, ou 18,5% du PIB mondial. Leur réserve de devises est estimée à 5000 milliards d’USD, dont 3.200 milliards pour la seule Chine.

Cependant, malgré leur poids, tous ces pays, et en particulier les BRIC’S, sont fermement arrimés à l’économie capitaliste dominante.

Il suffit de citer quelques faits. Leurs réserves monétaires sont en majorité constituées par le dollar, au point de détenir une part importante de la dette extérieure des Etats-Unis et donc indirectement de contribuer à maintenir le système.

La « ré-primarisation » de continents tels que l’Afrique et l’Amérique latine, toujours plus producteurs de matières premières et de produits agricoles, place ces derniers en position de faiblesse dans la division internationale du travail, même si la conjoncture des prix leur a été favorable au cours des 15 dernières années » (1).

« Sur le plan financier, la dépendance est aussi très nette. Ainsi, la politique de la Réserve fédérale américaine visant à augmenter les taux d’intérêt à long terme, entre janvier et août 2012, a eu pour effet une diminution de la valeur de la monnaie de plusieurs pays émergents : l’Afrique du Sud,-20%, Inde,-17,2%, Brésil, -17,4%, Russie,-8,4%. Seule la Chine, avec sa capacité productive énorme et l’importance de ses exportations, a mieux résisté au phénomène. Cependant, ce pays a augmenté sa participation aux bons du Trésor des Etats-Unis, c’est-à-dire comme détenteur de la dette américaine, passant de 1 268 milliards de dollars en août 2013 à 1 293 milliards en septembre de la même année, soit 27,8% de l’ensemble de la participation étrangère. »(1)

Le long chemin vers l’indépendance réelle

Ecoutons ce qu’en pense le journaliste de Asia Times, Pepe Escobar : « Le Bric’s, groupe des pouvoirs émergents (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud) lutte contre le (Des) Ordre du Monde (Néolibéral) à travers une nouvelle banque de développement et un fonds de réserve mis sur pied pour compenser les crises financières. Le diable, évidemment, est dans les détails de comment ils y parviendront. Cela fut une route longue et sinueuse depuis Yekaterinburg en 2009, lors de leur premier sommet, jusqu’à la contre-attaque, longtemps attendue, du Brics contre le consensus de Bretton Woods - le FMI et la Banque mondiale - mais aussi l’Asian Development Bank (ADB). dominée par le Japon, (mais répondant en grande partie aux priorités US). » (2)

« La Banque de développement Brics - investira dans les projets d’infrastructure et de développement durable à une échelle mondiale. Dans quelques années, il atteindra une capacité de financement allant jusqu’à 350 milliards de dollars. Avec un surplus de financement, notamment de Pékin et de Moscou, la nouvelle institution pourrait faire mordre la poussière à la Banque mondiale. Comparez l’accès à l’épargne réelle au papier vert imprimé du gouvernement US sans garantie [dollar]. Et ensuite il y a l’accord établissant un fonds de réserves de devises de 100 milliards de dollars - le Contingent Reserve Arrangement (CRA) Pour le fonds, la Chine contribuera à hauteur de 41 milliards de dollars, le Brésil, l’Inde et la Russie avec 18 milliards chacun, et l’Afrique du Sud avec 5 milliards.

Au-delà de l’économie et de la finance, c’est essentiellement de la géopolitique- comme ces pouvoirs émergents offrant une alternative au Consensus de Washington qui a échoué. La stratégie arrive aussi à être un des noeuds clés de l’alliance Chine-Russie progressivement consolidée, récemment dessinée lors du « deal du gaz du siècle » et du forum économique de Saint-Pétersbourg ». (2)

« En Amérique du Sud, Poutine ne rencontre pas seulement le président de l’Uruguay, Pepe Mujica - discutant parmi d’autres sujets, de la construction d’un port en eau profonde - mais aussi Nicolas Maduro du Venezuela et Evo Morales de la Bolivie. Xi Jinping est aussi en tournée, se rendant en dehors du Brésil, en Argentine, Cuba et au Venezuela. Ce que Pékin dit (et fait) complète Moscou ; l’Amérique latine est vue comme extrêmement stratégique. Cela devrait se traduire par plus d’investissement chinois et augmenter l’intégration Sud-Sud.

Cette offensive commerciale et diplomatique russo-chinoise correspond à la poussée concertée vers un monde multipolaire L’Argentine est un exemple de premier ordre. Pendant que Buenos Aires, déjà vue dans la récession, lutte contre les fonds de vautour US - épitomé de la spéculation financière - dans les palais de justice de New York, Poutine et Xi viennent en offrant d’investir dans tout, des chemins de fer au secteur énergétique ».(2)

« Ce que les Brics essaient de présenter au Sud mondial écrit Pepe Escobar, est maintenant un choix ; d’un côté, spéculation financière, fonds de vautour et l’hégémonie des Maîtres de l’Univers ; de l’autre côté, le capitalisme productif (...) Il est toujours instructif de revenir à l’Argentine. L’Argentine est emprisonnée dans une crise chronique de dettes extérieures principalement déclenchée par le FMI depuis plus de 40 ans - et maintenant perpétuée par les fonds vautour. La banque Brics et le fonds de réserve comme alternative au FMI et à la Banque mondiale offrent la possibilité pour des dizaines d’autres nations d’échapper à la difficile situation à l’Argentine. Sans parler de la possibilité que d’autres nations émergentes telles que l’Indonésie, la Malaisie, l’Iran et la Turquie contribuent bientôt aux deux institutions. »(2)

Les réactions occidentales, entre la condescendance et les pronostics sombres

Les réactions occidentales vont tous dans le sens d’une impossibilité de cohésion dans la durée : « Ce n’est pas étonnant poursuit Pepe Escobar, que les Maîtres hégémoniques du gang universel soient inconfortables sur leurs chaises de cuir du Financial Times résume avec soin le point de vue de la City de Londres - paradis notoire du capitalisme de casino. Ce sont des jours passionnants en Amérique du Sud sur plusieurs aspects. L’hégémonie d’Atlantiste fera partie du décor, évidemment, mais c’est la stratégie du Brics qui montre la voie plus loin en bas de la route. Et la roue multipolaire continue à rouler dessus ».(2)

Dans le Monde de l’économie on nous explique pourquoi la banque : « Objectif : permettre à ses membres de se protéger en cas de nouvelle tempête sur leurs devises, comme celle déclenchée mi-2013 après l’annonce du changement de cap de la politique monétaire américaine. Les Brics avaient alors dû affronter de violentes sorties de capitaux.(...) Certains experts doutent néanmoins que 100 milliards de dollars suffisent à contrer de telles attaques. « L’efficacité du fonds serait préventive et symbolique : c’est déjà beaucoup », juge M.Zlotowski. (...) (3)

Insidieusement, le Monde de l’économie s’interroge : « Les inconnues sont nombreuses. Les pays aidés accepteront-ils de se mettre sous la tutelle officieuse de la Chine, qui sera le principal contributeur financier ? Comment se situera la banque de développement des Brics face aux institutions similaires, notamment la nouvelle banque asiatique d’investissements en infrastructures que Pékin lance en parallèle ? La cohésion entre les pays membres sera-t-elle suffisante pour mener ces projets à bien ? « J’en doute : tous poursuivent des objectifs politiques et économiques très différents », assène M.Lehmann Jean-Pierre Lehmann, spécialiste de politique économique internationale. Avant d’ajouter, non sans ironie : « Entre les Brics, il a toujours manqué le ciment. » (3)

Selon le South China Morning Post, « le président de la Banque mondiale Jim Yong-kim a salué cette initiative, déclarant qu’elle ne serait pas une menace pour les institutions de Washington [Banque mondiale et FMI], et qu’elle aiderait à combattre la pauvreté ». Jim Yong-kim aurait ajouté que « notre compétition est la lutte contre la pauvreté, notre ennemi est le manque de croissance ou encore une croissance non inclusive ». (4) (5) « L’Hindustan Times écrit également que « le sommet prendra en compte le refus du Congrès américain de ratifier les propositions donnant plus de poids aux pays émergents au sein du FMI ». Outre-atlantique, l’inquiétude est parfois de mise. En témoigne cette étude publiée par Forbes, qui titre : « Plus qu’une alliance antidollar, un nouvel outil de stabilisation du commerce qui constitue un risque réel pour la dominance du dollar américain ». (5)

Justement lassés d’attendre que le Congrès des États-Unis autorise la réforme du FMI qui leur donnerait une représentation plus conforme au poids qu’ils ont acquis dans l’économie mondiale, les Brics créent l’embryon d’un système parallèle qui se pose en contrepoids, si ce n’est en alternative, à celui dont les bases avaient été jetées pendant la Seconde Guerre mondiale, à un moment où les équilibres étaient très différents de ceux d’aujourd’hui.(5)

Les Brics et la construction d’un nouveau monde L’importance du sommet Brics annonce un nouveau monde en train de naître. D’autres pays pourront rejoindre les Brics actuels qui seraient bientôt rejoints par l’Iran et l’Indonésie. L’Iran est un chef de file pilier politique technologie important. Il dispose d’énormes ressources naturelles. Il fait d’extraordinaires progrès technologiques.

Il y aura bientôt un membre Bric’s. Et il en sera de l’Indonésie, qui a la quatrième plus grande population, une économie en développement rapide (environ 7% par an) et, encore une fois, d’énormes ressources naturelles. Déjà, les Brics actuels ont 40% de la population mondiale, 30% de sa masse terrestre, et 25% de son PIB, et ce dernier étant un chiffre en forte augmentation. Le raisonnement sous-jacent est simple : les Brics sont déterminés à défier l’Ouest, domination politique et économique et, en particulier, de briser la domination du Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui n’ont pas servi les besoins de développement des pays pauvres et ont généralement servi que de les mettre dans de plus en plus, non remboursable de la dette. (6)

« Peut-être le résultat le plus important du sommet Brics est le projet de création d’un câble à fibre optique reliant les cinq États (avec des extensions relativement faciles à l’Iran et l’Indonésie). En effet, il se pourrait que les Brics soient la construction d’un système mondial indépendant optique Internet fibre ou au moins un étendue sur laquelle ils auront un contrôle complet. »

La coopération Sud-Sud pourra trouver des objectifs nombreux, la déconnection du Sud vis-à-vis du Nord ne sera complète que par l’abandon du paradigme capitaliste et, en contrepartie, de la construction commune d’une option alternative pour la vie de l’humanité sur la planète. En fait, la crise structurelle que vit l’ensemble du globe ne laisse pas de choix et une coopération Sud-Sud peut contribuer à établir les nouveaux objectifs et à définir les transitions. »(6)

Il est vrai cependant que les Brics sont effectivement très différents en termes de système politique, de niveau de croissance économique et autres indicateurs de développement, de culture et de démographie. Il est à espérer que les pays du Brics fassent réellement de cette banque la plaque tournante du développement sans demander aux pays demandeurs d’aide de sacrifier les fondamentaux de la vie, l’éducation, la santé, les droits à l’alimentation, à l’eau et à posséder un toit. De plus, le vertige de puissance pourrait amener les grands pays du Brics à monopoliser les décisions. Nous l’avons vu avec la difficulté de choisir le siège. C’est, en définitive, la Chine qui l’a récupéré. (7)

1. François Houtart http://www.cahiersdusocialisme.org/...

2. Pepe Escobar http://www.elcorreo.eu.org/BRICS-co... 15 juillet2014

3. http://www.lemonde.fr/economie/arti...

4. http://www.scmp.com/business/econom...

5. Lionel Pelisson http://www.courrierinternational.co...

6. http://alalumieredunouveaumonde.blo...

7. C.E. Chitour http://www.legrandsoir.info/L-Avene...

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L’Allemagne sur le point de rejoindre les BRICS ?…

30 Juillet 2014, 10:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Nouvel espoir face à « l’Empire »? Après un article expliquant que l’Allemagne « pourrait » faire capoter le traité transatlantique, un autre sur ce même pays qui « pourrait » rejoindre les BRICS. Bien sur, tout cela reste au conditionnel, mais il y aurait quand même de quoi espérer en lisant ces infos…

D’après un analyste financier l’Allemagne serait en train de rejoindre secrètement les BRICS
La controverse de la surveillance de la NSA est centralisée sur la peur viscérale américaine que la première puissance économique d’ largue le dollar
                
L’analyste financier Jim Willie affiirme de manière sensationnelle que l’Allemagne serait en train de se préparer à abandonner le système unipolaire soutenu (et protégé) par l’OTAN et les Etats-Unis pour rejoindre les nations de l’assemblée des BRICS et que ceci serait parce que la NSA a été prise la main dans le sac à espionner Angela Merkel et d’autres leaders politiques allemands.
Dans un entretien avec Greg Hunter de USA Watchdog, Willie, un analyste statisticien ayant un doctorat en la matière, a avancé que la véritable raison derrière le récent scandale de la surveillance de la NSA ciblant l’Allemagne est centrée autour de la peur des Etats-Unis devant le fait que la plus grosse puissance économique européenne cherche à échapper à l’inévitable effondrement du dollar.
“Je pense qu’ils cherchent certains détails pour aider la
à larguer le dollar. Ils cherchent des détails pour un mouvement secret pour que l’Allemagne puisse sortir du système du dollar et rejoindre les BRICS (Brésil, , Inde, Chine et Afrique du Sud). C’est exactement ce qu’ils sont en train de faire” a dit Willie.

Plus tôt ce mois ci, les nations du BRICS ont annoncé la création d’une nouvelle au capital de 100 milliards de dollars, comme alternative au FMI et qui sera basée à Shanghaï et présidée par .
a lancé le nouveau système financier en disant qu’il était conçu pour “aider à empêcher le harcèlement de pays qui ne sont pas d’accord avec des décisions politiques des Etats-Unis et de leurs alliés”, un signal on ne peut plus clair indiquant que la Russie et les autres nations du BRICS sont en train de construire un système économique et financier qui sera concurrentiel à celui du FMI et de la .
Donnant un aperçu de l’attitude générale de l’élite occidentale envers la Russie, des commentaires faits par des gens comme par exemple l’ancien ambassadeur américain en Irak Christopher Hill, suggèrent que Moscou est de plus en plus vu comme un état voyou. En avril dernier, Hill avait dit que la réponse de la Russie à la crise ukrainienne avait trahi le “nouvel ordre mondial” dont elle a été partie prenante ces 25 dernières années.
Donnant un autre signe que les nations du BRICS sont en train de bouger pour créer un modèle multipolaire complètement concurrentiel de celui de l’occident, les cinq pays sont également en train de construire une nouvelle structure pour l’internet qui va contourner et court-circuiter les Etats-Unis afin de prévenir l’espionnage de la NSA.
Willie fait aussi un lien entre le mouvement de l’Allemagne et l’abattage du vol MH17 de la Malaysia Airline la semaine dernière, évènement qui a été exploité par les Etats-Unis et la GB pour pousser toujours plus de sanctions contre la Russie, malgré le fait que celles-ci n’ont que très peu d’effets et n’apparaissent que toucher et incapaciter les intérêts commerciaux des pays de l’Europe occidentale.
“Voici la grosse, grosse conséquence de tout cela. Les Etats-Unis sont en fait en train de dire à l’Europe qu’elle n’a pas le choix. Rejoignez-nous dans notre guerre contre la Russie, rejoignez-nous dans nos sanctions contre la Russie. Rejoignez-nous dans de constants guerres et conflits, dans l’isolation et la destruction de vos économies, dans le refus de votre approvisionnement en énergie, dans l’annulation de vos contrats. Rejoignez-nous dans la guerre et les sanctions parce que vraiment vous devez garder le dollar et son régime fonctionnels. Ils diront, nous sommes fatigués du dollar… Nous poussons l’Allemagne. Ne vous souciez pas de la
, de l’Angleterre, inquiétez-vous de l’Allemagne. L’Allemagne possède 3000 entreprises qui font des affaires très activement maintenant. Elles ne vont pas se joindre aux sanctions… Point final.”

Paul Joseph Watson

url de l’article original:  http://www.infowars.com/analyst-germany-secretly-planning-to-join-brics/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

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