Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #actions militantes

Victimes collatérales des lasagnes au cheval, les salariés de Fraisnor filent à pied vers Paris

15 Avril 2013, 18:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Publié le 15/04/2013

Par La Voix Du Nord

Ce lundi matin, des salariés de Fraisnor ont démarré une marche qui doit les mener jusqu’à Paris d’ici lundi prochain. Objectif: rejoindre l’Élysée pour alerter, en plus hauts lieux, sur la situation de l’entreprise.

 Henri Agez, Christian Delépine et Olivier Renaut, employés chez Fraisnor, ont prévu d’arriver à Paris lundi 22 avril.

Rejoindre Paris à pied. Tel est le moyen qu’ont imaginé les salariés de Fraisnor pour alerter les pouvoirs publics sur la situation de leur entreprise, spécialisée dans la fabrication de lasagnes fraîches. Suite au scandale de la viande de cheval, 120 emplois sont en effet menacés.

C’est de l’usine, à Feuchy, qu’a débuté la marche ce lundi matin. Les trois marcheurs, Henri Agez, Christian Delépine et Olivier Renaut, ont pour objectif de rejoindre Paris lundi prochain, et plus précisément l’Élysée, pour remettre une lettre, signée des 120 salariés à François Hollande.

En passant par Hénin-sur-Cojeul et Saint-Léger, les marcheurs, encadré par deux véhicules syndicaux et deux autres de la gendarmerie, cheminaient lundi jusqu’à Bapaume. Péronne, Roye, Noyon, Compiègne, Senlis, Sarcelles sont les autres villes dans lesquelles les manifestants ont prévu de faire escale d’ici lundi prochain. Ils y seront chaque fois accueillis par des instances syndicales.

Des engagements respectés, assure la préfecture

Tandis que les marcheurs foulaient le bitume, lundi matin, se tenait en préfecture le troisième comité de suivi concernant la situation de l’entreprise Fraisnor. Il a permis de vérifier que les engagements pris par les participants, dont la communauté urbaine d’Arras qui veut racheter les locaux, ont bien été respectés.

Ainsi, la CUA a bien signé un protocole de vente avec Fraisnor concernant le bâtiment. « Une première avance a été versée à l’entreprise pour qu’elle puisse tenir bon en cette période de tension », confirmait le préfet Denis Robin. « Du côté de l’État, le dossier a été envoyé au ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, afin de lui demander l’exonération d’impôts sur la plus value, pour qu’aucune partie de la vente ne soit payée à l’État sous forme de taxe. De plus, M. Garot, ministre de l’Agroalimentaire, a rappelé l’ensemble des clients de Fraisnor pour leur rappeler l’intérêt de soutenir une entreprise de ce type, pour qu’elle puisse dépasser la crise conjoncturelle. »

Enfin, le chef d’entreprise a fait le point sur l’activité de la société qui, bien qu’elle ait gardé l’essentiel de ses fidèles clients, n’a pas encore retrouvé son activité d’avant la crise de la viande de cheval.

Voir les commentaires

Un sursis pour Fraisnor !

5 Avril 2013, 17:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Fraisnor-1.jpgEn achetant les bâtiments de Fraisnor d’une valeur de 2,5 millions d’euros, la Communauté urbaine d’Arras (CUA) a offert une bouffée d’oxygène à l’entreprise qualifiée de « fleuron de l’industrie agro-alimentaire arrageoise » par Philippe Rapeneau, le président UMP de l’instance intercommunale.

Celle-ci serait « en mesure de nous octroyer 300.000 € dès la fin du mois », se félicite Christian Delépine de la CGT.

De l’argent frais susceptible de rassurer les fournisseurs qui exigent désormais d’être payés à la livraison, mais aussi de permettre le paiement des salaires de mars. « Nous ne sommes pas pour autant sortie d’affaires, tout au plus avons-nous obtenu un sursis de six mois », commente le délégué syndical « fier du combat mené par les 118 salariés pour sauver l’activité ».

Il est vrai que la grève de la faim menée dans des conditions épiques par deux travailleurs sur le toit d’un silo, a contraint non seulement Guillaume Garot, le ministre délégué à l’agro-alimentaire, à se déplacer à Arras, mais surtout le pouvoir politique local à réagir enfin.

C’est désormais à Alain Leemans, le propriétaire belge de la société spécialisée dans la fabrication de lasagnes fraîches, placée en redressement judiciaire début mars, à imaginer un plan susceptible de sortir Fraisnor de l’ornière dans laquelle l’a plongé le scandale de la viande de cheval (voir nos éditions précédentes).

Accroître le volume de production, moderniser l’outil de travail, regagner la confiance des consommateurs et inciter les grandes surfaces, ses principaux clients, à réviser leurs marges à la baisse... Les défis sont légions !

 

Jacques KMIECIAK

Voir les commentaires

"Référendum" sur la semaine des 4 jours et demi

27 Mars 2013, 17:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

 

Divion est la seule commune du Nord Pas-de-Calais à consulter ainsi par un vote direct les parents sur cette réforme.

A Divion, dans le Pas-de-Calais, un millier de parents étaient invités à se prononcer sur l'application de la réforme des rythmes scolaires.

bulletin.jpg

En 2013 ou en 2014 ? Comment ? Une initiative unique dans le Nord Pas-de-Calais.

A l'issue du vote, 2014 a recueilli 65% des voix.

Le dépouillement a eu lieu vers 19h30.

65% des votants ont choisi 2014.

45% des parents ont participé à ce vote.
Toutes les communes ont jusqu'au 31 mars pour faire leur choix.

A ce jour, seules 18% d'entre elles ont opté pour la semaine de 4 jours et demi dès 2013. 

930 enfants sont scolarisés à Divion. Iront-ils à l'école 4 jours et demi par semaine dès 2013 ? C'est la question à laquelle étaient invités à répondre leurs parents ce lundi. Une sorte de référendum local, une "consultation" organisée par la mairie de la commune qui tenait à utiliser la démocratie participative sur cette réforme qui divise dans de nombreuses communes.

Les parents devaient répondre à deux questions. L'une portant sur la date d'application de la réforme (2013 ou 2014), l'autre sur les modalités d'application (quelle durée pour la pause du midi ?).

Voir les commentaires

Deux salariés de Fraisnor en "grève de la faim et de la parole" Mots clés : grève, lutte, cgt, entrepris

12 Mars 2013, 22:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 divers-20130311_094833--1-.jpg Deux délégués CGT du fabricant de lasagnes fraîches Fraisnor, placé mercredi en redressement judiciaire, se son juchés sur un silo de leur entreprise, se sont mis en grève de la faim et réclament des engagements du ministre de l’Agroalimentaire.

Les deux salariés sont montés vers 07H30 sur le silo de l'entreprise, à Feuchy (Pas-de-Calais), à environ 25 mètres de haut, et en ont condamné l'accès, ont indiqué les gendarmes. Ils ont également déployé quatre drapeaux CGT au sommet du silo balayé par la neige, a-t-on ajouté de même source. Dans un message écrit transmis au syndicat, majoritaire chez Fraisnor, les deux salariés disent "(attendre) au plus vite" la venue du ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, sur le site de Fraisnor.
"Nous ne descendrons pas avant d'avoir des engagements écrits", ont-ils lancé dans leur message.
Les deux hommes, le secrétaire et un membre du CHSCT, âgés de 45 et 47 ans, sont "en grève de la faim et de la parole", a précisé le secrétaire de la CGT, Christian Delépine.

Fraisnor, qui fabrique chaque mois 700 tonnes de lasagnes fraîches, a été placé mercredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Arras avec une période d'observation de deux mois. La société a vu ses commandes chuter de 70% depuis le scandale de la viande de cheval et une partie de ses 110 salariés ont été mis au chômage technique.
Les salariés avaient voté l'occupation de l'usine le soir et le weekend par crainte que "l'outil de travail parte", et annoncé des actions. "Nous avons besoin d'avance de trésorerie pour pouvoir continuer. C'est urgent", a expliqué M. Delépine, décrivant "la fatigue mentale des travailleurs".

Voir les commentaires

Un autre indigné

4 Mars 2013, 22:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Gilber-gilmez.jpgC'est un autre nonagénaire, qui a passé sa vie à résister, à se battre contre l'injustice.

En 1948, Norbert Gilmez était employé administratif aux Charbonnages de France. Eclate la grande grève des mineurs, parce qu'une circulaire a supprimé le salaire minimal des mineurs. Orchestrée par le PC, la solidarité nationale s'organise. Gilmez collecte les vêtements, les chaussures, au bénéfice des familles de mineurs en grève. A la fin de la grève, il est licencié, avec 3000 grévistes. Alors logé par les Charbonnages, Gilmez est aussi expulsé avec sa famille. Depuis lors, avec 15 de ses camarades, il demande réparation pour licenciement abusif.

 

On passe les péripéties judiciaires. En 2011, la Cour d'appel reconnait le caractère abusif du licenciement, condamnant les Charbonnages de France à payer 30 000 euros à Norbert Gilmez (encore dans la fleur de l'âge, avec ses 89 printemps) et ses camarades. Alors ministre des finances, Christine Lagarde se pourvoit en cassation. En 2012, l'arrêt de la Cour d'appel est cassé. Gilmez ne sera pas indemnisé. Si longtemps après, on sent encore percer, dans sa voix, une indignation intacte. «Nous avons été victimes de terrorisme d'État. Il n'y avait pas de délit. On a résisté au terrorisme comme on doit résister à tous les terrorismes » déclare Gilmez à La Voix du Nord, un des rares médias à recueillir son témoignage à ce moment.

 

Norbert Gilmez ne fait pas, n'a jamais fait, ne fera sans doute jamais la Une d'un journal. Même pas aujourd'hui, au lendemain d'une journée où il vient pourtant de remporter une grande victoire: les sept mineurs encore sous le coup de condamnations après les grèves de 1948 et 1952 ont été inclus dans la loi d'amnistie sociale, votée mercredi par le Sénat, comme le signalent en quelques lignes les quelques comptes rendus de presse qui s'intéressent au sujet. Condamnations ? Oui, car plusieurs de ces licenciés, anciens résistants, prisonniers de guerre, ou titulaires d'un grade dans l'armée, ont été dégradés lors de leur licenciement, et réclament la reconstitution de leur carrière. Les mineurs peuvent s'estimer heureux. A la demande des socialistes, les antipub, les militants de RESF, ou les faucheurs d'OGM condamnés ont été, eux, exclus du champ de cette loi d'amnistie. Ils ne devraient pourtant pas désespérer. Un calcul élémentaire leur permet d'entrevoir une possibilité d'amnistie dans 65 ans, soit en 2078.

Voir les commentaires

FRAISNOR S'INVITE AU SALON DE L'AGRICULTURE A PARIS

4 Mars 2013, 22:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Photo-103.jpg

 

Le vendredi 1er mars une délégation du syndicat CGT FRAISNOR a participé à l’initiative de la FANF CGT au salon de l’agriculture à Paris.
350 militants CGT de l’agroalimentaire ont occupé le stand du ministère de l’agriculture pour faire entendre les revendications des travailleurs.
Stéphane LE FOLL ministre de l'agriculture et Guillaume GAROT ministre de l’agroalimentaire ont reçu une délégation constituée d’un représentant de 6 syndicats en lutte pour sauver l’emploi dans leurs entreprises respectives et deux secrétaires de la fédération agroalimentaire CGT.
les camarades ont exposé la situation de FRAISNOR et insisté sur l’extrême urgence de trouver des fonds pour éviter la liquidation judiciaire.
Contrairement à son engagement pris le 20 février, Monsieur Frédéric JOSEPH Directeur des affaires générales de la préfecture n’a pas transmis au ministre GAROT la demande de rencontre.
Guillaume GAROT s’engage à tenir informer la suite des opérations, les salariés sont resté mobilisés.
Dès mercredi si les salariés de FRAISNOR n'ont aucune nouvelle, ils feront le nécessaire pour lui rafraichir la mémoire.
Les samedi 2 mars, 40 salariés se rendaient avec leur banderole et étaient de nouveau accueillis sur le stand du ministère de l’agriculture. 

 

 

La mobilisation de l’ensemble des salariés est indispensable, et  le programme de la semaine est chargé :

Mardi 5 mars matin rassemblement

à 10h place de la gare d’Arras.

 

Mardi 5 mars après-midi manifestation régionale à LILLE

 

Mercredi 6 mars audience du tribunal de commerce

rue Roger SALENGRO  à 9h

 

 Départ à 8h précise de FRAISNOR pour se rendre tous ensembles en voiture en opération escargot au tribunal de commerce

 

Vendredi 8 mars action à définir collectivement si aucune réponse du ministère.

 

Photo-099.jpg

Voir les commentaires

Il est grand temps de rallumer les luttes de classes

14 Février 2013, 19:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                                     une partie de la délégation du Pas de Calais au congrès d'aubervilliers

congrès PCF 2013


le texte d'interventiondu secretaire de section d'Arras René Chevalier au congrès d'aubervilliers le 7 fevrier 2013

 

Camarades, 

 

Suite au calendrier présenté par le comité national, la Conférence de section de l'Arrageois a eu lieu le 21 janvier ; elle a été précédée de réunions des cellules. La section en compte 6 dont une qui encadre plus de 30 communes, cela donne de réelles perplexités financières du contenu du nouveau statut, ou plus précisément d’une méconnaissance de terrain de la part de ces auteurs.

 

La teneur des discussions, tant dans ces différentes cellules, qu'à la conférence de section, montre du scepticisme, de l’amertume, et même de l’indignation.

En effet, le texte présenté par le CN, bien entendu voté en majorité par les communistes qui ont bien voulu se déplacer, est diffus et voir inconstant, il ne traite pas vraiment les problèmes fondamentaux que subissent tous les citoyens lambda dans cette société.

 

En réaction, la plupart des camarades de l'Arrageois où est né l’incorruptible Robespierre, ont eu le sentiment qu'ils ont été conviés à un simulacre au vu du texte, astucieusement bon nombre d’amendements sont venus tacler quelques omissions.

 

Le 36ème congrès ne doit en aucun leur échapper comme le précédent, puisque la direction nationale a déjà décrété que sa stratégie est la bonne : au lieu de travailler à bâtir un projet éclairé dont tous les travailleurs ont besoin, elle se centre sur seulement une stratégie pseudo-rassembleuse, partisane d’une ligne réformiste, politicienne, pro-européenne. Exposant pour l’avenir le PCF sous la tutelle du Front de gauche.

 

Nous refusons cette perspective !

 Il serait impensable qu’un PCF révolutionnaire se transforme en un parti progressiste!

 

Pour le Parti Communiste Français, il est urgent de construire un grand projet et de le faire connaître, y compris à l'occasion des élections en 2014.

 

N'ayons pas peur de vanter le communisme, de saluer le socialisme, de prôner les nationalisations !

 

 Osons rappeler les avancées sociales formidables que furent les démocraties populaires ! Des erreurs, des crimes, il y en a eu certes ! Par qui et pourquoi ?

 

Faut-il condamner pour autant la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le droit de vote des femmes, la Sécurité sociale, les conventions collectives, le régime des prestations familiales ? Etc., etc.…

Combien nombre de communistes fusillés, torturés, martyrisés a-t-il fallu au nom de la paix et de la démocratie ?

Oui le parti a connu aussi des grands moments de prospérité, grâce aux femmes et aux hommes qui les ont instaurés. Nous ne devons ni le nier, ni rien oublier.

 

Analysons sérieusement le passé récent : pour le Front de gauche les dernières législatives n’ont pas était un franc succès ! pour une certaine fraternité, le PCF a laissé aux autres composantes du front de gauche une partie des sièges qui leur appartenaient, et pire, à la région nord pas de Calais, comme dans d’autres régions, des élus du parti de gauche se sont empressés de s’encanailler avec d’autres élus  de groupements différents pour créer un groupuscule <<la gauche maintenant>> au sein de la région.


 Merci l’allégeance ! 

 

À l’échelon local, dans la Comité Urbaine d’ Arras, des pans entiers industriels ont laissé place aux promoteurs et aux grandes enseignes (ex métallurgies, sidérurgies, textiles)

De ce fait, sur l'Arrageois, nous n'avons pas attendu que vienne d'en haut l'idée de créer des structures de luttes ouvertes. Nombre d’entreprises sont actuellement en restructuration où règnent  les plans sociaux.

 

Nous les communistes sommes présents partout avec des camarades syndicalistes, plus d’une dizaine d’entreprises sont touchés actuellement :  Meryl fiber (fabrication de fil de nylon la seule Europe), frainord, Onex, Picor, Hawker, Maxéi, mécanique moderne et Sanders 4 ème  semaine de grèves pour les derniers.

Cela représente plusieurs milliers de licenciements secs.

 

Ceci est une réalité de terrain.

 

Mais au-delà des licenciements bien souvent abusifs, ce sont les conseillers prudhomaux qui sont mis en cause. Et là je lance un appel à nos responsables nationaux d’intervenir auprès de madame Taubira garde des Sceaux ;

J’interpelle tous les responsables nationaux sur l’action disciplinaire engagée contre un camarade conseillé prud’homal CGT d’Arras.

 

 Christian Delepine, pour ne pas le nommer, dont un dossier de procédure disciplinaire a été déposé sur le bureau de madame Taubira garde des Sceaux.

 

 Depuis 2008 ce camarade est mis en cause régulièrement par les élus du MEDEF. Effectivement on lui reproche l’attachement à un bon fonctionnement de la justice prud’homale au sein du conseil, ainsi qu’un engagement syndical au sein de la CGT en dehors du conseil.

 

Est-ce une faute grave de défendre bec et ongles les salariés licenciés par des patrons voyous, et de plus, soutenus par des procureurs de la République ?

Est-ce aux élus prudhomaux, et aux salariés de payer l’exode des capitaux ?

 

C’est par ces faits concrets, celle de terrain, que nous fassions de ce congrès un vrai congrès représentatif de la volonté des militants.

 

C'est en fonction de cet objectif qu’être communiste, c’est comprendre en toute simplicité qu’il n’est pas possible d’en finir avec la pauvreté, le chômage, la précarité, le mal-logement et les considérables difficultés qui pèsent sur nos vies dans tous les domaines, sans s’attaquer à l’édifice tout entier du système capitaliste.

 

 Il est temps d’en finir avec le capitalisme et ériger une société sur de nouvelles bases, une société libérée de la loi du profit et de l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Qu’attend Le Parti communiste français pour se positionner comme un organe essentiel de l’alliance et exprimer clairement ses objectifs déterminants dans son propre programme ?

Affirmons plus que jamais au peuple notre identité communiste.

 

Oui camarades, il est peut être grand temps de rallumer les étoiles !  

Mais il est surement grand temps de rallumer les luttes de classe !

 

Merci camarades.

 

intervention-congres-PCF-2013.jpg


Voir les commentaires

Prud'hommes d'Arras. Mobilisation pour l'arrêt de la procédure disciplinaire envers Christian Delepine

17 Janvier 2013, 19:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

delepine

En soutien à Christian Delépine, conseiller Prud'hommes et président en exercice de la section "industrie" menacé de sanction par la bourgeoisie, une distribution de tracts est à l'ordre du jour de l'audience solennelle du conseil des Prud'hommes d'Arras. 
La CGT devrait aussi faire lors de l'audience une déclaration conformément à la décision adoptée par le secteur DLAJ (Droit Liberté Action Juridique) CGT du Pas-de-Calais, en décembre dernier.
Revendiquons l'arrêt de la procédure disciplinaire à l'encontre de notre camarade !
Rendez-vous ce :
                                                         vendredi 18 janvier à 15h 30
                                                         au conseil des Prud'hommes
                                                                  rue Saint-Michel
                                                                         à Arras

Voir les commentaires

Grève des factures énergétiques dans le Bruaysis : Le mouvement suspendu

11 Janvier 2013, 18:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La grève des factures énergétiques est suspendue. Ainsi en a décidé, ce jeudi 20 décembre, le collectif de militants politiques et syndicaux du Bruaysis, qui en avait émis l’hypothèse. A ce jour, « seules 200 personnes étaient prêtes à s’engager à ne payer que 10 % de leur facture de gaz ou d’électricité pour en obtenir une baisse significative. C’est insuffisant pour démarrer une grève efficace au 1er janvier, nous en espérions au moins 5.000 », souligne Daniel Dewalle.


Daniel-Dewalle-a-decide-de-la-suspension-de-la-greve---2.JPG

Les raisons de cet échec ? La difficulté « à mobiliser déjà dans nos propres rangs. D’aucuns assimilent ce type d’initiative à de l’agitation gauchiste. Il n’en est pourtant rien. Il s’agit seulement d’envisager des formes d’actions en lien avec le XXIe siècle », commente le conseiller général communiste qui pointe aussi du doigt l’ « esprit délégataire » d’une frange de la population : « Les gens nous disent  que c’est bien ce que l’on fait, mais ils ne le font pas eux-mêmes ! » « Notre projet de grève est réalisable à la seule condition que les consommateurs agissent », rappelle Hervé Merlin du Collectif. Certains « nous ont pris pour des utopistes », relève pour sa part Sylvia Thelliez. Il est vrai aussi que l’absence d’évènement fédérateur de terrain a peut-être été de nature à freiner les meilleures volontés...

 

Le Collectif « énergie, eau moins chères » n’a pas pour autant renoncé à son projet. Il se donne simplement plus de temps « pour convaincre  ». Un point sera fait en mars à Bruay-la-Buissière avec l’ambition intacte « de démarrer la grève le 1er novembre 2013 », souligne Daniel Dewalle. 

 

Voir les commentaires

Prud’hommes d’Arras : Un juge CGT menacé !

18 Décembre 2012, 06:45am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  

Delepine-copie-1.JPG

Président de la section « industrie » du conseil des Prud’hommes d’Arras, Christian Delépine pourrait faire l’objet d’une mesure disciplinaire pour « manquement grave » dans l’exercice de ses fonctions.

 

A la demande du procureur du Tribunal de Grande instance d’Arras, il est convoqué devant sa section le mardi 18 décembre. En réalité, Christian Delépine est notamment dans le collimateur d’une partie du barreau arrageois qui lui reproche de ne pas « appliquer les usages et de faire passer les parties dans l’ordre du rôle ». « Il me semble que les privilèges ont été abolis avec la Révolution française », leur répond Christian Delépine pour qui « le Code du Travail est un outil au service des travailleurs, si nous nous en servons pas, à quoi sert-il de se présenter aux élections prud’homales et de siéger ? ».

 

Les avocats se plaignent en effet de ses « excès de formalisme » ou à l’instar de Tal Letko Burian, l’un d’entre eux, d’ « appliquer le code du Travail de manière rigoriste » ! Quoi de plus normal pour un juge de la République que de se conformer « au Droit, rien que le Droit, c’est le mandat qui m’a été confié », insiste Christian Delépine. Et ce militant de la Fédération régionale CGT de l’Agro-alimentaire de rappeler que « depuis deux ans, des plaintes pour fautes graves ont été formulées à l’encontre de juges patronaux, d’avocats ou d’une partie du greffe, sans que la Justice ne donne suite ».

 

Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur la logique de classe qui caractérise la « cabale dont est victime Christian Delépine », selon les Unions locales d’Auchel, Béthune, Bruay-la-Buissière, Lillers et Saint-Pol-sur-Ternoise. Pour protester contre cette « attaque frontale contre la classe ouvrière », elles appellent à un rassemblement de soutien devant les Prud’hommes d’Arras, 31 rue Saint-Michel, le mardi 18 décembre à 9h 30.

 

 

Jacques KMIECIAKgugul-html-m65ed1c20

Voir les commentaires

Globule rouge : journal de la santé fédération communiste du Pas-de-Calais nov/déc 2012

24 Novembre 2012, 11:47am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Globule rouge novem 2012 p 1

 

Globule-rouge-novem-2012-p-2.jpg

 

Globule-rouge-novem-2012-p-3.jpg

 

Globule-rouge-novem-2012-p-4.jpg

Voir les commentaires

Le beffroi d'Arras crie "Liberté pour Abdallah" !‏

15 Novembre 2012, 17:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

beffroi.JPGCe samedi 10 novembre 2012, à l’initiative du Peuple des Corons, comité « Bassin minier » de soutien à Georges Ibrahim Abdallah (1), le beffroi d’Arras (Pas-de-Calais) a été pacifiquement occupé, une heure durant, par des partisans de la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah.

 

Une intervention en forme de pied-de-nez à la bourgeoisie qui, au Moyen-Âge, avait fait de cet édifice le symbole de son émancipation du carcan féodal.

Et qui aujourd’hui se laisse aller à se soumettre aux pressions des Etats-Unis et d’Israël dont les pressions manifestes,  depuis 28 ans, visent à empêcher la remise en liberté du plus ancien prisonnier politique de l’Hexagone.

 

A se corrompre ainsi, la « Justice » bourgeoisie se fait la « putain de l’Amérique », comme le soulignait avec justesse Jacques Verges, l’avocat de ce militant communiste et anti-impérialiste incarcéré à Lannemezan dans les Pyrénées.

Dans la ville qui a vu naître l’Incorruptible Maximilien Robespierre, le message affiché du haut du beffroi et les slogans criés à l’heure du marché hebdomadaire, n’en avaient que plus de sens...

La section du parti communiste d'Arras soutien cette initiative 

 

(1)   Des militants de Solidarité Georges Lille, du Comité Solidarité Basque (Lille), du comité « Libérez-les ! » (59 – 62), de la Fédération régionale CGT de l’Agro-alimentaire et de la Jeunesse communiste du Pas-de-Calais se sont joints à cette initiative.  de même que la section du Parti Communiste d'Arras soutien cette initiative             

 

beffroi2.JPG

 

 

               Prochain rassemblement pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah                      

                          Dimanche 18 novembre à partir de 10h 30

                                    dans le quartier populaire de Wazemmes à Lille 

Voir les commentaires

Eau, gaz, électricité : faire baisser les factures, c'est possible !

6 Novembre 2012, 15:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Caricature-consommateur-electricite.jpgL’eau, c’est la vie !

L’électricité et le gaz sont des énergies de première nécessité dont on ne peut aujourd’hui se passer !

Pourtant, l’eau, le gaz, l’électricité deviennent une charge de plus en plus importante pour le budget des familles.

Au 3ème millénaire, c’est INDECENT !

Alors que les sociétés privées qui gèrent l’eau, le gaz et l’électricité, multiplient leurs profits et font vivre grassement leurs actionnaires, les consommateurs de ces produits de première nécessité voient s’alourdir leurs factures.

Alors qu’au nom de la libre concurrence, ces sociétés ont obtenu que les gouvernements ne fixent plus les tarifs permettant à chacune et chacun d’entre nous de bénéficier de l’accès à l’eau et aux énergies.

C’en est ASSEZ !

Nous sommes un collectif de citoyens révoltés par cette situation et qui exige :

- une baisse immédiate des tarifs de 10 % pour l’eau, le gaz et l’électricité

- le retour des entreprises du gaz et de l’électricité dans un grand service public de l’énergie, et la création d’un service public décentralisé de l’eau

Pour soutenir cette exigence, nous proposons dès le 1er janvier 2013, la GREVE DU PAIEMENT DES FACTURES d’électricité, de gaz et d’eau.

Nous proposons à la place du paiement d’adresser aux entreprises concernées cet appel citoyen.

Nous avons ensemble le pouvoir de faire bouger les choses.

Pour rejoindre le collectif, n'hésitez pas à nous contacter par mail à l'adresse suivante : energieeaumoinscheres@gmail.com 

NOTRE FORCE, C’EST NOTRE NOMBRE !

Voir les commentaires

DITES OUI À LA RECONDUCTION DE L’AIDE ALIMENTAIRE EUROPÉENNE.

28 Octobre 2012, 19:01pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

80 millions de pauvres en Europe et Bruxelles veut réduire l’Aide alimentaire aux démunis

A Arras les associations de solidarité appellent à protester

Il y a en Europe 18 millions de personnes précaires qui ne survivent que grâce à l’aide alimentaire que leur apportent les associations de solidarité. Or Bruxelles les menace de rogner l’enveloppe de 500 millions qu’elle leur versait jusqu'alors au titre de l’Aide Alimentaire. Ce serait une calamité, et à Arras les responsables du Secours Populaire, des Restos du Cœur, de la Croix Rouge et de la Banque alimentaire ont jeté cette semaine un cri d’alarme.

Cette réduction du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) porterait un coup terrible par exemple au le Secours Populaire du Pas-de-Calais qui a pu l’an dernier de distribuer un million de repas dont ont bénéficié 4 200 familles soit 20 000 personnes. Comment accepter cette décision alors que la précarité fait d’année en année plus de victimes.

500 millions d’euros c’est à peine 0,5 % du budget de l’Europe et 1 € par habitant.

Alors que la crise qui frappe l’Europe fait grimper le taux de chômage à 11%, que 80 millions d’Européens vivent sous le seuil de pauvreté, et qu’il faudrait porter le PEAD à 680 millions Bruxelles veut le ramener à 360 millions. Ce serait, dit Serge Décaillon, responsable du SPF du Pas-de-Calais, nous obliger cette année à rayer

2 000 familles de nos fichiers.

Les bénévoles qui animent les associations humanitaires appellent les élus locaux à réagir et à faire entendre à Bruxelles la voix de leur colère.

Les internautes peuvent trouver écho de cette croisade sur le site : www.theairfood-project.com

 

 

         

Voir les commentaires

Tous à la manifestation le 30 septembre à Paris

20 Septembre 2012, 19:57pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Fédération du Parti Communiste Français

du Pas de Calais

organise un départ en bus pour une 

Grande manifestation unitaire à Paris,

 le  départ se fera de Lens 

le dimanche 30 septembre 

une modeste participation de 10€ sera sollicitée

pour un Non à l'austérité permanente.

Contre la ratification du pacte budgétaire européen.

pour l'exigence d'être consultés par référendum.

TOUS À LA MANIFESTATION À PARIS !

pour  tout contact :

Fédération du PCF de Lens 66 rue de la gare 

tel 03 21 08 12 12 

ou la section du PCF Arras 14 avenue de l'hippodrome 

tel 03 21 51 66 80


Voir les commentaires

Nos enfants ne peuvent pas attendre : un collectif budgétaire est nécessaire

2 Septembre 2012, 19:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

education-nationale0.jpgNos enfants ne peuvent pas attendre : un collectif budgétaire est nécessaire pour que la rentrée scolaire se fasse dans de bonnes conditions.

Avec la défaite de Nicolas Sarkozy, l’étau qui enserrait l’enseignement public vient de se desserrer un peu. Mais changer un homme ne suffit pas, il faut changer de politique. L’école a besoin d’une loi d’orientation, élaborée avec tous les acteurs de l’éducation. Mais sans attendre, il faut préparer les conditions d’une rentrée scolaire qui soit meilleure que les précédentes. Les personnels l’exigent, les enfants en ont besoin. Et pour cela, il faut des moyens tout de suite !

C’est pourquoi nous demandons la mise en place d’un collectif budgétaire : il faut attribuer des moyens nouveaux à l’éducation sans attendre, pour assurer la rentrée prochaine dans de bonnes conditions.

Priorité au combat contre l’échec !

Il faut recréer les 2500 postes des RASED supprimés cette année en proposant aux enseignants mutés sur des postes ordinaires de réintégrer leur poste dans les équipes RASED et en recrutant les jeunes qui attendent sur liste complémentaire.

Il faut relancer dès maintenant la formation des enseignants et des personnels. Pour commencer, il faut rétablir l'année de stage à mi-temps pour les lauréats du concours 2012, ce qui implique de créer environ 6 500 postes sous statut de la fonction publique d’État. Une politique de formation, avec un cadrage national et une coopération entre les universités et l’éducation nationale est nécessaire pour organiser et encadrer ce stage dans de bonnes conditions.

Enfin, iI faut mettre en place dès la rentrée prochaine le pré-recrutement des futurs enseignants, pour reconstruire un vivier et démocratiser l’accès au métier.

Il faut rétablir pour la rentrée les postes supprimés dans la dernière vague, sous statut de la fonction publique d’État, en recrutant sur liste complémentaire. Le rattrapage des suppressions des années précédentes devra se faire au cours des rentrées prochaines. Priorité aux REP, aux zones rurales, et aux lycées professionnels, qui ont été les plus touchés.

L’école doit être gratuite !

Interdisons toute forme de demande de contribution financière des familles au frais de scolarité (sorties, etc.).

La France doit se donner les moyens d’une politique de progrès pour l’éducation. Nous n’accepterons pas que ces moyens soient prélevés sur un budget de l’État constant, donc au détriment des autres services publics (santé, justice, police de  proximité, recherche, écologie, etc.). Ce serait injuste et inefficace : si l’ensemble de la vie sociale est fragilisée, l’école en souffrira nécessairement.

Il faut donc créer des ressources nouvelles, en réformant la fiscalité. Il faut rompre avec les politiques d’austérité imposées par les marchés financiers et l’Union européenne. Les dépenses publiques doivent sortir des mains des marchés financiers. Au prochain sommet européen, la France doit réclamer la création d’un fonds européen solidaire, social et écologique à gestion démocratique et abondé directement par la Banque centrale européenne, institution publique, pour financer les services publics de façon solidaire, partout en Europe.

                                  je signe la pétition

Voir les commentaires

Roms/réunion interministerielle : le PCF attend des décisions à la hauteur d'une politique de gauche

18 Août 2012, 15:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

romsLe gouvernement vient de décider de tenir une réunion interministérielle au sujet des Roms présents en France.

Le PCF se félicite de cette initiative et attend de cette réunion des décisions à la hauteur des valeurs que doit porter la gauche. Nous ne pouvons accepter de ce gouvernement ce que nous avons refusé hier de Sarkozy.

Cependant, l’inexactitude de l’analyse du ministre de l’intérieur, pour qui l’exode de Roms de Roumanie et de Bulgarie ne serait dûe qu’aux discriminations, est inquiétante. Certes les discriminations qui touchent les populations dans ces pays doivent être combattues fermement, mais les migrations de ces familles sont tout autant dues à la misère et à la dégradation des économies et des politiques sociales.

Le PCF exige que les mesures transitoires soient immédiatement levées par la France pour enfin permettre l’égal accès au travail. Un moratoire sur les expulsions doit être décidé.

Reconnaitre le droit au travail, le droit de circulation, ansi que leur statut européen implique que l’on cesse de les chasser, de les expulser des bidonvilles et des squats. En mettant ces populations à la rue, en ajoutant de la précarité à la précarité, aucune solution ne peut être trouvée pour combattre ce mal logement. La scolarisation et le droit à l’hygiène doivent être une priorité.

Des tables rondes départementales doivent être organisées avec les associations qui agissent auprès des familles. Le gouvernement engagera avec les associations et les collectivités territoriales un bilan des expériences menées dans des villes et des départements.

Cette réunion interministérielle doit donc aboutir sur une politique adaptée à la situation, avec des engagements précis et un calendrier de travail, en collaboration avec les associations et les élus.

Une politique de gauche ambitieuse doit faire de cette question l’une des démonstrations de sa détermination à agir avec les citoyens contre la misère, les précarités, le mal logement et les discriminations. 

Voir les commentaires

Aides sociales : Pas question de payer encore la f(r)acture !!

25 Juillet 2012, 13:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La France n'est pas aux travailleurs, elle est a 98 familles qui la pillent

banniere_uec.jpg

Le dernier conseil d'administration du CNOUS du mois de juillet a entériné l'augmentation du montant des bourses de 2,1% pour la prochaine rentrée. Mais dans le même temps, le CNOUS demande à plus de 5 000 étudiants de rembourser leurs bourses pour divers motifs : un prétendu manque d'assiduité, les critères d'attribution qui n'étaient pas les bons. Ce sont indistinctement les étudiants qui ont effectivement décroché, et les étudiants salariés qui n'ont pas pu assister aux contrôles continus. C'est donc plus de 5 000 étudiants qui se retrouvent dans une telle galère, et encore une fois les étudiants les plus précaires : « Je vais carrément devoir arrêter mes études pour travailler et rembourser le CROUS ! », nous témoignait une étudiante.

Empressé de nier la gravité de la situation, le CNOUS se félicite que ce nombre d'étudiants mis en demeure ne soit égal à celui de l'année universitaire précédente. Il y a vraiment de quoi se réjouir ! « Les procédures n'ont pas changé », rappelle-ton également. Dans ce cas, que dire de ces dizaines de milliers d'étudiants qui n'ont pas touché un sou durant le premier semestre, à cause de l'assèchement financier provoqué par Wauquiez, qui a lancé le dixième mois de bourse sans aucun moyen financier supplémentaire ? Que dire de la catastrophe sociale et sanitaire dans laquelle ont été plongés les plus précaires d'entre nous, contraints pour certains d'arrêter leurs études et poussés au suicide ? C'est une véritable double peine qui s'abat sur les étudiants boursiers.

Les étudiants communistes n'entendent pas rester les bras croisés. Il n'est pas question pour nous de se contenter de dire « que ce n'est pas pire qu'en 2010-2011 », année universitaire qui a vu chuter le nombre d'étudiants issus des classes populaires de 6% encore ! Quelle université de l'émancipation peut se vanter d'accueillir à peine plus de 23% de fils d'ouvriers et d'employés non qualifiés ? Quelle université de l'émancipation peut se vanter que 40% des étudiants précaires déclarent avoir déjà sérieusement pensé au suicide ?

En quelques semaines, du second tour des législatives jusqu'aux chaînes d'inscriptions, ce sont déjà des milliers d'étudiants qui ont signé notre appel à la mobilisation, pour un véritable statut social du jeune travailleur en formation. Ce sont déjà des centaines d'étudiants qui nous ont rejoint, et dont les exigences de progrès social n'ont pas disparu avec Sarkozy. À ceux qui seraient tentés de faire la sourde oreille, nous saurons nous faire entendre !

Marion Guenot
Secrétaire nationale de l'UEC

Voir les commentaires

1er MAI : LA PAROLE AUX TRAVAILLEURS

30 Avril 2012, 16:09pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

1er mai à Arras : 

MANIFESTATION

à l'appel des syndicats

10 h Place de la Gare

1er-mai-2012


Voir les commentaires

1er mai : une déclaration de Georges Séguy

30 Avril 2012, 15:55pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

G.Seguy.jpgGeorges Séguy :

"Une situation qui rappelle de tristes souvenirs"

Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, résistant, déporté

Entretien paru dans l’Humanité du 26 avril 2012

 

"Nicolas Sarkozy devrait approfondir ses connaissances sur l’histoire du 1er Mai. En France, cette journée de lutte existe depuis qu’on a inauguré la tour Eiffel. Depuis que les ouvriers ont décidé de manifester chaque année à cette date, en dépit des interdictions et de la répression, le 1er Mai à l’échelle internationale est un symbole de l’unité de tous les travailleurs du monde pour le progrès social et la liberté.

Vouloir faire une cérémonie spéciale sur «  le vrai travail  », c’est une ignorance totale de l’histoire du 1er Mai. Les propos tenus par Henri Guaino sur France Inter, évoquant à propos du défilé populaire «  un 1er Mai des permanents syndicaux  », sont particulièrement choquants et n’ont rien à voir avec la réalité. Les permanents syndicaux sont évidemment dans les manifestations du 1er Mai, mais leur caractéristique, c’est la participation la plus massive possible des salariés et de leurs familles sur la base de la solidarité et de leurs revendications sociales. Henri Guaino, comme Nicolas Sarkozy, a tout à apprendre de l’histoire du mouvement ouvrier.

La prétention d’organiser un autre rassemblement, d’une autre nature, sur le thème du «  vrai travail  » me rappelle les périodes durant lesquelles les dictatures fascistes ont interdit les manifestations du 1er Mai correspondant à son histoire pour en faire des manifestations de collaboration de classes niant la défense des revendications et la solidarité. Nous sommes dans une situation qui rappelle de tristes souvenirs. Sous l’occupation nazie, nous n’avions pas le droit de manifester et pourtant nous l’avons pris.

Nous nous sommes heurtés à la répression de l’État français sous la direction de Pétain et de Laval. Jamais les travailleurs ne se sont résignés à accepter que l’on change la nature de classe du 1er Mai. Il y a dans cette décision de Nicolas Sarkozy quelque chose qui va dans le sens de ce qui a toujours été condamné par le monde du travail et par tous les démocrates. Je rappelle qu’à l’origine le 1er Mai a été organisé pour obtenir la journée de huit heures de travail. S’attaquer aux «  corps intermédiaires  », donc aux syndicats, qu’on oppose aux «  vrais travailleurs  » rappelle l’époque pétainiste, où l’on vantait le corporatisme et la collaboration de classe. Cela nous rattache aux vieilles traditions de l’extrême droite. Pour m’opposer à ces conceptions réactionnaires en France et dans d’autres pays d’Europe, j’ai écrit un livre sur le centenaire du 1er Mai qui explique la signification de cette journée, qui demeure un moment important de la solidarité internationale des travailleurs et de leur volonté de progrès sociaux.

Les organisations syndicales ont pris la décision de faire un grand 1er Mai. J’ai beaucoup apprécié en tant que syndicaliste que Jean-Luc Mélenchon ait appelé les travailleurs et tous ceux qui sont proches du Front de gauche à participer massivement aux manifestations. Ce sera une nouvelle journée de combat pour le progrès, la liberté, et contre les restrictions sociales préconisées par ceux qui veulent modifier la nature de la Journée internationale de lutte et de solidarité des travailleurs."

Propos recueillis par Jean-Paul Piérot

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>