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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #actions militantes

Contre le pacte de responsabilité, tous en grève le 18 mars

17 Mars 2014, 04:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Nous condamnons « le haut niveau de cotisations sociales en France contribuant au coût relativement élevé du travail ».

Nous affirmons que « des efforts supplémentaires sont nécessaires en soutien à la profitabilité des entreprises ».

 

Telles sont les exigences adressées par la Commission de Bruxelles au gouvernement Hollande, le 5 mars 2014.

Le gouvernement Hollande-Ayrault, ayant ratifié le TSCG, s’exécute

 

Ce même 5 mars 2014, il obtient — sans surprise ! — l’accord de la CFDT et du MEDEF sur son pacte de responsabilité.

 

=> Le pacte de responsabilité, c’est 50 milliards d’euros de coupes dans les budgets de la Sécurité sociale, des collectivités territoriales et des services publics.

 

Pour la population, pour les travailleurs, des coupes, des coupes et encore des coupes !

 

=> Et de l’autre côté, pour les patrons, un cadeau de 30 milliards d’euros !

 

Ils se verraient en effet exonérés de leurs versements aux cotisations familiales !

 

Cela sous prétexte de prétendues « contreparties » en créations d’emplois.

 

Mais tout le monde sait que le patron des patrons, Pierre Gattaz, a déclaré : « La position du MEDEF est de surtout ne prendre aucun engagement chiffré juridique. »

 

Alors, à quoi devraient servir les 30 milliards d’euros supplémentaires de cadeaux aux entreprises ?

 

A rémunérer les actionnaires, ce que revendique le même Gattaz : « Les dividendes, c’est la rémunération d’un risque. » Tu parles !

=> Au titre de l’exercice 2013, les 40 plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Paris devraient verser 39,3 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires : 6 % de plus qu’il y a un an !

 

=> Au cours de la même année, 303 000 travailleurs supplémentaires ont perdu leur emploi ;

 

21 600 chômeurs de plus en février. Et ce sont des chiffres officiels…

Le pacte de responsabilité Hollande-Gattaz-Berger

ne doit pas passer !

 

Ci joint les dernières informations de l'UD Pas de Calais pour la journée d'action du 18 mars.

 

 

De nouvelles informations nous sont parvenues des Unions Locales.

 

Pour PARIS les bus sont complets :

 

Soyez à l’heure , les bus n’attendront pas !! :

 

1. BETHUNE, 8 H 00 Place de Général de Gaulle ;

2. LENS, 8 H 30 Face au Commissariat près de la Sécurité Sociale, Avenue Van Pelt ;

3. ARRAS, 9 H 00 Boulevard Allendé devant la sécurité sociale.

 

Soyons nombreux dans les rassemblements, manifestations et autres actions !!!

 

TOUTES LES INFORMATIONS

sur les lieux et horaires des rassemblements et manifestations

SONT ICI

 

Contre le pacte de responsabilité, tous en grève le 18 mars
Contre le pacte de responsabilité, tous en grève le 18 mars
Contre le pacte de responsabilité, tous en grève le 18 mars

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Soirée belote à la cellule Lanvin

25 Février 2014, 20:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Soirée belote à la cellule Lanvin

Pour la 4e année, la cellule Lanvin de la section d’Arras, à organiser le samedi 22 février une soirée belote, une soirée de détente de convivialité.

Nombreux voisins de quartiers se sont joints à cette soirée, qui fut un succès, nombre de participants sont repartis les bras chargés de lot de consolation.

Le secrétaire de cellule André Rabouille dans son discours de bienvenue, remercia fortement le secours populaire et les élus communistes, pour le don de nombreux lots, ainsi que tous les camarades qui ont œuvré pour la réussite de cette soirée.

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Le Parti communiste dit « non à la guerre en Syrie »

9 Septembre 2013, 17:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le mercredi 4 septembre, la section du PCF Arras a organisé un rassemblement pour dire

                  Non à l’intervention impérialiste en Syrie !

POUR REFUSER CE SCANDALE ET POUR EXIGER DE LA FRANCE ET DES USA...MAIS AUSSI DE LA TURQUIE-ISRAËL-JORDANIE-QATAR-ARABIE SAOUDITE... QU'ILS STOPPENT IMMÉDIATEMENT LEUR INGÉRENCE, LEURS LIVRAISONS D'ARMES ET LES MENACES DE BOMBARDEMENTS

LA SOLIDARITÉ ET LA DÉTERMINATION POUR LA PAIX SONT NOS ARMES

 

 

Article de la voix du nord du jeudi 5 septembre

Le Parti communiste dit « non à la guerre en Syrie »

« Oyez, oyez, citoyens arrageois ! » Comme à Calais, Béthune ou Lens, le Parti communiste, avec le Front de gauche, le Mouvement de la paix, a tenté d’attirer l’attention lors d’un rassemblement, hier à18 h, sur la place des Héros, sur le sort du peuple syrien. Par la voix de René Chevalier, secrétaire de la section arrageoise du PCF, une trentaine de militants qui brandissaient drapeaux et pancartes mentionnant notamment « Non à la guerre ! » ont exprimé leur « refus d’une intervention militaire de la France en Syrie ». L’utilisation des armes chimiques par le pouvoir de Bachar el-Assad est « un nouveau pas dans l’horreur » dans « un pays dévasté » à la « population prise en otage ». Mais les communistes considèrent « qu’ajouter la guerre à la guerre serait la pire des solutions ». Ils prônent « une pression diplomatique vigoureuse » avec l’organisation d’un sommet« pour un règlement politique » du conflit, en vue d’aboutir à une« transition démocratique ».

Le message délivré au porte-voix a laissé de marbre trois passants déambulant sur les pavés et la plupart des clients attablés aux terrasses des cafés pour profiter de la fin d’après-midi ensoleillée. La Syrie et la politique semblaient bien loin des préoccupations de rentrée des Arrageois. ■

Le Parti communiste dit « non à la guerre en Syrie »
Le Parti communiste dit « non à la guerre en Syrie »
Le Parti communiste dit « non à la guerre en Syrie »
Le Parti communiste dit « non à la guerre en Syrie »

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Mobilisons-nous le 10 septembre

30 Juillet 2013, 13:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Inquiétudes, amertume et colère ne cessent de grandir parmi nous… salariés, jeunes, privés d’emploi, retraités.

Les salaires, les minima sociaux et les pensions stagnent ou régressent. Le chômage continue sa hausse insupportable. Nos conditions de travail se dégradent. La jeunesse galère de petits boulots en sales boulots. La perspective d’une retraite bien méritée et d’une reconnaissance de la pénibilité au travail s’éloignent... Nous vivons de plus en plus mal l’aggravation des inégalités, l’intensification de la précarité et de la misère.

Pendant que le gouvernement abdique chaque jour davantage face aux marchés financiers, le patronat en réclame toujours plus... De nouveau, c’est à nos retraites qu’il veut s’en prendre aujourd’hui pour réduire le coût du travail, faire éclater notre système de sécurité sociale fondé sur la répartition des richesses créées par le travail.

Chaque jour confirme l’urgence de notre intervention ensemble et de plus en plus nombreux pour que ça change vraiment et durablement.

Dans de nombreuses entreprises ou services, la résignation et la soumission tant espérées par le patronat et le gouvernement se traduisent, bien au contraire et avec raison, par des luttes.

La prise de conscience grandit peu à peu que, sans l’action collective, sans l’irruption du monde du travail sur la scène du social, rien ne pourra changer en positif.

La CGT, avec d’autres organisations syndicales en France et en Europe, considère qu’une rupture est nécessaire pour réorienter les politiques sociales et économiques, et renouer avec la croissance, la création de richesses pour une autre répartition.

Le travail que les salariés produisent à tous les niveaux, dans tous les secteurs et dans toute leur diversité crée des biens et produits utiles à tous. Il permet aux entreprises françaises de dégager des marges financières, qui même si elles accusent un fléchissement du fait de la crise, doivent pouvoir financer les investissements, l’augmentation des salaires, l’emploi et nos systèmes solidaires de protection sociale : la retraite, la santé, la famille, l’assurance chômage.

Aujourd’hui les moyens de relance de l’économie sont captés par les actionnaires dont les dividendes ne cessent d’augmenter au détriment de la rémunération du travail et des investissements nécessaires pour développer les entreprises. Le patronat vient d’obtenir 20 milliards de crédit d’impôts portant ainsi à 200 milliards les aides publiques aux entreprises qui font défaut au budget de l’état. Malgré cela, l’industrie continue de détruire des emplois, et les mécanismes d’exonérations de cotisations sociales entretiennent la non reconnaissance des qualifications des salariés. (Lire sur ce sujet : Et si on parlait du coût du capital ?

L’État employeur n’est pas en reste. Les services publics se dégradent et ne parviennent plus à répondre aux besoins sociaux, pendant que les personnels subissent de plein fouet les coupes sombres budgétaires depuis des années.

On ne pourra pas parler de compétitivité sans porter l’enjeu de la qualité et de l’efficacité du et au travail. Il ne peut pas y avoir ni qualité, ni efficacité sans libertés, sans démocratie au travail, sans nouveaux droits des salariés pour intervenir sur les choix de gestion et l’organisation du travail.

Pour cela, la CGT fait des propositions concrètes et les met en débat auprès de vous :

Le travail n’est pas un coût, c’est une richesse !

Exigeons une autre répartition des richesses, pour les salaires, à commencer par le Smic, pour les retraites, pour le droit à la santé et notre protection sociale.

Pour sortir de la crise, le maintien et le développement des activités et de l’emploi industriel, la reconquête des politiques publiques, des services et de l’emploi publics sont impérieux et nécessaires.

Pour sécuriser le travail et les salariés, gagnons un statut du travail salarié et une sécurité sociale professionnelle, constitués d’un socle de droits attachés à la personne, transférables et garantis collectivement.

Pour une réforme ambitieuse du système de retraite par répartition (pdf du 4 pages), avec un âge d’ouverture des droits dès 60 ans, la prise en compte de la pénibilité, un niveau de pension d’au moins 75 % du salaire, garantissons son financement solidaire fondé sur le travail.

Durant tout l’été, la CGT ira à la rencontre des salariés, sur tout le territoire (voir notre site dédié).

Pour que ça change vraiment, la CGT est disponible pour construire avec vous, la construction des mobilisations nécessaires. Pour que ça change vraiment, la seule alternative c’est d’agir tous ensemble dans l’unité et le rassemblement le plus large dès la rentrée.

C’est pourquoi, la CGT vous propose de décider très nombreux, d’une première journée d’action unitaire, de grève et de manifestations le 10 septembre 2013.
(voir le communiqué intersyndical CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires du 8 juillet)

LA CRISE C’EST EUX ! LA SOLUTION C’EST NOUS ! TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

Mobilisons-nous le 10 septembre

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Coup de colère de Christian Champiré : « Que l’Etat joue son rôle ! »

17 Juillet 2013, 13:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lors de l’inauguration du siège de l’ADECR à Lens, sa présidente Cathy Apourceau a fait entendre la « voix discordante des élus communistes et républicains dans le flot de congratulations et d’autosatisfaction » autour du Louvre Lens. Maire PCF de Grenay, Christian Champiré invite l’Etat à assumer ses responsabilités en matière de financement du musée.

Le Louvre-Lens a fêté son 500.000evisiteur, fin mai. Que vous inspire Quel est votre sentiment quant au Louvre-Lens, six mois après son ouverture ?

 

C’est une réussite populaire, le lieu de rendez-vous que les collectivités locales souhaitaient. Le jeu en valait la chandelle pour changer l’image de la Région et aller de l’avant. Le Louvre, ce n’est pas pour autant le Sauveur suprême. Les gens n’y croient plus. Aussi ne faut-il pas se montrer fleur bleu et imaginer que la population locale n’attendait que ça. Elle a d’abord à résoudre ses problèmes d’emplois, de loyers et de fin de mois. Déjà avec le Tunnel sous la Manche, on nous avait promis des emplois par milliers. Qu’en est-il aujourd’hui de la situation du Calaisis désespérante par le chômage qui y explose ? Et quand les habitants prennent conscience du coût du musée, il est normal qu’ils se posent des questions. Le Louvre-Lens serait d’autant mieux accueilli si toutes les parties prenantes faisaient un effort, et pas seulement la population.

 

Vous reprochez à l’Etat son manque d’investissement ?

 

Tout à fait. La construction du musée a été financée à 80 % par les collectivités locales du Nord-Pas-de-Calais. Une part importante du coût estimé à 150 millions d’euros, a été assurée par la Région, son maître d’œuvre. L’Etat n’a apporté que 2 millions, là où la Région a mis 88 millions d’euros. Désormais, le coût annuel du fonctionnement (entre 12 et 15 millions d’euros) devrait être pris en charge par la Région, le conseil général du Pas-de-Calais et la Communauté d’Agglomération de Lens - Liévin. L’Etat n’y contribuera pas ! Pourtant il intervient à hauteur de 25 % dans le fonctionnement du centre Pompidou à Metz. Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ? Ce n’est pas consentir à un véritable effort que de mettre des fonctionnaires à disposition du musée. Ou d’y transférer des tableaux et des œuvres d’art ! Ces dernières appartiennent déjà la Nation, donc à la population locale. A Lens, on n’est pas au musée du Louvre d’Abou Dabi qui devra payer pour exposer les œuvres et c’est normal.

 

Vous invitez donc l’Etat à revoir sa position ?

 

C’est une question de justice sociale. Rien n’est perdu. Des changements sont intervenus en son sommet, il y a un an. L’Etat doit prendre sa part dans ce projet pour que la Région puisse panser ses plaies et que la population ait, enfin, le sentiment d’appartenir à la Nation, d’être aidés. C’est une sensation d’abandon qui prévaut aujourd’hui. Ce serait aussi une juste reconnaissance du rôle central joué par nos mineurs pour le relèvement du pays à la Libération.

 

 

Propos recueillis par Jacques KMIECIAK

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Victimes collatérales des lasagnes au cheval, les salariés de Fraisnor filent à pied vers Paris

15 Avril 2013, 18:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Publié le 15/04/2013

Par La Voix Du Nord

Ce lundi matin, des salariés de Fraisnor ont démarré une marche qui doit les mener jusqu’à Paris d’ici lundi prochain. Objectif: rejoindre l’Élysée pour alerter, en plus hauts lieux, sur la situation de l’entreprise.

 Henri Agez, Christian Delépine et Olivier Renaut, employés chez Fraisnor, ont prévu d’arriver à Paris lundi 22 avril.

Rejoindre Paris à pied. Tel est le moyen qu’ont imaginé les salariés de Fraisnor pour alerter les pouvoirs publics sur la situation de leur entreprise, spécialisée dans la fabrication de lasagnes fraîches. Suite au scandale de la viande de cheval, 120 emplois sont en effet menacés.

C’est de l’usine, à Feuchy, qu’a débuté la marche ce lundi matin. Les trois marcheurs, Henri Agez, Christian Delépine et Olivier Renaut, ont pour objectif de rejoindre Paris lundi prochain, et plus précisément l’Élysée, pour remettre une lettre, signée des 120 salariés à François Hollande.

En passant par Hénin-sur-Cojeul et Saint-Léger, les marcheurs, encadré par deux véhicules syndicaux et deux autres de la gendarmerie, cheminaient lundi jusqu’à Bapaume. Péronne, Roye, Noyon, Compiègne, Senlis, Sarcelles sont les autres villes dans lesquelles les manifestants ont prévu de faire escale d’ici lundi prochain. Ils y seront chaque fois accueillis par des instances syndicales.

Des engagements respectés, assure la préfecture

Tandis que les marcheurs foulaient le bitume, lundi matin, se tenait en préfecture le troisième comité de suivi concernant la situation de l’entreprise Fraisnor. Il a permis de vérifier que les engagements pris par les participants, dont la communauté urbaine d’Arras qui veut racheter les locaux, ont bien été respectés.

Ainsi, la CUA a bien signé un protocole de vente avec Fraisnor concernant le bâtiment. « Une première avance a été versée à l’entreprise pour qu’elle puisse tenir bon en cette période de tension », confirmait le préfet Denis Robin. « Du côté de l’État, le dossier a été envoyé au ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, afin de lui demander l’exonération d’impôts sur la plus value, pour qu’aucune partie de la vente ne soit payée à l’État sous forme de taxe. De plus, M. Garot, ministre de l’Agroalimentaire, a rappelé l’ensemble des clients de Fraisnor pour leur rappeler l’intérêt de soutenir une entreprise de ce type, pour qu’elle puisse dépasser la crise conjoncturelle. »

Enfin, le chef d’entreprise a fait le point sur l’activité de la société qui, bien qu’elle ait gardé l’essentiel de ses fidèles clients, n’a pas encore retrouvé son activité d’avant la crise de la viande de cheval.

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Un sursis pour Fraisnor !

5 Avril 2013, 17:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Fraisnor-1.jpgEn achetant les bâtiments de Fraisnor d’une valeur de 2,5 millions d’euros, la Communauté urbaine d’Arras (CUA) a offert une bouffée d’oxygène à l’entreprise qualifiée de « fleuron de l’industrie agro-alimentaire arrageoise » par Philippe Rapeneau, le président UMP de l’instance intercommunale.

Celle-ci serait « en mesure de nous octroyer 300.000 € dès la fin du mois », se félicite Christian Delépine de la CGT.

De l’argent frais susceptible de rassurer les fournisseurs qui exigent désormais d’être payés à la livraison, mais aussi de permettre le paiement des salaires de mars. « Nous ne sommes pas pour autant sortie d’affaires, tout au plus avons-nous obtenu un sursis de six mois », commente le délégué syndical « fier du combat mené par les 118 salariés pour sauver l’activité ».

Il est vrai que la grève de la faim menée dans des conditions épiques par deux travailleurs sur le toit d’un silo, a contraint non seulement Guillaume Garot, le ministre délégué à l’agro-alimentaire, à se déplacer à Arras, mais surtout le pouvoir politique local à réagir enfin.

C’est désormais à Alain Leemans, le propriétaire belge de la société spécialisée dans la fabrication de lasagnes fraîches, placée en redressement judiciaire début mars, à imaginer un plan susceptible de sortir Fraisnor de l’ornière dans laquelle l’a plongé le scandale de la viande de cheval (voir nos éditions précédentes).

Accroître le volume de production, moderniser l’outil de travail, regagner la confiance des consommateurs et inciter les grandes surfaces, ses principaux clients, à réviser leurs marges à la baisse... Les défis sont légions !

 

Jacques KMIECIAK

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"Référendum" sur la semaine des 4 jours et demi

27 Mars 2013, 17:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

 

Divion est la seule commune du Nord Pas-de-Calais à consulter ainsi par un vote direct les parents sur cette réforme.

A Divion, dans le Pas-de-Calais, un millier de parents étaient invités à se prononcer sur l'application de la réforme des rythmes scolaires.

bulletin.jpg

En 2013 ou en 2014 ? Comment ? Une initiative unique dans le Nord Pas-de-Calais.

A l'issue du vote, 2014 a recueilli 65% des voix.

Le dépouillement a eu lieu vers 19h30.

65% des votants ont choisi 2014.

45% des parents ont participé à ce vote.
Toutes les communes ont jusqu'au 31 mars pour faire leur choix.

A ce jour, seules 18% d'entre elles ont opté pour la semaine de 4 jours et demi dès 2013. 

930 enfants sont scolarisés à Divion. Iront-ils à l'école 4 jours et demi par semaine dès 2013 ? C'est la question à laquelle étaient invités à répondre leurs parents ce lundi. Une sorte de référendum local, une "consultation" organisée par la mairie de la commune qui tenait à utiliser la démocratie participative sur cette réforme qui divise dans de nombreuses communes.

Les parents devaient répondre à deux questions. L'une portant sur la date d'application de la réforme (2013 ou 2014), l'autre sur les modalités d'application (quelle durée pour la pause du midi ?).

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Deux salariés de Fraisnor en "grève de la faim et de la parole" Mots clés : grève, lutte, cgt, entrepris

12 Mars 2013, 22:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 divers-20130311_094833--1-.jpg Deux délégués CGT du fabricant de lasagnes fraîches Fraisnor, placé mercredi en redressement judiciaire, se son juchés sur un silo de leur entreprise, se sont mis en grève de la faim et réclament des engagements du ministre de l’Agroalimentaire.

Les deux salariés sont montés vers 07H30 sur le silo de l'entreprise, à Feuchy (Pas-de-Calais), à environ 25 mètres de haut, et en ont condamné l'accès, ont indiqué les gendarmes. Ils ont également déployé quatre drapeaux CGT au sommet du silo balayé par la neige, a-t-on ajouté de même source. Dans un message écrit transmis au syndicat, majoritaire chez Fraisnor, les deux salariés disent "(attendre) au plus vite" la venue du ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, sur le site de Fraisnor.
"Nous ne descendrons pas avant d'avoir des engagements écrits", ont-ils lancé dans leur message.
Les deux hommes, le secrétaire et un membre du CHSCT, âgés de 45 et 47 ans, sont "en grève de la faim et de la parole", a précisé le secrétaire de la CGT, Christian Delépine.

Fraisnor, qui fabrique chaque mois 700 tonnes de lasagnes fraîches, a été placé mercredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Arras avec une période d'observation de deux mois. La société a vu ses commandes chuter de 70% depuis le scandale de la viande de cheval et une partie de ses 110 salariés ont été mis au chômage technique.
Les salariés avaient voté l'occupation de l'usine le soir et le weekend par crainte que "l'outil de travail parte", et annoncé des actions. "Nous avons besoin d'avance de trésorerie pour pouvoir continuer. C'est urgent", a expliqué M. Delépine, décrivant "la fatigue mentale des travailleurs".

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Un autre indigné

4 Mars 2013, 22:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Gilber-gilmez.jpgC'est un autre nonagénaire, qui a passé sa vie à résister, à se battre contre l'injustice.

En 1948, Norbert Gilmez était employé administratif aux Charbonnages de France. Eclate la grande grève des mineurs, parce qu'une circulaire a supprimé le salaire minimal des mineurs. Orchestrée par le PC, la solidarité nationale s'organise. Gilmez collecte les vêtements, les chaussures, au bénéfice des familles de mineurs en grève. A la fin de la grève, il est licencié, avec 3000 grévistes. Alors logé par les Charbonnages, Gilmez est aussi expulsé avec sa famille. Depuis lors, avec 15 de ses camarades, il demande réparation pour licenciement abusif.

 

On passe les péripéties judiciaires. En 2011, la Cour d'appel reconnait le caractère abusif du licenciement, condamnant les Charbonnages de France à payer 30 000 euros à Norbert Gilmez (encore dans la fleur de l'âge, avec ses 89 printemps) et ses camarades. Alors ministre des finances, Christine Lagarde se pourvoit en cassation. En 2012, l'arrêt de la Cour d'appel est cassé. Gilmez ne sera pas indemnisé. Si longtemps après, on sent encore percer, dans sa voix, une indignation intacte. «Nous avons été victimes de terrorisme d'État. Il n'y avait pas de délit. On a résisté au terrorisme comme on doit résister à tous les terrorismes » déclare Gilmez à La Voix du Nord, un des rares médias à recueillir son témoignage à ce moment.

 

Norbert Gilmez ne fait pas, n'a jamais fait, ne fera sans doute jamais la Une d'un journal. Même pas aujourd'hui, au lendemain d'une journée où il vient pourtant de remporter une grande victoire: les sept mineurs encore sous le coup de condamnations après les grèves de 1948 et 1952 ont été inclus dans la loi d'amnistie sociale, votée mercredi par le Sénat, comme le signalent en quelques lignes les quelques comptes rendus de presse qui s'intéressent au sujet. Condamnations ? Oui, car plusieurs de ces licenciés, anciens résistants, prisonniers de guerre, ou titulaires d'un grade dans l'armée, ont été dégradés lors de leur licenciement, et réclament la reconstitution de leur carrière. Les mineurs peuvent s'estimer heureux. A la demande des socialistes, les antipub, les militants de RESF, ou les faucheurs d'OGM condamnés ont été, eux, exclus du champ de cette loi d'amnistie. Ils ne devraient pourtant pas désespérer. Un calcul élémentaire leur permet d'entrevoir une possibilité d'amnistie dans 65 ans, soit en 2078.

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FRAISNOR S'INVITE AU SALON DE L'AGRICULTURE A PARIS

4 Mars 2013, 22:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Photo-103.jpg

 

Le vendredi 1er mars une délégation du syndicat CGT FRAISNOR a participé à l’initiative de la FANF CGT au salon de l’agriculture à Paris.
350 militants CGT de l’agroalimentaire ont occupé le stand du ministère de l’agriculture pour faire entendre les revendications des travailleurs.
Stéphane LE FOLL ministre de l'agriculture et Guillaume GAROT ministre de l’agroalimentaire ont reçu une délégation constituée d’un représentant de 6 syndicats en lutte pour sauver l’emploi dans leurs entreprises respectives et deux secrétaires de la fédération agroalimentaire CGT.
les camarades ont exposé la situation de FRAISNOR et insisté sur l’extrême urgence de trouver des fonds pour éviter la liquidation judiciaire.
Contrairement à son engagement pris le 20 février, Monsieur Frédéric JOSEPH Directeur des affaires générales de la préfecture n’a pas transmis au ministre GAROT la demande de rencontre.
Guillaume GAROT s’engage à tenir informer la suite des opérations, les salariés sont resté mobilisés.
Dès mercredi si les salariés de FRAISNOR n'ont aucune nouvelle, ils feront le nécessaire pour lui rafraichir la mémoire.
Les samedi 2 mars, 40 salariés se rendaient avec leur banderole et étaient de nouveau accueillis sur le stand du ministère de l’agriculture. 

 

 

La mobilisation de l’ensemble des salariés est indispensable, et  le programme de la semaine est chargé :

Mardi 5 mars matin rassemblement

à 10h place de la gare d’Arras.

 

Mardi 5 mars après-midi manifestation régionale à LILLE

 

Mercredi 6 mars audience du tribunal de commerce

rue Roger SALENGRO  à 9h

 

 Départ à 8h précise de FRAISNOR pour se rendre tous ensembles en voiture en opération escargot au tribunal de commerce

 

Vendredi 8 mars action à définir collectivement si aucune réponse du ministère.

 

Photo-099.jpg

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Il est grand temps de rallumer les luttes de classes

14 Février 2013, 19:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                                     une partie de la délégation du Pas de Calais au congrès d'aubervilliers

congrès PCF 2013


le texte d'interventiondu secretaire de section d'Arras René Chevalier au congrès d'aubervilliers le 7 fevrier 2013

 

Camarades, 

 

Suite au calendrier présenté par le comité national, la Conférence de section de l'Arrageois a eu lieu le 21 janvier ; elle a été précédée de réunions des cellules. La section en compte 6 dont une qui encadre plus de 30 communes, cela donne de réelles perplexités financières du contenu du nouveau statut, ou plus précisément d’une méconnaissance de terrain de la part de ces auteurs.

 

La teneur des discussions, tant dans ces différentes cellules, qu'à la conférence de section, montre du scepticisme, de l’amertume, et même de l’indignation.

En effet, le texte présenté par le CN, bien entendu voté en majorité par les communistes qui ont bien voulu se déplacer, est diffus et voir inconstant, il ne traite pas vraiment les problèmes fondamentaux que subissent tous les citoyens lambda dans cette société.

 

En réaction, la plupart des camarades de l'Arrageois où est né l’incorruptible Robespierre, ont eu le sentiment qu'ils ont été conviés à un simulacre au vu du texte, astucieusement bon nombre d’amendements sont venus tacler quelques omissions.

 

Le 36ème congrès ne doit en aucun leur échapper comme le précédent, puisque la direction nationale a déjà décrété que sa stratégie est la bonne : au lieu de travailler à bâtir un projet éclairé dont tous les travailleurs ont besoin, elle se centre sur seulement une stratégie pseudo-rassembleuse, partisane d’une ligne réformiste, politicienne, pro-européenne. Exposant pour l’avenir le PCF sous la tutelle du Front de gauche.

 

Nous refusons cette perspective !

 Il serait impensable qu’un PCF révolutionnaire se transforme en un parti progressiste!

 

Pour le Parti Communiste Français, il est urgent de construire un grand projet et de le faire connaître, y compris à l'occasion des élections en 2014.

 

N'ayons pas peur de vanter le communisme, de saluer le socialisme, de prôner les nationalisations !

 

 Osons rappeler les avancées sociales formidables que furent les démocraties populaires ! Des erreurs, des crimes, il y en a eu certes ! Par qui et pourquoi ?

 

Faut-il condamner pour autant la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le droit de vote des femmes, la Sécurité sociale, les conventions collectives, le régime des prestations familiales ? Etc., etc.…

Combien nombre de communistes fusillés, torturés, martyrisés a-t-il fallu au nom de la paix et de la démocratie ?

Oui le parti a connu aussi des grands moments de prospérité, grâce aux femmes et aux hommes qui les ont instaurés. Nous ne devons ni le nier, ni rien oublier.

 

Analysons sérieusement le passé récent : pour le Front de gauche les dernières législatives n’ont pas était un franc succès ! pour une certaine fraternité, le PCF a laissé aux autres composantes du front de gauche une partie des sièges qui leur appartenaient, et pire, à la région nord pas de Calais, comme dans d’autres régions, des élus du parti de gauche se sont empressés de s’encanailler avec d’autres élus  de groupements différents pour créer un groupuscule <<la gauche maintenant>> au sein de la région.


 Merci l’allégeance ! 

 

À l’échelon local, dans la Comité Urbaine d’ Arras, des pans entiers industriels ont laissé place aux promoteurs et aux grandes enseignes (ex métallurgies, sidérurgies, textiles)

De ce fait, sur l'Arrageois, nous n'avons pas attendu que vienne d'en haut l'idée de créer des structures de luttes ouvertes. Nombre d’entreprises sont actuellement en restructuration où règnent  les plans sociaux.

 

Nous les communistes sommes présents partout avec des camarades syndicalistes, plus d’une dizaine d’entreprises sont touchés actuellement :  Meryl fiber (fabrication de fil de nylon la seule Europe), frainord, Onex, Picor, Hawker, Maxéi, mécanique moderne et Sanders 4 ème  semaine de grèves pour les derniers.

Cela représente plusieurs milliers de licenciements secs.

 

Ceci est une réalité de terrain.

 

Mais au-delà des licenciements bien souvent abusifs, ce sont les conseillers prudhomaux qui sont mis en cause. Et là je lance un appel à nos responsables nationaux d’intervenir auprès de madame Taubira garde des Sceaux ;

J’interpelle tous les responsables nationaux sur l’action disciplinaire engagée contre un camarade conseillé prud’homal CGT d’Arras.

 

 Christian Delepine, pour ne pas le nommer, dont un dossier de procédure disciplinaire a été déposé sur le bureau de madame Taubira garde des Sceaux.

 

 Depuis 2008 ce camarade est mis en cause régulièrement par les élus du MEDEF. Effectivement on lui reproche l’attachement à un bon fonctionnement de la justice prud’homale au sein du conseil, ainsi qu’un engagement syndical au sein de la CGT en dehors du conseil.

 

Est-ce une faute grave de défendre bec et ongles les salariés licenciés par des patrons voyous, et de plus, soutenus par des procureurs de la République ?

Est-ce aux élus prudhomaux, et aux salariés de payer l’exode des capitaux ?

 

C’est par ces faits concrets, celle de terrain, que nous fassions de ce congrès un vrai congrès représentatif de la volonté des militants.

 

C'est en fonction de cet objectif qu’être communiste, c’est comprendre en toute simplicité qu’il n’est pas possible d’en finir avec la pauvreté, le chômage, la précarité, le mal-logement et les considérables difficultés qui pèsent sur nos vies dans tous les domaines, sans s’attaquer à l’édifice tout entier du système capitaliste.

 

 Il est temps d’en finir avec le capitalisme et ériger une société sur de nouvelles bases, une société libérée de la loi du profit et de l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Qu’attend Le Parti communiste français pour se positionner comme un organe essentiel de l’alliance et exprimer clairement ses objectifs déterminants dans son propre programme ?

Affirmons plus que jamais au peuple notre identité communiste.

 

Oui camarades, il est peut être grand temps de rallumer les étoiles !  

Mais il est surement grand temps de rallumer les luttes de classe !

 

Merci camarades.

 

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Prud'hommes d'Arras. Mobilisation pour l'arrêt de la procédure disciplinaire envers Christian Delepine

17 Janvier 2013, 19:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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En soutien à Christian Delépine, conseiller Prud'hommes et président en exercice de la section "industrie" menacé de sanction par la bourgeoisie, une distribution de tracts est à l'ordre du jour de l'audience solennelle du conseil des Prud'hommes d'Arras. 
La CGT devrait aussi faire lors de l'audience une déclaration conformément à la décision adoptée par le secteur DLAJ (Droit Liberté Action Juridique) CGT du Pas-de-Calais, en décembre dernier.
Revendiquons l'arrêt de la procédure disciplinaire à l'encontre de notre camarade !
Rendez-vous ce :
                                                         vendredi 18 janvier à 15h 30
                                                         au conseil des Prud'hommes
                                                                  rue Saint-Michel
                                                                         à Arras

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Grève des factures énergétiques dans le Bruaysis : Le mouvement suspendu

11 Janvier 2013, 18:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La grève des factures énergétiques est suspendue. Ainsi en a décidé, ce jeudi 20 décembre, le collectif de militants politiques et syndicaux du Bruaysis, qui en avait émis l’hypothèse. A ce jour, « seules 200 personnes étaient prêtes à s’engager à ne payer que 10 % de leur facture de gaz ou d’électricité pour en obtenir une baisse significative. C’est insuffisant pour démarrer une grève efficace au 1er janvier, nous en espérions au moins 5.000 », souligne Daniel Dewalle.


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Les raisons de cet échec ? La difficulté « à mobiliser déjà dans nos propres rangs. D’aucuns assimilent ce type d’initiative à de l’agitation gauchiste. Il n’en est pourtant rien. Il s’agit seulement d’envisager des formes d’actions en lien avec le XXIe siècle », commente le conseiller général communiste qui pointe aussi du doigt l’ « esprit délégataire » d’une frange de la population : « Les gens nous disent  que c’est bien ce que l’on fait, mais ils ne le font pas eux-mêmes ! » « Notre projet de grève est réalisable à la seule condition que les consommateurs agissent », rappelle Hervé Merlin du Collectif. Certains « nous ont pris pour des utopistes », relève pour sa part Sylvia Thelliez. Il est vrai aussi que l’absence d’évènement fédérateur de terrain a peut-être été de nature à freiner les meilleures volontés...

 

Le Collectif « énergie, eau moins chères » n’a pas pour autant renoncé à son projet. Il se donne simplement plus de temps « pour convaincre  ». Un point sera fait en mars à Bruay-la-Buissière avec l’ambition intacte « de démarrer la grève le 1er novembre 2013 », souligne Daniel Dewalle. 

 

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Prud’hommes d’Arras : Un juge CGT menacé !

18 Décembre 2012, 06:45am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  

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Président de la section « industrie » du conseil des Prud’hommes d’Arras, Christian Delépine pourrait faire l’objet d’une mesure disciplinaire pour « manquement grave » dans l’exercice de ses fonctions.

 

A la demande du procureur du Tribunal de Grande instance d’Arras, il est convoqué devant sa section le mardi 18 décembre. En réalité, Christian Delépine est notamment dans le collimateur d’une partie du barreau arrageois qui lui reproche de ne pas « appliquer les usages et de faire passer les parties dans l’ordre du rôle ». « Il me semble que les privilèges ont été abolis avec la Révolution française », leur répond Christian Delépine pour qui « le Code du Travail est un outil au service des travailleurs, si nous nous en servons pas, à quoi sert-il de se présenter aux élections prud’homales et de siéger ? ».

 

Les avocats se plaignent en effet de ses « excès de formalisme » ou à l’instar de Tal Letko Burian, l’un d’entre eux, d’ « appliquer le code du Travail de manière rigoriste » ! Quoi de plus normal pour un juge de la République que de se conformer « au Droit, rien que le Droit, c’est le mandat qui m’a été confié », insiste Christian Delépine. Et ce militant de la Fédération régionale CGT de l’Agro-alimentaire de rappeler que « depuis deux ans, des plaintes pour fautes graves ont été formulées à l’encontre de juges patronaux, d’avocats ou d’une partie du greffe, sans que la Justice ne donne suite ».

 

Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur la logique de classe qui caractérise la « cabale dont est victime Christian Delépine », selon les Unions locales d’Auchel, Béthune, Bruay-la-Buissière, Lillers et Saint-Pol-sur-Ternoise. Pour protester contre cette « attaque frontale contre la classe ouvrière », elles appellent à un rassemblement de soutien devant les Prud’hommes d’Arras, 31 rue Saint-Michel, le mardi 18 décembre à 9h 30.

 

 

Jacques KMIECIAKgugul-html-m65ed1c20

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