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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Pour un débat démocratique! Conférence de presse de Marie-George Buffet

10 Janvier 2007, 14:54pm

Publié par Xavier

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Nouvelle saignée de l'Education nationale

10 Janvier 2007, 09:45am

Publié par Xavier

L’information est tombée ce matin. 5000 suppressions de postes sont prévues dans l’éducation nationale pour la rentrée prochaine. Pour la seule académie de Lille, la saignée se chiffre à 701 postes. 486 au titre de l’ " évolution démographique " et 215 au tire de la modification du statut de 1950. Rappelons qu’un décret menaçant ce statut prévoit l’instauration de la polyvalence : " un professeur peut-être appelé à exercer dans une autre discipline que la sienne si les besoins du service l’exige ". Autrement dit, il est désormais légal de demander à un professeur d’Histoire-Géographie, de faire office de documentaliste, d’enseigner le français, une langue et pourquoi pas les mathématiques…

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"Les mains sales"

9 Janvier 2007, 19:11pm

Publié par Christian L


Chef de file de l’UMP pour le département, conseiller Régional et adjoint le plus en vue de la municipalité de droite d’ARRAS, Philippe Rappeneau vient de réunir ses troupes à Arras au Foyer Amoureux.

En vue des prochaines élections, il  a donné pour mot d’ordre : «  fédérer toujours plus, quitte à récupérer les électeurs du Front National ». ( La Voix du Nord de ce jour)

« Récupérer les électeurs de Le Pen ? dira-t-on,  Comment s’y prendre ? »

La méthode est vieille comme le monde ; il suffit de les appâter avec ce qui les a   toujours séduit. 

Et pour le cas où M. Rappeneau et ses amis  l’auraient oublié on peut leur rappeler les thèmes de campagne et les formules qui ont fait le succès de LE PEN… et en même temps, lui ont valu d’être des dizaines de fois traîné devant les tribunaux.

Comme par exemple :

En mars 1986 «  Pour antisémitisme insidieux »  et la même année pour «apologie de crimes de guerre » par l’édition d’un disque d’hymne nazi.

En novembre 1987 pour «  provocation à la haine, la discrimination et la violence »

En mai 1991 «  pour utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l’immigration »

En juin 1991  «  pour avoir osé un calembour abject sur les fours crématoires »

En juin 99  pour avoir qualifié le massacre des juifs « de point de détail de l’histoire » etc etc…

Appâter les électeurs du Front National c’est cultiver la nostalgie du régime de Vichy, comme, dans une  des fêtes champêtres du Front National  donner à une des allées le nom de «  Maréchal PETAIN ».

Appâter les électeurs du Front National c’est «  proposer des Caisses de Sécurité sociale séparées pour les français et les étrangers ».  Ou, comme récemment à Paris,  vouloir distribuer des soupes populaires à base de porc  pour en exclure les enfants juifs et arabes.

La xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, la peur de l’autre, le culte du chef,  l’apologie de la méthode forte, le rétablissement de la peine de mort : tel est  pour l’essentiel le fonds de commerce sur lequel s’est constitué l’engouement pour LE PEN.

Prétendre en hériter c’est  se salir les mains,  n’en déplaise à M Rappeneau et aux amis de l’UMP qui l’entouraient ce soir là : M. Prestaux, directeur de l’Office de Tourisme, Mme Willot adjointe au Maire d’Arras et M Delevoye,  Maire de Bapaume et médiateur de la République.

                                                                                                                      C.L.  9 janvier

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Quel avenir pour l'université et la recherche?

9 Janvier 2007, 16:50pm

Publié par Xavier

Au quotidien, la campagne électorale est souvent l’occasion de débattre de nos idées et de nos préoccupations. Une conversation avec un ami m’a conduit à réfléchir sur la situation de la recherche et de l’université en France. Question jusqu’ici occultée par la plupart des candidats (sans parler des grands médias), elle est pourtant cruciale pour l’avenir.

L’action du collectif " sauvons la recherche " a pourtant tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps afin d’alerter l’opinion publique et le gouvernement sur une situation jugée extrêmement grave.

Lors du Conseil Européen de Lisbonne en 2000, l'UE s'est fixé comme objectif de devenir d'ici 2010 la première puissance mondiale dans le domaine de la recherche. L'Union souhaite que les Etats membres parviennent d'ici là à consacrer l'équivalent de 3 % du PIB (produit intérieur brut) global européen à la recherche et au développement. Le niveau actuel est de 1,9 % du PIB alors qu'il est de 2,59 % aux Etats-Unis et de 3,12 % au Japon. Autant dire que l’Europe restera encore pour longtemps à la remorque.

 

Sans une recherche performante, comment faire face aux menaces qui pèsent sur notre environnement ? Comment répondre aux besoins croissants en matière de santé, de développement durable, d’énergie, de cohésion sociale ? Comment répondre aux besoins d’innovations dans une économie mondialisée ?

Je propose donc, en toute modestie, de faire résumé synthétique de la situation de l’enseignement supérieur et de la recherche et de présenter nos propositions.

 

Quel accès à l’université ?

 

L’enseignement supérieur comme notre système éducatif reste un instrument de reproduction sociale, les enfants d’ouvriers sont, en proportion, deux fois moins nombreux que la moyenne d’une classe d’âge. C’est l’échec d’une politique qui parle de " donner sa chance à tous " mais qui dans la réalité ne se donne pas comme objectif d’éradiquer cette ségrégation scolaire et universitaire, de rendre impossible que 100.000 étudiants vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, de faire en sorte que notre système éducatif soit un outil d’émancipation individuelle et sociale performant. Un seul chiffre : 47% des étudiants sont contraints d’exercer une activité pour financer leurs études au détriment de leurs résultats scolaires. (le taux d’échec des étudiants salariés est de 40% supérieur à la moyenne).

Quelles mesures ont été prises par la droite au gouvernement depuis 5 ans ?

Une prime d’installation de 300 euros décidée en catastrophe après le mouvement du CPE. Elle concernera moins de 4% des étudiants chaque année, autant dire presque rien. Pire, ces inégalités sont aggravées notamment par la hausse des frais d’inscription, souvent illégaux, qui atteignent des sommes ahurissante (3500 euros à Aix/Marseille).

Comment est financé le système universitaire français ?

La France ne consacre que 1,1% de son PIB à l’enseignement supérieur ce qui est bien inférieur à nos voisins européens. Le budget n’a pas suivi la massification de l’accès au supérieur des étudiants il en résulte des amphis surchargés, des locaux hors d’âge, un manque de matériels pédagogiques et de personnels…

Par ailleurs, il existe de très grandes disparités entre les établissements. Lorsque l’Etat investi 6.824 euros par an pour un étudiant à l’université, il dépense 13.171 euros pour un étudiant en grandes écoles ou de classes préparatoires…

A quoi ressemblerait notre système universitaire si N. Sarkozy disposait de 5 années de plus ?

L’enseignement serait assujetti encore davantage à au marché. Les établissements seraient en concurrence entre eux.

L’entrée dans l’université ferait l’objet d’une sélection intensive, y compris par l’argent, car pour la financer , la hausse des frais de scolarité exclura le plus grand nombre.

NOS PROPOSITIONS DE TRANSFORMATIONS ET DE DEVELOPPEMENTS POUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR :

 

On peut les résumer en trois axes :

-Unerévolution démocratique " :

     

Faire le bilan, sous le contrôle des enseignants et des étudiants, de la réforme LMD (Licence Master Doctorat) qui favorise de nouvelles barrières sélectives, l’explosion du cadre national des diplômes et la mise en concurrence des universités.

-Une " révolution sociale " :

Nous devons nous donner les moyens d’aboutir à une véritable gratuité des études. Pour en finir avec la précarité, il faut s’attaquer à la pauvreté des étudiants. Il faut commencer par supprimer les frais d’inscriptions et instaurer un statut de l’étudiant ouvrant des droits nouveaux : une allocation de formation personnalisée et un accès au logement garanti par un service public national de l’habitat.

-Une révolution de l’Université " :

Il faut doubler le budget de fonctionnement par étudiant, pour permettre aux universités d’assurer leur mission de formation . Il faut résorber la précarité des personnels, créer les emplois nécessaires, notamment par le recrutement massif d’enseignants chercheurs sous statut de la fonction publique. Le travail des doctorant doit être reconnu à sa juste valeur.Nous proposons enfin un grand plan de rénovation, de construction et d’équipement d’universités. Nous réclamons la revalorisation franche de leurs rémunérations. Nous revendiquons par exemple, la reconnaissance du grade de doctorant dans les conventions collectives et un statut du doctorant se rapprochant du fonctionnaire stagiaire.

 

 

Soyons clairs, pour réussir l’ensemble de ces réformes, c’est un effort sans précédent qu’il faut consentir : un doublement de la part du PIB que nous consacrons à l’enseignement supérieur. Rien ne sera possible sans une réforme profonde de la fiscalité permettant de socialiser l’argent inutile, notamment celui de la spéculation financière.

 


 

Enfin, je vous invite à consulter l'intervention de Marie-George Buffet à l'université d'automne de sauvons la recherche.

 

X.S. 9 Janvier 2007

 

 

 

 

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EDF GDF Un bien commun!

8 Janvier 2007, 20:08pm

Publié par Xavier

                        (Cliquez sur l'image pour voir le clip)

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Medias, pluralisme et démocratie : la lettre envoyée par Marie-George Buffet à Patrick Lelay

8 Janvier 2007, 19:48pm

Publié par Xavier


"Monsieur le président directeur général,

Dans « Le Journal du Dimanche » de ce jour, votre directeur de l’information, Mr Robert Namias donne une interview dans laquelle il présente quelques projets de votre chaine concernant « le dispositif de campagne mis en place par TF1 » pour les présidentielles.

Si ses propos engagent votre chaine, je tiens à vous exprimer immédiatement ma surprise et mes interrogations face à ces projets.

Avec une grande précision, votre directeur de l’information annonce deux émissions qu’il situe en « prime » c’est-à-dire au moment du 20 heures ou juste après, le 5 février avec Nicolas Sarkozy et le 19 février avec Ségolène Royal. Il ajoute que dans les mêmes horaires, Messieurs Le Pen et Bayrou se partageraient une émission le 12 février « sans apparaître en même temps à l’antenne ». Et pour les autres candidats ? Votre directeur annonce deux émissions « Face à la une » le samedi à 13h 15 en lieu et place de « Reportages » pour cinq ou peut être six candidats. De plus le « concept » de ces émissions ne serait pas le même puisque seules les émissions du « prime time » mettraient les candidats face à un « panel représentatif des français ».

Ce traitement inégal des candidats aux élections présidentielles est insupportable. Les femmes et les hommes de notre pays ont droit à une autre information qui respecte la véritable diversité des courants d’opinions concourants à la démocratie. Les grands moyens de communication ont une responsabilité publique qui consiste à donner à l’ensemble de nos concitoyens et de nos concitoyennes tous les éléments d’information qui concourent à leur information et non pas simplement ce qu’ils considéreraient comme dominant.

Les campagnes et les débats politiques les plus récents, notamment le référendum sur le projet de traité constitutionnel européen devraient pourtant vous alerter sur l’écart grandissant entre le traitement de l’information et l’attente de nos concitoyens. Les journalistes de l’information dans leur plus grand nombre ont aussi attiré l’attention de leurs directions de rédaction sur la véritable fracture démocratique qui en résulte. Celle-ci est préjudiciable à tous, à notre pays et aux médias eux-mêmes.

Le CSA lui même à déjà eu l’occasion de souligner auprès des chaines de télévisions qu’il n’y avait aucune raison de favoriser deux courants d’opinion dans le traitement de l’information. Mais vous allez beaucoup plus loin, si les dispositions annoncées étaient mises en œuvre, vous « organiseriez » une information inégale qui renforcerait encore le bipartisme déjà dominant dans l’actualité sociale et politique. Par ailleurs ces annonces privilégient quatre candidats : deux représentent la droite, une seule la gauche et une l’extrême droite. Ces intentions ne tiennent même pas compte de la représentation des formations politiques à l’assemblée nationale.

Je vous demande de me préciser les dispositions que vous compter prendre pour assurer un traitement égal des candidats et des candidates aux prochaines élections dans leur présence sur votre antenne. Je vous suggère également d’organiser des débats contradictoires entre candidats à partir des préoccupations de nos concitoyens.

Je transmets bien sur ce courrier au CSA afin qu’il intervienne pour l’élaboration de règles d’égalités entre les différents médias à l’occasion de cette campagne électorale.

Recevez, Monsieur le président directeur général, l’assurance de ma considération distinguée.

Marie George Buffet Ancienne Ministre. Députée."

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La "Net campagne " est en marche

8 Janvier 2007, 14:44pm

Publié par Xavier

 L'Humanité revient aujourd'hui sur la place d'internet dans la campagne. "Et si la Toile faisait pencher la balance?" titre le journal. Il faut dire que face à la bipolarisation Sarko/Ségo orchestrée par les grands médias, le net offre un nouvel espace de débat démocratique. L'on se souvient du rôle joué par le site d'Etienne Chouard pendant la campagne référendaire. Pas moins de 30 000 visiteurs se sont connectés chaque jours sur son site pour s'approprier et débattre du Traité Constitutionnel Européen. Depuis les blogs politiques se sont multipliés à l'initiative d'élus, de militants ou simples citoyens. A l'aide de nouveaux outils technologiques(Vidéos, haut débit...) la galaxie du net prends sa place parmi les grands médias.

Avec notre site,  nous sommes au rendez-vous. Depuis son ouverture, le nombre de connexions est très encourageant. Les militants communistes d'Arras entendent bien porter leur programme de transformation sociale en multipliant les moyens de communication. Des affiches et des tracts seront bientôt diffusés pour le faire connaître aux citoyens arrageois.

A vos claviers!

 

 

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POUR UN DROIT OPPOSABLE AU LOGEMENT!

7 Janvier 2007, 11:47am

Publié par Xavier

                                        (cliquez sur l'image pour voir la vidéo)


L’action des Enfants de Don Quichotte, aux côtés de celles menées par de nombreuses autres associations, a permis de mettre au cœur de la campagne la question des Sans Logis et plus généralement du logement.

Aujourd’hui un grand nombre de candidats à l’élection présidentielle ont signé leur Charte.

 

Au même moment où l’émissaire du candidat Sarkozy apportait son soutien quai de Jemmapes, le Ministre de l’intérieur expulsait les SDF du Quai de la Gare. Le département des Hauts de Seine, présidé par ce même Nicolas Sarkozy, compte 17 villes, toutes dirigées par la droite, ne respectant pas la loi des 20% de logements sociaux et décide la mise en vente de 4000 logements du parc social afin d’exclure les familles les plus pauvres du département le plus riche.

Je demande un débat des signataires de la Charte, candidats à la présidentielle, lors d’une grande émission télévisée sur les mesures immédiates qui peuvent être prises en faveur des SDF et du droit au logement, les propositions qu’ils verseront dans la campagne et les moyens qu’ils comptent y affecter.

Le gouvernement à indiqué qu’il soumettra à l’Assemblée nationale un projet de loi pour créer un droit au logement opposable avant la fin de la session parlementaire.

Que les 100 000 sans domicile fixe, les 260 000 jeunes logés chez leurs parents faute de mieux, les 800 000 mal logés, les 1 300 000 demandeurs de logements, les 4 500 000 personnes en situation de logements surpeuplés en France (chiffres de la Fondation Abbé Pierre) puissent bénéficier d’un nouveau droit est une bonne chose. Il doit pouvoir s’exercer en direction de l’Etat et de son représentant le Préfet.

Mais, sans attendre, ce que veulent toutes ces personnes c’est un logement digne où vivre.

Pour cela, je propose :

-  La mise en chantier de 600 000 logements sociaux en 5 ans
-  Le retour de l’aide à la « pierre »
-  L’obligation d’aller vers la construction des 20% de logements sociaux par ville comme l’exige la loi SRU sous peine de non éligibilité des maires
-  L’attribution des logements sociaux sans plancher de ressources
-  Le gel immédiat des loyers avec compensation pour les Offices HLM
-  Le plafonnement des loyers à 20% des ressources
-  Un plan d’urgence permettant un accueil social, sanitaire et psychologique de jour et de nuit toute l’année avec réquisition, dans cette situation, des logements vacants

Marie-George Buffet

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IMPORTANT: LES PROCHAINS RDV

7 Janvier 2007, 11:24am

Publié par Xavier

VENDREDI 19 JANVIER: Réunion du Comité de Section à 18H précises..

SAMEDI 3 FEVRIER: Salle des fêtes de Beaurains

DIMANCHE 4 FEVRIER: Repas de cellule.

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L'histoire édifiante de CEGELEC et des CINQ LETTONS

7 Janvier 2007, 11:18am

Publié par Christian

Le syndicat CGT de CEGELEC/62, qu’on a longtemps connu à la tête des manifestations ouvrières dans ARRAS  quand la firme avait encore un site rue Gustave Colin, et qui  en possède nombreux autres sans la Région,   me signale par mail :

…« qu’on a découvert sur un chantier GEGELEC  cinq  travailleurs Lettons,  sous traitants de Polonais,  eux-mêmes sous traitants d'Allemands, eux-mêmes sous-traitants de CEGELEC

Ces cinq travailleurs Lettons vivaient dans un bungalow de chantier  qui faisait office de vestiaire, réfectoire, dortoir, salle de bain, magasin bureau et atelier. Leur interprète était Nigerian payé par des Camerounais. Ils faisaient 70 heures par semaine 7jours sur 7 à moins de 4 euros  de l’heure »

Tout cela,  pas à Nankin, ni à Bamako, ni à Chandernagor mais à LILLE !

Tout ce trafic  découvert,  n’allez pas croire que CEGELEC a été inquiété : la justice s’est retournée contre le sous traitant allemand qui se défend d’être sous-traitant mais fournisseurs de chemins de câbles posés….

 Si vous ne connaissez pas bien CEGELEC, cliquez vite  son nom sur Google et vous découvrirez  la toute puissance de ce  groupe, qui  possède 26 000 salariés  dans 30 pays.

Si vous n’êtes pas convaincus qu’il y a un rapport direct entre l’histoire de ces cinq Lettons  sur-exploités et les immenses profits de CEGELEC et ses 2,9 milliards d’euros de chiffre d’affaire, vous êtes mûrs pour voter libéral de gauche ou de droite le 22 avril .

Sinon,  lisez bien le programme de la seule candidate qui appelle au rassemblement de tous les anti-libéraux, et rejoignez nous dans la campagne contre tous ceux qui soutiennent ou s’accommodent de  tous les CEGELEC et consorts de la planète.

                                                                                                                                C.L.

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Marie-George Buffet au Blanc Mesnil le 5 janvier 2007: lancement de la campagne

7 Janvier 2007, 11:08am

Publié par Xavier

                                 Voir la vidéo



Après mon ami Daniel Feurtet, maire de Blanc-Mesnil, je veux vous remercier, toutes et tous, de votre présence, vous dire mon plaisir de vous accueillir dans cette ville populaire, solidaire, cette ville monde, dans cette école qui a fait tant de citoyennes et citoyens.

Je suis heureuse d’être ici aux côtés de nombreux élus, dont Hervé Bramy et Christian Favier, Présidents des Conseils Généraux de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, André Chassaigne, Président de l’ANECR, Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat...


Discours - intervention
5 janvier 2007

Alain Bocquet, président du groupe communiste et républicain, est retenu dans sa ville. Francis Wurtz vient de m’adresser un message amical, où il m’annonce qu’il vient d’être réélu président du groupe de la gauche unitaire européenne au Parlement européen.

Je veux saluer les nombreux syndicalistes présents. Je vois ceux de la RATP, Thalès, EADS, d’Alcatel de la banque de France, de la SNCF, de Québécor, de la SNCM, de Nestlé, d’ECCE textile, de Bombardier, La Poste, Renault, PSA, Air France, Polimeri, Thomé Génot, DHL, d’EDF-GDF, enseignants. Tous et toutes, vous portez les luttes pour l’emploi contre les licenciements boursiers et les délocalisations, contre la précarisation de la vie des jeunes. Vous portez la résistance aux privatisations.

Je veux saluer la présence des responsables associatifs, de militants antiracistes (Mouloud Aounit), de parents d’élèves, des militants LGBT, des responsables de comités de lutte pour le droit au logement contre la chasse aux enfants et aux immigrés, pour les droits des femmes. (Femmes dans la cité). Vous représentez la dignité de la France face à toutes les discriminations, toutes les oppressions.

Je veux remercier, enfin, les militantes et les militants communistes, socialistes, écologistes, les hommes et les femmes de gauche de Stains, Dugny, Blanc-Mesnil avec qui, depuis 2004, je vis une belle aventure : celle du rassemblement antilibéral pour le progrès social et la démocratie.

Tous ces combats témoignent combien nous avons besoin du mouvement syndical, du mouvement associatif et de l’action politique pour avoir la force, rassemblés, de changer la donne.

En cette période de l’année, il est bien sûr de coutume et, je le fais avec plaisir, de souhaiter à chacune, à chacun des voeux de bonheur et de santé pour l’année à venir.

Mais permettez-moi un voeu plus collectif :

Je fais le voeu qu’en 2007, une dynamique populaire batte la droite et rejette, au loin, le spectre d’une France définitivement livrée à la loi du plus fort, celle de l’argent, d’une France répressive et atlantiste portée par Nicolas Sarkozy, le petit télégraphiste des fonds de pension, rejette au loin le sceptre d’une France salie par l’extrême-droite.

Je fais le voeu qu’en 2007, les femmes et les hommes qui ne veulent plus subir mais vivre, décident de construire une nouvelle majorité à gauche, apte à concrétiser tous leurs espoirs.

Ce n’est pas bien sûr qu’un voeu, c’est aussi un engagement.

Je suis candidate à l’élection présidentielle afin que les hommes et les femmes qui, majoritairement, ont voté non le 29 mai 2005 voient leur choix respecté et porté par la France au sein de l’Union européenne.

Je suis candidate pour que les hommes et les femmes qui luttent voient leurs revendications reconnues au plus haut sommet de l’Etat.

Je suis candidate pour donner enfin la parole à celles et ceux qui sont gommés du paysage public.

Je suis candidate pour que tous, toutes aient enfin une vie meilleure.

Je suis candidate avec celles et ceux qui pensent qu’il y a besoin de justice, de paix dans ce monde, qu’il y a besoin d’un métissage d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique, pour qu’ici et là bas on vive mieux.

Je sais, beaucoup de militantes et de militants des collectifs antilibéraux sont aujourd’hui déçus, comme moi, de l’incapacité des organisations à déboucher sur un accord politique. Eh bien je veux avec ceux et avec celles qui le souhaitent continuer à construire cette nouvelle majorité à gauche, tous mes actes iront dans ce sens. Je m’y engage.

Je suis candidate pour que gagne une gauche de responsabilités et de combat.

Je veux une gauche de responsabilités parce que notre objectif est bien une majorité politique et donc la transformation du quotidien des hommes et des femmes de ce pays.

Je veux une gauche de combat car pour gagner un tel changement, il faudra affronter les logiques du tout-marchand.

Face à ceux qui ne cessent de s’enrichir et de nous culpabiliser sans rien savoir des conditions dans lesquelles la grande majorité d’entre-vous vit, je veux être la candidate qui affirme : vous avez le droit de vivre mieux !

Mais je veux aussi être celle qui démontre que cela est possible, qu’une autre politique est possible.

Voici les engagements que je prends pour les premiers mois de la législature afin que vos vies cessent de n’être qu’un combat quotidien.

Quatre chantiers seront ouverts pour éradiquer toutes les précarités qui rongent les familles et les salariés.

D’abord, éradiquer le chômage. Il faut garantir à tous et toutes une sécurité d’emploi ou de formation, qui passera notamment par l’abrogation du CNE, des contrats précaires et des temps partiels imposés, par une réforme de l’indemnisation du chômage et par une refonte du code du travail.

Ensuite, relever en urgence les salaires, les pensions et les minima sociaux. Lorsqu’il s’agit d’en finir avec les privations quotidiennes, il ne peut être question d’attendre. Dès la mise en place du gouvernement, le SMIC sera porté à 1500 €. De grandes négociations salariales seront ouvertes. Des prix rémunérateurs seront garantis aux paysans pour leur permettre de vivre de leur travail et de sauvegarder leurs exploitations.

Troisièmement, garantir un toit à chacun et à chacune. Pour cela sera engagée la création d’un véritable service public de l’habitat. Les financements dégagés pour la construction de plus de 600 000 logements sociaux sur la législature. Les loyers seront plafonnés, par la loi, à 20% du revenu des ménages. Les expulsions locatives, les coupures d’eau et d’électricité seront interdites. La réquisition des logements vides sera organisée. La loi sur les 20% de logements sociaux sera rendue plus contraignante.

C’est tout cela le droit opposable !

Enfin, assurer le droit à la santé. La Sécurité sociale universelle sera rétablie ; une réforme du financement de la sécurité sociale sera engagée dès l’automne 2007, notamment par la cotisation des revenus financiers.

En lien avec ces quatre chantiers sur l’urgence sociale, je veux engager le combat pour le savoir et la culture partagée pour que chacun ait la maîtrise de sa vie, pour gagner en libertés.

Alors que la droite rabaisse les missions de l’école et livre la recherche et la culture aux marchands, le budget de l’Education nationale sera porté à 7% du PIB pour assurer à chaque enfant une école de la réussite. Le budget de la jeunesse et des sports et de l’éducation populaire sera porté à 1% du PIB, les subventions aux associations seront augmentées et sécurisées. Je réunirai le monde associatif pour travailler à une loi complète sur le statut du bénévolat.

Les crédits à la recherche publique seront doublés sur cinq ans, les propositions émanant des Etats généraux de la recherche seront reprises et appliquées par le gouvernement.

Pour rétablir les artistes et les techniciens de la culture dans leurs droits, la proposition de loi réformant le statut des intermittents du spectacle sera inscrite à l’ordre du jour du Parlement dès la rentrée parlementaire.

Enfin je prends avec force l’engagement d’abroger toutes les lois liberticides impulsées par Nicolas Sarkozy, qu’elles concernent les jeunes, la justice ou l’immigration.

Le combat contre toutes les discriminations et violences faites aux individus sera renforcé ; la loi cadre contre les violences faites aux femmes, élaborée par les féministes, sera immédiatement inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée.

L’allocation d’autonomie réclamée par les organisations de jeunesse sera inscrite dans un collectif budgétaire.

Les sans-papiers seront régularisés.

Le droit au travail, au logement, aux loisirs des personnes touchées par le handicap ne fera pas l’objet d’une énième loi : il sera mis en oeuvre. Le droit à l’amour et à la parentalité sera assurée pour chacun et chacune. La proposition de loi que j’ai déposée contre l’homophobie sera portée à la majorité.

Bien sûr, je n’ai pas traité tous les domaines où il faut d’urgence agir, la droite a tant cassé, car je veux pouvoir répondre à l’essentiel : comment débloquer les moyens nécessaires à tous ces chantiers ?

Je veux porter un langage de vérité et de courage : le changement ne sera possible qu’avec la plus grande détermination face au libéralisme.

Aussi, je vois trois conditions, qui si elles n’étaient pas remplies, transformeraient toutes ces propositions en un nouveau catalogue de promesses non tenues.

La première c’est de trouver l’argent. On nous parle du déficit public, mais l’impôt sur le revenu représente à peine 17% des recettes de l’Etat ; et l’impôt sur les sociétés, que le président de la République veut encore réduire, tourne autour de 15%. Alors l’argent, il faut aller le chercher par une grande réforme de la fiscalité, dès la loi de finances pour 2008, une réforme de justice fiscale qui toucherait les hauts revenus et les profits exorbitants des grandes entreprises, 96 milliards d’€ en 2006.

Soyons clairs, un gouvernement de gauche qui ne voudrait pas affronter le pouvoir de la finance, courrait à l’échec.

Alors oui, il faudra le courage politique et la mobilisation populaire pour s’attaquer à la tyrannie des actionnaires, des marchés et des banques. Il faudra du courage pour réorienter toutes les missions de la BCE et créer un pôle financier public porteur d’une nouvelle politique du crédit et d’une nouvelle politique pour l’industrie.

Il faudra la même détermination pour donner aux salariés, les seuls intéressés par l’emploi et l’investissement utile, de nouveaux droits d’intervention dans la gestion de leurs entreprises.

Car la deuxième de ces conditions, c’est bien de partager et démocratiser tous les pouvoirs. Un gouvernement de gauche qui ne transformerait pas l’exercice du pouvoir courrait à l’échec.

C’est pourquoi, très vite, devra être mis en chantier une 6ème République, fondée sur les droits et la participation effective de notre peuple aux décisions de la Nation. Le monarchisme présidentiel sera supprimé et le rôle du Parlement renforcé ; les résidents étrangers bénéficieront comme citoyennes et citoyens du droit de vote. Les populations et les élus des départements et territoires d’Outre-mer se verront reconnus les nouvelles responsabilités qu’ils souhaitent.

La démocratie a besoin aussi de grands services publics. Cela passe par la reconquête des services publics touchés par la privatisation, par leur démocratisation, mais d’autres devront être créés, pour la petite enfance, l’eau, la maîtrise des déchets...

La troisième de ces conditions, c’est évidemment l’action de la France en Europe et dans le monde.

Tous ces services publics que nous savons nécessaires, ils n’ont pas d’avenir dans une Europe dont le dogme est la concurrence libre et non faussée des promoteurs de la constitution européenne. Toutes ces conquêtes sociales que nous appelons de nos voeux, elles ne sont pas possibles dans une Europe du moins disant social, docile au tout marchand de l’OMC. Dès la première réunion du Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement, la France devra faire entendre sa volonté de réorienter la construction européenne et travailler à des initiatives permettant l’élaboration citoyenne d’un nouveau traité pour l’U.E., facteur de progrès social de démocratie et de paix.

Une Europe porteuse d’une nouvelle croissance, respectueuse des hommes et des femmes, mais aussi de l’environnement. Nous aurons besoin d’une France qui dans sa politique étrangère soit un pilier de la construction d’un monde plus juste. Dans l’urgence, elle devra agir au sein de l’ONU pour créer les conditions d’une paix durable au Moyen-Orient.

Certains diront que ce programme est une utopie et que la France ne peut pas se dégager des logiques qui dominent le monde. Ce renoncement a priori a déjà fait échouer la gauche.

D’autres diront qu’il est impossible de rassembler une majorité de Françaises et de Français sur une telle ambition. Ce renoncement cantonne l’antilibéralisme dans la contestation.

J’ai envie de dire, en regardant ce qui se passe en Amérique latine, que là-bas ils n’attendent pas le rapport de force ; ils le créent. Ils n’invoquent pas des symboles ; ils agissent.

Ici aussi, en France, des millions d’hommes et de femmes aspirent à vivre mieux. Ces hommes et ces femmes sont prêts à se battre, on l’a vu contre le CPE. Ces hommes et ces femmes sont prêts à prendre leurs affaires en main. Ces hommes et ces femmes sont la majorité.

Cette majorité, pour devenir majorité politique, appelle ce que la gauche n’a jamais tenté, une véritable transformation sociale. Elle appelle une nouvelle conception de la politique et du pouvoir.

C’est cette ambition que veut porter cette candidature. Une candidature collective qui jusqu’au bout restera ouverte à toutes celles et ceux qui veulent en être les porte-parole.

Vous le savez, j’ai quitté hier mes responsabilités de secrétaire nationale du PCF, certaine de l’engagement des militantes et militants communistes, des jeunes communistes dont je salue le responsable, Cédric Clérin, confiante dans leur détermination à construire une nouvelle majorité à gauche.

Cette campagne collective, je la conçois dans un rapport constant avec le monde du travail et les quartiers populaires. Ma campagne sera donc une campagne de rencontres au plus près de la vie des Françaises et des Français. Car je crois profondément que pour gagner en 2007, mais surtout pour construire et réussir après 2007, la mobilisation des citoyennes et des citoyens est et sera essentielle.

Je veux dire ici aux militantes et militants du rassemblement, socialistes, écologistes, communistes, aux hommes et aux femmes de gauche, je veux leur dire que tous et toutes ensemble nous pouvons bousculer le scénario que l’on veut nous imposer, d’un bipartisme porteur d’alternances et de désillusions.

Nous pouvons changer la donne, nous pouvons ouvrir une nouvelle voie à gauche.

Chers amis, chers camarades,

Je suis en campagne avec l’envie de porter tous les espoirs et les colères. Je pars en campagne sûre de la force de nos propositions et de notre capacité à tenir la dragée haute à celles et ceux qui, aujourd’hui, rêvent de l’Elysée. Je pars en campagne avec la conviction, profonde, que ce que tous ensemble nous avons réalisé le 29 mai 2005, en bousculant tous les pronostics des habiles politologues du pays, nous pourrons le rééditer cette année. Nous pouvons simplement porter au pouvoir l’aspiration populaire, et gagner.

Marie George Buffet au Blanc Mesnil le 5 janvier 2007

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Décision du Conseil National

6 Janvier 2007, 12:29pm

Publié par PCF

Décision du Conseil national du 4 janvier 2007

Le Conseil national appelle tous les communistes à entrer en campagne avec la candidature de Marie-George Buffet.
L’objectif de cette campagne présidentielle, et des élections législatives qui suivront immédiatement, est de battre la droite, de la battre durablement en rompant le cycle d’alternances sans réel changement qui a conduit notre peuple à la désespérance, et engendré le séisme du 21 avril 2002. Il s’agit d’opposer aux gauches du renoncement - renoncement à proposer une politique capable de changer vraiment la vie ou renoncement à construire une majorité de gouvernement à gauche - une gauche du courage et de combat, une gauche de justice et de progrès, une gauche populaire et antilibérale capable de porter jusqu’au niveau national un vrai projet de transformation sociale.
La candidature de Marie-George Buffet est celle d’une nouvelle voie à gauche, prolongeant le « non » de gauche du 29 mai 2005 et les luttes des jeunes et des salariés. Elle vise à permettre la constitution d’une majorité et d’un gouvernement déterminé à mettre en œuvre une politique rompant franchement avec les logiques libérales imposées à notre peuple depuis si longtemps.
A l’inverse des politiques sociales-libérales qui ne proposent que des accommodations marginales aux ravages de la mondialisation financière, elle est porteuse de propositions à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui : relever les défis de la planète, notamment en matière de paix et de désarmement, d’environnement, de co-développement durable, d’accès à l’eau et à l’énergie, de droits des enfants, de féminisme ; garantir les droits fondamentaux qui permettent de vivre, tout simplement - en particulier le droit au travail, au logement, à l’éducation, à la santé, à la protection sociale ; promouvoir une société solidaire, d’échange et de coopération, d’émancipation de chacun-e ; éradiquer toutes les discriminations, développer l’égalité comme une exigence du vivre ensemble.
Et pour réussir, cette candidature porte la proposition des moyens nécessaires : une sixième République donnant  dans la vie publique aux citoyens - français et étrangers - et aux salariés dans l’entreprise des droits et des pouvoirs nouveaux ; une autre utilisation de l’argent au service de l’intérêt général et du développement de notre pays, de la sécurisation de l’emploi et de la formation ; une nouvelle gestion sociale des biens communs par le développement des services et du secteur publics ; la construction d’une autre Europe permettant d’accélérer, au lieu de les freiner ou les interdire, les politiques de progrès et de justice sociale.
La candidature de Marie-George Buffet est une candidature de rassemblement. Elle invitera toutes les femmes et tous les hommes de gauche qui font leurs ces objectifs - communistes, socialistes, républicains, écologistes… - à mener campagne ensemble dans tout le pays pour populariser les propositions et les moyens de cette nouvelle politique de gauche. Elle engagera une campagne citoyenne, participative, au plus près des préoccupations de notre peuple, dans les entreprises et les quartiers populaires, sur les lieux d’études et de recherche, partout où des femmes et des hommes, confrontés aux difficultés, cherchent les moyens d’une véritable alternative politique.
Le Conseil national appelle les communistes à prendre dès aujourd’hui les initiatives nécessaires pour engager cette campagne et lui donner une ampleur et une dynamique à la hauteur des exigences de notre peuple. Il les appelle à s’adresser très largement aux femmes et aux hommes qui ont participé au processus de rassemblement qui se développe depuis plusieurs années, et bien au-delà à toutes celles et tous ceux qui veulent une politique de gauche vraiment à gauche, afin de créer les conditions d’une campagne militante largement rassembleuse.
Il appelle à assurer le plus large succès possible au meeting de lancement de la campagne qui aura lieu au Zénith, à Paris, le 23 janvier prochain.

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Info Collectif

6 Janvier 2007, 12:27pm

Publié par Xavier

Information du PCF sur la réunion du 3 janvier   du Collectif national d’initiative unitaire



Le Collectif national s’est réuni le mardi 3 janvier. Un procès-verbal, validé par l ‘ensemble des participants, sera adressé aux collectifs locaux.
Cette réunion faisait suite à celle du 21 décembre qui avait acté qu’« il n’existe pas de candidature commune du rassemblement antilibéral tel qu’il s’est construit à partir de l’appel du 10 mai » et avait demandé aux collectifs locaux de « faire remonter leurs avis sur la situation aujourd’hui créée (incluant les résultats de leur consultation actuelle) et de réfléchir ensemble aux moyens de poursuivre le combat pour une autre voie à gauche ».
Une partie de la discussion a porté sur les raisons pour lesquelles le blocage constaté lors de la réunion nationale des 9 et 10 décembre n’a pu être surmonté. Certaines des composantes du Collectif national en imputent la responsabilité au seul PCF, à sa volonté supposée de « rassembler autour de lui », à un « retour du passé refoulé du parti guide », à un « décalage entre une opportunité historique et des calculs d’organisation », des « logiques d’appareil ». D’autres estiment que les responsabilités sont plus partagées, que des « erreurs » ont été commises, notamment l’appel à retirer la candidature de Marie-George Buffet.
Les conséquences à tirer de la situation créée sont appréciées différemment. Certains ont souhaité que « le divorce » avec le PCF soit entériné et estiment que le Collectif national n’a plus de raison d’être, qu’il faut maintenant reconstruire « à partir d’un autre projet que l’appel du 10 mai ». D’autres considèrent que si l’échec sur la candidature présidentielle constitue la «  fin d’une période » voire une « rupture » cela n’induit pas pour autant la fin du rassemblement lui même. Ils  refusent l’idée que « rien n’est possible » avec le PCF, mais qu’il faut maintenant réfléchir à « un autre cadre unitaire » en demandant leur avis aux collectifs locaux.
La délégation du PCF est naturellement revenue sur les raisons qui, de son point de vue, ont conduit à la situation actuelle. Ce n’est pas une volonté « hégémonique » ou un « patriotisme de parti » qui l’explique, mais le constat que le blocage ne pouvait pas être surmonté : les différentes rencontres qui ont suivi les 9 et 10 décembre ont montré qu’aucune proposition de candidature ne pouvait faire consensus et ont vu le rassemblement se rétracter encore avec le départ de PRS et la demande d’Alter Ekolo de participer à titre d’observateur au Collectif national. De plus, comme la discussion le confirme, il apparaît que la divergence principale a porté sur la conception même du rassemblement : s’engager comme l’a fait le PCF pour des candidatures communes des forces antilibérales en 2007 ou pour une recomposition politique allant jusqu’à la constitution d’une nouvelle force n’est pas la même demande.
A ce propos, a été défendue la proposition d’une réunion nationale des collectifs locaux les 20 et 21 janvier pour discuter du « bilan » et des « perspectives » incluant la création d’un « nouvel espace politique ». Les contours et les objectifs de cet « espace », tels qu’ils se sont exprimés sont divers : « confédération », « nouvelle force politique », débouchant ou non sur une candidature à l’élection présidentielle. Personne ne peut évidemment empêcher personne de se rencontrer pour débattre de cette recomposition politique et de la création d’un espace ou d’une force nouvelle à gauche ou à gauche de la gauche, mais le PCF ne peut évidemment pas s’engager dans la préparation d’une réunion ayant cet objectif.
Cela ne condamne en rien la démarche pour laquelle il s’est engagé : le rassemblement des forces antilibérales pour ouvrir une autre voie à gauche en 2007, selon la stratégie définie le 10 septembre et pour le programme élaboré les 14 et 15 novembre. La délégation du PCF a donc proposé de maintenir le Collectif national et les structures de travail unitaires qu’il a constituées, d’examiner comme cela leur a été demandé les avis des collectifs locaux .Il a notamment proposé de travailler sans tarder à des candidatures communes aux élections législatives à partir des dispositions prévues dans le texte commun et du groupe de travail constitué à cet effet. Certains, dans ce débat qui ne fait que s’engager  estiment possible d’envisager ce travail, d’autres le considèrent difficile compte tenu du lien étroit entre présidentielle et législatives.
À l’issue de cette réunion, il a été convenu :
De constituer un groupe de travail pluraliste pour dépouiller les procès-verbaux des réunions des collectifs locaux.
De mettre en place un « comité de rédaction » permettant au site Internet de mieux refléter la diversité des points de vue.
De finaliser la rédaction du programme, avec intégration des amendements reçus depuis la réunion nationale de novembre.
Une réunion des membres du Collectif national qui souhaitent appeler à la réunion nationale telle qu’elle est envisagée aura lieu le 8 janvier.
La prochaine réunion du Collectif national aura lieu le 16 janvier, au siège du PCF.
Brigitte Dionnet
Jean-François Gau
Elisabeth Gauthier     

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Le mot de Christian

6 Janvier 2007, 12:24pm

Publié par Christian L


Bonjour à toutes et tous,
 
En premier lieu, bonne année...on en a bien besoin!
Et ensuite première info de l'année: le  compte rendu de notre délégation à la réunion du CIUN de mercredi dernier et  la décision du Conseil national d'hier .
 
Bon travail et encore meilleurs voeux

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Bonne Année 2007

6 Janvier 2007, 12:15pm

Publié par Xavier

Après un temps d'interruption pendant les fêtes, le blog des communistes d'Arras reprend du service.  C'est toujours plus motivés que nous vous présentons nos voeux de bonheur det de réussite pour cette année 2007.

Xavier

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