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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Quel consensus quand la préférence majoritaire est rejetée? (Liberté hebdo)

15 Décembre 2006, 14:03pm

Publié par Xavier




Alors que Marie-George Buffet a été choisie par 61,31 %
des collectifs locaux, l
a désignation par la gauche anti-libérale
de sa candidate pour 2007 freinée au sommet...


Quel “consensus”
quand la préférence majoritaire est rejetée ?


Pourquoi le nier, un vent de déception soufflait à l’issue de la rencontre nationale des collectifs anti-libéraux, le week-end dernier, à Saint-Ouen. L’attente, l’espoir sont si forts. Le but était de désigner le ou la candidat-e pour la présidentielle de 2007, et de lancer enfin la campagne. Particulièrement houleuse, pas vraiment à l’image des réunions locales, la réunion s’est soldée par un blocage. Beaucoup estimaient, en toute logique, que la candidature de Marie-George Buffet devait être entérinée, non pas parce qu’elle est communiste, mais parce qu’elle correspond au choix de 61,31 % des collectifs locaux. C’était sans compter sur le veto opposé par les représentants de certains des mouvements réunis au sein du collectif national, et aussi par les deux autres candidats : Clémentine Autain et Yves Salesse que les collectifs locaux ont placé à distance derrière Marie-George Buffet en leur accordant respectivement 16,58 % et 15,71 %. Ceci explique-t-il cela ?

Droit de veto ?

La vérité oblige à dire que beaucoup avaient vu venir cet échec. Candidat parmi les candidats, José Bové avait été le premier à s’en prendre publiquement au PCF (J. Bové a finalement été choisi par 2,59 % des collectifs locaux). Dans la foulée, une pétition avait été lancée par des membres du collectif national pour empêcher à l’avance la désignation de la responsable communiste au prétexte que son engagement politique ne lui permettait pas de faire l’unanimité, ou, pour reprendre les termes exacts, de faire consensus. Cet avis de sommet n’est pas, semble-t-il, partagé, dans les faits, par la base si l’on en juge, encore une fois, par les votes des comités locaux. Sur ce point, Marie-George Buffet avait, par ailleurs, annoncé dès le début qu’elle abandonnerait sa responsabilité de secrétaire du PCF en cas de désignation.
Nous avons rejeté l’idée d’une majorité qui l’emporterait sur une minorité, rappelait Clémentine Autain à la tribune dimanche dernier, tandis que Yves Salesse prônait le consensus comme seule solution. Mais comment espérer un consensus dès lors qu’il y a plusieurs candidats en lice ? Et surtout quand la préférence majoritaire de la base se trouve rejetée ? Les collectifs devraient-ils, dès lors, se rabattre sur le ou la candidat-e qui soulève le moins de critiques et donc… le moins d’intérêt ? La situation serait paradoxale pour ne pas dire absurde. C’est vrai que c’est compliqué comme méthode, reconnaissait dimanche, Clémentine Autain. C’est le moins que l’on puisse dire…

Le temps presse

Marie-George Buffet, elle, ne cachait pas sa déception, pas pour elle-même, mais pour la gauche anti-libérale qui a un rôle majeur à jouer pour créer une nouvelle dynamique à gauche et répondre à l’attente de changement en France. Et, de ce point de vue, le temps presse faisait remarquer la responsable communiste. En 2004, en 2005, en 2006 - déclarait-elle - les communistes ont placé leur intelligence au service du rassemblement et tous leurs actes ont témoigné qu’ils ne voulaient pas posséder ou mettre la main sur quoi que ce soit, que ce qu’ils voulaient, c’est qu’une voie nouvelle s’ouvre à gauche avec une majorité porteuse d’un programme qui soit apte à changer la vie. C’est le sens de leur bataille. M-G Buffet rappelait aussi les propositions faites pour que sa candidature ne soit pas personnelle mais collective avec des porte-parole représentant chaque sensibilité du mouvement anti-libéral. Ce n’est pas autour du PCF que les débats doivent tourner, mais autour du choix des collectifs, et ce choix des collectifs est clair, précisait la responsable communiste qui en appelait justement aux collectifs pour qu’ils se fassent entendre au lendemain de l’échec de la rencontre nationale. Seule consolation pour les 1500 délégués à la rencontre du week-end dernier, celle-ci ne s’est pas terminée par un éclatement. Le fait que Marie-George Buffet n’ait pas imposé sa candidature y aura fortement contribué.


M-G Buffet : « j’écouterai les collectifs »

Mardi soir, le collectif national, conformément au mandat reçu, a publié un communiqué fixant les conditions de la discussion qui doit maintenant se dérouler à nouveau dans les collectifs locaux et les organisations. Le collectif national ne demande pas de re-voter, mais de ré-examiner les candidatures pour choisir et construire celle la mieux à même de porter l’unité de notre diversité et qui puisse être acceptée par tous... Et de citer la candidature de Marie-George Buffet en reconnaissant qu’elle est  arrivée en tête de la consultation des collectifs, celles de Clémentine Autain et Yves Salesse, mais aussi des propositions nouvelles : Jean Luc Mélenchon et Claude Debons. Sans fermer la porte à une autre proposition…
J’écouterai ce que nous diront, à nouveau, les collectifs locaux et les militants du parti communiste. Je ne répondrai pas à une pression qui viendrait d’une organisation ou d’une autre, a déclaré Marie-George Buffet, mardi, au quotidien La Provence. Bref, la question reste posée, difficilement contournable pour un mouvement qui se veut populaire : peut-on passer par-dessus la base ?

JLB
http://www.libertehebdo.com/

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Courrier d'un lecteur

13 Décembre 2006, 19:37pm

Publié par Xavier


Fracture entre les militants de gauche.

De PG, Collectif Unitaire de Coulommiers/ La Ferté Gaucher / Rebais, Seine et Marne 77.
Je suis venu à l’Ile Des Vannes comme un agneau à l’abattoir. L’idée de rassemblement unitaire a été une belle idée, un magnifique projet, mais en fait un trop beau projet. Nous ne sommes pas encore mûrs pour l’unité, il va falloir attendre le véritable chaos social pour se mobiliser…

Ce week-end, ce qui m’a le plus surpris et blessé, ce sont les expressions sur les visages de mes voisins militants, LCR, alter, verts,…, la haine dans leurs traits en regardant les cocos que nous sommes.
Incompréhensible pour moi leur attitude; je pensais que nous étions dans le même bateau, navigant ensemble pour la victoire en 2007 et enfin reprendre la main dans la bagarre contre l’argent roi et l’uniformisation de la future société.
En fait nous sommes revenus plusieurs années en arrière dans les combats fratricides pour le pouvoir entre partis. Au début lors des premières réunions j’ai été excité par les débats pour une société de demain, pour de nouveaux systèmes économiques, pour une vraie écologie, pour des projets pour contrer la croissance comme unique solution, pour une révolution sociale et économique, pour la liberté individuelle, le fraternité et l’union pour les combats à mener.
Main dans la main, tous ensembles pour une nouvelle société !!!
Et quels résultats après ce week-end de Saint Ouen ?
Des militants déchirés, un rassemblement devenu utopique, une image de notre « unité » catastrophique, une occasion ratée pour apporter un mieux aux Français qui souffrent et surtout une autoroute tracée pour ceux qui veulent une société totalement libérale et qui laissera sur le bas coté ceux qui n’auront pas les clefs de la réussite dès leur naissance.
Et ceux qui permettent ça sont les mêmes qui se battent contre cela !!!
A qui profite le crime ?
La droite bien sûr, la droite économique et la droite nationaliste.
Les sociaux démocrates qui penseront avoir la preuve que ce sont eux les plus sérieux.
Aux socialistes qui sortiront renforcés de notre échec grâce à l’adage « diviser pour mieux régner ».
Olivier Besancenot, qui en cas d’échec du collectif Unitaire pour un choix de candidat, récupèrera de nombreuses voix de militants présents ce week-end et assurera le développement de la LCR dans l’avenir.
Les extrêmes gauchistes et autres Alter qui refusent toutes participations gouvernementales car ils veulent tout de suite un monde meilleur sinon rien. L’utopie ou le chaos. Et même s’il est beau de dire « rêvons l’impossible », je dis moi « commençons la lutte politique tout de suite ».
Quelles solutions ???
Trouver le candidat ou la candidate qui fera un « consensus » accepté par la grande majorité des collectifs ?
Abandonner le projet de Collectif Unitaire et retourner militer et voter chacun dans sa famille?
Voter Ségolène Royal dès le premier tour pour se donner les moyens de battre la droite ?
Allez à la pêche et dire « merde » au peuple qui subit?
Dans tous les cas…
Je ne crois plus au rassemblement des collectifs unitaires, les blessures sont trop profondes et les motivations trop divergentes.
D’un coté on trouve des militants type bobos, extrémistes ou démagos, des égoïstes qui veulent un monde meilleur mais qui aujourd’hui ne subissent sûrement pas tous les jours les inconvénients de notre société (chômage, insécurité économique et sociale, mauvais accès aux soins, aucun bagage scolaire, solitude et exclusion,…).
On trouve des organisations politiques telle la LCR ou Lutte Ouvrière qui privilégient le développement immédiat de leurs mouvements en sachant très bien que leur refus d’unité pour le combat à la présidentielle va se traduire par encore plus de liberté de manœuvre pour ceux qui ne veulent pas construire avec le peuple.
Je trouve que le Parti Communiste Français a joué le jeu de l’unité, et même si, par ci ou par là certains ont voulu faire le forcing (et c’est une minorité dans les collectifs), en tous cas ça a été toujours pour la bonne cause. Participer activement aux combats sociaux pour une société plus juste, travailler pour construire un grand projet de changement pour l’avenir et dès maintenant s’investir tout de suite dans les réformes à faire.
Le PCF n’a jamais demandé à un autre candidat de se retirer, et il n’a jamais remis en cause les principes de consensus adoptés au début du mouvement.
Je demande à Marie George BUFFET de prendre ses responsabilités, les responsabilités que nous lui avons confiées en l’élisant, et nous sortir de ce désastre. Elle doit défendre le peuple ouvrier, elle doit défendre la grande majorité des communistes qui ont joué la carte unitaire dans les collectifs. Elle doit arrêter d’être gentille et polie avec certains de ces gens là, car ils pratiquent la malhonnêteté intellectuelle et de plus, souvent ils ne représentent qu’eux-mêmes sur le plan national.
Il est temps de taper du poing sur la table, non pas de faire le forcing comme on veut nous le faire croire mais de mettre le PCF sur les rails qui feront gagner la gauche et nos idées en 2007.
Dans ou en dehors du rassemblement unitaire des collectifs…
Avec une candidature du PCF…
En faisant des alliances…
Mais s’il te plait écoute nous et propose nous quelque chose, car nous n’allons pas accepter d’être traînés dans ces manœuvres soit disant « collective » de politique politicienne qui oublient le peuple qui souffre et qui accusent les communistes français de ce qu’ils ne sont pas.
Philippe GUISTINATI, militant communiste,
Saint Augustin, le 12 décembre 2006.
www.droledecoco.com

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Communiqué de la Fédération du Pas-de-Calais

13 Décembre 2006, 14:31pm


La fédération du Pas-de-Calais demande à ce que le Conseil national, réuni les 15 et 16 décembre, tranche la question de la candidature à l'élection présidentielle.

Devant le refus de certains responsables du collectif national de tenir compte du vote exprimé dans les collectifs locaux et au PCF, la volonté délibérée de détourner le rassemblement antilibéral issu du 29 mai à des fins politiciennes contre le PCF et sa secrétaire nationale, le Conseil National doit décider, dès ce week-end, de l'entrée en campagne officielle de Marie-George Buffet, soutenue par le PCF et toutes les forces, personnalités antilibérales qui ont comme seul objectif de préparer, face au bipartisme Sarkozy-Royal, une alternative au capitalisme.

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Communiqué de presse

13 Décembre 2006, 14:17pm

Publié par Xavier

Nous apprenons par voie de presse que certaines personnalités chercheraient, en sous-main, au travers de tractations de la plus grande opacité, à construire une candidature « antilibérale » à l’extérieur de tout ce que nous avons construit depuis des mois, dans le dos de tout le travail que font les collectifs locaux. Si une telle information devait être confirmée, les choix stratégiques d’orientation adoptés le 10 septembre seraient bien loin, tout comme serait piétiné le contenu de la synthèse de la dernière réunion nationale des collectifs.

Le rassemblement antilibéral s’est fixé une ambition majoritaire de transformation. Voudrait-on lui substituer un cartel aux ambitions politiques bien différentes ? Ce n’est pas ce que veulent les collectifs antilibéraux. Ce n’est pas ce que veulent les communistes. Ce n’est pas ce qu’attendent les Françaises et les Français.

Aussi, nous espérons que ces informations puissent être rapidement démenties, à moins de compromettre gravement l’avenir du rassemblement antilibéral.

Parti communiste français

Paris, le 12 décembre 2006.

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Des communistes toujours plus unitaires

13 Décembre 2006, 11:00am

Publié par Marc Delgrange

 

Ce texte nous a été envoyé par un camarade de Villeneuve d'Ascq (59), Marc Delgrande, membre du collectif unitaire de Lille. Il sera publié dans le prochain numéro de "Liberté Hebdo"

 

 

Rassemblement Antilibéral : des communistes toujours plus unitaires

La réunion nationale des Collectifs Unitaires des 9 et 10 décembre, à laquelle j’ai participé, n’a pas permis de dégager un accord sur le nom du candidat " anti-libéral " pour les élections présidentielles à venir. Certes, cela fait souci : l’énergie investie par les collectifs dans la résolution de ce problème que chacun décrit comme secondaire serait bien mieux utilisée sur le terrain. Mais n’en faisons pas un drame : les succès énormes des meetings qui se sont tenus récemment montrent que les citoyens qui aspirent à un véritable changement se mobilisent sur des idées, voire sur un idéal, pas sur un nom. Sur l’idéal et les idées, l’accord, non seulement demeure mais ce ciment est tellement fort qu’il a su dissuader tout le monde, ce week-end, de baisser les bras ou de claquer la porte.

Je n’ai pas été surpris par les difficultés rencontrées dans la désignation du candidat Celles-ci ont, outre les questions politiques, une double origine structurelle:

  • D’une part, contrairement à toutes les déclarations, une surestimation qui n’a cessé de monter de l’enjeu que représente le nom qui figurera sur le bulletin de vote. Une dédramatisation de ce point est, aujourd’hui, une clé de la réussite.

  • D’autre part, un choix de procédures complexes et bancales, qui ne pouvaient que nous conduire à l’inverse du consensus recherché, à l’affrontement et à l’impasse.

J’ai en revanche été choqué par la montée progressive, autour des deux jours, d’attitudes et de propos intolérants, contradictoires avec la démarche unitaire. Certes, ceux-ci restèrent le fait d’une minorité, certes il y avait de la tension et de la fatigue, certes encore on a pu en entendre de tous côtés, mais il m’a bien semblé que, de ces manifestations d’hostilités, les communistes étaient plus souvent victimes qu’auteurs. Je n’ai aucune naïveté à l’égard des manipulations. Je n’ignore pas non plus, comme origine un anti-communisme, ancré dans les représentations et donc qui ne s’estompe que lentement. Mais l’intérêt du moment est d’en mesurer aussi les ressorts, et notamment à quel point il peut être très rapidement réactivé par les moindres maladresses.

En attendant, la situation impose de garder la tête froide.

→ Garder la tête froide, c’est d’abord considérer que les intérêts du Parti et du rassemblement antilibéral sont une seule et même chose. Parce qu’il a su s’impliquer pleinement dans ce mouvement, parce qu’il en est la force principale, notre Parti est, plus que d’autres, associé à ses résultats.

→ C’est aussi mesurer les difficultés qui découlent inévitablement d’un tel rassemblement. Certaines cultures militantes se sont construites historiquement, non seulement en dehors, mais parfois contre le Parti Communiste. C’est le cas, bien sûr, des trotskistes, mais aussi de militances " alter " dans lesquelles figurent nombre d’hommes et de femmes qui ont été communistes et qui ont eu des désaccords suffisamment forts pour nous quitter. Mais si l’on veut regarder le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, relativisons les défiances résiduelles, et portons attention au climat de confiance mutuelle qui se recrée – même avec la fragilité évoquée plus haut – dans les collectifs.

→ C’est enfin regarder tous les efforts que le Parti fait sur l’autel de l’unité, non comme des concessions ou des renoncements mais comme des signes de force. Certains, parmi nous, ont pu craindre que, dans cette démarche, le Parti ne soit dessaisi de sa capacité de décision. A l’évidence, aujourd’hui, les évènements nous mettent en situation – et en responsabilité – d’être l’élément décisif. Certains, hors de nous, ont pu espérer que le Parti se retrouverait, dans cette démarche, mis en minorité, voire isolé. A l’évidence, aujourd’hui, au-delà des feux croisés de quelques militants de " micro appareils " il n’en est rien dans l’opinion, et même dans beaucoup de médias. Le fait que le Parti ait été le seul à réaffirmer clairement qu’il s’engageait d’avance à soutenir le candidat finalement retenu quelqu’il soit n’a pas échappé aux observateurs. La proposition de Patrice Cohen-Seat et Marie George Buffet de redonner la parole aux collectifs est perçue comme un signe de maturité et d’ouverture.

L’enjeu d’aujourd’hui reste cet isolement. L’agressivité de quelques uns naît sans doute de leur agacement aux vues des expressions des collectifs. Mais cette offensive s’appuie sur une question réelle, que le Parti, d’ailleurs, non seulement ne nie pas, mais à laquelle il travaille, et pour laquelle il fait des propositions : Le candidat qui a, dans cette démarche, une fonction de trait d’union d’une campagne collective, doit éviter de générer du risque de confusion avec sa composante d’origine. Tous les efforts qu’a déjà faits le parti dans ce sens, tous ceux qu’il continuera à faire ne sont pas des reculs mais des avancées.

Il a été proposé de rechercher un candidat du Parti Communiste plus connu pour son " militantisme social " que politique. On peut dérisioner à l’infini sur l’étrangeté de la formule. J’en retiens que nos partenaires, dont plusieurs ont repris cette proposition dimanche matin à la tribune, d’une part admettent l’idée que nous jouons un rôle décisif dans la résolution de cette crise, d’autre part sont, pour ceux qui en étaient encore là, en recul sur un anti-communisme que notre attitude ouverte rend de plus en plus inargumentable.

Esquivons les quelques sectaires et manœuvriers (dont certains, peut être, espéraient secrètement nous voir passer en force). Dépassons même l’assemblée de ce week-end qui ne reflétait que très imparfaitement ce qui se vit dans les comités. Intéressons nous plutôt à cette dynamique de base qui réclame avec sincérité et passion l’unité.

Dans les collectifs qui se re-réuniront, les militants communistes reviennent grandis. La question est donc : comment renforcer ce statut de rassembleur responsable que la situation et notre attitude nous confèrent ?

Marc DELGRANGE

Villeneuve d’Ascq (59)

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Il n'y a plus désormais d'autre issue

12 Décembre 2006, 21:48pm

Publié par Christian L

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.

Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

 

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres.

Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

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Clip censuré: La fin de leur monde

12 Décembre 2006, 19:41pm

Publié par Xavier

                                                                AKHENATON

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Prochaine réunion du collectif d'Arras

12 Décembre 2006, 15:32pm

Publié par Xavier

Vendredi 15 décembre, salle Jean Amoureux à 20h.

 

 

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Rencontre des collectifs: témoignage d'un délégué

11 Décembre 2006, 16:20pm

Publié par Xavier

Voici un témoignage publié sur le site "Bellaciao", je partage totalement son analyse et je tiens à la diffuser ici:

 

 

J’étais délégué ce week-end à St-Ouen. Voici ce que j’ai vu, en vrac :

une majorité de délégués intervenant pour dire l’attachement de leur collectif à l’unité, et leur préférence pour la candidature de Buffet, et ce quelle que soit la composition du collectif (cf ce collectif du lycée de Gagny ne comptant pas de communiste et s’étant pourtant prononcé à plus de 70% pour Buffet).

des représentants des organisations (Alternatifs, MARS, CCAG, alterekolos...) disant leur attachement immodéré pour l’unité...tant que la candidature commune n’est pas celle de Buffet.

un public clivé en deux "camps" : d’un côté ceux qui pensaient qu’une candidature Buffet était la mieux à même d’atteidnre notre objectif, à savoir être en tête de la gauche au premier tour, et de l’autre ceux qui étaient convaincus du contraire. Ces derniers, soigneusement répartis dans la salle, n’ont cessé de siffler les interventions, pourtant largement majoritaires, des délégués ne partageant pas leur opinion. Leur passe-temps favori : scander "unité, unité !" après les interventions des organisations appelant Buffet à retirer sa candidature !

des "personnalités" (Autain, Salesse, Braouezec, Jacqueline Fraysse...) donnant des interviews aux médias avides de divisions et de "petites phrases" assassines, et discutant entre elles au lieu d’écouter les témoignages des collectifs locaux.

un journaliste de Libération en quête de militants "anti-Buffet", à la technique redoutable : il vous pose une question orientée ("là, c’est foutu, le PCF cherche à passer en force, non ?"), et, si vous répondez "oui", il écrit votre réponse à votre place ! Me prenant pour un militant anti-buffet (puisque je discutais avec certains d’entre eux), il a essayé de me faire le coup !

des militants communistes persuadés que "l’appareil" avait "blindé" les collectifs et cherchait à "passer en force". Leur conviction antilibérale est telle que l’un d’entre eux m’a déclaré : "si c’est Buffet qui sort, je rends ma carte, et je vote Royal au premier tour" ! Croient-ils vraiment que si le PCF avait blindé les collectifs, ils ne réuniraient que 20000 participants ? Croient-ils vraiment que les collectifs se créent tous seuls ? Sur le site de la Défense, ce sont les communistes qui ont créé le collectif d’entreprise du même nom. Qui d’autre aurait pu le faire ? Personne. Aujourd’hui, il a du mal à s’élargir, car le site est difficile à animer... Et pourtant, les efforts continuent.

Voilà. Mais j’ai aussi vu beaucoup de militants, communistes ou pas, prêts à aller jusqu’au bout, quelle que soit le candidat. J’ai aussi vu des gens chercher à convaincre leurs camarades que non, une candidature Buffet ne serait pas "celle du PCF", que les "gens" dont nous parlons sans cesse sans jamais leur demander leur avis étaient suffisamment intelligents pour le comprendre, et que les médias feraient une campagne anti-communiste quel que soit le candidat. J’ai vu que certains confondaient consensus avec "unanimité", j’ai vu que certains pensaient faire un meilleur consensus en partant de 20% que de 60%. J’ai vu des militants de la ligue discuter tranquillement avec leur voisin et affirmant que l’échec du rassemblement serait une bonne chose pour Besancenot.

J’ai surtout vu le Tiers-Etat prendre conscience qu’aucun candidat ne faisait consensus, mais qu’un nom se dégageait nettement au niveau local. En réaction, j’ai vu le Clergé et la noblesse poser leur véto, à l’ancienne. Alors on fait quoi maintenant ? Le consensus (utilisé surtout au Conseil de sécurité de l’ONU et au sein de la Commission Européenne) n’a pas fonctionné. Alors on fait quoi ?

Iknemo.

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Quelques photos...

11 Décembre 2006, 14:52pm

Publié par Xavier




A notre arrivée à Saint-Ouen (après quelques déboirs sur la route), convivialité et enthousiasme sont de mise...






L'assemblée se remplie








Dimanche matin, Maryse fait le point sur la commission de synthèse avec son amie Francine Bavay (Alter Ekolo)







Clémentine Autain et Christian Picquet (LCR)







Patrick Braouzec, à la recherche d'un journaliste?

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LA HONTE!

11 Décembre 2006, 09:09am

Publié par Xavier





Lundi dernier le collectif d'Arras s'est prononcé. Une très grande diversité de sensibilités politiques étaient présentes: PCF, PS, Verts, Confédération Paysanne, Attac, syndicalistes, etc... Le choix par ordre de préférence a désigné Yves Sallesse, devançant de 4 voix la candidature de Marie-George Buffet. Personne ne l'a remis en cause. Ce choix fut respecté par tous. C'est ça la démocratie.

Ce qui c'est passé à  ce week-end à Saint-Ouen est très grave.
 A  notre arrivée, la synthèse des PV des collectifs est distribuée aux délégués. Les chiffres parlent d'eux-même:

-103 collectifs ont émis un voeu unique. Dans ce groupe, 70% se sont prononcés pour Buffet, 20% pour Autain, 10% pour Salesse.

-196 collectifs ont procédé à un classement. Buffet 63% Autain 20% Salesse 16%

-97 Collectifs ont décidé de procéder à des choix. Chaque participant indique quel choix il retiendrai au cas où sa proposition ne serait pas retenue. Buffet 50% Autain 24% Salesse 21%

-155 collectifs ont choisi une méthode de comptage par point. Buffet 46% Autain 28% Salesse 27%

Le résultat de la consultation est donc sans appel! Par conséquent, le Parti communiste en appel simplement au respect d'un choix démocratique.

Nous ne somment pas dupes. Les tirs à boulets rouges s'étaient multipliés ces derniers jours contre Marie-George Buffet. Pétitions pour son retrait, petites phrases de Clémentine Autain, etc...

Mais il fallait être présent dans dans la salle de sport de l'île de Vannes à Saint-Ouen pour mesurer la haine manifestée par une poignée d'extrémistes. Ce sont les mêmes que l'on retrouve sur les photo publiées dans Le Monde, brandissant leurs affiches "Tous ensemble". Les journalistes en attente de la moindre agitation s'agglutinent devant ces 24 crétins prêts à tout foutre en l'air. A chaque fois que le mots "Buffet" est prononcé, il est hué, insulté par ces sauvages, brandissant trois doigts en l'air, pour signifier de trois pour cent. Minable. Lorsque l'un des leurs prend la parole, c'est l'occasion de brandir les affiches "tous ensemble" et de scander "unité". C'est rusé, tout le monde est pour l'unité dans la salle. Les camarades suivent... 

Dimanche les gradins de visiteurs se sont étrangement remplis. Dans la confusion la plus totale, délégués et visiteurs se retrouvent mélangés. Les troupes de gauchistes renforcées. La meute peut vociférer à son aise personne ne peut l' arrêter. La presse se précipite sur un guignol qui se promène dans les rangs avec sa petite banderole "José reviens". Certains tentent de prendre la parole de force sur la tribune. La situation est très tendue.  

Comment expliquer une telle anarchie? Pour ma part, j'estime que le "collectif national" a une très grande part de responsabilité. Le rassemblement de ce week-end était complétement désorganisé. Tout semblait être le résultat d'une improvisation sur le tas. Il s'est montré parfaitement incapable de gérer la situation.

Quelle fût la décision prise pour résoudre le soit-disant blocage engendré par la désignation de MG Buffet? Réunir une "Commission de Synthèse"pour négocier un "consensus". Qui composaient cette commission? Des délégués étant intervenus auparavant et désignés par un membre du CN pour "équilibrer" le rapport de force.  Les membres de la commission ont donc été choisis en  fonctions de leurs prises de position. Vive la démocratie!

Mais au fait qui sont ces membres du "Collectif national"? Des représentants de cercles de réflexion,de petits groupsucules de quelques adhérents: MARS, les Altenatifs...Et les membres des collectifs locaux devraient de plier à leurs exigences?

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Vidéo de l'intervention de Marie George Buffet à Saint-Ouen

11 Décembre 2006, 09:02am

Publié par Xavier

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vidéo expression directe

8 Décembre 2006, 14:02pm

Publié par Xavier


Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image:



                                                                                     
 

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Coup de gueule avant le grand soir...

8 Décembre 2006, 10:06am

Publié par Xavier

Alors que les premiers résultats donnent une assez nette majorité de collectifs en faveur de  Marie-George Buffet. Alors que celle-ci vient d'adresser une lettre aux collectifs (reproduite ci-dessous) garantissant une candidature la plus collective possible si son nom devait être retenue.
Voilà que le "collectif unitaire tout sauf Buffet" reprends du service! On avait eu droit à  une pétition appelant à son retrait, signée en premier chef par Clémentine Autain... Voilà que la petite parisienne  remet ça! Elle se dit "stupéfaite de cette démarche". Ben voyons...

"peut-on exiger qu’un militant des Verts, de la LCR ou de PRS fasse campagne en faveur de celle qui incarne aux yeux de tous le PCF ?"

Oui, tout simplement parce que cette campagne est unitaire. Que Marie-George aura le même temps de parole qu'Yves Salesse, José bové, Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain, Christian Piquet... Qu'ils seront tous sur nos tracts et nos affiches. C'est ce qui fait notre force!

Je pense que la sincérité de Marie-George Buffet sur ce point ne fait aucun doute. Alors jouons la carte de l'unité et arrêtons de servir la soupe aux médias qui n'attendent que notre division.

C'est demain que ça va se jouer. Restons unis
Xavier S.

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Marie-George Buffet d'adresse aux collectifs

6 Décembre 2006, 11:24am

Publié par Xavier

Marie George Buffet s'adresse au Collectif national d'initiative et aux collectifs locaux

Cher(e)s ami(e)s,
Cher(e)s camarades,

Nous sommes à quelques jours de la réunion nationale qui doit nous permettre de réaliser notre accord politique sur l’ambition et la stratégie, le programme et la candidature à l’élection présidentielle.

Dans les collectifs locaux, le débat se développe sur toutes ces questions politiques – qui ne sont pas toutes simples, comme on le sait – de façon approfondie, sereine, à partir de la vie réelle. Cette pratique citoyenne, cette volonté unitaire, cet ancrage dans les préoccupations populaires est la grande chance de notre rassemblement en construction.

Je suis persuadée que, informée de tout ce travail, la réunion des 9 et 10 décembre va nous permettre de conclure ensemble cet accord. C'est nécessaire. Avec la désignation ou l’annonce des candidatures des principales formations politiques, cette décision et donc le lancement en grand de notre campagne est maintenant urgente si nous voulons, comme nous l’avons décidé ensemble le 10 septembre, travailler à une dynamique populaire capable de battre la droite et l’extrême droite et de construire une majorité et un gouvernement de gauche qui mènent une politique de rupture avec le libéralisme et développent une politique de transformation sociale, environnementale et démocratique.

Pour ma part, dans une lettre que je vous ai adressée le 10 juillet, j’ai précisé dans quelles conditions et pour quel objectif je serai disponible pour porter à l’élection présidentielle notre projet commun. Depuis lors, en octobre, les adhérentes et adhérents du Parti communiste français ont proposé cette candidature à notre rassemblement. Elle est aujourd’hui largement discutée, comme toutes les autres, et, semble-t-il, partagée par un grand nombre de membres des collectifs locaux. Sans revenir sur l’ensemble des arguments échangés, il me semble nécessaire, au point où en est notre débat, de formuler quelques propositions plus concrètes que je lie à ma candidature.

Il m’apparaît qu’une des questions principales auxquelles nous sommes confrontés est de décider de toutes les dispositions nécessaires qui doivent permettre à la campagne que nous allons mener ensemble de faire vivre notre rassemblement dans son pluralisme et sa diversité. C'est à mes yeux une condition décisive du succès, puisque c'est le cœur même de notre démarche : faire porter notre ambition et notre programme par des femmes, des hommes, des forces témoignant de la façon la plus visible possible de la diversité de la gauche antilibérale et donc de son potentiel d’élargissement majoritaire à gauche.
Je confirme donc, comme je l’ai déjà indiqué, que, si je devais être la candidate de notre rassemblement, je me consacrerais totalement à cette responsabilité, en n’exerçant plus celle de secrétaire nationale du Parti communiste français.

En outre,

1. Je concevrais pour ma part cette campagne que j’aurais à mener comme celle d’une candidature collective, avec Clémentine Autain, Yves Salesse et, s’ils le souhaitent, José Bové et Jean-Luc Mélenchon. Les dispositions devraient alors être prises pour qu’ensemble, nous participions à la campagne électorale sur la base d’une égalité de notre présence dans les meetings, sur les matériels de communication et – ce sera l’objet d’une bataille – dans la presse écrite et audiovisuelle.

2. Je propose que, dans le même temps, soit mis en place le collectif de porte-parole de notre rassemblement. Ce collectif pourrait être composé des mêmes, à qui s’ajouterait une personnalité représentative de chacune des sensibilités participant à notre rassemblement : je pense notamment à Francine Bavay, à Eric Coquerel, à Christian Picquet, à Claire Villiers... Ce collectif permettra d’assurer la présence visible de notre pluralisme dans toute la campagne : réunions publiques, médias, campagne officielle.

3. Il me semble indispensable de constituer un " conseil de campagne ", qui aurait pour charge, à chaque étape de celle-ci, de contribuer à son développement au service de notre ambition et de notre programme. Ce " conseil " pourrait être constitué des porte-parole, de représentants des composantes parties prenantes, de femmes et d’hommes aux responsabilités et engagements divers pouvant contribuer à un élargissement maximum de notre rassemblement, de membres de collectifs locaux.

4. Un dispositif de campagne doit être mis en place au niveau national, dont les fonctions essentielles seraient : le lien avec les collectifs locaux, l’organisation des réunions publiques, la communication, l’organisation, les aspects financiers. Je propose que Claude Debons, qui a acquis depuis deux ans une grande expérience de notre rassemblement, en assure la coordination au titre de directeur de campagne. De tels dispositifs devraient être constitués dans chaque département, en associant notamment les candidates et candidats aux élections législatives pour démultiplier ainsi les porte-parole.

5. Il sera souhaitable que chaque organisation apporte sa pierre, par ses initiatives, à notre campagne commune. Et le rôle des collectifs locaux va être déterminant. Je pense que, le plus rapidement possible, leur multiplication et leur transformation en véritables collectifs de campagne, associant toutes celles et tous ceux qui souhaitent contribuer au succès de la gauche antilibérale, soient effectives. Acteurs essentiels de notre campagne, garanties de son caractère populaire et citoyen, ces collectifs seront du même coup ceux qui en mesureront le mieux le " pouls ". Leur avis, leurs propositions devront être entendus. Des dispositions démocratiques précises devront être imaginées par les structures nationales et départementales pour les associer à toutes les décisions.

6. Nous pourrions décider, dans les jours qui suivront les 9 et 10 décembre, une première initiative publique annonçant l’irruption de la gauche antilibérale dans le débat de 2007. Cette initiative pourrait prendre la forme d’une déclaration de candidature faite collectivement, en présence du collectif de porte-parole. Je propose par ailleurs que tout le mois de janvier soit consacré à la diffusion dans tout le pays, à plusieurs millions d’exemplaires, d’un journal ou d’une brochure faisant connaître notre ambition et notre programme ; et à l’organisation au plus près du terrain de centaines de réunions publiques les mettant en débat et permettant ainsi l’élargissement des collectifs locaux à toutes celles et à tous ceux qui veulent contribuer à ouvrir une autre voie à gauche.

7. Enfin, comme nous l’avons décidé, nous devons désigner rapidement nos candidates et candidats aux élections législatives, les mieux à même de rassembler le plus largement dans chaque circonscription et à l’image de notre diversité.

Ces propositions doivent naturellement être enrichies et complétées par d’autres. Il doit s’agir selon moi d'un travail intense et permanent tout au long de notre campagne électorale. Nous devons, par tous les moyens possibles, rendre évident que le propre de notre candidature est d’être collective et pluraliste. Une campagne portant une ambition et un programme qui animent une dynamique populaire croissante capable de bouleverser les données apparemment établies pour 2007, comme nous avons su le faire pour le 29 mai.

Toute mon amitié.

Marie-George Buffet

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