Par Xavier

Le PCF condamne les manœuvres contre le retour de la démocratie au Honduras
En s’opposant à la restitution dans ses fonctions du président élu du Honduras, le régime de facto issu du coup d’État du 28 juin dernier a fait échouer le retour de la démocratie. C’est une décision lourde de conséquences pour le peuple de ce pays.
Le Parti communiste français condamne cette violation des engagements pris après des négociations longues et difficiles.
En s’opposant à la restitution dans ses fonctions du président élu du Honduras, le régime de facto issu du coup d’État du 28 juin dernier a fait échouer le retour de la démocratie. C’est une décision lourde de conséquences pour le peuple de ce pays.
Le Parti communiste français condamne cette violation des engagements pris après des négociations longues et difficiles.
Il s’agît, de toute évidence, d’une manœuvre de plus visant à mettre le peuple hondurien et la communauté internationale devant le fait accompli. C’est aussi une tentative d’imposer la tenue des élections, prévues pour le 29 novembre prochain, sous le contrôle d’un régime illégitime et autoritaire qui ne cherche qu’à pérenniser les privilèges d’une classe dominante en refusant des réformes pour plus de justice sociale et de démocratie.
Les objectifs sont clairs : écarter à tout prix la possibilité d’un gouvernement progressiste au Honduras et arrêter les avancées des forces progressistes en Amérique centrale.
Malgré les déclarations du président Barack Obama en faveur du retour du président légitime au Honduras, les États-Unis soutiennent les agissements du gouvernement de facto. Washington légitime ainsi le coup d’État et impose l’impunité des crimes commis durant ces mois de dictature.
Il est du devoir du gouvernement français et de l’Union européenne de ne reconnaître ni le gouvernement que Roberto Micheletti, dirigeant des putschistes, ni les élections tenues dans ces circonstances.
Une prise de position ferme et déterminée signifie la mise en place de sanctions telles que le gel des avoirs de ceux qui soutiennent le coup d’État au Honduras et l’exclusion de tout accord commercial ou de coopération de l’UE avec ce pays, ainsi que le soutien aux représentants du gouvernement du président Manuel Zelaya en Europe.
Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec le peuple hondurien, avec le président légitime Manuel Zelaya et avec les forces démocratiques et progressistes qui luttent avec un grand courage pour le retour de la démocratie et de l’ordre constitutionnel.
Parti communiste français
Paris, le 6 novembre 2009.





S’agissant du bilan humain, l’immense majorité des morts et des blessés est constituée par des habitants qui ne participaient pas au combat, en particulier des femmes et des enfants. Les combattants ne représentent qu’une partie infime des victimes. L’objectif affirmé par Israël de détruire le Hamas n’est donc pas atteint ni même crédible. C’est la population qui était visée. Tout ceci constitue un crime de guerre. Voire un crime contre l’humanité, s’agissant des exécutions sommaires si elles étaient prouvées. Le gouvernement et l’armée israélienne sont responsables et doivent être jugés. Mettre un terme à l’impunité dont jouit Israël depuis des décennies est une nécessité politique si la communauté internationale veut retrouver sa crédibilité.
Comment poursuivre Israël ? Pour l’instant l’obstacle est politique. Dans la mesure où les cadres légaux semblent manquer, ces poursuites dépendent de l’ONU et en particulier du Conseil de sécurité, qui doit se doter des moyens juridiques de juger Israël. Ce pas n’ayant pas ratifié le traité instituant la Cour pénale internationale, il faut pour poursuivre les responsables devant cette cour, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Et la France, pas des droits de l’homme, se doit de la présenter. Dans un premier temps, elle doit également demander une enquête impartiale ainsi que le souhaitent les représentants de l’ONU sur place. Car la décision d’Israël de procéder à sa propre enquête ne peut être satisfaisante et impartiale, évidemment.
Un autre outil juridique est celui de la compétence universelle. Elle consiste à pouvoir juger, dans un autre pays que le sien, une personne qui a commis un crime à l’étranger. Chaque pas peut le faire quand les règles de procédure le permettent. En France, les règles de procédure actuelles ne permettent pas de juger des étrangers présumés coupables de crimes commis à l’étranger sauf pour ceux aant la double nationalité. Or il semblerait que des Israéliens présumés coupables de crimes de guerre aient la nationalité française. Le ministre de la Justice devrait donc demander au parquet d’enquêter.
Par Tony Busselen
La guerre dans l’est du Congo fait rage. Intervention rwandaise, dit Kinshasa. Problèmes internes congolais rétorque Kigali. Pourquoi cette guerre ? Pourquoi maintenant ? Laurent Nkunda, un rebelle ? Quels intérêts défendent les protagonistes ?
Que se passe-t-il au Nord-Kivu ?
Depuis que les troupes du seigneur de guerre Laurent Nkunda ont relancé la guerre le 28 août, 250 000 civils ont été chassés de leurs maisons. Les « rebelles » ont utilisé ces flots de réfugiés comme bouclier humain pour occuper la ville de Kiwanja. Les 30 000 habitants de Kiwanja ont été les témoins de l’arrivée des troupes de Nkunda. Des villageois contactés par téléphone témoignent que le noyau dur des forces nkundistes sont des soldats et des mercenaires rwandais et étrangers bien équipés, qui peu après la conquête de la ville ont continué leur avancée laissant derrière eux des soldats de Nkunda même. Des jeunes du village ont voulu se défendre avec des armes prises au bureau de la police locale. Mais les casques bleus casernés à Kiwanja les auraient dispersés, laissant libre cours aux exactions des nkundistes.
Qui s’affronte au Congo ?
Laurent Nkunda est un Tutsi congolais engagé dans l'armée de Paul Kagamé (actuel président du Rwanda) en 1994 dans sa lutte contre les génocidaires Hutus.
En 1998, il rejoint au Congo la « rébellion » pro-rwandaise. Il a commis plusieurs crimes de guerre avant d’être intégré dans l'armée congolaise, selon les accords appliqués à partir de 2003. Mais, en 2004, il entreprend une mutinerie contre le gouvernement congolais. Le Rwanda nie appuyer Nkunda. Pourtant de nombreuses preuves, confirmées par des journalistes, par l’organisation américaine de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, et le Ministre des affaires étrangères burundais contredisent Kigali. Laurent Nkunda est financé par des hommes d'affaires proche de Paul Kagame telle que les frères Alexis et Modeste Makabuza et l'homme le plus riche du Rwanda, Tribert Rujugiro. Il est approvisionné en hommes et en matériel par l'armée rwandaise à travers l'Ouganda, allié du Rwanda durant la guerre d'agression contre le Congo en 1998-2003. L'Ouganda a d'ailleurs menacé, récemment encore, de relancer la guerre à cause d'un différent sur l'exploitation du pétrole au lac Albert.
L'intervention du Rwanda et de l'Ouganda sont en contradiction avec la chartre de l'ONU et les règles des relations internationales qui demandent un respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chaque pays membre. Le Rwanda et l'Ouganda sont les alliés préférés des États-Unis et de la Grande-Bretagne dans la région.
La République Démocratique du Congo et la SADC
Lors des élections, la majorité des Congolais a voté pour Joseph Kabila, l'actuel président. L'armée congolaise est « en construction » depuis 2003, selon un système de brassage des différentes milices qui se sont battues pendant la guerre de 1998-2003. Ce brassage a été imposé par l'Occident et fait que l'armée congolaise reste affaiblie par la division et la corruption. Depuis 1997, sous Laurent Kabila, père de l'actuel président, le Congo est devenu membre de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe). La SADC est l’un des organes de coopération régionale les plus importants d’Afrique. Parmi ses membres : l’Angola, le Zimbabwe, le Mozambique et l’Afrique du Sud. Les membres de la SADC ont un accord d'entraide en cas d'agression d'un de leurs membres. Ce qui rend une intervention de troupes des pays membres de la SADC à côté de l'armée congolaise parfaitement légale et justifiée. Dire qu'avec une telle intervention, le conflit deviendrait une guerre internationale, n'est pas juste puisque c'est le Rwanda qui a agressé le Congo.
Quels sont les enjeux de la guerre ?
Les richesses locales du Kivu permettent aux milices, au Rwanda et à l'Ouganda de financer l'instabilité et l'agression qui plongent des millions de Congolais dans l’insécurité. Cette situation n'est possible que grâce à la complicité tacite de la MONUC, des États-Unis et des états membres de l'Union européenne.
La question clé pour comprendre cette guerre est la suivante : d'où vient cette attitude complaisante des États-Unis vis-à-vis de l'agression du Rwanda et de l'Ouganda ainsi que l'hostilité de certains hommes politiques belges comme Karel De Gucht, ministre des Affaires étrangères, envers le gouvernement congolais ? La réponse est claire. Le gouvernement congolais et le président Joseph Kabila sont en contradiction avec les intérêts des multinationales et des gouvernements américains et européens.
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Congo : conflit interne ou intervention étrangère