Biache-Saint-Vaast :
Les salariés de Finimetal
en colère !
Le conseil des Prud’hommes d’Arras vient de confirmer la mise à pied de huit salariés de Finimetal (1). Ils avaient été sanctionnés en 2010 pour avoir dénoncer des atteintes au droit de grève. La CGT crie au scandale !
A Finimetal, dans un climat tendu, la CGT vient d’obtenir une victoire appréciable.
Le 11 octobre dernier, une menace de grève a en effet obligé la direction à réintégrer un salarié menacé de licenciement pour une sombre histoire de trafics de radiateurs. « La CGT a
remis en scène une vie. Quand il met des salariés à la porte, le patronat ne se rend pas compte des dégâts qu’il fait », commente Lionel Dammaretz, l’un des dirigeants de l’Union
locale CGT d’Arras. « Lorsque la CGT ne tergiverse pas, son opiniâtreté finit toujours par payer et les salariés s’en rendent compte », se félicite Christian Orlowiez,
secrétaire de la CGT Finimetal. Ce succès est en effet de nature à mettre du baume au cœur d’une organisation dans le collimateur de la direction depuis plus d’un an. En février 2010,
suite à un arrêt de travail, les salariés obtenaient de substantielles augmentations de salaires dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires. « Il s’agissait de notre
troisième grève et surtout de notre troisième succès en un an », commente Christian Orlowiez.
Entrave au droit de grève…
Pour la direction, c’en est trop ! Elle tente alors de « briser la CGT. Sous des prétextes futiles, Finimetal licenciait quatre de nos camarades grévistes pour fautes lourdes et distribuait des avertissements à d’autres »(2). Pour la CGT Finimetal, il s’agit « d’intimider le personnel pour qu’il se détourne de l’action. Une forme de chantage au droit de grève ». L’émoi est tel sur les bords de la Scarpe qu’à l’heure du premier entretien préalable au licenciement, le hall d’accueil est occupé par le personnel en colère, soutenu par l’UL et l’Union des Syndicats des Travailleurs de la Métallurgie CGT, et aussi des élus locaux dont Martial Stienne, conseiller général (PCF). En représailles, une douzaine de salariés font alors l’objet d’une mise à pied de cinq jours « sous le prétexte que notre grève aurait été illégitime. Certes, le code du travail juge illégale toute grève de solidarité. Mais là précisément, l’objet de notre action était bien de défendre le droit de grève et ce motif était parfaitement légitime », tonne Christian Orlowiez. Mise à pied bien sûr contestée devant le conseil des Prud’hommes d’Arras par 8 salariés sur 12 (3). Celui-ci vient de donner raison au… patronat. Un jugement qui fait bondir Lionel Dammaretz : « Cette décision est une entrave au droit de grève. Il est inadmissible que des représentants des salariés (4) aient pu la cautionner. Ce dossier aurait dû au moins aller en départage » Un appel a été interjeté. Les salariés déboutés ont fait appel. A suivre donc.
Jacques KMIECIAK
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L’entreprise Finimetal (fabrication de radiateurs, sèche-serviettes, etc.) de Biache-Saint-Vaast emploie 185 salariés. Elle appartient au Finlandais Rettig.
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Depuis, le conseil des Prud’hommes d’Arras a requalifié la faute lourde en faute grave. L’affaire sera jugée en appel en 2012.
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Le dossier de Christian Orlowiez, élu prud’homal à Arras, a été examiné à Lens. Le conseil des Prud’hommes doit statuer ce vendredi 4 novembre.
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Parmi les deux conseillers prud’homaux salariés, l’un est membre de FO et l’autre de la CFDT.







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