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Société

Biache-Saint-Vaast :

Les salariés de Finimetal

en colère !

Le conseil des Prud’hommes d’Arras vient de confirmer la mise à pied de huit salariés de Finimetal (1). Ils avaient été sanctionnés en 2010 pour avoir dénoncer des atteintes au droit de grève. La CGT crie au scandale !

Christian-Del--pine---a-gauche-sur-la-photo--et--copie-1 A Finimetal, dans un climat tendu, la CGT vient d’obtenir une victoire appréciable. Le 11 octobre dernier, une menace de grève a en effet obligé la direction à réintégrer un salarié menacé de licenciement pour une sombre histoire de trafics de radiateurs. « La CGT a remis en scène une vie. Quand il met des salariés à la porte, le patronat ne se rend pas compte des dégâts qu’il fait », commente Lionel Dammaretz, l’un des dirigeants de l’Union locale CGT d’Arras. « Lorsque la CGT ne tergiverse pas, son opiniâtreté finit toujours par payer et les salariés s’en rendent compte », se félicite Christian Orlowiez, secrétaire de la CGT Finimetal. Ce succès est en effet de nature à mettre du baume au cœur d’une organisation dans le collimateur de la direction depuis plus d’un an. En février 2010, suite à un arrêt de travail, les salariés obtenaient de substantielles augmentations de salaires dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires. « Il s’agissait de notre troisième grève et surtout de notre troisième succès en un an », commente Christian Orlowiez.

Entrave au droit de grève…

Pour la direction, c’en est trop ! Elle tente alors de « briser la CGT. Sous des prétextes futiles, Finimetal licenciait quatre de nos camarades grévistes pour fautes lourdes et distribuait des avertissements à d’autres »(2). Pour la CGT Finimetal, il s’agit « d’intimider le personnel pour qu’il se détourne de l’action. Une forme de chantage au droit de grève ». L’émoi est tel sur les bords de la Scarpe qu’à l’heure du premier entretien préalable au licenciement, le hall d’accueil est occupé par le personnel en colère, soutenu par l’UL et l’Union des Syndicats des Travailleurs de la Métallurgie CGT, et aussi des élus locaux dont Martial Stienne, conseiller général (PCF). En représailles, une douzaine de salariés font alors l’objet d’une mise à pied de cinq jours « sous le prétexte que notre grève aurait été illégitime. Certes, le code du travail juge illégale toute grève de solidarité. Mais là précisément, l’objet de notre action était bien de défendre le droit de grève et ce motif était parfaitement légitime », tonne Christian Orlowiez. Mise à pied bien sûr contestée devant le conseil des Prud’hommes d’Arras par 8 salariés sur 12 (3). Celui-ci vient de donner raison au… patronat. Un jugement qui fait bondir Lionel Dammaretz : « Cette décision est une entrave au droit de grève. Il est inadmissible que des représentants des salariés (4) aient pu la cautionner. Ce dossier aurait dû au moins aller en départage » Un appel a été interjeté. Les salariés déboutés ont fait appel. A suivre donc.

Jacques KMIECIAK Liberté-

  1. L’entreprise Finimetal (fabrication de radiateurs, sèche-serviettes, etc.) de Biache-Saint-Vaast emploie 185 salariés. Elle appartient au Finlandais Rettig.

  2. Depuis, le conseil des Prud’hommes d’Arras a requalifié la faute lourde en faute grave. L’affaire sera jugée en appel en 2012.

  3. Le dossier de Christian Orlowiez, élu prud’homal à Arras, a été examiné à Lens. Le conseil des Prud’hommes doit statuer ce vendredi 4 novembre.

  4. Parmi les deux conseillers prud’homaux salariés, l’un est membre de FO et l’autre de la CFDT.

Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 17:24
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Par BLOG-PCF-ARRAS

Les immigrés, héros d’une bande dessinée


les_migrants_web.jpg

Éditée par une association, les Migrants racontent des histoires ordinaires d’immigration, présentées ensuite dans les écoles. Une belle initiative pour valoriser les origines.

« Utiliser les mémoires des uns pour faire grandir les autres. » C’est le pari de l’association Paroles d’hommes et de femmes qui raconte en bande dessinée des destins d’immigrés (1). Ce sont des histoires comme il en existe tant en France. Des figures ordinaires devenus héros le temps d’une bulle.

Après un premier tome consacré à la Picardie, celui-ci s’attache à suivre des « parcours franciliens ». Six destins d’hommes et de femmes venus de tous les continents. Ces histoires représentent un an de travail. Six mois pour recueillir les récits, autant pour les dessins. « On travaille avec les témoins depuis longtemps, raconte Florence Brethes, l’un des deux écrivains publics chargés d’écrire ces biographies. Notre parti pris est de rester dans le récit à la première personne, ce sont leurs mots à eux. »

Le texte est ensuite soumis à deux bédéistes. « Ce n’est pas une bande dessinée classique, explique Kiel, dessinateur. Chaque histoire compte huit planches dans lesquelles il faut incorporer le texte, c’est un compromis difficile, mais le texte est notre priorité. » Le résultat est une BD assez bavarde : pas de bulles ici, mais un récit à la première personne qui entoure le dessin.

"On donne un rôle éducatif aux migrants et on aide les jeunes à se construire en les valorisant"
Frédéric Praud

Auto-éditée par l’association, cette BD sert d’outil pédagogique pour aller à la rencontre des adolescents. Frédéric Praud, qui a créé l’association Parole d’hommes et de femmes en 2002, parcourt les collèges et lycées pour y faire témoigner des migrants et réagir les élèves. « On donne un rôle éducatif aux migrants et on aide les jeunes à se construire en les valorisant », explique-t-il.

Les témoins confirment. Gongo-Soumboulou Koné, soixante-neuf ans, a accepté de raconter sa vie tout en gardant son « jardin secret », dit-il avec malice. Pour ce « militant » – comme il se définit –, témoigner est un prolongement de son engagement en faveur des déplacements humains. « On ne peut ni stopper ni juguler l’immigration, plaide ce Sénégalais arrivé en France en 1963. Les hirondelles sont africaines, mais, en été, traversent les frontières pour venir chercher à manger en Europe. Tout être vivant bouge, il n’y a que les objets pour rester toujours à la même place. »

Pour le premier tome, l’association est intervenue dans 110 établissements scolaires et a vendu 2 000 bandes dessinées. Ce deuxième tome sort à 4 000 exemplaires.

 

(1) Les Migrants, parcours franciliens par F. Praud, F. Brethes, H. Horsali et Kiel, 51 pages, 21 euros.
En vente sur le site de l’association :

www.parolesdhommesetdefemmes.fr

Marie Barbier (l'Humanité)

Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 11:57
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Par -BLOG-PCF-ARRAS

  

 

Guillaume-Pepy-350x511.jpg Pepy manager de l'année !


Syndicats et usagers "morts de rire"

 

La rédaction du Nouvel Économiste a récompensé le PDG de la SNCF pour sa capacité à "s'être frotté aux réalités sociales". De quoi faire s'esclaffer la CGT et les associations de voyageurs.

Guillaume Pépy, le PDG de la SNCF, a été élu jeudi "meilleur manager" de l'année par la rédaction du Nouvel Économiste, qui l'a préféré à ses homologues de la Poste et de France Télécom également nommés.

Décerné chaque année, le prix décore ceux qui auraient "marqué leur domaine par leur réflexion, leur engagement et leur action, tout en sachant aller à l'encontre des modes, des préjugés et des idées reçues".

A en croire le jury, Guillaume Pepy aurait su composer avec un environnement 'gazeux' particulièrement explosif, dans lequel il a trouvé pêle-mêle : des politiques, les citoyens, les médias et l'opinion.

 Premiers prédateurs dans cet écosystème agité, les usagers mobilisés depuis quelques mois contre les retards à répétition.

Eux relativisent les capacités managériales de ce PDG qui préfère le Business au Service Public.

"Mort de rire", a commenté de but en blanc Willy Colin, porte-parole de l'Avuc (Association des voyageurs usagers des chemins de fer). Cette décision fait doucement sourire les usagers qui empruntent chaque jour ce grand corps malade qu'est devenu la SNCF. Le docteur Pepy se penche sur la maladie du patient mais change de diagnostic tous les semaines, administrant des poisons plus que des remèdes. Il ne semble pas savoir où il va, ce qui pose problème pour un manager.

Sur notre région, L'association UNV du Nord (FNAUT) et « à fond de train » reprochent aussi au patron de la SNCF de traiter "comme des voyageurs de seconde zone" les passagers des TER qui se plaignent des retards, alors que ceux des TGV semblent mieux être entendus.

Pour La CGT, à l'annonce du prix, Gilbert Garrel secrétaire de la Fédération est parti d'un grand éclat de rire.

Tant en Avril qu'en Octobre, pendant des conflits longs et durs, sur les questions sociales, Pepy est resté aux abonnés absents, restant sur des positions dogmatiques en refusant de négocier pendant les grèves. Aux usagers, il a fait des concessions qui n'ont rien résolu à la problématique des retards. Concernant les difficultés endémiques de l'activité du fret, Guillaume Pepy enregistre un résultat catastrophique, l'activité a été divisée par deux en dix ans.

Dans le Nord/Pas-de-Calais nous sommes bien placés pour le savoir. La SNCF est dans une logique d'ouverture à la concurrence et de rentabilité à tout prix qui a du être aussi celle du jury... !

S'il il est une récompense qui aurait pu être décerné à G. Pepy c'est celui de « l'enfumage » pour ses qualités de communiquant, mais certainement pas pour ses qualités de négociateur, ni pour son bilan social !

Ce trophée ne trompera donc personne, en tous cas pas la CGT et pas les Cheminots non plus, nous le pensons ! !

Un seul avantage à cette annonce, dans ce climat hyper morose de l'entreprise, celui de nous avoir fait sourire, voire rire, c'est pas une augmentation salariale, mais c'est toujours ça de pris … ! !

LILLE LE 04/02/2011

 Secteur fédéral des cheminots Nord/pas-de-Calais 

Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 11:25
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Par -BLOG-PCF-ARRAS

Amnesty International France s’alarme des deux décès en trois semaines suite à l’utilisation d’armes dites « à létalité réduite »

logo Amnesty International

Alors qu’un homme vient de décéder après avoir reçu un projectile de "Flash-Ball" tiré par un policier le 12 décembre dernier à Marseille, Amnesty International France (AIF) s’inquiète des conditions d’utilisation d’armes dites « à létalité réduite » et demande un plus grand encadrement des forces de police.

L’homme, grièvement blessé hier lors d’une intervention de la police dans un foyer de travailleurs à Marseille, est décédé ce matin.

AIF demande qu'une enquête indépendante sur les circonstances de ce décès ait lieu, comme pour tout autre cas de blessure ou de décès suite à l’usage d’un lanceur de balle de défense (LBD) ou « Flash-Ball ». Suite au décès d’une personne touchée par un pistolet à impulsion électrique (Taser) le 30 novembre, AIF avait déjà demandé la saisine de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) par le Premier Ministre, habilité à la saisir. La CNDS est une autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect de la déontologie par les forces de l'ordre. Cependant, selon nos informations la CNDS n’a pas été saisie ou AIF n’a pas encore reçu de réponse à cette demande.

AIF réitère les recommandations suivantes au ministre de l’intérieur :
Le cadre d'utilisation des LBD doit être modifié pour que les forces de police ne les utilisent que dans le cadre du respect de la légitime défense pour soi ou pour autrui ;
Ce cadre d’utilisation doit être strictement respecté, y compris bien sûr pour les distances de tir ainsi que l’interdiction de viser la tête ou le visage ; les instructions parlent de 7 mètres minimum, il semble que le tir a eu lieu dans une chambre de foyer sans doute plus petite, mais l’enquête devrait apporter des précisions sur cette question ;
Une formation, intégrant des modules pratiques de mise en situation, doit être dispensée aux utilisateurs de LBD de manière continue, dès l’habilitation, et ce sur une base annuelle ;
Une enquête systématique indépendante doit avoir lieu en cas de blessure ou de décès suite à l’usage d’un LBD ou d’autres matériels de sécurité et de police.

Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 13:29
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Par BLOG-PCF-ARRAS

logo.gif APPEL CITOYEN Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

Appel de la Ligue des Droits de l'Homme signé par plus de 50 organisations

site de la L.D.H.: lien

Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 13:15
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Par BLOG-PCF-ARRAS

Les humoristes Stéphane GUILLON et Didier PORTE virés de France Inter : ils ont déplu au Roi... pardon, au Président!

 

 

 

 

 

Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 16:36
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Par MDC

Grève de la faim d’une journaliste de Libération contre son licenciement

 

La direction de Libération s’était engagée, dans le cadre d’un nouveau plan d’économies (8 à 9 suppressions de postes sont envisagées en 2009), à ne procéder à aucun départ contraint. En licenciant Florence Cousin, secrétaire de rédaction depuis quelques mois, elle vient de bafouer ses promesses. Salariée à Libération depuis 25 ans, c’est aussi une ex-élue au Comité d’Entreprise dont la protection vient d’arriver à son terme. Ex-ouvrière du Livre, elle a été reclassée en rédaction après avoir suivi une courte formation de 9 jours et elle aujourd’hui licenciée pour de prétendues incompétences. En entamant une grève de la faim, Florence Cousin crie son refus d’être ainsi sanctionnée, crie sa volonté d’exercer son métier dignement et exige les moyens d’être réellement formée. Le SNJ-CGT appelle, dans un communiqué, "les journalistes et salariés de Libération à la soutenir dans son combat, il appelle la direction de Libération à respecter ses engagements et à donner à Florence Cousin tous les moyens d’exercer son métier, en lui assurant une formation qualifiante dans une école reconnue par la profession. Les négociations doivent se poursuivre."

(Communiqué de la cgt du 20 février 2009  http://www.cgt.fr/spip.php?article35743)

 

Rappelons que le journal Libération a été créé dans la mouvance de mai 68 par un groupe de militants gauchistes qui ont accusé alors le PCF et la CGT de trahison : ils prétendaient avec le PSU de Rocard être plus révolutionnaires que nous ! La plupart d'entre eux sont devenus comme Cohn-Bendit des serviteurs du capitalisme : Libération est du lot. Aujourd'hui, certains se proclamant anti-capitalistes veulent  encore nous faire la leçon : est-ce l'histoire qui se répète ? MDC 

Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 12:59
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Par MDC
http://nantes.indymedia.org/attachments/aug2007/geoles.png
Après le terrible incendie du centre de rétention de Vincennes, l’UMP par la voix de Frédéric Lefèbvre s’en prend à RESF, qu’il menace des tribunaux pour « provocations ».

Selon le porte-parole, ce sont les manifestations de soutien qui serait à l’origine de l’incendie. Quel délire !

 L’aveuglement sécuritaire de cette droite leur fait décidément perdre la raison. L’incendie regrettable du CRA n’est que le symptôme d’une désastreuse politique du chiffre ou l’essentiel est toujours plus de s’acharner sur les sans-papiers coûte que coûte, l’humanitaire devenant quantité négligeable.

Ce drame raisonne comme l’ultime signal d’alarme d’une politique d’immigration devenue inhumaine et dangereuse. Il doit y être mit fin. Le PCF s’associe à la manifestation de mardi appelée par le MRAP pour dénoncer les centres de rétention.
Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 14:03
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Par Xavier


Le pouvoir veut en finir avec la durée légale du travail

 En appelant salariés et retraités à descendre massivement dans la rue le 17 juin prochain, CGT, CFDT, FSU et Solidaires tirent un signal d’alarme à la hauteur des menaces qui pèsent sur les droits et conditions de travail de millions de salariés. Le 19 décembre dernier, Sarkozy promettait de respecter les syndicats et leur pouvoir de négociation.

 En décidant de déposer un projet de loi sur le temps de travail, le gouvernement dynamite et l’accord intervenu sur la représentativité syndicale à peine signé et tout un pan du Code du travail déjà nettoyé à la sauce libérale.

 Ce texte, élaboré sous la houlette du ministre du Travail, démontre à quel point la traduction dans la réalité du « travailler plus pour gagner plus » promis aux Français ne retient décidément que la première partie du slogan, déjà largement et lourdement vécue par des millions de salariés. Et dont beaucoup le payent de leur vie ou de leur santé sacrifiée. Les 35 heures ont permis à la fois des créations d’emplois massives et de maintenir le pays aux premiers rangs de la productivité horaire en Europe.

 Il s’agit pour cette majorité de droite et tous ceux qui sont acquis à la fatalité d’une économie sous tutelle financière de ne surtout pas toucher aux profits record engrangés par ce même travail et encore plus d’encourager de nouvelles hausses du taux de profits des mêmes actionnaires rois. De ce point de vue, l’hypothèque de 2002 n’est toujours pas levée à gauche.

 Mais voici venu le temps de l’extension tous azimuts de l’aggravation de la charge de travail par individu avec comme objectif absolu l’abaissement réclamé par le MEDEF du « coût du travail » - entendez sa rémunération. En remettant en cause le droit à une retraite à 60 ans payée dignement, tenant compte de l’élévation de la qualification, donc de la durée des études ou de la pénibilité, le gouvernement crée les conditions d’une concurrence accrue entre générations. En avançant d’un an l’ouverture du marché du travail, salué encore une fois par le MEDEF, aux salariés d’Europe de l’Est, il porte le fer de la concurrence sur la politique d’immigration.

 Et avec ce projet de loi, le gouvernement et l’UMP entendent avancer de manière décisive dans un des objectifs communs à l’organisation de Laurence Parisot et à son « ami Nicolas » : faire sauter le « verrou » de la durée légale du travail pour rendre encore plus dépendant chaque salarié de son employeur. La patronne des patrons semble oublier ces jours-ci le modèle qu’elle et son organisation vantait, le 26 février dernier, dans les salons il est vrai plus feutrés du Parlement européen qui lui étaient offerts pour une convention. S’il y a une « stratégie gagnante » en Europe au chapitre marché du travail, c’est la « Grande Bretagne » de Tony Blair et Gordon Brown, disait-on : « charges peu élevées, flexibilité du marché du travail et absence de pression excessive de l’emploi ».

 Avec quelques petits jours de recul, la prétendue polémique entre le secrétaire général de l’UMP, le chef de l’État et son ministre du Travail apparaît pour ce qu’elle est : une opération de brouillage de plus, masquant la réalité des projets aussitôt sortis du chapeau, permettant d’occuper tout le terrain médiatique et du débat politique.

 A l’approche du 17 juin, elle peut faire long feu. Les salariés, les jeunes, les retraités de ce pays auraient tout à y gagner. Que FO choisisse d’ignorer l’attaque ou que la LCR passe en quelques jours de la dénonciation du « piège tendu » à la « claque » pour fustiger, en des accents dignes d’il y a quarante ans, la CGT et la CFDT n’est pas un facteur d’unité, pourtant nécessaire du monde du travail face à la surenchère néolibérale et à la sauvagerie sociale qu’elle risque d’entraîner. Mais les petites manœuvres n’ont guère empêché les grandes mobilisations.

(Mis en ligne sur www.pcf.fr le 5 juin 2008)

 

Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 12:31
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Par MDC

 

http://skyfall.free.fr/images/metaphore_grenouille.jpg
 

ou le principe de la grenouille chauffée

 

"Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement, elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

La température continue à grimper. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s’extraire de la marmite.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

(…) Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons : Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l’intégrité de la nature, à sa beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies."

(Olivier Clerc : "La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite et autres leçons de vie")

 

Après la multiplication des caméras de surveillance, après le fichage généralisé y compris des enfants scolarisés, des assureurs sont en train de mettre en place la surveillance des automobilistes par GPS. Pire encore : La société Applied Digital Solutions, en Floride a mis au point « Verchip », un microprocesseur de la taille d’un grain de riz destiné à être implanté sous la peau. Cette puce émet un signal lisible par un décodeur spécial qui identifie tous nos paramètres sociaux, médicaux et autres. Les malades en sont les premiers « bénéficiaires » aux Etats-Unis… suivis par les enfants… et par nous tous…?

 

Ceux qui refuseront n'auront plus accès aux établissements publics, aux autoroutes, aux banques ? La police vérifiera si vous avez bien votre puce et si elle est à jour…

 

Alors, si vous n’êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu’il ne soit trop tard !

 

 

Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 12:00
- Publié dans : Société
Par Mentor



La "dératisation" printanière dans les villes a tendance à dériver scandaleusement !


L'image “http://tbn0.google.com/images?q=tbn:tJaoM6HZpyAbXM:http://jbmarion.blog.parents.fr/files/2007/05/troll_gourdin.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Une pub passant ces derniers jours sur les ondes de Radio France faisait l'amalgame entre les locataires mauvais payeurs et les souris : de nombreuses protestations semblent l'avoir évacuée.


Mais après les produits répulsifs anti-SDF, apparaît maintenant un répulsif sonore anti- jeunes: "Beethoven" qui est la version française de "Mosquito", un nouveau petit boîtier électronique qui émet des ultrasons insoutenables pour les oreilles des adolescents.


Les ultrasons émis par cette monstruosité technologique et morale seraient audibles uniquement par les jeunes car avec l’âge, l’appareil auditif perd une partie de ses capacités dans les fréquences extrêmes.


Cela pose un grave problème de santé publique, car au-delà de 95 décibels, le son présente un danger pour l’audition mais aussi... pour les femmes enceintes.


Vendu en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas depuis deux ans, ce boîtier anti- jeunes serait en cours de commercialisation en France à un prix de l’ordre de 850 euros. Ce "Mosquito" (moustique) a été rebaptisé "Beethoven" en France (parce que Beethoven était sourd ?). Une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics auraient déjà fait l’acquisition de ce produit destiné à éloigner les adolescents de certains lieux de rassemblement comme les halls d’immeubles ou les cages d’escalier.


Le principe même de ce boîtier est intolérable et doit être condamné sans réserve. L’accepter c’est stigmatiser les jeunes des quartiers, c’est favoriser une société divisée où la peur de l’autre érigerait des barrières invisibles au sein de la collectivité.


Cependant se contenter de la seule indignation morale, comme le fait à juste titre Mme Amara ou Mme Boutin, est insuffisant. En effet, avec les moyens de médiation et de dialogue dont elle dispose au travers des élus, des associations, des MJC, des éducateurs et des forces de police de terrain, notre société peut résoudre avec des moyens humains les problèmes de simple voisinage ou de bruit, autrement que par des boîtiers à ultrasons.


"Mosquito" doit être ainsi interdit en France, en Europe et ailleurs. L’héritage musical de Beethoven ne doit pas devenir une barbarie technique, mais un outil citoyen de dialogue et d’éducation au civisme.

MDC


Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 12:02
- Publié dans : Société
Par Xavier

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