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Logement

À Louvroil, la maire reprend sa croisade pour le logement

vendredi 13.03.2009, 04:49 - La Voix du Nord

 « Pas d'expulsions dans ma commune depuis 2003.» « Pas d'expulsions dans ma commune depuis 2003.»

Comme chaque année depuis 2003, Annick Mattighello, la maire communiste de Louvroil, près de Maubeuge, prend un arrêté anti-expulsion avant la fin de la trêve... - Vous reprenez votre combat...

 

« Oui, l'arrêté est parti (à la préfecture) pour montrer que la solution, ce n'est pas de mettre les femmes et les enfants à la rue. On en a pris un autre contre les coupures d'eau, d'électricité, de gaz. » - Christine Boutin annonce qu'il n'y aura plus d'expulsions « sans solution de relogement »... Satisfaite ?

« Oui mais ce qui m'inquiète, c'est ce qu'on entend par "sans solution de relogement". Je n'imagine pas un instant qu'on mette des familles de bonne foi qui n'ont pu payer leurs loyers avec des gens toxicomanes ou alcooliques, que l'on mélange toutes ces situations avec les gosses au milieu. » - Le tribunal administratif casse à chaque fois vos arrêtés. À quoi servent-ils ?

« Il n'y a pas eu d'expulsions dans ma commune depuis 2003. C'est le fruit d'un rapport de forces mais nous avons aussi un réseau dit de la dignité : une centaine de personnes sur Louvroil qui, le matin à 6 h, peuvent se mettre devant la porte des familles menacées par l'huissier. Nous avons mis en place aussi ce que Mme Boutin préconise aujour-d'hui intervenir en amont d'un jugement via une commission tripartite avec la sous-préfecture, le bailleur social et la mairie. On a réussi à sortir des familles de l'impasse. De 52 familles menacées d'expulsion, on est passé à 15 aujourd'hui. » - Dans quel état d'esprit abordez-vous la fin de la trêve ?

« Il y a une tension. Hier, lors de la permanence, une dame dans le privé avec trois enfants m'a dit : "Ils vont venir dimanche !" Je lui ai dit : "Non, quand même pas !" "Mais le 16 ?" Je lui ai répondu : " On sera là." Ça pleure. Il y a 2 200 intérimaires remerciés à MCA. Ces gens-là, on les retrouve en partie dans nos permanences du CCAS. » •

RECUEILLI PAR N. F.

Vendredi 13 mars 2009

Par Xavier
(Le Parisien) Le maire va réquisitionner l’immeuble de la Poste

http://www.phototheque.org/data/thumbnails/334/alarmsociale.jpgSamedi à l’occasion de l’inauguration symbolique de l’immeuble de la rue Mermoz à Saint-Denis occupé par des mal-logés, Didier Paillard, le maire (PCF) de la ville, a annoncé qu’il comptait signer un arrêté de réquisition de ce bâtiment, propriété de la Poste.
Le 14 février dernier, épaulées par plusieurs associations comme le Droit au logement ou le Réseau solidarité logement, huit familles ont investi le bâtiment, vide depuis plusieurs années et situé en face du commissariat de police.

« Ce sont des personnes en situation régulière qui ont fait des demandes de logements et même pour certaines, exercé des recours dans le cadre du droit au logement opposable. D’autres ont vécu des expulsions », explique Edwige Le Net, du DAL 93.
Cet arrêté du maire viendrait légitimer la présence de ces occupants, qui ne seraient dès lors plus considérés comme des squatteurs. Au grand dam de la Poste, propriétaire du site, qui expliquait la semaine dernière sans plus de commentaire, avoir « un projet de logement social dans ces locaux ».


« C’est un acte rare de la part d’une mairie »


Les associations, qui étaient demandeuses de ce geste fort, applaudissent. « C’est un acte rare de la part d’une mairie, des tentatives similaires d’autres communes se sont soldées par des recours devant les tribunaux administratifs. Nous espérons que la préfecture acceptera l’arrêté », confie Edwige Le Net.

Si tel était le cas, les familles devraient payer des indemnités d’occupation au propriétaire et pourraient vivre dans ces logements pour une durée d’un an, renouvelable quatre fois.
Lundi 23 février 2009

Par Xavier
Dans trois jours, la lo i de la République va autoriser, comme chaque année, que des milliers de familles, notamment des femmes avec leurs enfants, soient jetées à la rue. Combien seront cette année encore victimes de ce 15 mars ? Beaucoup, on le sait. Le prix des loyers n’a pas cessé de monter, et la précarité, le chômage, les bas salaires n’ont jamais atteint de tels niveaux. Comment s’étonner alors que plus de huit millions de Françaises et de Français soient aujourd’hui mal-logés et que des milliers d’autres soient contraintes de vivre sous la menace permanente de l’expulsion ?

Notre pays est à l’heure des choix. Les Françaises et les Français auront la chance de pouvoir dire, dans quelques semaines, à quoi ressemblera la France de demain. Aussi, en perspective de ce vote, devra-t-on continuer à accepter, derrière la fin de cette « trêve hivernale », que la vie de milliers de nos compatriotes soit réduite à n’être qu’une éternelle guerre contre son bailleur, l’EDF ou au final la violence de la rue ?

Pour moi, la réponse à cette question est évidemment non. Je n’accepte pas que l’on puisse à ce point violer la dignité d’hommes et de femmes jusqu’à les expulser du logement où ils font leur vie. Mais je ne veux pas en rester aux mots. Je ne veux pas en rester à la simple proclamation d’un « droit opposable au logement » qui ne serait jamais rendu effectif ; je demande d’interdire ces expulsions locatives pour assurer à tous et toutes un véritable droit au logement.

Notre pays a les moyens de garantir la sécurité matérielle de chaque homme, de chaque femme, de chaque enfant.

Je me bats donc pour que dans la vie de tous les jours, l’humain supplante le marché. Je me bats pour que la satisfaction de nos besoins essentiels, à tous et toutes, passe avant tout le reste. Je me bats donc pour que la Nation assure enfin, comme elle le proclame dans sa constitution, « les conditions nécessaires au développement de l’individu et de la famille. »

il revient donc à l’Etat de se doter des moyens effectifs pour assurer la mise en oeuvre du droit au logement.

Tout comme il existe un service public de l’Education nationale, un système d’assurance maladie, je propose donc la création d’un service public du logement et de l’habitat. En urgence, je propose donc l’interdiction immédiate des expulsions et la fin des coupures d’eau et d’électricité. Afin d’aider les familles en incapacité de payer leur loyer, je propose l’instauration d’une garantie du risque locatif pour l’accès et le maintien dans un logement décent et la limitation des dépenses de logement à 20% des revenus du foyer.

Ensuite, 120 000 logements sociaux par an, 120 000 logements de haute qualité environnementale, à loyer très modéré, jusqu’à satisfaction des besoins, devront être construits en priorité. Ces logements devron t être obligatoirement construits dans toutes les municipalités UDF et UMP violant délibérément la loi SRU. Enfin, la politique de mise en vente du parc locatif social, proposée même par Ségolène Royal, devra être abandonnée. Pour cela, le budget du logement devra être porté jusqu’à 2% du PIB. Les cadeaux fiscaux aux plus riches qui louent à des loyers inaccessibles seront arrêtés. Tout le système public de financement du logement social (Livret A, Caisse des Dépôts et des Consignations, etc.) sera mobilisé pour financer la construction de ces logements. Le 1% patronal sera relevé jusqu’à 1%... et la spéculation foncière et immobilière fortement taxée.

Le droit au logement n’est pas . C’est notre horizon. C’est notre horizon si le 22 avril, les Françaises et les Français font le choix des hommes contre celui du marché en portant le plus haut possible la gauche populaire et antilibérale que je représente.

Marie-George Buffet

Lundi 12 mars 2007

Par Xavier

Dimanche 18 février 2007

Par Xavier
Mardi 6 février 2007

Par Xavier
                                        (cliquez sur l'image pour voir la vidéo)


L’action des Enfants de Don Quichotte, aux côtés de celles menées par de nombreuses autres associations, a permis de mettre au cœur de la campagne la question des Sans Logis et plus généralement du logement.

Aujourd’hui un grand nombre de candidats à l’élection présidentielle ont signé leur Charte.

 

Au même moment où l’émissaire du candidat Sarkozy apportait son soutien quai de Jemmapes, le Ministre de l’intérieur expulsait les SDF du Quai de la Gare. Le département des Hauts de Seine, présidé par ce même Nicolas Sarkozy, compte 17 villes, toutes dirigées par la droite, ne respectant pas la loi des 20% de logements sociaux et décide la mise en vente de 4000 logements du parc social afin d’exclure les familles les plus pauvres du département le plus riche.

Je demande un débat des signataires de la Charte, candidats à la présidentielle, lors d’une grande émission télévisée sur les mesures immédiates qui peuvent être prises en faveur des SDF et du droit au logement, les propositions qu’ils verseront dans la campagne et les moyens qu’ils comptent y affecter.

Le gouvernement à indiqué qu’il soumettra à l’Assemblée nationale un projet de loi pour créer un droit au logement opposable avant la fin de la session parlementaire.

Que les 100 000 sans domicile fixe, les 260 000 jeunes logés chez leurs parents faute de mieux, les 800 000 mal logés, les 1 300 000 demandeurs de logements, les 4 500 000 personnes en situation de logements surpeuplés en France (chiffres de la Fondation Abbé Pierre) puissent bénéficier d’un nouveau droit est une bonne chose. Il doit pouvoir s’exercer en direction de l’Etat et de son représentant le Préfet.

Mais, sans attendre, ce que veulent toutes ces personnes c’est un logement digne où vivre.

Pour cela, je propose :

-  La mise en chantier de 600 000 logements sociaux en 5 ans
-  Le retour de l’aide à la « pierre »
-  L’obligation d’aller vers la construction des 20% de logements sociaux par ville comme l’exige la loi SRU sous peine de non éligibilité des maires
-  L’attribution des logements sociaux sans plancher de ressources
-  Le gel immédiat des loyers avec compensation pour les Offices HLM
-  Le plafonnement des loyers à 20% des ressources
-  Un plan d’urgence permettant un accueil social, sanitaire et psychologique de jour et de nuit toute l’année avec réquisition, dans cette situation, des logements vacants

Marie-George Buffet

Dimanche 7 janvier 2007

Par Xavier

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