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Dernier maquis

de Rabah Ameur-Zaïmeche

mercredi 15 avril 20h30 au CINEMOVIDA à Arras

Au fond d’une zone industrielle à l’agonie, Mao, un patron musulman, possède une entreprise de réparation de palettes et un garage de poids lourds. Il décide d’ouvrir une mosquée et désigne sans aucune concertation l’imam…







http://www.edf-gdf-loire-cgt.com/modules/icontent/inPages/accueil/images/edf-gdf-bomb.jpgL'énergie à votre service?
Débat sur les conséquences des privatisations de services publics de l'énergie.


Mercredi 22 avril à 18h, salle des fêtes de Grenay
Place Daniel Breton.

En présence d'Henri Tobo, Hervé Poly, Daniel Dewalle, de personnalités syndicalistes des services publics de l'énergie
Mardi 14 avril 2009

Par Xavier
A l'heure où toutes les chaînes de télévision, diffusaient l'annonce faite par N. Sarkozy de nouveaux cadeaux au patronat, une assemblée nombreuse a préféré la conférence-débat sur "la crise et ses conséquences sociales" organisée par Attac-Artois avec Gérard Duménil.

Economiste, chercheur au CNRS, auteur de nombreux ouvrages dont « Altermarxisme, un autre marxisme pour un autre monde », avec le philosophe Jacques Bidet, Gérard Duménil est une grande figure intellectuelle de la gauche radicale.

Le diagnostic alarmant du chercheur, impute une lourde responsabilité aux États-Unis, grands responsables selon lui de la « crise du néolibéralisme ». Par néolibéralisme, l'on entend la nouvelle phase du capitalisme initiée au début des années 198
0, à l'origine d'un nouvel ordre social dont la finalité n'est autre que l'augmentation maximale des revenus des classes les plus riches.

L'analyse de l'évolution des ressources fiscales américaines montrent une explosion des revenus du 1% de la population la plus riche depuis les années 1970. Effets directs de la politique néolibérale menée par Reagan, ou Thatcher à grand coup de contrôle des médias, des universités et surtout d'affrontement brutal avec le monde du travail.

Responsable d'un véritable « crime contre l'humanité », les tenants du néolibéralisme ont imposé l'ouverture des frontières, mettant en concurrence les travailleurs du monde. La « Folie financière » de ces dernières années a conduit à un point culminant de la volonté d'enrichissement nous menant droit à la catastrophe. Nous sommes désormais rentrés dans une phase de contraction de la production et de chute brutale de vente au détail.

Face à cette situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont entrepris un large plan de sauvetage du capitalisme, s'appuyant sur son endettement. L'Europe et la France contraintes par les critères de Maastricht, n'ont à ce jour donné aucune réponse à la hauteur de la crise...
Vendredi 6 février 2009

Par Xavier

http://e-south.blog.lemonde.fr/files/2007/05/jacques-genereux.1178477426.jpgChers camarades, Je découvre seulement aujourd'hui la réaction suscitée sur votre blog par ma conférence a Arras en juin dernier.

La critique est légitime et nécessaire. Mais elle ne doit pas sombrer dans la caricature. Votre façon de présenter ma critique de Marx, me fait passer pour un anti marxiste et un anti matérialiste, ce que je ne suis nullement. Pire, peut-être, elle laisse entendre que je suis peu préoccupé par la critique du capitalisme. Le capitalisme en soi n'était pas l'objet de ma conférence, et l'on en peut déduire de mon silence sur la "nature du capitalisme" l'idée saugrenue selon laquelle je tiendrais cette question pour superflue.

Par ailleurs mon approche est résolument matérialiste, mais un matérialisme du XXIe siècle qui a prafaitement intégrée la matérialité des idées, des croyances, des représentations qui ne peuvent plus être considérées comme de simple reflets abstraits d'une existence matérielle : elles font partie de l'existence matérielle.C'est assurément ce que Marx dirait aujourd'hui au vu des découvertes de la neurobiologie. Le problème avec ma conférence, est qu'elle ne m'a donné l'occasion de souligner que mes différences avec le marxisme, sans souligner mes convergences, qui sont au moins aussi nombreuses.

L'autre défaut de mon propos, j'en conviens volontiers, est sans doute que je n'ai pas suffisamment distingué le propos de Marx lui-même et celui d'un Marxisme-Leninisme économiciste qui est sans doute plus directement l'objet de mes critiques. Sachez par ailleurs, camarades, que je suis l'un des rares professeurs d'économie dans une Grande école qui met encore Marx à son programme d'initiation à l'économie politique et qui, pas plus tard que ce matin a Sciences Po expliquait à ses étudiants l'actualité de Marx quand on considère les contradictions internes du capitalisme qui sont à la source de l'actuelle crise financière ! Excusez du peu... On est loin du "Haro sur Marx" !

Et pour finir, si je suis resté au PS (que j'ai quitté dimanche) dans la minorité, c'est entre autres pour lutter contre la dérive centriste inspirée par l'anti-marsixme primaire et l'anticommunisme de certains de mes camarades. Je ne veux ni renoncer à l'approche matérialisme de Marx (qu'il s'agit de compléter et non d'abolir) ni à l'approche humaniste des premiers socialistes républicains, je veux les réconcilier dans un nouveau matérialisme élargi par l'apport contemporain des sciences de l'homme, et refonder l'unité de combat des communistes et des socialistes contre la droite. C'est pourquoi, je suis toujours affecté par des réactions quelque peu exagérées de camarades communistes et que je regrette aussi d'en être responsable par la maladresse ou l'imprésicion de mes propos.


Fraternellement, Jacques Généreux


 Voir les articles concernés:

« Haro sur la lutte des classes. ! »


« Les eaux glacées du calcul égoïste »

Mardi 25 novembre 2008

Par Xavier

Au mois de décembre 2008, c'est le 34ème Congrès du PCF par Arthur Danel

 

En temps que vétéran du parti, je voudrais y apporter ma modeste contribution. Ma première satisfaction, c'est qu'une majorité de communistes sont d'accord pour que notre parti garde son nom : celui de communiste.

Bien sûr avec la chute du communisme en URSS et la dérive en régime libéral des plus agressifs (camouflet du capitalisme) par une équipe de renégats à la tête de l'Etat, beaucoup de camarades chez nous se sont trouvés "orphelins". Ce qui prouve bien que la bataille n'est jamais gagnée d'avance et que les travailleurs russes auraient dû être plus attentifs aux directions de leur pays.

Les heures difficiles que vit le peuple russe ne viennent pas d'un excès de socialisme et de révolution : c'est le contraire, en cette période, plus de 63% de la population russe considère la révolution d'octobre, comme un événement positif et les idées de cette révolution demeurent vivantes. N'en déplaise à certains, qui en France, voudraient tourner la page de la révolution d'octobre.

Dernièrement un ouvrier russe interrogé par un journaliste, lui disait au sujet de l'effondrement du régime socialiste : "si celui-ci n'a pas fonctionné et a dévié du projet initial, ce n'est pas l'idée même du socialisme qui est responsable de l'échec mais les difficultés pour la mettre en application, que l'on n'a pas pu ou su résoudre. Est-ce que l'erreur était de vouloir édifier une nouvelle société ou est-ce que ce sont les circonstances et surtout les hommes qui en ont empêché la réalisation ? Mais en se projetant vers l'avenir, les fautes, avec l'expérience, cela peut se corriger " et de finir par cette phrase : "je ne dis pas que la vie d'avant n'avait que des côtés roses, il restait beaucoup de choses à changer, corriger, mais quelles différences avec aujourd'hui !".

En avril 1944, un prisonnier de guerre russe, évadé d'un camp de travail dans les mines, traqué, trouve refuge dans notre maison à Harnes et y reste caché pendant trois mois. Mes parents le mettent en contact avec la Résistance et toutes les nuits il participe à des sabotages.

Nous discutions de la situation et des succès de l'Armée Rouge contre les nazis. Il ne comprenait pas que les pays capitalistes, dont la France, voyaient "l'Empire du mal" dans le régime soviétique. Lui n'avait pas sa carte au parti, mais pour lui la base du communisme, c'est l'égalité, l'amitié entre les individus et les peuples, la liberté pour chacun de se réaliser, c'est la suppression de l'exploitation de l'homme, la propriété sociale des grands moyens de production et de conclure : "expliquez-moi donc ce qu'il peut y avoir de pervers dans ces idées là ? Et qu'est-ce qu'il peut bien y avoir d'utopique dans la volonté de réaliser une société comme celle-là ?".

Pour la France, le déclin du PCF vient que nous avons toujours accrédité l'idée que notre parti devait renoncer à son rôle propre pour rendre possible la victoire, que la voie du changement passait par son effacement au profit d'un parti socialiste dominant.

Il nous faut donc, si nous voulons progresser, reprendre la voie de la lutte. Il ne peut y avoir d'avancée vers le socialisme sans que le parti communiste joue en permanence son rôle irremplaçable. Parti de la classe ouvrière, il doit être à l'avant garde des combats que mènent les travailleurs sur le contenu des changements nécessaires à leur vie et à leur épanouissement.

Dans notre longue histoire de luttes pour l'amélioration de notre peuple, la France a toujours été le pays phare pour les autres nations européennes, comme la révolution de 1848 qui fut un événement aux dimensions de l'Europe, car elle ne secoua pas seulement la France mais aussi l'Italie, la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche. Nous devons replacer l'Homme et non le Capital au cœur du système économique, ce qui rendra les citoyens plus épanouis et plus responsables. Les peuples des autres pays voudront alors nous imiter et deviendront aussi meilleurs.

Il faut pour cela s'en donner les moyens, dépasser les peurs, faire du neuf dans tous les domaines. Ce que disait Marx au 19ème siècle est toujours d'actualité au 21ème siècle : "Le communisme est le mouvement réel d'abolition du capitalisme ".

 Arthur Danel Section communiste du PCF Avion (13 septembre 2008)

http://communistesvilleavion.elunet.fr/index.php/category/theorie

Vendredi 26 septembre 2008

Par MDC

L'image “http://www.histoiredumonde.net/IMG/Victor_Hugo.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le monachisme, tel qu'il existait en Espagne et tel qu'il existe au Tibet, est pour la civilisation une sorte de phtisie. Il arrête net la vie. Il dépeuple, tout simplement. Claustration, castration. Il a été un fléau en Europe. Ajoutez à cela la violence si souvent faite à la conscience, les vocations forcées, la féodalité s'appuyant au cloître, l'aînesse versant dans le monachisme le trop-plein de la famille, les férocités dont nous venons de parler, les in-pace, le bouches closes, lescerveaux murés, tant d'intelligences infortunées mises au cachot des voeux éternels, la prise d'habit, enterrement des âmes toutes vives. Ajoutez les supplices individuels aux dégradations nationales, et, qui que vous soyez, vous vous sentirez tressaillir devant le froc et le voile, ces deux suaires d'invention humaine.


Pourtant, sur certains points et en certains lieux, en dépit de la philosophie, en dépit du progrès, l'esprit claustral persiste en plein dix-neuvième siècle, et une bizarre recrudescence ascétique étonne en ce moment le monde civilisé. (...)

reconstruire le monachisme et le militarisme, croire au salut de la société par la multiplication des parasites , imposer le passé au présent, cela semble étrange. Il y a cependant des théoriciens pour ces théories là. Ces théoriciens, gens d'esprit d'ailleurs, ont un procédé bien simple, ils appliquent sur le passé un enduit qu'ils appellent ordre social, droit divin, morale, famille, respect des aïeux, autorité antique, tradition sainte, légitimité, religion (...)


Combattons.

Combattons, mais distinguons. Le propre de la vérité, c'est de n'être jamais excessive. Quel besoin a-t-elle d'exagérer? (...) N'apportons point la flamme là où la lumière suffit.


(...) Nous ne pouvons penser sans effroi à ces pays où les fakirs, les bonzes, les santons, les caloyers, les marabouts, les talapoins et les derviches pullulent jusqu'au fourmillement vermineux.

 

Victor Hugo, Les Misérables, Livre septième, chapitre II.

Mardi 12 août 2008

Par Xavier

Une voix autorisée du P.S :

« Haro sur la lutte des classes. ! »

L'image “http://home.earthlink.net/~whalderman/sitebuildercontent/sitebuilderpictures/marx.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Ce n’est pas nous qui nous plaindrons de l’effort fait par le groupe Attac-Artois pour réveiller la culture citoyenne et redonner toute sa place à la politique. Attac se fixe le méritoire objectif de combattre le néo-libéralisme et notamment le fléau de la spéculation financière.

C’est donc très volontiers que nous faisons écho à ses initiatives et notamment à la conférence organisée jeudi dernier avec le concours de Jacques GENEREUX, professeur à Sciences-Po et auteur renommé de nombreux ouvrages d’économie.

Une bonne soixantaine de personnes avait garni l’amphi de l’IUFM, ce qui confirme l’intérêt d’un certain public pour débattre de sujets sérieux.

Mais disons tout net que nous sommes sortis déçus, voire inquiets, de cette soirée où nous espérions enrichir nos arguments pour dénoncer la malfaisance du système capitaliste.

Certes le conférencier a maintes fois affirmé son opposition au libéralisme, mais au fil de l’exposé c’est surtout à une critique des analyses marxistes du fonctionnement de la société qu’il s’est livré. Aboutissant même, dans sa quasi conclusion, à dire que marxistes et libéraux aboutissaient aux mêmes dysfonctionnements de la société.

Résolument anti-matérialiste (au sens philosophique du terme) J. Généreux partait de l’idée que ce ne sont pas les conditions matérielles d’existence qui préexistent aux idées qu’elles font naître mais l’inverse ; et que c’est notre fausse culture (idéologie), adoptée il y a plus de 3 siècles qui nous fait accepter la domination du grand capital.

A partir de là il s’abstint résolument de définir le capitalisme, et d’aborder la question maîtresse des moyens de production et celle de la propriété. D’où évidemment il ne pouvait plus aborder la question des classes sociales qui en écoulent, sauf à prétendre que Marx se fixait comme objectif de les perpétuer et donc d’appeler les individus à vivre éternellement en conflit ( sic)


Haro sur Marx, haro sur la lutte des classes, silence sur la nature du capitalisme, et celle de l’Etat, et longs développements (pas forcément inintéressants) sur «  l’individu » placé au centre du propos, c’est ce qui nous a marqués dans un exposé qui n’a laissé que peu de temps à la salle pour engager un véritable débat.

Précision utile, donnée seulement lors de la présentation du conférencier : il est membre de la direction nationale de Parti Socialiste, ce qui ne fait évidemment qu’ajouter à sa notoriété et à l’intérêt de ses propos. Mais nous incite immédiatement à proposer à nos amis d’Attac d’équilibrer les débats qu’ils ont le mérite d’organiser en diversifiant les sensibilités représentées.

Au moment où les médias hyper-dominants se plaisent à répéter que le Parti Socialiste a définitivement récusé toute référence à Marx et à la lutte des classes, donner un tant soit-peu la parole à ceux qui ne partagent pas du tout ce point de vue (et n’ont guère voix au chapitre médiatique) ne saurait nuire à la vraie culture citoyenne qu’Attac veut développer.


C.L.

 

Dimanche 22 juin 2008

Par Christian L


L'image “http://www.reseau-asie.com/publication_standard/martens_g.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Entretien avec Élisabeth Maertens, auteur d’une Histoire du bouddhisme tibétain. La compassion des puissants.

Élisabeth Martens renvoie un autre éclairage de ce qui se joue depuis plusieurs centaines d’années sur le Toit du monde.

Comment êtes-vous venue à la Chine et au Tibet ?

Élisabeth Martens. Je suis partie durant trois ans en Chine, de 1988 à 1991 après des études de biologie en Belgique, pour me spécialiser en médecine traditionnelle chinoise. J’ai voyagé dans le pays et au Gansu et j’ai été interpellée par la culture et le bouddhisme tibétains au grand monastère de Labulang si différents de la culture chinoise des Han. Je suis retournée régulièrement au Tibet et dans les régions voisines où vivent des communautés tibétaines, Sichuan, Gansu, Qinghai et Yunnan. La dernière fois, en été 2007.

Qu’est ce qui vous a amené à avoir aujourd’hui un discours qui porte un autre regard sur la question tibétaine telle qu’elle est présentée en Occident ?

Élisabeth Martens. Quand je suis revenue en Europe, on parlait énormément du bouddhisme tibétain parce que le dalaï-lama avait reçu le prix Nobel de la paix en 1989. J’ai été touchée de la différence entre ce qui se disait ici et ce que j’avais vécu. Il y avait et c’est toujours le cas un discours du « politiquement correct » sur le Tibet qui fait fi des sources historiques de ce conflit. Il n’est pas facile de faire entendre une autre voix. C’est comme s’il y avait deux camps qui s’affrontent. Je n’ai pas envie d’être considérée comme appartenant à l’un ou l’autre. Je ne suis pas plus prochinoise que protibétaine. Mais les événements actuels forcent à une réflexion pour sortir de cette confrontation caricaturale dans un débat biaisé.

Depuis des siècles, le Tibet est un enjeu entre les différentes puissances régionales puis mondiales. Quel est le contenu de cette dimension politique ?

Élisabeth Martens. Au XIIIe siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols, et au XVIIIe les Mandchous ont divisé leur empire chinois en 18 provinces, dont la province tibétaine. Fin du XIXe, l’empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce. Le dalaï-lama de l’époque, prédécesseur de l’actuel, voit dans l’occupation anglaise du Tibet une opportunité pour revendiquer l’indépendance. Or la Chine du début du XXe est soumise à un dépeçage mené par les pays occidentaux. Épisode toujours vivant dans la mémoire chinoise et la République reste inflexible. En 1949, avec l’avènement de la République populaire, le gouvernement de Pékin réaffirme les frontières chinoises. Dès 1956, une rébellion armée est organisée dans plusieurs monastères tibétains Cette rébellion armée est dès ces débuts soutenue financièrement et logistiquement par la CIA. Un rapport de l’Office des affaires étrangères américain de l’époque est explicite : « Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l’indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant. (…) Toutefois, ce n’est pas le Tibet qui nous intéresse, c’est l’attitude que nous devons adopter vis-à-vis de la Chine. » Les émeutes qui ont eu lieu ce mois de mars 2008 doivent être analysées dans un contexte économique en tout premier lieu mais sans oublier que le Tibet reste un des terrains de combat entre les États-Unis et la Chine, depuis longtemps.

Certains Tibétains réclament l’indépendance, d’autres l’autonomie. Quel est le rapport de force au sein du mouvement ?

Élisabeth Martens. Au sein de la communauté tibétaine en exil, une scission est de plus en plus évidente : d’une part, il y a les modérés, dont le dalaï-lama, qui parle « d’autonomie poussée ». C’est une fraction majoritaire au sein du gouvernement en exil, et il y a les radicaux qui exigent une indépendance totale. Jusqu’à présent la demande d’indépendance a été sans suite : ni les Nations unies ni aucun pays n’ont jamais reconnu le Tibet comme État indépendant.

On a parlé de génocide du peuple tibétain, qu’en est-il ?

Élisabeth Martens. Après la révolte de 1959, les autorités du bouddhisme tibétain en exil ont avancé le chiffre de 1,2 million de morts. Plusieurs études démographiques ont démontré par la suite qu’il y avait eu manipulation. Patrick French, ex-directeur de Free Tibet, a été vérifier sur place, à Dharamsala. Après avoir compulsé longuement les documents « officiels » qui ont servi à avancer ce nombre, il s’est rendu compte de la falsification et a démissionné de ses fonctions. Il raconte cet épisode dans son livre Tibet, Tibet.

Vous réfutez l’opposition ethnique des émeutes et mettez l’accent sur une colère sociale ?

Élisabeth Martens. Si les manifestations ont été aussi fortes c’est qu’elles étaient aussi nourries par l’exaspération économique et sociale qui est le ressort interne du mouvement. Beaucoup de Tibétains en majorité des jeunes sont des laissés-pour-compte des avancées économiques de la Chine. Comme partout dans le pays, les inégalités se font de plus en plus criantes. Mais il y a une spécificité du Tibet. Beaucoup de Chinois han et hui (musulmans) viennent s’y installer pour travailler et surtout y gagner de l’argent. Ceux qui profitent du gros des énormes investissements que le gouvernement central injecte dans la province. Beaucoup de jeunes Tibétains sont chômeurs. Ils manquent d’instruction et de qualification. Ils viennent de la campagne et ont juste suivi l’école primaire. Les Han qui viennent travailler au Tibet sont des techniciens qualifiés, des universitaires ou des cadres, et bien sûr des commerçants. Amener les Tibétains à se former serait un moyen de diminuer l’inégalité sociale. Il ne s’agit pas du seul développement économique du Tibet mais aussi du développement social des Tibétains.

Entretien réalisé par Dominique Bari article paru dans l’Humanité du 8 avril 2008

Mercredi 9 avril 2008

Par Xavier
L'image “http://www.pcf.fr/local/cache-vignettes/L250xH112/arton2219-90e13.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


La riposte au capitalisme, à la politique de Nicolas Sarkozy et la construction d’un rassemblement qui ouvre au plus vite une alternative de changement ont été au cœur des débats de l’Assemblée nationale extraordinaire du PCF. Les premiers mouvements sociaux engagés contre cette politique, comme l’état de la gauche, ont souligné l’urgence de la reprise d’initiative politique des communistes pour amplifier les résistances qui se manifestent déjà, et ouvrir de nouvelles perspectives.

Le débat est ouvert. L’assemblée des 8 et 9 décembre est une première étape dans un processus extraordinaire de préparation de notre congrès de fin 2008. Ce processus, qui aura donc duré plus d’un an, permettra ainsi de produire tous ensemble l’immense effort d’élaboration et de création théorique, politique et organisationnelle indispensable pour redonner un véritable élan à notre combat pour l’émancipation humaine.

->La Suite...

Mardi 11 décembre 2007

Par Xavier

L'image “http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/CALMANNLEVY/2007/9782702138526-V.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. A tous les communistes ou non communistes qui, après les élections présidentielles, se posent légitimement les questions de l’avenir du PCF, celui de la gauche, des causes du déclin du parti, de son existence même, je me permets de recommander la lecture du livre de Patrice Cohen-Séat, avocat et membre du PC depuis 1974 : Communisme, l’avenir d’une espérance (Edition calmann-lévy).

N’esquivant aucun tabou, il tente de définir les conditions nécessaires d’un tournant vital pour la gauche et pour le Parti Communiste, dont il remet tout en question.

Dans le cadre de la préparation du congrès du parti, si toutes ces questions ne sont pas évoquées, je pense que le PCF aura définitivement perdu l’occasion de re-devenir le grand parti de gauche dont les français ont besoin.

 

Voici quelques questions qui sont débattues dans ce livre. A mon sens, l’important n’est pas tant de savoir quelles réponses il faut apporter, que d’abord remettre à plat l’histoire du parti, les causes de son déclin, et trouver les pistes d’une nouvelle conception de cette espérance d’émancipation humaine qui a pris le nom de communisme.

  • le PC a-t-il toujours une « force propulsive » susceptible de lui donner un avenir politique ?

  • comment expliquer le déclin de l’audience du parti depuis les années 70 ?

  • Les remises en cause du parti ont-elles été suffisantes, ont-elles été faites à temps, des rendez-vous n’ont-ils pas été manqués ?

  • Quel est le sens du clivage gauche-droite de nos jours ?

  • Qu’est-ce que la « classe ouvrière » de nos jours ?

  • La lutte des classes. Quelles classes ? Où est passée la « conscience de classe » ?

  • Nation, Europe, monde : où est le pouvoir ?

  • Pour le plus grand nombre des électeurs, les communistes ne constituent plus une force politique capable de porter utilement un projet de société. Quel est ce projet ?

  • Où commence la liberté ? Quelle égalité ?

  • Le collectivisme et l’individualisme sont-ils irrémédiablement inconciliables ?

  • L’état, ou le marché ?

  • Les limites historiques de l’internationalisme

  • Réforme ou révolution ?

  • Le communisme, une notion encore pertinente ?

  • Le parti communiste : faut-il utiliser un autre nom ?

  • Les intellectuels et le parti : l’urgence de renouer les liens

  • Comment se donner les moyens d’agir à l’échelle internationale ?

 

Un sympathisant qui n’attend que ces questions soient débattues dans le parti pour reprendre son adhésion.

 

Jeudi 1 novembre 2007

Par Xavier

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