Au mois de décembre 2008, c'est le 34ème Congrès du PCF par Arthur Danel
En temps que vétéran du parti, je voudrais y apporter ma modeste contribution. Ma première satisfaction, c'est qu'une majorité de
communistes sont d'accord pour que notre parti garde son nom : celui de communiste.
Bien sûr avec la chute du communisme en URSS et la dérive en régime libéral des plus agressifs (camouflet du capitalisme) par une
équipe de renégats à la tête de l'Etat, beaucoup de camarades chez nous se sont trouvés "orphelins". Ce qui prouve bien que la bataille n'est jamais gagnée d'avance et que les travailleurs russes
auraient dû être plus attentifs aux directions de leur pays.
Les heures difficiles que vit le peuple russe ne viennent pas d'un excès de socialisme et de révolution : c'est le contraire, en cette
période, plus de 63% de la population russe considère la révolution d'octobre, comme un événement positif et les idées de cette révolution demeurent vivantes. N'en déplaise à certains, qui en
France, voudraient tourner la page de la révolution d'octobre.
Dernièrement un ouvrier russe interrogé par un journaliste, lui disait au sujet de l'effondrement du régime socialiste :
"si celui-ci n'a pas fonctionné et a dévié du projet initial, ce n'est pas l'idée même du socialisme qui est
responsable de l'échec mais les difficultés pour la mettre en application, que l'on n'a pas pu ou su résoudre. Est-ce que l'erreur était de vouloir édifier une nouvelle société ou est-ce que ce
sont les circonstances et surtout les hommes qui en ont empêché la réalisation ? Mais en se projetant vers l'avenir, les fautes, avec l'expérience, cela peut se corriger " et de finir
par cette phrase : "je ne dis pas que la vie d'avant n'avait que des côtés roses, il restait beaucoup de
choses à changer, corriger, mais quelles différences avec aujourd'hui !".
En avril 1944, un prisonnier de guerre russe, évadé d'un camp de travail dans les mines, traqué, trouve refuge dans notre maison à
Harnes et y reste caché pendant trois mois. Mes parents le mettent en contact avec la Résistance et toutes les nuits il participe à des sabotages.
Nous discutions de la situation et des succès de l'Armée Rouge contre les nazis. Il ne comprenait pas que les pays capitalistes, dont
la France, voyaient "l'Empire du mal" dans le régime soviétique. Lui n'avait pas sa carte au parti, mais pour lui la base du communisme, c'est l'égalité, l'amitié entre les individus et les
peuples, la liberté pour chacun de se réaliser, c'est la suppression de l'exploitation de l'homme, la propriété sociale des grands moyens de production et de conclure : "expliquez-moi donc ce qu'il peut y avoir de pervers dans ces idées là ? Et qu'est-ce qu'il peut bien y avoir d'utopique
dans la volonté de réaliser une société comme celle-là ?".
Pour la France, le déclin du PCF vient que nous avons toujours accrédité l'idée que notre parti devait renoncer à son rôle propre pour
rendre possible la victoire, que la voie du changement passait par son effacement au profit d'un parti socialiste dominant.
Il nous faut donc, si nous voulons progresser, reprendre la voie de la lutte. Il ne peut y avoir d'avancée vers le socialisme sans que
le parti communiste joue en permanence son rôle irremplaçable. Parti de la classe ouvrière, il doit être à l'avant garde des combats que mènent les travailleurs sur le contenu des changements
nécessaires à leur vie et à leur épanouissement.
Dans notre longue histoire de luttes pour l'amélioration de notre peuple, la France a toujours été le pays phare pour les autres
nations européennes, comme la révolution de 1848 qui fut un événement aux dimensions de l'Europe, car elle ne secoua pas seulement la France mais aussi l'Italie, la Suisse, l'Allemagne et
l'Autriche. Nous devons replacer l'Homme et non le Capital au cœur du système économique, ce qui rendra les citoyens plus épanouis et plus responsables. Les peuples des autres pays voudront alors
nous imiter et deviendront aussi meilleurs.
Il faut pour cela s'en donner les moyens, dépasser les peurs, faire du neuf dans tous les domaines. Ce que disait Marx au
19ème siècle est toujours d'actualité au 21ème siècle : "Le communisme est le mouvement réel d'abolition du capitalisme
".
Arthur Danel Section communiste du PCF Avion (13 septembre 2008)
http://communistesvilleavion.elunet.fr/index.php/category/theorie
Vendredi 26 septembre 2008
Par MDC