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coups de gueule et témoignages

http://www.decitre.fr/gi/33/9782876232433FS.gifL'indésirable du Tour de France
C'est un portrait taillé à l'Opinel, des mots dégoupillés qui explosent à chaque page, un livre qui veut mettre à terre un cycliste admiré sur les cinq continents. Un pamphlet qui annonce le retour du "néant de la route" au "dédain suffocant" qui ne sait vendre que "du fantasme de masse". Dans Lance Armstrong, l'abus! (éditions Michel de Maule), Jean-Emmanuel Ducoin ne cache pas son dégoût de revoir sur le Tour de France , le septuple vainqueur, après plus de trois années de retraite pour "réenfourche(r) la monture des sacrilèges".
Dans ce brûlot, l'auteur sort - un instant - de son rôle de journaliste, de commentateur froid et distant. Ce rédacteur en chef à L'Humanité a choisi de dénoncer un Armstrong qui n'a pas "écrit une ligne de la légende puisqu'il en a raturé sa définition même". Ducoin a couvert tant d'éditions de la Grande Bouche qu'on pourrait le confondre avec un ancien coureur. Il a vu le Texan grandir et modifier l'ADN poétique du Tour en un vulgaire Power Point.
Dans le fond, l'Américain a quitté, comme la plupart des sportifs, l'espèce humaine, transformé en rat de laboratoire. Tels sont ses mots. "La vérité ? Jadis les dopages étaient dérisoires, les exploits considérables. Depuis vingt ans, les dopages sont considérables, les exploits dérisoires. Voilà tout. N'y revenons plus."
Ducoin ne s'attarde pas sur les traces d'EPO trouvées dans les urines d'Armstrong, en 1999, lors du premier Tour victorieux du coureur cycliste, mais il retrace avec justesse les raisons du "come-back" : sa lutte contre le cancer et sa Fondation au fonctionnement trouble, la complicité des instances internationales du cyclisme et d'Amaury Sport Organisation, propriétaire du Tour...
Ducoin n'est pas un anti-Armstrong : il est juste amoureux du Tour de France, mélancolique d'un temps où la sueur et la souffrance étaient la plus belle des récompenses. Ducoin n'est pas haineux, mais défend son "patrimoine" dénaturé par un "impérialiste de l'après-Reagan".
Certes l'auteur perd volontairement de son objectivité, mais il reste journaliste. Il révèle que, lors du Tour 2003, "les proches d'Armstrong avaient fait acheminer des poches de sang, préparées à l'avance, dans un lieu inviolable : le consulat des Etats-Unis, à Bordeaux !" Jean-Emmanuel Ducoin n'accepte plus "qu'on pisse une fois encore sur le prestige de Coppi et d'Anquetil". "Armstrong, go home !", clame-t-il tel un général de Gaulle du braquet. Un livre dédié "au cycliste inconnu".
Mustapha Kessous
Dimanche 12 juillet 2009

Par Xavier


Délit de solidarité : Besson ment !

- article du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés) 21 avril 2009 -

Dans une lettre adressée à toutes les organisations signataires du communiqué de presse du 23 mars appelant à manifester contre le délit de solidarité, le ministre de l’Immigration Éric Besson écrit : « Toute personne, particulier, bénévole, association, qui s’est limitée à accueillir, accompagner, héberger des clandestins en situation de détresse, n’est donc pas concernée par ce délit. Et j’observe qu’en 65 années d’application de cette loi, personne en France n’a jamais été condamné pour avoir seulement accueilli, accompagné ou hébergé un étranger en situation irrégulière ».

Eric Besson est mal informé, ou il ment. Dans les deux cas, ses déclarations péremptoires et méprisantes n’en sont que plus graves.

Le Gisti a commencé à dresser et à publier sur son site (www.gisti.org) un inventaire des condamnations prononcées, depuis 1986, contre des personnes qui ont apporté une aide à des étrangers, la plupart du temps en les hébergeant. Cette liste ne tient compte que des poursuites ayant entraîné condamnation. Ne sont donc pas recensées ici les poursuites ayant abouti à un non lieu ou à une relaxe. Elles ont pourtant donné lieu, à chaque fois, à leur lot d’intimidations, de convocations au commissariat ou à la gendarmerie, de gardes à vue, de mises en examen, de perquisitions à domicile pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ne sont pas mentionnées non plus les rappels à la loi, ni les poursuites en cours. Ce recensement des condamnations d’« aidants » est donc loin de refléter l’ampleur du harcèlement dont font l’objet ceux qui apportent un soutien aux sans-papiers. Car, condamnation ou pas, la criminalisation de l’aide au séjour a bien vocation dissuasive.

Telle qu’elle est, la liste est déjà édifiante et met en pièces la rhétorique d’Eric Besson qui voudrait faire croire que la loi ne vise pas les actes de solidarité. Mais elle est loin d’être exhaustive. Le Gisti continuera, avec l’aide de tous ceux qui refusent le délit de solidarité, à alimenter cette page au fur et à mesure que les informations lui parviendront. N’hésitez pas à lui signaler toutes les affaires dont vous auriez connaissance ( solidarite@gisti.org ).

Condamnations d’« aidants »

04/11/2008, TGI de LIMOGES hébergement d’un étranger en situation irrégulière (2 condamnés) 100€ d’amende avec sursis

17/06/2008, Cour d’appel de MONTPELLIER hébergement de membres de la famille en situation irrégulière 500 € d’amende

2007  18/09/2007, Cour d’appel d’ANGERS hébergement d’un étranger en situation irrégulière 1 mois avec sursis 18/06/2007, Cour d’appel d’ANGERS séjour irrégulier et hébergement d’un étranger en situation irrégulière 1 mois avec sursis

23/08/2005, Cour d’appel de NIMES hébergement d’une concubine 100€ d’amende

21/01/2004, Cour de cassation transport en taxi de clients connus pour être en situation irrégulière. Le chauffeur ne faisait partie d’aucun réseau et facturait le tarif normal 2 ans avec sursis + 2 ans d’interdiction d’exercice de la profession de taxi

09/04/2003, Cour d’appel de NANCY hébergement d’un étranger

17/05/2002, Cour d’appel de GRENOBLE hébergement d’un étranger

27/03/2000, Cour d’appel d’ORLEANS aide bénévole à un sans-papier dans le cadre de démarches administratives. deux mois de prison avec sursis

12/10/1998, Cour d’appel de FORT DE FRANCE hébergement de plusieurs étrangers 6 mois avec sursis + 20 000 F d’amende + interdiction du territoire 1 an

2/04/1998, Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE hébergement d’un étranger 2 mois avec sursis + 20 000 F d’amende

etc.

Vendredi 24 avril 2009

Par MDC
http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200902/34357_guadeloupe-une.jpg

Voici deux jours que le chao est installé.

Le vide de pouvoir laissé par la fuite de l'Etat et l'explosion des collectivités territoriales, est occupé symboliquement et réellement par le LKP.
A l'origine de cette situation: le comportement irresponsable de tous. Les patrons les plus aisés auront laissé crever tous le monde avant de daigner une augmentation de salaire; ils ne cessent d'appeler à un arrêt de la grève sans jamais rien proposer. Quant à certains petits patrons, leur magasin est parti en fumée....
L'Etat n'existe pas: le gouvernement méprise le mouvement et je n'en dit pas plus tant nous savons comment les Etats ultralibéraux traitent leur peuple en révolte. Il faut cependant noter le travail remarquable du préfet (qui montre que le sens de la république existe encore à droite) qui jongle entre prudence dans l'utilisation des forces de l'ordre et déblayage des routes pour permettre une circulation.
Les présidents de région et de département appellent à un assouplissement de la grève, pour éviter les dérives et proposent des solutions en conformité avec leurs moyens. Mais ils ne sont pas écoutés, et
Domota se fait un plaisir de discréditer les hommes politiques pour gagner plus de force dans l'exercice de son pouvoir de la rue.
Le collectif n'est pas non plus exempt de responsabilités. Si les jeunes casseurs provoquent et sont les auteurs de la violence, le LKP a bien préparé ce terrain. D'abord en semant la confusion dans les propos: Domota appelle à la manifestation "dans le calme et la discipline", mais il ne condamne pas clairement les actes violents, il en impute l'entière responsabilité (qui à mon sens n'est que partielle) aux patrons et à l'Etat. Ensuite, l'érection de barrages depuis lundi est une provocation supplémentaire: comment prétendre être pacifique tout en poussant le préfet à agir pour faire respecter une liberté fondamentale? De plus, ce système de barrage systématique pour paralyser la Guadeloupe donne l'occasion à des voyous, dont on ne sait pas s'ils sont du LKP, de racketer les gens et, la nuit, de se livrer à des guérillas urbaines contre les gendarmes (qui n'ouvrent pas le feu). Enfin, le monopole de la propagande est détenu par le LKP: en refusant obstinément de changer de position, le collectif se rend coupable des violences, ultime moyen employé pour arriver à ses fins. Tout cela est nourri par un vocabulaire martial et une mauvaise foi constrenante sur la responsabilité des dérapages. Les gens tiennent à distinguer voyous et LKP, il me semble plûtot que le second utilise les premiers dans une stratégie de manipulation des foules brillament orchestrée.

Si le syndicalisme violent naît de la brutalité des patrons les plus extrémistes, c'est toujours la démocratie, la liberté, l'espoir qui perdent dans leurs conflits.

Je rentre, normalement en fin de semaine (...)

A+
Fabrice


Voir les prédents articles: 2 et 1
Mercredi 18 février 2009

Par Xavier

http://www.colby.edu/french/fr128/efdavis/images/Guadeloupe.jpg

Cher Xavier,

j'aborderai les deux thèmes qui t'intéressent : les rapports, que l'on va rapidement appeler noirs/blancs; le climat socio-psychologique.
 D'abord, la répression n'est pas au programme et ce grâce à une nouveauté dans l'histoire des mouvements sociaux en Guadeloupe: la discipline des manifestants et la maîtrise du mouvement par les responsables syndicaux (je te rappelle que le mouvement, s'il est contrôlé par les principaux syndicats, est composé d'une cinquantaine d'organisations sociales, politiques ou culturelles).

Au lendemain du départ du ministre, un nouveau tournant dans la chronologie du mouvement s'est opéré: les gens sont choqués, tendus et ne croient plus dans l'Etat. Aujourd'hui, plusieurs milliers de personne ont manifesté dans le calme à Pointe-à-Pitre et les élus de l'île soutiennent désormais officiellement le mouvement.
 Mais malgré cela, il faut souligner que le réel problème dans les négociations est le patronat. L'Etat a concédé des choses; le patronat, lui, exige que toute augmentation de salaire soit compensée par une baisse sonnante et trébuchante des charges. Ils refusent de lâcher quoi que ce soit, quel qu'en soit le prix pour la paix sociale. Ce sont les seuls à ne pas avoir bougé depuis 21 jours; ils ont même établi un cahier de revendications pour demander de l'argent! Dans la salle de réunion, il n'y avait d'ailleurs que des blancs. Saisissant... Je n'éxagère aucunement en te disant que l'économie est toujours administrée par des esclavagistes, qui fonctionnent exactement comme leurs aïeux et qui se servent du racisme pour continuer d'exercer un pouvoir sans partage. Il est évident, en observant les faits, que l'Etat libéral n'a aucun autre rôle que de servir ces intérêts (tous ces discours me semblaient abstraits, je vois aujourd'hui les mécanisme se dérouler sous mes yeux).
Cependant, je ne crois pas que mes jours soient en danger à cause de ma couleur. Les syndicats indépendantistes les plus radicaux manient certes le paradigme racial pour expliquer l'organisation de la société "coloniale", mais si ces termes lepénistes me gênent, les remarques n'en sont pas moins pertinentes et irréfutables (les patrons recourent souvent aux boîtes d'intérim parisiennes pour embaucher des cadres européens; les nègres font les boulots les moins bien payés et les travailleurs sans papier haïtiens ne sont pas légion dans le bâtiment et l'agriculture). Mais là aussi le mouvement est inédit. Les métropolitains, autrefois systématiquement perçus comme privilégiés, appartiennent pour une bonne partie à ces classes moyennes partout paupérisées. Les gens ne sont pas hostiles aux blancs, même s'ils cherchent parfois à te couillonner pensant que tu es touriste. La tension ne se porte plus sur les "petits blancs" ou les métropolitains comme autrefois mais sur les dirigeants considérés comme des profiteurs (le collectif s'appèle "lyannaj kont pwofitasyon"), et force est de constater que ces dirigeants sont des "grands blancs" et des métropolitains (Etat, investisseurs...). J'espère avoir répondu à tes questions, je file désormais faire des crêpes à ma petite famille. A ton sevice pour toutes les précisions que tu souhaites. Bonjour à Hélène. Fabrice
Mardi 10 février 2009

Par Xavier
Chers amis,
Je n'ai pas donné de nouvelles au fur et à mesure comme il eut peut-être été bon pour votre information,
http://tbn3.google.com/images?q=tbn:8Z7fCSAXuSm2qM:http://www.photos-guadeloupe.net/images/carte-guadeloupe.gifmais là, la stupéfaction est à son faît.
Yves Jégo est arrivé dimanche dernier dans la ferme détermination de régler le conflit. Après trois jours et une nuit de négociations très tendues, l'espoir d'un protocole d'accords était permis; restait à régler la question des 200 euros d'augmentation de salaire. Toute la communication du ministre était d'ailleurs réservée aux médias nationaux (RFO puisait toutes ses infos dans le Figaro, le JDD et sur France info et RTL!!); mais dans l'ensemble, il paraissait disposé à l'écoute (c'est à dire méconnaissable par rapport à ce que l'on connaissait de lui).
Cet après-midi, au moment d'entamer la 4e séance de négociations (que tout le monde espérait être l'ultime), le collectif, les élus, les patrons, le peuple apprennent que le ministre est parti, sans avoir prévenu personne de ce départ inopiné. Les réactions sont partagées entre KO, indignation et colère. Les gardes nationaux sont prêts, et la moindre maladresse peut mettre le feu au poudre.
Ainsi, les expériences peuvent porter à votre connaissance, par empirisme, des notions dont on a une idée, mais dont on ne saisi pas tout à fait le sens quand on ne l'a pas ressenti. Aujourd'hui, j'ai compris ce que signifie mépris (déconsidérer les gens dans des proportions inimaginables), colonialisme (prendre les gens pour des objets, des êtres sans valeur; abandonner les gens dans le conflit et menacer de les frapper s'ils ne se tiennent pas), malhonnêteté (ce dont vous avez sans doute déjà fait l'expérience, mais voir l'Etat préenflammer une poudrière, c'est vraiment spectaculaire).
J'avais besoin de vous dire cela car on ne relate rien des complexes réalités d'ici en métropole; et même si vous le saviez, j'ai vu que la France était un état colonial et une république d'assimilation arrogante.
A bientôt.
Fabrice

Lundi 9 février 2009

Par Xavier


Samedi dernier se tenait à l'Atria à Arras un Forum régional organisé par le
MRC (chevènementistes) QUEL AVENIR POUR LA GAUCHE ?
Bien que non prévus officiellement, les communistes arrageois se sont invités.
Ils ont entendu des discours dénonçant la politique de Sarkozy, stigmatisant la crise financière et regrettant la perte d'influence de la Gauche. Quelle perspective ? la création d'un grand Parti de gauche allant des réformistes à "ceux qui seraient tentés par l'aventure révolutionnaire"(sic)
Le PCF ne se diluera pas dans une nébuleuse fourre-tout ; mais il redoublera d'efforts pour que la majorité des travailleurs et des citoyens s'entendent sur des objectifs communs de transformation radicale de la société actuelle.
MDC

L'AVENIR DE LA GAUCHE ? PAS SANS LES COMMUNISTES !



   

 

Dimanche 12 octobre 2008

Par MDC

http://medien.linksfraktion.net/fotos/7745526432.jpg

 

Pour la troisième fois en quelques semaines, le nouveau grand parti de Gauche "Die Linke" fait son entrée dans le Parlement d'un Land en Allemagne (Hambourg).

Le virage à gauche en Allemagne se confirme et cela nous réjouit d'autant plus que le DKP (Parti Communiste d'Allemagne) est une composante de "Die Linke".

C'est ainsi qu'il y a un mois, une communiste, Christel Wegner, avait été élue en Basse-Saxe.

L’offensive anticommuniste n’a hélas pas tardé : certains media accusent notre camarade d'être une nostalgique de la Stasi, alors qu'elle n'a fait que constater sur la chaîne de télévision ARD que dans tout pays, il y a des services secrets et que cela existait aussi dans les Etats socialistes.

Christel Wegner et la direction du DKP ont rappelé leurs positions sur le socialisme et la démocratie et ont protesté contre cette manipulation.

Pourtant, la direction de « Die Linke » a décidé d’exclure Christel Wegner de son groupe au parlement de Basse-Saxe.

Cette offensive s'attaque aux idées communistes mais essaie aussi de faire obstacle à une éventuelle orientation anti-capitaliste du nouveau parti de la Gauche allemande : rappelons que les luttes sociales se multiplient contre la politique de la coalition (droite-socio-démocrates) au pouvoir.

Alors que les idées communistes paraissent en déclin ou en stagnation dans plusieurs pays européens, on assiste à une remontée et même un succès de certains partis communistes qui s'assument entièrement, comme à Chypre où vient d'être élu le premier président communiste d'un pays de l'Union européenne.

MENTOR DE COOMAN

 

 

Mardi 26 février 2008

Par Xavier

 

Je suis au supermarché et je fais mes courses de la semaine – en vitesse, comme d’habitude : du pain, du lait, du beurre, des fruits,… enfin comme d’habitude, quoi.

Je passe à la caisse, je sors le billet que j’avais prévu : zut ! le total est plus élevé ! Ça a encore augmenté !

Je rentre à la maison, j’allume la radio : on prévoit de nouvelles hausses de prix : lait, beurre, chocolat, pâtes, chocolat, mazout, etc.

J’ouvre le journal : je lis que depuis 6 ans le pain a augmenté de 85 %, le beurre de 66 %, le fromage de 137 %, le lait de 180 %, etc.

J’ouvre mon courrier : mon chèque mensuel n’a pas grossi, lui !

Bon, je suppose qu’au moins mon voisin, petit exploitant agricole, va voir ses difficultés s’éloigner. Eh non ! me dit-il, le carburant, les semences, les engrais, tout augmente aussi !

 

Là, je commence à m’énerver : qui donc se sucre sur mon dos ?

 

Et brutalement, je me fige : le sucre, mais c’est bien sûr ! Je me souviens, dans les années 70, la flambée du prix du sucre ! Des spéculateurs avaient fait gonfler artificiellement le prix du sucre et certains avaient engrangé des fortunes…!

Les opérateurs financiers font de l’argent en spéculant sur les matières premières, les industriels en profitent pour augmenter leurs profits, les distributeurs ne perdent rien sur leurs marges…

Et moi ? Comment vais-je pouvoir continuer à payer ? Je ne peux pas m’octroyer une augmentation de revenus de 140 % comme Sarkozy !

Ah ! Chic ! Si je n’arrive plus à m’en sortir, mon supermarché me propose des « facilités de paiement » : voilà qui est gentil !

Oui, mais ce n’est pas un cadeau : c’est un crédit ! et au final cela va me coûter encore plus cher !

Et le gouvernement ? Les 23 milliards d’euros de cadeaux faits aux plus riches, il est en train de les rembourser avec les taxes qui augmentent avec la hausse des prix ; donc avec ce qu’il prélève en plus dans notre poche !

 

Combien de temps encore allons-nous tolérer que certains amassent des fortunes en spéculant sur le travail des uns et la vie des autres ?

 

Combien de temps encore allons-nous accepter de payer toujours plus pour avoir le droit de manger ? de vivre ? de faire vivre nos enfants ?

 

MDC

Lundi 5 novembre 2007

Par Xavier

260607-roissy18.jpg "Je reviens tout juste de Roissy, où je viens d'assister à une grande première en France: une maman chinoise de deux enfants Clément, 4 ans et demie et de Cécilia, un an a été séparée de ses deux enfants et elle vient d'être embarquée sur l'ordre du préfet de Seine-Saint-Denis, de force, dans un avion qui partait tout à l'heure, près de vingt heures, pour Pékin.

Cette femme a passé neufs ans de sa vie en France, elle a été arrêtée il y a une dizaine de jours, elle a passé dix jours en centre de rétention, sans voir ses enfants, sans vêtements de rechanges, elle n'a même pas pût les revoir ses gamins avant d'être embarquée toute à l'heure. Elle est partie sans valise, sans rien. On était nous avec les gamins, le père, sur le tarmarc, totalement impuissants.

Quand je vois ça, j'ai honte! Je suis révolté par cette politique que je trouve vraiment de plus en plus nauséabonde. J'aimerais vraiment que le préfet, ou que monsieur Hortefeux ou que monsieur Sarkozy viennent assister à ce genre d'événements. J'aimerais qu'ils regardent dans les yeux ce père totalement pommé que j'ai vu tout à l'heure. J'ai honte! (...) Je voulais vous faire partager ma révolte. J'ai même, je dirais presque, envie de chialer..."


Témoignage d'un auditeur  de "là-bas si j'y suis", émission animée par Daniel Mermet, sur France Inter.

http://www.la-bas.org/

Vendredi 21 septembre 2007

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