De gauche à droite, Francis Boulet (PG), Laurence Sauvage (PG), Jean François Carre (CGT métallurgie), Jean-Claude Danglot (sénateur du Pas de Calais PCF), Hervé Poly (secrétaire de la Fédération PCF)
C'està la résidence Saint-Pol, dans les quartiers populaires d'Arras-Ouest que s'est déroulée la deuxième réunion publique du Front de Gauche dans l'Arrageois.
Nous avons eu la chance d'accueilir à cette occasion des personnalités du monde du travail et de la création d'horizons très divers.
Romain Gény (à Gauche), enseignant et représentant du SNES-FSU s'est livré à un exposé clair et percutant sur le processus de libéralisation du système éducatif.
L'articulation avec l'enjeu des prochaines élections européennes est évidente, la mise en "concurrence libre et non faussée", règle d'or du Traité de Lisbonne s'applique de la même manière à l'éducation.
Autre moment fort du débat, l'intervention de Didier Andreau, travailleur social et militant associatif n'a pas manqué de soulever la question de l' "aprés" élection et de la nécessité pour le Front de Gauche d'être porteur d'un projet de société, à l'image du Front Populaire de 1936 né de la convergence des luttes.
Ce qui a provoqué une cascade de réactions.... Jean-François Carré de la CGT se nourrissant de l'exemple des expériences d'Amérique latine pour démontrer qu'une alternative au capitalisme existe. Pour lui, les luttes sont désormais à construire à l'échelle européenne et mondiale. Pour Hervé Poly, secrétaire de la Fédération du Pas de Calais, le PCF a vocation à "transformer radicalement la société", la "social-démocratie c'est la pédagogie du renoncement".
Candidate sur la liste conduite par Jacky Hénin, Laurence Sauvage (PG) veut y croire. Se définissant comme fille du peuple, que rien ne semblait destiner à la politique, cette syndicaliste et féministe chevronnée porte l'espoir du changement.
Ignoré par les grands médias, le Front de Gauche porté par ses militants est en passe de créer la surprise.












