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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Vaclav Havel : mort d’un anticommuniste au masque humaniste

27 Décembre 2011, 10:23am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

111218_havel_bush_ap_328.jpgVaclav Havel : mort d’un anticommuniste au masque humaniste 

 Extrait d'un article (EDT) : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Vaclav Havel est mort. Communistes français, que l’on ne compte pas sur nous pour nous associer au concert de louanges déployé pour célébrer le « grand homme » et son œuvre. Tant pis pour les tenants de l’idéologie dominante qui ne supportent pas une voix « dissidente » contestant le capitalisme.

Vaclav Havel a été toute sa vie un militant politique cohérent et conséquent. Il a consacré sa vie à une cause : la restauration capitaliste en Tchécoslovaquie, la remise en cause des acquis du socialisme, l’anticommunisme.

Sa performance personnelle n’a pas consisté à se trouver des appuis : les milieux réactionnaires nationaux et les agents de l’impérialisme occidental, d’abord américain et allemand, ont vite compris qu’il pouvait être l’un de leurs meilleurs porte-voix en Tchécoslovaquie.

Non, là où son talent a brillé, c’est dans sa capacité à rentrer dans le nouveau système de propagande impérialiste dirigé contre les pays socialistes à partir des années 70, à le développer jusqu’à l’incarner presque.

Après la prise du pouvoir de 1989, Vaclav Havel devient président d’abord de la Tchécoslovaquie, puis, après un intermède, long de deux petits mois, qui en dit long sur son attachement à l’unité du pays, de la République Tchèque jusqu’en 2003.

L’idéologie dominante l’a érigé mondialement en conscience morale, en héraut de la liberté, comme le théocrate « Dalaï-Lama », qui aura été son dernier visiteur.

Comme Président, Havel aura tout soutenu, tout justifié dans son pays: le processus de privatisations, la casse du système social, l’effondrement de l’appareil productif, la mise sous tutelle économique de l’Allemagne et de l’UE.

Fidèle en engagement et en amitié, il apporte son soutien appuyé à George Bush père pour la première guerre du Golfe, à Clinton pour la guerre de Yougoslavie, à George Bush fils pour la guerre en Afghanistan et en Irak, jusqu’à engager des troupes tchèques.

« Des bombardements humanitaires ! Souvenons-nous de Munich ! » osait proférer Havel.

Pour cette politique, pour le choix de la guerre, il a pris soin d’éviter de demander l’avis du peuple tchèque. En mars 1999, il a décidé l’adhésion de son pays à l’OTAN, 60 ans jour pour jour après l’invasion hitlérienne et la première mort de la Tchécoslovaquie consécutive justement à ces sinistres accords de Munich. Pour Vaclav Havel, la démocratie, forcément bourgeoise, ne vaut que si l’intérêt du capital l’emporte. L’intégration dans l’UE du capital allait suivre.

Acharné, malgré la maladie, il consacre les dix dernières années de sa vie à combattre Cuba socialiste, les expériences émancipatrices d’Amérique latine. (...)

Capitaliste lui-même, Vaclav Havel ne s’est pas oublié, traduisant sa conception de classe de la société. Il s’est accaparé de nombreux immeubles praguois dont sa famille richissime était propriétaire avant 1948.

La célébration exacerbée, presqu’unanime, de la mémoire Vaclav Havel prolonge sa fonction propagandiste. Mais en 2011, elle sonne faux, en République Tchèque, en Slovaquie, comme en France. Elle traduit un état de faiblesse.

Les mythes portés par un Vaclav Havel ou un Lech Walesa sont usés par les faits, par la révélation de la réalité de ces personnages.  Dans un monde unipolaire, le capitalisme, qu’ils ont défendu et rétabli, déploie ses crises pour exploiter de plus en plus durement les peuples, leurs peuples.

Communistes au 21ème siècle, le socialisme est notre projet révolutionnaire. Vaclav Havel fut un ennemi acharné du socialisme, c'est-à-dire de l’émancipation des travailleurs, des peuples, de l’avenir. Nous ne le pleurons pas.

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