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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

une loi s'impose d'urgence!

23 Juillet 2012, 20:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Après la fermeture de Meryl Fiber à Saint-Laurent-Blangy, la menace plane maintenant sur une usine appartenant au groupe Doux, dans le bassin de Marquion près de Cambrai.

 volailler-doux-graincourt.jpg

Le premier producteur de volaille européen est placé, depuis le 1er juin, en redressement judiciaire, avec poursuite d'activité pendant six mois.
Depuis 2003, l'usine installée à Graincourt-lès-Havrincourt, a déjà subi en 2007 des restructurations.

  Deux sites se trouvent sur la commune : l'un dédié à l'abattage et la découpe, et une plateforme d'expédition. Comme toutes les entreprises travaillant avec le groupe Doux, l'usine de Graincourt-lès-Havrincourt - 274 emplois, dont 25 contrats à durée déterminée - est concernée par le redressement du groupe.

 Plus de 35 000 poulets frais par jour, pendant cinq jours sur une équipe, sont expédiés en France et en Europe. Ce sont 800 éleveurs qui travaillent avec le groupe.

À la veille de la date limite du dépôt des offres de reprise devant le tribunal de commerce de Quimper, les salariés de l'usine n'y croient plus. Les syndicats craignent le plan social.

Le dernier repreneur potentiel n'est même pas venu visiter les lieux.

Autant dire que les syndicats et les salariés imaginent mal une autre issue que la fermeture.

Ce qui signifierait le licenciement de la totalité des salariés.

Une opération filtrage des véhicules à l'entrée de l'usine a été mise en place ce lundi 23 juillet par les grévistes.

Connu pour les produits Père Dodu, le groupe emploie au total 3400 personnes.

Bertrand Péricaud, communiste est vice-président du conseil régional en charge du développement économique, a la lourde tâche de solutionné le dossier exposé par l’intersyndicale. Mais, personne ne s'attend vraiment à ce qu'il ressorte quelque chose de concret.

jpg Photo d ambiance Poulet PAC jaune Choix du chef 2011

Les députés du PCF dans le groupe GDR « Front de Gauche et "progressistes" ultramarins " ont déposé par la voix d’André Chassaigne une proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers, le jeudi 19 juillet lors d'un point de presse.

 Il y a premièrement, urgence à faire adopter un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements en fonction de la nouvelle Assemblée nationale, puis, l'inscription à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session.

Article 1er de cette proposition de loi, d’exclure du champ légal des licenciements économiques ceux effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d’au moins un des deux derniers exercices comptables. Ils confient la mise en œuvre de cette disposition à l’inspection du travail.

Article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d’aides publiques, sous quelles que formes que ce soit, s’engagent en contrepartie à ne pas réaliser de licenciements interdits au sens de l’article 1er, auquel cas elles doivent restituer les sommes qu’elles ont perçues. Ce dispositif, qui reprend une proposition de loi déposée par les sénateurs du groupe communiste républicain citoyen repoussée le 16 février 2012 par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes, est volontairement restreint aux licenciements boursiers. Il ne constitue que le premier niveau de la protection due aux salariés concernés par ces pratiques patronales. Il est indissociable du nécessaire renforcement des droits des salariés dans l’entreprise, au développement d’une véritable démocratie sociale qui fera de ces derniers de véritables acteurs du développement économique, te non plus des variables d’ajustement de l’économie du profit à court terme. L’ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l’égard des travailleurs qui produisent les richesses, la précarité dans laquelle se trouvent plongés un nombre toujours plus grand d’entre eux du fait de ces agissements, la destruction de l’emploi industriel (500 000 emplois détruits depuis 2008 !) impose une action rapide du législateur face à l’attentisme coupable des gouvernements successifs

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