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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Plus d'élèves et moins de profs : la FSU pas tendre sur la rentrée

5 Septembre 2010, 08:43am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lycee-carnot-2-500x375.jpgUne rentrée 2010 exceptionnelle. Mais dans le mauvais sens du terme.

C'est ainsi que sous l'égide de la FSU, les syndicalistes de l'enseignement public qualifient, au bout de deux jours, la rentrée des classes. «Toutes les craintes que nous avions exprimées se sont avérées», expriment d'une même voix David Boutin, secrétaire départemental SNUIPP, Catherine Piecuch, son homologue FSU, et Manuel Cabrera, co-secrétaire départemental SNEP-FSU. «Cette rentrée est exceptionnelle par l'ampleur de la dégradation du service public» Et les discours du rectorat assurant que tout s'est bien passé, qu'aucun problème majeur n'est à signaler les font doucement rigoler. Car côté syndicat, les motifs de colère sont légion.

Le service public en danger

> Premier degré.- « Nous avons connu des attaques sans précédent sur la scolarisation des 2 ans. Jusque-là, le Pas-de-Calais s'était très bien défendu : en quelques années nous avons perdu 3 000 enfants scolarisés. Mais pour le rectorat, la scolarisation des 2 ans n'est plus prioritaire. Alors que c'est là que se font les apprentissages premiers : le langage, la motricité, le vivre ensemble », dénonce David Boutin. La scolarisation des 2 ans ne serait maintenue que dans les zones d'éducation prioritaire. « Nous avons de très fortes inquiétudes pour l'année prochaine quand la scolarisation des 2 ans sera tout bonnement abandonnée, comme c'est déjà le cas à Marseille. Nous avons besoin d'une école maternelle de qualité au lieu de cela on gonfle les effectifs, et on se retrouve à plus de trente par classe.

 > Second degré.- Même analyse de la politique gouvernementale, même colère, aussi de Catherine Piecuch. « La politique de destruction des emplois se poursuit : 646 suppressions de postes dans l'académie en 1er et 2 nd degrés alors que les effectifs ont augmenté de six cents élèves. On atteint partout les niveaux limite : vingt-sept élèves en sixième vingt-neuf à trente élèves en troisième trente-quatre à trente-cinq en seconde trente-sept à trente-huit en terminale par endroits. On n'a pas connu cela depuis la fin des années 80. » Catherine Piecuch n'y voit ni plus ni moins qu'un détricottage en règle du service public d'éducation. « On nous parle économies de moyens, frais de fonctionnement, là où on devrait avoir des établissements à taille humaine. » Et la situation s'aggrave quand on parle des stagiaires qui ont connu leur affectation à la dernière minute, la réforme de la formation des profs avec une année en alternance à l'IUFM remplacée par un plongeon dans le grand bain dès la rentrée. Et toutes les disciplines sont touchées, même l'enseignement de l'EPS.

Manuel Cabrera, est prof de sport : « Deux collègues sur trois ne sont pas remplacés on fait appel à des profs remplaçants qui doivent faire de plus en plus d'établissements. Quitte à supprimer les trois heures normalement dévolues au sport scolaire alors que c'est pourtant obligatoire.

Autant de griefs qui plaident en faveur de l'action : un appel à la grève est lancé dans le secondaire pour lundi : et tous enchaîneront mardi avec l'action pour la sauvegarde des retraites. •

EMMANUEL CRÉPELLE dimanche 05.09.2010, 05:02 - La Voix du Nord

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