Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Meryl Fiber en liquidation judicaire : 350 salariés en… insécurité sociale dans l’Arrageois !

9 Février 2012, 11:24am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

shapeimage_2.pngMeryl Fiber

en liquidation judicaire :

350 salariés en…

insécurité sociale

dans l’Arrageois !

La filature de Saint-Laurent-Blangy employait 1350 salariés dans les années 1980. Ils ne sont plus que 350 aujourd’hui à voir leur horizon s’obscurcir. En cessation de paiement après être passée de main en main, Meryl Fiber (ex-Nylstar) tournait au ralenti depuis cet automne et l’instauration du chômage partiel pour une partie de l’effectif. Elle vient d’être placée en liquidation judiciaire. Le tribunal de commerce d’Arras l’autorise toutefois à une poursuite d’activité pendant trois mois…

En 2011, l’entreprise qui exporterait jusqu’à 90 % de sa production (des fils synthétiques pour moquettes et vêtements de sport) vers les marchés asiatiques et américains aurait été confrontée à un effondrement des commandes, du fait de la crise du capitalisme. Selon la direction, le site souffrirait tout autant d’un manque de liquidités. Un défaut d’approvisionnement de Rhodia, son unique fournisseur, aurait « séché notre trésorerie et coûté de 5 à 6 millions de pertes », déclarait Jean-François Verjus, l’un des actionnaires aux Echos. 

Désormais, l’administrateur judiciaire s’occupe « de régler les salaires et payer les matières premières. Il cherche aussi un ou plusieurs repreneurs. On attend son verdict. En cas de reprise, je crains tout de même un dégraissage. La production a déjà baissé de moitié depuis octobre. La direction n’a pas anticipé. Elle a commis des erreurs », commente Bernard Gysemans. Dans une usine aujourd’hui « quasiment à l’arrêt », le délégué syndical CGT s’interroge sur la capacité de réactions des salariés compte-tenu  d’un climat social particulièrement tendu : « Nous sommes en froid avec la direction. Nous sortons d’un conflit très dur mené l’an dernier sur les salaires et des conditions de travail. Nous avions pris une claque, avec à la clé des licenciements contestés devant les Prud’hommes  » Des faits de grève transformés en fautes graves ! «  L’entreprise traîne pas mal de casseroles », confirme Roger Decobert, défenseur CGT à Arras.

Conseiller régional PCF, Bertrand Péricaud a réagi de suite. Ce lundi 6 février, il interviendra sur ce dossier lors de la commission permanente du Conseil régional, dans la mesure où « Meryl Fiber agit toujours sur un marché porteur d’avenir car les textiles techniques relèvent d’une activité à forte valeur ajoutée avec des innovations constantes ». Il envisagerait volontiers « de mobiliser les outils financiers régionaux (FINORPA), dans la perspective d’un plan de relance qui préserverait les emplois existants ».

La semaine prochaine, la section locale du PCF devrait aussi tracter aux portes de l’entreprise…

 Jacques KMIECIAK   Liberté-

 

Commenter cet article