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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

En 1924, le futur secrétaire général du PCF était béthunois

7 Septembre 2011, 09:03am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

En 1924, le futur secrétaire général du PCF était béthunois

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Maurice Thorez a vécu à Béthune. Rue Michelet, dans une maison portant alors le n° 50. Marcelle Carron a vérifié. ...

 Alerte militante malgré quelques printemps fiers de ne pas faner, elle est née à Annezin et vit dans l'Oise. Thorez, elle le rencontre à Béthune. Il n'y habite alors déjà plus mais il revient y militer. Elle a 10 ans, vit au n° 13, place Sévigné, une maison dont elle reste convaincue qu'elle est la plus étroite de la cité.

Elle a perdu une photo prise devant le 50, rue Michelet : ses parents y tenaient une banderole « Bon anniversaire » : un cadeau pour Thorez ! Car il était proche de Paul et Georgette, infatigables militants - Paul était secrétaire de la section. « Ma mère était amie avec Aurore, sa première épouse. » Et Maurice ? « C'était mon idole ! Comme il militait sur Béthune à vélo, il venait souvent à la maison. Je m'asseyais sur ses genoux. Il avait la peau douce ! » Et une réputation... « d'imberbe ». Tant qu'elle sera surprise d'apprendre que Thorez, clandestin en URSS, « s'était laissé pousser la barbe » ! « Il était très à l'écoute. Même quand il était ministre, il fendait la foule des militants pour venir embrasser ma mère. » En 1924, l'installation du futur boss à Béthune ne tient pas du hasard. Christian Lescureux : « Ce choix de résidence de Maurice Thorez et de siège de la fédération est justifié par le fait que Béthune était le chef-lieu de la circonscription électorale la plus importante du département, celle qui envoyait 6 députés socialistes à l'Assemblée et le véritable fief du Parti socialiste et du syndicat des mineurs sous Basly.» Il fallait faire face. 

En ce temps-là, on se réunit dans des cafés. C'est animé. Marcelle Carron se souvient aussi d'un épisode au théâtre. « Maurice Thorez était venu porter la contradiction à l'extrême-droite et on l'avait empêché d'entrer. Il était monté sur un mur pour haranguer la foule, qui demandait pourquoi il se tortillait : la police tirait sur sa jambe de l'autre côté du mur ! » Un autre jour, à la Bourse du travail (place Foch), il tenait tête au député radical Lefranc et au Dr Légillon. Ce dernier était ami et ennemi politique avec Georgette. Le samedi suivant, salle Chocquenet (près de la gare), Thorez animait la première réunion publique du Parti, et était resté sans voix à cause d'une extinction. Nombre de membres du barreau et de « bourgeois » s'étaient déplacés pour observer le phénomène Thorez... et c'est le Dr Légillon qui le soigna ! 

Thorez déménage le 17 décembre 1924. Dixit un rapport du commissaire spécial : « Le dénommé Thorez Maurice, ex-secrétaire fédéral du Pas-de-Calais, rue Michelet, quitte la ville après fusion avec le Nord. Réside actuellement à Lille, comme secrétaire adjoint permanent. » C. Lescureux : « La fédération du Pas-de-Calais était devenue trop faible pour rétribuer un permanent et fut rattachée à celle du Nord et de la Somme ». 

« Mémoires d'une petite fille rouge », Marcelle Carron.

 

Rencontre : Marcelle Caron au Poche

707757-marcelle-c-4ddb6071.jpg.jpgL'écrivain à côté du président du Musée de Poche. 
Marcelle Caron est venue au musée de Poche mercredi 18 mai pour présenter son livre intitulé Mémoires d'une petite fille rouge. Cette dame de 82 ans, l'oeil pétillant et dotée d'une vivacité d'esprit exceptionnelle est au côté de Patrick Honoré au musée de Poche pour la présentation de son livre.
Elle est la fille de militants communistes déterminés et combatifs.
Elle a vécu à Annezin et a été élevée dans leur sillage, elle relate dans cet ouvrage les périodes d'une lutte sans merci à travers son regard d'enfant : avant, pendant et après la guerre. Elle retrace son enfance ponctuée de drames et de souffrances mais empreinte d'enthousiasme et des joies d'une vie exaltante. Elle emmène le lecteur dans un récit émaillé d'anecdotes et riches de détails sur la vie quotidienne de l'époque.

Un témoignage enrichissant et une belle leçon d'humanité qui reste d'actualité nous sont donnés. Pour les jeunes un épisode de l'histoire à connaître et à méditer... Marcelle Caron souhaitait laisser une trace de la vie exceptionnelle de ses parents vouée entièrement à leur engagement. Avec ce récit elle réalise son voeu.

Patricia DELEMER
 
Le livre est disponible au musée de poche au prix de 15 euros ou vous pouvez le commander auprès de marcellecarron@numericable.fr.

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