Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Des élus utiles (Sud-Ouest)

14 Mars 2009, 19:22pm

Publié par Xavier


ANNIVERSAIRE. Un an après l'arrivée de la gauche à la mairie, le groupe communiste dresse un constat lucide de la situation. Points forts et points faibles

Le bilan optimiste du PC

Quatre des cinq membres du groupe communiste au Conseil municipal : Jean-Pierre Roux, Emmanuelle Rivière, Anne-Marie Borda et Maryse Destruhaut. (PHOTO JEAN-DANIEL CHOPIN)
Quatre des cinq membres du groupe communiste au Conseil municipal : Jean-Pierre Roux, Emmanuelle Rivière, Anne-Marie Borda et Maryse Destruhaut. (PHOTO JEAN-DANIEL CHOPIN)

«Il est clair qu'après soixante-dix ans de règne de la droite sur la ville, nous ne pouvions pas changer les choses en un an. Nous avons eu des résultats dans certains domaines, mais nous rencontrons des difficultés dans d'autres. » Ce constat est celui de Jean-Pierre Roux, chef de file du groupe communiste, partie intégrante de la majorité municipale de gauche, arrivée aux affaires il y a tout juste un an.

Pour ce premier anniversaire, le bilan des cinq conseillers communistes se veut raisonnablement optimiste. Ils évoquent les avancées sur le prix de l'eau. « Depuis notre victoire, il a baissé de 17 %, c'est la première fois depuis 25 ans » s'enthousiasme Jean-Pierre Roux, qui veut continuer à se battre pour la création, à terme, d'une régie publique au niveau de la Cabab. « Les communistes ont fait de l'eau un grand combat, car ce n'est pas une marchandise comme les autres, c'est un bien commun de l'humanité. »

Le levier de la Cabab

Le PC parle également culture, domaine qui lui est d'autant plus cher qu'il dispose, avec Anne-Marie Borda, de l'adjointe au maire déléguée à ce secteur. « Nous sommes la seule ville du BAB à avoir augmenté les subventions culturelles, c'est un effort qui est conforme à ce qui avait été annoncé, nous avons par ailleurs instauré la gratuité des salles aux associations, ce qui leur était refusé auparavant » se félicite Mme Borda.

Avec deux élus siégeant à la Cabab, le PCF se réjouit aussi d'avoir dorénavant accès à de nombreux dossiers d'équipement. « Nous allons utiliser cette connaissance pour informer la population et mettre au service des citoyens des outils leur permettant de combattre les choix et la politique de la droite » dit Jean-Pierre Roux.

Exemple avec l'aéroport de Parme, où le Parti communiste vilipende l'audit - d'un coût de 70 000 euros - effectué sur le personnel. « Les statuts sont attaqués, les hommes sont considérés comme une charge et pendant ce temps, on distribue des fonds publics aux compagnies privées, c'est inacceptable. »

Le poids du groupe

Côté logement social, l'un des grands enjeux de ce mandat, on se montre en revanche plus réservé. « C'est vrai, il s'avère plus compliqué que prévu de faire avancer les dossiers » concède Jean-Pierre Roux. « Les résistances sont nombreuses, comme l'a montré l'épisode du crapaud accoucheur, et le contexte n'est pas facile. Certains promoteurs retardent la réalisation de leurs programmes en raison de la crise, comme à Hausquette, cela ne nous aide pas. »

Quant à la création du groupe communiste au sein de la majorité, un fait qui a marqué la vie politique de cette première année, le PCF n'en démord pas. « C'était nécessaire pour exister, nous sommes dans la majorité, mais nous sommes différents » dit Maryse Destruhaut. « Le PC a sa propre identité et ses propres combats à mener » ajoute Anne-Marie Borda. « La création du groupe nous a indéniablement permis de peser sur certaines décisions. »

Auteur : PHILIPPE HEMMERT
p.hemmert@sudouest.com

Commenter cet article