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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Brexit : ouvrons le débat sur l’Europe

30 Juin 2016, 20:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Déjouant tous les pronostics et les pressions de l’oligarchie, les britanniques ont voté massivement pour le Brexit ce 23 juin dans le referendum pour la sortie de l’UE.

La campagne a été marqué par un faux dilemme imposé par les partisans de l’austérité : soit rester dans l’UE néolibérale soit sortir par la droite pour une politique néolibérale en Grande-Bretagne.

Si le rejet de l’UE et de ses politiques est légitime tant il n’y a pas grand-chose à garder de cette Europe de l’austérité, les travailleurs britanniques peuvent craindre que les puissants se servent du Brexit pour accentuer les politiques thatchériennes dans le pays. Cependant, l’Union Européenne n’est pas un rempart contre l’ultralibéralisme, bien au contraire. La priorité de l’Europe actuelle, c’est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Je ne m’y trompe pas. « L’économie de marché » et la « concurrence libre et non faussée » prescrites par l’Union Européenne sont des prétextes formidables pour permettre au patronat de comprimer les salaires et d’attaquer les services publics ainsi que la protection sociale.

Je suis également fortement attaché au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à exercer leur souveraineté. L’UE peut donc, à beaucoup d’égard, représenter une « prison des peuples ». Cela n’intéressait plus les britanniques.

Contre le piège d’une « sortie de droite » ou d’un « maintien de gauche » dans l’UE, proposons une « sortie de Gauche », pour pouvoir renationaliser les secteurs stratégiques de notre économie cassée, remettre le monde du travail au centre de la vie nationale, coopérer avec tous les pays de tous les continents et rouvrir à notre pays la voie de la coopération internationale.

La reconquête de la souveraineté britannique peut être un appel d’air pour tous les peuples d’Europe qui étouffent sous la poigne des traités supranationaux et néolibéraux de l’UE avec en prime, leur complément belliqueux obligé, l’appartenance à l’OTAN.

La campagne présidentielle et législative pour 2017 doit notamment être l’occasion d’un grand débat populaire sur l’Europe. Il n’y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l’Europe austéritaire.

Jean Jacques Candelier

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Liberté Hebdo 1225: L'édito de Franck

30 Juin 2016, 15:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1225: L'édito de Franck

UN POUVOIR SANS PANACHE

Nous entrons dans une zone d’incertitudes absolues. Mais, sans aucune équivoque, le gouvernement socialiste en place préfère indéniablement les innovations dangereuses à la prise en compte des réalités.

Les écrans de fumée projetés par leurs conseils en communication et gonflés par les médias dominants éclatent comme baudruches à la première argumentation raisonnée.

Qu’importe, nous allons dans le mur !

Cela semble la seule réponse aux questions légitimes posées par les citoyens français.

Fïançois Hollande a-t-il mesuré l’état de fragilité du pays ? Bien sûr que oui.

Et grâce, surtout à la dispersion de la gauche, il en profite pour répondre aux exigences malsaines de l’Europe. Une Europe qui prône de plus en plus le repli sur soi. Dans laquelle les idées (fausses) de l’extrême-droite, faute de réponses adaptées aux situations, prennent la forme de (mauvaise) solution miracle. Même les Britanniques, appelés à choisir ce jeudi 23 entre en sortir ou pas, ne sont sûrs ni d’un côté ni de l’autre d’avoir raison.

La question des migrants à Calais et à Grande-Synthe ne sera pas réglée par la sortie de l’Europe de la Grande-Bretagne, mais par des accords avec les pays d’Afrique et du Moyen Orient et l’arrêt total des conflits en cours mettant les populations démunies sur les routes de l’exil.

La violence de la campagne anti-européenne a coûté la vie à une députée travailliste. Les commentateurs se sont dépêché de crier à l’acte isolé. L’auteur du crime est pourtant visiblement marqué à l’extrême droite. Musulman, son crime aurait pris l’étiquette Daesh immédiatement. Cette violence absolue envers une élue du peuple est inadmissible. Où que ce soit.

Il n’empêche que les gouvernements au pouvoir ont une lourde responsabilité en ne faisant rien pour sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont fourrés à force de rencontres au sommet, d’accords économiques et de traités montés sur le dos des peuples.

La paix, la sérénité, la prospérité et le progrès ne sont pas les premiers moteurs des discussions établies au plus haut sommet des Etats.

La tentative d’interdiction de manifester, décidée par Valls puis annulée par Cazeneuve, pour la manifestation parisienne du 23 juin, est aussi la démonstration qu’une poignée d’hommes veulent de plus en plus s’arroger le pouvoir de décider à la place du plus grand nombre, contre l’intérêt des peuples.

En France, rien de pareil n’avait eu lieu depuis la guerre d’Algérie.

La République demande de l’attention et des soins. Nos élus ne sont que les dépositaires des pouvoirs que nous leur confions le temps d’une élection. Nous devons en garder la conscience, toujours. Et constamment le rappeler aux élus de la République, toujours. De crainte qu’eux-mêmes ne l’oublient.

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29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE

29 Juin 2016, 18:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE
29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE
29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE
29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE
29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE

En cette fin de matinée, plus de 15 cars de CRS se sont placés Place de la République. Les CRS se sont déployés autour de la Bourse du travail.

L’objet de cette intervention policière : contrôler les syndiqué.e.s et toute personne qui quitte la Bourse du Travail 3 rue Château d’Eau. Ce contrôle inclut les fouilles au corps – comme s’il s’agissait de délinquants !

Nous ne savons absolument pas sur quels prétextes ces contrôles et fouilles ont été effectués.
De nombreux syndicats ont leurs bureaux dans ce lieu au sein duquel se tiennent des réunions au quotidien.
La seule hypothèse que nous pouvons faire c’est que l’intervention policière vise à empêcher des militants de se rendre à la manifestation contre la loi El Khomri qui part à 14h de place de la Bastille.
Cette intervention policière est inacceptable. L’Union départementale CGT Paris dénonce une entrave à l’activité syndicale et insiste sur la nécessité de mettre fin immédiatement à de telles procédures.
La CGT exige également l'arrêt immédiat de toute fouille et entrave à la sortie de la Bourse du travail.

Paris, le 28 juin 2016

 

29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE
29 Juin 2016 Publié par El Diablo INTIMIDATION et ENTRAVE à L'ACTIVITÉ SYNDICALE

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Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

28 Juin 2016, 16:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Jeudi 23 juin, les salariés travailleurs et citoyens français se mobilisaient une nouvelle fois pour exiger le retrait du projet de loi travail El-Khomri, décalque des recommandations européennes de destruction du code du travail et des conventions collectives.

Jeudi 23 juin, les citoyens britanniques décidaient de quitter l’Union Européenne.

Un jour sombre certes pour l'oligarchie pas pour les peuples!

 

Le communiqué confédéral de la CGT faisant suite à cette dernière décision des Britanniques pose de sérieux problèmes.

 

Il impute le rejet britannique à la politique d'austérité et au dumping social détruisant la cohésion des peuples en même temps que leurs conquêtes sociales.

Ce qui est exact.

Pour aussitôt qualifier le choix des électeurs comme ouvrant « la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes ».

De toute évidence la campagne actuelle fortement distillée par les médias est destinée à masquer le fait que ce sont les quartiers populaires, les villes ouvrières et les banlieues délaissées, les régions entières désindustrialisées et à l’abandon qui ont massivement voté pour la sortie de l'Union.

Et de masquer qu'il s'agit comme pour nous en 2005 d'un vote de classe contre la politique et l'arrogance de l'oligarchie au pouvoir

En en appelant à une Europe sociale et à poursuivre ce combat avec la Confédération Européenne des Syndicats, la déclaration confédérale stigmatise en partie le choix populaire et renoue avec les illusions euro-constructives comme avec le mythe d'une Confédération Européenne des Syndicats au service des travailleurs et des luttes.

Quelle est la réalité de l'UE ?

La réalité, c'est qu'il existe de puissantes raisons de gauche et démocratiques de s'opposer à la construction européenne, de contester avec vigueur la remise en cause de la souveraineté des peuples et de leur choix comme cela est arrivé avec notre vote contre la constitution européenne en 2005 !

La réalité, c'est que la concurrence et le dumping sont dans l'ADN même des traités qui structurent cette construction depuis 1957.

Et tous les nouveaux traités et des centaines de directives imposent la privatisation des secteurs publics, la destruction des acquis sociaux et du droit du travail.

Et déjà s'étale la volonté de remettre en question le vote pourtant clair des Britanniques comme ils l'ont fait pour les irlandais !

Bonjour la démocratie !

L'UE est une construction pilotée par les grandes entreprises européennes et les puissances dominantes du continent, à commencer par l’Allemagne, contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Elle vise à construire un empire du capital fondé sur la mise en concurrence des travailleurs et leur éloignement des centres de décision par l'affaiblissement des cadres de souveraineté populaires et des États-nation pour une construction supranationale opaque et antidémocratique où milieux de la finance et de la politique croient pouvoir gouverner contre et à l'abri des peuples.

Ce qu'expliquait J.-C. Juncker, président de la commission de Bruxelles et intime des multinationales et des paradis fiscaux, à propos de la Grèce l'an dernier :

« Suggérer que tout va changer parce qu'il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c'est prendre un rêve pour la réalité, il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités de l'Union Européenne ».

Laisser miroiter contre toute évidence et toute expérience qu’une « Europe sociale » pourrait advenir dans le cadre des institutions de l’Union Européenne, c'est légitimer ces institutions de l’oligarchie économique et financière mondialisée tout en interdisant toute perspective progressiste à la majeure partie des classes populaires désespérées.

Et donc laisser le champ libre à une récupération politique par l'extrême droite des classes populaires légitimement révoltées!

La réalité de la Confédération Européenne des Syndicats

La CES, qui se présente pompeusement comme le syndicat européen est en réalité une émanation de l'UE, fondée et financée par elle. Dirigée par une bureaucratie qui contraint le syndicalisme au dialogue entre "partenaires sociaux" et à l'acceptation de la construction européenne.

D'ailleurs la CES valide toutes les politiques européennes depuis des décennies : de la casse des secteurs industriels ou des retraites au soutien à la BCE contre le peuple grec en passant par les privatisations et le soutien à la constitution européenne puis l'encouragement bruyant au traité de Lisbonne niant le NON de 2005 du peuple français.

La CES est depuis des mois absolument muette sur les luttes en France contre la Loi El Khomri (ou en Belgique!) comme elle le fut sur la question des retraites en 2003 ou en 2010. Et quand les travailleurs européens se battent au même moment, jamais la coordination des luttes n'est à l'ordre du jour.

Les marques de solidarité avec notre mouvement venant exclusivement des syndicats européens nationaux (FGTB notamment).

De fait, la CES est une véritable bureaucratie syndicale européenne, d'abord dévouée à l'institution !

Et maintenant ?

Alors que nous nous heurtons à des forces patronales et politiques qu'il nous faut combattre globalement, poursuivre et prolonger le remarquable combat contre la Loi El Khomri suppose la compréhension de l’ensemble des politiques publiques d’austérité et de contre réformes structurelles qui émanent toutes de la même matrice euro-atlantique.

Masquer cela constituerait un obstacle à la convergence des luttes autour de la défense du code du travail et au succès des luttes contre le projet de loi El-Khomri et son monde.

Depuis quelques mois, la CGT renouant avec ses traditions combatives a su redonner de la fierté à de nombreux militants en revenant à ses fondamentaux de lutte et en délaissant dans les faits le syndicalisme rassemblé avec une CFDT dont la direction est définitivement passée de l'autre côté de la barricade. Il faut prolonger cette évolution pour renforcer les luttes.

Les travailleurs ont besoin d'une CGT qui ne sème aucune illusion et qui agisse avec la plus grande résolution pour une alternative démocratique et sociale à l'impasse mortifère d'une Union au service exclusif du capital !

 

Le Front Syndical de Classe

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Avant les MANIFESTATIONS du 28 JUIN contre la loi TRAVAIL, Les CONDITIONS de la VICTOIRE [par Jean Lévy]

28 Juin 2016, 16:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce mardi, les salariés manifestent...

POUR QUE LA BATAILLE SOCIALE SOIT GAGNÉE !

Ces dernières semaines, on les cherchait vainement dans les manifestations contre la loi El Khomri, aussi bien à Paris que dans les villes de province : pas la moindre banderole, pas la plus petite pancarte évoquant l'Union européenne pour dénoncer son rôle moteur dans l'offensive tout azimut visant les droits sociaux des peuples et imposant à ceux-ci l'austérité la plus noire.

Et pourtant, de l'autre côté de la Manche, nos frères britanniques l'ont bien compris en exprimant leur volonté de s'affranchir du joug du capital mondialisé qui règne sur le continent. Et cela à l'encontre des grands partis travailliste et conservateur qui prônaient un choix inverse.

Car ce sont bien les couches populaires des quartiers ouvriers des villes industrielles d'Angleterre, qui ont voté massivement pour le Brexit, pour que la Grande Bretagne se libère de la dictature économique et politique de l'Union européenne et des "directives" de sa Commission de Bruxelles.

En effet, c'est clair, presque officiel : c'est à Bruxelles que sont élaborées les "directives", les oukases, peut-on dire, qui sont à l’origine des mesures imposées aux salariés, aux retraités et aux jeunes dans chaque pays de l'UE. Jusqu'au budget de chaque Etat soumis à la vigilante censure des commissaires européens. Et, bien sûr, si notre Code du Travail est mis en cause dans ses fondements, c'est pour répondre à la nécessité d'assurer aux entreprises une plus forte rentabilité, selon les critères établis tant dans capitale belge qu'à Francfort, dans les salons de la BCE.

Les salariés d'Espagne comme d'Italie, ceux de Grèce comme ceux d'Irlande, de Belgique ou du Portugal, et des autres Etats de l'Union, en sont quotidiennement victimes.

En clair, l'équipe au pouvoir, dans chaque pays, n'est là que pour appliquer les directives européennes. Que ces gouvernements soient de droite ou se prétendent de "gauche", les chefs d'Etat, les ministres ne sont que les prête-noms des grandes sociétés, dont ils assurent la logistique. Parfois même, leur attitude est tellement criante qu'ils donnent l'impression de se caricaturer pour nous prouver qu'ils ne sont que des valets des intérêts privés !

Pas besoin d'en rajouter et d'en faire le dossier complet.

Mais alors, pourquoi sur ce sujet, ce lourd silence des syndicats ?

Pourquoi la dernière position de la direction de la CGT qui se prononce contre le Brexit, sans consulter ses syndicats et ses militants ?

Pourquoi prendre cette attitude alors que la révolte gronde ?

Pourquoi ne pas crier la vérité et ouvrir les yeux à ceux qui les ont encore fermés ?

Depuis un mois, des centaines de milliers de salariés et de jeunes ont défilé pour faire pression sur le pouvoir afin que celui-ci annule sa loi travail. Ils n'ont pas seulement martelé de leurs pas les pavés, Ils ont parfois bloqué les rues de nos cités et ils ont recommencé, encore plus nombreux, plus déterminés. Et à nouveau, ils vont se faire entendre cette semaine.

La CGT, sans s'en prendre aux donneurs d'ordre, seulement à leurs subordonnés, manifeste, certes, mais comme qui dirait, les yeux bandés. Et leurs discours ne parlent jamais des directives de Bruxelles, de l'oligarchie mondialisée.

Certes, en France, ce sont Hollande, Valls et Macron qui sont à la manœuvre. C'est d'abord contre eux et leur loi scélérate, qu'il faut manifester pour les pousser à se déjuger.

La bataille ne sera pas facile appuyés qu'ils sont au mur argenté du Medef. Mais, il faut ajouter que celui-ci n'est que la filiale de la maison-mère, Business Europe, le patronat qui trône sur notre continent vassalisé.

Pour gagner la bataille sociale, et en premier lieu, imposer le retrait de la loi El Khomri, faut-il voir clair, connaître l'ennemi, bien mesurer les enjeux et frapper fort où ça fait mal.

Comme l'ont compris les masses populaires d'Angleterre et du Pays de Galles.

C'est la condition pour que la mobilisation populaire de notre peuple conduise à sa victoire.

 

Jean Lévy

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LOI TRAVAIL: les FRANÇAIS ne veulent PAS D'UN PASSAGE en FORCE

28 Juin 2016, 16:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Selon le baromètre Odoxa - France Info - « le Parisien », plus de 7 Français sur 10 s'opposent à un nouveau recours au 49-3 pour adopter ce texte controversé. Pour la 11e fois, les syndicats manifestent aujourd'hui.

LOI TRAVAIL: les FRANÇAIS ne veulent PAS D'UN PASSAGE en FORCE

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Brexit : déclaration de la délégation du PCF reçue à l'Elysée

28 Juin 2016, 05:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans le cadre des consultations menées par la Président de la République après le vote du Brexit, la délégation du PCF, dirigée par Pierre Laurent a rappelé son analyse de la situation. La sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C'est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l'UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le referendum de 2005.

Après ce vote, le risque est grand que les dirigeants européens fuient une nouvelle fois leurs responsabilités et cherchent à faire payer le Brexit aux travailleurs britanniques et européens. C'est l'Europe qui doit changer.

La délégation a clairement signifié que l'heure n'est pas à l'immobilisme mais à la refondation progressiste de l'Europe, jusqu'à l'élaboration d'un nouveau traité centré sur le progrès social et écologique et la lutte contre la finance. Assez de mots, des actes !

Nous avons présenté des propositions concrètes dont la France devrait être porteuse au Conseil Européen :

- Mesures contre le dumping social : suspension des négociations sur les traités de libre échange (TAFTA, CETA, TISA), stopper la mise en œuvre des directives de déréglementation sociale, à commencer par la Loi travail en France, renégociation immédiate de la directive sur les travailleurs détachés.

- Mesures pour sortir de l'austérité : renégociation du traité budgétaire, conférence européenne sur la dette, fléchage des 80 milliards d'euros injectés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers vers les services publics et l'investissement public, lutte contre l'évasion fiscale.

Pour refonder l'Europe, les peuples doivent être écoutés et respectés. Le mandat de la France et l'avenir de l'Europe ne doivent plus se décider dans leur dos. Nous exigeons un débat public national et avons proposé une conférence citoyenne, associant tous les partis politiques, les organisations syndicales, les ONG et les associations citoyennes.

A l'issue de ce dialogue avec François Hollande et Manuel Valls, nous n'avons pas le sentiment qu'ils seront à l'offensive pour changer l'Union Européenne. L'angle mort dans l'approche du Président et du Premier Ministre est assurément la question sociale.

Les parlementaires communistes porteront ces propositions dans les débats à l'Assemblée, au Sénat et au Parlement Européen. Nous tiendrons un débat national ouvert à tous jeudi 30 juin « Pour une politique offensive à gauche de la France en Europe ».

Pierre Laurent, Patrick Le Hyaric, Michel Billout, Anne Sabourin

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Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…

27 Juin 2016, 17:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Jean Quatremer a bien rappelé la consigne du clergé bruxellois :

Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…

Il ne s’agit donc nullement de trouver une solution fraternelle et humaniste, qui préserve au mieux nos intérêts communs, non, il faut punir – stratégie de plus en plus à l’œuvre ne Diplomatie vous noterez.

Bien évidemment, ces grands stratèges pensant décourager de futurs X-exit montrent au contraire le sinistre visage de cette organisation, et vont donc contribuer à la faire détester encore plus…

Il est fascinant de voir à quel point toutes ces personnes “l-ue-c-est-la-paix” sont prêtes aux pires actes dès qu’un membre leur déplait (Hongrie, Grèce, Pologne…).

C’est finalement comme ces psychopathes qui promettent l’amour éternel à une femme et qui, dès que celle-ci leur dit “Tu es gentil, mais je préféré qu’on se sépare”, sont prêts à la taper, la détruire, l’assassiner…

Les 4 groupes mainstream du Parlement européen (Droite, Socialistes, Libéraux, Verts) ont ainsi mis moins de 24 heures pour pondre un projet de résolution (en anglais, l’Histoire est cruelle…) qui sera discutée mardi :

Je vous la résume :

Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…
Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…

Ils demandent donc :

  • que l’article 50 soit activé au plus vite, dès le 28 juin
  • qu’AUCUN accord ne soit conclu avec le Royaume-Uni tant qu’un accord de retrait n’aura pas été conclu. Concrètement, cela signifierait que Londres se retrouverait complètement isolé du marché unique une fois dehors et jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord commercial, ce qui pourrait prendre plusieurs années. Le Parlement demande à être consulté à toutes les étapes des discussions et rappelle qu’il devra ratifier les compromis négociés. Bref, on la fout dehors, et on verra après – les intérêts de nos entreprises et nos emplois n’ont donc aucune importance pour ces fanatiques…
  • de « revoir l’organisation interne » du Parlement pour refléter le vote en faveur du Brexit. Une manière de dire que la suspension du droit de vote des élus britanniques doit être étudiée. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…
  • que le commissaire britannique soit mis en retrait et que son portefeuille (services financiers) soit donné à quelqu’un d’autre. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…
  • et, bien sûr, que soit “immédiatement relancé le projet européen” (2), via une révision des traités (11), en renforçant le coeur de l’Europe, et en prohibant toute forme de “solutions à la carte” (10) en se basant sur deux rapports déjà publiés visant à renforcer le caractère fédéral de l’Union (12).

Voici d’ailleurs un de ces projets de rapport. (jetez un coup d’œil, c’est hallucinant…)

Je rappelle ce sondage qui montre pourtant que ces fanatiques ne représentent qu’une faible minorité :

Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…

Cela va donc devenir de plus en plus intéressant, avec des comicos possédant ce niveau lamentable de diplomatie, de démocratie et de préservation de nos intérêts…

À suivre !

EDIT : bon, ben ça va vite…

Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…

Mais alors, là, on crois rêver :

Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…

Le Ministre des AE français qui demande le départ du Premier Ministre anglais, comment dire… ?  😯

Résolution Brexit : le Parlement Européen montre déjà son sinistre visage…

Les crises.fr

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Les adjoints conseillers départementaux du FN payés 3 000 euros par mois ne veulent plus siéger dans les commissions !

24 Juin 2016, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le ton est un peu monté ce mardi matin, au deuxième jour de la plénière du conseil départemental du Pas-de-Calais. Estimant avoir servi d’« alibi » au président PS Michel Dagbert, qui selon eux ne leur aurait octroyé que des strapontins « dans des organismes et des commissions secondaires », les frontistes ont choisi de ne plus y siéger.

La tension est montée d’un cran, ce mardi, entre le camp frontiste et les autres. À l’origine d’un vigoureux échange, le « retrait » des élus d’extrême-droite de toutes les commissions et de tous les organismes dans lesquels ils avaient obtenu un ou des strapontins lors de l’installation du nouveau conseil départemental.

José Evrard, figure de proue de la troupe lepéniste à l’assemblée départementale, s’en est expliqué. Dénonçant le « sectarisme » de Michel Dagbert, qui aurait selon lui volontairement confié aux frontistes « des places au sein des organismes qui pèsent le moins sur l’échiquier départemental, mais pas dans ceux qui comptent ». Et de justifier ainsi ce « retrait », comme le refus « de servir de caution à une vision tronquée de la démocratie » de la part du président du CD 62, « qui se dédouane ainsi du mépris qu’il a à l’égard des élus du FN et bafoue les règles du pluralisme politique ».

« Ils fuient devant le travail »

C’est d’abord le maire communiste d’Avion et 7e vice-président du CD 62 (en charge du Revenu de Solidarité Active, de l’insertion, du Fonds de Solidarité Logement et du programme départemental de l’habitat), qui s’est gaussé du portrait ainsi dressé d’un Michel Dagbert soudainement mué en dictateur !

« Quand même mal venu de la part d’un groupe affilié à une famille (Le Pen) dont on ne compte plus les enquêtes judiciaires auxquelles elle est soumise ». Et de poursuivre, sarcastique : « Avec le FN, on allait voir ce qu’on allait voir. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est que les élus prennent leurs jambes à leur cou et fuient devant le travail ».

C’est ensuite le Berckois Bruno Cousein, au nom du groupe (de droite) Union Action 62, qui s’est indigné de ce retrait collégial des frontistes : « Si c’est un droit que de se présenter aux suffrages, c’est un devoir que de remplir ensuite, une fois élu, ses engagements. Soit on les assume, soit on démissionne purement et simplement ! »

« Ça fait partie du job »

Une formule reprise à son compte par le porte-parole du groupe socialiste, le Liévinois Laurent Duporge. « La démocratie, on ne l’utilise pas seulement quand ça nous arrange », tempètera-t-il pour fustiger ce qu’il nomme une « désertion ». « Le rôle d’un élu ne se résume pas à être présent et faire du bruit quand il est sûr que ça se voit et ça s’entend. Le travail dans les organismes et les commissions, ça fait partie du job, on touche une indemnité pour ça ! »

Le frontiste harsénien José Évrard, piqué au vif, aura rangé ces prises de position au rayon « politique de caniveau », appelant ses détracteurs à « balayer chez eux avant de donner des leçons de morale aux autres ».

En attendant, les élus FN ne prendront plus part aux réunions des commissions et organismes extérieurs du CD 62 dans lesquels ils siégeaient.


H. Fé  (voix du nord)

Les adjoints conseillers départementaux  du FN  payés 3 000 euros par mois ne veulent plus siéger dans les commissions !

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Dominique Watrin en direct sur FR3, "La Voix est Libre" le samedi 18 juin à 11h30

23 Juin 2016, 19:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Voix est Libre du 18 juin sera le dernier de la saison, et plus que jamais en phase avec l’actualité politique !
En effet, en début de semaine l’examen de la « loi Travail » a commencé au sénat et doit s’y dérouler jusqu’au 24 juin 2016 avant un retour probable devant les députés à la mi-juillet.
Que va faire la majorité sénatoriale avec la loi travail ? La contestation dans la rue va-t-elle l’influencer ? Que dit cette bataille politique et sociale de l’état de notre démocratie ?
La « loi Travail » revue et corrigée par le Sénat, est le thème du débat qui anime cette semaine La Voix est Libre. Sur le plateau, Véronique Marchand reçoit :

  • Marie Christine Blandin, écologiste, Nord
  • Dominique Bailly, PS Nord
  • Patrick Masclet, LR Nord
  • Jean-Marie Vanlerenberghe, UDI/MODEM , Pas-de-Calais
  • Dominique Watrin, PC Pas-de-Calais

Après le huis clos de la commission des affaires sociales du Sénat et les quelques 200 amendements retenus, place au débat public et à l’examen d’un millier d’amendements !
Sachant que le Sénat est repassé à droite à l’occasion des dernières élections de mars 2014, comment la majorité sénatoriale va-t-elle se distinguer de l’assemblée ?
- Va-t-elle choisir de replafonner les indeminités de licenciement décidées aux prud’hommes ?
- Va-t-elle introduire une abrogation des les 35h dans les entreprises ?
- Va-t-elle re-programmer des licenciements facilités y compris pour les multinationles qui se portent bien ?
- Va-t-elle conserver ou annuler la généralisation de la garantie jeune, le mandatement syndical, la majoration à 10 % des heures supplémentaires au lieu de 25 %, les seuils sociaux actuels de 11 salariés pour des DP et de 50 pour un Comité d’entreprise ?
- Va-t-elle préserver les apprentis mineurs du travail de nuit ou du travail à partir de 14 ans ou rétablir les premières dispositions du gouvernement ?
Le Sénat va-t-il en fait, davantage que les députés retourner au texte initial du gouvernement ?
A travers les choix de modification opérées par les sénateurs, peut-on y voir un avant-goût de ce que ferait la droite sur le plan social si elle revenait au pouvoir en 2017 ?

La « loi travail » revue et corrigée par le Sénat , c’est le débat de La Voix est Libre samedi 18 juin 2016 sur France 3 Nord Pas de calais à 11h25.

AUTEUR : Véroniqu
e Marchand

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"BON, MOI JE ME TIRE !" de Christophe CARESCHE face au député Communiste André CHASSAIGNE sur LCP

23 Juin 2016, 18:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le député PS de Paris, proche de Manuel Valls, débattait de la Loi Travail avec l'élu communiste André Chassaigne, mercredi soir sur LCP.

"Et la démocratie, qu'est-ce que vous en faites ?" Mercredi soir, sur le plateau de l'émission Ça vous regarde, l'élu communiste André Chassaigne a vivement interpellé le député PS Christophe Caresche à propos de la loi Travail, adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale grâce à l'article 49.3 de la Constitution.

"Et la peine de mort, monsieur ?"

"La majorité des Français sont opposés (à ce texte), la majorité des organisations syndicales (aussi). C'est une honte ce que vous faites !", a affirmé le député du Puy-de-Dôme, provoquant la colère de Christophe Caresche :

Et la peine de mort, monsieur, elle était minoritaire ! Donc il ne fallait pas abroger la peine de mort ?!Christophe Caresche

"C'est un argument qui ne tient pas ! Ça a été voté ! Vous ne faites pas voter, c'est par le 49.3...", lui a répondu André Chassaigne. Accusé de "populisme", l'élu communiste a riposté :

Populiste ? De la part d'un député qui se dit socialiste et qui a oublié toutes les valeurs de la gauche...André Chassaigne

"Je n'ai pas de leçons à recevoir de vous, je suis socialiste, je suis de gauche", s'est aussitôt emporté Christophe Caresche, alors qu'André Chassaigne ajoutait : "J'aurais honte à votre place ! De démolir tout ce que vous êtes en train de démolir !"

Excédé, Christophe Caresche a alors haussé le ton : "C'est vous qui démolissez la gauche ! Vous aurez la droite ! Vous aurez le Front national (...) C'est vous le fossoyeur de la gauche !"

Mais André Chassaigne ne s'est pas laissé démonter :

Quelle honte ce que vous faites ! Abandonner toutes les valeurs de la gauche comme vous le faites depuis 2012 !André Chassaigne

Furieux, Christophe Caresche a finalement décidé de quitter le plateau

 

Regardez l'émission dans son intégralité :

CHASSAIGNE (PCF) DEMANDE À HOLLANDE "DE CHANGER DE GOUVERNEMENT"

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Sur france2, Puijadas, apparachik de la désinformation au service e la classe dominante, par Jean LEVY

23 Juin 2016, 18:06pm

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Sur france2, Puijadas, apparachik de la désinformation au service e la classe dominante, par Jean LEVY

UN JT ORDINAIRE de Franceavec:

Venezuela : au bord de la faillite, le pays n'a pas su diversifier son économie

Brexit : que se passerait-il si le Royaume-Uni sortait de l'Union européenne ?

Brexit : quelles formalités à accomplir en cas de sortie du Royaume-Uni de l'UE ?

Déjà, l'énoncé des sujets n'est pas neutre, ceux-ci sont par eux-mêmes polémiques et partisans. Les propos rapportés, les images choisies, le commentaire qui accompagne le reportage sur le Venezuela, épousent la seule thèse des opposants au régime. Quant à l'impopularité supposée de ses dirigeants, l'invoquer, c'est faire offense à notre propre Président et à son gouvernement ! Gare, monsieur Pujadas !

Pas un instant, la parole n'est donnée en contrepoint aux partisans du gouvernement légalement élu. Et les réalisations du régime : l'éducation généralisée et gratuite jusqu'aux Universités, les produits de nécessité vendus à bas prix aux couches populaires, la santé généralisée pôur tous, quatre millions de logements sociaux construits, tout cela est passé sous silence ou dénigré comme le fruit d'un gaspillage de l'argent public.

Vous pensez : des dizaines de milliards d'euros, fruit des ressources émanant de l'exploit du pétrole ...redistribués aux pauvres ! Ressources que s'accaparait la grande bourgeoisie avant que n'accède au pouvoir Hugo Chavez !

Quant à la chute brutale du cours du brut, de plus 100 dollars le baril descendu à moins de 30, opération téléguidée par les Etats-Unis, pour mettre à mal l'économie, non seulement du Venezuela, mais de l'Iran, de la Russie, de l'Algérie, pays considérés comme "ennemis" de la puissance américaine, rien de tout cela n'est évoqué par Puijadas, les chiens de garde ne mordent pas la main de leur maître !

Et que dire des conséquences d'un éventuel Brexit, le reportage laisserait même croire que les Français participent au référendum et qu'il est urgent de les prévenir des horreurs qui s'abattraient sur eux comme sur les Britanniques ! Il faudrait peut-être un passeport, voir un visa pour les uns et les autres...

Exigence que n'imposent pas les Etats-Unis par exemple ?

Et encore, cette hypothèse ne serait rien à côté des incidences monétaires et financières pour les citoyens, et plus encore pour les ménagères, sans parler de l'avenir de la City contrainte à se réfugier à Francfort, voire à Paris.

C'est ainsi que Pujadas et le JT de france2 vous informent

Vous en doutez encore ?

Ecoutez par vous-même les vidéos en questions

CLIQUEZ CI-DESSOUS

http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-au-bord-de-la-faillite-le-pays-n-a-pas-su-diversifier-son-economie_1509381.html

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/brexit-quelles-seraient-les-consequences-a-moyen-terme_1509349.html

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/brexit-quelles-formalites-a-accomplir-en-cas-de-sortie-du-royaume-uni-de-l-ue_1509397.html

 

 

 

 

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Référendum au ROYAUME UNI: Période cruciale pour les travaillistes par Robert Griffiths, secrétaire général du PC de Grande Bretagne

23 Juin 2016, 18:00pm

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Référendum au ROYAUME UNI: Période cruciale pour les travaillistes par Robert Griffiths, secrétaire général du PC de Grande Bretagne

Référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE : « Période cruciale pour les travaillistes » par Robert Griffiths, secrétaire général du PC de Grande Bretagne (qui fait campagne pour la sortie)

Traduction de l’article du Morning Star par JDG pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », paru le 22 Mai 2016. Notes en bas d’article sur le CPB et le Morning Star.

 

Le secrétaire général du Parti communiste de Grande-Bretagne (CPB), Robert Griffiths, analyse les récentes élections en Grande Bretagne et la campagne pour le référendum sur la sortie de l’UE, dans le journal le Morning Star.

A son 53e Congrès, qui s’est tenu en 2014, le Parti communiste de Grande-Bretagne CPB a estimé que les deux années à venir, 2015 et 2016, allaient probablement décidé de la place du Parti travailliste dans le mouvement ouvrier.

Pendant l’ère d’Ed Miliband, de 2010 à 2015, précédé à la tête du Parti travailliste par Gordon Brown, et remplacé par Jeremy Corbyn, actuel opposant travailliste au premier ministre James Cameron, le Parti travailliste est retourné à des positions plus social-démocrates, mais ni suffisamment rapidement, ni de manière suffisamment lisible pour répondre aux attentes du moment. La mobilisation, le combat et l’initiative ont été laissés aux syndicats, aux mouvements de défense des droits individuels, du droit au logement, de la paix, et à « l’Assemblée Populaire » [regroupement d’Assemblées Populaires disséminées sur le territoire de Grande Bretagne, groupes non-rattachés à des partis].

Ces différents mouvements n’ont pas pu empêcher la victoire du Parti conservateur aux élections nationales de mai dernier, mais leurs actions ont fourni le socle de la nette victoire de Jeremy Corbyn aux élections internes à la direction du Parti travailliste.

Depuis lors, la lutte des classes politique en Grande-Bretagne s’est intensifiée sur deux fronts majeurs, liés entre eux ; à l’extérieur, contre les politiques de droite poursuivies par le gouvernement Cameron; en interne, contre le néolibéralisme au sein même du Parti Travailliste.

Corbyn a été attaqué férocement et incessamment sur ces deux fronts par ceux qui s’opposent à l’idée même que le Parti travailliste puisse être dirigé par un socialiste qui se réclame de l’aile gauche et de politiques anti-impérialistes.

Avec ses partisans, il a été accusé de maintenir les femmes en retrait dans le parti, de protéger des pédophiles, d’entretenir des amitiés avec des terroristes et des antisémites, et de menacer la sécurité même du pays.

L’équilibre des forces au sein du groupe parlementaire travailliste a impliqué que la nouvelle direction du Parti fasse des compromis, comme laisser la liberté de vote sur les bombardements en Syrie, alors qu’aucune liberté d’expression n’est laissée aux membres du cabinet fantôme [haute direction du parti] sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne.

Le conflit interne sur des questions cruciales, comme celle du renouvellement des armes nucléaires et du missile Trident doit toujours être tranché.

Cependant, il y a eu aussi des avancées significatives : le déplacement du Labour vers une position anti-austérité, tirée par Corbyn et le John McDonnell, « chancelier fantôme » [ministre virtuel de l’économie dans le cabinet fantôme], a contribué à forcer le Parti conservateur à faire machine arrière sur certains crédits d’impôts, la diminution des pensions d’invalidité, et sur les Academy School [écoles privées non-lucratives subventionnées].

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on prédise que Corbyn va échouer sur une nouvelle question et être renversé en interne.

En particulier, il est présenté comme un oiseau de mauvais augure électoral, surtout qu’il s’agit d’électeurs de la classe ouvrière dans les secteurs traditionnellement travaillistes.

Cependant, non seulement le Labour a conservé son siège au Parlement à la partielle d’Oldham West & Royton en décembre dernier, mais son résultat est passé de 59% à 62%. Dans les deux élections partielles non-reportées, qui se sont tenues le 5 mai, le Labour l’a emporté dans l’Ogmore en restant à 53%, et a progressé de 6 % dans la circonscription de Sheffield Brightside & Hillsborough, avec 63% des voix.

Aux élections locales du même jour, le Labour avait à défendre 1344 sièges issus de son bon score de 2012. La perte nette a seulement été de 18 sièges, alors que les Conservateurs en ont perdu le double arrivant derrière en nombre de suffrages exprimés. Le Labour a repris la municipalité de Londres aux conservateurs et celle de Bristol au maire indépendant sortant, tout en conservant Salford et Liverpool.

Aux élections à l’Assemblée nationale galloise, le Labour n’a perdu qu’un siège après avoir eu à appliquer quatre ans de coupes budgétaires votées par les Conservateurs. Cependant, dans les circonscriptions, son résultat est tombé de 42% à 35%.

Les médias qui avaient relayé avec délectation l’exclusion supposée de Corbyn de la campagne travailliste au Pays de Galles, ne peuvent pas maintenant lui imputer ce déclin relatif.

En revanche, le timide manifeste du Parti travailliste gallois n’a contribué en rien à contrer le portrait malhonnête que l’UKIP [parti populiste nationaliste] a peint de lui-même comme l’alternative politique en faveur des ouvriers.

Seul parmi les partis en campagne dans tout le Pays de Galles, le Parti communiste a fortement milité pour la nationalisation de la sidérurgie, de l’énergie et des transports, pour un plan de relance économique pour le Pays de Galles, ainsi que pour une redistribution radicale des richesses au sein de la Grande-Bretagne fédérale. Mis à part nos propres spots électoraux, nous avons été presque totalement tenus à l’écart des grands médias, bien que notre nombre de voix soit resté constant, autour de 2500.

En Ecosse également, les candidats communistes ont fait campagne sur une base de classe dans une solution fédérale à la question nationale en Grande-Bretagne.

Une fédération, entre entités égales, combinée avec une redistribution des richesses, pourrait être la seule base pour faire prévaloir les intérêts de la classe ouvrière et une unité progressiste. Le refus du Parti Travailliste d’adopter cette orientation a été une raison majeure de l’échec de Kezia Dugdale [leader du Parti Travailliste écossais] à surmonter l’héritage désastreux de ses prédécesseurs blairistes.

La poursuite de l’effondrement du Parti travailliste écossais, donné à 23% contre 32% dans les sondages aux élections écossaises [19% à l’arrivée] est pour le parti un énorme obstacle pour remporter les prochaines élections générales au niveau du Royaume-Uni.

On a beaucoup parlé des progressions de l’UKIP en Angleterre et au Pays de Galles (en réalité bien plus au Pays de Galles). Les partisans de Nigel Farage tirent parti sans aucun doute du caractère réactionnaire qui prédomine dans le débat sur l’Europe jusqu’à présent.

Ils prospèrent sur la focalisation des médias sur l’immigration et le terrorisme islamiste.

L’UKIP récupère également de nombreuses voix de la classe ouvrière parce que le Parti Travailliste refuse de s’opposer à l’UE et à ses traités fondateurs, qui exposent les travailleurs et leurs communautés directement au capitalisme monopoliste et à son « marché libre ».

Les règles de l’UE autorisent les entreprises à délocaliser le capital et les emplois n’importe où en Europe et dans le monde, sans freins ni obstacles. Les subventions en faveur de la sidérurgie et des autres industries stratégiques sont interdites, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Aucune mesure ne peut être prise contre les importations depuis le reste de l’UE.

En choisissant cette position pro-UE, le Parti Travailliste passe à côté d’une opportunité historique de prouver qu’il défend les intérêts de la classe ouvrière.

De fait, plusieurs leaders syndicaux ou travaillistes cherchent tellement à soutenir l’UE qu’ils vont jusqu’à dénigrer les conquêtes passées du mouvement travailliste. Dans leur soutien à la cause de l’UE, ils semblent attribuer à l’UE pratiquement toutes les anciennes réformes progressistes du travail.

C’est comme si toutes les luttes dans les entreprises et les campagnes de masse pour la reconnaissance des syndicats, les droits aux négociations collectives, le droit de grève, l’égalité des salaires hommes-femmes, un salaire minimum national et de meilleurs droits à la sécurité sociale, n’avaient jamais existé.

Est-ce que ce ne sont pas des gouvernements travaillistes qui ont fait voter « l’Employment Protection Act » [1975, loi sur les droits des travailleurs] le « Health and Safety at Work Act » [1974, loi sur la préservation de la santé et la sécurité au travail], le « National Minimum Wage Act » [1998, première loi définissant un salaire minimum], le Trade Union Act [1974, loi renforçant les droits syndicaux] et bien d’autres lois? A l’inverse, les traités de l’UE interdisent explicitement toute action européenne pour un renforcement de la reconnaissance syndicale, du droit de grève, ou pour un salaire minimum légal.

Plus encore, un silence extraordinaire s’est abattu sur une série de jugements de la Cour de Justice Européenne pénalisant les travailleurs et les syndicats.

Une nouvelle fois, c’est comme si n’avaient jamais existé les jugements de la Cour européenne condamnant les actions pour l’industrie, les législations régionales ou nationales pour l’égalité de traitement des travailleurs immigrés ou « détachés ». Les syndicats britanniques (TUC : Trade Union Congress) et européens, avaient plein de reproches à leur faire, … avant que la campagne du référendum commence.

Les communistes britanniques doivent rejeter la vision erronée et défaitiste suivant laquelle l’appartenance à l’UE constituerait une quelconque protection contre l’érosion des droits des travailleurs et des syndicats. L’UE n’a jamais levé le petit doigt pour protéger les travailleurs contre les lois antisyndicales, parce que sa priorité de l’UE est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Quel que soit le résultat du référendum à venir, les travailleurs et leurs syndicats, qu’ils soient de Grande-Bretagne ou des autres pays, devront continuer à compter sur leurs seules forces et leur solidarité.

D’ici là, le Parti communiste place tous ses efforts dans le « Lexit » - la campagne de gauche pour la sortie de l’UE [Left-Exit] - avec tous les socialistes et les syndicalistes qui comprennent la nécessité de s’unir dans un mouvement de gauche, anti-impérialiste opposé à l’UE.

Partager une position politique avec des nationalistes du parti conservateur ou du parti UKIP, qui condamnent les immigrés, soutiennent l’OTAN, et qui ne veulent pas remettre en cause la « Forteresse Europe » ou le caractère capitaliste monopoliste de l’UE, prête à illusion et confusion.

Pour notre part, nous insistons sur l’égalité des droits de tous les travailleurs, quelles que soient leurs nationalités. Nous nous prononçons pour la solidarité internationale contre l’UE, et pour la souveraineté populaire, contre elle, ici en Grande Bretagne.

La première priorité des communistes, des socialistes et des syndicalistes, devrait être d’infliger le 23 juin une défaite populaire au premier ministre James Cameron, à George Osborne [Chancelier de l’Echiquier, Ministre de l’Economie], à la CBI [Confederation of British Industry, l’équivalent du MEDEF], à l’IoD [Institute of Directors regroupant 34500 patrons], au FMI, au Pentagone et à l’OTAN.

Cela éclaircirait la voie à la chute du pouvoir conservateur, divisé, et à l’élection anticipée d’un gouvernement travailliste, libre d’appliquer une politique de gauche progressiste.

Cet article est basé sur un rapport récent du bureau politique du Parti Communiste.

Notes du traducteur :

Le CPB, Communist Party of Britain, se refonda sur une base marxiste-léniniste après la dissolution en 1988 du CPGB, Parti Communiste de Grande Bretagne, dont les membres choisirent principalement une ligne sociale-démocrate en adhérant au Parti Travailliste. Le nombre d’adhérents du CPB est d’environ un millier en 2016. Son principal slogan est « La voie britannique vers le Socialisme ». La référence idéologique choisie lors de la reconstruction fût celle de la fondation du CPGB en 1920, c’est-à-dire une ligne politique résolument de lutte des classes marxiste-léniniste.

Le Morning Star : Ce journal n’est plus depuis longtemps le journal du CPB. Le Morning Star a une ligne de « gauche de la gauche », souvent écologiste, altermondialiste, frondeuse selon l’expression française, et soutient en règle général les candidats travaillistes aux élections. Cependant dans les cas où le CPB présente des candidats, le Morning Star choisit alors de les soutenir.

 

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Liberté Hebdo 1225 : L'édito de Franck

23 Juin 2016, 17:41pm

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Liberté Hebdo 1225 : L'édito de Franck

UN POUVOIR SANS PANACHE

Nous entrons dans une zone d’incertitudes absolues. Mais, sans aucune équivoque, le gouvernement socialiste en place préfère indéniablement les innovations dangereuses à la prise en compte des réalités.

Les écrans de fumée projetés par leurs conseils en communication et gonflés par les médias dominants éclatent comme baudruches à la première argumentation raisonnée. Qu’importe, nous allons dans le mur !

Cela semble la seule réponse aux questions légitimes posées par les citoyens français.

Fïançois Hollande a-t-il mesuré l’état de fragilité du pays ?

Bien sûr que oui. Et grâce, surtout à la dispersion de la gauche, il en profite pour répondre aux exigences malsaines de l’Europe. Une Europe qui prône de plus en plus le repli sur soi. Dans laquelle les idées (fausses) de l’extrême-droite, faute de réponses adaptées aux situations, prennent la forme de (mauvaise) solution miracle. Même les Britanniques, appelés à choisir ce jeudi 23 entre en sortir ou pas, ne sont sûrs ni d’un côté ni de l’autre d’avoir raison.

La question des migrants à Calais et à Grande-Synthe ne sera pas réglée par la sortie de l’Europe de la Grande-Bretagne, mais par des accords avec les pays d’Afrique et du Moyen Orient et l’arrêt total des conflits en cours mettant les populations démunies sur les routes de l’exil.

La violence de la campagne anti-européenne a coûté la vie à une députée travailliste. Les commentateurs se sont dépêché de crier à l’acte isolé. L’auteur du crime est pourtant visiblement marqué à l’extrême droite. Musulman, son crime aurait pris l’étiquette Daesh immédiatement.

Cette violence absolue envers une élue du peuple est inadmissible. Où que ce soit.

Il n’empêche que les gouvernements au pouvoir ont une lourde responsabilité en ne faisant rien pour sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont fourrés à force de rencontres au sommet, d’accords économiques et de traités montés sur le dos des peuples.

La paix, la sérénité, la prospérité et le progrès ne sont pas les premiers moteurs des discussions établies au plus haut sommet des Etats. La tentative d’interdiction de manifester, décidée par Valls puis annulée par Cazeneuve, pour la manifestation parisienne du 23 juin, est aussi la démonstration qu’une poignée d’hommes veulent de plus en plus s’arroger le pouvoir de décider à la place du plus grand nombre, contre l’intérêt des peuples. En France, rien de pareil n’avait eu lieu depuis la guerre d’Algérie.

La République demande de l’attention et des soins.

Nos élus ne sont que les dépositaires des pouvoirs que nous leur confions le temps d’une élection. Nous devons en garder la conscience, toujours. Et constamment le rappeler aux élus de la République, toujours.

De crainte qu’eux-mêmes ne l’oublient.

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La gauche contre la classe ouvrière

21 Juin 2016, 16:19pm

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2 FRANÇAIS sur 3 CONTRE la LOI TRAVAIL

21 Juin 2016, 16:12pm

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 2 FRANÇAIS sur 3 CONTRE la LOI TRAVAIL

Deux Français sur trois sont toujours en désaccord avec le projet de loi de Myriam El Khomri mais moins de la moitié se disent «bien informés».

Plus de deux Français sur trois (67%) se disent opposés auprojet de loi travail et dans le même temps 54% s'estiment mal informés sur le contenu du texte, selon un sondage Harris Interactive pour LCP-Assemblée nationale, publié dimanche.

Le projet de loi n'est approuvé que par 31% des personnes interrogées, tandis que 67% se déclarent plutôt (31%) ou tout à fait opposés (36%). 2% ne se prononcent pas. Interrogés sur leur connaissance du texte de Myriam El Khomri, seuls 45% des Français se disent "bien informés". A l'inverse 40% déclarent être "plutôt mal informés" et 14% "très mal informés" (1% ne se prononce pas). Pour 61% d'entre eux, les conditions de travail devraient être déterminées en priorité au sein de chaque entreprise. Le projet de loi prévoit 
dans son article le plus contesté, l'article 2, qu'un accord d'entreprise majoritaire prime sur l'accord de branche mais uniquement en matière d'organisation du temps de travail. 

Enquête réalisée en ligne les 15 et 16 juin auprès d'un échantillon de 2.086 personnes majeures (méthode des quotas). 

 

Le projet de loi, contesté par une partie des syndicats dont la CGT, FO, Solidaires, est actuellement examiné au Sénat, après une adoption en première lecture à l'Assemblée nationale sans vote, avec le recours au 49-3.

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Rassemblement statique à Paris le 23 Juin

21 Juin 2016, 16:09pm

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Rassemblement statique à Paris le 23 Juin

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INTERDICTION des MANIFESTATIONS : de CLÉMENCEAU à VALLS

21 Juin 2016, 16:04pm

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INTERDICTION des MANIFESTATIONS : de CLÉMENCEAU  à VALLS

1906 : Clemenceau et l’interdiction des manifestations

Manuel Valls le reconnaît volontiers, son modèle politique est Georges Clemenceau. De fait, les événements actuels montrent que le premier ministre de l’état d’urgence permanent s’inspire volontiers des pratiques de celui qui se surnomma « premier flic de France » entre 1906 et 1909. Y compris lorsque celles-ci sont extrêmement violentes et antidémocratiques.

LIEN VERS L'ARTICLE CI-DESSOUS:

 

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Loi travail. La CGT maintient les journées d'action des 23 et 28 juin

20 Juin 2016, 19:39pm

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Loi travail. La CGT maintient les journées d'action des 23 et 28 juin

La CGT maintient la pression sur le gouvernement dans le conflit sur le projet de loin travail. Les manifestations des 23 et 28 juin sont maintenues malgré l'appel du gouvernement à les supprimer.

« C'est au gouvernement de donner des signes d'une volonté de sortie de crise » dans le conflit sur le projet de loi travail. C'est la réponse du patron de la CGT, Philippe Martinez à la demande du Premier ministre, Manuel Valls, « d'annuler » les rassemblements compte denu du contexte de forte tensions.

Fin de non recevoir au Premier ministre« Il y a quatre mois que le problème est posé et quatre mois que le gouvernement refuse toute discussion et toute proposition des sept organisations syndicales dans ce conflit », a déclaré M. Martinez lors du Grand rendez-vous Europe1/Le Monde/iTELE

« C'est bien le gouvernement qui refuse tout dialogue », a-t-il ajouté, en indiquant que les prochaines journées d'action des 23 et 28 juin étaient maintenues.

Fin de non recevoir au Premier ministre Manuel Valls qui, dans le Journal du dimanchedemandait aux syndicats
de renoncer aux nouvelles journées d'action. "Compte tenu de la situation, des violences qui ont eu lieu, de l'attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi de la tenue de l'Euro, les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements. C'est du bon sens!", dit-il, ajoutant que « la CGT doit sortir de l'impasse ».



« Des ordres de non interventions vis-à-vis des casseurs »A propos des violences en marge des manifestations, M. Martinez s'est interrogé sur les « ordres donnés » aux forces de l'ordre. « Oui, il y a un problème avec la violence, les policiers font du bon travail, ont beaucoup de travail, le problème qu'on dénonce ce sont les ordres qui leur sont donnés de non-intervention vis-à-vis des casseurs. On veut faire porter au mouvement social les problèmes en dehors des manifestations », a-t-il dit. « Pourquoi ces casseurs continuent à casser ? », s'est-il interrogé. « Toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux. La question que nous posons c'est pourquoi ça continue? Qui donne des ordres ? Ca ne peut se passer qu'au niveau du préfet ou du ministre de l'Intérieur », a-t-il insisté, en rappelant que la protection de la sécurité à l'extérieur des cortèges relevait de la police et que les manifestations étaient autorisées par les préfectures de police. Interrogé sur le projet de loi travail, « déclaration de guerre de Hollande contre la CGT », le leader syndical a estimé qu'il s'agissait « d'abord (d') une trahison de son électorat, parce que ceux qui manifestent, qui sont aujourd'hui dans la rue, ce sont majoritairement ceux qui ont voté pour François Hollande » en 2012.

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« Il faut interdire les manifs de la CGT pas les réunions sportives »

20 Juin 2016, 19:24pm

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Le choeur de LaValls et Blummollet.

 

« Il faut interdire les manifs de la CGT pas les réunions sportives »

Valls, ce minable petit caudillo de Matignon et son compère du fb st Honoré ont fait leur choix :

 

Plutôt les héritiers d'Hitler que la colère populaire.

 

A quand le retour de la Francisque ?  

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