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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Goodyear, une voix que l’on croyait oubliée…

26 Février 2016, 21:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Le monde ouvrier et progressiste est bien vivant. On ne lâche rien et on avance !

Soirée dantesque, organisée par la municipalité combative de Rouvroy et la section PCF, autour de Mickaël Wamen qui, dans un discours de haute volée, il a appelé à la rébellion. Rébellion contre les multinationales mortelles, briseuses de vie, contre le capitalisme, contre la mondialisation capitaliste et tous les valets gouvernementaux "nationaux".

Le Parti socialiste, son Président (déclaré illégitime), son Gouvernement et ses élus en ont pris pour leur grade. En fait, rien n'a été oublié par les différents intervenants, syndicalistes et militants communistes, et bien entendu par le camarade Wamen, qui fait la synthèse de tout, en mettant en garde contre la fausse solution (et dangereuse pour tous) du Front prétendument "National".

A travers un propos mêlant politique, action syndicale, luttes, histoire, humour, action et réflexions tellement concrètes, nous avons véritablement communié, à l'unisson, autour du camarade Wamen :
- relaxe immédiates des Goodyear,
- interdiction des licenciements dans les entreprises qui font du profit,
- arrêt des exonérations fiscales et sociales,
- rejet de toute dégradations des conditions de travail et hausse immédiate des salaires et embauches, retrait des projets de casses du code du travail de MEDEF-Gouvernement-PS...

Les mots d'ordre ont fusé ! Les travailleurs peuvent et doivent relever la tête ! TOUS ENSEMBLE, ET EN MÊME TEMPS !

Il n'y a pas une minute à perdre.
Riposte immédiate dans la rue, camarades ! Non à l'enfumage médiatique autour d'une quelconque alternance institutionnelle bidon dans plus d'un an, autour d'un sauveur suprême ! On a donné avec Hollande !

Vive le PCF, et vive la CGT !

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Le projet de LOI EL KHOMRI contre le Code du travail est réactionnaire..

25 Février 2016, 18:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le projet de LOI EL KHOMRI contre le Code du travail est réactionnaire..

Les mots ont un sens. Être réactionnaire, c'est s'opposer aux idées de progrès et de justice sociale pour revenir en arrière. Depuis mai 2012, les droits conquis par la classe ouvrière au cours de ses luttes, et qui ont servi à l'ensemble du salariat, sont purement et simplement remis en cause par le gouvernement.

Le projet El Khomri, je devrais dire celui du MEDEF sur la destruction du Code du travail, n'a pas à être modifié par le Parlement avec quelques amendements: il est à rejeter sur le fond et la forme. On n'humanise pas le capitalisme. Dès lors, pourquoi voudrait-on opérer pareillement sur un projet de loi ramenant le monde du travail, celui du salariat, au 19e siècle?

A cette époque, le Code civil régit en 2 articles les relations du travail: en cas de litige entre l'employeur et son salarié sur le montant des gages, le premier doit être cru sur parole; l'engagement perpétuel d'un salarié est interdit. De plus, Napoléon, à l'initiative de ce Code civil, y rajoute le livret ouvrier: tout travailleur doit le tenir sur lui et le faire signer dans un commissariat ou une gendramerie à chaque changement d'employeur, sous peines de poursuites judiciaires. L'employeur peut annoter à sa guise ledit livret.

Le Code du travail, qui apparaît au début du 20e siècle, dispose de 4 chapitres: sur le contrat d'apprentissage; sur le contrat de travail; sur le salaire et sur les pénalités doit s'acquitter l'employeur en cas d'infraction au droit du travail.Un deuxième livre s'ajoute quelques années plus tard avec 4 autres chapitres: conditions du travail; hygiène et sécurité des travailleurs; inspection du travail et pénalités à l'encontre des employeurs.

Au fil des luttes des travailleurs, le Code du travail s'épaissit et va être amélioré, notamment en 1936, 1945, 1968 et 1981. Certes, les gouvernements de droite ou socialistes ont accordé des dérogations législatives aux employeurs, chaque fois que le mouvement ouvrier a baissé la tête ou a fait confiance à des promesses électorales.

Pour autant, le Code du travail demeure un socle primordial pour la défense du salariat, même si de nouvelles libertés restent à conquérir. Et sans Code du travail et de ses garanties, la subordination de l'exploité, qui produit de la richesse matérielle ou intelectuelle, est totale face à l'employeur qui lui fournit son travail. C'est un retour au début du 19e siècle.

Une pétition est en ligne. Il faut la signer et la faire signer:

https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci?recruiter=316940347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

Mais cela ne suffit pas. A moins d'attendre tout des partenaires dits sociaux pour en discuter, négocier des reculs sociaux et les graver en les légiférant par la grâce du Parlement. Oui, "partenaires sociaux", les mots ont un sens.

Les mots ont un sens. Conservateurs, c'est être figés sans permettre des progrès pour l'humanité. Réactionnaires, c'est revenir en arrière. La lutte des classes, c'est combattre l'exploitation capitaliste, pour une société de justice sociale, d'émancipation et de paix, contre les forces conservatrices et réactionnaires alliées inconditionnelles du capital. Hier comme aujourd'hui.

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hommage à Rino Della Negra et César Luccarini

23 Février 2016, 18:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 hommage à Rino Della Negra et César Luccarini
 hommage à Rino Della Negra et César Luccarini

Les militants communistes rendaient hommage hier à Rino Della Negra et César Luccarini, deux des martyrs du groupe Manouchian natifs de Vimy et Pont-à-Vendin fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. 

En présence d'Hervé Poly, secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais et de plusieurs élus et militants des sections d'Arras, Avion, Lens, Grenay, Courrières et Hénin-Beaumont, les communistes ont rendu hommage aux FTP-MOI du groupe Manouchian en déposant des gerbes de fleurs au pied des plaques rendant hommage à Rino Della Negra et César Luccarini. 

Je mets en ligne ci-dessous le texte de mon intervention prononcée lors de l'hommage à Rino Della Negra, à Vimy. 

 

Il y a 72 ans, le 21 février 1944, 22 résistants étaient fusillés au Mont-Valérien. La 23ème était une femme, la Roumaine Olga Bancic. Torturée, elle est envoyée en Allemagne où elle est décapitée à la hache dans la cour de la prison de Stuttgart.

Ces 23 résistants étaient membres d’un des plus célèbres groupes de résistance, le groupe FTP-MOI « Manouchian ».

Avant la guerre, la MOI, Main d’Œuvre Immigrée, auparavant appelée Main d’Œuvre Etrangère, rassemblait les travailleurs immigrés syndiqués à la CGTU. A la pointe de la lutte contre les expulsions de travailleurs étrangers avec quelqu’un comme Thomas Olszanski, déchu de sa nationalité pour fait de grève et expulsé en 1934, la section Main d’Œuvre Immigrée joue un rôle important pendant la guerre d’Espagne pour soutenir les Républicains espagnols et s’engage très tôt dans la Résistance.

En 1943, sous la direction de Joseph Epstein et du poète arménien Missak Manouchian, les FTP-MOI mènent une véritable guérilla urbaine avec 92 attentats à Paris pour les six premiers mois de 1943.
 
Sur ces 92 attentats, 31 sont à mettre à l’actif du 3ème détachement FTP-MOI de la région parisienne, le « détachement italien », qui comptait de nombreux militants dont les familles avaient fui le fascisme, comme Rino Della Negra.

Rino Della Negra est né à Vimy en 1923 de parents italiens qui ont ensuite déménagé en 1926 à Argenteuil en région parisienne où Rino Della Negra a travaillé en usine. Passionné de football, Rino Della Negra jouait au Red Star Olympique.

Réquisitionné pour le STO en 1942, il s'est engagé dans la clandestinité au sein du groupe FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian et a participé à de nombreuses attaques contre l'occupant allemand.
Le 7 juin 1943, Rino Della Negra participe à l’exécution du général Von Apt. Le 10 juin 1943, il participe à l’attaque du siège central du parti fasciste italien. Le 23 juin 1943, il participe à l’attaque de la caserne Guynemer à Rueil-Malmaison. Le 12 novembre 1943, il est blessé lors d’une attaque visant des convoyeurs de fonds allemands.

A la mi-novembre 1943, 68 membres des FTP-MOI de la région parisienne sont arrêtés à la suite de l’enquête menée par la brigade spéciale n°2 des Renseignements Généraux.

Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés, dont Manouchian, en présence des journalistes de la presse collaborationniste qui dénoncent le    « cynisme » des accusés, c'est-à-dire le fait qu'ils assument pleinement les attentats qu'ils ont commis. Parmi eux, 10 sont sélectionnés pour la composition de l'Affiche rouge, où apparaît l'expression « l'armée du crime ». Le tribunal prononce 23 condamnations à mort.

Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription :           « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».
Conçue pour convaincre l'opinion publique que les résistants étaient de dangereux terroristes étrangers, l'affiche rouge a complètement manqué son but : en ce début de 1944, alors que le sort de la guerre tournait partout en faveur des Alliés, l'Affiche rouge était la preuve que des jeunes, des ouvriers, des étrangers étaient prêts à sacrifier leur vie pour délivrer la patrie de la tyrannie nazie.
La nuit, comme l'écrit Aragon dans son poème mis en musique par Léo Ferré, à côté de l'Affiche rouge, fleurissaient des inscriptions « Mort pour la France ».

Dans le Pas-de-Calais, on s'en souvient !

A l’heure où l’Assemblée nationale débat de la « déchéance de nationalité », le destin des martyrs du groupe Manouchian illustre que la République n’est pas une question de nationalité, de couleur de peau ou d’ancêtres gaulois, mais de valeurs, les valeurs de travail, de solidarité, de fraternité pour lesquelles s’est battu Rino Della Negra.

A l’heure où les idées de haine se diffusent comme un poison, où l’on organise des manifestations à Calais contre les migrants, des manifestations « islamophobes » en Allemagne et qu’aux Etats-Unis, le principal candidat du parti républicain veut construire un mur infranchissable entre les Etats-Unis et le Mexique, nous sommes tentés de nous dire que notre monde devient fou.   

Plus que jamais, c’est un devoir pour nous, militants communistes, de préserver la mémoire de ces héros de l'ombre qui ont payé de leur vie leur combat pour la Liberté.
Souvenons-nous des paroles d’Aragon, souvenons-nous de Rino Della Negra :

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Je vous remercie de votre attention.

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HOLLANDE c'est SARKO EN MIEUX, bien mieux [Gérard Mordillat]

23 Février 2016, 06:11am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pourquoi tant de haine ? Oui, il a commis des erreurs, le Fouquet’s, les vacances sur le yacht de Bolloré, il l’avoue dans son livre. Alors pourquoi ce harcèlement ? Gérard Mordillat répond. Merci Gérard.

On se demande au nom de quoi on soupçonne celui qui se sacrifie pour la France. Avouer quelques pécadilles pour mieux cacher les grosses affaires ? L’affaire Bygmalion, par exemple, soi-disant des comptes truqués à hauteur de 40 millions d’euros, pour laquelle il est mis en examen.

Il est pourtant très clair dans son livre : « Là encore, on aura sans doute du mal à le croire, c’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate. » Puisqu’il le jure ? Pourquoi douter ? Gérard MORDILLAT répond à ces questions essentielles pour l’avenir de la France.

chronique : Gérard MORDILLAT
présentation : Daniel MERMET
réalisation : Jeanne LORRAIN & Jonathan DUONG
son : Jérôme CHELIUS

 

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Casse du Code du Travail, opération VERITÉ

23 Février 2016, 06:01am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Casse du Code du Travail, opération VERITÉ

L'INTÉGRALITÉ DU DOSSIER EN LIEN Ci-DESSOUS :

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Un jeune Arrageois agressé par des militants d’extrême-droite pour avoir décollé leurs affiches ?

20 Février 2016, 09:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Voix du Nord du 19 février 2016

C’est par le biais d’un communiqué de la section arrageoise du parti communiste français (PCF) que l’information nous est parvenue. Dans un texte aussi laconique que sibyllin, le PCF d’Arras « alerte la population qu’un jeune Arrageois, qui souhaite garder l’anonymat, a été victime d’une agression violente de la part d’un groupuscule ’Génération identitaire’ ».

Selon le PCF, qui ne livre ni date ni lieu, l’agression aurait eu lieu « en plein jour, en centre-ville ». Et de préciser que « la victime a déposé plainte et a eu un arrêt de travail de quatre jours ». « Ces agissements, qui font suite à l’affaire de la banderole (déployée sur le toit de la gare en août 2015, NDLR), sont inacceptables et montrent une nouvelle fois le vrai visage de l’extrême-droite », conclut le communiqué, qui n’est pas signé.

Histoire de colleurs d’affiches

Qu’en est-il exactement ? Le commissariat de police, par la voix du commandant Olivier Gugelot, confirme qu’une plainte a bien été déposée vendredi dernier pour violences. Les faits se seraient produits deux jours avant, mercredi 9 février, dans le secteur de la gare d’Arras.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée d’une petite trentaine d’années, aurait reçu un coup de poing au visage de la part d’un seul individu. L’agresseur aurait suivi le jeune homme puis l’aurait frappé à l’arrêt de bus. Pourquoi ? Parce qu’il aurait vu ce jeune homme passer derrière lui pour arracher les affiches que son petit groupe d’activistes d’extrême-droite venait de coller… Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’auteur des violences présumées.

 

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Pacte de responsabilité : quelles sont les branches qui ont le plus profité des baisses de charges ?

20 Février 2016, 09:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le PCF dénonce depuis le début l'inanité de ce dispositif de baisses de charges qui plombe les ressources de l'Etat.

Maintenant seulement les grands médias sont obligés de le reconnaître!

Enfin!

 

Julien Duperray décrypte succintement sur le plateau du journal de 20 heures les principaux bénéficiaires des baisses de charges permises par le CICE puis le pacte de responsabilité.

Le lundi 15 février, Manuel Valls a menacé de conditionner les aides aux entreprises si les engagements du patronat en matière d'emploi n'étaient pas respectés.

Avec le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi puis le pacte de responsabilité, le gouvernement a permis à certaines entreprises de baisser leurs charges. "Les principaux bénéficiaires sont les entreprises publiques comme la SNCF et La Poste", explique Julien Duperray. La Poste a bénéficié en 2014 de près de 350 millions d'euros d'allégement d'impôts via le CICE. Cette somme a permis de rembourser une partie des pertes du groupe.

Des disparités par secteur

Mais le secteur privé n'est pas en reste, à commencer par les banques. "En 2014, elles ont bénéficié de 500 millions d'euros d'allégement d'impôts via ce CICE", ajoute le journaliste. BNP Paribas est par exemple à 39 millions d'euros de crédit d'impôt.

Les autres secteurs gagnants sont la construction, mais aussi la restauration et la grande distribution. "Le CICE donne ainsi de l'argent à des entreprises qui n'en ont pas franchement besoin alors que d'autres secteurs comme l'agriculture ne touchent quasiment rien", conclut Julien Duperray.

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PCF Arras: A Vimy et Pont-à-Vendin, hommage aux martyrs du groupe Manouchian

20 Février 2016, 09:38am

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PCF Arras: A Vimy et Pont-à-Vendin, hommage aux martyrs du groupe Manouchian

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A Vimy et Pont-à-Vendin, l'ARAC rendra hommage aux martyrs du groupe Manouchian

20 Février 2016, 09:20am

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Le 21 février1944 Rino Della Negra, natif de Vimy et César Luccarini, de Pont-à-Vendin, résistants FTP-MOI du groupe Manouchian étaient fusillés par les nazis au Mont-Valérien.

A Vimy et Pont-à-Vendin, l'ARAC rendra hommage aux martyrs du groupe Manouchian

La fédération du Pas de Calais de l'Association Républicaine des Anciens Combattants

appelle à participer à l'HOMMAGE à leur mémoire qui aura lieu :

Le dimanche 21 février à 10H00

devant la plaque dédiée à Rino DELLA NEGRA

à VIMY, rue Rouget de L'Isle

et à 10H45

devant la plaque de la rue César LUCCARINI

à PONT-A-VENDIN, face à la gare

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Liberté Hebdo 1207 : L'édito de Franck

19 Février 2016, 12:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1207 : L'édito de Franck

PAS DE HASARD, UNE NÉCESSITÉ ABSOLUE

Michel Renault a deux enfants en situation de handicap, un fils de 39 ans qui séjourne à la maison d’accueil spécialisée de Cambrai, et une fille de 34 ans placée à l’accueil de jour des Papillons Blancs à Douai. Ce service est menacé de fermeture.

Désormais, elle serait accueillie au foyer Thérèse Olivier de Somain. « C’est une conséquence directe de la baisse de 10 % des subventions aux associations programmée sur trois ans par le Conseil départemental », déplore Charles Beauchamp, président du groupe communiste. Quarante-cinq personnes, de jeunes adultes pour la majorité, sont touchées par ces répercussions directes des soucis financiers du Département du Nord liés à la baisse des dotations. En plus des situations de handicap, difficiles à gérer pour les familles, s’ajoutent des problèmes d’adaptation, d’allongement des temps de transport.

Journal de 20 h, mercredi. Des cheveux blancs, un blazer, le vieil homme est derrière la grille de son pavillon, assiégé par les journalistes. Il se plaint des malheurs que lui fait subir l’État socialiste. Jean-Marie Le Pen, n’a rien du bon vieux pépère, et son pavillon est un château. Un coup de télécommande et voilà Florian Philippot dans un café, une statue de cochon derrière lui, tout un symbole.... Pour lui, ce n’est pas la justice qui passe mais l’État socialiste qui veut connaître leur stratégie pour 2017. La perquisition de Nanterre n’étant que prétexte à piller les informations sur les ordinateurs. Sur une autre chaîne, on retrouve le même «dénonçant» la même chose.

Les mensonges répétés en boucle deviennent des vérités. Sur la chaîne suivante, Catherine Nay, courageuse chroniqueuse droitière, qui livre ses réflexions sur le sujet... Pendant que des groupes fascistes s’en prennent ouvertement aux migrants à Calais, ou à un jeune homme en plein jour à Arras. Pendant que les nouveaux élus FN au Conseil régional montrent leur vrai visage. Pendant que les fonctions de l’État, du département, des communes, des institutions... sont attaquées, les chaines nationales placent dans leurs phares les lapins de la famille Le Pen... Éloignant ainsi les citoyens des vrais soucis, comme ceux que rencontrent aujourd’hui Monsieur Renault, sa famille et toutes les personnes dans la même situation.

De plus en plus, les rouages de la société se grippent dans l’incompréhension générale. L’information ne parvient pas au plus grand nombre sur les vraies raisons de leurs malheurs ou de leurs soucis quotidiens. C’est l’heure de la vérité des comptes au Front National qui profite réellement du système et ne fait pas un geste vers ceux qui sont en réelle difficulté.

Le 20 heures, toutes chaînes confondues, n’a pas parlé de la situation de Monsieur Renault. C’est pourtant là que l’attention doit être portée. Vers ceux pour qui la solidarité est une nécessité. Pour qui, comme nous tous, l’équilibre de la société est une priorité.

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Arras: La République en danger

18 Février 2016, 13:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La section locale du PCF alerte la population qu’un jeune arrageois, qui souhaite garder l’anonymat, a été victime d’une agression violente a la sortie de son boulot,  de la part d’un groupuscule « Génération identitaire ».

Cette attaque s’est déroulée en plein jour, en centre-ville.

Suite à ses blessures, la victime a déposé plainte et a eu un arrêt de travail de 4 jours.

Ces agissements, qui font suite à l’affaire de la banderole, sont inacceptables et montre une nouvelle fois le vrai visage de l’extrême droite.

La république est en danger.

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Mélenchon, l’éléphant dans le salon de thé !

13 Février 2016, 12:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce billet d’humeur ne portera jamais aussi bien son nom. Il y a des fois où on aimerait avoir tort … Mais que voulez-vous, quand vous êtes victimes d’une stratégie alambiquée sur laquelle vous n’avez aucune prise, vous subissez en silence. Pas question pour autant de baisser la tête et d’acquiescer bêtement. Je suis effaré par l’amateurisme de nos dirigeants qui nous entraîne dans les méandres de l’histoire, comme si nous avions un boulet noué à notre cheville et que nous sombrions, impuissants, dans les eaux profondes. Mélenchon a asséné le premier coup et il fait mal. Il annonce qu’il sera sur la ligne de départ en 2017. On peut user des qualificatifs les plus divers, on peut dénoncer à juste titre la haute idée que cet homme se fait de lui-même, on peut claquer des pieds et se rouler par terre. Cependant, outre le fait que cette surprise n’en est pas vraiment une sauf à être lourdement handicapé par sa candeur, il est tout de même assez hypocrite de dénoncer cette candidature alors que depuis des mois le PCF a établi toute sa stratégie autour de l’idée « tout sauf Mélenchon ». Le plus drôle (ou pas), c’est que ce sont les plus enragés en 2012, ceux qui défendaient à cor et à cri la candidature de l’ancien sénateur socialiste maastrichien qui s’était racheté dans la foulée une âme de révolutionnaire, qui aujourd’hui pleurent à chaudes larmes et mènent des procès en sorcellerie. Dartigolles est le premier à s’épancher dans la presse. Pierre Laurent doit sortir un livre pour promouvoir l’exercice de la primaire. Petite boutade pour détendre l’atmosphère, je lui conseille de vite le publier sinon il finira par caler les pieds des tables bancales de colonel Fabien …

Pendant que nous organisions le tea time sous la coupole Niemeyer en totale déconnexion avec le monde réel, Mélenchon lui s’organisait et il fait tapis. L’avenir dira s’il a un bon jeu. Il n’a pas de base militante pour le porter dans cette campagne. Il ne pourra pas compter sur les petites mains du parti pour coller ses affiches, distribuer ses tracts, organiser les meetings … Il n’aura pas nos sous surtout ! Le pari est risqué pour lui mais il sait que le volcan français se réveille petit à petit, il sait que personne ne peut prédire ce qui va se passer dans les semaines, les mois à venir. Surtout qu’un certain nombre de banques vont bientôt annoncer leur faillite et que, par voie de conséquence, une grave crise économique ne tardera pas à exploser. Les mêmes causes qui produisent les mêmes conséquences. L’instinct de prédation et de captation du capitalisme fabriquant de manière cyclique des crises destructrices d’activités et d’emplois qui vont crescendo dans le spectaculaire.

Reconnaissons en tout cas à Mélenchon le talent suffisant pour être capable d’incarner la résistance dans un contexte aussi tendu. On peut aussi souligner la finesse d’un véritable stratège qui a totalement compris qu’il lui fallait incarner l’esprit même de la Vème République : l’homme providentiel, au-dessus des partis, celui qui a un destin lié avec un peuple. Même si on peut penser que tout cela appelle un important travail psychanalytique, l’audace du tribun est à la hauteur de son talent et de son ambition. C’est un opposant déterminé au personnage qui vous le dit !

Premier coup derrière la tête pour la petite troupe des VRP de la primaire. Puis, on apprend que les écologistes, dissidents et non-dissidents, entrent au gouvernement. La patronne de EELV se retrouve donc ministre du logement dans un gouvernement extrêmement impopulaire, dans un gouvernement qui mate les travailleurs et qui fait une croix sur une bonne partie des libertés individuelles et collectives. Dissidents ou pas, par ailleurs, ils sont de dangereux partisans de l’Europe fédérale. Pas question d’une autre Europe non non, simplement de plus d’Europe encore ! Bref, ils ne sont pas à la base véritablement fréquentables. Mais on espérait pourtant faire l’union avec ces gens. Deuxième coup derrière la nuque. Décidément en 24 heures, la pilule est dure à avaler …

Alors nous voilà ridiculement esseulés dans une séquence qui s’accélère brutalement. Nous allons tenter de continuer comme si de rien les rendez-vous du lundi avec des comédiens, des intellectuels et quelques vieux syndicalistes en manque de notoriété. Au final, tout cela accouchera d’une candidature minuscule derrière une Clémentine Autain, ou alors nous ramperons comme le chien qui rentre à la niche sachant très bien qu’il a fait une bêtise et nous nous rangerons derrière Mélenchon qui nous tiendra dans la paume de sa main. Il n’aura plus qu’à serrer les doigts pour nous briser définitivement. On se croirait dans Forrest Gump, « n’est stupide que la stupidité … »

Voilà donc ce qui arrive quand on veut sauver la gauche sans même savoir ou comprendre que la gauche ne peut exister que si elle est sous la pression permanente d’un mouvement révolutionnaire fort et organisé. Au final, nous ne tentons pas de sauver la gauche, nous tentons de sauver le PS. Beaucoup de camarades partageront, j’en suis sur, l’idée que nous n’avons pas pris notre carte au Parti communiste pour tenir la corde du pendu. J’ai une réjouissance en cette journée bien maussade : le 24 février prochain à Rouvroy (Pas-de-Calais), nous aurons l’immense honneur d’accueillir les 8 de Goodyear et leur avocat, notre camarade Fiodor Rilov, et nous allons tout entreprendre pour en faire un véritable événement. On y sera plus à l’aise et plus utile que dans les salons de thé.

Guillaume Sayon

 

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Liberté Hebdo 1206 : L'édito de Franck

12 Février 2016, 19:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1206 : L'édito de Franck

L’URGENCE EST PARTOUT

La machine à perdre s’emballe. Est-elle vraiment déjà en marche ? L’orchestre est en place pour l'élection présidentielle de 2017. Tout le monde veut la place du chef. Maintenant.

Entre l’annonce inopinée de la candidature providentielle de Jean-Luc Mélenchon, la sortie de gouvernement bien opportune de madame Taubira et le battage médiatique façon artillerie lourde sur la primaire, forcément nécessaire à gauche, il y a peu de place pour les discussions sur le programme.

Dans le débat sur l’état d’urgence, les députés jouent aux abonnés absents. Les intérêts des citoyennes et des citoyens sont mis de côté pendant ce temps.

Et le gouvernement se remanie.

Beaucoup d’annonces ont ponctué la semaine sur ce sujet. Comme d’habitude, la valse des noms a précédé les nominations.

Le changement d’orientation de la politique du gouvernement devrait être la seule préoccupation.

L’emploi est le souci principal sur lequel les politiques menées successivement n’ont pas permis de montrer une amélioration visible.

Au contraire, les multiples cadeaux au Medef contribuent encore à dénaturer l’espoir d’une inversion de la combe du chômage.

Les attaques portées sur le tissu industriel, comme à Vallourec, ou la répression syndicale touchant des salariés défendant leur outil de travail, comme chez Goodyear, sont des signaux alarmants.

Pour qu’une vraie alternative à gauche se construise, il est nécessaire de replacer l’Humain au cœur des réflexions et des propositions. Avec de vraies mesures, de vraies propositions, à la hauteur des enjeux liés à la montée du vote extrême.

Le choc des résultats des élections régionales de décembre est malheureusement déjà bien moins perceptible.

Dans tous les foyers, chaque jour, les téléviseurs déversent la propagande bien ficelée des grands groupes financiers.

Et pourtant, chaque jour, des actions de solidarité, des luttes victorieuses montrent la possibilité qu’une autre politique est possible.

Partout, loin du découragement, des lumières s’allument, chargées d’espoir. Il y a urgence à les entretenir, les développer, les faire connaître. Partout, il y a urgence à rassembler ceux qui veulent construire. Pour ouvrir de nouveaux chemins.

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Tous ensemble avec les 8 de Goodyear à Rouvroy

12 Février 2016, 12:10pm

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Tous ensemble avec les 8 de Goodyear à Rouvroy

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Quelques dates des réunions des comités locaux de soutien aux 8 condamnés de Goodyear Paris, Marseille, Lyon, Lille

10 Février 2016, 18:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

à la suite de l’élan de solidarité qui s’est exprimé le 4 février partout en France, le mouvement en faveur de la relaxe des 8 goodyears et pour que cesse la politique de criminalisation de l’action syndicale du gouvernement ne cesse de s’amplifier.
D’ores et déjà de nombreux comités locaux de soutien ont été créés partout en France. Il faut que ce mouvement s’amplifie afin de préparer une grande initiative nationale.
Vous trouverez ci-dessous la liste actualisée des prochaines réunions locales des comités de soutien :
 
  • 16 février 2016 à 18h30 à Paris : Bourse du Travail - 3, rue du Château d'Eau 75010 Paris
  • 18 février 2016 à 18h à Marseille : salle du Sporting Club du GPMM - Porte 4 Port de Marseille
  • 19 février 2016 à 16h à Lyon : Bourse du Travail - 205 place Guichard 69003 Lyon
  • 24 février 2016 à 18h à Rouvroy : Salle des fêtes - 173 rue de Gaulle 62320 Rouvroy
  • 25 février 2016 à 18h à Lille : Espace Marx - 6bis rue Roger Salengro 59599 Lille
  • 26 février 2016 à 17h à Béthune : Union Locale CGT - 3, place de l'Europe - 62400 Béthune
  • 29 février 2016 à 17h30 à Amiens : Salle Valentin Haüy - 93, rue Valentin Haüy 80000 Amiens
Nous invitons tous ceux qui le souhaitent à la réunion du comité local de soutien la plus proche de chez eux.
Au fur et à mesure que d’autres réunions seront programmées dans d’autres départements, nous vous adresserons la liste des nouvelles initiatives.
Notez dès à présent qu’afin de préparer une grande mobilisation à l'échelle du pays, une réunion nationale de tous les comités locaux de France aura lieu le 12 mars 2016 à 14h30 à Paris : Bourse du travail - 3, rue du Château d’Eau 75010 Paris
 
La CGT Goodyear
 
NB : afin de nous faciliter le traitement de vos nombreuses réponses, merci d'avance de bien vouloir indiquer dans l'OBJET de votre mail UNIQUEMENT votre CODE POSTAL.

 

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La grande arnaque des énergies renouvelables

10 Février 2016, 18:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

N’est ce pas qu’ils sont jolis, tous ces panneaux solaires qui recouvrent les toits de nos supermarchés et des ombrières de nos parkings, toutes ces éoliennes qui embellissent l’horizon de nos régions ? Je suis ravi que cela vous plaise, parce qu’elles sont à a vous.

Enfin, elles le devraient, puisque vous les avez payé, et très cher, dans votre facture d’électricité. Et le pire, c’est que vous avez payé pour rien.

L’homme est un animal de préjugés. Ainsi, si je dis « pétrole », cela évoquera chez vous des hommes en haut-de-forme et cigare qui gagnent des milliards en polluant la planète. Si je vous dis « nucléaire », vous penserez à un lobby puissant de technocrates et de militaires. Mais si je vous dis « énergies renouvelables », vous imaginerez de gentils écolos qui construisent leurs moulins et leurs panneaux solaires bénévolement pour le bien de tous. Quelle erreur ! Le milieu – le terme doit être entendu dans le sens qu’on lui donne dans les pages des journaux consacrées aux faits divers - des énergies renouvelables n’a rien à envier à celui des casinos : l’argent y coule à flots, la loi est contournée avec grâce et constance… et en dernière instance, ce sont les gogos qui payent.

Pour comprendre comment le système fonctionne, il faut d’abord s’attaquer à une idée fausse. Une idée fausse qui est pourtant répétée en boucle par toutes sortes de charlatans du genre Rifkin, et qui est innocemment reprise par nos hommes politiques comme si c’était une vérité d’évangile. Cette idée, c’est celle qui veut que les énergies renouvelables soient très bon marché, voir « gratuites ».

Comment arrive-t-on à cette étrange conclusion ? Et bien, le raisonnement a été naïvement expliqué par Hulot lors d’un de ses nombreux passages à France Inter.

Que nous dit-il ? Que l’électricité éolienne est gratuite puisque « une fois que vous avez construit votre éolienne, l’électricité ne vous coûte rien ». Le problème avec ce raisonnement, c’est qu’il faut la construire, votre éolienne, et que cela a un coût. Et comme votre éolienne a une durée de vie limitée, le coût de cette construction doit être récupéré sur l’ensemble des kilowattheure que votre éolienne produira pendant sa vie utile. Et lorsque vous divisez le coût de construction et de maintenance de votre éolienne par le nombre de kWh produit, vous arrivez à une somme relativement élevée, qui varie entre 80 et 120 €/MWh selon les régions et le type d’éolienne.

Les économistes ont créé deux concepts pour décrire ce type de situation : ce sont ceux de coût complet et de coût marginal. Le coût total se retrouve en divisant l’ensemble des dépenses – investissement, maintenance, etc. – par l’ensemble de la production sur la durée de vie de l’installation. Le coût marginal est la quantité d’argent que vous devez injecter pour produire une unité de production de plus. Ou si vous préférez, l’argent que vous économiseriez en produisant une unité de production de moins.

Pour vous donner une idée, imaginez votre voiture : le coût total du kilomètres parcouru est calculé en divisant le nombre de kilomètres parcourus par votre voiture pendant sa vie utile par la somme du coût d’achat, des révisions, des réparations, de l’assurance, de l’essence, etc. Le coût marginal du kilomètre est celui qu’il vous faudrait mettre pour pouvoir parcourir un kilomètre de plus : il est déterminé en fait avec celui de l’essence et de l’usure mécanique. On ne comptera pas l’assurance, le parking, la révision périodique…

puisque toutes ces dépenses sont indépendantes du nombre de kilomètres parcourus.

Dans la production d’électricité, il y a une grande diversité dans le cout complet et le cout marginal de chaque moyen de production. Ainsi, par exemple, une centrale au fuel ou au charbon a un coup complet faible – ce sont des installations relativement simples et faciles à entretenir – en comparaison avec le cout marginal : c’est le coût du combustible qui fait l’essentiel des frais, et le combustible consommé est directement proportionnel à la production. De l’autre côté, on trouve le nucléaire, dont le cout marginal est faible en relation au cout complet. Le coût de l’électricité produite est déterminé pour l’essentiel par les coûts d’investissement, le combustible nucléaire étant bon marché.

Et les énergies renouvelables ? Et bien, elles sont beaucoup plus proches du nucléaire que du fossile. Ce sont les coûts d’investissement qui représentent l’essentiel du cout total, puisque le coût du « combustible » (le soleil, le vent, les vagues, etc.) est nul. Le cout marginal n’est déterminé que par la maintenance.

Ce que font Rifkin ou Hulot, c’est de confondre le coût marginal du kWh et son coût total. Ce qui est fort malencontreux, puisque ce que vous payez dans votre facture d’électricité au cours du temps est un coût total, et non un coût marginal. Mais cela permet aux charlatans de déblatérer sur une société miraculeuse où chacun « produirait son énergie gratuitement » et autres balivernes.

Or, le coût total des énergies renouvelables – hors hydraulique - est largement au dessus de celui des autres moins de production. Ainsi, en termes de coût total l’électricité la plus économique est produite en construisant des barrages (20-40 €/MWh), en brûlant du charbon ou de l’uranium (40-60 €/MWh), en brûlant du gaz (60-80 €/MWh) et seulement ensuite en utilisant le vent à terre (80-120 €/MWh) ou en mer (180-200 €/MWh) ou en récupérant l’énergie du soleil (180-500 €/MWh). On le voit, les énergies renouvelables arrivent loin derrière dans la liste. Pour des énergies renouvelables censées être « presque gratuites », on est loin du compte.

Et encore, ces coûts ne tiennent pas compte d’un problème particulier qui tient au fait que l’électricité, contrairement aux autres formes d’énergie, ne se stocke pas économiquement en grande quantité. Cela implique qu’elle doit être produite au moment ou le consommateur en a besoin. Or, le problème des énergies renouvelables électriques comme le vent ou le soleil, c’est qu’elles ne sont pas disponibles à la demande. Le vent est irrégulier, et même si par une logique de foisonnement (1) cette irrégularité peut être réduite, elle reste quand même significative. Une forte contribution des énergies renouvelables au système électrique suppose donc que les consommateurs acceptent des coupures – ce qui est illusoire – ou d’avoir suffisamment de moyens de production conventionnels qui restent l’arme au pied prêts à prendre la relève – ce qui est cher.

Pour trouver le véritable coût total des renouvelables, il faudrait rajouter les coûts liés à l’intermittence des renouvelables, ce que personne parmi les charlatans susvisés – et d’autres que je n’ai pas le temps de lister – ne fait.

Mais alors, me direz-vous, comment se fait-il que ces énergies se développent rapidement, en France et partout en Europe ?

Pourquoi, dans le monde libéral qui est le notre, des gens investissent des capitaux considérables pour produire une électricité très chère alors qu’il existe des moyens bien moins onéreux pour aboutir au même résultat ?

Les capitalistes seraient-ils devenus fous ?

Ou sont-ils si attachés à la protection de l’environnement qu’ils sont prêts à perdre de l’argent en son nom ?

Poser la question, c’est y répondre : pour paraphraser Voltaire, si vous voyez un capitaliste sauter par la fenêtre, sautez derrière lui. Il y a certainement de l’argent à gagner. Si des gens investissent dans les renouvelables, c’est effectivement qu’il y a de l’argent à gagner. Toute la question est de savoir d’où sort l’argent. La réponse est sans surprise : cet argent vient de vos poches, a travers d’un système assez complexe de subventions publiques censées couvrir la différence entre le prix du marché de l’électricité (aujourd’hui autour de 35 €/MWh) et le coût total de production des énergies renouvelables « en permettant une rentabilité raisonnable des capitaux investis » pour utiliser la formule canonique de la Commission de Régulation de l’Energie, rentabilité aujourd’hui fixée entre 6 et 9%. A partir de cette rentabilité, l’Etat calcule un « tarif de rachat » fixe, qui vous est offert pour toute la durée de vie de votre parc solaire ou éolien.

En d’autres termes, imaginons que vous investissiez quelques millions d’euros dans un parc éolien. Vous aurez droit à un « tarif d’achat » - tarif auquel l’opérateur historique EDF est tenu à vous racheter votre courant – aujourd’hui fixé autour de 90 /MWh et qui vous permet en principe d’obtenir une rentabilité supérieure à 6% sur votre capital investi. En d’autres termes, EDF est obligé par la loi à vous racheter votre électricité à 90 €/MWh alors que sur le marché de gros EDF pourrait avoir ce même MWh à seulement 35 €.

Qui paye la différence ?

Et bien, c’est le consommateur d’électricité qui compense EDF. Pour chaque MWh que vous produirez, EDF recevra donc 53 € et vous versera 90 €.

Et si le prix de l’électricité sur le marché de gros baisse, disons à 20 MWh ?

Aucun problème, vous ne prenez aucun risque : le consommateur d’électricité sera ravi de porter sa part dans la compensation à 70 €/MWh. Et cette subvention vous est garantie sur toute la durée de vie de vos éoliennes ou de vos panneaux solaires, soit quinze ou vingt ans selon les contrats.

Vous ne me croyez pas ?

Prenez votre facture d’électricité en main : vous trouverez parmi toutes sortes de lignes incompréhensibles une qui devrait attirer votre attention : elle est libellée « Contribution au service public de l’électricité » ou CSPE pour faire court. Cette contribution paye un certain nombre de choses : un quart est consacré au financement de la péréquation tarifaire entre les territoires et les tarifs sociaux. Les trois quarts restants, soit quelque 5 Md€ par an pour 2015, passent dans le financement des énergies renouvelables (2). Et plus les énergies renouvelables se développent, plus la charge assumée par la CSPE augmente. En Allemagne, la CSPE a dépassé les 50 €/MWh, et si en France on est encore à 14 €/MWh, elle devrait augmenter massivement ces prochaines années – la loi fixe l’augmentation minimale à 3 €/MWh par an – pour tenir compte des parcs éoliens et solaires aujourd’hui en construction.

A ce charmant dispositif s’ajoute un autre, encore plus pervers : la priorité d’accès au réseau. En effet, la logique classique des réseaux électriques était celle de l’appel des moyens de production « par ordre de mérite économique ». Chaque matin, le gestionnaire de réseau fait une liste des moyens de production disponibles classés par ordre croissant de prix du kWh. Et lorsque la consommation s’accroît – par exemple lors des pointes journalières de consommation – le gestionnaire appelle successivement les moyens de production dans l’ordre de cette liste. Cette méthode assure l’optimisation économique du système, puisqu’à chaque instant ce sont les moyens de production les plus économiques que l’on fait tourner le plus. Seulement, l’application de cette règle ferait que les renouvelables ne seraient presque jamais couplés au réseau, puisqu’ils sont dans la partie la plus chère de la liste… qu’à cela ne tienne : une directive européenne – qui doit beaucoup au lobby des renouvelables, particulièrement puissant en Allemagne – donne aux énergies renouvelables la priorité d’accès au réseau. En d’autres termes, le gestionnaire de réseau est tenu d’accepter toute la production de renouvelables, tous les autres moyens de production de la « liste » passant derrière.

Ce système a un effet pervers évident. Avec des subventions fort attractives, on construit en Europe des parcs éoliens et photovoltaïques à tout va – c’est vrai en Allemagne, c’est un peu moins vrai en France, où il existe des barrières administratives et d’acceptabilité sociale puissantes. Cela fait une offre massive d’électricité qui en plus a un accès prioritaire au réseau. Une telle abondance pousse les prix du marché vers le bas, ce qui ne gêne bien entendu pas les producteurs d’électricité renouvelable, dont les subventions sont ajustées pour compenser la baisse, et qui du coup n’ont aucune raison d’arrêter leurs constructions. Mais avec des prix bas, qui ira investir dans les moyens de production conventionnels ? Qui construira une centrale au gaz qui ne tournera que quelques centaines d’heures par an ? Or, ceux-ci sont nécessaires pour assurer la sécurité du système électrique, puisqu’il faut bien assurer l’équilibre entre l’offre et la demande lorsque le soleil se voile et que le vent tombe. Il faut alors mettre en place d’autres subventions, consacrées cette fois-ci à assurer la survie des moyens de productions conventionnels. On subventionne ainsi le gaz, le charbon, le fuel… et encore une fois aux frais du consommateur. C’est cela qui explique des effets paradoxaux comme la situation allemande, ou le développement massif des renouvelables s’accompagne d’une augmentation des émissions de CO2 alors que le marché de l’électricité est totalement dysfonctionnel avec des prix « spot » sont plusieurs fois devenus négatifs.

Cette idée de « prix négatif » peut paraître étonnante, mais elle tient à la structure particulière du marché de l’électricité, un marché ou s’échange un bien qui ne se stocke pas, et dont la production doit à tout moment être égale à la demande. Mais aussi aux règles imposées par le lobby des renouvelables, qui obligent les opérateurs du réseau a acheter la totalité de leur production. Que se passe alors lorsque la production renouvelable excède la consommation ? Soit payer le producteur pour qu’il ne produise pas, soit payer le consommateur pour qu’il consomme plus. Ce qui revient à un « prix négatif » de l’électricité…

Comment en est-on arrivé là ? Comme souvent dans ces affaires, par distraction. Pendant que nos « journalistes d’investigation » - il paraît que ça existe – étaient très occupés à dénoncer les méfaits du lobby nucléaire ou celui des pétroliers, le lobby des énergies renouvelables a eu les coudées franches pour imposer, à Bruxelles et ailleurs, cette idéologie qui veut qu’il n’y ait pas de salut hors des énergies renouvelables, et que cet objectif justifie toutes les dépenses, même les plus absurdes. La maffia des énergies renouvelables a d’ailleurs exploité très habilement les phobies anti-nucléaires entretenues par les écologistes d’abord mais aussi par une section non négligeable des élites politico-médiatiques en fournissant à ces courants une alternative énergétique permettant de crédibiliser leurs projets de « sortie du nucléaire », tout en cachant soigneusement les coûts d’une telle « alternative ». Ainsi, par exemple, les scénarios proposés en France par « Négawatt » - haut lieu du lobbying « renouvelable » en France - incorporent une part dominante de renouvelables dans la production d’électricité, tout en restant d’une prudence de sioux lorsqu’il s’agit de parler du coût de ces options. Une prudence d’ailleurs assumée grâce au bon vieux terrorisme intellectuel : qui oserait parler d’argent alors que l’avenir de la planète est en jeu ? Les écologistes, d’ordinaire si attentifs à l’utilisation des deniers publics, utilisent un raisonnement similaire pour justifier un soutien systématique à tous les dispositifs, plus généreux les uns que les autres, qui ont permis aux industriels du renouvelable – et notamment aux fabricants de panneaux solaires chinois (3) – de se remplir les poches.

Pourtant, les coûts sont là, et ils sont énormes. Même les allemands, qui pourtant s’étaient engagés avec enthousiasme dans leur « energiewende » - avec sortie du nucléaire et développement massif des renouvelables – admettent aujourd’hui le désastre et cherchent désespérément à contrôler le monstre qu’ils ont créé.

Bientôt, on aura dépense en subventions aux énergies renouvelables en France plus que n’a coûté en son temps le programme nucléaire français. La différence, c’est qu’il s’agissait alors d’investissement : les 58 réacteurs nous ont coûté 80 Md€, mais à la fin on a eu 58 réacteurs et leur production a largement remboursé leur coût initial.

Pour les renouvelables, la collectivité nationale aura dépensé pas loin de 70 Md€ non pas en investissement, mais juste pour compenser la différence entre le coût du kWh renouvelable et le coût du même kWh produit par d’autres moyens. Jamais la collectivité ne récupérera un sou. Cet argent n’aura servi à rien, si ce n’est à rendre artificiellement rentable une production qui n’est pas économique. Pour la collectivité, c’est de l’argent jeté par la fenêtre. Pour les investisseurs dans les énergies renouvelables, une source considérable de profits.

Bien entendu, vous n’entendrez pas dénoncer cette immense arnaque dans nos médias. Pas de « renouvelableland » sur Arte, pas d’investigation de Monique Robin, pas d’Elise Lucet portant courageusement le fer chez le Syndicat des Energies Renouvelables ou chez Vestas comme elle a su si bien le faire – plusieurs fois – chez AREVA. Tous ces journalistes bardés d’éthique ont d’autres chats à fouetter. Lorsqu’on découvre que le MWh produit par l’EPR de Flamanville coûtera 45% de plus que prévu (4), les dénonciations et les accusations de gabegie pleuvent. Lorsqu’on s’engage à faire cadeau de 5 Md€ par an à la maffia du renouvelable en achetant à jusqu’à 250 € et plus un MWh que nous pourrions avoir à 35 € -

ce qui fait tout de même un renchérissement de 600 % -

tout le monde trouve cela parfaitement normal. Et il se trouve même des députés – n’est-ce pas Denis Baupin, n’est ce pas Cécile Duflot – pour dire qu’il faudrait accélérer.

C’est que, contrairement à ce que croient les gogos, cracher sur le « lobby nucléaire », c’est sans danger : aujourd’hui, c’est un tigre de papier. Le lobby des renouvelables, c’est une autre paire de manches : ces gens-là ont non seulement beaucoup d’argent, mais aussi des relais médiatiques et politiques puissants. Quel ministre, quel président prendra la décision d’arrêter la gabegie au risque de se faire crucifier dans les médias ? Vous voulez une illustration ? Eh bien, voici un fait à méditer : dans un contexte de crise économique, ou l’on rogne sur tous les budgets, où il est difficile de trouver un programme d’investissement qui ne soit pas rogné ou arrêté, il y a un domaine où les budgets ne baissent pas, ou les subventions sont maintenues et même augmentées, ou les projets sont lancées à cadence accélérée… faut-il vous faire un dessin ?

Descartes

(1) L’effet de foisonnement est obtenu par le fait que les éoliennes ne sont pas toutes installées au même endroit géographique : si le vent « tombe » dans une région, il continuera à souffler dans une autre, et par effet de moyenne un système géographiquement très étendu peut avoir une production beaucoup moins irrégulière que chacune des parcs qui le composent. Malheureusement ce raisonnement a des limites : pour que le foisonnement soit efficace, il faudrait que les régimes de vent des différents sites soient totalement décorrélés. Or, à l’échelle de l’Europe continentale, ce n’est pas le cas, et il n’est pas économique de transporter l’électricité sur de très grandes distances. Il est courant de se trouver dans une situation de faible ventement dans l’ensemble de l’Europe occidentale, et encore plus fréquent à l’échelle de la France, et dans ces conditions le foisonnement n’est d’aucun secours.

 

(2) Et encore, la contribution ne couvre pas la totalité des coûts. C’est pourquoi l’Etat a creusé une dette envers EDF – car c’est EDF qui achète à l’électricité produite au prix subventionné et récupère la différence sur la CSPE – qui atteint 6 Md€. La charge de cette dette est supportée, bien entendu, par les consommateurs d’électricité…

 

(3) Fabricants chinois qui n’en sont d’ailleurs toujours pas revenus. Je me souviens d’avoir discuté avec l’un d’eux qui refusait de croire que les européens puissent s’engager dans une politique aussi absurde et ruineuse, et qui voulait à tout prix trouver quel pouvait bien être l’objectif secret de ce choix politique… pauvre homme, encore un qui n’a pas compris que lorsqu’on examine les politiques européennes il ne faut pas confondre léthargie et stratégie…

 

(4) Le coût de l’EPR de Flamanville est passé de cinq à huit milliards d’euros, soit une augmentation de l’investissement de 60%. Etant donné que l’amortissement de l’investissement représente 75% du coût de l’électricité nucléaire, cela se traduit par une augmentation du coût du kWh de 45%, soit de 50€ à 75€ du MWh.

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Intervention du député communiste Jean Jacques Candelier contre l'article 2 du projet de loi constitutionnelle de protection de la nation

10 Février 2016, 18:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Protection de la nation - article 2 : Déchéance de la nationalité

Hier, je suis intervenu à l'assemblée nationale contre l'article 2 du projet de loi constitutionnelle de protection de la nation. J'avais déjà voté contre l'article 1 ce lundi, j'ai également voté contre l'article 2 hier. Voici mon intervention. Depuis l’annonce au Congrès de Versailles de l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution, la plus grande confusion règne. Les multiples volte-face du Gouvernement masquent mal son embarras face à une mesure qui symbolise la division de la communauté nationale, division si chère à l’extrême droite et aux islamistes radicaux.La déchéance de nationalité est une peine destinée à faire plaisir au bourreau. Or la philosophie de la peine doit être de punir, et non de faire plaisir à celui qui l’inflige. La déchéance de nationalité est une disposition qui vise à contenter l’opinion publique et à exorciser notre mauvaise conscience. Rappelons que ce dispositif, tel qu’il a été présenté par le Président de la République, ne devait viser que les Français binationaux, afin de ne pas créer d’apatrides. Cette disposition a suscité, à raison, de vives et larges oppositions.Comment rester muet lorsqu’un gouvernement de gauche s’apprête à inscrire dans notre constitution un symbole d’extrême droite, une inégalité fondamentale entre Français, contraire à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, aux termes de laquelle les hommes naissent libres et égaux en droits ? La dangerosité d’une telle mesure a même conduit la garde des sceaux à démissionner. Aujourd’hui, l’imbroglio est à son paroxysme : vous nous présentez un amendement qui ne mentionne plus les binationaux, mais ils restent les seuls concernés par la déchéance de la nationalité, puisque, dans l’avant-projet de loi du même nom, il est prévu que cette peine ne peut avoir pour effet de rendre la personne condamnée apatride.Parallèlement, vous indiquez que vous renonceriez finalement à faire figurer l’interdiction de l’apatridie dans le projet de loi portant réforme de la déchéance de la nationalité. Contrairement à la ligne défendue depuis des semaines par l’exécutif, en définitive, entre rupture d’égalité et apatridie, le Gouvernement peine à choisir. Pour notre part, monsieur le président, nous avons choisi : nous ne voulons ni rupture d’égalité, ni apatridie.

Posté par Jean-Jacques Candelier, Député à l'Assemblée nationale sur mercredi 10 février 2016

L'intervention écrite:

Depuis l’annonce au Congrès de Versailles de l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution, la plus grande confusion règne. Les multiples volte-face du Gouvernement masquent mal son embarras face à une mesure qui symbolise la division de la communauté nationale, division si chère à l’extrême droite et aux islamistes radicaux.

La déchéance de nationalité est une peine destinée à faire plaisir au bourreau. Or la philosophie de la peine doit être de punir, et non de faire plaisir à celui qui l’inflige. La déchéance de nationalité est une disposition qui vise à contenter l’opinion publique et à exorciser notre mauvaise conscience. Rappelons que ce dispositif, tel qu’il a été présenté par le Président de la République, ne devait viser que les Français binationaux, afin de ne pas créer d’apatrides. Cette disposition a suscité, à raison, de vives et larges oppositions.

Comment rester muet lorsqu’un gouvernement de gauche s’apprête à inscrire dans notre constitution un symbole d’extrême droite, une inégalité fondamentale entre Français, contraire à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, aux termes de laquelle les hommes naissent libres et égaux en droits ? La dangerosité d’une telle mesure a même conduit la garde des sceaux à démissionner. Aujourd’hui, l’imbroglio est à son paroxysme : vous nous présentez un amendement qui ne mentionne plus les binationaux, mais ils restent les seuls concernés par la déchéance de la nationalité, puisque, dans l’avant-projet de loi du même nom, il est prévu que cette peine ne peut avoir pour effet de rendre la personne condamnée apatride.

Parallèlement, vous indiquez que vous renonceriez finalement à faire figurer l’interdiction de l’apatridie dans le projet de loi portant réforme de la déchéance de la nationalité. Contrairement à la ligne défendue depuis des semaines par l’exécutif, en définitive, entre rupture d’égalité et apatridie, le Gouvernement peine à choisir. Pour notre part, monsieur le président, nous avons choisi : nous ne voulons ni rupture d’égalité, ni apatridie.

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Etat d'urgence: 441 députés absents lors du vote

10 Février 2016, 17:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Etat d'urgence: 441 députés absents lors du  vote

136 députés présents à l'assemblée nationale et 129 suffrages exprimés seulement pour un vote d'importance sur l'entrée de l'état d'urgence dans la Constitution, un désastre, quand on sait la gravité du processus, qu'il faut absolument dénoncer.

79% des députés absents, un record pour une telle loi.

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A gauche, au diable les écuries !

8 Février 2016, 18:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Alors que la solidarité avec les salariés de Goodyear grandit partout dans le pays, que dans l’espace anglo-saxon la gauche entreprend un virage intéressant sous la houlette de Corbyn en Grande-Bretagne et de Bernie Sanders aux États-Unis (dans la limite de ce qui est envisageable là-bas pour l’heure), qu’une grève générale contre la réforme des retraites allume un incendie social en Grèce, notre gauche à nous ne cesse de s’étioler en nourrissant de faibles perspectives de transformation. Le piège des primaires fonctionne parfaitement, le PS chavire totalement et s’abandonne aux pires trahisons, devenant un véritable repoussoir populaire, une machine à démanteler violemment notre modèle de protection sociale, notre république, notre nation.

L’heure est suffisamment grave pour prendre le temps de la réflexion, pour ne pas passer sous silence les tromperies et autres illusions dérisoires que nourrissent trop de responsables de la gauche. Je suis en colère par la déliquescence programmée de mon parti, je suis révolté par le manque d’imagination et de courage de ma famille politique. J’ai le sentiment désagréable d’une accélération brutale et mortifère des événements et de l’absence extrêmement préoccupante d’une réponse politique à la hauteur des enjeux. On peut toujours débattre sans limite de l’obsolescence des partis, du manque de dynamique citoyenne et j’en passe, la réalité doit être appréhendée avec plus de praticité. Des voix ouvrières fortes transpercent le bouclier médiatique et touchent au cœur des milliers d’hommes et de femmes dans tout le pays. Des français qui connaissent cette dure réalité, qui connaissent la brutalité de l’exploitation, qui connaissent l’horreur de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, la précarité, la peur de perdre du jour au lendemain son gagne-pain.

Tout cela en parallèle du triplement de la fortune en 5 ans des 10 français les plus riches, avec une fortune cumulée qui est passée de 60 à 200 milliards d’euros entre 2009 et 2015. Tout cela alors qu’une vaste enquête démontre que le peuple français est foncièrement méfiant envers le capitalisme (15 % des français seulement prêtent des vertus au capitalisme). Tout cela alors que plus de la moitié du corps électoral ne se déplace plus dans les isoloirs. Tout cela pendant que notre ministre de l’économie, sinistre pantin de la finance mondiale, parade à Las Vegas avec le gratin patronal français, dans la ville du vice, de la tromperie, de l’argent sale et facile, pour dire à quel point la régulation, même modeste, est une entrave au miracle libéral ! La crise est profonde. Crise de confiance, crise d’avenir, crise métaphysique, crise … Le danger réside dans le fait qu’en occultant de proposer au pays un vaste débat sous cet angle précis, la confrontation se durcit autour de problématiques réactionnaires (remise en cause de la laïcité, fantasmes autour des réfugiés …). Le gouvernement mange dans la gamelle opportuniste en flattant les instincts autoritaires sous perfusion médiatique. L’État d’urgence se transforme en nouveau régime ordinaire permettant de contenir l’exaspération sociale et salariale. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, conséquence directe des politiques impérialistes que nous menons, c’est une camisole de force géante que le gouvernement est en train d’établir. Museler les oppositions, imposer les valeurs et les croyances, inoculer un climat de peur permanente … La République s’est totalement inféodée au capital et répond sans broncher à ses prérogatives. Nous sommes dans la phase la plus grave et la plus répugnante du capitalisme. Je vous conseille de lire ou de relire Lénine qui dresse une description exemplaire de ce phénomène dans Impérialisme, stade suprême du capitalisme.

Ce qu’il nous manque donc cruellement, c’est une organisation capable de soulever ces contradictions, de les articuler dans une réflexion et une pratique qui permettent de créer un élan de résistance, de dessiner les contours d’une alternative globale et sans concession. Des millions de personnes attendent ce mouvement. Certains se structurent dans des organisations encore modestes. Cependant il est nécessaire de réussir à massifier, à fédérer cette sphère. L’émiettement est notre pire ennemi. Il a toujours été le pire ennemi des travailleurs. Pour autant et pour répondre d’office aux gogos qui agitent sournoisement le chiffon des rassemblements boiteux et opportunistes, ce travail de rassemblement ne peut se faire n’importe comment et à n’importe quel prix. Oui, on ne peut que désespérément déplorer le temps de la valse des renégats. Je me moque de 2017. 2017 est un leurre, tout juste un rendez-vous électoral d’une république bourgeoise totalement corrompue et impuissante.

L’urgence est à créer l’émulation révolutionnaire à la base. Redonner des perspectives aux travailleurs, soutenir et accompagner leurs luttes, créer les conditions d’une mise en commun de ces dernières en les replaçant dans le cadre d’une lecture globale du rapport de force, recréer du sens commun par une démarche dialectique matérialiste, bref reprendre les bases et édifier le mouvement avec patience et méthode (sans donc se préoccuper du calendrier électoral qui ne nous concerne plus vraiment). Créer des temps de rencontre et d’échanges dans les quartiers, dans les entreprises autour de batailles concrètes. Une action contre le logement insalubre, une mobilisation pour promouvoir l’éducation populaire, une mobilisation populaire autour d’une école, des actions pour promouvoir la baisse du temps de travail et de meilleurs salaires … Il faut créer du mouvement, de l’action avec le soucis permanent du rassemblement, du travail collectif, avec le soucis permanent d’inscrire ces luttes dans la confrontation incessante entre dominants et dominés. Il faut nous éduquer à la lutte permanente d’une classe face à une autre. C’est ce défi que nous avons à relever. Alors au diable les écuries, entrons dans la course !

Guillaume Sayon 

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Liberté Hebdo 1205 : L'édito de Franck

4 Février 2016, 17:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1205 : L'édito de Franck

NOUS SOMMES TOUS DES SALARIÉS EN LUTTE

A chaque fois que nous évoquons les combats et les luttes menés par les salariés et les syndicats face aux employeurs indélicats, à la pression patronale, nous enrageons de constater que ce sont toujours les mémes méthodes qui régissent la violence des rapports sociaux dans l’entreprise.

Il est de bon ton de ne pas commenter les décisions de justice. Mais quand l'injustice frappe à nos portes, au-delà de l’indignation et du sentiment de révolte, c'est l’envie de changer le monde qui l'emporte.

Et les peines infâmantes tombées sur les têtes des huit salariés de Goodyear deviennent l’objet d’un combat national pour l’ensemble du monde du travail, pour tous ceux qui veulent que ça change et que ça bouge.

La manifestation de soutien le 4 février à Paris, ou dans la région, en est un exemple. Et d'autres sont à venir.

Des comités de soutien se créent partout. Pour rendre à ces hommes leur dignité.

Pour faire prendre conscience à ceux qui nous gouvernent que tout ne tourne pas autour du capital.

Que l’Humain d’abord n’est pas qu’un slogan mais une réalité à faire vivre, à promouvoir.

Dans le Nord, le comité de soutien se réunira à l’Espace Marx, le 25 février à 18 h.

A l'heure où le gouvernement veut faire avaler la pilule d’une pseudo réforme du Code du travail, la solidarité est plus que jamais nécessaire. Pas question de laisser dire ou faire croire que le monde de l’entreprise s'organise gentiment dans un cadre de « dialogue social » serein entre employeurs de bonne volonté et « collaborateurs » dévoués.

Non ! Cent fois non ! Les relations des salariés avec les employeurs sont basées sur des contrats impliquant d'abord la subordination des premiers face aux seconds. Et les abus, volontaires ou non, sont nombreux et réels. eLes impacts sur la santé, la vie familiale ou sociale, sur les revenus sont redoutables.

On ne compte plus les crimes et les délits commis au nom du profit, du profit seul.

L'action syndicale, porteuse d’espoirs, de solidarité, de justice sociale, ne doit pas être criminalisée.

Le gouvernement s’est engagé, d’abord à Air France, puis chez Goodyear dans une pente dangereuse. Les citoyens doivent s’exprimer plus encore sur cette infamie. Plus de 150 000 personnes ont déjà signé la pétition lancée par la CCT réclamant l'abandon des poursuites des salariés.

Partout, là où nous sommes, la solidarité doit faire face au langage de la répression. C’est la seule vraie alternative.

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