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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain

30 Janvier 2016, 11:26am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
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Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain

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Chômeurs, à vos poches !

29 Janvier 2016, 19:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A quelques semaines des négociations sur la convention d’assurance chômage, et le jour même où François Hollande présentait son plan pour l’emploi, la Cour des Comptes a dévoilé ses recettes pour combler le déficit du régime d’assurance chômage. Au menu : baissedu taux de remplacement (montant de l’allocation par rapport au dernier salaire, réduction de la durée d’indemnisation pourles chômeurs âgés et pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.....). Le montant estimé du déficit est de 30 milliards fin 2016, 35 milliards en 2018. Juste le même montant que le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) dont on sait qu’il a servi, pour l’essentiel, à nourrir les dividendes et autres spéculations. Ce chiffre-là, la Cour des Comptes ne le voit pas. Comme beaucoup d’autres.Au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi, la Cour des Comptes dévoilait,pour appuyer les propos de celui-ci, quelques-unes de ses propositions afin de réduire le déficit de l’assurance chômage.

Pas de réelle surprise. Dans le viseur, l’indemnisation des chômeurs jugée trop longue, trop élevée, trop coûteuse, qu’il convient de diminuer.

Après le coût du travail, le coût du chômage !

Et de comparer, pour bien prouver la solidité de ses arguments,la situation des chômeurs d’autres pays européens loin de bénéficier d’autant de largesses que leurs homologues français.

Cette attaque n’est pas nouvelle. Elle revient régulièrement avant chaque mauvais coup porté au monde du travail et chaque renégociation de la convention d’assurance chômage. Pour le coup, la Cour des Comptes joue tout de même petit bras ! Sûr qu’en cherchant bien, elle trouverait des pays, en dehors de l’Europe, où le chômage est encore moins indemnisé, voire pas du tout ! Pourquoi se gêner ? C’est bien connu, il y a toujours plus malheureux et plus pauvres que soi ! Plus riches aussi !

Les privilégiés ne sont pas chez les privés d’emploi 

Car au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi et la Cour des Comptes sa proposition de réduire les allocations chômage, OXFAM (ONG spécialisée dans la lutte contre la pauvreté et pour la justice sociale) révélait, elle, dans son rapport annuel, que les inégalités dans le monde ont atteint, en 2015, des sommets inégalés.

62 ultra-riches possèdent plus que 3,5 milliards de personnes dans le monde, soit 1760 milliards de dollars (en augmentation de 44% depuis 2010). 1% de la population mondiale détient un patrimoine supérieur à celui des 99 autres.

Et la France n’est pas en reste. 10 % des plus riches se sont accaparés plus de la moitié de l’augmentation des richesses depuis l’an 2000.

Curieusement ces chiffres-là, la Cour des Comptes ne les voit pas !

Pas plus que les 200 milliards d’aides diverses versées aux entreprises dont on attend toujours le bilan de leur utilisation. Pas plus que les 50.5 milliards d’euros de dividendes versés en 2014 aux actionnaires par les sociétés non financières. Pas plus que les 3,49 millions de personnes, sur les 6,13 millions inscrites à Pôle emploi qui ne perçoivent aucune indemnité chômage, et dont on ne peut décidément pas accuser de vider les caisses de l’UNEDIC !

Étrange aveuglement, bien utile pour faire porter le chapeau aux victimes et exonérer de toute responsabilité ceux qui continuent de s’engraisser.

Ce ne sont ni le coût du travail, ni le montant des allocations chômage qui sont en cause mais bel et bien des choix économiques et politiques où seuls les intérêts de la finance et de la rente sont encouragés et privilégiés au mépris des salariés, de la création d’emplois donc des chômeurs.

En 1981, sur 100 euros de richesses créées, 5 allaient la rémunération du capital. C’est 23 euros trente ans plus tard. Voilà la vraie prédation financière à laquelle il faut s’attaquer pour faire reculer le chômage : le coût du capital.

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CODE du TRAVAIL : grands principes et duplicité

29 Janvier 2016, 19:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CODE du TRAVAIL : grands principes et duplicité

Nous avons déjà relevé les grands dangers de cette contre-réforme engagée au nom des grands principes.

Accompagnée de la volonté de contournement de la volonté majoritaire des salariés par l'organisation de referendum initiés par les syndicats de collaboration de classe afin de briser toute résistance aux contre-réformes et aux reculs sociaux comme chez Smart ou à la FNAC.

L'article 33 des fameux grands principes vantés par Robert Badinter illustre bien le double langage coutumier des socialistes.

Il stipule en effet :

" La durée normale du travail est fixée par la loi. Celle-ci détermine les conditions dans lesquelles les conventions et accords collectifs peuvent retenir une durée différente"

Autrement dit la loi est supposée encadrer la manière ... de contourner la loi et ouvre donc la porte à une remise en cause de la durée légale du travail dans les branches et dans les entreprises et donc au taux et à la rémunération des heures supplémentaires.

Raison de plus d'engager dès à présent la bataille contre la remise en cause de l'actuel Code.

Calendrier : présentation par la ministre du travail de la réforme au conseil des ministres le 9 mars prochain, la re-rédaction devant s'étaler sur 2 ans, si bien sûr rien ne vient bousculer tout ce "beau" projet comme le mouvement social en maintes circonstances a su mettre en échec les plus emblématiques contre-réformes. N'est-ce pas monsieur Juppé?

Ci-dessous (en pièce jointe) le texte du rapport remis le 26 janvier 2016 au premier ministre:

CODE du TRAVAIL : grands principes et duplicité

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Je ne savais pas qu'une ministre progressiste existait au sein du gouvernement

29 Janvier 2016, 18:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Je ne savais pas qu'une ministre progressiste existait au sein du gouvernement

Celle qui "quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur".

Certes, Christiane Taubira est une femme cultivée, elle possède aussi un talent oratoire hors du commun. Elle a su bataillé avec courage contre les histrions de droite et d'extrême droite qui en voulaient à la couleur de sa peau. Pour autant, depuis mai 2012 en tant que ministre, fut-elle au sein du gouvernement facteur d'un peu de justice sociale?

Oui, elle fut la porte-parole émérite du mariage pour tous, face aux dignitaires de toutes les religions françaises, des réactionnaires de tout crin, lesquels, du ciel, de droite et d'extrême droite, se sont alliés pour combattre un progrès sociétal.

Mais cette avancée sociétale, pour que chacun puisse être plus égal en droit avec son voisin, n'a pas coûté un seul centime d'euro à la politique d'austérité définie par les socialistes depuis mai 2012.

Je lis et j'entends que madame Taubira, en quittant le gouvernement, est soudainement devenue l'icône de la gauche en reconstruction et le Pcf, dans l'Humanité de ce jour, l'invite même à ses conclaves qu'il organise chaque semaine à partir de février.

Je ne sais pas quels sont les intentions de l'ex-ministre de la Justice de François Hollande. Mais a-t-elle claqué la porte aux dérives droitières des gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls? Et dans le domaine de la Justice dont elle possédait le maroquin, ne serait-ce sur le fonctionnement des Conseils de prud'hommes, a-t-elle élargi les droits de cette instance particulière au monde entier qui juge et condamne les infractions au Code du travail et au droit social? Ou bien le contraire? Et je n'ai pas plus entendu un mot de sa part sur le charcutage prévu du Code du travail.

La gauche, la vraie gauche, n'a pas besion d'un icône de plus. Elle n'a urgence que de lutter pour un programme anticapitaliste clair et sans calculs politiciens. Dans la cité et dans les entreprises. Et pas dans les salons, pire dans les corridors, sous les ors de la 5e République.

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Proposition de résolution de trois députés PCF, visant à sortir de l'OTAN)

29 Janvier 2016, 18:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Alors que Hollande, dans la parfaite continuité avec la politique de Sarkozy, est en train de parfaire la réintégration de la France au sein de cette organisation guerrière qu’est l’OTAN, il y a heureusement encore quelques députés qui résistent. Il est bon de rappeler que ces trois élus ont proposé une résolution à l’Assemblée nationale pour faire sortir notre pays de ce rassemblement de terroristes.

ROPOSITION DE RÉSOLUTION

visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN),

présentée par Messieurs

Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO et Gaby CHARROUX,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS
___

Mesdames, Messieurs,

Un appel pluraliste a été lancé pour la dénonciation par la France du Traité de l’Atlantique nord et le retrait de ses armées du commandement intégré.

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ? », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs d’un appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-unis et soutenue par l’Union européenne, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les États-unis avec la complicité des États vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre Nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français.

Il est tout à fait possible que la France renonce à son appartenance au traité de l’Atlantique nord et retire ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être.

Sous le bénéfice de ces observations, il vous est demandé de bien vouloir adopter la présente proposition de résolution.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION :

Article unique

L’Assemblée nationale,

Vu l’article 34-1 de la Constitution,

Vu l’article 136 du Règlement,

Est favorable à la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord ainsi qu’à la dissolution de cette organisation.

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Liberté Hebdo 1204 : L'édito de Franck

28 Janvier 2016, 17:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1204 : L'édito de Franck

 

LES CONVICTIONS CONTRARIÉES

 

La République est bien fragile. Ne l’oublions pas. Deux exemples cette semaine frappent tous les esprits.

 

D’abord, monsieur Robert Badinter, gloire nationale qui mena la bataille victorieuse contre la peine de mort. Ce qui lui confère une aura que MM. Valls et Hollande ont détournée en le faisant plancher sur la « réforme » du code du travail. L’homme de conviction devient alors le faire-valoir d’un acte régressif redoutable pour le monde du travail. Il a beau s’en défendre comme il l’a fait sur France Inter cette semaine en présence de la ministre du Travail Myriam El Khomri, qui a pu paisiblement dérouler une belle langue de bois.

 

Le fondement du droit du travail, n’en déplaise au Medef, grand vainqueur dans l’affaire, est principalement issu des revendications, des luttes, de l’action menée par les salariés et les syndicats pour l’amélioration des conditions de travail, la protection des salariés.

Il faut du temps pour qu’une loi vienne apporter, de façon générale, les garanties nécessaires à ce que le droit existe dans l’entreprise. Et même, il faut que les délégués syndicaux, les délégués du personnel, les salariés, se défendent sans cesse pour qu’il soit appliqué.

Les (mauvais) exemples récents, à Air France, Goodyear ou ailleurs montrent qu’en France la justice ne s’applique pas de la même manière selon que Ton soit d’un côté ou de l’autre de la barrière. Dommage vraiment qu’un grand homme comme Badinter se soit laissé entraîner dans ce jeu de massacre.

 

Deuxième point, et pas des moindres, la démission forcée de Madame Christiane Taubira. Nous retiendrons ici l’engagement dont elle a fait montre sur la question des mineurs sanctionnés injustement lors des grèves de 1948.

Le gouvernement lui confia la lourde mission du mariage pour tous. Ce qui lui valut une campagne atroce, abjecte, de la part de Textrême-droite et des conservateurs de tout poil.

Son départ, attendu, est aujourd’hui présenté par les grands médias nationaux comme un espoir pour la gauche de la gauche. Voilà qui s’appelle aller un peu vite en besogne.

 

D’abord, Christiane Taubira a déjà été candidate à l’élection présidentielle en 2002.

Candidature qui avait permis à certains  caciques socialistes de lui faire porter la responsabilité de l’échec de Lionel Jospin.

 

Ensuite, c’est un fait patent depuis 2005 : les médias dominants usent de leur influence pour « choisir » leur candidat idéal à la place des électeurs, et surtout, des militants. Pour nous l’heure n’est pas encore à déterminer qui est le plus à même de défendre les idées de la gauche de combat et de transformation sociale. L’heure est surtout à redéfinir un programme, un socle commun, au plus près des attentes des citoyens et de la préservation des libertés publiques.

 

Le départ de Christiane Taubira du ministère de la Justice ne stoppe pas les réformes en cours, au contraire. Les abus liés à l’état d’urgence et la déchéance de nationalité restent dangereusement d’actualité. L’urgence est d’abord sociale, démocratique et citoyenne.

C’est le sens du soutien qu’apporte le Parti Communiste Français aux manifestations et rassemblements du 30 janvier dans toute la France.

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Procès de la modernité

28 Janvier 2016, 17:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Je me souviens d’une phrase de Roland Barthes vue je ne sais plus où et qui disait « tout d’un coup, il m’est devenu indifférent de ne pas être moderne ». Cette phrase si simple en apparence fut pour moi une vague qui emporte la tempête dans son sillage. J’ai pensé que c’était sans doute là notre mal du siècle. Car oui, au-delà des oppositions réelles qui existent sur le plan métaphysique ou politique, il en est une autre qui prend une importance vitale aujourd’hui, notre positionnement vis à vis de la notion de modernité. La modernité telle qu’elle nous est imposée par la police de la pensée, par la classe dominante, par les beaux esprits qui font la pluie et le beau temps sur les vallées embrumées de la sémantique, du langage, des valeurs. Si mai 68 dressait les barricades pour la conquête de la liberté, celle-ci m’apparaît aujourd’hui comme une rêverie romantique.68 accoucha en réalité de la destruction du temps. Aujourd’hui c’est le règne de la toquade, de l’immédiateté, du bon mot. On use de formules gribouillées par des armées de communicants, on dialogue par phase avec intensité et violence. Aujourd’hui la pensée c’est 140 signes … Tout cela en apparence n’est qu’une question de souffle, de rythme, de gestion de la temporalité. Tout va plus vite, plus fort. Internet, l’information, même le cinéma souffre de cette accélération du temps. Le cinéma qui fait fureur dans la nouvelle génération, celui d’Edgar Wright, nous emporte dans un tourbillon d’images qui finit par ankyloser le cerveau. Faites regarder un film de Terrence Malick aux plus jeunes et voyez leur réaction. Il semblerait qu’on ne puisse donc rien faire pour contrer cette irrésistible accélération du temps.

J’ai la certitude qu’être révolutionnaire aujourd’hui c’est déjà être capable de remédier à cette perte de contrôle du temps. Comme tout bon élève de Marx qui se respecte, je m’efforce de penser les hommes et leurs rapports, l’histoire et son matérialisme sous le prisme d’une longue temporalité. C’est déjà sacrément audacieux et subversif d’affirmer cette démarche dialectique. Il faut bien avouer que les lecteurs de nos réflexions ne sont pas légion. Parfois on travaille dur pour offrir une réflexion la plus construite possible, la plus argumentée, la plus aboutie. On fait même l’effort de soigner notre style pour rendre la lecture plus agréable. Mais cela ne suffit pas. On a parfois le sentiment de ramer dans une embarcation de fortune en pleine mer pour filer la métaphore maritime. Trêve de plaisanterie … N’allez pas croire benoîtement que cette perte de contrôle du temps est un simple accident tragique inhérent à ladite modernité. Non, la réalité est beaucoup plus sournoise que cela. C’est d’un procédé politique dont il est en fait question. C’est même l’un des visages de la lutte des classes et de la victoire provisoire de la bourgeoisie. Priver le plus grand nombre d’une pensée construite qui prend de longues inspirations, c’est tout simplement priver les dominés de la pensée tout court.

Alors, lorsque l’on décide d’accepter les règles du jeu telles qu’elles sont fixées par l’élite dirigeante, on est obligé de s’adapter et on finit par ne plus produire de pensée. C’est le cas de nombreux responsables de la gauche de la gauche comme le dit la formule consacrée. Entre micro-entretiens dans les matinales radiophoniques et la gestion, heure par heure, de sa page facebook et de son compte twitter, difficile de pouvoir affirmer la moindre chose qui puisse véritablement bousculer une conscience. C’est, je pense, ce qui a poussé Jean-Luc Mélenchon à développer le principe du parler « cru et dru ». Se faire entendre par la violence du verbe dans le flot ininterrompu de l’information sous LSD. Je ne suis personnellement pas convaincu de la pertinence du procédé. La violence est omniprésente dans notre univers quotidien. Violence au travail, violence des idées, violence du temps … Je ne dis pas que la violence est nécessairement nocive. On ne fera d’ailleurs pas abdiquer la bourgeoisie avec des roses, fussent-elles dangereusement épineuses. J’ai cependant le sentiment que nous ne rallierons pas massivement à notre cause la masse des honnêtes gens par la violence verbale. La pensée doit être rassurante, prendre les traits d’une douce utopie concrète. Le parti de la violence, c’est celui de la bourgeoisie, du patronat et de son intelligentsia aux ordres. La violence ne pourra se manifester que dans les faits, que dans les actes car aussi vrai qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, on ne fait pas tomber de bastilles sans un minimum de violence. C’est une conséquence de la détermination absolue de vaincre. J’ai un rapport névrosé à la violence. Je l’exècre jusque dans mes moindres retranchements. Mais je suis aujourd’hui convaincu que j’y prendrais ma part si besoin il y avait, si le bonheur commun en dépendait.

Cependant, et alors que je reviens à la formule de Barthes, il me semble que combattre la modernité va au-delà de la simple bataille du temps. La bataille des mots vient lui tenir la dragée haute. Alors qu’il est fun et branché de crier sur tous les toits du monde (surtout ceux de Paris d’ailleurs) sa Charliemania, le droit au blasphème et autres bondieuseries niaises, il y a des mots, des références, des imaginaires qu’on ne peut plus convoquer. Faute de quoi l’inquisition médiatique vous condamne publiquement à l’isolement et aux crachats de la foule des valets en délire. Un des exemples les plus parlants est celui du communisme. Mieux encore, évoquer positivement le bilan du soviétisme. Affirmer que l’histoire a été manipulée à des fins idéologiques lorsqu’elle publie des inepties du genre, l’URSS a assassiné des centaines de millions d’hommes et de femmes. A en croire certains, on donnait de la viande humaine à des meutes de chiens enragés dans l’Oural et en Sibérie. Je pense à cela car hier soir je regardais un extrait de l’émission de Laurent Ruquier où l’invité était le juge antiterroriste Marc Trévidic. Il parlait avec justesse des djihadistes. D’un coup la discussion dérive et Thierry Ardisson qui était sur le plateau lui aussi, fait cette sortie mémorable lorsqu’il compare djihadisme et communisme. Personne n’est venu le contredire ou simplement lui dire que la poudre lui avait probablement grillée les neurones. Mais l’éducation nationale n’a rien à lui envier en interprétant avec malice la notion de totalitarisme. Hitler = Staline = Mussolini. Bref le langage est funestement borné et vidé de sa substance. Là aussi c’est une victoire de l’oligarchie. Petite parenthèse d’ailleurs, vous remarquerez que c’est la gauche au pouvoir qui fait le plus de dégâts de ce point de vue. Valls en est l’aboutissement. Un gamin ne respecte pas une minute de silence, au poste ! Un prof d’université fait avec ironie un trait d’humour sur « les blancos », devant les tribunaux. Par ailleurs, antiracisme et laïcité sont maintenant des prétextes à la lapidation publique.

Écrire aujourd’hui tout en assumant ses croyances profondes devient un exercice périlleux, un acte de résistance. Attention tout de même car très vite vous êtes transformés en stalinien, en antisémite, en rouge-brun, en eurosceptique (je vous laisse imaginer la moue dédaigneuse en le disant). L’Europe aussi est une forteresse imprenable. Se dire anti-européen revient à se résigner à recevoir des pierres en plein visage tout en traînant sa croix sur le dos. Le langage doit être policé, dans la ligne. Il est donc de notre devoir de ne pas nous laisser imposer les mots et les cadres. La bataille du langage est fondamentale. Elle requiert un attachement et une croyance résolue en des idées néanmoins. Certains l’ont manifestement oublié …

Je conclue car ce billet est déjà trop long. Je peux dire sans peine que je ne suis pas un moderne au sens macronien du terme. Je ne me laisse pas emporter par la marche encadrée du temps et de la langue. Je crois en des choses, j’ai le besoin irrépressible de l’exprimer sans me priver des outils à ma disposition pour le faire. Quoi qu’il en soit, il ne pourra y avoir inversement du rapport de force qu’à la condition que nous réimposions une temporalité, la nôtre et que nous reprenions possession de nos mots, de nos concepts, de notre histoire. Alors au boulot !

Guillaume Sayon

 

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La fédération du Pas de Calais écrit à Pierre Laurent

28 Janvier 2016, 17:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Fédération PCF du Pas-de-Calais

  

 

 

                    Lens le 22/01/16

 

A l’attention de Pierre Laurent, Jean louis le Moing.

Copie aux secrétaires de sections et trésoriers du PCF 62

Chers camarades,

 

Nous sommes le 22 janvier et à ce jour dans les fédérations nous avons les timbres 2016, mais aucun matériel. La carte pluriannuelle s’arrêtant en 2015.

Le système de la carte pluriannuel est déjà à notre sens un frein à l’organisation du PCF, la disparition de la faucille et le marteau est lourde de sens, mais faire le choix de ne pas délivrer en début d’année le matériel permettant de remettre les cartes nous fait réagir avec force.

Doit-on y voir une volonté politique en cette année de congrès, doit on comprendre que l’organisation et la collecte des cotisations n’est pas une priorité.

Dans notre fédération, nous sommes interpellés par de nombreuses sections et cellules.

A l’heure ou la bataille idéologique est sans précédent, il nous semble pas anodin de faire un effort sur l’organisation du parti, de travailler d’arrache pied à renforcer le PCF.

Nous demandons donc des explications claires sur le sujet.

Dans l’attente, le secrétariat de notre fédération à pris la décision d’éditer une carte annuel permettant ainsi aux Communistes de notre fédération de pouvoir reprendre leurs cartes et coller leurs timbres !

Fraternellement.

 

Kamel BEN AZOUZ

 Trésorier fédéral

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Repas fraternel salle des fêtes de Beaurains

28 Janvier 2016, 07:17am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Repas fraternel salle des fêtes  de Beaurains

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Liberté Hebdo 1203 : L'édito de Franck

22 Janvier 2016, 18:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1203 : L'édito de Franck

JE SUIS OUAGADOUGOU

 

Une terrasse de restaurant et un hôtel international ont été frappés cette fois-ci par des hommes armés se réclamant d’une religion. Un nouvel acte de guerre. Un crime de guerre de plus. Les trois assaillants auraient été abattus mais toujours pas identifiés. A des milliers de kilomètres de Paris... 30 victimes de plus, de trop, d’une guerre sans nom.

 

Certes, il n’y a pas de Tour Eiffel dans la capitale du Burkina Faso. Mais les assassins frappent de la même manière des innocents, et leurs familles. Et l’écho est plus faible, car plus lointain. Mais là encore plus, cette violence est le fruit des errements diplomatiques occidentaux, des enjeux économiques et géostratégiques.

 

La religion sert de cache sexe à des intérêts de pouvoir et de contrôle des populations.

A qui profite le chaos ?

Sur nos écrans passent sur des terres gelées de Serbie, des familles entières de réfugiés fuyant les guerres en cours au Proche-Orient. Le commentaire du journaliste est à l’aune de nos soucis actuels, enfin celui que le journal télévisé ne veut pas vous faire oublier : « Malgré le froid, l’afflux de réfugiés continue ».

 

Car l’actualité dans la majeure partie des journaux télévisés est axée sur cette grande nouvelle : il fait froid l’hiver.

Malgré le froid, la peur et la haine continuent d’alimenter les guerres en cours.

 

Trop de familles sont toujours obligées de fuir leur pays. Pas seulement pour raisons économiques, mais principalement pour une question de survie. Malgré le froid, la mort continue.

 

Le collectif « Les morts de la rue » recense déjà 21 décès de personnes sans domicile fixe, pour 2016 à la date du 19 janvier. Dont deux à Lille et un dans la Somme. Les régions réputées ensoleillées ne sont pas plus hospitalières aux sans logis l’hiver. Quatre décès sont relevés à Marseille (13) et un à Montélimar(26).

Ce n’est pas le froid qui tue, c’est la misère.

La majorité des décès sont dans la région parisienne et les grandes villes. Le site du collectif indique malheureusement que la liste n’est pas exhaustive...

Les frissons nous viennent dans le dos en pensant aux réfugiés de Calais, de Grande Synthe et d’ailleurs.

Dans quelles conditions de vie abominables sont-ils contraints de vivre ?

 

Je suis Ouagadougou, ici aussi.

 

* www.mortsdelarue.org

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21 JANVIER 1924 / 21 JANVIER 2016 : LÉNINE IMMORTEL

21 Janvier 2016, 17:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Par cette froide journée du 21 janvier 1924, les yeux de Lénine se fermaient pour toujours. L’homme qui avait dirigé la Révolution d’Octobre, qui marqua une ère nouvelle dans l’histoire de l’humanité, s’éteignait.
Toute l’humanité progressiste saluait aussitôt ce géant de la pensée et de l’action.
Aujourd’hui encore, malgré les tentatives permanentes de criminalisation du communisme et des dirigeants des Soviets, le nom de Lénine reste pour les travailleurs conscients du monde entier synonyme d’émancipation, de fermeté révolutionnaire et de dignité prolétarienne. Pour la première fois dans l’histoire les ouvriers et les paysans dirigeaient un immense pays en prouvant qu’on pouvait, et avec avantage, se passer des capitalistes, des propriétaires fonciers et des financiers.

Marxiste créateur parce que marxiste authentique, il poursuit et actualise la théorie révolutionnaire de Marx et d’Engels. Il crée ce qui deviendra le léninisme.

Il fut à l’origine de l’Internationale communiste, et par elle, du PCF dont le Congrès de Tours rallia la Troisième Internationale pour rompre avec la social-démocratie qui venait d’envoyer à la boucherie impérialiste les ouvriers d’Europe. Avec ses camarades bolcheviks, Lénine jeta les bases de l’Union des République Socialistes Soviétiques dont l’effondrement contre-révolutionnaire, en 1991, n’a apporté que malheur au camp du travail, du progrès et de la libération nationale.
A l’heure où les communistes authentiques subissent des attaques de toutes sortes, y compris de la part de ceux qui rejettent « la matrice léniniste » et qui raillent le « centralisme démocratique » et la discipline communiste, ceux qui, de gauche ou de droite, désertent et renient le léninisme, ses principes, son action, les militants du PRCF proclament leur fidélité sans faille au léninisme, c’est-à-dire à la pensée marxiste créatrice, à l’effort pour défendre ou reconstruire de vrais partis communistes de classe, au primat du combat de classe dans les questions politiques.
Jamais autant qu’aujourd’hui l’œuvre de Lénine ne nous a aidés à nous orienter politiquement. Il nous permet encore de comprendre le monde et d’agir pour le changer.

 

Affiche des Jeunes pour la renaissance communiste en France (JRCF) pour le 90e anniversaire de la Révolution d’Octobre

Jamais le Parti communiste, c’est-à-dire le parti d’avant-garde des travailleurs procédant à l’analyse matérialiste et dialectique de la société, ne fut davantage une nécessité pour résister et contre-attaquer face aux agressions de plus en plus graves du capital (Goodyear, Air France, SNCM, EDF, etc.).

Jamais, ceux qui veulent extirper le léninisme et détruire la « forme-parti » de l’engagement communiste n’ont tant aidé les capitalistes à désarmer unilatéralement le camp du travail. Et jamais l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, qui prend aujourd’hui un visage de plus en plus barbare et fascisant, n’a autant démontré sa malfaisance.
Lénine nous a dit Que faire. Et nous le faisons, non pas en répétant stérilement des formules, mais en proposant une stratégie de Front antifasciste, patriotique et populaire entièrement fondée sur l’analyse du « moment actuel ».
Lénine est mort le 21 janvier 1924, mais le léninisme est immortel ; car le clivage ressurgit sans cesse entre le menchevisme qui, sous des formes toujours nouvelles, soumet la classe laborieuse aux idées dominantes, et la voie bolchevique du combat de classe organisé et discipliné pour que les travailleurs dirigent la société.

 

 

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Pétition: L’APPEL DES GOODYEAR

20 Janvier 2016, 21:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Prison ferme contre 8 syndicalistes
Le gouvernement devra rendre compte

 

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.

Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.

Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !

POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.

Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».

LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !

Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences.

Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.

L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

 

 

Goodyear, la bataille de l’emploi - Le moment Meurice sur France Inter

Goodyear. Le soutien dans ll'huma

 

 Gérard Mordillat, romancier et cinéaste : "Aucun d’entre eux ne peut se revendiquer “de gauche” ; une gauche et ses valeurs qu’ils vilipendent, qu’ils déshonorent, qu’ils insultent par le verbe et par les faits."

 

«Danielle Simonnet crie : “Salauds !” à l’adresse de ceux qui ont condamné les syndicalistes de Goodyear à vingt-quatre mois de prison, dont neuf ferme. Quand l’ignominie atteint un tel degré, quand il ne reste que ruines et décombres de justice, reste l’injure, et Danielle Simonnet frappe juste au cœur de la cible… Salauds ! Cependant, comme l’enseigne la sagesse des nations, “à toute chose malheur est bon”, la condamnation des syndicalistes de Goodyear règle d’une certaine manière la question de la primaire à gauche : messieurs Hollande, Valls et tous les membres du gouvernement – je dis bien tous ! – sont définitivement disqualifiés pour y participer. Aucun d’entre eux ne peut se revendiquer “de gauche” ; une gauche et ses valeurs qu’ils vilipendent, qu’ils déshonorent, qu’ils insultent par le verbe et par les faits. Si le cœur leur en dit, ils peuvent toujours se mêler à la primaire de droite, où ils retrouveront leurs amis, leurs complices et pourront célébrer en chœur l’entreprise, le Medef, la déchéance nationale, les racines chrétiennes de la France, la terre qui ne ment pas, l’État fort à la sauce mussolinienne, la persécution des syndicalistes, des étrangers et de tous les opposants à leur vision ultralibérale, voire néofasciste du monde. Inutile de tourner autour du pot, le gouvernement actuellement au pouvoir, ses soutiens, ses hérauts ne sont pas “de gauche”, c’est un gouvernement ultralibéral, défendant les intérêts patronaux, les actionnaires et les spéculateurs. Leurs ennemis ne sont pas “la finance” mais la classe ouvrière et ses représentants, le peuple tout simplement : salariés, chômeurs, précaires, intérimaires, bénéficiaires du RSA, etc., sans distinction d’origine, de statut ou de nationalité. C’est à se demander si monsieur François Le Pen (comme l’appelle le journal italien Il Manifesto) et son Manuel Lavalls ne veulent pas entrer dans le livre Guinness des records comme ayant conduit le gouvernement le plus réactionnaire depuis la fondation de la Ve République ? Les preuves sont accablantes, inutile d’en dresser la liste, elles sont connues de tous, même si les médias s’emploient à dissimuler les interpellations, les assignations à résidence de militants écologistes, antiracistes, syndicalistes, la persécution des Roms, des sans-papiers, des grévistes, qu’ils soient de Goodyear, d’Air France, de Continental ou d’ailleurs, la ruine des services publics, la destruction annoncée du Code du travail, etc. La coupe est pleine. De deux choses l’une : ou les membres du Parti socialiste qui font la même analyse que nous (et il y en a, n’est-ce pas, Gérard Filoche ? N’est-ce pas, Emmanuel Maurel ?) ont le courage de quitter ce camion à ordures et refondent un Parti socialiste avec qui toutes les forces authentiquement de gauche pourront s’allier pour gouverner ou ils continuent – au nom de la discipline de parti – à soutenir les pendus du gouvernement et il n’y aura plus qu’à les renvoyer en bloc aux poubelles de l’histoire. Il est urgent qu’à l’indignation succède l’insurrection, que “le goudron se soulève”, selon l’expression de Frédéric Lordon. La Commune n’est pas morte. Au plus tard, en 17 (pour le centenaire de la Révolution russe), son cri doit nous réunir : vive la Sociale ! »

 

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Assemblée des communistes de l'Arrageois

20 Janvier 2016, 20:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Assemblée des communistes de l'Arrageois

Chaque année, la section du PCF de l'Arrageois effectue une assemblée en début d’année.

Tous les adhérents communistes de l'Arrageois sont invités à débattre

le MARDI 26 janvier à 18h 30

à la section 14 avenue de l'hippodrome Arras 62000

 sur :

L’Élection régionale et les conséquences.

Sur la situation politique tout en abordant l’éventuel primaire à gauche (je vous invite à lire sur le blog du PCF de l'Arrageois : le billet de Guillaume Sayon, Hervé Poly et jeter un coup d’œil sur l'émission "l'invité du 12/13 sur France 3", dimanche dernier avec Pierre Laurent)

et bien sûr, une Réflexion sur le 37e congrès qui se déroulera au mois de juin 2016.

 

Il est nécessaire que chaque communiste puisse être acteur de l'avenir du Parti Communiste Français et d’en être fier !

 

Merci de prévenir les camarades qui n'ont pas internet

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L'invité du 12/13 Magazine dimanche : Pierre Laurent

20 Janvier 2016, 19:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Francis Letellier recevait en plateau ce dimanche 17 janvier, Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste. Il est revenu sur la possibilité d'une primaire à gauche, pour choisir un candidat unique à la Présidentielle 2017. "On veut nous imposer un casting pour la présidentielle : c'est Marine Le Pen, la droite, et François Hollande prétendument candidat naturel de la gauche", déplore le secrétaire national du PCF.

Approfondir l'idée

Selon Pierre Laurent, "il faut un candidat qui réunisse derrière lui le Front de gauche, des socialistes, des écologistes, et tous les citoyens, les électeurs, les intellectuels, les créateurs,de gauche, ou du peuple qui ne se reconnaissent pas dans la candidature de François Hollande". Le secrétaire général du Parti communiste n'est pas réfractaire à une primaire à gauche, mais estime que "cette idée mérite d'être approfondie, d'être encouragée".
Concernant la courbe du chômage, Pierre Laurent reste optimiste quant à une inversion, mais"à condition de prendre un cap totalement différent que celui qui est emprunté par le gouvernement. Il faudrait stopper l'hémorragie déjà".

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Primaire à gauche ou le syndrome tour de Pise !

18 Janvier 2016, 18:43pm

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Primaire à gauche ou le syndrome tour de Pise !

Nous y voilà … Comme un cheveu sur la soupe, comme l’ultime râle d’une vieille dame à l’agonie, le parti annonce qu’il est prêt à répondre à l’appel des primaires à gauche, ne sachant plus quel chemin prendre pour sauver les quelques meubles que nous n’avons pas encore bradés dans les allées sinueuses des brocantes électorales. Signée de révolutionnaires en col blanc à l’image d’un Cohn-Bendit ou d’un Rosanvallon (qui soutenait avec la CFDT une partie des réformes de Juppé en 1995!), c’est dans une tribune collective publiée dans les colonnes de Libération que cette brillante idée lumineuse apparaît aux yeux du grand public. Très vite a fleuri l’enthousiasme d’une partie de nos cadres pour cette vulgate creuse et insipide, pour cette prose résolument réformiste. Nous n’aurions, semble t-il, d’autre choix que de nous engager dans un vaste processus d’uniformisation. Bref nous ne proposons rien d’autre que de mettre à disposition notre réseau, nos bras et nos bijoux de famille pour un candidat unique d’où qu’il vienne. On met quand même un préalable : ni Hollande, ni Valls ! Ouf on peut être rassuré. On a beau se défendre chez les hérauts de la liquidation (qui sont à la manœuvre et qui ont droit au tapis rouge dans le journal des communistes), qu’il doit être question d’un projet avant le casting, avouons que cette question va être centrale et va conditionner l’engagement de nos troupes dans l’hypothétique campagne de l’auberge espagnole de la gauche de la gauche …

Je n’invente rien et ne fais pas ici de la petite agitation trotskiste. J’ai bien trop de respect pour mon parti, pour celles et ceux qui m’ont éduqué politiquement, héritiers modestes et discrets de Marx et de Lénine. Les choses sont clairement annoncées dans l’Humanité de ce lundi 18 janvier. Voici un extrait, relaté dans ce dernier, du rapport introductif de Pierre Laurent lors du CN de ce week end : « tout est fait et pensé pour verrouiller la présidentielle autour de trois possibilités et seulement trois : Marine Le Pen, un candidat de droite et François Hollande. C’est inacceptable, c’est la disparition de la gauche et de toutes perspectives de transformation sociale ». Il affirme plus loin être donc ouvert pour « une candidature de gauche ». Bref l’équation est simplifiée au possible au point de devenir erronée. L’idée même d’une candidature communiste semble de fait être totalement proscrite. Ou même d’une non candidature sur la base d’une lutte radicale contre la république bourgeoise qui embastille les travailleurs et qui donne vie à une forme de moins en moins abstraite de fascisme. Je vous épargne ici la reproduction des propos de Marie-Pierre Vieu que l’Huma cite tranquillement. Elle la liquidatrice, elle qui se bat depuis des années pour la disparition du parti. Y aurait-il une guerre interne à la direction du parti et une perte de terrain des camarades opposés à la liquidation ? Difficile de savoir.

Tout cela se fait naturellement sans même tirer le moindre bilan du Front de gauche, comme si cette aventure n’avait jamais existé, comme si elle n’était pas, après le fiasco des collectifs anti-libéraux (dont nous n’avons tiré aucun bilan non plus), une nouvelle pierre posée sur l’édifice de l’effacement de toute identité communiste et donc révolutionnaire de notre organisation. Non la révolution est has been et il nous faut, nous dit-on dans la suite du compte-rendu du CN de ce week-end, engager un processus de rénovation de notre organisation, nous adapter à une nouvelle réalité que l’on semble découvrir depuis peu. Comme si, par ailleurs, cette réalité nous n’avions pas contribué à l’édifier au fil de nos errements et autres renoncements. Il y a des raisons d’être inquiet. Je le suis comme de très nombreux camarades.

Ce qui me désole c’est le légitimisme mortifère qui pousse de trop nombreux camarades à se taire, à cautionner en silence. La direction a toujours raison … Sauf qu’en attendant c’est ni plus ni moins l’acte de décès du PCF qui est en train d’être signé. In fine, nous allons transformer notre organisation en une fraction d’un mastodonte qui ne sera rien d’autre qu’une formule déguisée de la gauche plurielle ressuscitée. Autant dire un échec assuré à l’image d’un Syriza qui n’aura que mollement résisté avant de devenir un simple exécuteur de la politique de répression populaire. Quelle belle perspective d’avenir vous en conviendrez. Je m’y opposerai de toutes mes forces !

 

Le syndrome tour de Pise

Au final c’est un scénario à l’italienne qui se profile. De l’autre côté des Alpes la gauche n’est plus qu’une vieille chimère. Le PCI, qui très tôt impulsa la mutation, a fini par se fondre dans des coalitions absurdes et aujourd’hui il n’existe plus que la droite alliée à l’extrême-droite et un centre gauche plus libéral que moi tu meurs ! C’est ce qui nous pend au nez dans l’hexagone. Car au-delà de l’enjeu de sauvegarder une organisation nationale communiste, c’est l’idée même du socialisme que l’on tente d’enterrer pour de bon. C’est donc l’abandon de la remise en cause du système capitaliste, de ses logiques et de ses normes pour promouvoir un projet réformiste. Bref dans l’élan d’une recomposition politique irréfutable et complète du moment, nous n’aspirons qu’à devenir de gentils sociaux-démocrates, à prendre la place laissée vacante par le PS.

Alors même que l’événement des Goodyear nous rappelle à quel point il est nécessaire de réactualiser une grille de lecture marxiste, avec un antagonisme des classes qui atteint son paroxysme, une concentration du capital qui tire le salaires vers le bas pour assurer une courbe ascendante du taux de profit, une classe dirigeante qui mène une guerre totale contre le syndicalisme et plus largement contre les travailleurs, nous rêvons simplement de devenir une sorte de médiateurs afin de pacifier les rapports, aménager l’exploitation pour qu’elle soit plus vivable. D’ailleurs avec des ecclésiastiques fanatiques de l’Europe (EELV) qui se refusent à remettre en cause ce carcan économique et idéologique, sans doute l’une des plus belles réalisations de l’impérialisme US (dixit Marie-France Garaud qui n’est pas une complotiste totalement aliénée). Nos aînés doivent vouloir revenir d’entre-les-morts pour nous coller une bonne paire de baffes plus que méritées ! Nous voilà donc repeints en fossoyeurs de l’espoir d’un autre monde, d’une autre société …

C’est ce que je nomme le syndrome tour de Pise avec une double référence. Une, déjà évoquée et qui concerne la destruction de la gauche italienne et une autre plus symbolique encore. En effet, s’engouffrer dans ce piège des primaires, dans cette petite tambouille électorale sans lendemain et sans perspective hormis celle du renoncement, c’est comme bâtir une immense structure sur des bases bien trop fragiles. Quels sont les points communs entre un communiste et un Cohn-Bendit ? L’édifice finira par pencher en menaçant même de s’écrouler. Ce qu’il faudra absolument éviter, c’est de confisquer ce débat aux communistes. Les premières voix qui se sont élevées pour contester la manœuvre ont eu droit aux banales invectives, aux attaques ad hominem. Il faudra pourtant continuer à porter la contradiction, à dissiper les écrans de fumée. Rien ne serait pire que le simple opportunisme électoral comme on peut le lire dès les premières phrases pratiquement prophétiques dans l’État et la Révolution : « l’opportunisme régnant éduque, dans le parti ouvrier, des représentants des travailleurs les mieux rétribués qui se détachent de la masse, qui « s’accommodent » assez bien du régime capitaliste et vendent pour un plat de lentilles leur droit d’aînesse, c’est-à-dire qu’ils abdiquent leur rôle de chefs révolutionnaires du peuple dans la lutte contre la bourgeoisie ». Sans sombrer dans le travers des puristes, il me semble que c’est un enseignement digne d’intérêt, qui mérite au moins d’être médité.

 

Guillaume .Sayon

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