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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Régionales: La voix et libre FR3, élection régionales dans le Pas-de-Calais

30 Novembre 2015, 19:21pm

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Régionales : LE VOTE PCF / FRONT DE GAUCHE

30 Novembre 2015, 19:17pm

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Régionales : LE VOTE PCF / FRONT DE GAUCHE

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Régionales : Clip de campagne de l'Humain d'abord, avec Fabien Roussel

30 Novembre 2015, 19:16pm

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Régionales: La fédération CGT des services publics s'adresse aux agents territoriaux

30 Novembre 2015, 18:48pm

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Régionales: La fédération CGT des services publics s'adresse aux agents territoriaux

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Régionales : La fusion gauche/droite sur le feu

30 Novembre 2015, 18:12pm

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Régionales : La fusion gauche/droite sur le feu

PAR 

Une poignée de main qui vaut cher.

Tous deux députés et candidats aux régionales , le socialiste François Lamy et le Républicain Marc-Philippe Daubresse se sont rencontrés cette semaine à l’Assemblée nationale pour évoquer la possibilité d’une fusion entre les deux listes LR/UDI et PS. En jeu : contrer Marine Le Pen et le FN, encore donnés vainqueurs et qui confortent leur avance, dans le sondage publié aujourd’hui et une région de six millions d’habitants à gouverner (et quel que soit le cas de figure, triangulaire ou duel, cf VDN). Une fusée à plusieurs étages qui peut toujours exploser en plein vol (voir billets précédents). Poussé vers la sortie, Xavier Bertrand se retire après le premier tour. Son score en dessous de 30 % – le sondage montre qu’il régresse – resterait rédhibitoire pour amorcer une dynamique de second tour depuis une plate-forme avec la gauche, une solution qu’il a toujours rejetée pour pouvoir galvaniser un électorat de premier tour.

Pour le second tour, le député-maire de Lambersart veut s’accaparer l’effort du maire de Saint-Quentin et vise également à se substituer à Valérie Letard, tête de liste LR/UDI du Nord, il se croit plus performant qu’elle, et dans l’optique d’une pole position à la présidence du conseil régional. La sénatrice UDI reste dans le jeu mais probablement en numéro deux. Pierre de Saintignon, tête de liste socialiste dans le Nord, et que les sondages donnent invariablement en troisième position à moins de 20%, occuperait la troisième place. Les deux députés cherchent ainsi une solution de rechange en évitant une triangulaire meurtrière pour les deux camps. Mal réélu dans sa ville aux dernières municipales où il a failli être battu, politiquement déclinant, le calcul de Daubresse est motivé par des considérations personnelles. Et vise, en cas de pari réussi, un ministère régalien*. Si Sarkozy réussit le sien en 2017…

Le Lambersartois est en service commandé de Sarkozy, qui craint une MLP présidente de région et ne veut pas un Bertrand victorieux aux régionales dans la primaire à droite, et estime qu’un tel accord décalque le modèle de la gouvernance gauche/droite Mauroy à la communauté urbaine quand l’ancien premier ministre lui avait fait miroiter sa succession et l’avait promu premier vice-président (mais c’était au suffrage indirect et la menace FN n’existait pas). Un scenario de la coalition qui ressemble à un sauve-qui-peut et qui reste pavé d’énigmes. A gauche, comment réagiront les communistes et les écologistes, et leurs électeurs, et seront-ils associés à l’opération ? Le profil d’un Daubresse à la manoeuvre, qui les déteste (“Lille est une ville pourrie par les Verts”, ricane souvent le maire de Lambersart) peut les révulser, et les communistes, comme les socialistes, grimacent devant un élu proche du patronat et issu d’une commune bourgeoise et qui ne partage pas leurs valeurs. Reste à offrir des postes dans un éventuel exécutif, à condition de franchir le seuil des 5%…A droite, le risque d’un transfert d’une partie de l’électorat Bertrand du premier tour, rétif à l’idée même d’une fusion droite/gauche, vers celui de Marine Le Pen n’en sera que plus élevé. Daubresse cherche à se rendre incontournable dans son camp surtout après sa déclaration maladroite de quitter le navire du conseil régional en cas de défaite. Le PS s’efforce de limiter les dégâts et de sauver ce qui peut l’être et l’on attend les réactions à gauche devant une telle initiative si elle devait prospérer. Le FN, plus constant dans son offre électorale, aura ainsi beau jeu de dénoncer le “bricolage UMPS”. A J – 7, le mystère demeure. Rien ne va plus. Les dès roulent…

* Dans cette hypothèse, on peut imaginer une présidence de région tournante, les candidats ne manqueront pas, de l’UDI Valérie Létard, aux socialistes Pierre de Saintignon et Frédéric Cuvillier, sans oublier François Lamy. Les régionales servent de répétition générale de la présidentielle quand il s’agira de former un bloc gauche/droite au second tour.

Mise à jour 30 novembre, 10h.

Quelques réactions sur les réseaux sociaux pour démentir l’info. “Même liste au premier et au second tour”. Et pas de négociations en cours selon les deux camps en présence.

François Lamy nie la rencontre, tout comme Marc-Philippe Daubresse sur Twitter. Dont acte. Visiblement, l’idée d’une fusion ne plaît pas.

Rendez-vous donc dimanche soir.

 

 

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Liberté Hebdo 1195: L'édito de Franck

27 Novembre 2015, 17:10pm

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Liberté Hebdo 1195: L'édito de Franck

LE RÈGNE DES VOYOUS

LE 6 DÉCEMBRE, les citoyens français vont choisir leurs conseillers régionaux.

Dans une nouvelle configuration, avec des régions grandes comme des états européens.

Dans une atmosphère de poudrière, avec des assassinats, des prises d’otages et des arrestations musclées en cascade.

Dans un climat nauséabond, avec le Front National comme vainqueur annoncé par les médias dominants et la télévision.

A quelle hauteur doit-on se placer pour faire son choix dans l’isoloir ?

La paix, la sécurité dépendent plus que jamais des choix sociaux et politiques. L’insécurité sociale imprime dans nos âmes angoisses et doutes.

Son règne est dicté par des voyous qui n’ont que faire de l’éducation et de la culture.

Pour eux, seul prime le résultat.

Peu importe les moyens. Le matraquage médiatique rythme un show morbide.

Dans quel but ?

Le mouvement des caméras n’est pas l’arbitre de vos décisions. Pour les peuples opprimés, c’est le marteau des aciers et les éclairs des explo­sions qui marquent les jours. Et les images qu’on nous en donne ne sont pas à la hauteur des réalités.

Nous risquons, en cédant à la peur, de perdre ce qui nous est de plus cher, nos libertés. Mais nous ne pouvons pas occulter celles perdues par ceux qui souffrent. La raison doit l’em­porter.

A nos portes mêmes, la misère afflue.

La seule réponse valable est de préparer les bases d’une évolution de la société vers plus de justice sociale.

Les quelques jours qui restent avant le premier tour des élec­tions régionales doivent être mis à profit par chacun d’entre nous pour persuader les indécis et les abstentionnistes.

Les événements douloureux qui ont frappé notre pays et le monde, en Tunisie dernière­ment, nous maintiennent en alerte.

Pour continuer de construire là où certains font pousser leurs bénéfices sur le chaos. La démocratie est le seul rempart contre la barbarie et la violence.

Les sirènes fascistes, pleines de haines et de mensonges, ne sont que les faux nez d’une voyoucratie avide de pouvoir sans limites ni contraintes. Gardons-nous bien de cette engeance.

Les solutions sont en nous.

La paix et l’amour exigent plus d’effort mais quel réconfort en retour. Les candi­dats de « l’Humain d’abord ! » sont engagés sur ce chemin.

Pour le bien commun. Construisons avec eux l’avenir de la Région.

Il y a vingt ans, en 1995, la mobilisation faisait reculer Juppé.

Dix ans après, en 2005, le référendum sur le traité européen était massivement rejeté par les citoyens motivés.

2015 doit être l’année d’un renou­veau politique dans la lignée de ces moments (historiques) d’espoir.

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Régionales: Meeting du bassin minier

27 Novembre 2015, 06:53am

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Régionales: Meeting du bassin minier

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Régionales: Avec Fabien Roussel, profession de foi et bulletin de vote !

25 Novembre 2015, 17:33pm

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Régionales:  Avec Fabien Roussel, profession de foi et bulletin de vote !
Régionales:  Avec Fabien Roussel, profession de foi et bulletin de vote !
Régionales:  Avec Fabien Roussel, profession de foi et bulletin de vote !

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appel au prêt et au don

24 Novembre 2015, 20:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

DES SOUCIS POUR LE FINANCEMENT DE LA CAMPAGNE

La France n'a jamais été aussi riche mais ces richesses n'ont jamais été aussi mal partagées. Notre priorité absolue : éradiquer la pauvreté, la précarité et relancer l'économie par le partage.

Il y a un adage populaire qui dit ‹‹ on ne prête qu’aux riches », il se vérifie car les banquiers ont tous refusé d’accorder un prêt à notre liste. Face à cette volonté d’éteindre la voix populaire, nous lançons un appel au « prêt ».

 

Pour les camarades ayant la possibilité , nous proposons une convention de prêt à la fédération du Nord. La somme que vous pourrez prêter sera remboursée en décembre 2016.

Il est également possible de faire un don, même modeste, à la fédé (à l'ordre d" ADF PCF 62). La somme est déductible des impôts (66%)

 

Comme vous pouvez le constater, la bourgeoisie tente de nous museler, mais c’est mal connaître les communistes du Pas-de-Calais.

contacte:

pcfarras@yahoo.fr ou PCF de l'Arrageois 14 avenue de l'hippodrome 62000 Arras.

Fédération  du Parti Communiste Français du Pas de Calais, 66 rue de la Gare Lens 62300

 

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Contre les discours de haine de l'extrême droite, les 6 et 13 décembre, je vote !

24 Novembre 2015, 17:27pm

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Contre les discours de haine de l'extrême droite, les 6 et 13 décembre, je vote !

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Un ex-directeur de la DGSE: «On a baissé la garde sur le renseignement humain»

24 Novembre 2015, 17:24pm

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Ancien haut responsable de l'espionnage français , Alain Chouet pointe les failles des services de renseignement intérieurs et extérieurs au lendemain des attentats du 13 novembre. Il plaide pour un investissement dans le renseignement humain, dans la police, la gendarmerie et l'armée.

Alain Chouet a effectué toute sa carrière au sein de la DGSE (l'espionnage français), dont il a été le chef du service de renseignement de sécurité de 2000 à 2002, après avoir été en poste notamment à Beyrouth, Damas et Rabat. Il est l'auteur de plusieurs livres sur le monde arabe et sur le terrorisme

Êtes-vous surpris par la présence et le passage à l’acte de commandos djihadistes à Paris, alors que certains membres étaient connus ou recherchés ?

Alain Chouet. Non, absolument pas. Cela fait au moins un an que les spécialistes du renseignement - et moi-même qui suis à la retraite depuis douze ans - agitons le drapeau pour prévenir du risque imminent d’attentat. Il faut bien comprendre que l’État islamique (El), ayant une vraie stratégie pour se développer sur le terrain en tant qu’État, et commençant à perdre pied quand ses ressources se tarissent, opère une transition vers le terrorisme international, comme Al-Qaïda à son époque.

Il s’agit pour l’État islamique de garder sa crédibilité, ses sponsors et ses soutiens. Avant le 13 novembre, on n’avait eu affaire qu’à des gens qui agissaient de leur propre chef, sans instructions précises de l’État islamique. Ils n’avaient fait que des passages éclairs en Syrie, et manquaient de professionnalisme. Ça donne celui qui se tire une balle dans le pied, ou celui dont l'arme s’est enrayé dans le Thalys. Aujourd’hui, en revanche, on est face à un vrai commando organisé, et on a franchi un seuil dans la violence.

La porosité des frontières de l’espace Schengen est-elle en cause ?

Alain Chouet. Ces types-là disposent de passeports européens, vrais ou faux, ce qui leur facilite la tâche. Mais de fait, avec l’espace Schengen, on a fabriqué un espace juridique commun sans règles juridiques communes. Concrètement, on peut entrer par un poste frontière quelconque, d'un pays pas forcément très regardant parce que peu concerné, et ensuite aller où on veut sans contrôle. Tout le monde en Europe n’a pas de passeport sécurisé, et nos frontières sont poreuses. On peut d’ailleurs s’en féliciter, car sinon l’ensemble de la population en subirait les conséquences. On vit dans des pays de droit et de liberté, heureusement. Il n’y a pas de consensus pour pratiquer systématiquement le contrôle au faciès aux frontières, comme cela existe en Israël. Chez nous, ce serait insupportable.

L’enquête sur les attentats du 13 novembre montre des failles dans le renseignement intérieur. Comment y remédier ?

Alain Chouet . Est-ce qu’on parle de failles chez les sapeurs-pompiers ou la police quand il y a un incendie criminel dans une forêt ? Plus sérieusement, je pense qu’au départ, regrouper la DST et les RG pour former la DCRI [créée en 2008, et devenue DG SI en 2014 - ndlr] était une bonne idée. On pouvait théoriquement disposer de capacités de renseignement et de police judiciaire, avec un bon maillage du territoire, notamment dans les quartiers à problèmes. Le souci, de mon point de vue, c’est que cette fusion a été mal faite. Au lieu d’intégrer tous les RG, on les a désossés : une petite partie a été à la DCRI, une autre à la PJ, et le reste dans les régions. La spécificité des RG, le maillage du territoire, a été amoindrie. Or les RG s’occupaient déjà beaucoup moins des journalistes et des syndicalistes, et ils étaient à l’écoute des quartiers à problèmes. C’est une perte.

En outre, on a voulu miser sur le renseignement technologique, à l’américaine, le « big data » et toutes ces choses-là. Or ce n’est pas très efficace. Il suffit de voir aux États-Unis, les déclarations du général Alexander, patron de la NSA, en 2013, sur l’efficacité très relative des milliards dépensés dans la technologie après le 11 septembre 2001. Aujourd’hui, on en est pourtant là : on a concentré nos moyens sur le renseignement technologique, et on a baissé la garde sur le renseignement humain. Cela étant, à la décharge des policiers, la centaine de perquisitions administratives fructueuses réalisées dès le lendemain du 13 novembre montre qu’ils avaient des objectifs, mais qu’il manquait le cadre juridique et la volonté politique pour agir. La faille, si faille il y a, est aussi et souvent du côté politique.

Et qu’en est-il du renseignement extérieur, la DGSE, votre ancienne maison ?

Alain Chouet. Le souci est le même que pour le renseignement intérieur : la priorité a été donnée au technologique. Aujourd’hui, la DGSE n’a pas assez de gens qui parlent arabe, qui connaissent bien les salafistes et leur façon de penser. Quand on voit les niveaux de salaire de la fonction publique, les vrais spécialistes partent ailleurs. En outre, on a aussi une organisation à la gauloise, avec des pesanteurs hiérarchiques, et des structures qui ne communiquent pas assez entre elles. On souffre surtout d’un désinvestissement sur le renseignement humain, et d’un désinvestissement local, cela au profit du technique et du national.

Les échanges d’informations entre DGSI et DGSE sont-ils satisfaisants ?

Alain Chouet. Ils sont « globalement positifs », pour reprendre la formule de Georges Marchais. Mais encore faut-il avoir des choses à échanger, c’est difficile, quand on n’a pas de renseignement sur le terrain ! Plus sérieusement, le problème pour la DGSE, où j’ai passé 35 ans, c’est de savoir à quel moment les renseignements que l’on va donner à la DGSI vont être judiciarisés, donc rendus publics. Ça revient à se demander : à quel moment ma source - qui est souvent à l’étranger en zone dangereuse - risque-t-elle d’être en danger ? Or pour nous, comme pour les journalistes j’imagine, la protection des sources est essentielle. Mais du coup, quand il n’y a pas de risque pour la source, on n’hésite pas à transmettre largement.

Que faudrait-il faire pour améliorer l’analyse et l’exploitation des renseignements collectés ?

Alain Chouet. On peut toujours faire mieux. Pour exploiter, il faut analyser, et pour analyser, il faut des gens compétents, connaissant la culture, l’histoire, la géographie du pays concerné. Il faut à la fois des experts ayant une longue expérience, et des petites mains à former. Mais il y a une réelle inexpérience de nos politiques sur ce qu’est le renseignement. Début 2001, on m’a demandé de reconvertir une partie de mes effectifs antiterroristes sur l’immigration clandestine, à cause d’une affaire de cargo rempli de clandestins. Et puis le 12 septembre, je devais doubler mes effectifs antiterroristes, comme si j’allais trouver 200 ou 300 spécialistes comme ça, du jour au lendemain...

Syrie, Irak, Libye : les trous noirs du renseignement

Comment se passent les échanges d’informations entre pays européens ?

Alain Chouet. Pas très bien, car l’échange et la transmission des renseignements de sécurité entre services nationaux sont strictement réglementés et restreints au sein de l’espace Schengen. De plus, certains pays veulent conserver leur souveraineté dans ce domaine. Par ailleurs, le PNR ["passenger naine record" - ndlr] n’est pas encore adopté à ce jour, car plusieurs pays s’y sont opposés. Je le répète, il manque une règle juridique commune. Les échanges de renseignements extérieurs se font plus facilement en bilatéral, de pays à pays, car il y a des habitudes, des connivences anciennes. Mais on ne peut pas tout dire sur un forum de 28 pays aux intérêts souvent divergents. Et il y a évidemment des problèmes au niveau de la surveillance électronique de masse, qui est considérée par beaucoup comme entrant en collision avec la liberté des citoyens.

Ces échanges fonctionnent-ils bien avec de grandes puissances comme les États- Unis ou la Russie ?

Alain Chouet. Avec les États-Unis, ça fonctionne cahin-caha. Ils ont seize agences de renseignement qui ne correspondent pas entre elles, avec 300 000 personnes en tout. C’est le règne de l’hyperspécialisation et du cloisonnement entre les agences. Pour prendre un exemple simple, le FBI peut nous demander des choses, mais ne peut pas nous en donner car il est soumis au secret. C’est problématique. Quant à la Russie, c’est un autre problème, celui de l’intégration des services de renseignement au service de la politique étrangère russe. En résumé, ils ne nous donnent que ce qu’ils veulent, et en plus ça peut être calculé. À chaque fois, c’est donc à prendre avec des pincettes.

Manquons-nous de renseignements en provenance de pays déstabilisés ou en guerre comme la Syrie, l’Irak, la Libye ?

Alain Chouet. Énormément, oui. La France a rompu tous les liens de la DGSE avec les services syriens. Or les services secrets sont faits pour dîner avec le diable, sinon ils ne servent à rien. Que le pouvoir politique ait voulu rompre avec le régime syrien, c’est une décision qu’il a toute légitimité pour prendre. Mais le rôle des services spéciaux est de permettre - si besoin est - de maintenir un canal discret de communication.

Quand, récemment, les services syriens ont tenté de rétablir un canal discret via d’anciens responsables des services français [il s’agit notamment de Bernard Squarcini, l’ancien patron de la DCRI - ndlr], il leur a été opposé un refus catégorique. Que ce soit à droite ou à gauche, il y a une méconnaissance de ce qu’est un service spécial. Notre métier est de garder le contact avec des gens infréquentables. Nous ne sommes ni des juges, ni des flics, ni des diplomates, qu’on nous laisse parler aux agents syriens ne serait pas une reconnaissance politique du régime de Bachar.

Avec la Libye et l’Irak, on a aussi perdu quelques bons clients ces dernières années. Ce n’était pas toujours blanc de poil, mais on avait l’habitude de travailler avec eux contre la violence islamiste. On savait que sur une liste de 50 islamistes qu’ils nous envoyaient, il y avait en fait cinq opposants à leur régime. On en tenait compte. Aujourd’hui, on est aveugles, on n’a plus rien qui vienne de ces trois pays. Et dans les zones grises où il n’y a plus vraiment de pouvoir d’État, au Sahel ou ailleurs, il est difficile d’envoyer un blond aux yeux bleus se trimballer, ou de recruter des agents sur place, avec des groupes islamo-mafieux très dangereux qui tuent sans hésiter.

Où en sont les échanges avec les pays du Maghreb, la Turquie, l’Égypte ?

Alain Chouet. Avec les pays du Maghreb, comme d’autres, c’est souvent en fonction de leurs intérêts propres mais c’est bien utile. Par exemple, c’est un renseignement marocain qui a permis de remonter jusqu’à P équipe de Saint-Denis ces jours-d. Les services algériens, c'est en fonction des relations avec le régime. En Tunisie, les services sont quasiment démantelés. En Égypte, ils sont affaiblis mais ils fonctionnent encore. Quant à la Turquie, disons que c’est très ambigu.

 

Existe-t-il des pays qui ne jouent pas le jeu, ou qui ont d’autres logiques que la nôtre vis-à-vis des djihadistes ?

Alain Chouet. Oui, il y a les sponsors idéologiques et financiers du terrorisme. Les pétromonarchies du Golfe, qui essayent par tous les moyens - et en particulier par la diffusion de l’idéologie salafiste - d’empêcher la constitution d’un axe chiite du Liban jusqu’à l’Iran, qui ont un problème de légitimité musulmane, et qui veulent empêcher toute dérive démocratique. L’Arabie Saoudite, par exemple, s’emploie depuis 30 ans à distiller le message salafiste et wahhabite en Europe, à travers des écoles et des fondations, et le résultat est là aujourd’hui. Il y a trente ans, les musulmans de France ne savaient pas ce qu’était le wahhabisme. Cela étant, l’Iran a pratiqué le terrorisme d’État dans les années 1980 et y a renoncé.

Pour conclure, vous militez pour moins de collecte de données, et plus de moyens humains au sein des services français.

Alain Chouet. Aux États-Unis, le dragage massif de données n’a pas permis d’éviter les attentats de Boston, et même pas les mitraillages hebdomadaires sur les campus qui avaient été annoncés par leurs auteurs sur les réseaux sociaux. On n’a vraiment pas intérêt à mettre tous nos œufs dans le panier des écoutes massives. Il nous faut des ressources humaines et opérationnelles. Pour le prix d’un satellite d’écoute, on peut embaucher des centaines de personnes. Mais ça demande du temps, et de la volonté politique.

À la fin des années 1990, une fois passés les attentats de 1995 qui étaient liés à la situation algérienne, on est venu me dire que mon service coûtait cher et qu’il ne servait pas à grand-chose puisque rien ne se passait. Bercy rechignait à budgétiser les postes. A la DGSE aujourd’hui, il doit y avoir 4 500 à 5 000 personnes, dont 1 000 qui font de l’administratif. Le problème n’est pas tant les effectifs que la qualité et l’utilisation des effectifs, comme à la DGSI. J’ajoute qu’à la gendarmerie, il y a 80 000 personnes qui, à une époque, quadrillaient le territoire et parlaient à tout le monde. On les a reconvertis en percepteurs d’impôts et pères Fouettard sur le bord des routes, au lieu de créer un corps spécifique, une police des routes. Du coup, le maillage territorial du renseignement et la défense opérationnelle du territoire ont été affaiblis.

médiapart: PAR MICHEL DELÉAN LE VENDREDI 20 NOVEMBRE 2015

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Terrorisme : Michel Collon accuse et lance un appel

23 Novembre 2015, 16:52pm

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Martinez (CGT): «L'union nationale, ce n’est jamais bon pour la démocratie»

22 Novembre 2015, 19:26pm

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par Médiapart

Alors que l’union nationale voulue par François Hollande anesthésie les discours politiques à gauche, la CGT s’est rendue mercredi 18 novembre d’un communiqué critique sur la politique menée par le gouvernement depuis les attaques à Paris. Taxé d’angélisme, Philippe Martinez, premier secrétaire de la centrale cégétiste, s’explique.

Médiapart. Tout d’abord, comment comprenez- vous les très rares critiques entendues depuis l’instauration de l’état d’urgence et pourquoi est-ce la CGT, un syndicat, qui tient publiquement cette position en rédigeant un communiqué très critique (à lire ici)?

Philippe Martinez. Il y a eu une déclaration commune d’un certain nombre de syndicats, mais nous sommes allés, c'est vrai, un peu plus loin dans notre analyse. Pourquoi nous ?

On s’appuie sur notre vécu au travail, sur notre expérience comme syndicalistes, et c’est peut-être ce qui manque à d’autres. Le lien que nous avons avec les salariés nous oblige à considérer les questions sociales autour de ce sujet.

Mais vous ne vous bornez pas aux questions sociales, vous prenez aussi position sur l’intérêt ou pas d’aller mener une guerre plus affirmée en Syrie ?

Nous avons une petite expérience en la matière depuis 150 ans et l’analyse que l’on en tire, c’est qu’à chaque fois qu’on nous a dit qu’il fallait faire la guerre pour régler le problème, le problème se développe. Car quand on bombarde, on ne fait pas de différences entre les gens, ce sont des bombes qui tombent sur des femmes, des enfants, des hommes... Et après on s’étonne qu’ils fuient et quittent leur pays ! Je le dis souvent aux militants : en France aussi, pendant la Seconde Guerre mondiale, un exode a eu lieu. Donc cette position pacifiste est dans les gènes de la CGT. Nous avons toujours porté ces valeurs-là, et même si les conditions sont un peu différentes aujourd’hui, on doit être là pour les porter.

Et vous ne vous sentez pas trop seuls ?

Vous savez, à la CGT, on est parfois seuls mais c’est pas pour ça qu’on ne dit que des bêtises... Pour avoir un vrai débat, il faut des avis contradictoires. Sous cette notion d’union nationale, on a peut-être tendance à vouloir lisser les commentaires et les arguments. Ce n’est jamais bon pour la démocratie.

Sur la question des libertés, êtes- vous inquiet en tant que membre du mouvement social des restrictions possibles ?

On peut être inquiet, oui, c’est pour ça qu’on interpelle tout de suite le gouvernement. Il faut veiller à plus de sécurité et d’ailleurs on pourrait certainement se donner les moyens d’en faire encore plus, en termes d’effectifs. Y compris, je pense, pour les soignants. On a vu l’engagement des personnels de santé, qui venaient de quitter le travail et qui y sont retournés sans se poser de question. C’est vraiment ça, à mon sens, le service public, et ça méritait sans doute plus que des remerciements au moment où il y a plein de conflits à l’hôpital... Mais oui, nous avons des craintes car une politique de sécurité et une politique sécuritaire, ce n’est pas tout à fait la même chose. Il y a le risque de pouvoir par là-même bâillonner toute forme d’expression. Or les problèmes sociaux restent entiers, et exigent des mobilisations.

Ce qui vous inquiète, c’est qu’on ne puisse plus se rassembler ou la mise sous surveillance du corps social ?

Les deux. Il y a la surveillance individuelle, on va pouvoir bientôt écouter tout le monde, et nous avions d’ailleurs déjà critiqué la loi sur le renseignement à ce sujet. Et puis nous avons peur aussi pour les libertés collectives, le droit de se rassembler, de contester. Est-ce que les salariés d’Air France, par exemple, doivent accepter les licenciements sans réagir ? Ce sont de vraies questions.

Vous estimez également que pour lutter contre la radicalisation, il faut plus de social, plus de justice, plus d’égalité. C’est selon vous la raison numéro un de la dérive de certains Français vers Daech ?

Non, c’est l’une des raisons, et malheureusement, elle n’est pas évoquée. Si on ne lutte pas contre le chômage, la précarité, l’isolement et notamment des plus jeunes, si on les maintient exclus du travail, on les rejette vers des solutions qui ne sont pas les bonnes. On sait bien que même s’il y a beaucoup de choses à faire pour améliorer les entreprises, rentrer dans un collectif de travail permet des échanges, une vie en société, un enrichissement collectif. Tout ça pousse à d’autres aspirations que celles d’aller se faire exploser dans une foule au nom d’une idéologie nauséabonde. L’intégration par le travail, c’est essentiel pour nous.

La CGT, comme le reste de la société, est traversée par des mouvements contradictoires. Comment la base militante perçoit-elle ce que vous venez de déclarer au sein du bureau confédéral ?

Je viens de faire une assemblée de militants ce matin dans le Doubs, on était une centaine, je n’ai pas entendu de réactions négatives à ce communiqué. Et en même temps, c’est notre rôle aussi, plutôt que de faire comme si le problème n’existait pas, de faire réagir, de planter le décor. La pire des choses, c’est que chacun reste dans son coin avec en tête quelque chose de si traumatisant. Il ne faut pas croire, même en province, même loin de Paris, c’est traumatisant. Donc il vaut mieux clairement dire ce que l’on pense et après on en discute. Ça suscite des questions, sur le racisme c’est clair qu’il y a des tensions. Mais ne pas en parler serait grave dans une organisation comme la nôtre, avec ce qu’elle pèse dans le pays.

Il y a eu aussi des victimes parmi la CGT?

Oui, une responsable d’une union locale était avec sa fille au Bataclan, et donc deux militantes de la CGT ont été tuées. Un camarade de la métallurgie également. Nous sommes touchés directement, comme beaucoup de familles.

Enfin sur la journée du 2 décembre, cela reste une journée d’action sociale ou le mot d’ordre a-t-il changé ?

C’est une journée d’action sociale. Après Air France, nous avions dit non à la violence sociale. Autour de cette affaire, dans tout le pays, il s’agit de continuer à plaider pour le progrès social (les manifestations seront autorisées ou pas, selon les préfectures, précise le service de presse de la CGT, ndlr). Nous sommes contents de constater que le pacte de stabilité pouvait être contourné, ce dogme qui paraissait si inébranlable.

Eh bien, c’est le moment ou jamais : allons-y, fixons-nous des priorités.

Le social en est une.

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Régionales: Réunion publique réussit à st Laurent Blangy

21 Novembre 2015, 15:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Très bons échanges à Saint Laurent Blangy ce vendredi 20 novembre  avec Michèle Carbonnier, Leïla Dutailly, Joris de Macedo, Kamel Ben Azouz et René Chevalier candidats sur la liste de « L'humain d'abord! » Conduite par Fabien Roussel.

Était en table d’honneur Hervé Lebrun syndicaliste du tri postal au côté des deux candidats de l’Arrageois Leïla Dutailly et René Chevalier.

Cette réunion avait pour thématique le service public

La réunion publique a donné lieu à des échanges nombreux avec l'assistance sur les questions principalement sur le programme de la liste « L’humain d’abord », qui aborde les questions de salaires, d’emploi, de formation, transports ferroviaires accessibles pour tous, du handicap et l’éclaircissement sur la création d’une banque publique régionale d'investissement pour permettre aux PMI/PME de retrouver un accès au crédit à taux zéro pour développer leur activité et la création d’emploi dans la région.

Par ailleurs, la région est sous-cotée de 40 000 emplois publics pour permettre d'assurer un bon niveau de formation, de sécurité, de santé pour tous.

Les services à domicile, de leur précarité a également été soulevée et c'est une préoccupation majeure que de lutter contre la précarisation et la multiplication des travailleurs pauvres dans la région qui compte un million d'habitants vivant sous le seuil de pauvreté (sur 6 millions pour la grande région).

La Région réalise un PIB de 150 milliards d'euros et compte 8 familles multimillionnaires alors qu'il y a un million de pauvres!

Les candidats/es élu/es de l’humain d'abord ! Porteront le fer sur la question du CICE accordé par le gouvernement au grand patronat don certain avoue (Gérard Mulliez « Auchan, Leroy Merlin, Décathlon, Boulanger, Norauto, Jules, Flunch, Saint Maclou, Kiabi »de lui-même ne pas en avoir besoin.

Les candidats/es de L'Humain d'abord luttent pour plus d’emploi, de formation, un haut niveau de culture, plus de services publics et de meilleures  protections des travailleuses et travailleurs qui sont les garants du vivre ensemble si malmenés par l'individualisme,  l'ultralibéralisme et l’austérité imposé par le gouvernement.

Attentifs aux besoins de la population, les candidats/es seront la voix  des valeurs d'égalité de justice de fraternité pour tous les citoyens et citoyennes.

Les 6 et 13 décembre 2015, votons massivement pour la liste de l'Humain d'abord avec Cathy Poly-Apourceau tête de liste du Pas de Calais, Michèle Carbonnier, Leïla Dutailly, Joris de Macedo, Kamel Ben Azouz et René Chevalier emmenés par Fabien Roussel!

Le PCF de l’Arrageois

Régionales: Réunion publique réussit à st Laurent Blangy
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Liberté Hebdo 1194: L'édito de Franck

21 Novembre 2015, 14:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1194: L'édito de Franck

QUAND LES HOMMES VIVRONT D’AMOUR ?

L’odeur de la poudre, du sang, des éclats, des larmes, des cris… Nous n’en finissons plus d’entendre la douleur du monde. Vendredi, l’horreur est de nouveau entrée dans une salle de spectacle, un restaurant, aux abords d’un stade, à la terrasse d’un café.

Elle portait le masque d’une jeunesse désespérée, frappée tôt par l’injustice, dévoyée par de fanatiques assassins.

Ils pensent par leurs balles soigner les désordres de leur existence. Des hommes et des femmes aux parcours individuels chaotiques fournissent aux sinistres recruteurs de Daech les tueurs dont cette organisation a besoin pour semer la mort et la peur.

Les mêmes avaient frappé la veille à Beyrouth, faisant 44 morts et des centaines de blessés.

En réponse, les bombes « intelligentes », en Syrie ou ailleurs, reproduisent les mêmes saignées dans les rangs des populations civiles broyées par le fanatisme et le commerce des armes.

La France, la République et ses victimes méritent tous nos soins. Par un renforcement du service public, une formation améliorée, des embauches réelles pour les policiers, les services sociaux et de santé, bon nombre des maux affectant l’avenir de la jeunesse pourront être conjurés.

Comme le rappelle l’avocat Roland Weyl, spécialiste de la Charte des Nations Unies, dans un entretien donné à l’Humanité mercredi 18 novembre, « nous ne sommes pas chargés de la police mondiale ». Il faut que la France saisisse le Conseil de Sécurité de l’ONU. Pour chercher la paix au Moyen-Orient.

Que cessent les meurtres de masse commis au nom de la religion.

La coalition doit être faite sous mandat international.

Bush et les faucons étatsuniens en envahissant l’Irak en 2003 ont semé la destruction et la misère.

Pourquoi irions-nous reproduire les mêmes erreurs ?

Les combattants kurdes mènent des batailles victorieuses malgré les mauvais coups du président turc Erdogan, comme à Sinjar la semaine dernière.

Enfin, mettons en valeur et en actes la devise de notre belle République, si fragile, si critiquée, mais UNE et indivisible, pour plus de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, pour tous. N’abdiquons pas nos libertés.

Défendons la culture et la solidarité.

Les meilleures armes contre la bêtise et la cruauté.

 

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Les sénateurs du groupe CRC se sont majoritairement abstenus prorogeant l’état d’urgence

21 Novembre 2015, 11:13am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les sénateurs du groupe CRC se sont majoritairement abstenus  prorogeant  l’état d’urgence

Les sénateurs du groupe CRC se sont majoritairement abstenus (11 abstentions, 8 approbations), lors du vote du projet de loi prorogeant l’application de la loi n°55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence et renforçant l’efficacité de ses dispositions.

Il y a tout juste une semaine allaient se produire, des attentats d’une violence inouïe dans notre capitale. Quelques jours plus tard, l’émotion est encore lourde, un sentiment mêlé d’incompréhension, de profonde tristesse et d’impuissance est diffus dans l’atmosphère de notre pays meurtri, et du monde entier solidaire qui l’accompagne dans son deuil.
Dans ce climat de tension, de peur, le rôle du politique, et des membres du gouvernement et du Président de la République est primordial.

Quelques heures après ces actes de guerre, l’état d’urgence a été décrété en conseil des ministres. La gravité des événements exigeait l’application de cette disposition exceptionnelle permise par la loi du 3 avril 1955, qui – comme l’indique son premier article – « peut être déclaré […] soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Mais s’il est incontestable que la situation pendant et juste après les attentats exigeait l’état d’urgence, permettez-nous d’émettre un doute quant à sa prolongation de 3 mois. 
Le « péril imminent » et la « calamité publique » que pointe l’article 1er nous invite à nous questionner sur l’installation dans la durée de cette mesure exceptionnelle qui vient affecter l’équilibre des pouvoirs au bénéfice de l’exécutif.

Nous estimons, bien entendu, que des mesures très larges doivent être prises pour faire face à la situation, mais ne peuvent-elles pas l’être par le biais de notre droit commun, avec un contrôle de l’autorité judiciaire ?

En parallèle à l’action nécessaire, il est de la responsabilité du politique, d’autant plus issu de la gauche progressiste de se montrer autrement rassurant, en réaffirmant certaines valeurs et en éclairant les débats.

Si nos concitoyens sont demandeurs de sécurité, c’est avant tout pour pouvoir continuer de jouir de leurs libertés.

N’est-ce pas précisément pour conserver leurs libertés que nos concitoyens souhaitent une intervention de l’état ? Et dès lors cette intervention ne devrait-elle pas s’apparenter à autre chose qu’à une surenchère sécuritaire qui dépasse l’objet de l’urgence ?
Réduire nos libertés, n’est-ce pas là le projet politique et idéologique de DAESH ?
Vous nous accorderez le droit, M. le Ministre, de nous interroger.

La clé de voûte de ce projet de loi semble reposer sur une immense confusion pour les parlementaires et pour les citoyens : on nous enjoint de voter pour une loi supposée contre le terrorisme, alors qu’il s’agit en réalité d’une loi sur l’ordre public, d’une loi gravée dans le marbre pour les années à venir qui pourra s’appliquer à d’autres situations, à d’autres états d’urgence.

Il s’agit avec cette loi de suspendre pendant trois mois l’état de droit, de mettre en parenthèse la chaîne judiciaire.

Je souhaiterais ici essayer d’être claire et précise pour que nos concitoyens sachent exactement de quoi nous débattons aujourd’hui.

Le projet de loi en lui-même nous pose simultanément deux questions :

1) souhaitons-nous prolonger l’état d’urgence qui, en l’état de la loi du 3 avril 1955, est limité à 12 jours, à 3 mois ?

2) souhaitons-nous modifier le contenu de cette même loi, en intégrant de nouvelles dispositions sécuritaires ?

— Si sur l’extension temporelle de l’état d’urgence, comme je l’ai évoqué plus tôt, la réponse n’est pas évidente. Il faut tout au moins permettre au Parlement d’être informé, mais aussi d’interrompre par un vote l’état d’urgence.

— Elle l’est encore moins sur les modifications matérielles de la loi.

Si nous pouvons nous féliciter de la suppression de la censure de la presse et de l’instauration d’une information du parlement, nous ne partageons pas la défiance généralisée à l’égard de notre système judiciaire qu’instaure plusieurs dispositions, notamment issues de l’Assemblée nationale, telle que :

— l’élargissement du régime d’assignation à résidence à toute personne dont le comportement semble menaçant, accompagné de mesures de placement sous surveillance électronique mobile (le fameux bracelet électronique).

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux », écrivait déjà l’un des pères fondateurs des États-Unis, Benjamin Franklin.

Votre phrase, M. le Ministre, la première des libertés, c’est la sécurité, c’est d’être réfléchie au regard de l’histoire du XXe siècle. Lorsque vous reprochez à certains députés de « s’enfermer dans le juridisme », est-ce acceptable dans l’enceinte où se rédige la loi ? Seul le pouvoir exécutif détiendrait-il le pouvoir d’écrire cette loi. Le débat doit avoir lieu, c’est la force de la Démocratie, c’est notre force face au djihadisme.
Nous nous opposons à ces dispositions dont on voit aisément poindre les limites et les dérives pour notre démocratie. Et notre opposition est d’autant plus ferme que nous sommes convaincus que la solution à terme n’est pas là.

Comme le souligne l’ancien juge anti-terroriste, Marc Trévidic, dans la lutte contre le terrorisme, une seule cause majeure explique les insuffisances des forces de l’ordre : le manque de moyens humains et matériels de nos services de renseignement et de nos autorités judiciaires spécialisées.

Sur le plan extérieur, c’est la large coalition internationale sous l’égide de l’ONU qui permettra de détruire DAESH et d’enclencher la reconstruction de la région. Nous appelons l’Union européenne à agir dans ce sens.

D’un point de vue plus national, la question de la transformation profonde de la société pour renouer avec le lien social est plus que jamais d’actualité. Tous les moyens doivent être mis sur l’éducation, la culture. Comment réagit la jeunesse des quartiers dont nous avions tant parlé en janvier ? Il y a urgence, grande urgence à redonner espoir aux quartiers populaires. Rien n’a bougé depuis sur ce plan.

L’heure est grave, mais ne cédons pas à l’émotion. Les guerres sont dues à une connivence contre nature entre raison, désir et colère, explique le philosophe Alain dans son essai Mars ou la guerre jugée.

Ne cédons pas à cette colère bien compréhensible et aux facilités de la rhétorique « martiale », sous couvert de l’unité nationale, de l’union sacrée qui, rappelons-le, M. le Premier Ministre, a permis les massacres de 14-18 après l’assassinat de Jaurès.
En rappelant que la pluralité des points de vue est la pierre angulaire de notre démocratie que ces assaillants terroristes veulent détruire, permettez-moi, mes chers collègues, d’opposer à ces discours de guerre une logique de paix. La lutte déterminée contre DAESH doit conduire à la paix. Il faut le dire et le redire.

Dans cet état d’esprit, nous défendrons quelques amendements pour instaurer un minimum de débat, même dans l’urgence.

Nous rappellerons que la France est attaquée parce qu’elle est symbole de liberté dans ce monde.

Le projet qui nous est soumis s’inscrit dans un projet de société qui dépasse de toute évidence, l’objectif de l’urgence. Ce projet de société n’est pas le nôtre ni celui de nombreux démocrates qui s’interrogent depuis deux jours.

L’exercice de la démocratie n’est pas facile, mais au sein de mon groupe, elle s’impose sur tous les sujets et donc sur des sujets aussi sensibles que celui sur lequel nous travaillons cet après-midi.

Ce qui nous rassemble est fort. C’est ce qui nous permet d’avoir quelques fois des votes différenciés et de les respecter.

Ce sera le cas aujourd’hui avec des abstentions et des votes en faveur de ce texte.

Eliane Assassi

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Derrière chaque terroriste plane l’ombre du capitalisme

21 Novembre 2015, 10:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Je ne sais pas de qui ou de quoi j’ai le plus peur. De la folie des terroristes prêts à se faire sauter pour servir une cause qu’ils pensent juste, sans se rendre compte qu’au final ils se sacrifient pour des intérêts financiers, qu’au bout du bout ils servent les intérêts d’une poignée d’occidentaux qui contrôlent leur mouvement d’embrigadement. Car il n’est ni question d’islam, ni d’acte de résistance qui servirait la cause des peuples victimes de l’impérialisme nord américain. Il est question de déstabiliser une région stratégique pour faire du fric. Le fric, encore le fric, toujours le fric. La guerre, la drogue, la prostitution … Tout ce qu’il peut y avoir de plus abject dans ce bas monde finit toujours en lignes de compte dans les grandes banques mondiales. Ou alors, je ne sais pas si j’ai plus peur encore de la faiblesse de l’émotion vécue à grande échelle. Une barbarie finement orchestrée, la peur qui se faufile sournoisement dans chaque foyer et la raison définitivement enterrée. La peur, voilà l’allié le plus puissant, le plus efficace des ordures qui se cachent derrière ce scénario magistralement ficelé. Mise en place de l’état d’urgence, modification de la constitution, renforcement des forces de police, de l’armée. Suspicion, ostracisation, haine. Nombreux sont ceux prêts à accepter le pire au nom de leur sécurité. Là je suis effrayé. Là je vois le train de l’histoire déraillé brutalement et se projeter dangereusement contre le mur.

 

Quand on sait que la Turquie, vassal américain du proche orient, achète le pétrole du groupe islamiste, que c’est le fils du président Erdogan qui gère cet aspect. Je n’évoque même pas ici le dossier Kurde, la résistance héroïque du PKK que les autorités turques combattent sans relâche et la communauté internationale qui ferme les yeux ! Quand on sait que toutes les pétro-monarchies moyen-orientales financent directement le groupe islamiste, elles qui ont droit au tapis rouge dans les grandes capitales européennes ou nord américaines. C’est vrai pour le Qatar en début de semaine à Paris même ! L’indécence à l’état pur ! Quand on sait que ces groupes terroristes se sont renforcés avec les effectifs de l’ancienne armée de Saddam Hussein disparue suite à l’épouvantable intervention américaine en Irak. Quand on sait que les américains ont un lien direct ou indirect avec tout ce qui se fait d’extrémisme dans cette région du globe, nous avons le devoir de ne pas nous laisser guider aveuglement par l’émotion. La première décision que nous avons à prendre pour combattre efficacement le terrorisme est d’agir en citoyen et de se poser les bonnes questions. La France doit vite retrouver son indépendance et dire aux américains et aux patrons des grandes multinationales stop on arrête. La sécurité nationale avant tout !

 

Car oui, la guerre et le terrorisme sont l’incarnation même des logiques du capitalisme. S’il fallait grossir le trait pour le faire comprendre, c’est le capitalisme qui tue ces nombreuses victimes innocentes ce week-end. Voyez la bourse qui s’envole, voyez l’indécente sortie du président du medef qui nous dit attention à ne pas augmenter les dépenses publiques pour embaucher des policiers ou des militaires. Ces gens n’ont aucune forme de morale parce que le capitalisme intrinsèquement n’en a pas ! Le capitalisme est par nature un système de prédation, de guerre permanente car c’est la condition de sa survie. Daesh pourrait disparaître en 48 heures à peine. On connaît les sources de ses financements, on connaît l’identité de ses leaders, on sait pertinemment qui fait quoi dans cette affaire. Mais il n’y a pas de raison d’arrêter cette machine. On vend des armes, on met en difficulté des régimes d’opposition de la région, on sécurise provisoirement Israël (sorte de 51ème État des États-Unis), mais surtout on fait de l’argent, beaucoup d’argent. La boucle est bouclée et nous voilà revenus au problème initial. Tout cela est finalement vieux comme le monde : c’est une course à la mainmise sur les matières premières.

 

Alors au-delà de la nécessaire unité pour saluer la mémoire de toutes les victimes de ce massacre, pour faire la démonstration que quoi qu’il arrive on ne met pas la France à genou, il sera important de vite réagir et, à mon sens, cela passera par une mobilisation populaire la plus large pour porter un véritable projet d’émancipation, un projet capable de réenchanter les perspectives d’avenir de notre nation. Un véritable projet construit sur une volonté ferme de paix et de solidarité internationale, un projet de civilisation axé sur l’éducation et la culture pour combattre partout les obscurantismes, un projet mobilisant toutes les énergies pour régler le problème du chômage et notamment du chômage des jeunes. La France doit se réconcilier avec l’idée de concorde. Il n’est définitivement plus possible de laisser le pays se fracturer de la sorte. Se mobiliser en masse autour d’un projet de société novateur et révolutionnaire, c’est la certitude de tourner définitivement la page de ces dernières décennies qui ne resteront pas dans notre mémoire collective comme étant l’une des périodes les plus glorieuses de notre histoire. Qu’un pays concentre le débat politique autour de personnages empêtrés dans les affaires, des personnages qui vendent sans cesse les vieilles formules ou qui agitent les peurs et les fantasmes pour masquer leur incapacité à régler les véritables problèmes dont souffre notre pays est révélateur que nous sommes à la fin d’un cycle. Le pire, c’est de voir ces personnages courir les plateaux télé et jouer leur petit numéro la larme à l’œil alors qu’ils et elles ont tous une part de responsabilité dans ces attentats par l’absurdité des politiques étrangères qu’ils ont érigé.

 

Il nous faut une formule rénovée du Front Populaire, il nous faut redonner de l’espoir et du sens et surtout, l’appétit de l’engagement en commun. C’est là la réponse la plus forte et la plus efficace que nous pourrions apporter à cette sinistre séquence que nous vivons. Il serait temps que les jeunes générations entrent dans la danse, s’impliquent dans le débat politique et se mobilisent pour bâtir le monde de demain, le leur. L’idée d’un nouveau Front populaire peut être le départ de cette renaissance devenue capitale.

 

Guillaume Sayon

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Réaction de Pierre LAURENT suite à la rencontre avec François HOLLANDE

16 Novembre 2015, 17:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Suite aux attentats de vendredi, Pierre Laurent, secrétaire national du 
Parti communiste français, comme tous les dirigeants des partis 
politiques, a été reçu, dimanche, à l’Élysée par le Président de la 
République.

C'est, par contre, le seul représentant dont les propos ont été 
censurés, notamment par France2.


Pourtant, après les actes barbares qui ont bouleversé notre pays et le 
monde, nous avons tous besoin d'entendre toutes les paroles et les 
points de vue.


Nous vous faisons parvenir la vidéo que nous avons filmée dès la sortie 
de l’Élysée de Pierre Laurent, en comptant sur vous pour l'envoyer à vos 
connaissances et la partager sur les réseaux sociaux.
https://www.youtube.com/watch?v=T-Bm6_QRN6Y

 

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La France endeuillée

14 Novembre 2015, 10:13am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La France endeuillée

Les attentats d'hier soir dans divers endroits de Paris sont horribles et nous indignent tous.
La campagne de Fabien Roussel et suspendu, le débat qui devait se dérouler à l'Atria et annuler.

Une pensée forte à toute ces victimes et surtout à leurs familles et relatifs qui devront continuer sans eux.
La France unie et solidaire dans l'horreur.

Puissions nous en tirer les bonnes conclusions, nous poser les bonnes questions et faire de notre indignation une force d’action pour décider du futur de notre nation.
 

 

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Liberté Hebdo 1193: L'édito de Franck

13 Novembre 2015, 16:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1193: L'édito de Franck

AU-DELÀ DU RÉEL

Quel sens, quelle leçon, retiendra l’histoire des épisodes électoraux de ces dix années écoulées ?

Depuis 2005, les électeurs de gauche ont surtout le sentiment de ne pas être écoutés. Voire même, leurs votes font l’objet d’un déni systématique des gouvernants en place.

Le rejet massif du traité constitutionnel européen, même si il a été nié, a forgé le terreau d’un travail collectif.

Une volonté marquée d’accroître l’audience des sans voix.
 

Malgré les tirs de barrage menés sans discontinuer par le grand patronat et ses séides contre le service public, le système de santé et d’accès aux soins, le code du travail, les institutions républicaines. Malgré tout, il se trouve toujours, dans un petit village, un quartier, un collectif d’habitants, de citoyens pour débattre, organiser, mener l’offensive pour la défense des conquêtes sociales.

Nombre de ces artisans du progrès social se retrouvent aujourd’hui, partout en France, sur des listes présentées par le Front de Gauche. Beaucoup d’entre eux ont vu leur vote de 2012 détourné de son objet. Chacun fait montre d’une ténacité qui gagne, petit à petit, les esprits.

 Les bombardements massifs d’informations toxiques pour la démocratie continuent cependant de plus belle. Le moindre communiqué du parti du mensonge est repris sans discernement, jeté en pâture à l’audimat et au marketing politique.

La «Une » scandaleuse d’un grand quotidien régional notamment doit réveiller les citoyens et particulièrement les abstentionnistes.

Seule une participation massive des électeurs au scrutin du 6 décembre permettra de clore cet épisode douteux de notre histoire.

Plus que jamais nous devons nous garder de ces remugles du passé. La population du Nord-Pas-de-Calais a vraiment besoin d’élus régionaux à l’écoute de ses véritables préoccupations et ayant, au premier chef, le souci de servir, d’être utile à la collectivité, au plus grand nombre.

La liste l’Humain d’abord fait le pari de l’écoute et de l’action, du partage et de la solidarité. De vraies valeurs de gauche qui font plaisir à entendre. Surtout quand elles sont portées par des femmes et des hommes fiers de leur région et décidés à tout faire pour transformer l’avenir.

Pas au service d’intérêts financiers. Ni en se trompant d’adversaire. Pour le bien commun. Pour le bonheur de tous.

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