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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Affichez votre soutien à la liste l'Humain d'abord !

31 Octobre 2015, 09:00am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Affichez votre soutien à la liste l'Humain d'abord !

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2017 ou le temps de la rupture et du boycott

30 Octobre 2015, 18:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 
Je n’ai pas le goût de la polémique. Elle ne m’intéresse pas et elle dissimule souvent les véritables intentions de celles et ceux qui en usent. J’aime en revanche penser le temps long, penser les événements et les séquences dans toute leur complexité. C’est ainsi que sur la Grèce, sur l’Europe plus globalement et sur d’autres sujets, je n’ai pas hésité à formuler mes désaccords avec mon parti. Alors certains me diront que je suis libre de quitter mon parti si je ne m’y sens pas véritablement écouté, entendu. Mais j’y tiens à mon parti. C’est un outil extraordinaire. J’ai la chance qui-plus-est d’être membre d’une fédération populaire de par sa composition et qui défend depuis toujours une ligne qui me va bien. Par ailleurs, rien n’arrive vraiment à vivre en dehors du PCF. Des petits groupuscules, des déclinaisons plus ou moins radicales qui passent leur temps à s’en prendre non pas aux capitalistes ou aux logiques du capitalisme, mais au PCF. Je ne suis pas d’extrême-gauche non plus, je ne le serai jamais. L’extrême-gauche est bien sympathique, elle est même séduisante si on pense au passage de Besancenot samedi dernier chez Ruquier, mais elle divise sans cesse les travailleurs. J’ai même esquissé un sourire lorsque Besancenot parlait du manque d’unité de la gauche radicale. Il a toujours refusé de nouer la moindre alliance avec le PCF. Il s’enferme dans un sectarisme mortifère. De plus, il ne vous aura pas échappé que, au moment où la question sociale redevient sensible en France, on nous ressort Besancenot qui avait disparu depuis 10 ans. Rien ne serait pire dans un pays comme le nôtre que des millions de travailleurs se retrouvent dans un même discours, une même démarche révolutionnaire et marchent donc unis vers un même but. Le travail de l’extrême-gauche, politiquement et syndicalement, a toujours été de saper ce travail d’unification. Beaucoup de syndicalistes savent de quoi je parle.
 
Le soucis aujourd’hui, et là dessus je suis d’accord avec Besancenot, c’est la faiblesse du discours du PCF. C’est le manque de radicalité dans ses prises de position. C’est l’abandon d’un vrai discours de classe au profit d’une fable humaniste légèrement rougie. Nos cadres, pas tous et heureusement, perdent parfois leur enracinement populaire, ils fréquentent des milieux qui les coupent de la réalité, ils ont des trajectoires sociales ou des pratiques sociales qui les éloignent du quotidien vécu par tant d’individus. Moi même je ne travaille pas à l’usine et j’ai aujourd’hui la chance d’avoir un salaire satisfaisant (pas non plus extraordinaire) qui me permet de manger à ma faim, de me payer une semaine de vacance, de m’acheter des livres. Plus important encore, j’ai un métier qui me permet de ne pas rentrer déglingué de fatigue chez moi, et donc, le soir, de pouvoir lire de la philosophie, d’avoir une passion pour le cinéma, d’aller au théâtre … Après je sais d’où je viens, un pur milieu ouvrier, la plupart des gens qui composent mon cercle social sont eux-mêmes des ouvriers, et puis, sans m’épandre sur ma vie, je n’ai pas des revenus si élevés qu’ils me permettent d’épargner, d’être propriétaire ou de pouvoir faire abstraction de cette pointe de stress lorsque je vais consulter mes comptes. Je sais que vous serez nombreux, chers lecteurs, à vous retrouver dans ce tableau. Et puis, dans ma fédération, les camarades vous remettent radicalement en place lorsque vous vous perdez un peu, que vous décrochez de la réalité. Avec malice, ils vous taquinent quand vous portez la cravate. La cravate c’est pour les patrons … Encore faut-il être parmi eux … Certains de mes petits camarades de la direction en revanche, sans être des bourgeois cela va de soi, ont quand même, je crois, pris de mauvais réflexes, ne partageant plus vraiment ce quotidien. Mais là n’est pas le plus important. Robert Hue et Marie-George Buffet ont tout fait pour détruire de l’intérieur le Parti Communiste Français. Ces gens et leurs complices ne croient plus en la force de nos idées premières. Ils et elles ne croient plus en la possibilité de combattre le capitalisme à la racine, d’unifier la classe ouvrière (précaires, ouvriers, salariés, fonctionnaires, retraités modestes …) pour changer concrètement la vie. Ils ont affaibli l’organisation et dénaturé notre discours. On préfère parler de féminisme, du combat LGBT, du combat athée (qui frôle parfois l’hystérie) tout en omettant de replacer toutes ces batailles dans la seule logique qui compte : celle du combat contre le capitalisme et toutes les normes sociales, politiques, humaines qui sont directement liées à lui. C’est donc en ce sens que je parle de dénaturation. Je crois fortement en l’identité sociale et là-dessus nous avons d’importantes lacunes. Bref, je ne vais pas épiloguer sur ces points mais les disciples de Hue et de Buffet restent encore trop nombreux au sein de la direction nationale. J’en profite pour rendre hommage à Pierre Laurent qui a au moins mis fin au processus de liquidation. Je prendrai le temps, dans d’autres contributions, de revenir sur ces différents points.
 
Le point essentiel sur lequel je voulais revenir est celui de notre participation à la vie électorale de notre pays. Le PCF est présent à tous les scrutins de l’échelon le plus local au national. Nous présentons également des listes aux élections européennes. Cela nous impose un rythme particulier, un rythme très soutenu avec presque un scrutin par an. Cela nous oblige également à nous positionner dans des débats instaurés par les médias, par les dominants. Vous le savez comme moi, on ne parle jamais de l’exploitation, des salaires qui baissent, de la violence patronale. Non on parle de l’insécurité, de la drogue, des immigrés, du « coût » du travail, des français grincheux qui refusent les réformes. Un communiste a toujours beaucoup de mal à se positionner dans ces débats là qui sont l’arbuste qui cache l’immense forêt de la spoliation, de la souffrance populaire, des véritables enjeux qui comptent. Les sondages viennent enfoncer le clou, ils permettent de fabriquer des candidats, ils orientent les choix des électeurs. Ils évitent surtout soigneusement eux aussi de poser les véritables questions. Il nous faut inventer des slogans, ne pas paraître trop radicaux pour un électorat anesthésié par cette télé-magouille. Bref on s’oblige à faire de la petite tambouille électorale, à devoir nous résigner à des appels de second tour, à afficher tout petit en bas de l’affiche notre logo, à l’oublier même parfois. Un logo qui a abandonné les outils, l’appellation communiste (mise en commun) noyée dans celle du « Front de gauche ». C’est ainsi que l’on pense le temps-court, que l’on s’appuie sur des résultats électoraux pour revoir notre copie. Des résultats électoraux qui n’ont aucun sens puisque la moitié des électeurs ne se déplacent plus jamais ou presque …
 
Alors tout de même, j’apporte quelques nuances dans ce flot de généralités basiques. Je veux dire que les scrutins locaux demeurent importants. D’ailleurs, les électeurs se déplacent pour choisir leur maire. Une mairie gérée par un communiste ou pas, cela fait une différence de taille. Adjoint au maire dans une ville communiste de presque 20 000 habitants, j’en suis témoin chaque jour. Sur le logement, sur l’aide sociale, sur la culture, sur la citoyenneté … Beaucoup de choses importantes dans notre vie de tous les jours sont directement liées aux politiques locales. Même chose pour les élections régionales qui font l’actualité. La région met en place des politiques utiles au quotidien. Quand il y a des élus communistes dans l’hémicycle, un discours singulier et combatif raisonne bien souvent sans tremblement dans la voix. Pour les travailleurs mobilisés de la région, ils savent qu’un homme comme Bertrand Pericaud qui est sur les questions économiques au conseil régional a joué un rôle important. Il a relayé les luttes, obligé la région à se positionner et à interpeller les autorités, il a tapé du point sur la table quand il le fallait. Même chose pour ma camarade Cathy Poly Apourceau qui présidait la commission des lycées et des questions de formation. Elle a lutté activement contre le décrochage scolaire, a accompagné les enseignants en lutte, s’est toujours opposée aux subventions de la région pour les lycées privés … L’utilité des élus communistes à ces différents échelons n’est plus à prouver.
 
En revanche il me semble qu’il y a deux scrutins avec lesquels nous devrions rompre et pas des moindres : l’élection présidentielle, et celui des européennes. L’élection présidentielle est l’antithèse de la démocratie. Il faut choisir un homme ou une femme, au pouvoir démesuré (le président de la République française est le chef d’État possédant le plus de pouvoir au monde en régime « démocratique »!). Les deux candidats qui arrivent en tête ont droit à un ticket pour le deuxième tour alors qu’ils ne représentent qu’une minorité des français. C’est ainsi que droite et gauche mènent le jeu de l’alternance depuis des décennies en étant dans le fond d’accord sur presque tout, du moins économiquement. Européens convaincus, libéraux, fossoyeurs des services publics … Pourquoi devrions-nous prendre part à ce simulacre d’élection ? Pourquoi vouloir participer à un scrutin aussi biaisé et convenu ? Je pense, je sais que je ne suis d’ailleurs pas le seul, que nous devrions nous inspirer de ces sages paroles du regretté Jacques Duclos : ‘C’est blanc bonnet et bonnet blanc ». Effectivement, Duclos avait mille fois raison. J’appelle donc, et je défendrai cette position dans nos futurs débats du congrès, à boycotter l’élection présidentielle et à mener à la place un grande campagne populaire pour un nouveau régime politique nous permettant de mettre fin radicalement à l’oligarchie. Par contre aux élections législatives, on propose et on défend un vrai projet communiste pour la France et on affiche la couleur : nationalisation des banques, des grandes entreprises de l’énergie et des services avec gestion ouvrière, l’interdiction des licenciements quand une entreprise fait des bénéfices, la fin des baisses de cotisations pour les grands groupes et des aides spécifiques pour les petites structures (TPE / PME), un chantier national sur l’école, l’université et la recherche, la création d’un vrai ministère de la culture, des Arts et de l’éducation populaire, le retrait de la France de l’OTAN, une rupture complète avec les politiques européennes … Et puis 577 hommes et femmes ancré(e)s dans les territoires pour le porter et le populariser dans chacune des circonscriptions. Un parti en mouvement avec son propre projet, loin des débats puants et des contraintes électorales imposées !
 
Pour le scrutin européen, même chose. Nous refusons de participer à cette ridicule aventure. Les députés européens n’ont aucun pouvoir, sont élus dans des circonscriptions hors normes, ils n’ont aucune prise sur les orientations européennes. Le PCF ne doit donc pas prendre part à cette mascarade mais là aussi, à contrario, se lancer dans une campagne de désintoxication populaire. Non à cette Europe, non à cette monnaie qui détruit notre industrie et nos emplois, non aux directives européennes qui dérégulent les services publics, les marchés de la production agricole et viticole …
 
J’en arrête là car ce billet est déjà trop long. J’aurais l’occasion d’écrire et de communiquer dans les mois à venir sur ces sujets. Je sais que mes propositions seront loin de faire l’unanimité, je sais qu’elles causeront même chez certains des mouvements d’humeur. Je sais en revanche également que de nombreux camarades ne sont pas loin d’épouser les mêmes thèses que celles-ci. Il y aura un congrès en 2016 où ces questions seront abordées. Il faudra donc un véritable débat dans notre organisation sur ces différents points. Le pays va mal, la souffrance populaire s’accroît chaque jour, le pays sombre dans le renoncement et la colère. Tout cela tend à emprunter des chemins dangereux parce qu’il n’existe pas de véritable alternative progressiste digne de ce nom aujourd’hui. C’est notre responsabilité de la faire vivre. A nous donc de savoir envoyer les bons signes et de porter un projet capable de mobiliser les exclus du progrès, du partage, du pouvoir.
 
Guillaume Sayon
 

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Régionale: Les propositions de Fabien Roussel tête de liste "L'humain D'abord" pour l'éducation

30 Octobre 2015, 16:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Régionale: Les propositions de Fabien Roussel tête de liste "L'humain D'abord" pour l'éducation

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Régionales : réunion Publique à Beaurains (près d'Arras)

28 Octobre 2015, 19:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Régionales : réunion Publique à Beaurains (près d'Arras)

Le 3 octobre, Fabien Roussel, tête de liste "l'huamin d'abord" PCF-Front de Gauche, sera à Beaurains ( près d'Arras).

A 19h00, il tiendra une réunion publique à la salle des fêtes de Beaurains.

il sera accompagné de Jean Jacques GUILLEMANT  secrétaire de cellule de Beaurains

Leïla DUTAILLY candidate

René CHEVALIER candidat

Dominique WATRIN sénateur du Pas de Calais

Cathy Apourceau-Poly tête de liste départementale


Nous vous y attendons nombreux.

Nous vous invitons à diffuser massivement cette information.

 

 

Pour info, d'autres réunions publiques sont prévues dans l'Arrageois:

Vendredi 20 novembre 2015 à 19h00 à Saint-Laurent Blangy, salle du temps libre

Jeudi 26 novembre 2015 à 19h00 salle l'Abbé Lemire (derrière la gare)

 

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Régionales:Fabien Roussel: "Avec notre liste nous représentons les vraies valeurs de la gauche"

28 Octobre 2015, 19:44pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Fabien Roussel, candidat communiste dans le front de gauche dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, tête de liste "L'Humain d'abord" est revenu sur son programme pour la région, mardi soir, au micro d'iTELE. Pour lui, "la priorité c'est de s'attaquer au chômage, à la vie chère". Il est revenu sur ses propositions économiques pour apporter de l'emploi dans la région, mais aussi sur la situation à Calais.

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Régionales: Interview de Fabien Roussel par Daily Nord

27 Octobre 2015, 07:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Fabien Roussel, PCF-Front de Gauche : “Il faut subvertir les institutions”

En 2004, Fabien Roussel lançait une affiche pendant les cantonales : « Je vote communiste et je t’emmerde ». Une décennie plus tard, le quadragénaire vote toujours communiste. Ça tombe bien, il est la tête de liste du Parti Communiste et du Front de Gauche en Nord – Pas-de-Calais/Picardie. Interview.

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Fabien Roussel, candidat pour le Front de Gauche (moins le Parti de Gauche) aux Régionales Nord – Pas-de-Calais/Picardie. Photo : DailyNord.

DailyNord : C’est votre première campagne en tant que tête de liste aux Régionales. Qu’est-ce que ça change ?

Fabien Roussel : Je connais quand même les régionales. En 2004 et 2010, j’étais dans l’équipe de campagne d’Alain Bocquet (tête de liste, Ndlr). J’avais déjà bien sillonné la région, vu ce que représentait une telle campagne. Mais de le vivre personnellement et au coeur, c’est différent. C’est d’une intensité rare, on reçoit beaucoup, et ça permet de porter le combat de toute une région. Et une grande région.

DailyNord : Il y a dix ans, lors d’une campagne des cantonales, votre slogan était « Je vote communiste et je t’emmerde ». Va-t-on avoir le droit à un slogan de ce type cette année ?

Fabien Roussel : L’affiche avait été faite par Charb, un copain (dessinateur de Charlie Hebdo, assassiné pendant les attentats cet hiver, Ndlr). C’était provocateur, mais déjà à cette époque, je ressentais beaucoup de colère. Il y avait une forte désindustrialisation avec des emplois supprimés à Metaleurop (Noyelles-Godault), à Altadis (Lille, ex-Seita). En 2015, je porte toujours cette colère aussi fortement et je la ressens aussi fortement de la part des gens que je rencontre.

DailyNord : Quelle est cette colère ?

Fabien Roussel : Il y a un ras-le-bol généralisé, une colère sourde et profonde. L’emploi toujours, mais aussi le pouvoir d’achat, et également un rejet de la politique, des responsables politiques, des tricheurs. J’entends et je comprends cette colère. Si je m’inclus dans les responsables politiques ? Je prends ma part, mais je me sens complètement libre de pouvoir répondre : nous n’avons jamais voté pour les lois et les traités européens qui conduisent aujourd’hui à cette situation. Nous avons été clairs et droits dans nos bottes. Cette colère, on peut la comprendre et je peux la porter. Quand des retraités ont moins 10% de pouvoir d’achat, nous devons agir. Quand les employés en CDD ou en intérim ou encore avec de bas salaires ne sont pas respectés, il faut agir. Ce n’est pas une compétence régionale, allez-vous me dire, mais il faut subvertir les institutions.

“Le conseil régional peut aller plus loin que ses compétences”

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Marisol Touraine l’a échappé belle. Fabien Roussel, président de Région, aurait fait le siège du ministère. Photo : DailyNord.

DailyNord : Subvertir ?

Fabien Roussel : Le conseil régional peut aller plus loin que ses compétences. Je m’explique. Il y a des richesses qui existent pour sécuriser les retraités, les employés en CDD ou en intérim, pour accompagner le retour à l’emploi. Notre région est la troisième plus riche de France avec 150 milliards de PIB. Mais où va cette richesse ? A l’Etat par l’impôt, la TVA, taxes et compagnie, qui le redistribue mal. Très très mal. Par exemple, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) devrait être redistribué aux entreprises ici qui en ont besoin. Et non aux entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires, qui font des bénéfices. Gérard Mulliez (Auchan, Ndlr) m’a dit qu’il touchait 200 millions d’euros de CICE, mais qu’il n’avait rien demandé. Vous imaginez si on peut redistribuer le CICE d’Auchan, d’Alstom, de Bombardier, de Renault… Les vingt-huit familles les plus riches de la région cumulent 77 milliards d’euros de patrimoine. Alors que les sous-traitants, les petites PME, on leur demande de travailler avec des conditions de plus en plus dures.

DailyNord : Mais concrètement, vous faites comment ?

Fabien Roussel : On doit peser en tant que région, montrer ce qui est injuste. On doit se faire respecter. Et monter à Paris devant les ministères, leur dire que ça suffit. On dépense 2,2 milliards en allocations Assedic, 600 millions d’euros en RSA, avec 1 milliard d’euros du CICE, on peut créer de vrais salaires avec des CDI, réinvestir. Les grands groupes ne sont pas fermés à ça, il ne faut pas le croire.

DailyNord : Aller à Paris pour peser, donc…

Fabien Roussel : Comme dans d’autres dossiers ! Regardez la CARSAT, c’est un vrai scandale. Des jeunes retraités sans pension, c’est inadmissible. En plus,  on leur inflige la double peine car, une fois leur retraite régularisée, il devront payer des impôts qu’ils ne devraient pas payer. Pour le coup, Marisol Touraine (Ministre des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes ndlr) qui paie l’ISF, mériterait de perdre son chemisier, car la colère est la même chez ces retraités qu’à Air France. Là encore, la République doit traiter respectueusement notre région. Donc, en tant que président de région, j’aurais fait le siège de son ministère et j’aurais détaché des fonctionnaires pour régler les dossiers. Après, j’aurais envoyé la facture à Marisol Touraine. Une région doit savoir se faire respecter.

DailyNord : La CARSAT, c’est donc votre première décision en tant que président de Région ?

Fabien Roussel : L’un des premiers sujets. La première chose, c’est d’arrêter l’hémorragie d’emplois, avec un moratoire sur les plans sociaux de la région. S’il n’y a pas de repreneur des entreprises en difficulté, la Région crée les conditions pour rentrer dans le capital des entreprises dans des secteurs stratégiques pour notre territoire. Il faut relancer l’activité industrielle de la région via un fonds d’investissement régional public permettant d’intervenir directement dans le capital des entreprises. Vous me direz que ça devrait être le rôle de la BPI (Banque publique d’investissement) mais elle ne fait que dans les entreprises qui vont bien ou sont dans l’innovation. Avec 6 millions d’habitants, nous avons la taille pour répondre aux problématiques des entreprises en difficulté et créer cet investissement.

DailyNord : Si on comprend bien, vous étiez pour la fusion ?

Fabien Roussel : Non, j’étais contre cette réforme territoriale, notamment quand elle vise la concurrence entre les régions françaises et européennes, privant les états de leur souveraineté et de leurs prérogatives. Mais aujourd’hui, elle est actée, il faut faire de cette fusion un atout. Et six millions d’habitants, c’est plus grand que le Danemark ou que l’Irlande, ça compte. Nous voulons que cette région reprenne son destin en main.

“Il est inadmissible que les Picards du Sud soient transportés comme du bétail”

DailyNord : Au rayon Transports, vous faites quoi ?

Fabien Roussel : Aujourd’hui, il y a deux points. Le désengorgement des autoroutes et la qualité des transports. Les deux régions ont deux conventions TER qui s’élèvent à un demi milliard d’euros, mais il est urgent de redéfinir les choses, via une seule convention en harmonisant par le haut. Il est inadmissible qu’à Chateau-Thierry et Creil, en allant vers Paris, les Picards soient transportés comme du bétail. Nous demandons le triple A : Assis, A l’heure, Avertis. Les usagers sont prêts à payer pour être transportés. Si le service est rendu. Dans le domaine des transports publics, il faut aussi plus de dessertes des zones rurales avec des lignes intervilles, ce qui concerne plus la Picardie.  Je veux donc que la SNCF joue son rôle et garantisse un minimum. Je refuse aussi la suppression des lignes inscrites dans le rapport Duron, signées rappelons-le par les partis de Xavier Bertrand, Pierre de Saintignon et Sandrine Rousseau. Je refuse le transfert de nouvelles lignes à la région, la SNCF ne doit pas se désengager.

DailyNord : C’est facile à dire…

Fabien Roussel : Je peux vous dire que si demain le président de Région va à Paris et entraîne les usagers avec lui, il y aura du monde. On ne va pas se contenter de frapper aux portes de Guillaume Pépy ou du Ministère des Transports. C’est en demandant que l’on arrive à obtenir. La Région doit aussi se recentrer sur le coût des transports collectifs. Et notamment offrir la gratuité pour les scolaires jusqu’à l’université, ainsi qu’en période de pics de pollution pour tous.

DailyNord : Vous êtes d’accord sur le récent vote concernant le RER Lille-Bassin Minier ?

Fabien Roussel : Il y a des investissements dont on a besoin. Cette liaison bassin minier, nous y sommes favorable, mais avec opérateur et partage des coûts. Comme nous sommes pour une troisième gare à Lille, qu’elle soit à Seclin ou avec l’agrandissement de Lille-Flandres. C’est un investissement qui doit être également partagé. C’est une priorité, car si il y a une nouvelle gare, on peut augmenter le cadencement. Donc, il n’y a pas forcément besoin d’une nouvelle voie…  Donc, pour le RER, je suis pour la poursuite des études, car il faut augmenter la capacité des transports. Mais peut-être qu’on peut doubler l’existant, en tout cas le renforcer.

Bio express

À 46 ans, le père de trois enfants (de 14 à 20 ans) n’est pas un inconnu dans le monde politique. Le natif de Béthune suit Michelle Demessine depuis de nombreuses années, en étant son attaché parlementaire. Il l’a également suivie au ministère du tourisme, sous Jospin. Celui qui a tâté un peu de journalisme télévisé avant de se lancer en politique (à France 3 Champagne-Ardenne notamment) est élu à Saint-Amand-les-Eaux en charge de la culture, sous la férule d’Alain Bocquet, qu’il a régulièrement accompagné dans ses campagnes électorales. Ainsi aux régionales 2004 et 2010. Il est aussi responsable de la Fédération du Nord du PCF.

 

DailyNord : Quid du Canal Seine Nord ?

Fabien Roussel : Oui, mais ! Il sera utile et efficace si les investissements supplémentaires sont faits pour relier Dunkerque, même chose avec Le Havre. Et si l’on relie les ports fluviaux existants au canal Seine-Nord. De même il faut développer le ferroutage (combinaison du fer et de la route, ndlr). Nous sommes la première région de construction automobile de France avec 500 000 véhicules par an. Pas un seul ne passe par Dunkerque ! Il y a quand même des synergies à avoir !

DailyNord : Et pour l’agriculture ?

Fabien Roussel : Le productivisme agricole n’a plus de sens. On assèche la terre. On épuise les bêtes. Il faut remettre un interlocuteur entre l’industriel, l’agriculteur et les grandes surfaces. Aujourd’hui, l’agriculteur est acculé. A l’échelle de la Région, je suis pour la création d’une plateforme régionale d’achats de produits agricoles destinés aux cantines, aux hôpitaux. Une forme de circuits courts. Il est inadmissible que nos enfants mangent à la cantine du poulet congelé qui vient de l’autre bout du monde, pendant qu’on ferme Doux à Graincourt. Soyons biolcheviks et écolococos !

DailyNord : On va finir par croire que vous voulez un kolkhoze ?

Fabien Roussel : Je veux que nous reprenions notre destin en main. On va être compétitif en répondant aux besoins des gens, en soutenant nos filières industrielles. On va avoir besoin de 10 000 emplois dans l’automobile d’ici cinq ans dans la région. Ou on laisse faire les constructeurs, et ils embaucheront des intérimaires, ou on est là pour que ça donne des CDI. Au niveau de la formation, il faut aussi rouvrir les filières STI, fermées dans les lycées de la région. Nous avons beaucoup de leviers. Comme par exemple créer une banque publique régionale de dépôt qui fonctionnerait sur internet. Et qui proposerait des prêts à taux 0% aux collectivités. Actuellement, les banques régionales cumulent 114 milliards de dépôts.

“J’avais proposé une présidence tournante. Sandrine pendant trois ans, moi pendant trois ans.”

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Evidemment, même quand il s’exprime,  Fabien Roussel regarde sur sa gauche. Photo : DailyNord.

DailyNord : Certains points de votre programme se rapprochent en tout cas de Sandrine Rousseau, interviewée ici-même la semaine dernière ?

Fabien Roussel : J’ai fait beaucoup de propositions à Sandrine. Une liste à parité, un binôme de têtes de listes avec les deux noms sur le même plan. J’étais même prêt à ce qu’elle soit la première sur le Nord. J’ai proposé beaucoup, je ne peux pas faire beaucoup plus.

DailyNord : Il n’y a donc plus d’accord possible ?

Fabien Roussel : Si ce n’est pas fait cette semaine, c’est mort, on ne peut pas refaire toutes les listes au dernier moment avant le dépôt définitif des listes début novembre.

DailyNord : Vous vouliez un binôme de tête de liste, mais qui aurait été le président de Région, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit ?

Fabien Roussel : J’avais proposé une présidence tournante. Sandrine pendant trois ans, moi pendant trois ans.

DailyNord : C’est ça qu’il faut que vous proposiez à Pierre de Saintignon !

Fabien Roussel : A Pierre de Saintignon, j’ai proposé par courrier que 39 parlementaires de gauche de la région Nord – Pas-de-Calais – Picardie s’associent à nos huit Front de Gauche en Nord – Pas-de-Calais/Picardie pour ne pas voter ce budget d’austérité à l’assemblée nationale. Si les quarante-sept parlementaires s’unissent… alors je dis que tout est possible.  L’union, c’est dans les actes qu’on la construit. Ce serait un vrai Front populaire. Je suis pour !

DailyNord : Donc, avant le dépôt des listes début novembre, on peut avoir une liste commune avec Pierre De Saintignon ?

Fabien Roussel : Il faudrait qu’ils donnent un signe fort…

DailyNord : Que faites-vous en cas de second tour ? D’autant que vous n’êtes pas sûr d’y être selon les derniers sondages ?

Fabien Roussel : On fait 9% au dernier sondage… sans que la campagne soit commencée (dans le cas de figure où le Parti de gauche était avec Fabien Roussel, voir dernière question, Ndlr). Mais ne me demandez pas ce que je ferais au second tour, c’est comme une course de haie, il faut franchir la première. Mettre la perche le plus haut possible au premier tour, et je n’imagine rien d’autre.

DailyNord : Est-il difficile de faire entendre votre voix dans un scrutin très nationalisé, avec deux figures nationales, Marine Le Pen et Xavier Bertrand, en lice dans la région ?

Fabien Roussel : C’est une mini-présidentielle, ces treize régions. Quant à Marine Le Pen, je ne comprends pas la fascination des médias pour elle et lui font sa campagne. Je réclame le même traitement, pas plus pas moins. Quand elle va sur un marché, il y a un article qui l’annonce, un article qui raconte. Certains médias sont responsables de cette montée du FN aussi. Ils jouent le deuxième tour avant le premier. Un jeu dangereux, y compris de la part des journalistes, qui me disent qu’il faudrait une union de la gauche…

DailyNord : Il n’y a pas de parlementaires sur votre liste aux Régionales. Pourquoi ?

Fabien Roussel : Ça reste ouvert. Jusqu’à cette semaine, l’union avec les Verts reste possible. Les listes entre le premier et le second tour peuvent évoluer. Mais je suis contre le cumul, il n’y aura pas de parlementaires élus au conseil régional.

La capitale régionale ? “A Suzanne !”

DailyNord : Demain, Fabien Roussel, président de Région, on la met où la capitale ?

Fabien Roussel : A Suzanne ! C’est dans la Somme où je vais pêcher et où j’ai un bungalow ! Plus sérieusement, je suis contre une capitale régionale qui éloigne les gens des lieux de décision. Je suis pour une multiplication des antennes de la Région dans tous les bassins de vie. Et pas en fonction du nombre d’habitants, mais en fonction de la distance. Et ça, ça veut dire maintien des emplois du Conseil Régional contrairement à Marine Le Pen et Xavier Bertrand, dont la première mesure est un plan social.

DailyNord : Un nom pour cette région ?

Fabien Roussel : Pour le nom, on prendra le temps. Il y aura une consultation démocratique et populaire.

DailyNord : Enfin, question pratique. Qu’est-ce que le Front de Gauche aujourd’hui ? Parce qu’une partie a rejoint la liste de Sandrine Rousseau…

Fabien Roussel : Le Front de gauche, ce sont des citoyens non cartés, le mouvement Ensemble de Clémentine Autain, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire et le PC. Le Parti de Gauche a choisi de suivre Sandrine Rousseau, c’est son choix. Mais nous sommes le Front de gauche, sans le Parti de Gauche.

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LIBERTE HEBDO: L'édito de Franck

25 Octobre 2015, 19:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LIBERTE HEBDO: L'édito de Franck

DES ACTES FACE AUX PAROLES

 

Du temps de l’ORTF, à la grande époque de la télévision noir et blanc, le ministre de l’Information venait lui-même expliquer aux téléspectateurs les changements de programme télévisé.

Aujourd’hui, ce sont les marchands de canons et de savons qui cherchent à nous divertir de nos préoccupations essentielles.

Sans vergogne, les chaînes nationales privées nous inondent d'informations sur les sujets qui les intéressent.

La liberté de l’information est bien mal en point.

Plus grave encore, les chaînes de service public participent à l’abrutissement général aussi. En pleine campagne électorale, aucun débat de haute tenue n’est programmé.
Au contraire, les médias parisiens font leur choix, leur marché.

Deux heures d’émission consacrées, à une heure de grande écoute, au parti le plus antirépublicain qui soit relève de la malhonnêteté intellectuelle au plus haut degré.

Dix minutes d’antenne proposées à la Droite et au PS et rien pour le Front de gauche ?

C’est consternant. Serions-nous revenus, comme au temps de l’occupation,
cher à Madame Le Pen, à l’ère de Radio Paris ?

Nos confrères journalistes n’auraient-ils plus de convictions ?

Ou, pire, sacrifieraient-ils la démocratie sur l’autel de l’audimat et du marketing politique ?

Les grands chroniqueurs qui servent la soupe au parti du mensonge savent-ils les dangers qu’ils propagent ?

A l’heure ou chaque nouveau caprice du Medef fait réagir le gouvernement, il serait plus utile de donner la parole aux forces politiques qui n’entendent pas céder sur les droits des citoyens au profit des grands groupes financiers.

Le résultat des prochaines élections régionales sera déterminant pour l’avenir de toute la population. Les sirènes fascistes ne résonnent jamais pour défendre les salariés en lutte.

Jamais. Personne ne doit perdre de vue que le véritable enjeu pour notre avenir à tous est de donner un véritable virage social à la politique menée dans ce pays. L’emploi est la préoccupation numéro 1 des habitants du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie.

Les cadeaux au patronat sans contrepartie doivent cesser.

Plutôt que d’austérité, c’est d’investissements dont la région a besoin pour relancer la croissance et créer des emplois.
 

L’Humain d’abord est plus que jamais d'actualité.

 

 

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BUDGET DE RIGUEUR 2016 : 277 députés ont voté la partie recettes

24 Octobre 2015, 13:54pm

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BUDGET DE RIGUEUR 2016 : 277 députés ont voté la partie recettes

Un seul député socialiste a voté contre, 18 députés dits frondeurs se sont abstenus. Ils étaient 47 à montrer leurs muscles en s'abstenant en 2014.

Mais comme l'écrit Le Parisien, comment faire autrement quand tous voteront PS aux régionales et que nombre d'entre eux seront même candidats.

Côté écolos, 9 députés ont voté pour, 1 a voté contre et 8 se sont courageusement abstenus.

Le Front de gauche a dénoncé "un budget d'austérité".

“Le déficit prévu du budget de l'Etat pour 2016 s'établit à 71,83 milliards d'euros, très légèrement moins que dans le texte initial (71,99 milliards).

Il prévoit une baisse de l'impôt sur le revenu à hauteur de 2,1 milliards d'euros pour huit millions de contribuables modestes.”

HAUSSE DES TAXES SUR LE GAZOLE

Il inclut des mesures qui sont loin de faire l'unanimité à droite comme à gauche comme une nouvelle réduction de 3,7 milliards d'euros de la dotation globale de fonctionnement (DGF) pour les collectivités locales.

Plusieurs amendements ont été adoptés, comme celui qui réduit les impôts locaux pour les contribuables les plus modestes grâce à un relèvement des taxes sur le gazole.

Ce dernier a été anticipé par le gouvernement qui prévoyait à l'origine de l'inclure dans le projet de loi de finances rectificative de fin d'année. 

Un autre amendement durcit la fiscalité sur les "parachutes dorés" en réduisant de moitié le seuil d'imposition.

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Régionales: Bilan des élus Front de Gauche, Communistes et Unitaires

24 Octobre 2015, 09:02am

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5 ans de luttes relayées au Conseil régional

Mandat 2010-2015

Un bref retour sur le mandat mené au conseil régional par nos élus, et sur l’intérêt de pouvoir agir en faveur du progrès social et humain dans une institution comme le conseil régional

 

Dans un contexte national marqué par la remise en cause de tous les acquis sociaux, et par les renoncements des sociaux libéraux, notre groupe fait le choix depuis 2004, et de nouveau en 2010, de permettre qu’une majorité de gauche soit élue à la tête de la région Nord Pas-de-Calais face à la droite, mais de ne pas rejoindre l’exécutif.

Ce choix a été principalement motivé par le refus de participer à la mise en œuvre du désengagement de l’état au détriment des régions décidée par les gouvernements successifs, au nom de l’austérité imposée par la commission européenne.

Nous avons appelé à un large front commun de résistance face à la diminution des moyens des politiques territoriale. Force est de constater que nos appels tout au long du mandat en direction de l’exécutif PS-Verts n’ont pas été entendus à ce niveau. Alors que le terme de « région bouclier » est régulièrement avancé par la présidence de région, celle-ci s’est largement limitée à un accompagnement des politiques gouvernementales.

Un engagement résolu contre les choix d’austérité

Face à la diminution des dotations d’Etat à la région, qui connait pourtant une situation économique et sociale dramatique, et aux choix d’austérité qui ont entraîné en Nord Pas de Calais la baisse mécanique des subventions à la vie associative, aux projets culturels, aux petites communes, nous nous sommes systématiquement abstenus sur le vote des budgets régionaux

Réduire la dépense publique est très dangereux. Les collectivités locales pèsent 75% de l’investissement public, et ont donc un impact important sur la création d’emploi. La région c’est aussi 8600 agents territoriaux en Nord Pas de Calais et en Picardie qui font vivre le service public au quotidien, qui servent les repas dans les lycées de la région, qui accompagnent les associations, qui permettent de verser les bourses de soutien aux jeunes en apprentissage... Nous ne hurlons pas avec les loups comme Xavier Bertrand, Marine Le Pen, ou même Emmanuel Macron qui veulent fragiliser les missions du service public en tapant sur les agents territoriaux.

Nous défendons l’idée que des choix courageux doivent être fait pour ne pas brader le service public face à l’appétit des marchés, et que le politique ne doit pas démissionner face à a finance

Des élus combatifs et force de proposition

A la région, nos élus ont été mobilisés en permanence pour faire valoir les intérêts des classes populaires et des travailleurs du Nord Pas de Calais, avec un rôle critique et constructif, avec un travail de terrain, et des propositions que nous avons défendu dans l’institution :

Face à la casse de l’emploi, notamment dans l’industrie, 

• nous avons multiplié les rencontres avec les syndicats et les salariés, afin d’agir et de mettre le poids de la région pour faire face à la multiplication des plans sociaux et à la précarisation des emplois.

• Nous avons fait voter des crédits supplémentaires pour des plans d’urgence anti-crise, pour un service public de la formation professionnelle.

• Nous avons contribué à mettre en place la commission de suivi des aides aux entreprises.

• Nous continuons de réclamer que soit mise en place une agence de notation sociale des entreprises.

Dans le domaine de la formation des jeunes, dans une région où chaque année ce sont 13 000 jeunes qui quittent le système scolaire sans aucun diplôme, et où le nombre de postes d’enseignants supprimés depuis 10 ans est loin d’avoir été rattrapé, nous avons défendu le droit à une scolarité de qualité pour tous les lycéens et les jeunes apprentis.

• Nous avons systématiquement dénoncé le financement de l’enseignement privé au détriment du public.

• Nous avons agi contre les suppressions de postes ou de réseaux d’éducation prioritaires.

• Nous avons agi en faveur de la gratuité de la scolarité, en obtenant notamment l’augmentation de l’aide aux manuels scolaires pour les boursiers, ou encore le principe de ne pas augmenter les tarifs de cantine pour les familles au cours du mandat.

• Nous avons dénoncé, en lien avec les mobilisations de nos camarades localement, l’abandon de la gratuité du transport des lycéens dans les agglomérations de Lille et de Douai.

Nous avons combattu les orientations qui visent, dans le domaine des formations initiales des jeunes, mais aussi dans le domaine de l’enseignement supérieur, à privilégier les financements pour l’excellence au profit de quelques-uns, alors qu’on diminue les crédits nécessaires à un service de qualité pour tous.

Face ceux qui préparent la mise en concurrence des transports ferroviaires, nous avons défendu le service public, le maintien des lignes et des moyens pour la modernisation du réseau TER. On peut agir aujourd’hui contre les autoroutes engorgées, contre la multiplication des camions sur les routes, contre les pics de pollution aux particules fines : le développement du service public ferroviaire, pour les voyageurs mais aussi pour le fret, fait partie de la solution. Ceux qui veulent saborder le chemin de fer vont à l’inverse de l’urgence sociale et environnementale de notre temps !

Face au gel des financements des politiques culturelles, et aujourd’hui aux diminutions de financement à cause des moyens qui ont été retirés aux collectivités locales, nous avons chaque année proposé et obtenu un relèvement du budget régional pour le soutien à la création et aux structures culturelles, tout en gardant un regard critique sur les grandes politiques événementielles qui sont réalisée parfois au détriment de l’action de proximité

Dans beaucoup d’autres domaines (sport, aménagement du territoire, santé ... nous avons contribué à améliorer les financements régionaux à certains dispositifs : soutien aux victimes de l’amiante, financement des centres de santé, augmentation des bourses pour les étudiants du secteur sanitaire et social, les financements pour la recherche, l’appui aux projets des petites communes…

Un relai pour le mouvement social et citoyen

Nous avons régulièrement, avec de nombreuses motions et vœux, exprimé la solidarité avec les luttes sociales, pour faire entendre dans l’hémicycle du conseil régional la voix des intermittents du spectacle, celles des cheminots, des salariés de l’industrie, des étudiants, des usagers des services publics, pour porter la solidarité avec les migrants ou encore pour que la région s’engage contre la signature du marché transatlantique.

Des élus Front de Gauche à la Région, c’est une garantie de faire entendre la voix du progrès social et de l’Humain d’abord !

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Régionales: Affiches de l'humain D'abord !

24 Octobre 2015, 08:43am

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Régionales: Affiches de l'humain D'abord !

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Pierre Laurent dans Parlement Hebdo: David Pujadas est « le premier violon » de Marine Le Pen

24 Octobre 2015, 08:40am

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Avec le PCF/Front de Gauche pour la justice sociale !

18 Octobre 2015, 08:43am

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Avec le PCF/Front de Gauche pour la justice sociale !

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LIBERTE HEBDO: L'édito de Franck

17 Octobre 2015, 11:08am

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Dans l'excellent hebdomadaire Liberté Hebdo, Franck jakubeck directeur de la presse communiste, trempe sa plume chaque semaine, pour éclairer les lecteurs que nous sommes.



Chaque édito nous révèle une autre façon de regarder l'actualité. 

C’est l’information des luttes, des combats sociaux, de ceux qui refusent la résignation et qui se battent au quotidien pour améliorer la vie.



Chaque vendredi, ce sont des informations locales qui nous sont rapportées en toute liberté d'expression, car c'est un journal de résistance

 

Pour vous abonner:    http://www.libertehebdo.com

édito de la semaine:

 

LES CHEMISES DE BOSS

UNE AUBE D’AUTOMNE, DES COUPS DANS LA PORTE, DES POLICIERS... Pour chaque syndicaliste d’Air France interpellé de cette manière, un véritable coup de massue...

En 2012, les électeurs ont voté pour chasser Nicolas Sarkozy du pouvoir.

François Hollande doit son élection au rejet de cette politique violente, antisyndicale, antisociale.

Le voici maintenant dans les pas de son prédécesseur.

Et aujourd’hui, alors que jamais les cadeaux aux grands groupes industriels et financiers n’ont été aussi importants, ce sont ceux qui osent dire qu’une autre politique est possible qu’ils veulent faire taire.

Notre gouvernement sait faire respecter la loi lorsqu’il le décide.

Une loi d’airain, tournée vers l’ordre moral. Aucune compréhension du choc émotionnel lié à l’annonce violente et brutale des licenciements. Rien. Que la force imperturbable de ceux qui disent ce qui se doit, se fait ou ne se fait pas Nous avons presque envie de lancer une souscription pour acheter des chemises neuves aux cadres. Et une veste qui se retourne au gré des événements pour les responsables socialistes.

Entre la fermeté, sans scrupules, d’un Manuel Valls, outré que la colère des salariés frappent les licencieurs, et les réponses embarrassées de Madame Taubira sur France Inter jeudi matin, la crainte nous vient car la sanction risque d’être rude à l’heure des comptes électoraux lors des régionales de décembre.

Criez au loup ! à propos du Front National pour les régionales tout en faisant rentrer à grands pas les renards du patronat dans le poulailler est un exercice de style proche de l’escroquerie intellectuelle. La lutte contre la révolte légitime des salariés face à la violence patronale est visiblement devenue une priorité pour ce gouvernement.

« Lorsque la direction d’Air France annonce un plan de licenciements pour 2900 salariés, où est le dialogue ? Il faut comprendre la colère et l’exaspération du personnel qui, en aucun cas, ne mérite d’être traité de « voyou » par le chef du gouvernement » s’expriment avec justesse les élus à la région du groupe Front de gauche, Communistes et unitaires dans une motion d’urgence déposée lors de la séance plénière du 15 octobre demandant « à l’Etat, actionnaire d’Air France, de prendre ses responsabilités, et de traiter la véritable urgence qui est le sauvetage de l’emploi ».

Un effort vers la justice sociale, maintenant, représenterait un pas vers la gauche.

Au lieu de ces pas de coté sonnant de plus en plus comme le pas de l’oie.

Franck Jakubeck

 

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Le FN n’est pas aussi proche du peuple qu’il le dit par Dom Bochel Guégan

17 Octobre 2015, 11:02am

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Cet article a le mérite de souligner une des duperies du moment parmi bien d’autres. Si tout est fait dans les médias pour créer une équation entre Front National et peuple, il est clair qu’il y a là un marché de dupe, mais je crois que cela va encore plus loin. L’idéologie du Front National est celle d’une petite bourgeoisie prise de rage, mais la véritable tendance du peuple et de la classe ouvrière, comme je ne cesse de le souligner est actuellement l’abstention, l’écoeurement devant l’injustice et je crois que les communistes ont fait un pas en avant en sachant dénoncer le traitement infligé aux travailleurs d’Air France, il faut qu’ils soient plus à l’écoute de ce qui se dit dans ce monde di travail, dans ceux qui sont pressurés, renvoyés. Etre plus à l’écoute, ce n’est pas seulement prendre position sur un plateau de télévision, c’est ce redonner les moyens de les réorganiser à la base, dans ce qui jadis étaient des cellules. Le temps est revenu pour cela, la colère mais aussi le besoin de solidarité est immense..

(Danielle Bleitrach)

 

LE PLUS. Suspectés d’avoir exercé des violences sur deux DRH lors d’un comité central d’entreprise (CCE), cinq employés d’Air France vont faire l’objet d’une convocation par procès verbalDans la classe politique, tous ne se sont pas émus du sort réservé aux employés. À commencer par le FN, qui a montré là son vrai visage, pour Dom Bochel Guégan.

 Xavier Broseta, DRH d'Air France, a été évacué après une confrontation avec les salariés (SOLAL/SIPA)

 

À toute chose malheur est bon, dit l’adage. C’est le cas dans l’arrestation et la mise en garde à vue des cinq salariés d’Air France, garde à vue prolongée pour cinq d’entre eux et menaces de sanction allant du simple blâme à la mise à pied pour certains jusqu’au licenciement pour d’autres.

 

Des « voyous », les salariés d’Air France, vraiment ?

 

La réaction des politiques et éditorialistes a été dans l’ensemble assez unanime, parfois outrancière, parfois juste maladroite.

 

On gardera longtemps en mémoire le Premier ministre parlant de « voyous » à propos des salariés menacés de perdre leur emploi, surtout quand, comme l’a d’ailleurs fait remarquer Mélenchon, on n’a jamais entendu Valls en dire le tiers du quart pour Cahuzac (ou d’autres). Manuel Valls dont le directeur de cabinet adjoint va bientôt devenir le directeur des ressources humaines d’Air France, ceci expliquant peut-être cela.

 

Mélenchon, justement, qui avec Duflot, Besancenot ou encore Pierre Laurent, ont été les rares à souligner l’exagération à aller chercher dans leur lit à 6 heures du matin des personnes pour les interpeller et les placer en garde à vue, pour ce qui n’est au final qu’une chemise arrachée. Ce d’autant plus que l’interpellation à domicile doit avoir lieu en derniers recours ou s’il y a risque de fuite.

 

Pourquoi Cahuzac et Balkany n’ont pas connu le même sort ?

 

De nombreux politiques tels Bournazel dans « On ne va pas se mentir » sur iTélé, ou des éditorialistes comme Thréard dans cette même émission, ont même été jusqu’à trouver cela normal, arguant du fait que de nombreux politiques avaient été, eux aussi, réveillés à 6 heures du matin et interpellés comme de vulgaires voyous, pour reprendre le terme de Manuel Valls.

 

Bien évidemment aucun d’entre eux n’a été jusqu’à citer des noms et donner des exemples qui prouveraient leurs dires. Personnellement, que ce soit GuéantBalkany, Cahuzac, Andrieux ou Barèges, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu qu’ils avaient été sortis du lit dès potron-minet par la police et emmenés au poste. On notera pour l’anecdote que Sylvie Andrieux, pourtant condamnée à de la prison ferme et dont le jugement est repassé en appel le mois dernier, occupe toujours son fauteuil à l’Assemblée nationale.

 

Florian Philippot et Marine Le Pen ne défendent pas les salariés

 

Mais la réaction la plus intéressante vient de Florian Philippot, squatteur officiel de toutes les matinales et vice-président du FN, qui a minimisé l’interpellation des employés d’Air France au motif qu’ils n’avaient tout de même pas été molestés.

 

Bien sûr, il en profite, il est dans son rôle à taper sur le gouvernement qui a selon lui laissé pourrir la situation. Mais surtout il se range du côté de la direction d’Air France et contre les syndicats (qu’il n’apprécie que très moyennement). Lui aussi parle d’ailleurs de « voyous », je n’ai pas le souvenir de l’avoir entendu utiliser les mêmes termes pour Adrien Desport, ex-numéro 2 du FN en Seine-et-Marne, condamné pour avoir brûlé des voitures.

 

Parlant de silence, si Marine le Pen s’inquiète du passage à la concurrence d’Air France ou du bannissement du porc des plateaux repas sur leurs vols, on ne l’a guère entendue au sujet des conflits qui ont opposés les salariés et leur direction, et encore moins défendre les salariés face à la violence de l’absence de dialogue avec leurs dirigeants et à la suppression de 2.900 emplois. Il est vrai qu’elle est déjà tellement occupée par les migrants, l’Islam ou la place du jambon sur les plateaux des cantines scolaires. On ne peut pas être au four et au moulin.

 

Florian Philippot montre l’hypocrisie de son parti

 

La position de Florian Philippot est révélatrice du mensonge que le Front national entend faire avaler à ses électeurs, celui d’un parti proche du peuple, de ses préoccupations, des difficultés économiques auxquelles il est confronté quotidiennement. Non content de faire croire que l’immigration est le premier souci des Français, le Front national aime à faire croire qu’il est le seul et unique vrai parti du peuple.

 

Celui qui en bave, celui qu’on n’entend pas. Le pire ? Ça fonctionne.

 

Marine le Pen le répète à l’envi dans tous ses meetings en même temps qu’elle agite le drapeau de la peur, elle est aux côtés des gens d’en bas, pas des élites qui nous dirigent. Elle prétend représenter un parti anti-système mais qui cherche pourtant de plus en plus à pénétrer ces mêmes milieux auxquels elle se prétend opposée.

 

Florian Philippot, en parlant de voyous à propos des salariés d’Air France, puis en estimant qu’il n’y avait pas mort d’homme à les interpeller de manière aussi peu justifiée, à 6 heures du matin en les sortant du lit tels des caïds d’un réseau de dealers, montre bien là le vrai visage du FN et toute son hypocrisie.

 

Il aura beau avoir tenté de rectifier le tir ensuite, sans doute conscient du vrai message qu’il avait envoyé, exprimant alors sa seule préoccupation au sujet des 2.900 emplois supprimés, d’une compagnie qui risque de disparaître. Mais la vérité est bien là, dans cette première réaction pour une fois pas (trop) calculée.

 

Le Front national n’est qu’un parti opportuniste qui joue des peurs, les instrumentalise, qui se targue d’être avec ceux qui souffrent, mais qui, confronté à la réalité sociale, se place du côté de ceux-là même qu’il prétend combattre.

 

Rien qu’une tromperie de plus.

 

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Le Cégétiste Xavier Mathieu au Grand Journal :“C’est un autre discours de vérité”.

15 Octobre 2015, 18:40pm

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Xavier Mathieu au Grand Journal : “J’ai été pacifistoute ma vie. Mais je n’y crois plus”

L’ancien délégué syndical de la CGT de Continental à Clairoix, devenu comédien, Xavier Mathieu, était l’invité du Grand Journal de Canal + ce 12 octobre, pour débattre de la situation à Air France, et des fameuses chemises arrachées à deux dirigeants de l’entreprise.

 

Passablement énervé par la manière dont le sujet a été traité en général dans les médias, selon lui systématiquement en défaveur des salariés licenciés – qualifiés de “voyous” par Manuel Valls -, il a tenu à rendre “hommage à la classe ouvrière”.

Interrogé sur l’usage de la violence par les salariés, il affirme :

 “J’ai été un pacifiste toute ma vie. Mais malheureusement je n’y crois plus. […] Les puissants n’ont peur que de la violence”. Et rappelle que la violence du capital sur le monde du travail existe aussi bel et bien : “Cinq Contis se sont suicidés [suite aux licenciements dans l’usine de Clairoix dans le cadre d’une délocalisation, ndlr].

C’est quoi ça, c’est rien ?” 

A 11 minutes 55, il conclut, en référence aux propos de Maïtena Biranen concernant le FN : “C’est un autre discours de vérité”.

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