Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

A semer des monstres, on finit par récolter l’horreur. Nous y sommes !

28 Septembre 2015, 17:57pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Si l’on n’avait pas Daech, il faudrait l’inventer

Le capitalisme fabrique des monstres (hier Ben Laden, aujourd’hui Daech), qui lui servent ensuite à étendre sa domination, à s’accaparer les richesses mondiales, à dicter son « ordre » (devenu chaotique), à diviser et exploiter les peuples jusqu’à la dernière goutte de sang et de sueur, à prôner « l’union sacrée »...

Ces Janus sans vergogne nous jouent aujourd’hui la rengaine de la compassion, de la pitié, après avoir eux-mêmes provoqué l’effondrement de l’Etat en Afghanistan, en Syrie, en Irak, en Lybie, et la catastrophe humanitaire. Il fallait prétendument « libérer » ces pays à forte odeur de pétrole. Les satrapes qui gouvernaient ont été longtemps soutenus par la France, en sous-main ou ouvertement, en vendant à ces « imprésentables » des armes à gogo... tout en entraînant, finançant et armant également leurs oppositions, tout aussi « imprésentables ». Assez de double jeu ! A semer des monstres, on finit par récolter l’horreur. Nous y sommes !

Il a fallu le traumatisme, déclencheur médiatique et humain à la fois, une photo insupportable, pour qu’ils fassent semblant d’être sensibles à la misère du monde, et qu’ils acceptent d’entrebâiller la porte cadenassée d’une Europe Bunker. Mais où étaient-ils avant la terrible photo, malheureusement si ordinaire et révélatrice de leur monde « mondialisé » ? Ils s’en contrebalançaient et attisaient les brasiers...

On ne peut que se réjouir de la mobilisation populaire et généreuse soulevée par ce petit gamin syrien échoué, mort sur la plage... Il aurait pu être palestinien (oui, palestinien, des photos comme celle-là, il y en a eu des centaines), kurde, malien, libyen, iraquien... Les réactions à la photo ont confirmé, si besoin était, qu’il y a chez les peuples des trésors de solidarité qui ne demandent qu’à s’exprimer sans être manipulés... Ces élans humanistes ne sauraient dédouaner les Etats « occidentaux », maîtres du monde, mais géants aux pieds d’argile, de leur historique dette envers « le sud », et de leur devoir : contribuer à un nouvel ordre du monde, de partage, de justice, de paix, par simple humanité. L’humanité n’a d’avenir que solidaire.

Le président Français a fait le minimum, comme d’hab, contraint et forcé par l’opinion publique... accueillir 24 000 migrants. Il pourrait proposer à l’ex-patron d’Alcatel, à Total, de subvenir à leurs besoins... Une chose est sûre : F. Hollande ne rentrera pas dans l’histoire au « rayon » des « grands présidents », mais à celui des « petits télégraphistes » des Etats-Unis et de l’Allemagne. Ah ! « le couple franco-allemand » ! Il en a de bonnes... Ils nous jouent aujourd’hui les pleureuses hypocrites et par derrière parlent de « quotas », de « camps de rétention » hors Europe, avant que les pauvres hères ne traversent la Méditerranée ; ils parlent de « trier » les migrants économiques des politiques, comme si les deux choses n’étaient pas liées. La France de François Hollande s’apprête à bombarder chirurgicalement, au millimètre près, Daech, en épargnant évidemment la Syrie. Faux-jeton ! La France des Droits de l’Homme, abaissée comme jamais, s’apprête à s’embringuer dans un nouvel engrenage de violences, dans une logique de guerre aussi mortelle qu’inefficace. Il n’y aura des mirages que dans le ciel, à réaction, pour bombarder qui ? quoi ? avec quel mandat ?, et de nouvelles rafales de haine, enfantant de nouveaux monstres, dont on se servira pour instrumentaliser l’émotion au service toujours de la déprédation capitaliste. Si l’on n’avait pas Daech, il faudrait l’inventer !

Jean Ortiz

 

Voir les commentaires

OÙ VONT LES PROFITS ?

28 Septembre 2015, 17:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Uber, Airbnb, Ebay… : la pseudo « économie du partage » planque ses bénéfices dans les paradis fiscaux

L’économie dite « du partage » n’aime pas la répartition des revenus. Encore moins contribuer par l’impôt aux infrastructures des pays au sein desquels elle prospère. Quand il s’agit de fiscalité, les nouveaux acteurs du commerce et des services en ligne, tels Uber, Airbnb, Ebay ou Paypal, suivent la route tracée par les poids lourds du numérique Google, Apple, Facebook et Amazon : celle du contournement fiscal. Avec la complicité de territoires comme le Luxembourg, le Delaware ou les Bermudes, vers lesquels leurs profits convergent. Les « start-up » françaises les suivent-ils ? A Leetchi ou vente-privée.com, on se défend de toute évasion fiscale. Enquête.

Le service de véhicules avec chauffeurs Uber fait beaucoup parler de lui pour ses conflits avec les taxis et la justice. Le site de location touristique chez les particuliers Airbnb est de son côté en délicatesse avec les hôteliers. Mais, au-delà de la distorsion de concurrence que génèrent ces nouveaux business, savez-vous où part l’argent que vous dépensez quand vous réservez un chauffeur ou quand vous achetez un bien vendu aux enchères en ligne ? Ces nouveaux acteurs de l’économie du net sont moins souvent pointés du doigt pour leur comportement face à l’impôt. Il y a pourtant de quoi. Comme les quatre géants du numérique (Amazon, Apple, Facebook, Google), ces nouvelles entreprises ont la fâcheuse tendance à tout faire pour ne pas payer ce qu’elles doivent à la société.

« Les géants du numérique profitent, comme toutes les entreprises multinationales, des failles des systèmes fiscaux nationaux et des accords bilatéraux pour pratiquer une optimisation fiscale réduisant drastiquement leur taux d’impositionfait remarquerune note d’analyse sur la fiscalité du numérique du Commissariat général à la stratégie (France stratégie). Avant d’ajouter : « Du fait du caractère immatériel d’une large part de leurs activités et de la difficulté qu’ont les services fiscaux à définir le territoire concerné par les opérations de production, ils parviennent à exploiter ces failles de façon plus importante que les industries “classiques”. » C’est tout le problème de l’économie du net. Et ses acteurs en profitent à plein.

Amazon, par exemple, ne paie que 0,5% d’impôt sur son chiffre d’affaires hors des Etats-Unis. La librairie en ligne fait l’objet d’une enquête de la Commission européenne pour les avantages fiscaux dont elle bénéficie grâce à l’implantation de son siège européen au Luxembourg [1]. Et les services fiscaux français lui réclament 250 millions de dollars d’arriérés pour la période 2006-2010. Des procédures similaires sont engagées en Allemagne, au Canada, en Chine, en Inde, au Japon et au Royaume Uni ! [2]. Et les autres font pareil. Hors des Etats-Unis, Google ne paie que 2,2% d’impôt sur son chiffre d’affaires, Facebook 1,5% et Apple 1% [3]. Un modèle que reproduisent les nouvelles stars de la soi-disant « économie du partage »

Avec Airbnb, les profits séjournent en Irlande et au Delaware

Google et Facebook ont leur siège européen en Irlande. Le pays est certes l’un des plus coulant de l’Union européenne en matière de protection des données personnelles. Mais il offre un autre avantage de taille : un taux d’impôt sur les sociétés de seulement 12,5 %, là où il est de 33 % en France. Airbnb les a imités. Le service de location touristique chez des particuliers, qui revendique 40 millions d’utilisateurs, a lui aussi opté pour Dublin pour son siège européen.

Comme l’indiquent ses conditions générales d’utilisation, tous les contrats passés hors des États-Unis se font avec l’entreprise irlandaise, même si Airbnb a une filiale en France, enregistrée à Paris, et une autre en Allemagne, enregistrée à Berlin [4]. Ce contournement fiscal ne s’arrête pas là. Airbnb dispose aussi depuis 2013 de trois filiales à Jersey (Aribrnb Limited 1 et 2 et Airbnb International Holding), la petite île anglo-normande qui a figuré jusqu’en 2014 sur la liste des paradis fiscaux du ministère français des Finances.

Au Delaware, plus d’entreprises que d’habitants

La maison mère d’Airbnb, elle, a bien son siège en Californie, à San Francisco. Mais elle est en fait domiciliée à 4800 km de là, dans un minuscule État de la côte Est des États-Unis, le Delaware. Celui-ci compte plus d’entreprises enregistrées – plus d’un million – que d’habitants, environ 930 000 ! L’ONG britannique Tax Justice Network le plaçait il y a encore quelques années à la première place de son classement de l’opacité financière.

Le Delaware, c’est un peu le Luxembourg des États-Unis : un État avec un « gouvernement favorable aux entreprises », qui leur offre des conditions d’anonymat et de fiscalité particulièrement avantageuses. « Le Delaware n’exige pas d’avoir des activités ni mêmes des bureaux situés au Delaware, autre qu’un intermédiaire enregistré. Les propriétaires et les dirigeants ne doivent pas être des citoyens américains. Les dirigeants et investisseurs peuvent voter et prendre des décisions par écrit de n’importe où dans le monde, sans l’obligation de tenir une réunion formelle ; ce consentement écrit peut même être fait par voie électronique »vante l’État sur son site, en français et dans neuf autres langues, pour attirer les firmes étrangères.

Uber conduit votre argent des Pays-Bas aux Bermudes

Il n’est donc pas étonnant que tant de grandes entreprises du net y aient immatriculé leur siège ou leurs filiales états-uniennes : Amazon [5], Airbnb, Facebook [6], sa filiale WhatsApp [7], Google [8], Ebay [9], Netflix [10]. C’est aussi le cas de Spotify (le site de musique) [11], de l’entreprise française Dailymotion pour sa filiale états-unienne. Et d’Uber, comme le service de véhicules avec chauffeurs l’indique dans ses conditions générales d’utilisations pour les États-Unis.

L’entreprise qui met en relation chauffeurs et clients a aussi une filiale aux Pays-Bas. C’est d’ailleurs à celle-ci qu’Uber renvoie sur son site en français. En fait, Uber possède au moins sept filiales néerlandaises ! [12] Elles sont toutes enregistrées à la même adresse [13]. Les Néerlandais seraient-ils devenus accros aux voitures avec chauffeurs ? Une autre de ses filiales (Uber International CV), se trouve non pas à Amsterdam mais à Hamilton, la capitale… des Bermudes.

Ebay : des enchères qui passent par les îles Caïmans

Uber International CV, un holding financier, est bien enregistré au Pays-Bas tout en étant en fait immatriculé dans l’archipel listé par la Commission européenne comme un paradis fiscal. Et l’adresse Internet d’Uber International CV indiquée sur l’extrait du registre du commerce des Pays-Bas est bien la même que celle du service de véhicules avec chauffeurs.

Là encore, Uber ne fait que suivre le chemin des plus grands. Google s’était fait épingler il y a déjà plusieurs années pour ses filiales aux Bermudes qui lui permettaient, grâce à la stratégie dite du “double irlandais”, d’échapper aux impôts en transférant ses revenus de filiales en filiales tout en bénéficiant de dispositifs de déduction fiscale. La filiale Google Ireland Holdings est d’ailleurs toujours enregistrée en parallèle en Irlande et aux Bermudes.

Regardons du côté du leader du commerce en ligne Ebay. La liste de ses filiales qui se trouvent dans des pays connus pour leurs avantages fiscaux à de quoi donner le tournis : une dizaine de filiales au Delaware, quatre au Luxembourg dont le siège européen de l’entreprise, deux en Suisse, une à Singapour, et, surtout, deux filiales aux îles Caïmans et une aux Îles vierges britanniques [14]. Deux paradis fiscaux notoires.

Paypal : des paiements en ligne via le Luxembourg et Singapour

La même chose vaut pour Paypal, le service de paiement sur Internet qui appartenait à Ebay avant que la multinationale de commerce en ligne ne s’en sépare cette année. Paypal a quatre filiales au Delaware. Son siège européen, plus six autres filiales, se trouvent au Luxembourg. Paypal dispose aussi d’une filiale mixte, implantée à la fois en Irlande et à Singapour, et de deux filiales intégralement singapouriennes. Pourquoi Singapour ? La cité-État asiatique est en bonne place dans le classement de l’opacité financière du réseau Tax Justice Network.

Ebay, Paypal, Netflix, toutes ces entreprises ont choisi, comme Amazon, d’implanter leur siège européen au Luxembourg. À croire que le pays de 500 000 habitants serait le poumon de l’économie européenne et disposerait de plusieurs générations d’informaticiens hors pair. Ces firmes ont pu y être attirées pour le taux de TVA avantageux que le Luxembourg proposait encore jusqu’à cette année : 15% contre 20% en France et au Royaume-Uni, ou 19% en Allemagne. Jusqu’au 1er janvier 2015, un « régime d’exception » permettait aux fournisseurs de prestations électroniques, de l’achat d’un livre (Amazon), d’un bien vendu aux enchères (Ebay) ou d’une série télévisée (Netflix), d’appliquer la TVA du pays vendeur et non du lieu où se trouve l’acheteur. Cette disposition a enfin été annulée.

Luxembourg : le grand-Duché de la net-économie

Il y a bien plus que le taux de TVA qui pèse dans la balance. L’année dernière, le consortium de journalistes d’investigation ICIJ révélait avec son dossier LuxLeakscomment les autorités luxembourgeoises ont pris l’habitude de négocier des accords secrets avec des centaines de multinationales pour alléger les impôts de celles-ci. Ce type d’accords, appelés tax ruling, permet de substantielles économies d’impôts, comme l’explique Ebay dans son dernier rapport annuel : « Nous bénéficions de tax ruling conclus dans différentes juridictions, les plus significatives sont la Suisse, Singapour et le Luxembourg. Ces accords offrent des taux d’imposition significativement plus bas sur certaines classes de revenus. » Ces taux réduits ont permis à la multinationale de commerce en ligne d’économiser 555 millions de dollars d’impôts en 2014, et 540 millions en 2013 [15]« Ce qui a augmenté les bénéfices par action de 0,44 dollars en 2014 », souligne Ebay. L’argent qui échappe aux caisses publiques grâce aux accords fiscaux se retrouve donc dans la poche des actionnaires. « Dans tous les pays où il opère, Ebay se conforme entièrement à toutes les règles fiscales nationales, européennes, internationales et de l’OCDE, y compris le paiement de la TVA aux autorités compétentes », nous a répondu le site de vente aux enchères.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la valorisation en bourse de ces entreprises dépassent celles de gros groupes industriels. Valorisé 40 milliards de dollars, Uber fait ainsi jeu égal avec Orange/France Télécom, tout en employant seulement 1500 personnes, contre 100 fois plus pour l’entreprise française de télécom. Idem pour Airbnb, autant valorisé que Peugeot (13 milliards) mais qui compte seulement 600 employés contre 185 000 pour le constructeur automobile ! [16]

Price Minister, Leetchi, Vente-privée : que font les Français ?

Dans cet environnement fait de filiales et d’accords secrets, que font les champions du net français ? Le groupe propriétaire de Price Minister, le japonais Rakuten, a lui aussi implanté son siège européen au Luxembourg. Leetchi, la petite entreprise française de cagnotte en ligne et de service de paiement par Internet lancée en 2009 y a ouvert une filiale en 2012. « Mais nous payons tous nos impôts en France », assure le porte-parole de Leetchi.

La filiale luxembourgeoise répond uniquement à des exigences de développement, défend l’entreprise : « Nous avons eu à faire un choix pour obtenir un agrément bancaire de monnaie électronique », indispensable pour devenir un service de paiement en ligne pour des entreprises tiers. « C’est possible de le demander en France, mais nous avons choisi le Luxembourg pour des raisons de facilité. La procédure y est moins compliquée qu’auprès de la Banque de France. Aujourd’hui, nous avons une dizaine d’employés au Luxembourg et des serveurs informatiques. Il y a des contraintes. Ce n’est pas une simple boîte aux lettres. »

Autre succès du net français : l’entreprise de commerce en ligne vente-privee.com, créée au tout début des années 2000, a enregistré 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2013. Elle a ouvert deux filiales au Luxembourg en 2011, pour piloter le « développement à l’international, c’est-à-dire l’achat de parts dans d’autres entreprises », dit la communication de Vente-privée en réponse à nos questions. Et assure que « tous les revenus des filiales de Vente-privée reviennent en France ». Il est cependant impossible de connaître le nombre et le nom de ces filiales. L’information est confidentielle, nous répond l’entreprise. Pour sa filiale aux États-Unis, lancée en 2011 et qui devrait fermer prochainement suite à l’abandon des activités de la firme outre-Atlantique, Vente-privee.com avait en tout cas choisi de s’immatriculer, comme tous les autres, au Delaware.

Rachel Knaebel

Photo : CC Nicolas Nova

Notes

 [1Source.

2 Voir le rapport annuel 2015 d’Amazon, p 69.

3 Selon le rapport de la Commission européenne du groupe d’experts de haut niveau sur la taxation de l’économie numérique, cité par L’Expansion, juin 2015. 

4« Si vous résidez en dehors des États-Unis, vous concluez un contrat avec Airbnb Ireland en ce qui concerne l’utilisation du Site, de l’Application ou des Services Airbnb »voir ici.

5 Voir ici.

6 Voir ici.

7 Voir le Rapport annuel de Facebook, page 123.

8 Voir ici.

9 Voir ici 

10 Voir ici. 

11 Voir ici, dans le tableau pays.

12Uber BV, Uber International Holding BV, Uber International BV, Uber International Services Holding BV, Uber Netherlands BV, Uber Philippines BV, Uber Personnel Services BV

13 Vijzelstraat 68, 1017HL, Amsterdam.

14 Voir le rapport annuel d’Ebay pour l’année 2014, p 136-140.

15 Rapport annuel d’Ebay, p 118 :  « We benefit from tax rulings concluded in several different jurisdictions, most significantly Switzerland, Singapore and Luxembourg. These rulings provide for significantly lower rates of taxation on certain classes of income and require various thresholds of investment and employment in those jurisdictions. These rulings resulted in a tax savings of $555 million and $540 million in 2014 and 2013 , respectively, which increased earnings per share (diluted) by approximately $0.44 and $0.41 in 2014 and 2013 , respectively. »

16 Voir L’Expansion, juin 2015.

 

 

Voir les commentaires

Êtes-vous inscrit-e sur la liste électorale de votre commune ?

26 Septembre 2015, 08:10am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Prolongation exceptionnelle jusqu’au MERCREDI 30 SEPTEMBRE inclus !

 

régionales2015

 

  Il est possible de s’inscrire sur les listes électorales

  jusqu’au mercredi 30 septembre inclus pour voter 

  aux Régionales des 6 et 13 décembre 2015.

  Pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes

  électorales. L’inscription sur les listes fait l’objet 

  d’une démarche volontaire.

  Vous n’êtes pas inscrit(e)s sur les listes électorales 

  de votre commune notamment parce que :

 

  • vous avez eu 18 ans cette année ou allez les avoir d’ici le 30 septembre inclus,
  • vous avez changé de commune ou allez le faire d’ici le 30 septembre inclus,
  • vous avez acquis la nationalité française ou allez l’acquérir d’ici le 30 septembre inclus.

L’inscription se fait en mairie de votre domicile, sur présentation d’un justificatif de domicile et d’une pièce d’identité.

N’hésitez pas à vérifier si vous avez un doute, si vous avez déménagé ou en cas de première inscription !

Toutes les infos : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1367.xhtml

Voir les commentaires

Pierre Laurent face à Jean-Jacques Bourdin en direct

23 Septembre 2015, 19:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Voir les commentaires

Une mission Gilmez pour la mémoire des mineurs grévistes de 1948

23 Septembre 2015, 17:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans la presse d'aujourd'hui.

La ministre de la Justice Christiane Taubira a installé ce mardi matin à la Chancellerie une mission Mémoire et Histoire qui revêt une haute portée symbolique dans le Nord-Pas-de-Calais puisqu’elle est relative aux mineurs grévistes de 1948 (et aussi 1941 et 1952).

Mieux : le groupe de travail a proposé de se nommer « mission Gilmez », du nom de Norbert Gilmez, originaire de Grenay, âgé de 94 ans, l’un des rares survivants des grèves de 48. Répression, licenciement, expulsion… Les mineurs en question ont fait figure de bannis, ce que l’État a mis plusieurs décennies à reconnaître. Après des années de combat menées notamment par Norbert Gilmez, le ministère de la Justice a enclenché l’année dernière un processus d’indemnisation pour ces oubliés de l’histoire.

Parallèlement, il fallait « proposer au gouvernement des actions adaptées pour commémorer comme il se doit ces moments importants de l’histoire politique et sociale de notre pays », selon la Garde des sceaux.

C’est précisément le but de cette mission.

Quelle place ces sombres épisodes doivent-ils tenir dans nos mémoires, dans nos livres, dans nos commémorations ?

La mission accueille des personnalités aux profils divers parmi lesquelles on remarque Christian Champiré, maire de Grenay, ou encore Anne Lefèvre-Méreau, chargée de documentation à la direction régionale des affaires culturelles du Nord-Pas-de-Calais.

Les autres membres sont issus du monde de la justice, du syndicalisme et de l’Éducation nationale.

À eux de réfléchir aux moyens de « faire vivre et transmettre cette mémoire aux générations futures ».

Une mission Gilmez pour la mémoire des mineurs grévistes de 1948

Voir les commentaires

Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras

21 Septembre 2015, 16:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras
Hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis sous l'occupation, à la citadelle d'Arras

Voir les commentaires

Fabien Foussel, tête de liste PC-Front de gauche aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie

21 Septembre 2015, 15:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Voir les commentaires

Nous avions raison:

17 Septembre 2015, 18:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ah! Si, enfin, pour les régionales, l'analyse communiste était prise en compte!

Quel temps gagné et quelles erreurs évitées!!!

Pour preuve:

Vanik Berberian Maire modem de Gargilesse-Dampierre dans l'Indre

Il ne  faut pas s’y tromper : baisser les dotations d’État aux collectivités, c’est en fait baisser les dotations aux citoyens. Cette baisse insupportable dans son rythme et dans son ampleur va contraindre les élus à supprimer des services destinés aux citoyens, qui sont les premiers bénéficiaires de l’action des collectivités.
D
évitaliser le champ d’action des communes, c’est dégrader le champ social,
culturel et l’habitation de nos administr
és... Cette baisse des dotations va
aussi obliger les
élus à diminuer fortement l’investissement public. Cela
va avoir un tr
ès grave impact économique et social avec une hausse du
ch
ômage. Au final, l’économie faite sur le dos des communes risque de
co
ûter bien plus que ce qu’elle rapportera. C’est absurde. La journée du
19 septembre pose aussi la question de l’am
énagement du territoire, et de la
place de la commune, notamment en milieu rural. Il nous faut rappeler que la commune est un
échelon démocratique essentiel, nécessaire à la vie sociale. »

J.P. Martin Maire Républicain (ex UMP) de Nogent-sur-Marne 

Ce ne sont pas les collectivités « qui sont menacées, ce sont les habitants et la qualité  des prestations que nous devons leur assurer dans leur vie quotidienne. Avec cette baisse brutale des dotations, le gouvernement a décidé de nous prendre comme variable d’ajustement face aux déficits publics, et nous fait payer beaucoup plus que notre part. C’est une grande injustice, d’autant plus que ces dotations ne sont pas une subvention mais une compensation liée aux compétences que la décentralisation nous a confiées. Le bloc communal, c’est 63 % des investissements publics du pays et seulement 4% de la dette nationale. En nous asphyxiant. L’État nous contraint à revoir nos exigences en termes de cohésion sociale et de services publics, ou bien à augmenter les impôts. S’y ajoute l’effet domino sur l’économie nationale. Tout cela finira par coûter plus cher au pays en termes de baisse de croissance et d’augmentation du chômage. Nous nous insurgeons face au risque de ne plus pouvoir faire notre devoir et pour que la commune reste le pilier de la République.

Les analyses de notre (ancien) élu communiste René Chevalier sont reprises par un maire Modem et même un autre Les Républicains!!!...

Pour rappel voici le tract distribué lors des municipales de mars 2014

Nous avions raison:
Nous avions raison:

Bonne lecture et bonne réflexion!

 

Voir les commentaires

30 ANS D’ATTAQUE DU SERVICE PUBLIC ! Aujourd’hui, le résultat de cette politique est visible à l’œil nu.

16 Septembre 2015, 18:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Depuis trois décennies, les différents gouvernements ont attaqué les services publics. Certains ont déjà été privatisés et sont entrés dans le secteur privé. C’est le cas de la téléphonie ou de l’énergie, qui ont été mis en concurrence depuis plusieurs années maintenant. Les services publics sont censés répondre à des besoins essentiels de la population comme la santé, les transports ou l’éducation. L’État a toujours maintenu des secteurs en dehors du marché privé. C’est notamment le cas des « fonctions régaliennes » de l’État comme l’armée, la justice ou la police. Mais ces fonctions régaliennes sont la base même de l’État capitaliste car c’est ce qui lui permet d’assurer « la paix sociale » (ce que Weber appelle « le monopole de la violence légitime ») et ne peuvent donc pas être totalement privatisés. Mais d’autres secteurs avaient été rendus publics et sont aujourd’hui privatisés. Cela poursuit deux objectifs : soumettre à la logique marchande des secteurs jusque là en partie épargnés et détruire les acquis des travailleurs de ces secteurs publics qui avaient réussi à maintenir des acquis sociaux mis à mal par l’offensive patronale.

 La privatisation des services publics.

La destruction des services publics est entamée depuis 30 ans. La logique est de livrer au privé des secteurs très rentables. En effet, la population aura toujours besoin de se déplacer, de se chauffer, de s’éclairer et se soigner. Ce sont des secteurs très rentables, alors pourquoi les laisser hors du marché capitaliste ?

De nombreuses entreprises ont été créées à la place des services publics qui existaient jusqu’alors. EDF a été transformée en S.A (Société Anonyme) en 2004. C’est la fin du monopole public d’électricité. Dix ans après, on ne peut que constater l’échec de la privatisation d’EDF. Le service aux usagers s’est dégradé et il est difficile de trouver une solution à son problème d’électricité quand on en a un. Les conditions de travail des agents EDF se sont également dégradées : la politique de la boite a été de réduire le personnel et les coûts en faisant notamment appel à la sous-traitance. Une des nombreuses conséquences de cette politique a été la multiplication des suicides à EDF ces dernières années…

La liste des services publics privatisés ou en cours de privatisation est longue (GDF, France Telecom, la Poste) et partout ce sont les mêmes conséquences pour les salariés et les usagers : détérioration du service, difficultés d’accès pour les usagers, licenciements massifs, restructuration, etc. …sans parler de la mise à mal d’un des principes du service public : l’égalité d’accès sur le territoire n’existe quasiment plus dans ces secteurs. C’est le cas notamment de la Poste qui, plusieurs décennies en arrière, était accessible de façon égale, qu’on habite dans une grande ville ou dans un patelin corse. La Poste est devenue une S.A. le 1er mars 2010. Cela n’a été qu’une étape dans la destruction du service postal et télécom en France. En effet, le courrier est moins bien distribué : avant les années 1970, la norme de distribution de courrier était fixée à J+1 c’est à dire que le courrier envoyé vers quelque destination en métropole que ce soit était sûr d’arriver le lendemain. Aujourd’hui, si ton courrier arrive deux jours plus tard c’est un miracle ! Beaucoup de bureaux de poste de proximité ont été fermés afin de réduire le personnel et on propose même aux postiers maintenant de faire plus que distribuer le courrier, on leur propose de vendre des téléphones, de relever les compteurs EDF, etc. …bref de travailler plus pour gagner toujours moins.

 La mise à mal des services publics n’est pas juste assurée par les privatisations.

La transformation de services publics en plusieurs filiales a aussi causé énormément de dégâts. La Poste et la SNCF ont été divisées en plusieurs sous-entreprises, appelées EPIC. L’objectif recherché est de socialiser les pertes et privatiser les profits. Les services publics avaient été conçus pour que les activités rentables aident à financier les activités non rentables : c’est la péréquation tarifaire. Par exemple à la SNCF, les TGV sont plus rentables que les trains de banlieue. Les profits des TGV financent les déficits de trains de banlieue. Cela fonctionne quand tout est dans la même boite mais pas quand on divise en plusieurs EPIC. On donne donc au privé ce qui est rentable et on laisse pourrir ce qui ne l’est pas.

 Les autres services publics sont-ils épargnés ?

Certains services publics ne seront pas privatisés dans l’immédiat mais subissent des coupes budgétaires drastiques et le gouvernement actuel continue la même politique en la matière. Les différents gouvernements nous expliquent à longueur de temps que le service public a fait son temps. Nous ne pourrions plus nous permettre ce « train de vie » et comme nous en avons suffisamment profité et que c’est la crise, il faut maintenant payer la facture. Quand on y regarde de plus près, le problème n’est pas que nos aïeux aient vécu au dessus de leurs moyens pendant des années mais il réside dans la politique fiscale des gouvernements successifs. En effet, les gouvernants ont trouvé le moyen d’empêcher leurs amis, familles et autres de payer des impôts. Il existe des centaines de manières de ne pas payer d’impôts quand on est fortuné ou qu’on est une entreprise (ce n’est pas contradictoire d’ailleurs !). Le meilleur exemple de cela est que Liliane Bettencourt ne paie que 0,25% d’impôt par an… soit bien moins qu’un salarié de base de l’Oréal !

Les riches payant moins d’impôts que le reste de la population, le manque à gagner pour l’État est conséquent et les caisses sont vides. L’État réduit donc les dépenses publiques notamment dans les services publics. En 2001 est lancée la LOLF, la Loi Organique relative aux Lois de Finances, qui vise à réduire les dépenses de l’État en créant une politique de rentabilité des services publics et de culture du résultat. Tous les services publics doivent produire des résultats pour justifier les dépenses. Derrière ces termes se cache la volonté d’appliquer aux services publics les mêmes critères qu’au privé : si tu n’es pas rentable, tu dégages.

Mais ce qui va accentuer le dégraissage des services publics, ce sera la mise en place par Sarkozy de la RGPP (Révision Généralisée des Pratiques Publiques) en 2007. On va réduire les fonctionnaires dans les différents services, réduire les dépenses et ne plus assurer dans les différentes régions l’accès au service public. Le chiffre clé est le non-remplacement d’un départ de fonctionnaire sur deux à la retraite. En tout, de 2007 à 2010, ce sont plus de 100 000 fonctionnaires qui ne seront pas remplacés.

 Aujourd’hui, le résultat de cette politique est visible à l’œil nu.

Dans l’éducation, on manque de personnels partout, les classes sont surchargées, les enseignants débordés et la qualité de l’enseignement s’est clairement dégradée. Dans l’Enseignement Supérieur, cette politique a été accompagnée de l’autonomie financière et a conduit toutes les universités françaises au déficit budgétaire de plusieurs millions d’euros chacune…

Dans la santé, le constat est encore plus inquiétant. Les hôpitaux publics sont dans un sale état et ne peuvent accueillir leurs patients dans de bonnes conditions. Les heures d’attente aux urgences s’allongent, les soins rendus sont de moins bonne qualité et les travailleurs des hôpitaux se tuent à la tache enchainant les gardes et les patients… tout ça au plus grand profit des cliniques privées qui pullulent dans le pays.

Et pour faire passer la « pilule » et justifier ces mesures politiques faites de connivences et de petits cadeaux entre amis,  depuis trente ans on dénigre les fonctionnaires, mais l’on ne parle jamais des « intouchables protégés à vie » : Bernard Arnault, Liliane Bettencourt, Gérard Mulliez, Axel Dumas, Gérard et Alain Wertheimer, Serge Dassault, François Pinault, Vincent Bolloré, Xavier Niel, Pierre Castel, etc, etc… C’est-à-dire, les vrais assistés du système !

 

Voir les commentaires

Comment les alliés des États-Unis apportent leur aide à Al-Qaïda en Syrie

16 Septembre 2015, 18:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La stratégie de l’administration Obama visant à obtenir un « changement de régime » en Syrie renferme un secret fâcheux : elle revient à nouer une alliance de fait avec le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaïda tendant vers une victoire éventuelle, aidé directement et indirectement par l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’entité sioniste. Voici les explications de Daniel Lazare.

 



Lorsque les États-Unis et la Turquie ont annoncé le 23 juillet qu’ils s’unissaient pour la création d’une « zone de sécurité » dans le nord de la Syrie, personne n’arrivait exactement à comprendre ce que cela signifiait. Tandis que la Maison Blanche refusait d’admettre que l’accord impliquait l’envoi de troupes afin de boucler la zone ou d’avions de guerre pour effectuer des patrouilles aériennes, Josh Rogin de Bloomberg a écrit que cette expression n’était pas appropriée : « En vérité, il n’y a pas vraiment de « zone », ni de projet cherchant à garantir la « sécurité » de la région ». 

En effet, Rogin a déclaré que trois « hauts responsables du gouvernement » avaient organisé une téléconférence dans le but d’assurer aux journalistes qu’il n’y avait aucun projet « de création d’une zone de sécurité, d’une zone d’exclusion aérienne, d’une zone tampon humanitaire ou de quelque autre zone protégée que ce soit. » Alors, s’il ne s’agissait pas de cela, en quoi le projet pouvait-il bien consister ? 

À présent, nous le savons. La raison pour laquelle la Turquie et les États-Unis souhaitent peut-être créer, ou pas, cette zone qui n’en est pas une, est pour donner à la Turquie carte blanche pour bombarder les Kurdes et aux États-Unis l’opportunité de mener des opérations conjointement avec Al-Qaïda. Quelle en est la preuve ? Un article paru en première page du New York Times dans son édition en date du 1er août dans lequel on pouvait lire qu’un groupe de rebelles entraînés par les États-Unis connu sous le nom de Division 30, et qui avait été envoyé en Syrie afin de combattre l’EI, avait été la cible « vendredi d’une violente attaque de la part d’une autre faction islamiste extrémiste affiliée à Al-Qaïda… le Front Al-Nosra. » 

Ceci n’est pas une nouvelle marquante en soi, étant donné que la myriade de factions rebelles composant l’opposition syrienne, toutes plus extrémistes les unes que les autres, s’affrontent constamment pour obtenir le contrôle des armes, des territoires, des ressources et du personnel. Mais ce qui était nouveau, c’était le fait que les rebelles formés avaient été pris au dépourvu. Comme l’ont rapporté Anne Bernard and Eric Schmitt, journalistes au Times, « les formateurs militaires américains…n’ont pas anticipé d’assaut de la part du Front Al-Nosra. Des responsables ont même déclaré vendredi qu’ils s’attendaient à ce que le Front Al-Nosra accueille la Division 30 comme une alliée dans son combat contre l’État islamique. « Ce n’était pas censé se passer ainsi », a déclaré un ancien haut responsable américain. » 

En d’autres termes, des représentants officiels du ministère de la Défense s’attendaient à ce qu’Al-Nosra voit les membres de la Division 30 comme des amis, et le fait que cela n’ait pas été le cas les a laissés perplexes. Il a aussi été remarqué dans le Times que les américains «  n’avaient pas fait état de leur intention de combattre le Front Al-Nosra », et, que bien qu’il soit « allié à Al-Qaïda », Al-Nosra est, pour beaucoup d’insurgés en Syrie, préférable à l’État islamique, et qu’il coopère parfois avec d’autres groupes moins radicaux pour lutter à la fois contre l’État islamique et les forces armées du gouvernement syrien. » 

Selon des journalistes du quotidien londonien The Independent, un commandant de la Division 30 qui se trouvait « dans un état d’affolement » et avec lequel ils ont pu s’entretenir en Turquie a déclaré avoir même rencontré, avec un des membres de la Division 30 qui avait été capturé, un chef d’Al-Nosra, 10 jours plus tôt, pour l’établissement d’une trêve. Il a rapporté qu’ « ils ont dit que si ne serait-ce qu’une balle les atteignaient, ils nous attaqueraient, mais nous leur avons assuré que notre seul objectif était de combattre Daech [c’est-à-dire l’EI] ». 

Mais alors même que la Division 30 avait tenu ses engagements, ses membres qui avait été capturés par le groupe Al-Nosra étaient maintenant passés à tabac par celui-ci, qui les faisait défiler sous un soleil brûlant, leur t-shirt relevé sur la tête tandis que les combattants d’Al-Nosra les accusaient de « collaborer avec la coalition des croisés. » 

Donc quand le New York Times a annoncé que le projet envisagé par les États-Unis et la Turquie « créerait ce que les représentants de ces deux pays appellent une zone libérée de l’État Islamique sous le contrôle d’insurgés syriens relativement modérés », nous savons désormais de quels « modérés » il s’agit : Al-Nosra. La zone serait sans danger pour les forces armées entraînées par les américains, dont le nombre de membres s’élevait à environ 60 seulement avant l’attaque de la semaine dernière, mais elle le serait surtout pour la branche syrienne d’Al-Qaïda, beaucoup plus importante et puissante. 

 

S’allier à Al-Qaïda ?

Une alliance entre les États-Unis et Al-Qaïda – comment cela peut-il être possible ? Même si la presse n’aime pas évoquer ce sujet, en réalité, ces derniers temps, rares furent les fois où les États-Unis n’ont pas travaillé la main dans la main avec les plus dangereux groupes fondamentalistes. 

Ceci remonte à l’époque où Dwight Eisenhower était président. Ce dernier, comme l’a fait remarquer Ian Johnson dans son excellent ouvrage intitulé Une mosquée à Munich (publié en 2010 aux éditions Houghton Mifflin Harcourt), tenait toujours à « faire ressortir l’aspect « guerre sainte » » lors de ses entretiens avec des leaders de la communauté musulmane d’après un mémo diffusé en interne à la Maison Blanche, et, lorsqu’on l’a informé que le djihad pourrait être mené contre l’entité sioniste, a répondu que l’Arabie saoudite lui avait assuré qu’il le serait uniquement contre les Soviets. 

Plus récemment, le président Jimmy Carter et Zbigniew Brzezinski, son conseiller à la sécurité nationale, ont choisi de mettre la doctrine Eisenhower à l’épreuve en faisant passer de l’argent et des armes aux moudjahidines afghans qui combattaient à Kaboul un gouvernement soutenu par les Soviets. Cet effort, qui, lorsque Reagan était président, s’est soldé par une opération organisée conjointement par l’Arabie saoudite et la C.I.A. et dont le coût s’est élevé à plus de 20 milliards de dollars, a sans doute contribué à l’effondrement de l’U.R.S.S., la priorité absolue de Brzezinski. 

Mais cela a également détruit la société afghane, ouvert la voie à la prise de pouvoir par les Talibans en 1996, entraîné la formation d’Al-Qaïda, et, bien évidemment, conduit directement à la destruction du World Trade Center dans le quartier de Lower Manhattan. 

Les États-Unis ont par la suite probablement fait machine arrière, bien qu’ils aient continué à entretenir des rapports étroits avec l’Arabie saoudite, qui, selon Zacarias Moussaoui, le soi-disant « vingtième pirate de l’air », a entretenu des liens étroits avec Osama ben Laden et ce jusqu’à la veille des attentats du 11 septembre 2001. [Lire “The Secret Saudi Ties to Terrorism.” (“Les liens secrets de l’Arabie Saoudite avec le terrorisme”) publié sur Consortiumnews.com] 

Mais en 2007, comme Seymour Hersh l’a très plausiblement affirmé dans le New Yorker, les Saoudiens avaient réussi à convaincre l’administration Bush de se concentrer plutôt sur la lutte contre les forces chiites. Non seulement cela signifiait être moins sévère envers Al-Qaïda, mais aussi coopérer avec un nombre croissant de groupes sunnites militants afin de poursuivre la lutte contre le Hezbollah et d’autres groupes chiites similaires. 

Les conséquences sont devenues de plus en plus évidentes depuis que le printemps arabe a rattrapé le régime dictatorial de la famille Assad en février 2011. L’orientation pro-sunnite de Washington lui imposait de passer outre les rumeurs selon lesquelles les sunnites radicaux du mouvement des Frères musulmans dominaient les manifestations, qui prenaient une mauvaise tournure sectaire anti-chiite et anti-chrétienne à mesure que les proches d’Assad (d’origine chiite mais pas sectaires) s’efforçaient de garder le contrôle. 

Lorsque les combats ont éclaté, le « revirement » (qualifié ainsi par Hersh) opéré par les États-Unis leur imposait également de contrôler l’argent ainsi que l’aide fournis aux rebelles sunnites et même de se fier aux Frères musulmans pour, d’après le Times, identifier les groupes qui les méritaient de ceux qui ne les méritaient pas. 

Afin de contenir les chiites, les États-Unis ont donc apporté tout leur soutien aux Saoudiens ultra-sunnites et leur projet sanglant de guerre sectaire. Comme l’a déclaré le vice-président Joe Biden en octobre dernier à la Harvard Kennedy School, l’Arabie saoudite et les États du Golfe « étaient tellement déterminés à renverser Assad et essentiellement déclencher une guerre entre sunnites et chiites par sectes interposées, devinez ce qu’ils ont fait ? Ils ont versé des centaines de millions de dollars et fourni des milliers de tonnes d’armes militaires à quiconque combattrait Assad sauf que ceux qui les ont reçus étaient Al-Nosra et Al-Qaïda, et les composantes extrémistes de djihadistes issus d’autres coins du monde. » 

En août 2012, une Agence du renseignement de la Défense a noté qu’Al-Qaïda, les Frères musulmans, et des groupes salafistes du même acabit constituaient « les principales forces motrices de l’insurrection en Syrie » ; que les puissances occidentales, les États du Golfe, et la Turquie soutenaient ce soulèvement sans réserve ; qu’Al-Qaïda cherchait à profiter du mouvement de révolte pour réunir tous les sunnites en un mouvement de djihad global anti-chiite ; que les guerriers de Dieu allaient probablement créer « une principauté salafiste à l’est de la Syrie, déclarée ou non », et que « cela reflétait exactement la volonté des puissances apportant leur soutien, afin d’isoler le régime syrien, considéré comme la profondeur stratégique de l’expansion du chiisme (Irak et Iran). » 

Même si les conséquences pourraient être désastreuses pour les minorités chrétiennes, druzes et chiites alaouites de Syrie, les États-Unis ont poursuivi leur dessein, et la presse traditionnelle s’est chargée du travail combien important de dissimulation de ces informations. 

 

Un pacte de non-agression

Le pacte de non-agression que le ministère de la Défense croyait avoir élaboré, avec difficulté, avec Al-Nosra constitue la dernière étape de cette stratégie. Tandis que l’administration Obama déclare se battre contre l’EI, son attitude à l’égard de ce groupe hyper-brutal est plus ambigüe qu’elle le prétend. Les États-Unis ont sonné l’alarme uniquement lorsque l’EI a envahi l’Irak en juin 2014 et commencé à menacer le gouvernement à Bagdad auquel ils apportent leur soutien. 

Avant ça, les États-Unis se contentaient de regarder tranquillement l’EI mener la vie dure à Assad et aux baassistes à Damas. La Turquie déclare elle aussi s’opposer à l’EI même si elle a permis à Daech de transformer sa frontière de 885 kilomètres avec la Syrie en « une voie de libre circulation pour les djihadistes venant des quatre coins du monde. » 

Après que l’EI ait bombardé un rassemblement de militants de gauche pro-Kurdes à la ville frontière de Suruç, faisant 32 morts et plus d’une centaine de blessés, Recep Tayyip Erdogan, le président de la Turquie, s’est engagé à faire preuve de fermeté. Mais au lieu de s’en prendre à l’EI, il sévit contre les Kurdes, en bombardant des cibles au nord de l’Irak et au sud-est de la Turquie associées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) alors même que le PKK, est, ainsi que sa branche syrienne, le Parti de l’union démocratique (PYD), l’une des rares forces à lutter de manière efficace contre l’EI sur le terrain. Comme l’a observé l’agence de presse Reuters, « les attaques de la Turquie contre le PKK ont été plus violentes que ses frappes contre l’EI, ce qui a alimenté les doutes selon lesquels son véritable plan est de contenir les ambitions politiques et territoriales des Kurdes. » 

En effet, les motivations d’Erdogan sont peut-être plus alambiquées que ça étant donné que les attaques contre le PKK pourraient contribuer à l’ébranlement du Parti démocratique des peuples (HDP), pro-Kurde, qui, après avoir obtenu un score impressionnant aux élections de juin en recueillant 13 % des suffrages, représente un danger croissant pour son gouvernement. De plus, la Turquie ainsi que d’autres alliés des États-Unis dans la région ont concentré leurs attaques sur les forces anti-EI les plus efficaces dans l’objectif d’affaiblir l’EI de manière indirecte. La Turquie est curieusement persuadée que le meilleur moyen de vaincre l’EI est de vaincre les Kurdes. 

L’Arabie saoudite prétend également que le meilleur moyen de vaincre l’EI est de renverser Assad étant donné que sa détermination à rester au pouvoir alimenterait la colère des sunnites, entraînant à son tour l’expansion de l’EI. Selon cette logique, même si l’Armée arabe syrienne d’Assad constitue l’un des rares remparts contre une victoire de l’EI, de la victoire sur Assad est censé découler d’une certaine manière la chute de l’EI. 

Une autre entité déclare vouloir voir l’EI se faire ratatiner : l’entité sioniste, sauf qu’à chaque fois qu’elle intervient dans la guerre civile en Syrie, elle finit par bombarder les forces armées d’Assad et leurs alliés chiites, dont le Hezbollah au Liban et des conseillers militaires iraniens. 

Donc tout le monde déclare vouloir battre l’EI, cependant chacun bombarde ces mêmes forces qui essayent de freiner l’EI. Le plan le plus alambiqué est évidemment celui des États-Unis. L’administration Obama semble croire que vaincre l’EI est l’objectif numéro un, sauf lorsqu’elle affirme que renverser Assad est la priorité absolue. 

Comme le Times le relate platement en parlant d’unités telles que la Division 30, « Le programme d’entraînement [de la Division 30 pour combattre l’EI] se trouve souvent en contradiction avec celui, secret, de la C.I.A. destiné aux combattants luttant contre les forces de sécurité syriennes. ¬À l’origine, l’objectif de la révolte syrienne était de renverser Assad, avant que l’État islamique émergeât de sa branche Islamiste la plus radicale. » (Cependant, l’EI est en réalité né de la résistance des sunnites à l’invasion et l’occupation américaine de l’Irak, et s’appelait originellement « Al-Qaïda en Irak » avant de rejoindre la guerre contre Assad et de devenir « l’État islamique en Irak et en Syrie » ou tout simplement « l’État islamique »). 

 

Quelle est la priorité ?

Compte tenu des évènements récents, on pourrait se demander si la priorité d’hier qui était de renverser Assad est aujourd’hui remplacée par celle qui est de vaincre l’EI (ou bien est-ce l’inverse ?). Pendant ce temps, la stratégie des États-Unis consiste à bombarder l’EI à chaque fois que cela est possible sauf lorsqu’il attaque les forces armées syriennes du gouvernement, auquel cas la stratégie américaine consiste à différer ses bombardements. 

Anne Bernard, journaliste au Times, a expliqué qu’ « en Syrie, une nouvelle situation délicate apparaît. Toutes les frappes aériennes contre les militants de l’État islamique à l’intérieur et autour de Palmyre profiteraient probablement aux forces armées du président Bachar Al Assad. Jusqu’à présent, les frappes aériennes américaines en Syrie ont été en grande partie concentrées dans des zones éloignées du contrôle du gouvernement, afin d’éviter de donner l’impression d’aider un chef d’État dont l’éviction a été demandée par le président Obama. » 

En d’autres termes, les États-Unis bombardent l’EI sauf lorsque cela pourrait aider la plus puissante force armée luttant contre l’EI. Il arrive – parfois – que Washington soit également en guerre avec Al-Nosra. Par exemple, début juillet, une frappe aérienne américaine a fait sept morts parmi les membres d’Al-Nosra dans la province d’Idleb au nord de la Syrie. Mais les néoconservateurs américains désapprouvent de telles frappes car il se peut qu’elles profitent indirectement aux forces armées d’Al Assad. 

Les néoconservateurs jubilaient de voir qu’une coalition sous le commandement d’Al-Nosra se soit emparée d’Idleb en avril avec l’aide de l’Armée syrienne libre, elle-même soutenue par les États-Unis, tandis que le gouvernement demeurait manifestement silencieux au sujet des nombreux missiles TOW de fabrication américaine (fournis quasi-certainement par l’Arabie saoudite) et qui ont procuré un avantage majeur à Al-Nosra. [Lire “Climbing into Bed with Al-Qaeda.”(« Fricoter avec Al-Qaïda ») publié sur Consortiumnews.com] Donc les États-Unis s’opposent à Al-Nosra sauf lorsqu’ils les soutiennent. En effet, presque tous les acteurs au Moyen-Orient sont occupés à jouer sur les deux tableaux, ce qui explique pourquoi l’État islamique et Al-Qaïda se portent si bien. 

Comme l’a remarqué Karl Sharro, un architecte libanais devenu satiriste politique, « Obama est un fin stratège. Son plan consiste essentiellement à soutenir les factions Kurdes et en même temps la Turquie, qui attaque à présent les Kurdes, tandis qu’il soutient également l’Arabie Saoudite dans sa guerre au Yémen, ce qui contrarie l’Iran, avec lequel les forces américaines collaborent dans le cadre de leur combat contre l’EI en Irak, et cède en même temps à la pression exercée par ses alliés afin d’affaiblir Assad en Syrie, ce qui complique plus les choses avec l’Iran, qu’il apaise en signant l’accord sur le nucléaire, contrariant ainsi l’ami de longue date des États-Unis : l’entité sioniste, dont la colère est absorbée par des cargaisons d’armes de pointe, intensifiant la course aux armements dans la région. » 

Exactement. Tout ceci serait assez drôle si les conséquences (220 000 personnes sont mortes en Syrie, des millions d’autres ont été déplacées, plus les destructions généralisées au Yémen où l’Arabie saoudite mène la nuit des raids aériens depuis maintenant six mois) n’étaient pas aussi tragiques. 

Daniel Lazare est l’auteur de plusieurs ouvrage dont The Frozen Republic : How the Constitution Is Paralyzing Democracy [La République figée : comment la constitution paralyse la démocratie] (aux éditions Hartcourt Brace). 

Voir les commentaires

Dimanche 20 septembre : Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

16 Septembre 2015, 16:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dimanche 20 septembre : Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

Comme chaque année, le PCF du Pas-de-Calais participe à la cérémonie d'hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras, en présence des associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP), de nombreuses sections du PCF, de la CGT et de beaucoup d'élus du secteur.

Cette cérémonie est l'occasion de rendre hommage aux résistants, la plupart communistes, fusillés dans les fossés de la citadelle d'Arras.

La Section PCF de l'Arrageois sera comme chaque année présente.

Voir les commentaires

Fête de l'Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent

14 Septembre 2015, 19:01pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Fête de l'Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent
Fête de l'Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent
Fête de l'Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent

Voir les commentaires

Notre pays doit assumer pleinement son rôle et accueillir davantage de réfugiés !

14 Septembre 2015, 18:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Notre pays doit assumer pleinement son rôle et accueillir davantage de réfugiés !

Voir les commentaires

Ceux qui veulent dépecer le code du travail !

13 Septembre 2015, 10:58am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Hollande, 60 ans, dans la vie active depuis l'âge de 26 ans.

Nombre d années passées en entreprise: 0.

Manuel Valls, 52 ans, dans la vie active depuis l'âge de 21 ans.

Nombre d armées passées en entreprise : 0.

Laurent Fabius, 58 ans, dans la vie active depuis l'âge de 28 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 0.

Ségolène Royal, 61 ans, dans la vie active depuis l'âge de 27 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 0.

Benoit Hamon, 47 ans, dans la vie active depuis l'âge de 24 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 0.

Christiane Taubira, 62 ans, dans la vie active depuis l'âge de 26 ans.

Nombre d années passées en entreprise: 0.

Michel Sapin, 61 ans, dans la vie active depuis l'âge de 28 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 0.

Arnaud Montebourg, 51 ans, dans la vie active depuis l'âge de 28 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 0.

Marisol Touraine, 55 ans, dans la vie active depuis l'âge de 25 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 0.

François Rebsamen,62 ans, dans la vie active depuis l'âge de 25 ans.

Nombre d années passées en entreprise: 0.

Jean-Yves Le Drian, 66 ans, dans la vie active depuis l'âge de 24 ans.

Nombre d années passées en entreprise: 0.

Bernard Cazeneuve, 50 ans, dans la vie active depuis l'âge de 25 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 3

Nous sommes là face à un dilemme. Alors que sa fiche Wikipedia et quelques articles de presse font état d un début de carrière à la Banque Populaire, cet épisode n apparaît pas sur la biographie officielle du nouveau ministre de llntérieur (par ailleurs très détaillée). Une tache sur son CV que l homme politique a du mal à assumer vis-à-vis de ses collègues qui n ont jamais mangé de ce pain-là ? Dans le doute, considérons que Bernard Cazeneuve a bel et bien vécu une courte expérience hors de la sphère publique.

Najat Vallaud-Belkacem, 36 ans, dans la vie active depuis l'âge de 23 ans.

Nombre d’années passées en entreprise : 0.

Marylise Lebranchu,66 ans,dans la vie active depuis l'âge de 26 ans.

Nombre d années passées en entreprise: 0.

Aurélie Filippetti, 40 ans, dans la vie active depuis l'âge de 24 ans.

Nombre d années passées en entreprise : 0.

Voir les commentaires

Fête de l'huma : le plan et le programme

12 Septembre 2015, 07:05am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Fête de l'huma : le plan  et le programme
Fête de l'huma : le plan  et le programme

Le stand du Pas de Calais se trouve à l'espace

Pays du Nord Picardie face à la petite scène

place Rosa Parks 

        PROGRAMME DU STAND DU PAS DE CALAIS

Bière de la région, carbonnade flamande façon 62, kebab du PKK et toute la fraternité des Communistes du Pas de Calais.
                                  
 Samedi 12 septembre 20 heures 

Délégation de nos amis de l’ambassade de CUBA avec Gerardo HERNANDEZ NORDELO, un des cinq Cubains emprisonnés pendant 16 ans aux USA.
                                 
  Dimanche 13 septembre 11 heures 
Mise à l’honneur de Norbert GILMEZ, un des derniers mineurs révoqués en 1948 pour fait de grève.


En présence d’Hervé POLY, Pierre LAURENT, Philippe MARTINEZ, Christian CHAMPIRE (Maire de Grenay), Dominique WATRIN, Cathy POLY APOURCEAU, Kamel BEN AZOUZ et Dominique SIMONOT (avec son livre "plus noir dans la nuit" sur la grève des mineurs de 1948).
Nous vous attendons nombreux et déterminés !

Voir les commentaires

1 2 > >>