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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

TOUS dans le rue le 9 avril !

31 Mars 2015, 07:07am

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TOUS dans le rue le 9 avril !

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Elections départementales 2015

30 Mars 2015, 17:55pm

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Résultats France Entière

 

* Sous réserve d'éventuelles corrections et de décisions du juge de l'élection

ciquez ci-dessous

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2,5 fois plus d'élus communistes que FN, et personne n'en parle

30 Mars 2015, 16:35pm

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2,5 fois plus d'élus communistes que FN, et personne n'en parle

Nicolas Maury

Le Front national, avec le renfort médiatique des grandes chaines d'informations comme BFM, parvient à faire élire 62 Conseillers départementaux (31 cantons) et le Parti Communiste Français (et ses alliés), sans le renfort des médias, seul, avec ses militants, fait élire 156 Conseillers départementaux sur 92 cantons et dirigera un département

Il était l’objet de tous les regards, de toutes les analyses, de toutes les craintes. Et pourtant le Front national a deux fois moins de conseillers départementaux que le Parti communiste français. Certains, comme le le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, avaient annoncé sa mort prochaine. Jean-Marie Le Guen avait déclaré ainsi que les élections départementales seraient fatales au parti et qu’il “ne fêterait pas ses cent ans” en 2020.

Il y avait 230 conseillers généraux communistes (PCF, PCR, PCG, ADS, FASE et apparentés) élus lors des élections cantonales de 2008 et 2011. Après le grand charcutage des cantons, 192 candidats communistes (sans tenir compte de ceux du PG, d'Ensemble et de la GU), sur 120 cantons (+DOM) étaient parvenus à se qualifier pour le second tour des départementales. 

A l'issue du second tour, il y aura 156 élus communistes (PCF, PCR, ADS et apparentés), le département du Val de Marne sauvé et 92 cantons gagnés.

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Pourquoi les salariés de RADIO-FRANCE sont-ils en colère ?

27 Mars 2015, 06:56am

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Pourquoi les salariés de RADIO-FRANCE sont-ils en colère ?

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Le résultat des départementales en 1 graphique] 50 % des ouvriers votent FN…

26 Mars 2015, 18:45pm

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Graphique important sur le vote des électeurs en fonction de leur catégorie sociale (et qui vaut toutes les soirées électorales du monde) :

(Source IFOP)

(Source IFOP)

Éloquent, non ?

  • la catégorie qui vote le plus PS : les cadres supérieurs !!! (pauvre Jaurès…)
  • la catégorie qui vote le plus UMP : les vieux (les cadres supérieurs votent à peine plus pour l’UMP que pour le PS !)
  • la catégorie qui vote le plus FN : les ouvriers, et à 49 % !

Je pense que ça résume terriblement bien notre situation politique…

(pour mémoire, voici la répartition des salariés en 2013 selon l’INSEE :  Ouvriers : 20 % / Employés : 28% / Professions intermédiaires : 25% / Cadres sup et prof libérales : 17% / Artisans et chef entreprises : 6%)

Bien entendu, comme il y a une énorme corrélation entre le niveau d’étude et la catégorie sociale, certains se sont amusés à présenter les choses ainsi, avec des commentaires de “qualité”, comme ici avec SOS racisme (pensez aussi à lutter contre le racisme social, les gars…) :

Le résultat des départementales en 1 graphique] 50 % des ouvriers votent FN…

On en arrive ainsi à une visualisation du mépris social.

Car si les sans-dents votent mal, c’est bien entendu parce qu’ils sont peu éduqués – et donc peu intelligents -, NULLEMENT car ils souffrent, et comprennent bien qu’ils sont les dindons de la farce du système actuel…

Cela rentre dans ses visions décadences du financiarisme, du genre “la fin de l’histoire”, “la fin des luttes de classes sociales”, etc. (un lecteur me parlait même récemment de la “fin du mal”, comme si le mal n’existait plus, et qu’on vivait dans un monde de Bisounours”). Visions où la politique fait seulement partie de la société du spectacle, et n’est plus la façon d’arbitrer entre les revendications des parties du corps social.

Et un jour, les parties constamment perdantes du corps social (et dont tout le monde se contrefout) se révoltent…

P.S. je vous rajoute l’abstention, à la demande générale… (mais en général, la répartition des sympathies politiques des abstentionnistes est proche de celle des votants)

Le résultat des départementales en 1 graphique] 50 % des ouvriers votent FN…

http://www.les-crises.fr

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Arras : Elections départementales, courriel à la presse locale

26 Mars 2015, 18:03pm

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courriel envoyer à la presse Arrageoise

Arras le 24 mars 2015

Mesdames et messieurs les journalistes,
Après avoir parcouru l’article de la Voix du Nord du mardi 24 mars 2015, nous avons

constaté une grossière erreur de calcul sur la moyenne des résultats d’Arras 2 et Arras 3 des candidats communistes dans le Front de gauche.
Dans l’article de la page 14, il est écrit «
présent dans deux cantons sur trois, le Front de gauche ne fait pas de miracle (4,01) ».

Selon les résultats de la veille, dans ce même journal, nous étions crédités à 5,73 pour Arras 2 et 5,76 pour Arras 3. La moyenne des deux cantons ne peut en aucun cas aboutir à 4,01 ! Selon les communistes de l’Arrageois, il serait réaliste de rectifier le suffrage exprimé à sa juste valeur.

Pour cela nous vous remercions.

Déclaration de l’assemblée des communistes dans le Front de gauche de l’Arrageois
Des élections départementales.


La section du PCF de l’Arrageois adresse les remerciements les plus sincères à tous les électrices et électeurs qui ont accordé leur confiance aux candidats communistes des deux cantons d’Arras 2 et 3 ce dimanche 22 mars.

Les résultats du premier tour des élections départementales sont d'abord marqués par une abstention populaire très forte.

Pratiquement un électeur sur deux ne s'est pas déplacé dans les bureaux de vote dimanche. Une abstention qui marque à la fois une méfiance vis-à-vis d'un système à bout de souffle, et une colère profonde et lancinante face à des politiques d'austérité qui chaque jour rendent le quotidien de millions de français de plus en plus intenable. C'est d'autant plus vrai que les enquêtes d'opinion le montrent, les Françaises et les Français sont fortement attachés à leur département et à leur commune.

Deux maillons de la démocratie locale où vivent des politiques qui peuvent concrètement changer la vie.

Alors que les discours-fleuve et les effets d'annonce sur un probable basculement de notre département au Front national ont inondé les chaînes d'information et les grands quotidiens parisiens durant des semaines, la formation d'extrême droite n'a pas atteint cet objectif.

Nous appelons à faire vivre les valeurs de solidarité et de progrès fortement ancrées dans l’identité de ce département et nous, candidats communistes des cantons 2 et 3, appelons clairement à faire barrage à l'extrême droite partout où elle est présente.

Cela sera une première étape avant les mobilisations du printemps et notamment l'appel syndical du 9 avril et un premier mai que nous souhaitons hautement revendicatif.

La section du parti communiste de l’Arrageois

René Chevalier 

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La double peine des classes populaires

25 Mars 2015, 06:42am

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Pourquoi les classes populaires se détournent-elles un peu partout des partis de gouvernement, et singulièrement des partis de centre gauche qui prétendent les défendre ? Tout simplement parce que ces derniers ne les défendent plus depuis longtemps. Au cours des dernières décennies, les classes populaires ont subi l’équivalent d’une double peine, d’abord économique puis politique. Les évolutions économiques ont été peu favorables aux groupes sociaux les plus défavorisés des pays développés : fin de la croissance exceptionnelle des Trente Glorieuses, désindustrialisation, montée en puissance des pays émergents, destructions d’emplois peu ou moyennement qualifiés au Nord. Les groupes les mieux dotés en capital financier et culturel ont pu, au contraire, bénéficier à plein de la mondialisation. Le second problème est que les évolutions politiques n’ont fait qu’exacerber ces tendances. On aurait pu imaginer que les institutions publiques, les systèmes de protection sociale, les politiques suivies dans leur ensemble s’adaptent à la nouvelle donne, en demandant plus aux principaux bénéficiaires des évolutions en cours, afin de se consacrer davantage aux groupes les plus touchés. Or, c’est le contraire qui s’est produit.

En partie du fait d’une concurrence intensifiée entre pays, les gouvernements nationaux se sont concentrés de plus en plus sur les contribuables les plus mobiles (salariés hautement qualifiés et mondialisés, détenteurs de capitaux) au détriment des groupes perçus comme captifs (classes populaires et moyennes). Cela concerne tout un ensemble de politiques sociales et de services publics : investissements dans les TGV contre paupérisation des TER, filières éducatives élitistes contre écoles et universités abandonnées, etc. Et cela concerne bien sûr le financement de l’ensemble. Depuis les années 80, la progressivité des systèmes fiscaux a été fortement réduite : les taux applicables aux revenus les plus élevés ont été massivement abaissés, alors que les impôts indirects frappant les plus modestes ont été graduellement augmentés.

La dérégulation financière et la libéralisation des flux de capitaux, sans aucune contrepartie, ont accentué ces évolutions.

Les institutions européennes, tout entières tournées vers le principe d’une concurrence toujours plus pure et plus parfaite entre territoires et entre pays, sans socle fiscal et social commun, ont également renforcé ces tendances. On le voit de façon très nette pour l’impôt sur les bénéfices des sociétés : son taux a été divisé par deux en Europe depuis les années 80. Encore faut-il préciser que les plus grandes sociétés échappent souvent au taux officiel, comme le récent scandale LuxLeaks l’a révélé. En pratique, les petites et moyennes entreprises se retrouvent à payer des taux bien supérieurs à ceux auxquels sont soumis les grands groupes basés dans les capitales. Plus d’impôts, moins de services publics : pas étonnant que les populations concernées se sentent abandonnées. Ce sentiment d’abandon nourrit le vote d’extrême droite et la montée du tripartisme, aussi bien d’ailleurs à l’intérieur qu’à l’extérieur de la zone euro (comme en Suède). Alors, que faire ?

D’abord, reconnaître que sans une refondation sociale et démocratique radicale, la construction européenne va devenir de plus en plus indéfendable aux yeux des classes populaires. La lecture du rapport récemment consacré par les «quatre présidents» (Commission, BCE, Conseil, Eurogroupe) à l’avenir de la zone euro est, de ce point de vue, particulièrement déprimante. L’idée générale est que l’on connaît les «réformes structurelles» (moins de rigidités sur le marché du travail et des biens) permettant de tout résoudre, et qu’il suffit de trouver les moyens de les imposer. Le diagnostic est absurde : si le chômage a monté en flèche ces dernières années, alors qu’il chutait aux Etats-Unis, c’est d’abord parce que ces derniers ont su faire preuve de davantage de souplesse budgétaire pour relancer la machine.

Ce qui bloque l’Europe, ce sont avant tout les carcans antidémocratiques : rigidité des critères budgétaires, règle de l’unanimité sur les questions fiscales. Et, par-dessus tout, l’absence d’investissement dans l’avenir. Exemple emblématique : le programme Erasmus a le mérite d’exister, mais il est ridiculement sous-doté (2 milliards d’euros par an, contre 200 milliards d’euros consacrés aux intérêts de la dette), alors que l’Europe devrait investir massivement dans l’innovation, dans la jeunesse et dans ses universités. Si aucun compromis n’est trouvé pour refonder l’Europe, alors les risques d’explosion sont réels. Sur la Grèce, il est manifeste que certains dirigeants tentent de pousser le pays vers la sortie : tout le monde sait très bien que les accords de 2012 sont inapplicables (la Grèce ne va pas repayer 4% du PIB en excédent primaire pendant des décennies), et pourtant on refuse de les renégocier. Sur toutes ces questions, l’absence totale de proposition française devient assourdissante. On ne peut pas attendre les bras croisés les élections régionales de décembre et l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite dans les régions françaises.

Thomas PIKETTY Libération économie

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Décès du camarade Jean Dal

22 Mars 2015, 15:23pm

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Hommage à Jean Dal par Francine Robillard lors de l'Incinération au Crématorium de BEAURAINS le 20 Mars

Jean est né le 18 Avril 1945 . A l'âge de 17 ans il travaille dans le Laboratoire RAPIDAS .
Entré à 19 ans à E.D.F. À LILLE, il milite tout d'abord à la C.F.D.T. Et à 21 ans s'engage syndicalement. Il devient ensuite secrétaire de la section syndicale CFDT de LILLE. Il est ensuite muté à DOUAI en 1985 puis à ARRAS.
En 1984 Jean se marie avec Irène et en 1991 une petite fille vient au monde : Sabine.
A sa retraite en Janvier 2000 il prend sa carte à la section des retraités Multi pro d'ARRAS où il seconde assez rapidement notre camarade André CAPRON qui le désigne pour le représenter à L’Union Départementale.
C'est à la suite du décès d'André que les camarades le désignent comme secrétaire de notre section. Nous pouvons dire que Jean a bien travaillé au sein de notre section et qu'il ne s'est jamais trompé d'adversaire car c'est bien le capital et ses méfaits qui était son ennemi.
Jean était aussi un bon mari notamment quand Irène tomba malade, il était un père très attentif à l’avenir de sa fille Sabine. D'autre part il entretenait son grand jardin en compagnie d'Irène et ne manquait pas de nous proposer fruits et légumes de ses récoltes.
Nous sommes tous très bouleversés par son départ brutal et par la perte de ce camarade fidèle jusqu'au bout à ses convictions.
Tu nous manqueras Cher camarade, Cher ami.
A toi Irène, à toi Sabine et à votre famille la Section MULTIPRO d'ARRAS, les camarades de l'USR à laquelle s'associe Danièle CARIN ancienne secrétaire départementale du Pas-de-Calais, ainsi que les camarades de l'U.D., de l'UL, vous présentons nos fraternelles condoléances et vous Assurons de notre soutien.
Cher Jean, Cher camarade, Cher ami, au revoir, reposes en paix, tu as bien oeuvré pour plus de justice, de fraternité et d'égalité.

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Le 9 avril : journée d'action et de grève manifestation nationale à Paris

21 Mars 2015, 16:06pm

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Le 9 avril :  journée d'action et de grève manifestation nationale à Paris

La CGT vous propose d'agir collectivement en convergence avec l'ensemble des salarié-e-s pour la mise en œuvre d'alternatives, porteuses de modernité sociale. Il y en a assez des prétendues réformes qui ne conduisent qu'à de nouveaux sacrifices, de nouveaux reculs sociaux, à l'exemple de la proposition de loi Macron. Avec d'autres organisations syndicales, FO, solidaires et la FSU, elle invite les salarié-es, les retraité-e-s et les privé-e-s d'emplois, du privé et du public, à agir tous ensemble et à prendre leurs affaires en main !

Depuis plus de quarante ans, on nous rabâche, de crise en crise, qu'il faut se serrer la ceinture sans autre résultat que la dégradation de notre qualité de vie et de nos conditions de travail.

Le problème, ce ne sont pas des salaires trop élevés, trop peu de temps passé au travail ou encore l'âge de départ en retraite : la CGT, pour sortir de la crise, se prononce pour une autre répartition des richesses afin d'investir dans des mesures sociales, pour une véritable relance de l'économie, pour des services publics accessibles à tous sur tout le territoire, pour une politique industrielle et énergétique créatrice de richesses et d'emplois, pour répondre à des priorités sociales permettant la satisfaction de revendications, telles que :

  • l'augmentation des salaires dans les entreprises privées comme dans la fonction publique, la hausse des minima sociaux, la revalorisation des pensions pour les retraités ;
  • l'égalité des salaires entre les femmes et les hommes, alors que l'écart se situe aujourd'hui à 27% et 40% à la retraite. L'égalité salariale d'ici 2024 permettrait de résoudre 46% des problèmes des caisses complémentaires ;
  • une réduction du temps de travail avec des embauches correspondantes ;
  • des créations d'emplois pour combattre le chômage et améliorer les conditions de travail ;
  • le développement des prestations sociales (santé, retraites, indemnisation du chômage, …).

Oui, de l'argent, il y en a, beaucoup trop pour les actionnaires et pas assez pour les salarié-e-s !

l'Union Local CGT d'Arras organise un déplacement en bus pour Paris

 départ 8h30 de l'UL.

s'inscrire très rapidement au 03 21 71 06 14

 

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Sondages : “l’Intérieur a truqué les chiffres” selon Pierre Laurent (PCF)

21 Mars 2015, 16:00pm

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Interrogé sur les sondages d’avant premier tour, Pierre Laurent affirme qu’ils sont biaisés du fait d’une mauvaise présentation du ministère de l’Intérieur.

Sondages : “l’Intérieur a truqué les chiffres” selon Pierre Laurent (PCF)

Donné à 6 % dans les sondages d'avant premier tour, le Front de gauche serait en réalité à "9 %" et peut même espérer être "devant le PS dans 100 à 150 cantons", affirme Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, interrogé sur Sud Radio ce matin.

“Ces sondages sont faux, ils se basent sur un classement du ministère de l'Intérieur qui a truqué les chiffres”, lance Pierre Laurent.

“Nous présentons 1 500 binômes, 1 517 exactement, sur les 2 000 cantons. Le ministère de l'Intérieur a classé 1 100 candidats “Front de gauche” et les 400 autres, il les a mis en “Divers gauche”, et ces Divers gauche il les compte hors de notre score national ; donc, si vous voulez savoir où se situe le Front de gauche dans les sondages, il tourne plutôt entre 9 et 10 % en vérité. Cela veut dire que dans certains cantons nous serons en tête de la gauche, devant le PS, dans 150 à 200 cantons et qui pourra représenter l'ensemble de la gauche au 2e tour, donc ne dites pas que nous sommes invisibles !” prédit le secrétaire national du Parti communiste.

"Il faut y regarder d'un peu plus près, car effectivement ce qu'on essaie d'organiser, c'est un trio de tête : l'UMP, le PS et le FN. Mais la réalité, c'est que des millions de gens ne se reconnaissent pas dans ce trio. Ces gens-là vont-ils s'abstenir ?" Pierre Laurent ne le souhaite pas. Il les appelle à se renseigner et à voter pour les candidats de la gauche alternative.

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ÉLECTIONS en ISRAËL : la « liste commune » non-sioniste, soutenue par les partis arabes et le Parti communiste à 11 % !

21 Mars 2015, 15:52pm

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ÉLECTIONS en ISRAËL : la « liste commune » non-sioniste, soutenue par les partis arabes et le Parti communiste à 11 % !

Le pari est réussi pour l'alliance historique constituée par la « Liste commune » (al-Qaimah al-Mushtarkah en arabe) : les principaux partis arabes unis à la coalition Hadash, menée par le Parti communiste, c'était une première.

Le résultat est, lui aussi, historique : avec près de 11 % (10,98 %), elle devient la troisième force politique du pays, c'est le meilleur score obtenu par des forces qui s'inscrivent dans la critique du consensus sioniste, la défense de la minorité arabo-palestinienne, et l'établissement d'une paix juste garantissant les droits du peuple palestinien à disposer d'eux-mêmes.

A titre de comparaison, en 2013, divisés, le Hadash/Parti communiste avait obtenu 3 %, la Liste arabe unie 3,5 % et le parti arabe Balad 2,5 %, soit 9 % en tout, avec 11 députés. Il y a dix ans, en 2003, le rapport de force restait identique : 7,5 %, dont 3 % pour le Hadash, et 8 députés en tout.

C'est une victoire politique, une résistance et une riposte à un pouvoir israélien, menée par la droite extrémiste de Netanyahu, qui multiplie les provocations envers la minorité arabe : la définition officielle d’Israël comme « État juif » constituant une attaque claire sur ses droits civiques.

S'affirmant clairement non-sioniste – dans un scrutin contesté par l'ultra-sioniste Likoud de Netanyahu d'un côté, et le Parti travailliste réuni dans « l'Union sioniste » avec le parti de la figure de la droite nationaliste Tzipi Livni – la « Liste commune » a fait le choix de l'unité entre Arabes et Juifs animés par un souci de paix, d'égalité et de justice sociale.

Le discours rassembleur mais ferme sur les principes de la tête de liste, le jeune leader du Hadash Ayman Odeh, a joué dans le succès de la « liste commune ». La présence du leader communiste Dov Khenin, juif, communiste et défenseur des droits des Palestiniens, est aussi un symbole.

Les deux feront partie de la prochaine Knesset – le Parlement israélien -, accompagnant 12 de leurs camarades, 14 députés qui porteront la voix des sans voix en Israël : la minorité arabe opprimée, les Arabes et Juifs prêts, selon un des mots d'ordre de la liste, à une « co-existence pacifique ».

Nous transmettons ci-dessous le communiqué du Parti communiste d'Israel (traduction d'EDT/AC):

« Les partis du premier ministre Benjamin Netanyahu et de son challenger Isaac Herzog ont obtenu respectivement 29 et 24 sièges sur les 120 sièges de la Knesset aux élections générales israéliennes du mardi 17 mars. La « Liste unie » a remporté 14 sièges, 3 de plus que les 11 sièges obtenus séparément par le Hadash et les partis arabes dans la Knesset sortante. La « Liste unie » constituera le 3 ème bloc le plus important dans la prochaine Knesset.

 

« Aujourd’hui, nous apportons notre réponse au racisme et à ceux qui veulent nous exclure » a déclaré le leader de la « Liste unie », Ayman Odeh. « Quand on aura 14 députés, on sera en mesure de peser sur la prise de décision ; personne ne pourra agir sans tenir compte de la troisième force parlementaire ».

 

Trois heures après le début du vote, la participation dans les secteurs arabes approchait déjà les 10%, à comparer avec les 3% de 2013. La nouvelle a rapidement atteint le premier ministre Netanyahou. « La domination de la droite est en danger. Les électeurs arabes vont aller voter en masse » a déclaré le leader de droite. « Allez voter, amenez vos amis et vos proches, votez pour le Likoud ! ».

 

Le député communiste du Hadash, Dov Khenin, candidat sur la « Liste commune » a accusé Netanyahou de racisme, et d'incitation à la haine à l’égard des électeurs arabes : « Un premier ministre qui fait campagne contre le vote de citoyens appartenant à une minorité ethnique franchit la ligne rouge du racisme, et de l'incitation à la haine » a affirmé Khenin.

 

Des membres de la « Liste commune » ont relaté que des coups de fil et des SMS avaient été envoyés par le Likoud pour pousser ses partisans à aller voter pour contrer la forte participation arabe constaée dans la matinée, à intimider des citoyens arabes, afin de les dissuader d’aller voter. Le député Khenin a saisi la Commission électorale centrale pour que le Likoud cesse immédiatement de diffuser ce type de messages. « C’est particulièrement grave un jour d’élection, quand le message adressé à tous les citoyens israéliens est de participer, de voter, de participer au système démocratique. En lançant de tels messages, le premier ministre montre qu’il est complètement à la dérive et qu’il est prêt à violer tous les principes démocratiques pour rester au pouvoir ».

 

Le leader de la « Liste commune », Ayman Odeh a voté dans la matinée près de son domicile à Haïfa avant d’entamer une journée de campagne. « Comme tout électeur arabe aujourd’hui, je suis excité à l’idée de voter, de faire partie de l'histoire, en participant à un tournant historique qui va fondamentalement changer la vie des citoyens arabes et de tous les citoyens de l’Etat » a-t-il déclaré. « Je vous appelle tous à aller voter ce matin, à croire qu’il est possible que les choses s’améliorent ici, que nous – Arabes et Juifs – pouvons construire un meilleur avenir pour nos enfants, de nos propres mains ».

 

A la précédente Knesset, le parti Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité – parti communiste d’Israël) avait quatre sièges. Il en a maintenant cinq : Ayman Odeh, Aida Touma-Sliman, Dov Khenin, Youssef Jabareen et Abdallah Abu-Maarof. Touma-Sliman, Khenin et Abu-Maarof sont membres du Bureau politique du Comité central du Parti communiste d’Israël. »

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

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Je crois à la chaleur rouge de l’espoir !

20 Mars 2015, 20:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

par André Chassaigne

Du porte à porte aux réunions publiques, des marchés aux relations de proximité, le constat est toujours le même : jamais la défiance des Françaises et des Français envers le pouvoir politique n’aura été aussi profonde. Comme nous ne sommes pas épargnés, la globalisation de ce rejet est souvent une blessure pour les militants et élus que nous sommes, alors que nous mettons au quotidien toute notre énergie pour défendre les plus démunis et pour l’avenir de nos territoires de vie. Parfois même, cela tient de l’irrationnel, venant de personnes proches et de catégories sociales pour lesquelles nous n’avons jamais relâché nos efforts : un agriculteur qui connaît notre combat incessant pour le monde paysan et des campagnes vivantes, un intermittent du spectacle dont on a partagé les luttes depuis des années, l’ouvrier d’une entreprise locale au salaire de misère alors que l’augmentation du SMIC est pour nous une revendication quotidienne. Nous pourrions, la rage au ventre, multiplier les exemples de tous les combats que nous conduisons, avec le sentiment aujourd’hui « de ne pas être payés en retour » pour n’avoir pas su nous faire comprendre.

Dans le même temps, les puissances d’argent et tous les relais du néolibéralisme font le pari de la désespérance populaire pour activer les ressorts de l’abstention ou du vote en faveur de l’extrême-droite, quant il ne s’agit pas d’instrumentaliser les peurs au service de votes par défaut, sans projet alternatif aux choix actuels. Il faut bien l’avouer, les candidats communistes et du Front de Gauche doivent faire face dans ces derniers jours de campagne électorale à une puissante machine médiatico-politique, qui consiste avant tout à effacer les luttes et leurs conquêtes sociales et reléguer le plus loin possible des consciences toute possibilité de construction transformatrice et progressiste de la société, toute perspective de sortie du carcan de l’austérité.

Disons-le très clairement aussi, c’est au cœur des zones périurbaines et rurales, parmi les victimes au quotidien des politiques néolibérales et de leur cortège de relégations - sociale, territoriale, économique et professionnelle - que cette stratégie politique du pire produit ses plus visibles effets. Comment donc, dans les jours qui restent, dans les derniers contacts, et par les messages que nous pouvons transmettre, essayer de mobiliser des citoyens-électeurs sur l’importance de leur choix ? Comment faire sentir, et toucher concrètement du doigt, notre différence et notre apport politique indispensable dans le contexte actuel ? Ces questions, tous ceux qui sont en mouvement à nos côtés dans cette campagne, se les posent. Mais ils disent aussi que les consciences évoluent et que des blocages sautent quand le débat s’établit. Ce sont des retours qu’il faut prendre en compte. J’en ai fait le constat ce matin même, dans une discussion informelle à l’issue d’une cérémonie commémorative du 19 mars 1962, dans une commune qui vit ses derniers jours de chef-lieu de canton. Certes, j’ai encore une fois mesuré l’ampleur des « dégâts » (c’est bien le mot qu’il faut employer !), mais j’ai aussi senti la forte attente de perspectives d’espoir, d’une confiance qui peut renaître. Aussi, dans ce moment historique très grave pour notre pays, je souhaiterais apporter, à nouveau aujourd’hui, quelques éléments de réflexion qui me paraissent utiles.

 

Rappeler d’abord, que nos candidates et candidats portent sur l’immense majorité des nouveaux cantons où ils sont présents, trois principes élémentaires de respect des citoyens.

Le premier de ces principes élémentaires, c’est celui de se présenter en habitants et citoyens des communes de ces nouveaux cantons, et par conséquent, avec une valeur chevillée au corps : celle du refus des parachutages de circonstance et des postures politiciennes qui font tant de mal à la politique. Ils sont tous identifiés et reconnus comme des élus locaux, des syndicalistes, des responsables associatifs, des ouvriers, des salariés, des fonctionnaires, des demandeurs d’emploi, des retraités qui participent à la vie commune, et sont très souvent, concrètement, les premiers relais de ceux qui ont des difficultés de vie, de ceux qui se battent pour leur emploi, de ceux qui agissent pour vivre mieux.

Le deuxième de ces principes élémentaires, c’est de s’engager à être totalement présents et disponibles, dans les responsabilités qui pourraient être les leurs dans nos départements après le 29 mars, pour accompagner les luttes des travailleurs, en faveur du maintien des services publics, des services de proximité… Par leur humanité et leur dévouement reconnus, par leur expérience de la résistance face aux logiques capitalistes, par leur pratique citoyenne faisant appel à l’intelligence collective et à la participation du plus grand nombre, ils se situent aux antipodes des démagogues sans visage de l’extrême-droite dont on ne retrouve jamais la trace quand il s’agit de porter les combats du quotidien.

Le dernier de ces principes élémentaires, qui découle fort logiquement des deux précédents, c’est de porter des propositions politiques cohérentes du niveau local jusqu’au niveau national et européen. C’est de parler vrai, sans arrangements politiques de circonstance. Ainsi, ils refusent l’austérité appliquée aux communes, aux départements, comme au budget de l’Etat. A l’opposé de tant d’autres, et à ce moment de précis de l’histoire de notre pays, ils considèrent que l’on ne peut plus se parer de vertu dans les cantons, tout en étant soutenus par des forces qui conduisent nationalement des politiques contraires à l’intérêt du plus grand nombre. Ils ne sont pas de ceux qui votent à Paris le transfert massif des compétences communales vers les intercommunalités en se disant les défenseurs des communes quand ils sont dans nos villages (comme cela a été le cas mercredi 4 mars avec le vote d’un amendement socialiste rendant obligatoire le transfert aux intercommunalités des compétences eau, assainissement, collecte et traitement des déchets ménagers). De même, ils n’entendent pas poursuivre le siphonage financier de nos communes et le limogeage massif des fonctionnaires, ces personnes si utiles pour répondre à nos difficultés dans les territoires. Ils n’entendent pas non plus laisser dire que la France n’a plus d’argent pour subvenir aux besoins les plus fondamentaux de tous, comme ceux auxquels répondent les départements, quand, dans le même temps, on ne fait rien, ou si peu, pour aller chercher les dizaines de milliards d’euros qui s’enfuient, année après année, vers les paradis fiscaux. Partout, ils disent, avec humilité mais lucidité, comment, dès demain, il est possible de construire dans le pays un véritable front de résistance face aux forces d’argent, aux gros actionnaires et aux financiers, ces voleurs permanents, qui gangrènent par leur cupidité sans limites, l’avenir même de nos enfants, de notre pays.

Dans ce scrutin, où tout a été fait pour conforter la résignation, l’abstention, ou la sourde colère, voter pour les candidats communistes et du Front de Gauche, c’est d’abord voter pour ces valeurs et ces principes fondamentaux. Mais c’est aussi voter pour ceux qui nous défendent !

 

Et puis, je ne peux laisser de côté un besoin bien réel, un besoin indépassable au regard de l’immense abattement qui guette le pays. Plus que jamais, j’ai la conviction que nous ne sortirons pas la France de l’ornière néolibérale dans laquelle elle se trouve, sans un puissant sursaut citoyen et populaire dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, autour des valeurs de partage des richesses et de justice sociale, celles de l’humain d’abord.

Il est temps de poser les premières fondations d’un nouveau chemin politique rejetant les valeurs de l’argent-roi et du tous contre tous. Il est temps de semer les graines d’un renversement des rapports de force entre le capital et le travail, de retrouver l’offensive civique, culturelle, sociale et politique face aux dominations qui humilient et rabaissent chaque jour des millions de nos concitoyens. Ce basculement peut commencer à prendre forme les 22 et 29 mars prochains en donnant du poids à ces femmes et ces hommes qui portent nos aspirations dans cette campagne des départementales. Il peut ensuite prendre de la consistance par un mouvement social renforcé reprenant l’initiative avec un printemps de lutte.

Clairement, ce 22 mars, un choix est ouvert : celui de l’émergence d’une force de rassemblement alternative et transformatrice à gauche, ou celui d’une résignation coupable, donnant encore plus de force à ceux qui entendent liquider définitivement notre héritage social commun.

Imaginons un instant ce que produirait un vote rééquilibré en faveur de des candidates et candidats des rassemblements que nous avons initiés, contribuant à briser la prophétie politique autoentretenue par des mois de matraquage politico-médiatique.

Je crois pour ma part à cette chaleur rouge de l’espoir qui renaît, étouffant la colère bleue nuit de la résignation.

Je crois à la chaleur rouge de l’espoir !
Je crois à la chaleur rouge de l’espoir !

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Elections départementales : Arras 3 par la voix du Nord

20 Mars 2015, 18:17pm

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Elections départementales : Arras 3 par la voix du Nord

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Départementales 2015 : PCF-FRont de Gauche du canton d’Arras 3

20 Mars 2015, 18:06pm

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Cash Investigation : "Quand les actionnaires s’en prennent à nos emplois"

18 Mars 2015, 19:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C'est la crise pour tout le monde, sauf pour les actionnaires ! Les 56 milliards d’euros de dividendes distribués en 2104 par les entreprises du CAC 40 font de la France l'un des pays les plus généreux en la matière. C'est une partie non négligeable des plus de mille milliards de dollars de rémunérations des actionnaires dans le monde... Pour réaliser de telles performances, les grandes entreprises françaises ont notamment recourt à des stratégies et des méthodes difficilement avouables.

Certains des fleurons économiques français sont prêts à tout pour dégager toujours plus de cash au profit de leurs actionnaires. De Hénin-Beaumont à Toronto, en passant par Londres et Boston, l'argent du capitalisme financier passe d'un continent à l'autre d'un simple clic. Derrière les cours de Bourse sur les écrans d'ordinateur et la froideur des bilans de fin d'année, se cache souvent un drame fait de licenciements, de pressions sur les salariés et parfois même de la mort d'un employé poussé au suicide par des objectifs impossibles à atteindre.

La course aux dividendes

Pendant un an, Édouard Perrin et les équipes de Cash Investigation ont suivi les circuits très opaques empruntés par les investisseurs mondiaux, toujours à l'affût de la bonne affaire, de la rentabilisation maximale. Et l'on voit comment une décision d’un fonds de pension à l'autre bout de la planète détruit de l'emploi en France. Comme à son habitude, Élise Lucet surgit là où ceux qui ne veulent pas répondre au téléphone ou recevoir les journalistes ne l'attendent pas...

Pourquoi Sanofi, 2e entreprise du CAC 40 enchaîne les fermetures d'usines et de laboratoires, alors qu'elle engrange les bénéfices... et paie son dirigeant 508 fois le smic par an ? Comment le patron des patrons, Pierre Gattaz, justifie-t-il la course aux dividendes ? À questions gênantes, réponses embarrassées ou péremptoires… Cash Investigation révèle notamment les indemnités de départ de Chris Viehbacher, l’ex-patron du groupe pharmaceutique. Elles se sont élevées à 5 millions d'euros, alors que l'entreprise a supprimé 4 000 postes en France sous sa direction.

Juste pour "siphonner" le cash

Plaire au marché, séduire les actionnaires. C'est le travail de Goldman Sachs, KKR ou Bain Capital, de très puissants fonds d'investissement américains. L’enquête montre très clairement comment certains de ces fonds s'abattent sur des entreprises, juste pour "siphonner" leur cash ou les "rationaliser", soit fermer des sites, pour les revendre ensuite à prix d'or.

Cash Investigation a également suivi jusqu'aux États-Unis les ex-salariés de Samsonite de Hénin-Beaumont (Nord-Pas-de-Calais), laissés sur le carreau après justement une opération de… "rationalisation". Ils se battent aujourd'hui avec leur avocat pour faire reconnaître leurs droits. Et quand des enseignantes de l'Ontario à la retraite découvrent ce que leur fonds de pension a fait avec leur argent, leur émotion est sincère. Elles incarnent alors l'actionnaire anonyme au nom de qui ces dégâts humains ont été commis...

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Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3

18 Mars 2015, 16:44pm

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Les communistes du canton Arras 3, ont tenu à 9 jours du premier tour des élections départementales une réunion publique salle l'Abbé Lemire à Arras.

Une quarantaine de personnes sont venues à la rencontre des candidats communistes pour échanger et découvrir ensemble une véritable alternative à la politique d'austérité du gouvernement Valls, Macron et Hollande qui fait actuellement le lit de la droite et de l'extrême droite.

Martial Stienne conseiller Général depuis plus de 36 ans et en fin de mandat, fut l’invité d’honneur ainsi que Hervé Poly secrétaire fédéral du PCF du Pas de Calais.

L’intervention de Martial fut basée sur l’expérience acquise par les nombreuses années de présence au sein du groupe communiste qui compte encore aujourd’hui 11 élus. Le travail qu’ils ont effectué a joué un rôle primordial sur les avancées sociales indispensables à la population du Pas de Calais.

Après les nombreuses réponses aux questions posées par les personnes présentes, Hervé conclut sur la politique générale du parti et le bien-fondé du rôle des élus communistes au sein de chaque instance politique.

Pour les départementales l’objectif est d’un score à deux chiffres, afin de faire de notre département une terre de résistance à l’austérité pour plus de justice, plus d’égalité et plus de fraternité.

Quelques rappels de chiffres pour donner une idée de l’importance du rôle du département et des élus communistes.

 

 

 

Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3
Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3

Les communistes accordent crédit en l’attractivité économique des cantons grâce aux emploi crées pur le canal Seine Nord, au projet du RER allant d’Arras vers Douai et de Cambrai vers Armentières.

De même pour l’augmentation du nombre d’aides à la personne (auxiliaire de vie, services de soins, accompagnement des personnes handicapées, etc. etc.)

Et bien-sur, l’accès aux soins pour tous avec la création des centres de santé conventionnés par le tiers payant, dans les quartiers et les communes du département.

Les candidats communistes dans le FdG des cantons Arras 2 et 3,  proposent un programme audacieux et courageux répondant aux souhaits de la population.

Mais l’Etat qui doit être le garant d’un bon fonctionnement des départements, doit aujourd’hui pour le Pas de Calais, plus de 800 millions €, alors qu’il offre aux actionnaires des grandes entreprises des cadeaux fiscaux (par le biais du CICE de plus de 40 millions €) au lieu d’orienter l’économie dans le sens du progrès social.

René Chevalier

Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3
Elections départementales: Réunion Publique à Arras 3

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imposture Le Pen, FN : que le masque tombe

16 Mars 2015, 18:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

imposture Le Pen, FN : que le masque tombe

Le FN est utilisé par l’UMP et le PS pour tenter de se retrouver seul face à lui au second tour . Ces manoeuvres, complaisamment relayées par une partie des médias qui banalise son discours de haine, permettent au Front national d’occuper le centre du jeu politique. Alors que la défiance croît face aux politiques libérales, le Front national constitue un obstacle sérieux à l’existence d’une véritable alternative et au développement de la nouvelle gauche : celle qui dit non à l’austérité, à la précarité et à l’insécurité de nos vies ; celle qui dit oui à la solidarité, au vivre-ensemble, aux politiques publiques de justice sociale et d’ambition écologique. Le Parti communiste français met à votre disposition quelques arguments pour confondre l’imposture, dénoncer la haine et donner de la force à l’alternative.

 

Le FN, on a déjà donné !

On entend parfois dire, notamment les électeurs désespérés par la similitude des politiques menées par les gouvernements socialistes et de droite, soumises aux orientations de l’Europe libérale, qu’il ne reste « plus qu’à essayer le Front national », qu’il « faut lui laisser une chance ». Mais le FN fait ses preuves tous les jours, est-ce cela que nous voulons ?

  • Dans les municipalités qu’il dirige, depuis 1995 mais aussi celles qu’il a conquise en 2014. Partout, c’est la même politique qui est menée et qui frappe les plus modestes : on supprime les aides sociales, on relève les tarifs des cantines municipales, on supprime ou on baisse massivement les subventions aux associations. Par exemple à Mantes-la-Ville, la municipalité a baissé les subventions de toutes les associations de 22%, à Fréjus où les dotations de 3 centres sociaux municipaux ont été réduites de 60 % ! … Autre exemple, à Béziers, la mairie n’offre plus d’étude surveillée entre 7h35 et 8h30 aux élèves de primaire si un des parents est au chômage. Au fond, le FN a trois cibles prioritaires : les familles populaires, les services publics, les dépenses sociales des collectivités locales. Tarifs sociaux dans les cantines, aides sociales et solidarité, logements sociaux, culture et éducation, voilà où il frappe d’abord. Mais s’ils serrent la ceinture des familles modestes, les élus FN ne s’oublient pas : au Pontet, le Maire FN s’est augmenté de 44 %. A Luc-en-Provence, les élus se sont augmentés leurs indemnités de 15 %. Et partout, notamment à Fréjus, les contrats se multiplient entre la ville et des sociétés « proches » du FN…

 

  • Dans les votes de ses élus, à commencer par le Parlement européen ou à l’Assemblée nationale. Les députés FN ont voté contre nombre de projets de loi défendant les droits des femmes, comme la Loi d’égalité réelle « Homme, femme », la loi d’abolition de la prostitution, le rapport Estrella reconnaissant le droit à l’avortement et à la contraception, ou encore le rapport Zuber proposant l’égalité salariale « Homme, femme ». Le FN se veut anti-système, mais il ne vote jamais les lois qui remettent clairement en cause le système : le FN n’a pas voté les propositions de Loi du Front de gauche de lutte contre la fraude fiscale et ni celle contre la grande délinquance économique et financière !

Le FN, chouchou du système

Le Front national dénonce un système politico-médiatique. Pourtant il en est le pur produit. Toute la dynastie est surreprésentée dans les médias : Le Pen père, fille et petite fille trustent tous les plateaux de télé et de radio, et quand ce ne sont pas eux, les micros se tendent vers le reste de la nomenklatura frontiste : les Philippot, Alliot et consorts. Lorsque le Front national n’est pas présent en personne, se sont ses idées qui le sont, soit défendues par d’omniprésents commentateurs comme Eric Zemmour, soit relayées par les médias qui tournent en boucle sur le « danger islamiste », l’insécurité, la prétendue invasion d’immigrés présentés soit comme des « assistés » ou prenant le travail des « français ».

Le FN fait commerce d’anti-système, de « tous-pourris » et se présente comme défenseur des plus modestes. Les quartiers populaires et le quotidien des plus humbles, la famille Le Pen l’observe pourtant depuis son luxueux Chateau de Montretout à Saint-Cloud avec parc de 5.000 m2. L’argent coule à flot, mais tout va bien, le FN, est anti-système !!!!!

Derrière le vernis, le racisme, la xénophobie, les haines

L’image lisse que le Front national et Marine Le Pen tentent de se construire ne cesse de se fissurer dans la campagne des départementales. Les déclarations nauséabondes, racistes, et appelant à la violence se multiplient sur les blogs et les comptes des réseaux sociaux de candidats du Front national. La véritable nature du FN réapparait. Ainsi, Fabien Rouquette et Michèle Boisset, candidats dans le canton de Narbonne 2 appellent les « Socialistes, Communistes et musulmans » à faire « Un geste pour la planète : suicidez-vous ! ». « Hihi, un beau rêve » s’autorise même à commenter la candidate FN. D’autres candidats dans le canton voisin appellent à des « battues contre les arabes »… Ces propos ne sont pas marginaux comme le prétend le FN, ils se multiplient aux quatre coins de la France. Des dizaines et des dizaines de cantons sont concernés. La parole ordurière est libérée, c’est pourquoi ces candidats se sentent autorisés à déverser leur haine sans aucun tabou. Mais pour Marine Le Pen c’est le signe que ses candidats ne sont pas des « professionnels de la politique » : autrement dit, ils n’ont pas sa technique pour cacher la véritable nature raciste de son parti.

FN : Anti-immigrés, pas anti-capitaliste

Au coeur du bréviaire du Front national, le discours anti-immigration. Il y aurait trop d’immigrés en France : conséquence, cette immigration qualifiée de massive serait cause de chômage et épuiserait les ressources des programmes sociaux. Remarquons d’abord que l’ont comptabilise 100.000 nouveaux immigrés chaque année, soit une personne sur 650… Par ailleurs, si ces immigrés reçoivent de l’État et de la sécurité sociale 48 milliards par an de prestations sociales, ces mêmes personnes contribuent en cotisations en autres impôts pour un total de 60 milliards. Le solde est donc positif de 12 milliards : loin des mensonges colportés par le FN. Enfin, chômage et immigration sont tout à fait décorrélés : en effet, dans nombre de pays à forte immigration, on observe un faible taux de chômage. Et vice versa. Le véritable adversaire de l’emploi, ce n’est pas l’immigré, c’est bien le capitalisme, la recherche du profit immédiat, la finance... Mais sur ce terrain, le Front national est muet. Pire, le Front national est adversaire résolu des organisations syndicales, accusées de sabotage de l’économie. Derrière les postures anti-système, c’est bien le système capitaliste à l’ancienne et la vieille logique ultralibérale qui est la colonne vertébrale du projet du FN : exonérations de charges patronales, baisse de la dépense publique et du nombre de fonctionnaires,… Pas question de donner du pouvoir aux salariés dans l’entreprise, de partager un peu du pouvoir des actionnaires. Pas question d’augmenter les salaires, de renforcer les droits des travailleurs. Pas question de substituer à la compétition généralisée la logique de coopération. Pas question d’une réorientation de la construction européenne : là aussi, les réflexes nationalistes et xénophobes prévalent. En proposant la sortie de l’Europe et de l’euro, Marine Le Pen ajouterait un dumping monétaire au dumping fiscal et social en cours. Une catastrophe supplémentaire.

Démasquer le FN à l’occasion de élections départementales

Les commentateurs et autres sondeurs pronostiquent sans cesse la victoire du FN, arbitre des prochaines échéances. Pour les communistes et le Front de gauche, ce n’est pas une fatalité. Fort d’un réseau de dizaine milliers d’élus, nous pensons qu’il est possible dissiper le brouillard et les mensonges qui entourent Marine Le Pen et son programme. Aiguisons dans chaque canton le débat entre les candidats, à partir de leur bilan réel, de leur projet, leur proposition, leur démarche de rassemblement et d’implication des populations.

Le FN, vitrine des extrêmes droites françaises

Le logiciel du Front national est fondamentalement d’extrême-droite. Créé en 1972, parmi les membres fondateurs du Front national, on trouve nombre d’anciens soutiens au régime de Vichy, des volontaires engagés aux côtés des allemands au sein de la Waffen SS. On retrouve également nombre d’anciens terroristes de l’Organisation Armée Secrète (OAS), des membres actifs de différentes mouvance de l’extrême-droite française : le mouvement Occident, les néo-fascistes d’ « Ordre Nouveau », ou encore de l’organisation étudiante d’extrême droite Groupe Union Défense (GUD). Le modèle du FN est le MSI italien, d’inspiration mussolinienne assumée. Les deux partis partagent d’ailleurs le même logo : la flamme aux couleurs du drapeau tricolore pour l’un ou transalpin pour l’autre. Les liens entre le FN et le reste de l’extrêmedroite ne se sont pas distendus depuis, au contraire. Entre les groupuscules d’extrême-droite cherchant de la visibilité et le Front national en quête de candidats pour les départementales, tous y trouvent leur compte : le Front national a donné son investiture à des membres du SIEL, de la Ligue du Midi, du Bloc identitaire ou encore de l’OEuvre française et de l’Action française… Le FN c’est l’extrême droite d’hier et d’aujourd’hui !

PCF de Lille 

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L’impossible transition énergétique

16 Mars 2015, 17:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Article assez long, mais extrêmement intéressant qui mérite débat

Introduction

La consommation d’énergie a commencé à croitre beaucoup au 19ème siècle avecl’exploitation du charbon, elle s’est considérablement amplifiée au 20ème siècle avecle pétrole et le gaz. Cette manne d’énergie concentrée, stable et facile à utiliser,mise gratuitement à disposition par la nature, est le résultat de millions d’années destockage du CO2 par la photosynthèse et la décomposition de matière organique.L'abondance énergétique apportée par le charbon, le gaz et le pétrole a permis unevéritable métamorphose des pays riches et du mode de vie des habitants. Ledéveloppement économique et sociétal, lié à la consommation d'énergie, a faitprogresser l’espérance de vie en France de 35 ans au début du 19ème siècle à plus de80 ans aujourd’hui, et a permis de passer d’une société de paysans à une sociétéd’emplois tertiaires.

Paradoxalement cette consommation d’énergie fossile est synonyme de diversespollutions néfastes à la santé et d’émissions de CO2 qui amplifient le réchauffementclimatique.

Après avoir rappelé quelques données sur le passé et le présent de la consommationd’énergie, plusieurs scénarios de transition énergétique sont comparés. Ils essaientde prévoir un équilibre entre production et consommation en analysant lesressources et économies possibles. Tous ces scénarios envisagent une baisse de laconsommation d’énergie. Pour y parvenir le levier de l’efficacité énergétique faitl’unanimité. Nous nous sommes interrogés sur ses limites physiques. Cette réflexiontechnique ne peut pas ignorer les facteurs humains rendant difficile la sobriétéénergétique. Entre manque d’énergie, réchauffement climatique et pollutions diversesdues aux énergies fossiles, ou nucléaire et déchets, il faudra faire les moins mauvaischoix.

1.La consommation d’énergie devra baisser

1.1. La situation actuelle

La consommation d’énergie s’est stabilisée en France et en Europe depuis la crise commencée en2008 mais elle continue d’augmenter au niveau mondial comme le montre la figure 1. Plus de 80%de cette énergie étant d’origine fossile, la question se pose de savoir combien de temps encoreces ressources limitées pourront satisfaire la demande. La production de ces énergies devraitpasser dans les années à venir par un pic ou un plateau avant de décroitre. La date du « peak-oïl »fait débat (R. Heinberg, 2005) mais il est clair que le pétrole manquera d’abord au cours du 21èmesiècle, suivi par le gaz (J.M. Jancovici). Les réserves de charbon sont plus importantes, le charbonpourrait ne manquer qu’au 22ème siècle. Le charbon, 1ère source d’énergie au monde pour laproduction d’électricité, devrait, d’après l’Agence Internationale de l’Energie, devenir la 1ère sourced’énergie au monde tous usages confondus en 2015. C’est pourtant la plus polluante et la plusémettrice de gaz à effet de serre des sources d’énergie. L'extraction du charbon et la pollution dueà sa combustion font des centaines de milliers de morts chaque année.

 

L’impossible transition énergétique

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique dont les conséquences pourraient êtredramatiques, la France, bien que moins émettrice de gaz à effet de serre que ses voisins, s’estengagée à diviser par 4 ses émissions à l’horizon 2050. La raréfaction à venir du pétrole et du gaz,et l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre impliquent une forte baisse de laconsommation d’énergie fossile. La manière d'y parvenir a largement été étudiée par plusieursscénarios.

 

1.2. Quelques scénarios de transition énergétique

Plusieurs associations et organismes ont élaboré pour la France des scénarios de transitionénergétique. En voici un aperçu :

- Le scénario Négawatt (Négawatt , 2011) est sans doute le plus connu. Il préconise que 90% de nosbesoins soient assurés en 2050 par les énergies renouvelables essentiellement grâce à unemeilleure exploitation de la biomasse, de l’éolien et du photovoltaïque. Un recours accru au gazserait temporaire afin de fermer progressivement la totalité des réacteurs nucléaires(personnellement je crains que ce temporaire dure...). En 2050 les énergies fossiles nereprésenteraient plus que 10% des besoins. Un tel scénario supposerait des efforts considérables,notamment dans l’éolien qui devrait fournir 209TWh en 2050 contre 15TWh en 2012, les problèmesd’intermittence étant réglés par la production d’hydrogène et de méthane.

Quand on sait que le potentiel éolien français est estimé à 160TWh par l’ADEME, connaissant lesdifficultés du stockage par hydrogène, on mesure une partie de l’optimisme de ce scénario quand àla production des énergies renouvelables.

En parallèle de ces investissements considérables, il faudrait selon Negawatt réduire la demandeen énergie primaire de 66% ( !) alors que la population augmenterait de 15%. Cette réductiondevrait venir de l’efficacité et de la sobriété énergétique. L’efficacité consiste à améliorer lestechniques pour rendre les mêmes services en consommant moins. La sobriété consiste selonNegawatt à privilégier les usages les plus utiles, « restreindre les plus extravagants et supprimerles plus nuisibles » ; de beaux débats en perspective pour juger ce qui est utile ou nuisible...

La consommation résidentielle et tertiaire diminuerait de 49% grâce à une stabilisation du nombred’habitants par foyer (faudra-t-il interdire le célibat ?), un développement de l’habitat en petitcollectif (faudra-t-il interdire de construire de grandes maisons ?), un ralentissement de lacroissance des surfaces tertiaires, l’optimisation des systèmes de chauffage et l’isolation deslogements. Il faudrait rénover chaque année 750000 logements pour les amener à uneconsommation moyenne de 40kWh/m² par an pour les besoins de chauffage. Sachant que laréglementation thermique 2012 exige qu’un logement neuf consomme moins de 60kwh/m² par an,que la consommation moyenne en 2013 des logements anciens est de 191kwh/m², que l’on arénové en 2013 265000 logements et que le projet de loi sur la transition énergétique dévoilé enjuin 2014 en prévoit 500000, on mesure l’ambition de ce scénario.

Dans les transports le nombre de km parcourus par personne chaque année diminuerait de 25%,ce qui irait à l’encontre de l’évolution que nous connaissons depuis toujours. Les transports encommun, la marche à pied, le vélo, des véhicules en auto-partage et des taxis collectifspermettraient d’exclure, à terme, totalement le véhicule automobile tel que nous le connaissonsaujourd’hui (pas sur que ça plaise à tout le monde, faudra-t-il interdire de posséder un véhicule ?)

La consommation énergétique de l’industrie diminuerait grâce à un gain en efficacité de 35% surles moteurs électriques et à une baisse de 10% à 70% des besoins en matériaux (les industrielsauraient donc jusqu’ici négligé de considérables économies..).

Le secteur agricole évoluerait considérablement puisqu’on mangerait moitié moins de viandequ’aujourd’hui.

- Greenpeace (Greenpeace, 2013), propose un scénario assez proche dans lequel, en 2050, lademande d’énergie primaire diminuerait de 63% et celle d’énergie finale de 52%. Les énergiesrenouvelables produiraient alors 92% des besoins, le nucléaire aurait disparu. La réduction de nosbesoins proviendrait de transports plus efficaces, d’une baisse des distances parcourues, del’isolation des logements, d’appareils plus efficaces...

- L’association Virage Energie, dans le même état d’esprit, propose pour diminuer laconsommation : des lave-linge collectifs, une baisse des équipements électroménagers (moins delave-vaisselles, de congélateurs, d’ordinateurs...), une baisse de l’utilisation des cosmétiques, de laconsommation de vêtements, du tourisme de longue distance...

On peut se demander si les changements préconisés par les 3 scénarios précédents sontcompatibles avec la démocratie, les changements nécessaires impliquent en effet une baisse deniveau de vie si importante qu’il est probable qu’il faille les imposer par la force.

- La troisième révolution industrielle est une théorie de l’économiste américain Jeremy Rifkin (J.Rifkin, 2012). Elle repose sur les énergies renouvelables, les bâtiments producteurs d’énergie, lestockage d’énergie dans les bâtiments, les échanges d’énergie via un réseau intelligent et lesvéhicules électriques. D’une manière générale, J Rifkin prétend que la société va ainsi pouvoircontinuer à dépenser de l’énergie sans compter ; jamais dans son ouvrage il ne quantifie lespotentiels des ces techniques pour les comparer à nos besoins, jamais il ne parle de l’efficacitéénergétique qui fait pourtant l’unanimité. C’est clairement irréaliste.

Le Master plan de troisième révolution industrielle de la région Nord-Pas de Calais (2013), quis’inspire (malheureusement) du livre de Rifkin, a sagement introduit l’efficacité énergétique,l’économie de la fonctionnalité et l’économie circulaire. Le thème de la sobriété énergétiquen’ayant pas fait l’unanimité parmi les acteurs, il est absent du plan qui prévoit une baisse de 60%de la consommation d’énergie à service rendu égal, c’est à dire en comptant uniquement surl’efficacité énergétique. Ceci parait plus qu’ambitieux vis à vis des autres scénarios, d’autant plusqu’il est prévu en même temps une forte hausse du Produit Intérieur Brut de 47% donc de l’activité.Ce scénario, qui n’a décidément peur de rien, est également le seul à prétendre qu’on puisseatteindre 100% d’énergie renouvelable en 2050, mais aucun détail technique ne précise par quelmiracle.

 

D’autres scénarios plus sérieux existent heureusement :

- L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe, 2013), préconise dans sonscénario "médian", pour diviser par 4 les rejets de gaz à effet de serre en 2050, une baisse de 47%de la consommation d’énergie finale. Les énergies renouvelables fourniraient alors 55% desbesoins, le reste étant assuré par le pétrole, le gaz et le nucléaire. Ces sources d’énergie auraientdonc un rôle non négligeable malgré une baisse importante de la consommation.

- L'Agence Nationale pour la Coordination de la Recherche pour l'Energie (Ancre, 2013) quicoordonne des organismes publics nationaux de recherche, a publié 3 scénarios permettant dediviser par 4 les rejets de CO2 : tout en développant largement les énergies renouvelables et sanssortir du nucléaire, les baisses de consommation d'énergie finale iraient de 27 à 41% grâce à desefforts soutenus d'efficacité énergétique. L'Ancre souligne que le facteur 4 ne pourra être atteintqu'avec des efforts importants et le recours à des technologies de rupture (stockage du CO2,stockage électrique, cogénération nucléaire..).

- Le scénario Negatep (C. Acket, P. Bacher 2014), de l'association "Sauvons Le Climat", prévoit unedivision par 4 des rejets de CO2 malgré une baisse de seulement 18% de la consommationd'énergie finale. Les énergies fossiles seraient très largement remplacées par les énergiesrenouvelables (+150%) et nucléaire (+46%) capables de produire de l'électricité décarbonée dontla production augmenterait de 61%. Ce scénario préconise donc d’augmenter le rôle de l’électricitépuisqu’elle peut être produite sans émissions de CO2, en particulier avec le nucléaire.

On constate qu'aucun scénario ne prétend qu'il soit possible de remplacer les énergies fossiles et nucléaires par des renouvelables sans diminuer beaucoup la consommation.

Au regard des différents scénarios, il semble que le potentiel de production des énergiesrenouvelables soit, avec les technologies actuelles, d’environ 40% de la consommation d’énergiefrançaise. Tous les scénarios préconisent une baisse non négligeable de la consommationd'énergie malgré une hausse de la population. Ils reposent en grande partie sur l'efficacitéénergétique dont l'importance est donc cruciale.

 

2.Baisser la consommation d’énergie sera très compliqué

Les 2 leviers permettant de diminuer la consommation sont l’efficacité et la sobriété énergétique.

2.1. Les limites physiques de l’efficacité

Pour réduire le besoin d’énergie, le levier « efficacité » fait l’unanimité puisqu’il s’agir deconsommer moins à service rendu égal grâce à la technologie. Il parait difficile d’évaluerprécisément les gains potentiels de l’efficacité tant les technologies et applications énergivoressont nombreuses et variées. Il convient toutefois de rappeler qu’il existe des limites physiques àl’efficacité.

L'énergie sert essentiellement à mettre des masses en mouvement, produire de la chaleur ou dufroid, créer de la lumière, modifier la composition chimique, et de plus en plus, à alimenter desappareils électroniques. La nourriture est également une forme d'énergie.

Les lois de la physique impliquent la conservation de l'énergie. Cela signifie que la quantitéd'énergie qui sort d'un système est forcément égale à la quantité qui y rentre. On ne peut donc quetransformer l'énergie et non en créer. L’énergie libre, qui apparaitrait par miracle, est un mythe.Concrètement l'énergie consommée par un système finit toujours soit directement, soitindirectement, par se transformer en chaleur qui se disperse (par exemple un moteur transformede l'énergie en mouvement de pièces mécaniques, puis les frottements créent de la chaleur). Unequantité d'énergie correspond donc à une quantité de chaleur potentielle.

 

Les lois de la physique impliquent que certaines actions ne sont pas possibles sans une certainequantité d'énergie. Voici quelques exemples :

- Pour élever une masse M (en kg) d'une hauteur h (en mètres), la quantité d'énergie E (en Joules)nécessaire se calcule par la relation E=Mgh (g étant l'accélération due à la pesanteur égale à9.8ms-2 sur terre). Ainsi un ascenseur qui doit élever de 50m une charge de 1000kg a besoinde 490000Joules, soit 136Wh (Watts-heures) pour un système parfait sans pertes (1Wh=3600J).

- Pour mettre en mouvement une masse M (en kg) à la vitesse v (en mètres par secondes), il fautune énergie E=0.5mv². Ainsi pour amener à la vitesse de 27.77m/s (100km/h) un véhicule de1000kg, il faut une énergie de 385600Joules, soit 107Wh ce qui correspond approximativement à0.01 litres d’essence.

- Pour élever une masse M (en kg) de chaleur massique c (constante liée au matériau) d’unetempérature θ (en degrés), il faut une énergie E=Mcθ. Ainsi pour faire bouillir 2 litres d’eau enpartant de 20°, l’énergie nécessaire est de 669600Joules (pour l'eau c=4185J/kg/K), soit 186Wh.

En réalité les quantités d’énergie nécessaires sont nettement supérieures car il y a toujours despertes. Ce sont ces pertes que l’efficacité énergétique tente de minimiser. Par exemple pour fairebouillir de l’eau il est simple de mettre un couvercle sur la casserole de manière à minimiser leséchanges de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Mais il physiquement est impossible dedescendre en dessous des seuils précédents.

L’efficacité énergétique peut aussi consister à essayer de réutiliser l’énergie stockée : par exemplelors de la descente de l’ascenseur il est théoriquement possible que le moteur électrique renvoiede l’électricité au réseau. Lors de la décélération les véhicules hybrides renvoient de l’énergie dansdes batteries. Mais il y a forcément, là encore, des pertes impossibles à éviter.

Pour maintenir une masse à vitesse constante dans le vide il n’est pas nécessaire d’apporter del’énergie. Mais dans le cas d’un véhicule sur terre, les frottements de l’air, des pneus et de lamécanique sont inévitables. L’efficacité énergétique peut dans ce cas consister à minimiser lesfrottements de l’air grâce à un aérodynamisme optimal. Mais optimal ne signifiera jamais parfait

Pour maintenir un bâtiment parfaitement isolé à une température constante il ne faut pasd’énergie. Mais un isolant, même très performant, n’est jamais parfait si bien qu’il faut toujours unequantité d’énergie, aussi minimale soit elle, pour compenser les échanges de chaleur entre unbâtiment et l’extérieur. Il est vrai qu’il est assez aisé de gagner beaucoup d’énergie en plaçant, parexemple, de l’isolant dans les combles d’un bâtiment. Mais plus on progresse et plus il est difficilede progresser. Dans tous les cas il reste forcément des pertes qui doivent, par temps froid, êtrecompensées par des apports solaires, la chaleur dégagée par les appareils ou les habitants, ou parun système de chauffage.

Les lampes à incandescence traditionnelles dont l’efficacité ne dépassait pas 15 Lumens par Watt(lm/W) sont maintenant interdites pour être remplacées par des lampes fluo-compactes ou à LEDdont l’efficacité peut atteindre 100lm/W. La différence est notable mais le potentiel d'économiesn'est pas énorme : l'économie prévue en 2016 d'environ 8Twh (Convention sur le retrait de la ventedes ampoules à incandescence, 2008) représente moins de 0.5% de la consommation d'énergiefrançaise. Dans l'avenir, les technologies ne pourront pas toujours progresser car il existe unelimite physique de 200lm/W au dessus de laquelle on ne peut pas produire de lumière blanche. Deplus la moindre consommation de ces lampes est physiquement liée à un moindre dégagement dechaleur, une partie des économies est donc annulée par un besoin supplémentaire de chauffage.

D’importants progrès en efficacité énergétique ont été faits à la suite des chocs pétroliers de 1974et 1979. Ainsi la consommation moyenne des véhicules a beaucoup baissé depuis 30 ans grâce àdes moteurs plus performants. De même l’isolation des bâtiments, bien qu'encore insuffisante, aconsidérablement évolué depuis les années 70. L’efficacité énergétique n’est pas nouvelle. Parexemple en éclairage extérieur on utilise depuis longtemps, quand c’est possible, des lampes ausodium basse pression dont l’efficacité approche 200lm/W. Un autre exemple est celui d’unmoteur électrique industriel de puissance 110kW : son rendement normalisé est d’au moins 93.3%,ce qui signifie que les pertes que l’on peut tenter de minimiser représentent moins de 7% del’énergie consommée. Les gains les plus faciles ont donc déjà été faits ou sont en voie de l’être etl’amélioration aura ses limites. En témoigne la figure 2 qui représente l’évolution de laconsommation moyenne de fuel des nouveaux avions de 1960 à 2008 : la consommation abeaucoup baissée dans les années 60 et 80, elle stagne depuis 2000.

 

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique dont les conséquences pourraient êtredramatiques, la France, bien que moins émettrice de gaz à effet de serre que ses voisins, s’estengagée à diviser par 4 ses émissions à l’horizon 2050. La raréfaction à venir du pétrole et du gaz,et l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre impliquent une forte baisse de laconsommation d’énergie fossile. La manière d'y parvenir a largement été étudiée par plusieursscénarios.

 

1.2. Quelques scénarios de transition énergétique

Plusieurs associations et organismes ont élaboré pour la France des scénarios de transitionénergétique. En voici un aperçu :

- Le scénario Négawatt (Négawatt , 2011) est sans doute le plus connu. Il préconise que 90% de nosbesoins soient assurés en 2050 par les énergies renouvelables essentiellement grâce à unemeilleure exploitation de la biomasse, de l’éolien et du photovoltaïque. Un recours accru au gazserait temporaire afin de fermer progressivement la totalité des réacteurs nucléaires(personnellement je crains que ce temporaire dure...). En 2050 les énergies fossiles nereprésenteraient plus que 10% des besoins. Un tel scénario supposerait des efforts considérables,notamment dans l’éolien qui devrait fournir 209TWh en 2050 contre 15TWh en 2012, les problèmesd’intermittence étant réglés par la production d’hydrogène et de méthane.

Quand on sait que le potentiel éolien français est estimé à 160TWh par l’ADEME, connaissant lesdifficultés du stockage par hydrogène, on mesure une partie de l’optimisme de ce scénario quand àla production des énergies renouvelables.

En parallèle de ces investissements considérables, il faudrait selon Negawatt réduire la demandeen énergie primaire de 66% ( !) alors que la population augmenterait de 15%. Cette réductiondevrait venir de l’efficacité et de la sobriété énergétique. L’efficacité consiste à améliorer lestechniques pour rendre les mêmes services en consommant moins. La sobriété consiste selonNegawatt à privilégier les usages les plus utiles, « restreindre les plus extravagants et supprimerles plus nuisibles » ; de beaux débats en perspective pour juger ce qui est utile ou nuisible...

La consommation résidentielle et tertiaire diminuerait de 49% grâce à une stabilisation du nombred’habitants par foyer (faudra-t-il interdire le célibat ?), un développement de l’habitat en petitcollectif (faudra-t-il interdire de construire de grandes maisons ?), un ralentissement de lacroissance des surfaces tertiaires, l’optimisation des systèmes de chauffage et l’isolation deslogements. Il faudrait rénover chaque année 750000 logements pour les amener à uneconsommation moyenne de 40kWh/m² par an pour les besoins de chauffage. Sachant que laréglementation thermique 2012 exige qu’un logement neuf consomme moins de 60kwh/m² par an,que la consommation moyenne en 2013 des logements anciens est de 191kwh/m², que l’on arénové en 2013 265000 logements et que le projet de loi sur la transition énergétique dévoilé enjuin 2014 en prévoit 500000, on mesure l’ambition de ce scénario.

Dans les transports le nombre de km parcourus par personne chaque année diminuerait de 25%,ce qui irait à l’encontre de l’évolution que nous connaissons depuis toujours. Les transports encommun, la marche à pied, le vélo, des véhicules en auto-partage et des taxis collectifspermettraient d’exclure, à terme, totalement le véhicule automobile tel que nous le connaissonsaujourd’hui (pas sur que ça plaise à tout le monde, faudra-t-il interdire de posséder un véhicule ?)

La consommation énergétique de l’industrie diminuerait grâce à un gain en efficacité de 35% surles moteurs électriques et à une baisse de 10% à 70% des besoins en matériaux (les industrielsauraient donc jusqu’ici négligé de considérables économies..).

Le secteur agricole évoluerait considérablement puisqu’on mangerait moitié moins de viandequ’aujourd’hui.

- Greenpeace (Greenpeace, 2013), propose un scénario assez proche dans lequel, en 2050, lademande d’énergie primaire diminuerait de 63% et celle d’énergie finale de 52%. Les énergiesrenouvelables produiraient alors 92% des besoins, le nucléaire aurait disparu. La réduction de nosbesoins proviendrait de transports plus efficaces, d’une baisse des distances parcourues, del’isolation des logements, d’appareils plus efficaces...

- L’association Virage Energie, dans le même état d’esprit, propose pour diminuer laconsommation : des lave-linge collectifs, une baisse des équipements électroménagers (moins delave-vaisselles, de congélateurs, d’ordinateurs...), une baisse de l’utilisation des cosmétiques, de laconsommation de vêtements, du tourisme de longue distance...

On peut se demander si les changements préconisés par les 3 scénarios précédents sontcompatibles avec la démocratie, les changements nécessaires impliquent en effet une baisse deniveau de vie si importante qu’il est probable qu’il faille les imposer par la force.

- La troisième révolution industrielle est une théorie de l’économiste américain Jeremy Rifkin (J.Rifkin, 2012). Elle repose sur les énergies renouvelables, les bâtiments producteurs d’énergie, lestockage d’énergie dans les bâtiments, les échanges d’énergie via un réseau intelligent et lesvéhicules électriques. D’une manière générale, J Rifkin prétend que la société va ainsi pouvoircontinuer à dépenser de l’énergie sans compter ; jamais dans son ouvrage il ne quantifie lespotentiels des ces techniques pour les comparer à nos besoins, jamais il ne parle de l’efficacitéénergétique qui fait pourtant l’unanimité. C’est clairement irréaliste.

Le Master plan de troisième révolution industrielle de la région Nord-Pas de Calais (2013), quis’inspire (malheureusement) du livre de Rifkin, a sagement introduit l’efficacité énergétique,l’économie de la fonctionnalité et l’économie circulaire. Le thème de la sobriété énergétiquen’ayant pas fait l’unanimité parmi les acteurs, il est absent du plan qui prévoit une baisse de 60%de la consommation d’énergie à service rendu égal, c’est à dire en comptant uniquement surl’efficacité énergétique. Ceci parait plus qu’ambitieux vis à vis des autres scénarios, d’autant plusqu’il est prévu en même temps une forte hausse du Produit Intérieur Brut de 47% donc de l’activité.Ce scénario, qui n’a décidément peur de rien, est également le seul à prétendre qu’on puisseatteindre 100% d’énergie renouvelable en 2050, mais aucun détail technique ne précise par quelmiracle.

 

D’autres scénarios plus sérieux existent heureusement :

- L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe, 2013), préconise dans sonscénario "médian", pour diviser par 4 les rejets de gaz à effet de serre en 2050, une baisse de 47%de la consommation d’énergie finale. Les énergies renouvelables fourniraient alors 55% desbesoins, le reste étant assuré par le pétrole, le gaz et le nucléaire. Ces sources d’énergie auraientdonc un rôle non négligeable malgré une baisse importante de la consommation.

- L'Agence Nationale pour la Coordination de la Recherche pour l'Energie (Ancre, 2013) quicoordonne des organismes publics nationaux de recherche, a publié 3 scénarios permettant dediviser par 4 les rejets de CO2 : tout en développant largement les énergies renouvelables et sanssortir du nucléaire, les baisses de consommation d'énergie finale iraient de 27 à 41% grâce à desefforts soutenus d'efficacité énergétique. L'Ancre souligne que le facteur 4 ne pourra être atteintqu'avec des efforts importants et le recours à des technologies de rupture (stockage du CO2,stockage électrique, cogénération nucléaire..).

- Le scénario Negatep (C. Acket, P. Bacher 2014), de l'association "Sauvons Le Climat", prévoit unedivision par 4 des rejets de CO2 malgré une baisse de seulement 18% de la consommationd'énergie finale. Les énergies fossiles seraient très largement remplacées par les énergiesrenouvelables (+150%) et nucléaire (+46%) capables de produire de l'électricité décarbonée dontla production augmenterait de 61%. Ce scénario préconise donc d’augmenter le rôle de l’électricitépuisqu’elle peut être produite sans émissions de CO2, en particulier avec le nucléaire.

On constate qu'aucun scénario ne prétend qu'il soit possible de remplacer lesénergies fossiles et nucléaires par des renouvelables sans diminuer beaucoup laconsommation.

Au regard des différents scénarios, il semble que le potentiel de production des énergiesrenouvelables soit, avec les technologies actuelles, d’environ 40% de la consommation d’énergiefrançaise. Tous les scénarios préconisent une baisse non négligeable de la consommationd'énergie malgré une hausse de la population. Ils reposent en grande partie sur l'efficacitéénergétique dont l'importance est donc cruciale.

 

2.Baisser la consommation d’énergie sera très compliqué

Les 2 leviers permettant de diminuer la consommation sont l’efficacité et la sobriété énergétique.

2.1. Les limites physiques de l’efficacité

Pour réduire le besoin d’énergie, le levier « efficacité » fait l’unanimité puisqu’il s’agir deconsommer moins à service rendu égal grâce à la technologie. Il parait difficile d’évaluerprécisément les gains potentiels de l’efficacité tant les technologies et applications énergivoressont nombreuses et variées. Il convient toutefois de rappeler qu’il existe des limites physiques àl’efficacité.

L'énergie sert essentiellement à mettre des masses en mouvement, produire de la chaleur ou dufroid, créer de la lumière, modifier la composition chimique, et de plus en plus, à alimenter desappareils électroniques. La nourriture est également une forme d'énergie.

Les lois de la physique impliquent la conservation de l'énergie. Cela signifie que la quantitéd'énergie qui sort d'un système est forcément égale à la quantité qui y rentre. On ne peut donc quetransformer l'énergie et non en créer. L’énergie libre, qui apparaitrait par miracle, est un mythe.Concrètement l'énergie consommée par un système finit toujours soit directement, soitindirectement, par se transformer en chaleur qui se disperse (par exemple un moteur transformede l'énergie en mouvement de pièces mécaniques, puis les frottements créent de la chaleur). Unequantité d'énergie correspond donc à une quantité de chaleur potentielle.

 

Les lois de la physique impliquent que certaines actions ne sont pas possibles sans une certainequantité d'énergie. Voici quelques exemples :

- Pour élever une masse M (en kg) d'une hauteur h (en mètres), la quantité d'énergie E (en Joules)nécessaire se calcule par la relation E=Mgh (g étant l'accélération due à la pesanteur égale à9.8ms-2 sur terre). Ainsi un ascenseur qui doit élever de 50m une charge de 1000kg a besoinde 490000Joules, soit 136Wh (Watts-heures) pour un système parfait sans pertes (1Wh=3600J).

- Pour mettre en mouvement une masse M (en kg) à la vitesse v (en mètres par secondes), il fautune énergie E=0.5mv². Ainsi pour amener à la vitesse de 27.77m/s (100km/h) un véhicule de1000kg, il faut une énergie de 385600Joules, soit 107Wh ce qui correspond approximativement à0.01 litres d’essence.

- Pour élever une masse M (en kg) de chaleur massique c (constante liée au matériau) d’unetempérature θ (en degrés), il faut une énergie E=Mcθ. Ainsi pour faire bouillir 2 litres d’eau enpartant de 20°, l’énergie nécessaire est de 669600Joules (pour l'eau c=4185J/kg/K), soit 186Wh.

En réalité les quantités d’énergie nécessaires sont nettement supérieures car il y a toujours despertes. Ce sont ces pertes que l’efficacité énergétique tente de minimiser. Par exemple pour fairebouillir de l’eau il est simple de mettre un couvercle sur la casserole de manière à minimiser leséchanges de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Mais il physiquement est impossible dedescendre en dessous des seuils précédents.

L’efficacité énergétique peut aussi consister à essayer de réutiliser l’énergie stockée : par exemplelors de la descente de l’ascenseur il est théoriquement possible que le moteur électrique renvoiede l’électricité au réseau. Lors de la décélération les véhicules hybrides renvoient de l’énergie dansdes batteries. Mais il y a forcément, là encore, des pertes impossibles à éviter.

Pour maintenir une masse à vitesse constante dans le vide il n’est pas nécessaire d’apporter del’énergie. Mais dans le cas d’un véhicule sur terre, les frottements de l’air, des pneus et de lamécanique sont inévitables. L’efficacité énergétique peut dans ce cas consister à minimiser lesfrottements de l’air grâce à un aérodynamisme optimal. Mais optimal ne signifiera jamais parfait

Pour maintenir un bâtiment parfaitement isolé à une température constante il ne faut pasd’énergie. Mais un isolant, même très performant, n’est jamais parfait si bien qu’il faut toujours unequantité d’énergie, aussi minimale soit elle, pour compenser les échanges de chaleur entre unbâtiment et l’extérieur. Il est vrai qu’il est assez aisé de gagner beaucoup d’énergie en plaçant, parexemple, de l’isolant dans les combles d’un bâtiment. Mais plus on progresse et plus il est difficilede progresser. Dans tous les cas il reste forcément des pertes qui doivent, par temps froid, êtrecompensées par des apports solaires, la chaleur dégagée par les appareils ou les habitants, ou parun système de chauffage.

Les lampes à incandescence traditionnelles dont l’efficacité ne dépassait pas 15 Lumens par Watt(lm/W) sont maintenant interdites pour être remplacées par des lampes fluo-compactes ou à LEDdont l’efficacité peut atteindre 100lm/W. La différence est notable mais le potentiel d'économiesn'est pas énorme : l'économie prévue en 2016 d'environ 8Twh (Convention sur le retrait de la ventedes ampoules à incandescence, 2008) représente moins de 0.5% de la consommation d'énergiefrançaise. Dans l'avenir, les technologies ne pourront pas toujours progresser car il existe unelimite physique de 200lm/W au dessus de laquelle on ne peut pas produire de lumière blanche. Deplus la moindre consommation de ces lampes est physiquement liée à un moindre dégagement dechaleur, une partie des économies est donc annulée par un besoin supplémentaire de chauffage.

D’importants progrès en efficacité énergétique ont été faits à la suite des chocs pétroliers de 1974et 1979. Ainsi la consommation moyenne des véhicules a beaucoup baissé depuis 30 ans grâce àdes moteurs plus performants. De même l’isolation des bâtiments, bien qu'encore insuffisante, aconsidérablement évolué depuis les années 70. L’efficacité énergétique n’est pas nouvelle. Parexemple en éclairage extérieur on utilise depuis longtemps, quand c’est possible, des lampes ausodium basse pression dont l’efficacité approche 200lm/W. Un autre exemple est celui d’unmoteur électrique industriel de puissance 110kW : son rendement normalisé est d’au moins 93.3%,ce qui signifie que les pertes que l’on peut tenter de minimiser représentent moins de 7% del’énergie consommée. Les gains les plus faciles ont donc déjà été faits ou sont en voie de l’être etl’amélioration aura ses limites. En témoigne la figure 2 qui représente l’évolution de laconsommation moyenne de fuel des nouveaux avions de 1960 à 2008 : la consommation abeaucoup baissée dans les années 60 et 80, elle stagne depuis 2000.

De plus les gains d’efficacité énergétique sont souvent atténués voire annulés par l’effet rebond.« Les gains énergétiques permis par l’évolution technologique des écrans d’ordinateur et detélévision ont été réduits à néant en raison de l’accroissement concomitant de la taille desécrans » (C. Jouanno, 2008). L’augmentation de la population et de l’activité économique ontcontribué ces dernières décennies à une hausse de la consommation de carburants routiers bienque la consommation par véhicule ait considérablement baissé. De même s’il est tout à fait positifque les nouveaux logements soient « basse consommation », il ne faut pas oublier que chaquenouveau logement représente une consommation supplémentaire, au moins lors de saconstruction.

Toutes ces considérations amènent à penser que, si l'efficacité énergétique est utile etindispensable, elle ne sera pas suffisante. Pour réellement baisser la consommation d'énergie, ilest nécessaire de modifier l'usage que l'on fait des appareils consommateurs.

 

2.2. Sobriété énergétique, problèmes et conséquences

La sobriété énergétique qui consiste à privilégier les usages les plus utiles de l’énergie,« restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles » (Negawatt, 2011), suppose dedéfinir quels sont les usages utiles et les nuisibles. Est-il "utile" d’aller une journée à la mer, departir en vacances, d'assister à des spectacles culturels ou des rencontres sportives ? Il est clairque tout le monde ne sera pas du même avis.

Si les êtres humains se sont mis à domestiquer le feu, utiliser la force des animaux, construire desbateaux à voile ou des moulins à vent, ce n'était pas pour faire augmenter le PIB, faire plaisir à desactionnaires ou céder à la pression de lobbies, mais parce que cette utilisation d’énergie leurfacilitait la vie. Un monde dans lequel l’énergie est rare est plus contraignant qu’un monde danslequel l’énergie est abondante.

Pour consommer moins il faut souvent investir dans des technologies plus complexes nécessitantplus de matériaux, de mise en œuvre, et même d’énergie. L’isolation d’un logement est un bonexemple : s’il est sans doute possible d’amortir financièrement les travaux d’isolation, il n’empêchequ’ils nécessitent des matériaux supplémentaires à fabriquer et transporter ainsi que de la maind’œuvre. Il est donc plus compliqué (donc, en clair, plus cher) de se loger dans un monde oùl’énergie est rare que dans un monde où l’énergie est abondante et où l'on pouvait se permettreune construction simple sans se soucier de la consommation. Bon nombre de gens ont déjà biendes difficultés pour se loger, la raréfaction de l’énergie ne va rien arranger.

Cet exemple simple est transposable à de nombreux secteurs fondamentaux dans la vie humaine :avec moins d'énergie il sera plus complexe de se nourrir (l’agriculture, la conservation et la cuissondes aliments sont très dépendantes de l’énergie), de se déplacer, ou de se soigner (un hôpital esttrès consommateur d’énergie).

La figure 3, que j’ai tracée à partir des statistiques de la CIA World Factbook et de la banquemondiale, montre l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie finale par habitantde 145 pays. On voit qu’au delà d’un certain seuil de consommation l’espérance de vie n’augmenteplus et on peut parler de gaspillage. Mais on constate également qu’on ne vit pas longtemps là oùon consomme peu. A l'heure actuelle le développement est lié à l’énergie.

Le Produit Intérieur Brut mesure la production de richesses révélatrice du niveau de vie. Même sicet indicateur est contestable, l’immense majorité des politiques recherche sa hausse. D’après leséconomistes G. Giraud et Z. Kahraman (2014), la contribution de l’énergie primaire à la croissancedu PIB par habitant est de 60%, en témoigne la figure 4 qui montre bien la corrélation entre PIB eténergie. Jusqu’ici la croissance économique n’a jamais été conjuguée à une baisse de laconsommation d’énergie, et il paraît peu probable que cela arrive au regard de la figure 5 quimontre l’évolution de l’intensité énergétique finale de la France depuis 1970, c’est à dire laconsommation d’énergie divisée par le PIB. Il apparait clairement qu’elle a beaucoup diminué maisla diminution est de moins en moins rapide au fils des années. La croissance économique paraitdonc impossible si la consommation d'énergie décroit.

Un rapport du programme des Nations Unies pour l’Environnement (M. Fischer-Kowalski ,M. Swilling, 2011) indique qu’un scénario permettant seulement de stabiliser la consommationmondiale d’énergie et de diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre comporterait tantde restrictions et rebuterait tellement les décideurs politiques qu’il peut difficilement être envisagécomme un objectif stratégique.

 

Conclusion, perspectives

Aucun scénario de transition énergétique ne prétend qu’il soit possible de remplacer les énergiesfossiles et nucléaires par les énergies renouvelables. Tous les scénarios font appel à une réductionimportante de la consommation d’énergie.

Le levier de l’efficacité énergétique fait l’unanimité puisqu’il s’agit de consommer moins à servicerendu égal. Les lois physiques incontournables et l’histoire récente des évolutions technologiquesmontrent que ce levier nécessaire sera insuffisant.

La sobriété énergétique est beaucoup plus complexe à développer car elle implique deschangements considérables de modes de vie et d’organisation de la société. La consommationd’énergie a permis de remplacer les hommes par des machines et de tertiariser l’économie. Moinsd’énergie signifie moins de transports, moins de machines et moins de chaleur, doncprobablement plus de travail (peut être moins de chomeurs, mais surement des travailleurs pluspauvres), de tâches ingrates, moins de confort, de nourriture, de logements, de soins médicaux,voire de culture, d’éducation et de développement.

Certes des innovations technologiques pourraient voir le jour et modifier la donne. Mais elles nechangeront pas les limites physiques et, à l’heure actuelle, on ne perçoit pas quelle technologiemiraculeuse pourrait être prête suffisamment rapidement. Il y a urgence !

Il est clair que l’augmentation de la population amplifiera les problèmes et qu’il faut cesser depenser que la démographie entraîne la croissance et l’amélioration des conditions de vie.L’augmentation de la population oblige au contraire à partager des ressources limitées en unnombre plus grand d’êtres humains (D. Meadows, D. Meadows, J. Randers, 2004).

 

Trois possibilités s’offrent aux politiques :

- manquer d’énergie. Cela nécessite une réorganisation complète de la société qui sera biendifficile à faire accepter à la population. Certains parlent d’une société plus simple, je dirais plutôtune société plus pauvre. Il paraît peu probable que des politiques puissent être élusdémocratiquement en préconisant la sobriété. Le risque de famines, de révoltes et de guerres n’estpas à exclure tant les conséquences économiques et sociales peuvent être importantes.

- continuer à exploiter les énergies fossiles, le charbon et les gaz de schiste en particulier puisqueles ressources existent, donc amplifier la pollution et le réchauffement climatique avec desconséquences telles que maladies respiratoires, famines, inondations, tempêtes...

- développer le nucléaire. Les inconvénients du nucléaire, en particulier les déchets et le risque decatastrophe, sont très médiatisés et font souvent plus peur que ceux du manque d’énergie ou desénergies fossiles. Pourtant, au regard des inconvénients des deux premières possibilités, le rapportbénéfice/risque lui est clairement favorable. La pollution sous formes de déchets concentrés,emballés, confinés, connus, maitrisés à longue durée de vie est largement préférable à la pollutiondispersée incontrôlée et à durée infinie des énergies fossiles. Certes le risque d’une nouvellecatastrophe nucléaire ne peut pas être exclu. Tchernobyl a peut-être fait quelques milliers de morts(Organisation Mondiale de la Santé, 2006) pendant que le charbon tue des centaines de milliersde personnes chaque année. La catastrophe nucléaire de Fukushima n’a tué directement quequelques personnes, et les rejets radioactifs auront un impact plus faible sur la santé que bien despollutions chimiques, à replacer dans le contexte d’un séisme et d’un tsunami qui ont tué desmilliers de personnes et envoyé des tonnes de polluants dans la mer. Ce séisme a d’ailleursentrainé la rupture du barrage hydraulique de Fujinuma causant plusieurs morts, et personne nedemande l’arrêt de la production d’électricité par barrage. Celui des Trois Gorges en chine anécessité l’évacuation de plus de 10 fois plus de personnes qu’à Fukushima.

Bref, le nucléaire tuera moins que les énergies fossiles et que le manque d’énergie. La figure 6, quirésulte des travaux des chercheurs Rabl et Spadaro, spécialistes en impacts environnementaux,compare les années de vie que font perdre chaque source d’énergie par rapport à leur production :la conclusion est claire. On peut faire un parallèle avec la comparaison entre les moyensde transport : l’avion fait plus peur que les autres moyens, c’est pourtant le plus sûr.

Certes les ressources en uranium ne sont pas illimitées, mais d’autres techniques telles lasurgénération peuvent fournir de l’énergie pendant des milliers d’années.

Certes le nucléaire ne pourra pas être développé partout à un rythme suffisant pour fournir dansles décennies à venir toute l’énergie manquante. Les problèmes seront immenses avec ou sansnucléaire et il faut s'y préparer. Mais le nucléaire permettra de limiter les dégâts. Le nucléaire n’estpas une solution miracle aux immenses problèmes évoqués, c’est une possibilité qui présentemoins d’inconvénients que les autres, qui permettra de moins manquer d’énergie et de moinsrecourir aux énergies fossiles

 

Bibliographie

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Rabl A & JV Spadaro, 2001, « Les coûts externes de l’électricité », Revue de l’Energie, No.525,mars-avril 2001, p.151-163.

 

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique dont les conséquences pourraient êtredramatiques, la France, bien que moins émettrice de gaz à effet de serre que ses voisins, s’estengagée à diviser par 4 ses émissions à l’horizon 2050. La raréfaction à venir du pétrole et du gaz,et l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre impliquent une forte baisse de laconsommation d’énergie fossile. La manière d'y parvenir a largement été étudiée par plusieursscénarios.

 

1.2. Quelques scénarios de transition énergétique

Plusieurs associations et organismes ont élaboré pour la France des scénarios de transitionénergétique. En voici un aperçu :

- Le scénario Négawatt (Négawatt , 2011) est sans doute le plus connu. Il préconise que 90% de nosbesoins soient assurés en 2050 par les énergies renouvelables essentiellement grâce à unemeilleure exploitation de la biomasse, de l’éolien et du photovoltaïque. Un recours accru au gazserait temporaire afin de fermer progressivement la totalité des réacteurs nucléaires(personnellement je crains que ce temporaire dure...). En 2050 les énergies fossiles nereprésenteraient plus que 10% des besoins. Un tel scénario supposerait des efforts considérables,notamment dans l’éolien qui devrait fournir 209TWh en 2050 contre 15TWh en 2012, les problèmesd’intermittence étant réglés par la production d’hydrogène et de méthane.

Quand on sait que le potentiel éolien français est estimé à 160TWh par l’ADEME, connaissant lesdifficultés du stockage par hydrogène, on mesure une partie de l’optimisme de ce scénario quand àla production des énergies renouvelables.

En parallèle de ces investissements considérables, il faudrait selon Negawatt réduire la demandeen énergie primaire de 66% ( !) alors que la population augmenterait de 15%. Cette réductiondevrait venir de l’efficacité et de la sobriété énergétique. L’efficacité consiste à améliorer lestechniques pour rendre les mêmes services en consommant moins. La sobriété consiste selonNegawatt à privilégier les usages les plus utiles, « restreindre les plus extravagants et supprimerles plus nuisibles » ; de beaux débats en perspective pour juger ce qui est utile ou nuisible...

La consommation résidentielle et tertiaire diminuerait de 49% grâce à une stabilisation du nombred’habitants par foyer (faudra-t-il interdire le célibat ?), un développement de l’habitat en petitcollectif (faudra-t-il interdire de construire de grandes maisons ?), un ralentissement de lacroissance des surfaces tertiaires, l’optimisation des systèmes de chauffage et l’isolation deslogements. Il faudrait rénover chaque année 750000 logements pour les amener à uneconsommation moyenne de 40kWh/m² par an pour les besoins de chauffage. Sachant que laréglementation thermique 2012 exige qu’un logement neuf consomme moins de 60kwh/m² par an,que la consommation moyenne en 2013 des logements anciens est de 191kwh/m², que l’on arénové en 2013 265000 logements et que le projet de loi sur la transition énergétique dévoilé enjuin 2014 en prévoit 500000, on mesure l’ambition de ce scénario.

Dans les transports le nombre de km parcourus par personne chaque année diminuerait de 25%,ce qui irait à l’encontre de l’évolution que nous connaissons depuis toujours. Les transports encommun, la marche à pied, le vélo, des véhicules en auto-partage et des taxis collectifspermettraient d’exclure, à terme, totalement le véhicule automobile tel que nous le connaissonsaujourd’hui (pas sur que ça plaise à tout le monde, faudra-t-il interdire de posséder un véhicule ?)

La consommation énergétique de l’industrie diminuerait grâce à un gain en efficacité de 35% surles moteurs électriques et à une baisse de 10% à 70% des besoins en matériaux (les industrielsauraient donc jusqu’ici négligé de considérables économies..).

Le secteur agricole évoluerait considérablement puisqu’on mangerait moitié moins de viandequ’aujourd’hui.

- Greenpeace (Greenpeace, 2013), propose un scénario assez proche dans lequel, en 2050, lademande d’énergie primaire diminuerait de 63% et celle d’énergie finale de 52%. Les énergiesrenouvelables produiraient alors 92% des besoins, le nucléaire aurait disparu. La réduction de nosbesoins proviendrait de transports plus efficaces, d’une baisse des distances parcourues, del’isolation des logements, d’appareils plus efficaces...

- L’association Virage Energie, dans le même état d’esprit, propose pour diminuer laconsommation : des lave-linge collectifs, une baisse des équipements électroménagers (moins delave-vaisselles, de congélateurs, d’ordinateurs...), une baisse de l’utilisation des cosmétiques, de laconsommation de vêtements, du tourisme de longue distance...

On peut se demander si les changements préconisés par les 3 scénarios précédents sontcompatibles avec la démocratie, les changements nécessaires impliquent en effet une baisse deniveau de vie si importante qu’il est probable qu’il faille les imposer par la force.

- La troisième révolution industrielle est une théorie de l’économiste américain Jeremy Rifkin (J.Rifkin, 2012). Elle repose sur les énergies renouvelables, les bâtiments producteurs d’énergie, lestockage d’énergie dans les bâtiments, les échanges d’énergie via un réseau intelligent et lesvéhicules électriques. D’une manière générale, J Rifkin prétend que la société va ainsi pouvoircontinuer à dépenser de l’énergie sans compter ; jamais dans son ouvrage il ne quantifie lespotentiels des ces techniques pour les comparer à nos besoins, jamais il ne parle de l’efficacitéénergétique qui fait pourtant l’unanimité. C’est clairement irréaliste.

Le Master plan de troisième révolution industrielle de la région Nord-Pas de Calais (2013), quis’inspire (malheureusement) du livre de Rifkin, a sagement introduit l’efficacité énergétique,l’économie de la fonctionnalité et l’économie circulaire. Le thème de la sobriété énergétiquen’ayant pas fait l’unanimité parmi les acteurs, il est absent du plan qui prévoit une baisse de 60%de la consommation d’énergie à service rendu égal, c’est à dire en comptant uniquement surl’efficacité énergétique. Ceci parait plus qu’ambitieux vis à vis des autres scénarios, d’autant plusqu’il est prévu en même temps une forte hausse du Produit Intérieur Brut de 47% donc de l’activité.Ce scénario, qui n’a décidément peur de rien, est également le seul à prétendre qu’on puisseatteindre 100% d’énergie renouvelable en 2050, mais aucun détail technique ne précise par quelmiracle.

 

D’autres scénarios plus sérieux existent heureusement :

- L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe, 2013), préconise dans sonscénario "médian", pour diviser par 4 les rejets de gaz à effet de serre en 2050, une baisse de 47%de la consommation d’énergie finale. Les énergies renouvelables fourniraient alors 55% desbesoins, le reste étant assuré par le pétrole, le gaz et le nucléaire. Ces sources d’énergie auraientdonc un rôle non négligeable malgré une baisse importante de la consommation.

- L'Agence Nationale pour la Coordination de la Recherche pour l'Energie (Ancre, 2013) quicoordonne des organismes publics nationaux de recherche, a publié 3 scénarios permettant dediviser par 4 les rejets de CO2 : tout en développant largement les énergies renouvelables et sanssortir du nucléaire, les baisses de consommation d'énergie finale iraient de 27 à 41% grâce à desefforts soutenus d'efficacité énergétique. L'Ancre souligne que le facteur 4 ne pourra être atteintqu'avec des efforts importants et le recours à des technologies de rupture (stockage du CO2,stockage électrique, cogénération nucléaire..).

- Le scénario Negatep (C. Acket, P. Bacher 2014), de l'association "Sauvons Le Climat", prévoit unedivision par 4 des rejets de CO2 malgré une baisse de seulement 18% de la consommationd'énergie finale. Les énergies fossiles seraient très largement remplacées par les énergiesrenouvelables (+150%) et nucléaire (+46%) capables de produire de l'électricité décarbonée dontla production augmenterait de 61%. Ce scénario préconise donc d’augmenter le rôle de l’électricitépuisqu’elle peut être produite sans émissions de CO2, en particulier avec le nucléaire.

On constate qu'aucun scénario ne prétend qu'il soit possible de remplacer lesénergies fossiles et nucléaires par des renouvelables sans diminuer beaucoup laconsommation.

Au regard des différents scénarios, il semble que le potentiel de production des énergiesrenouvelables soit, avec les technologies actuelles, d’environ 40% de la consommation d’énergiefrançaise. Tous les scénarios préconisent une baisse non négligeable de la consommationd'énergie malgré une hausse de la population. Ils reposent en grande partie sur l'efficacitéénergétique dont l'importance est donc cruciale.

 

2.Baisser la consommation d’énergie sera très compliqué

Les 2 leviers permettant de diminuer la consommation sont l’efficacité et la sobriété énergétique.

2.1. Les limites physiques de l’efficacité

Pour réduire le besoin d’énergie, le levier « efficacité » fait l’unanimité puisqu’il s’agir deconsommer moins à service rendu égal grâce à la technologie. Il parait difficile d’évaluerprécisément les gains potentiels de l’efficacité tant les technologies et applications énergivoressont nombreuses et variées. Il convient toutefois de rappeler qu’il existe des limites physiques àl’efficacité.

L'énergie sert essentiellement à mettre des masses en mouvement, produire de la chaleur ou dufroid, créer de la lumière, modifier la composition chimique, et de plus en plus, à alimenter desappareils électroniques. La nourriture est également une forme d'énergie.

Les lois de la physique impliquent la conservation de l'énergie. Cela signifie que la quantitéd'énergie qui sort d'un système est forcément égale à la quantité qui y rentre. On ne peut donc quetransformer l'énergie et non en créer. L’énergie libre, qui apparaitrait par miracle, est un mythe.Concrètement l'énergie consommée par un système finit toujours soit directement, soitindirectement, par se transformer en chaleur qui se disperse (par exemple un moteur transformede l'énergie en mouvement de pièces mécaniques, puis les frottements créent de la chaleur). Unequantité d'énergie correspond donc à une quantité de chaleur potentielle.

 

Les lois de la physique impliquent que certaines actions ne sont pas possibles sans une certainequantité d'énergie. Voici quelques exemples :

- Pour élever une masse M (en kg) d'une hauteur h (en mètres), la quantité d'énergie E (en Joules)nécessaire se calcule par la relation E=Mgh (g étant l'accélération due à la pesanteur égale à9.8ms-2 sur terre). Ainsi un ascenseur qui doit élever de 50m une charge de 1000kg a besoinde 490000Joules, soit 136Wh (Watts-heures) pour un système parfait sans pertes (1Wh=3600J).

- Pour mettre en mouvement une masse M (en kg) à la vitesse v (en mètres par secondes), il fautune énergie E=0.5mv². Ainsi pour amener à la vitesse de 27.77m/s (100km/h) un véhicule de1000kg, il faut une énergie de 385600Joules, soit 107Wh ce qui correspond approximativement à0.01 litres d’essence.

- Pour élever une masse M (en kg) de chaleur massique c (constante liée au matériau) d’unetempérature θ (en degrés), il faut une énergie E=Mcθ. Ainsi pour faire bouillir 2 litres d’eau enpartant de 20°, l’énergie nécessaire est de 669600Joules (pour l'eau c=4185J/kg/K), soit 186Wh.

En réalité les quantités d’énergie nécessaires sont nettement supérieures car il y a toujours despertes. Ce sont ces pertes que l’efficacité énergétique tente de minimiser. Par exemple pour fairebouillir de l’eau il est simple de mettre un couvercle sur la casserole de manière à minimiser leséchanges de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Mais il physiquement est impossible dedescendre en dessous des seuils précédents.

L’efficacité énergétique peut aussi consister à essayer de réutiliser l’énergie stockée : par exemplelors de la descente de l’ascenseur il est théoriquement possible que le moteur électrique renvoiede l’électricité au réseau. Lors de la décélération les véhicules hybrides renvoient de l’énergie dansdes batteries. Mais il y a forcément, là encore, des pertes impossibles à éviter.

Pour maintenir une masse à vitesse constante dans le vide il n’est pas nécessaire d’apporter del’énergie. Mais dans le cas d’un véhicule sur terre, les frottements de l’air, des pneus et de lamécanique sont inévitables. L’efficacité énergétique peut dans ce cas consister à minimiser lesfrottements de l’air grâce à un aérodynamisme optimal. Mais optimal ne signifiera jamais parfait

Pour maintenir un bâtiment parfaitement isolé à une température constante il ne faut pasd’énergie. Mais un isolant, même très performant, n’est jamais parfait si bien qu’il faut toujours unequantité d’énergie, aussi minimale soit elle, pour compenser les échanges de chaleur entre unbâtiment et l’extérieur. Il est vrai qu’il est assez aisé de gagner beaucoup d’énergie en plaçant, parexemple, de l’isolant dans les combles d’un bâtiment. Mais plus on progresse et plus il est difficilede progresser. Dans tous les cas il reste forcément des pertes qui doivent, par temps froid, êtrecompensées par des apports solaires, la chaleur dégagée par les appareils ou les habitants, ou parun système de chauffage.

Les lampes à incandescence traditionnelles dont l’efficacité ne dépassait pas 15 Lumens par Watt(lm/W) sont maintenant interdites pour être remplacées par des lampes fluo-compactes ou à LEDdont l’efficacité peut atteindre 100lm/W. La différence est notable mais le potentiel d'économiesn'est pas énorme : l'économie prévue en 2016 d'environ 8Twh (Convention sur le retrait de la ventedes ampoules à incandescence, 2008) représente moins de 0.5% de la consommation d'énergiefrançaise. Dans l'avenir, les technologies ne pourront pas toujours progresser car il existe unelimite physique de 200lm/W au dessus de laquelle on ne peut pas produire de lumière blanche. Deplus la moindre consommation de ces lampes est physiquement liée à un moindre dégagement dechaleur, une partie des économies est donc annulée par un besoin supplémentaire de chauffage.

D’importants progrès en efficacité énergétique ont été faits à la suite des chocs pétroliers de 1974et 1979. Ainsi la consommation moyenne des véhicules a beaucoup baissé depuis 30 ans grâce àdes moteurs plus performants. De même l’isolation des bâtiments, bien qu'encore insuffisante, aconsidérablement évolué depuis les années 70. L’efficacité énergétique n’est pas nouvelle. Parexemple en éclairage extérieur on utilise depuis longtemps, quand c’est possible, des lampes ausodium basse pression dont l’efficacité approche 200lm/W. Un autre exemple est celui d’unmoteur électrique industriel de puissance 110kW : son rendement normalisé est d’au moins 93.3%,ce qui signifie que les pertes que l’on peut tenter de minimiser représentent moins de 7% del’énergie consommée. Les gains les plus faciles ont donc déjà été faits ou sont en voie de l’être etl’amélioration aura ses limites. En témoigne la figure 2 qui représente l’évolution de laconsommation moyenne de fuel des nouveaux avions de 1960 à 2008 : la consommation abeaucoup baissée dans les années 60 et 80, elle stagne depuis 2000.

De plus les gains d’efficacité énergétique sont souvent atténués voire annulés par l’effet rebond.« Les gains énergétiques permis par l’évolution technologique des écrans d’ordinateur et detélévision ont été réduits à néant en raison de l’accroissement concomitant de la taille desécrans » (C. Jouanno, 2008). L’augmentation de la population et de l’activité économique ontcontribué ces dernières décennies à une hausse de la consommation de carburants routiers bienque la consommation par véhicule ait considérablement baissé. De même s’il est tout à fait positifque les nouveaux logements soient « basse consommation », il ne faut pas oublier que chaquenouveau logement représente une consommation supplémentaire, au moins lors de saconstruction.

Toutes ces considérations amènent à penser que, si l'efficacité énergétique est utile etindispensable, elle ne sera pas suffisante. Pour réellement baisser la consommation d'énergie, ilest nécessaire de modifier l'usage que l'on fait des appareils consommateurs.

 

2.2. Sobriété énergétique, problèmes et conséquences

La sobriété énergétique qui consiste à privilégier les usages les plus utiles de l’énergie,« restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles » (Negawatt, 2011), suppose dedéfinir quels sont les usages utiles et les nuisibles. Est-il "utile" d’aller une journée à la mer, departir en vacances, d'assister à des spectacles culturels ou des rencontres sportives ? Il est clairque tout le monde ne sera pas du même avis.

Si les êtres humains se sont mis à domestiquer le feu, utiliser la force des animaux, construire desbateaux à voile ou des moulins à vent, ce n'était pas pour faire augmenter le PIB, faire plaisir à desactionnaires ou céder à la pression de lobbies, mais parce que cette utilisation d’énergie leurfacilitait la vie. Un monde dans lequel l’énergie est rare est plus contraignant qu’un monde danslequel l’énergie est abondante.

Pour consommer moins il faut souvent investir dans des technologies plus complexes nécessitantplus de matériaux, de mise en œuvre, et même d’énergie. L’isolation d’un logement est un bonexemple : s’il est sans doute possible d’amortir financièrement les travaux d’isolation, il n’empêchequ’ils nécessitent des matériaux supplémentaires à fabriquer et transporter ainsi que de la maind’œuvre. Il est donc plus compliqué (donc, en clair, plus cher) de se loger dans un monde oùl’énergie est rare que dans un monde où l’énergie est abondante et où l'on pouvait se permettreune construction simple sans se soucier de la consommation. Bon nombre de gens ont déjà biendes difficultés pour se loger, la raréfaction de l’énergie ne va rien arranger.

Cet exemple simple est transposable à de nombreux secteurs fondamentaux dans la vie humaine :avec moins d'énergie il sera plus complexe de se nourrir (l’agriculture, la conservation et la cuissondes aliments sont très dépendantes de l’énergie), de se déplacer, ou de se soigner (un hôpital esttrès consommateur d’énergie).

La figure 3, que j’ai tracée à partir des statistiques de la CIA World Factbook et de la banquemondiale, montre l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie finale par habitantde 145 pays. On voit qu’au delà d’un certain seuil de consommation l’espérance de vie n’augmenteplus et on peut parler de gaspillage. Mais on constate également qu’on ne vit pas longtemps là oùon consomme peu. A l'heure actuelle le développement est lié à l’énergie.

Le Produit Intérieur Brut mesure la production de richesses révélatrice du niveau de vie. Même sicet indicateur est contestable, l’immense majorité des politiques recherche sa hausse. D’après leséconomistes G. Giraud et Z. Kahraman (2014), la contribution de l’énergie primaire à la croissancedu PIB par habitant est de 60%, en témoigne la figure 4 qui montre bien la corrélation entre PIB eténergie. Jusqu’ici la croissance économique n’a jamais été conjuguée à une baisse de laconsommation d’énergie, et il paraît peu probable que cela arrive au regard de la figure 5 quimontre l’évolution de l’intensité énergétique finale de la France depuis 1970, c’est à dire laconsommation d’énergie divisée par le PIB. Il apparait clairement qu’elle a beaucoup diminué maisla diminution est de moins en moins rapide au fils des années. La croissance économique paraitdonc impossible si la consommation d'énergie décroit.

Un rapport du programme des Nations Unies pour l’Environnement (M. Fischer-Kowalski ,M. Swilling, 2011) indique qu’un scénario permettant seulement de stabiliser la consommationmondiale d’énergie et de diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre comporterait tantde restrictions et rebuterait tellement les décideurs politiques qu’il peut difficilement être envisagécomme un objectif stratégique.

 

Conclusion, perspectives

Aucun scénario de transition énergétique ne prétend qu’il soit possible de remplacer les énergiesfossiles et nucléaires par les énergies renouvelables. Tous les scénarios font appel à une réductionimportante de la consommation d’énergie.

Le levier de l’efficacité énergétique fait l’unanimité puisqu’il s’agit de consommer moins à servicerendu égal. Les lois physiques incontournables et l’histoire récente des évolutions technologiquesmontrent que ce levier nécessaire sera insuffisant.

La sobriété énergétique est beaucoup plus complexe à développer car elle implique deschangements considérables de modes de vie et d’organisation de la société. La consommationd’énergie a permis de remplacer les hommes par des machines et de tertiariser l’économie. Moinsd’énergie signifie moins de transports, moins de machines et moins de chaleur, doncprobablement plus de travail (peut être moins de chomeurs, mais surement des travailleurs pluspauvres), de tâches ingrates, moins de confort, de nourriture, de logements, de soins médicaux,voire de culture, d’éducation et de développement.

Certes des innovations technologiques pourraient voir le jour et modifier la donne. Mais elles nechangeront pas les limites physiques et, à l’heure actuelle, on ne perçoit pas quelle technologiemiraculeuse pourrait être prête suffisamment rapidement. Il y a urgence !

Il est clair que l’augmentation de la population amplifiera les problèmes et qu’il faut cesser depenser que la démographie entraîne la croissance et l’amélioration des conditions de vie.L’augmentation de la population oblige au contraire à partager des ressources limitées en unnombre plus grand d’êtres humains (D. Meadows, D. Meadows, J. Randers, 2004).

 

Trois possibilités s’offrent aux politiques :

- manquer d’énergie. Cela nécessite une réorganisation complète de la société qui sera biendifficile à faire accepter à la population. Certains parlent d’une société plus simple, je dirais plutôtune société plus pauvre. Il paraît peu probable que des politiques puissent être élusdémocratiquement en préconisant la sobriété. Le risque de famines, de révoltes et de guerres n’estpas à exclure tant les conséquences économiques et sociales peuvent être importantes.

- continuer à exploiter les énergies fossiles, le charbon et les gaz de schiste en particulier puisqueles ressources existent, donc amplifier la pollution et le réchauffement climatique avec desconséquences telles que maladies respiratoires, famines, inondations, tempêtes...

- développer le nucléaire. Les inconvénients du nucléaire, en particulier les déchets et le risque decatastrophe, sont très médiatisés et font souvent plus peur que ceux du manque d’énergie ou desénergies fossiles. Pourtant, au regard des inconvénients des deux premières possibilités, le rapportbénéfice/risque lui est clairement favorable. La pollution sous formes de déchets concentrés,emballés, confinés, connus, maitrisés à longue durée de vie est largement préférable à la pollutiondispersée incontrôlée et à durée infinie des énergies fossiles. Certes le risque d’une nouvellecatastrophe nucléaire ne peut pas être exclu. Tchernobyl a peut-être fait quelques milliers de morts(Organisation Mondiale de la Santé, 2006) pendant que le charbon tue des centaines de milliersde personnes chaque année. La catastrophe nucléaire de Fukushima n’a tué directement quequelques personnes, et les rejets radioactifs auront un impact plus faible sur la santé que bien despollutions chimiques, à replacer dans le contexte d’un séisme et d’un tsunami qui ont tué desmilliers de personnes et envoyé des tonnes de polluants dans la mer. Ce séisme a d’ailleursentrainé la rupture du barrage hydraulique de Fujinuma causant plusieurs morts, et personne nedemande l’arrêt de la production d’électricité par barrage. Celui des Trois Gorges en chine anécessité l’évacuation de plus de 10 fois plus de personnes qu’à Fukushima.

Bref, le nucléaire tuera moins que les énergies fossiles et que le manque d’énergie. La figure 6, quirésulte des travaux des chercheurs Rabl et Spadaro, spécialistes en impacts environnementaux,compare les années de vie que font perdre chaque source d’énergie par rapport à leur production :la conclusion est claire. On peut faire un parallèle avec la comparaison entre les moyensde transport : l’avion fait plus peur que les autres moyens, c’est pourtant le plus sûr.

Certes les ressources en uranium ne sont pas illimitées, mais d’autres techniques telles lasurgénération peuvent fournir de l’énergie pendant des milliers d’années.

Certes le nucléaire ne pourra pas être développé partout à un rythme suffisant pour fournir dansles décennies à venir toute l’énergie manquante. Les problèmes seront immenses avec ou sansnucléaire et il faut s'y préparer. Mais le nucléaire permettra de limiter les dégâts. Le nucléaire n’estpas une solution miracle aux immenses problèmes évoqués, c’est une possibilité qui présentemoins d’inconvénients que les autres, qui permettra de moins manquer d’énergie et de moinsrecourir aux énergies fossiles

 

Bibliographie

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Jancovici J.M., Grandjean A., 2006, « Le plein s'il vous plait », éditions du Seuil.

Commissariat Général au Développement Durable, Ministère de l’Ecologie du DéveloppementDurable et de l’Energie, 2013, « Chiffres Clés de l’Energie ».

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L’impossible transition énergétique

De plus les gains d’efficacité énergétique sont souvent atténués voire annulés par l’effet rebond.« Les gains énergétiques permis par l’évolution technologique des écrans d’ordinateur et detélévision ont été réduits à néant en raison de l’accroissement concomitant de la taille desécrans » (C. Jouanno, 2008). L’augmentation de la population et de l’activité économique ontcontribué ces dernières décennies à une hausse de la consommation de carburants routiers bienque la consommation par véhicule ait considérablement baissé. De même s’il est tout à fait positifque les nouveaux logements soient « basse consommation », il ne faut pas oublier que chaquenouveau logement représente une consommation supplémentaire, au moins lors de saconstruction.

Toutes ces considérations amènent à penser que, si l'efficacité énergétique est utile etindispensable, elle ne sera pas suffisante. Pour réellement baisser la consommation d'énergie, ilest nécessaire de modifier l'usage que l'on fait des appareils consommateurs.

 

2.2. Sobriété énergétique, problèmes et conséquences

La sobriété énergétique qui consiste à privilégier les usages les plus utiles de l’énergie,« restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles » (Negawatt, 2011), suppose dedéfinir quels sont les usages utiles et les nuisibles. Est-il "utile" d’aller une journée à la mer, departir en vacances, d'assister à des spectacles culturels ou des rencontres sportives ? Il est clairque tout le monde ne sera pas du même avis.

Si les êtres humains se sont mis à domestiquer le feu, utiliser la force des animaux, construire desbateaux à voile ou des moulins à vent, ce n'était pas pour faire augmenter le PIB, faire plaisir à desactionnaires ou céder à la pression de lobbies, mais parce que cette utilisation d’énergie leurfacilitait la vie. Un monde dans lequel l’énergie est rare est plus contraignant qu’un monde danslequel l’énergie est abondante.

Pour consommer moins il faut souvent investir dans des technologies plus complexes nécessitantplus de matériaux, de mise en œuvre, et même d’énergie. L’isolation d’un logement est un bonexemple : s’il est sans doute possible d’amortir financièrement les travaux d’isolation, il n’empêchequ’ils nécessitent des matériaux supplémentaires à fabriquer et transporter ainsi que de la maind’œuvre. Il est donc plus compliqué (donc, en clair, plus cher) de se loger dans un monde oùl’énergie est rare que dans un monde où l’énergie est abondante et où l'on pouvait se permettreune construction simple sans se soucier de la consommation. Bon nombre de gens ont déjà biendes difficultés pour se loger, la raréfaction de l’énergie ne va rien arranger.

Cet exemple simple est transposable à de nombreux secteurs fondamentaux dans la vie humaine :avec moins d'énergie il sera plus complexe de se nourrir (l’agriculture, la conservation et la cuissondes aliments sont très dépendantes de l’énergie), de se déplacer, ou de se soigner (un hôpital esttrès consommateur d’énergie).

La figure 3, que j’ai tracée à partir des statistiques de la CIA World Factbook et de la banquemondiale, montre l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie finale par habitantde 145 pays. On voit qu’au delà d’un certain seuil de consommation l’espérance de vie n’augmenteplus et on peut parler de gaspillage. Mais on constate également qu’on ne vit pas longtemps là oùon consomme peu. A l'heure actuelle le développement est lié à l’énergie.

 

L’impossible transition énergétique
Figure 3

Espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie primaire par habitant de différents pays.

Le Produit Intérieur Brut mesure la production de richesses révélatrice du niveau de vie. Même sicet indicateur est contestable, l’immense majorité des politiques recherche sa hausse. D’après les économistes G. Giraud et Z. Kahraman (2014), la contribution de l’énergie primaire à la croissancedu PIB par habitant est de 60%, en témoigne la figure 4 qui montre bien la corrélation entre PIB eténergie. Jusqu’ici la croissance économique n’a jamais été conjuguée à une baisse de laconsommation d’énergie, et il paraît peu probable que cela arrive au regard de la figure 5 quimontre l’évolution de l’intensité énergétique finale de la France depuis 1970, c’est à dire laconsommation d’énergie divisée par le PIB. Il apparait clairement qu’elle a beaucoup diminué maisla diminution est de moins en moins rapide au fils des années. La croissance économique paraitdonc impossible si la consommation d'énergie décroit.

 

 
L’impossible transition énergétique
Figure 4

Evolution du PIB mondial, de la consommation d’énergie et de pétrole (G. Giraud et Z. Kahraman)

L’impossible transition énergétique
Figure 5

Evolution de l’intensité énergétique finale de la France de 1970 à 2011 (Direction générale de l’énergie et du climat, Rapport sur l’industrie en 2011).

Un rapport du programme des Nations Unies pour l’Environnement (M. Fischer-Kowalski ,M. Swilling, 2011) indique qu’un scénario permettant seulement de stabiliser la consommationmondiale d’énergie et de diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre comporterait tantde restrictions et rebuterait tellement les décideurs politiques qu’il peut difficilement être envisagécomme un objectif stratégique.

 

Conclusion, perspectives

Aucun scénario de transition énergétique ne prétend qu’il soit possible de remplacer les énergiesfossiles et nucléaires par les énergies renouvelables. Tous les scénarios font appel à une réductionimportante de la consommation d’énergie.

Le levier de l’efficacité énergétique fait l’unanimité puisqu’il s’agit de consommer moins à servicerendu égal. Les lois physiques incontournables et l’histoire récente des évolutions technologiquesmontrent que ce levier nécessaire sera insuffisant.

La sobriété énergétique est beaucoup plus complexe à développer car elle implique deschangements considérables de modes de vie et d’organisation de la société. La consommationd’énergie a permis de remplacer les hommes par des machines et de tertiariser l’économie. Moinsd’énergie signifie moins de transports, moins de machines et moins de chaleur, doncprobablement plus de travail (peut être moins de chomeurs, mais surement des travailleurs pluspauvres), de tâches ingrates, moins de confort, de nourriture, de logements, de soins médicaux,voire de culture, d’éducation et de développement.

Certes des innovations technologiques pourraient voir le jour et modifier la donne. Mais elles nechangeront pas les limites physiques et, à l’heure actuelle, on ne perçoit pas quelle technologiemiraculeuse pourrait être prête suffisamment rapidement. Il y a urgence !

Il est clair que l’augmentation de la population amplifiera les problèmes et qu’il faut cesser depenser que la démographie entraîne la croissance et l’amélioration des conditions de vie.L’augmentation de la population oblige au contraire à partager des ressources limitées en unnombre plus grand d’êtres humains (D. Meadows, D. Meadows, J. Randers, 2004).

 

Trois possibilités s’offrent aux politiques :

- manquer d’énergie. Cela nécessite une réorganisation complète de la société qui sera biendifficile à faire accepter à la population. Certains parlent d’une société plus simple, je dirais plutôtune société plus pauvre. Il paraît peu probable que des politiques puissent être élusdémocratiquement en préconisant la sobriété. Le risque de famines, de révoltes et de guerres n’estpas à exclure tant les conséquences économiques et sociales peuvent être importantes.

- continuer à exploiter les énergies fossiles, le charbon et les gaz de schiste en particulier puisqueles ressources existent, donc amplifier la pollution et le réchauffement climatique avec desconséquences telles que maladies respiratoires, famines, inondations, tempêtes...

- développer le nucléaire. Les inconvénients du nucléaire, en particulier les déchets et le risque decatastrophe, sont très médiatisés et font souvent plus peur que ceux du manque d’énergie ou desénergies fossiles. Pourtant, au regard des inconvénients des deux premières possibilités, le rapportbénéfice/risque lui est clairement favorable. La pollution sous formes de déchets concentrés,emballés, confinés, connus, maitrisés à longue durée de vie est largement préférable à la pollutiondispersée incontrôlée et à durée infinie des énergies fossiles. Certes le risque d’une nouvellecatastrophe nucléaire ne peut pas être exclu. Tchernobyl a peut-être fait quelques milliers de morts(Organisation Mondiale de la Santé, 2006) pendant que le charbon tue des centaines de milliersde personnes chaque année. La catastrophe nucléaire de Fukushima n’a tué directement quequelques personnes, et les rejets radioactifs auront un impact plus faible sur la santé que bien despollutions chimiques, à replacer dans le contexte d’un séisme et d’un tsunami qui ont tué desmilliers de personnes et envoyé des tonnes de polluants dans la mer. Ce séisme a d’ailleursentrainé la rupture du barrage hydraulique de Fujinuma causant plusieurs morts, et personne nedemande l’arrêt de la production d’électricité par barrage. Celui des Trois Gorges en chine anécessité l’évacuation de plus de 10 fois plus de personnes qu’à Fukushima.

Bref, le nucléaire tuera moins que les énergies fossiles et que le manque d’énergie. La figure 6, quirésulte des travaux des chercheurs Rabl et Spadaro, spécialistes en impacts environnementaux,compare les années de vie que font perdre chaque source d’énergie par rapport à leur production :la conclusion est claire. On peut faire un parallèle avec la comparaison entre les moyensde transport : l’avion fait plus peur que les autres moyens, c’est pourtant le plus sûr.

 

L’impossible transition énergétique

Certes les ressources en uranium ne sont pas illimitées, mais d’autres techniques telles lasurgénération peuvent fournir de l’énergie pendant des milliers d’années.

Certes le nucléaire ne pourra pas être développé partout à un rythme suffisant pour fournir dansles décennies à venir toute l’énergie manquante. Les problèmes seront immenses avec ou sansnucléaire et il faut s'y préparer. Mais le nucléaire permettra de limiter les dégâts. Le nucléaire n’estpas une solution miracle aux immenses problèmes évoqués, c’est une possibilité qui présentemoins d’inconvénients que les autres, qui permettra de moins manquer d’énergie et de moinsrecourir aux énergies fossiles

 

Bibliographie

Heinberg R., 2005, « Pétrole la fête est finie, avenir des sociétés industrielles après le picpétrolier », collection Résistances.

Jancovici J.M., Grandjean A., 2006, « Le plein s'il vous plait », éditions du Seuil.

Commissariat Général au Développement Durable, Ministère de l’Ecologie du DéveloppementDurable et de l’Energie, 2013, « Chiffres Clés de l’Energie ».

Association Negawatt, 2011, « Scenario Negawatt 2011 ».

Greenpeace, 2013, « Scénario de transition énergétique ».

Rifkin J., 2012, « La troisième Révolution Industrielle », Editions Broché.

Conseil Régional Nord-Pas de Calais, 2013, « Master plan de Troisième Révolution Industrielle de larégion Nord-Pas de Calais ».

ADEME, 2013, « Contribution de l'ADEME à l'élaboration de visions énergétiques 2030-2050 - Synthèse avec évaluation macro-économique ».

ANCRE, 2013, « Scénarios de l'ANCRE pour la transition énergétique ».

Acket C., Bacher P., 2014, « Diviser par quatre les rejets de CO2 dus à l'énergie : le scénarioNegatep ».

Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement duterritoire, 2008, « Convention sur le retrait de la vente des ampoules à incandescence et lapromotion des lampes basse consommation ».

Jouanno C., 2008, « L'efficacité énergétique dans l'Union Européenne : panorama des politiques etdes bonnes pratiques ». Service Observation, Economie et Evaluation de l'ADEME, pp. 1-52.

Giraud G, Kahraman Z., 2014, « How Dependent is Output Growth from PrimaryEnergy ? », Séminaire de l'école d'économie de Paris organisé avec le concours du CommissariatGénéral au Développement Durable.

Rutherford D., Zeinali M., 2009, « Efficiency trends for new commercial jet aicraft », InternationalCouncil on Clean Transportation.

Fischer-Kowalski M., Swilling M., 2011, « Decoupling natural resource use and environmentalimpacts from economic growth », United Nations Environment Program.

Meadows D., Meadows D., Randers J., 2004, « The limits to Growth, the 30 year update », EditionsBroché.

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE, 2006, « Effets sanitaires de l’accident de Tchernobyl »,http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs303/fr/.

Rabl A & JV Spadaro, 2001, « Les coûts externes de l’électricité », Revue de l’Energie, No.525,mars-avril 2001, p.151-163.

Bertrand Cassoret  

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