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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Suppression inacceptable du parvis Georges Marchais à Villejuif

31 Décembre 2014, 09:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Suppression inacceptable du parvis Georges Marchais à Villejuif
 Suppression inacceptable du parvis Georges Marchais à Villejuif

La nouvelle municipalité UMP de Villejuif, ainsi que les élus UDI, MODEM, FN et EELV de la ville, viennent de prendre la décision de dénommer le parvis Georges Marchais pour le rebaptiser d’un autre nom.

Loin d’être anecdotique, il s’agit d’une tentative d’effacement de la mémoire collective et de l’action d’un élu et responsable communiste, député de Villejuif pendant 24 ans, qui a toute sa vie œuvré dans l’intérêt général pour ses compatriotes et ses administrés.

Les députés communistes et du Front de gauche sont non seulement choqués, mais aussi personnellement blessés par une telle décision. Au-delà de l’affront inacceptable qui est fait à la mémoire et aux proches de cette grande figure progressiste de la politique française, c’est l’expression d’un sectarisme et d’un mépris à l’encontre de leur propre activité de député pour la défense des plus modestes et l’intérêt national. Cette décision est une insulte pour leur groupe parlementaire et plus largement pour l’ensemble de la représentation nationale.

Cette posture politicienne témoigne aussi des dangereux glissements idéologiques qui gangrènent notre République, où même les usages républicains de dénomination des espaces et édifices publics deviennent enjeux de clivages et de rejet de l’histoire commune.

Tout en exprimant la colère et la protestation de l’ensemble des députés du Front de gauche, je tiens à apporter mon soutien à la mobilisation citoyenne et républicaine, qui se développe pour s’opposer à cet acte odieux. J’exprime aussi toute mon amitié à la famille de Georges Marchais, avec mes encouragements et mon salut fraternel aux camarades de Villejuif.

Plus de 500 personnes étaient rassemblées le 22 décembre à Villejuif afin de protester contre la décision de la nouvelle majorité hétéroclite et du maire UMP de la ville de "dénommer" le parvis Georges Marchais qui honorait depuis 2013 la mémoire de l’ancien secrétaire général du PCF et surtout député de la circonscription pendant 24 ans. .

Soutenons la Place Georges Marchais à Villejuif .

samedi 3 janvier 2015 à 18:15 Paris Villejuif à Villejuif

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A notre Camarade Claude Vanza

30 Décembre 2014, 16:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ci dessous la prise de parole lors des obséque de notre camarade Claude.

Ci dessous la prise de parole lors des obséque de notre camarade Claude.

Obsèques de Claude Vanza, 29 décembre 2014

 

Mesdames, Messieurs,

 

Cher(e)s ami(e)s et Camarades,

 

Jean-Claude Vanzavelberg ou plutôt Claude Vanza ou encore le père Claude comme nous l'appleions à la JC n'est plus.

 

Cette terrible nouvelle nous est parvenue au lendemain de Noël, une figure du PCF du Pas-de-Calais nous a quittés.

 

Nous voici réunis pour te rendre hommage Claude, pour exprimer cette immense peine qui nous est commune, nous, ta famille, tes amis, tes camarades ou tout simplement des calaisiens.

 

Comment te rendre hommage Claude, comment te rendre tout ce que tu nous as donnés ?

 

Comment rendre compte de ce que tu as été, tout ce que tu as fait pour cette ville et ses habitants, tout ce que tu as fait et apporté au Parti communiste ?

 

Alors je parlerai surtout de l'homme, le militant au singulier que tu étais dans ce monde de plus en plus fou et injuste, ce bloc d'humanité que tu incarnais.

 

Ta modestie, ton humilité vont sans doute en souffrir un peu mais nous tenions à te rendre hommage.

 

Né en 1952, fils de mineur, tu es né dans le bassin minier à Angres non loin de Lens. Très jeune et tes convictions naissantes te font participer à la création de l'Union Nationale des Lycéens. Très tôt, tu t'engages à la Jeunesse communiste où tu deviens le responsable départemental de la JC. Ton adhésion au parti, tu la concrétises en 1970. Très vite, on te confie des responsabilités alors que tu viens de terminer ton service militaire pour prendre le chemin de l'Education Nationale, le parti fait appel à toi et souhaite faire de toi un responsable. Tu deviens permanent à la jeunesse et tu aides, fort de ton expérience, au développement de la JC. Tu aides cette orga (la JC) à laquelle tu tiens particulièrement à développer les batailles contre les guerres coloniales, pour la libération d'Angela Davis, celle déjà de Nelson Mandela ou encore ce combat permanent pour la paix dans le monde.

 

Presque parallèlement à tes responsabilités, tu deviens un peu plus tard en 1977 adjoint au maire de Angres, puis le parti te demande d'aller donner un coup de main à Bruay-la-Buissière pour enfin arriver à Calais que tu as marqué de ton empreinte.

 

En ces moments difficiles pour nous, pour tes enfants, ta famille, tes camarades, comment ne pas penser à ton épouse partie en 2011, penser à ta compagne Marie-Noëlle dont la solidarité était ses battements de cœur en faveur de ceux qui fuient les guerres, la misère, les dictatures, la barbarie. A raison, tu n'aimais pas ce terme devenu trop commun de migrants car tu savais bien ce qu'ils fuyaient.

 

Ton combat c'est celui de l'humain, celui de l'homme debout, de celui qui sait que tout est à construire, à arracher des griffes du capital.

 

Alors tu t'es inscrit avec générosité, conviction, persévérance dans le long combat pour l'émancipation humaine.

 

Jamais tu n'as renoncé à ton idéal, jamais tu n'as cru à cette fable de la fin de l'histoire. Ce conte pour enfants qui voulait nous faire croire que c'était la fin de la lutte des classes.

 

Le mot fidélité à ta vie, à ton engagement militant n'est pas un vain mot.

Il résume un choix de vie, un engagement conscient fait de sincérité et d'humilité.

 

Homme intelligent, tu as pris soin à la formation des cadres du parti, à la formation des militants.

 

Je te vois travailler au plan de formation des militants, à la future école du parti.

 

Je te vois salle du matériel, rue de la gare à Lens à la Fédération prendre le matériel de propa.

 

Je te vois éteindre ta cigarette pour entrer au bureau fédéral et partir le premier seulement un fois la réunion finie pour conduire le matos au siège de Calais, boulevard Lafayette.

 

Je te vois intervenir lors d'un comité fédéral où ta voix, tes interventions étaient écoutées.

 

Je te vois nous parler en septembre du plan de travail jusque la fin de l'année des militants communistes de Calais.

 

Je te vois organisant cette belle conférence fédérale à Calais, je te vois parler de Liberté, d'appeler pour faire le point de ta page hebdomadaire qui rendait compte des réalités du calaisis.

 

Je te vois venir me chercher comme tant d'autres pour ma première réunion à la Jeunesse communiste.

 

Je te vois encore nous parler de ta réunion de cellule toute particulière qu'était d'aller faire tes courses. C'est que tu voyais le plus de camarades de ta cellule.

 

Je te vois cheveux mi-longs, et ta barbe qui faisait de toi plus vieux quand tu étais jeune et plus jeune quand tu avais de l'âge.

 

Une autre marque de fabrique que ce look très loin du costume cravate.

Il faisait de toi, avec ses cheveux et cette barbe, une sorte de gentleman révolutionnaire.

 

J'ai l'image d'un homme pouvant lire des textes théoriques et à la fois très organisé, méticuleux.

 

Je te vois encore bras nus et ces morceaux de papiers, ces notes que tu glissais dans ta poche de chemisette après avoir pris un numéro de tel, une adresse d'un nouvel adhérent ou les références d'un livre.

 

Je te vois, et comme tous ici, je me dis que tu aurais pu rester encore un peu.

 

Mais voilà toi-même tu aurais dit ainsi va la vie en haussant les épaules avec cette retenue qui te caractérise.

 

Oui ta vie est parallèle à celle du Parti communiste.

 

Ton combat, tes combats, sont malheureusement d'une actualité brûlante. Toute ta vie, tu t'es battu pour l'égalité, la justice sociale, contre toute forme de xénophobie, de populisme.

 

Toute une vie au service des autres, pour unir, pour rassembler les plus humbles contre celles et ceux qui ne pensent qu'à diviser. Tu aimais les débats dans ton parti et tu avais un profond respect du choix des communistes en veillant avec vigilance à la faire respecter.

 

Tu étais, Claude, un dirigeant, un grand dirigeant de notre fédération.

 

Nous continuerons le combat que tu as mené pour les valeurs humaines, pour l'idéal communiste. Tu nous as enseignés tellement de choses, tu as tracé une voie Claude, celle qui aide à lever les yeux et à redresser la tête.

 

Tu le sais mieux que quiconque, ce n'est ni à la taille, ni à quoi que ce soit que l’on reconnaît les grands hommes. Tu en es une illustration et permets-moi de citer Jacques Duclos qui écrivait en conclusion d'un livre : « Ce que mes yeux ne pourront pas voir, d'autres yeux le verront. Et la lumière l'emportera sur les ténèbres, la vie est plus forte que la mort ».

 

A tes trois enfants, à ta famille, à tes amis et camarades, vous pouvez être fiers de Claude, de son idéal et de tout ce qu'il a apporté à la population de Calais, au Parti communiste.

 

C'est un dirigeant qui nous quitte.

Au nom de la Fédération communiste du Pas-de-Calais, dont il a toujours soutenu les combats, je vous présente les plus sincères condoléances des communistes du Pas-de-Calais.

 

Encore un mot, toi le fils du bassin minier qui m'expliqua un jour qu'à Calais, on colle quand le vent est calme. Malgré ce vent maritime, tu as réussi à prendre racine sur notre beau littoral.

A toi, né dans le bassin minier, toi qui a semé et tracé un si beau sillon pour toi qui était un militant de la lutte des classes, cette dernière phrase de Germinal :

 

« Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre ».

 

Adieu camarade, Adieu Claude.

 

 

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En 2015, changeons la politique

30 Décembre 2014, 16:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le parti communiste français vous adresse cette année encore sa
désormais traditionnelle vidéo satyrique, en forme de vœux pour l'année
2015.

Malgré la colère, changer de Président ne suffira pas.

Les ego se succèdent, chacun fait ses calculs politiciens, mais les choix
austéritaires demeurent. En 2015, changeons de politique.

Changeons la politique.

A faire circuler et à partager sur les réseaux sociaux...

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L’ETAT LÂCHE LES CONSERVATOIRES DÉPARTEMENTAUX ET RÉGIONAUX

30 Décembre 2014, 16:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’ETAT LÂCHE LES CONSERVATOIRES DÉPARTEMENTAUX ET RÉGIONAUX

Communiqué de presse, le 17 décembre 2014

En 2015, le ministère de la Culture et de la Communication [ou le gouvernement] a décidé de supprimer complètement ses crédits aux conservatoires départementaux et régionaux de musique, suite à une baisse de plus de 35 % en 2014 et après avoir mis fin à son aide aux écoles de musique associatives en 2010.
Il convient de rappeler que la loi de 2004 relative aux responsabilités locales prévoyait un transfert des crédits des enseignements spécialisés aux collectivités, ce qui n’avait jamais été mis en oeuvre. La responsabilité incombe désormais aux collectivités qui se retrouvent seules et sans le moindre transfert pour porter le réseau national d’enseignement spécialisé.
Il est peu compréhensible que l’intervention de l’Etat disparaisse dans de telles conditions, même si elle ne représentait qu’une très petite partie d’un financement porté essentiellement par les collectivités territoriales.
Il faut sans doute rapprocher cette décision de la critique portée par de nombreuses collectivités, toutes tendances politiques confondues, à l’égard de cet enseignement jugé trop « élitiste » comparé à l’éducation artistique et culturelle prévue dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires qui se limite à une rencontre fugitive avec la musique, contrairement à la durée inscrite dans l’enseignement spécialisé.
Alors que les conservatoires sont des passages importants pour une part des futurs professionnels, ils sont aussi, aux côtés des écoles de musiques associatives, le creuset des pratiques amateurs, essentielles pour un très grand nombre de pratiquants d’origine sociales très diverses.
De plus, la portée symbolique de ce geste a son importance. Dans un moment de crise des financements, chacun prenant modèle sur l’autre, il est à craindre que cet exemple soit suivi par les collectivités territoriales et les autres soutiens.
Enfin si cette décision s’applique aussi aux CRR auxquels sont adossés les pôles d’enseignement supérieur cela risque de fragiliser ces derniers encore plus qu’ils ne le sont déjà.
Alors que la Suisse a inscrit la formation musicale dans la Constitution, que les pays asiatiques à commencer par la Chine inscrivent leurs enfants dès le plus jeune âge à des cours de pratique musicale car il est prouvé que cela leur donne plus de chances dans la vie, qu’en Amérique latine, près d’un million d’enfants participent à des programmes d’inclusion sociale fondés sur son apprentissage, nous ne comprenons pas au nom de quelle idéologie l’Etat français abandonne ses missions vis à vis d’établissements d’enseignement spécialisé dont l’une des fonctions est justement d’assurer sur tout le territoire l’équité d’accès à une formation musicale de qualité.
Ce choix politique inquiétant conduira au contraire à renforcer le prétendu élitisme d’une éducation musicale qui n’a pourtant cessé de se démocratiser.

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Claude Vanzavelberg est mort

29 Décembre 2014, 12:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Claude Vanzavelberg est mort

Claude Vanzavelberg, figure de la scène politique, s’est éteint dans la nuit du 24 au 25 décembre. Ceux qui l’ont côtoyé saluent un homme de conviction et d’intelligence.

Claude Vanzavelberg nous a quittés dans la nuit du 24 au 25 décembre, à la veille de ses soixante-trois ans.

« Vanza » ; comme on l’appelait, est né dans les mines, à Angres près de Liévin. Dans ses années de lycéen, il a côtoyé Daniel Percheron, qu’il retrouvera plus tard sur les bancs de la Région. Dans la mouvance de mai 68, ses convictions naissantes le font participer à la création de l’Union Nationale des Comités Lycéens.

En 1970, il adhère au Parti Communiste, auquel il restera fidèle jusqu’à son dernier souffle.

Copain d’Acariès

Jeune, Claude Vanzavelberg a été très sportif, décrochant des titres de champion départemental et académique d’athlétisme.

Un palmarès qui lui a permis d’intégrer l’école inter-sports des armées, en guise de service militaire (qu’il avait maintes fois repoussé). Là-bas, il devient copain avec le boxeur Louis Acariès.

Revenant sur cette époque pour Nord Littoral en 2004, il disait en plaisantant : « C’est sans doute grâce à cette rencontre que j’ai pris l’habitude d’encaisser les coups. » Ses obligations accomplies, il prend le chemin de l’Éducation Nationale, mais le Parti Communiste lui confie un poste de permanent départemental, en charge de la jeunesse.

Claude Vanzavelberg est élu pour la première fois en 1977, dans sa commune natale d’Angres, dont il devient adjoint au maire. Aux municipales suivantes, son parti lui demande de rejoindre les communistes de Bruay-la-Buissière, où il est élu.

À Angres, c’est son père, mineur de fond, qui lui succède en politique…

« Le scribouillard »

En 1989, Claude Vanzavelberg devient calaisien.

Probablement à la demande du Parti, en tout cas pour donner un coup de main à Jean-Jacques Barthe, dont il devient adjoint.

 Barthe lui confie une délégation nouvelle à l’époque : la communication. Il a avoué plus tard qu’il n’y« connaissait pas grand-chose au début », mais il avait pour lui le goût de l’écriture qui lui valait, parmi ses amis communistes, le surnom de « scribouillard ». Le temps a passé sur ses actions, mais on se souvient forcément à Calais de « Calais réalités », « Calaiscope » et de « Calais TV » (futur « Calaisis TV »). Claude Vanzavelberg a compris très tôt, comme il le disait lui-même, « qu’une ville doit savoir se vendre. » Claude Vanzavelberg est réélu en 1995 avec Jean-Jacques Barthe ; puis en 2001 avec Jacky Hénin, et se contente cette fois d’un siège de conseiller municipal délégué, relevant, avec un brin de malice, « qu’il fallait faire plaisir aux socialistes qui voulaient un poste d’adjoint en plus… » En marge, il travaille en tant qu’attaché parlementaire d’un sénateur puis d’un député communiste, puis redevient permanent de son parti.

Il a été élu conseiller régional de 2004 à 2010, année qui marque la fin de sa carrière politique.

Fidèle et discret

Dès 2004 déjà, Claude Vanzavelberg pensait à sa retraite politique : « En 2007, j’aurai trente années de conseil, c’est assez. En 2010, lors du renouvellement de la Région, j’aurai 58 ans, l’âge de penser raisonnablement à la retraite. Je continuerai certainement d’être présent dans la lutte, mais plus comme élu… » De fait, si Claude Vanzavelberg a été candidat en 2008, puis en 2014, c’était en position non éligible.

Régulièrement, on le croisait encore, aimable et discret, aux points presse du PCF local, avec son look à la Karl Marx et les manches de chemises retroussées, été comme hiver.

On dit qu’il a pris personnellement la défaite de Jacky Hénin en 2008. Au lendemain, il démissionnait du secrétariat de la section calaisienne du PCF.

En 2011, il avait eu à faire face au décès de sa compagne Marie-Noëlle Gues, militante connue sous le pseudonyme de Zetkin.

Grégory FAUCQUEZ

C'est avec une grande émotion que les camarades de la section du PCF de l'Arrageois ont appris cette très triste nouvelle et tous, nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille de Claude et prenons part à leur profonde douleur.

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Souscription 2014 : plus que quelques jours pour faire un don au PCF

27 Décembre 2014, 18:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Souscription 2014 : plus que quelques jours pour faire un don au PCF

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VILLEJUIF (Val-de-Marne): 300 personnes se rassemblent pour défendre le Parvis Georges Marchais

26 Décembre 2014, 15:44pm

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Intervention d'Olivier Marchais au rassemblement républicain :

"Il doit y avoir de la place pour deux"

C’est avec beaucoup d’émotions que je me permets de prendre la parole ce soir.

Nous sommes réunis pour protéger la plaque commémorative du parvis Georges Marchais, inauguré en Mai 2013, en l’honneur de mon père, disparu il y a maintenant 17 ans.

Le nouveau Maire de Villejuif, Monsieur Le Bohellec, considère par une délibération municipale du 17 décembre 2014, qu’il convient de déshonorer Georges Marchais pour honorer Georges Mathé.

A peine élu Monsieur le Maire, vous prenez une décision d’une bien grande cruauté à l’égard d’un homme, à l’égard de tous ceux qui ont pu eux-mêmes ou leurs familles voter pour lui à un moment de leur vie, où qui tout simplement respectait son engagement, ses combats, sa sincérité.

Quelle arrogance, quel mépris après seulement 9 mois de mandat !

Vouloir faire disparaître la mémoire d’un homme et avec lui, la mémoire collective, l’histoire d’un territoire, de la banlieue rouge.

Georges Marchais fût député de Villejuif pendant 24 ans. Elu à 6 reprises de 1973 à 1997, il a porté haut et fort dans l ‘hémicycle les intérêts de ses concitoyens. Il fût un élu populaire, respecté, indissociablement lié au développement de Villejuif.

Je peux citer l’arrivée du métro, la construction du lycée Darius-Milhaud, les combats pour obtenir la couverture de l’A6B, un commissariat de Police Nationale. Mais également son engagement en faveur du droit au logement, pour la défense de l’emploi, pour combattre les injustices au quotidien …

La population de Villejuif n’oubliera jamais la venue de Nelson Mandela en Octobre 1993 au Théâtre Romain Rolland, ses paroles de remerciements pour le combat mené par Georges Marchais et tant d’autres, en faveur de sa libération.

Il est de tradition dans notre République d’honorer après leur disparition, des élus, des personnalités, reconnus pour leurs actions publiques, pour leur dévouement à l’intérêt général.

En tant que Député, au service des populations, durant 24 ans, Georges Marchais est légitime. Ce parvis rappel simplement, ses actions, ses engagements.

Cette reconnaissance va bien au delà de l’adversité politique, elle est Républicaine.

Permettez-moi de rapporter ces propos tenus dans le Parisien Val-de-Marne du 30 Mai 2013 par 2 personnalités politiques du Département, adversaires politiques aux convictions différentes de celles de Georges Marchais, mais 2 républicains :

- Roger Gérard Schartzenberg, député du Parti Radical de Gauche de la 3ème circonscription du Val-de-Marne : « Il est normal de saluer son combat. Même si je n’approuvais pas la totalité de ses positions, j’étais sensible à l’énergie qui l’animait, à son courage et à son humanité. »

– Christian Cambon, Sénateur Maire de Saint-Maurice et Président de l’UMP du Val de Marne : « Je reconnais à Villejuif le droit de célébrer ce personnage d’envergure nationale. »

Son engagement pour le développement des centres Hospitaliers Paul Brousse et Gustave Roussy, pour la recherche médicale et la recherche contre le cancer, à toujours été reconnue à sa juste valeur.

Villejuif compte trois hôpitaux, 7000 médecins chercheurs et personnels médicaux. Parmi eux figurait Georges Mathé, médecin cancérologue de renommée mondiale, qui réalisa en 1958 les premières greffes de moelles osseuses sur l’homme et qui dirigea le service des maladies sanguines de l’Hôpital Paul Brousse.

Vouloir aujourd’hui, opposer Georges Mathé et Georges Marchais est un contre sens historique. Ils ont travaillé ensemble pour faire de Paul Brousse, ce grand Hôpital où la recherche et les soins sont de pointe.

Sachez qu’un éminent scientifique, Gaulliste, résistant et un ouvrier devenu Député, communiste, déporté du travail, se sont trouvés pour le bien commun, au service des populations.

Catherine Gaston-Mathé, sa fille, avec qui je me suis entretenu durant le week-end n’est « pas du tout partisante de déshonorer l’un pour honorer l’autre ».

Nos deux familles partagent la même conviction : il doit y avoir de la place pour deux. Ils entretenaient une relation faite de respect et d’amitié.

Et pour ma part, vous pouvez donner une plus grande place à Georges Mathé si vous le souhaitez.

Mais ne vous acharnez pas sur un homme disparu il y a 17 ans, qui a représenté un Parti Politique qui existe aujourd’hui, et qui rassemble des hommes, des femmes, des militants, des élus, en France, dans le Val de Marne et à Villejuif.

Je tiens à remercier toutes les personnes présentes ici, ce soir, et je voudrais remercier également tous ceux qui ont tenu à témoigner de leur soutien durant ce week-end.

L’indignation est grande, ici, à Villejuif, et dans tout le pays, bien au-delà de la diversité de nos opinions.

Alors, montrez vous digne de votre toute nouvelle écharpe tricolore, respectez la mémoire, le combat d’un homme politique, député de la République Française durant 24 ans.

En ces temps difficiles, je suis persuadé que les Villejuifois et les Villejuifoises attendent bien d’autres décisions municipales de votre part, tournées vers leur présent et surtout leur avenir.

Vous pouvez revenir sur cette délibération.

Respectez la mémoire de Villejuif, respectez mon père, respectez Georges Marchais, tout comme lui vous aurait respecté, si il était encore Député, malgré vos différences.

 

source: Villejuif pour tous

 

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Il y a 40 ans 42 mineurs trouvèrent la mort dans la catastrophe de Lièvin: un drame qui n'était pas dû à la fatalité

26 Décembre 2014, 15:18pm

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Il y a 40 ans 42 mineurs trouvèrent la mort dans  la catastrophe de Lièvin: un drame qui n'était pas dû à la fatalité

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FSGT, quatre-vingts ans et des clubs pleins de vie

26 Décembre 2014, 15:06pm

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La Fédération sportive et gymnique du travail fête son quatre-vingtième anniversaire. Et continue de promouvoir une certaine conception du vivre-ensemble. Le but : rendre le sport accessible à tous pour que les pratiquants deviennent des sportifs émancipés et citoyens.

FSGT, quatre-vingts ans et des clubs pleins de vie

En ce 24 décembre 1934, l’émotion est palpable au 33, rue de la Grange-aux-Belles (11e arrondissement). Devant la montée du fascisme en Europe, la FST (Fédération sportive du travail, communiste) et l’USSGT (Union des sociétés sportives et gymniques du travail, socialiste) sont réunis en congrès. À l’unanimité, les délégués décident de fusionner et donnent naissance à la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail). Quatre-vingts ans plus tard, cette fédération qui, depuis le Front populaire, a toujours exprimé des revendications pour le sport français, continue de promouvoir une certaine conception du vivre-ensemble avec une volonté de rendre le sport accessible à tous pour que les pratiquants deviennent des sportifs émancipés et citoyens. Avec 270 000 pratiquants aujourd’hui, pas moins de 4 700 associations sportives et d’entreprises qui organisent une centaine d’activités sportives dans 70 départements, la FSGT ne connaît pas les outrages du temps.

Le temps, lui, n’est pas de la partie en ce lundi de décembre. Une pluie à ne pas mettre un sportif dehors. Ça tombe bien, la section « plus de cinquante ans » de l’AS Drancy (Seine-Saint-Denis) organise, tous les lundis après-midi, un atelier travaux manuels. Autour d’une grande table, une vingtaine de personnes confectionnent des lapins en feutrine ou des cartes de vœux en relief. « Tout sera vendu lors d’expo-ventes à Noël et à la Fête des mères », explique Sylvie Joly, secrétaire de la section. Dans l’autre pièce, c’est tricot et broderie. « On vient pour la convivialité, explique Brigitte, cinquante-sept ans, retraitée. Et puis, il y a le goûter à 16 heures. »

« Sortir les gens de l’isolement, de nouer du lien social »

C’est aussi cela la FSGT, une fédération sportive qui mêle vie associative et solidarité. D’ailleurs, l’ASD, créé en 1939, signifie Arts et Sports de Drancy. « Le but est de sortir les gens de l’isolement, de nouer du lien social », glisse Sylvie Joly. Avec 850 adhérents sur les 3 000 que compte l’ASD, cette section est la plus importante. Une fois réglée la cotisation annuelle de 57 euros, les 60 activités (aquagym, cuisine, balades…) sont gratuites. Au même moment, dans un autre quartier de Drancy, le cours de danse country bat son plein, salle Paul-Éluard. « Il faut mémoriser les enchaînements car en country chaque musique a sa chorégraphie », glisse Gisèle, soixante-trois ans, responsable bénévole de l’atelier. « À la FSGT, il n’y a pas de prof, explique Memed Debbouza, responsable de la section adulte omnisports. C’est un adhérent qui enseigne aux autres. La première compétence ici, c’est la motivation. » L’autogestion est une des particularités de la FSGT. À Paris, dans le 14e arrondissement, le club FSGT d’escalade Roc 14, lié par une convention d’utilisation à la Ville de Paris, est un bel exemple. Créé il y a dix ans, ce club de 800 adhérents connaît un succès ascendant. « On refuse 500 candidatures par an », explique Philippe Segrestan, cinquante-neuf ans, secrétaire du club. La cotisation annuelle (90 euros contre 450 euros en moyenne en club privé) est attractive. Mais pas seulement. Aux cours enfants du mercredi soir, des parents et des bénévoles encadrent les bambins le long des 45 lignes d’escalade réparties sur les 800 mètres carrés de mur. « Quand j’ai débuté, je ne connaissais pas la FSGT, confie Benoît, cinquante-deux ans. Puis j’ai suivi une formation gratuite FSGT d’animateur de structure artificielle d’escalade. Dans les clubs privés, les grimpeurs sont des consommateurs. Ici, on est acteurs. »

Le bénévolat prévaut aussi pour organiser les activités, les sorties en falaises ou le nettoyage du mur. De même, la responsabilisation est privilégiée dans la pratique avec la technique dite de la « grimpe en tête » où le grimpeur s’assure lui-même et équipe la paroi au fur et à mesure de sa progression. Car l’innovation et l’adaptation des règles sont des valeurs constitutives de la FSGT. Sur le terrain synthétique du parc des sports de La Courneuve, plusieurs équipes de foot à sept, auto-arbitrées, se rencontrent pour la dernière journée, avant la trêve de Noël, du championnat A FSGT du comité de Paris. Ce soir-là, le leader, l’association Le 26, joue contre la lanterne rouge, Double Dribble. Le résultat est sans appel : 12-2. Mais l’important est ailleurs. « On a tous joué en club à onze avec trois entraînements par semaine et le match le week-end, mais c’est trop axé sur le physique », précise Loïc Destouches, trente-trois ans, instituteur, président du 26, dont le nom n’est autre que l’adresse de la cité à Ivry, rue Henri-Martin, dans le Val-de-Marne, où tous les membres de l’équipe ont grandi. « À sept, on touche le ballon, on se fait plaisir alors qu’à onze on ne veut surtout pas prendre de buts. » Joué sur une moitié de terrain, sans tacle ni hors-jeu, avec des touches effectuées au pied et des entrées et des sorties à volonté, le foot à sept, auto-arbitré, inventé par la FSGT, fait l’unanimité. « L’absence d’arbitre ne pose pas de problème », assure Nicolas, défenseur du 26. « Si on traite cinq litiges par an, c’est le maximum, confirme Michel Fuchs, du comité de Paris. On fait confiance à la responsabilité des joueurs alors qu’avec un arbitre, ils en sont dépossédés. » Avec près de 25 000 licenciés dans toute la France, dont 8 000 en région parisienne, le foot à sept auto-arbitré ne cesse de gagner du terrain. « C’est simple, pas cher (70 euros la saison) et ils fournissent le terrain, lance Loïc. Un championnat de cette qualité aussi peu onéreux, ça n’existe nulle part ailleurs. »

 

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HUMOUR DE FIN D'ANNÉE: Jingle grèves !

24 Décembre 2014, 09:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

HUMOUR DE FIN D'ANNÉE: Jingle grèves !

Il ne fera pas bon tomber malade en ce Noël 2014, ni même avoir d’accident. Vous ne pourrez compter ni sur les urgentistes ni sur les généralistes qui sont en grève. Du coup, allez-y doucement sur les fruits de mer, le foie gras, les chocolats ou tout ce qui peut vous provoquer une intoxication alimentaire… Préférez les jeux de société, c’est sans danger…

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Réforme territoriale : pour nous, c'est non !

24 Décembre 2014, 09:54am

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Lors de la Séance Plénière du Conseil Régional NPDC du 2 juillet dernier, Cathy Apourceau-Poly, présidente du groupe Front de Gauche, Communistes et Unitaires est intervenue sur la réforme territoriale en cours d'étude au parlement. A noter qu'il ne s'agissait pas à cette période de fusion entre le Nord-Pas de Calais et la Picardie.

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Analyse du projet Macron : en route pour l’esclavage ?

24 Décembre 2014, 09:37am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Analyse du projet Macron : en route pour l’esclavage ?

Un projet qui porte sur le droit du travail, fait par un ministre de l’économie. Pour la méthode, c’est un retour au milieu du XIXème siècle, avant qu’on invente un ministère du travail. Sur le fond, cela risque d’être un retour au début du XIXème siècle si la modification du code civil est maintenue.

Un projet dont le titre III, étonnamment intitulé « TRAVAILLER » donne toute la mesure. On ne fera pas l’injure de penser qu’une loi dite « Pour la croissance et l’activité » montre du doigt les fainéants de chômeurs ou l’indolence des travailleurs dans un pays où leur productivité est une des plus fortes du monde, mais on peut sans doute y voir le vivre pour travailler opposé au travailler pour vivre.

Un tel projet ne doit pas seulement être analysé pour ce qu’il est, il faut aussi le traduire avec nos mots, tant depuis une trentaine d’années la syntaxe patronale a envahi lois, accords collectifs, médias et hélas de plus en plus souvent contaminé le discours des « partenaires sociaux ». Des licenciements pour motif économique aux plans de « sauvegarde de l’emploi » en passant par les plans « sociaux », du chômage partiel à l’ « activité partielle », de l’exploitation des travailleurs à la « compétitivité », des qualifications collectives aux « compétences » individuelles, du droit à la formation à l’obligation de « formation tout au long de la vie », des contrats de merde aux « contrats courts » ou « aidés », du revolver sur la tempe au « dialogue social », il est difficile d’échapper complètement au lavage de cerveau quotidien qui leur permet d’affirmer sans honte et sans grand risque d’être vraiment contredit que ce qui est noir est blanc.

Reste enfin la tactique qui consiste à mettre en avant, pour cacher le reste, ce qui fera discussion, en boucle, dans les médias : le travail du dimanche ! Qu’on limitera ensuite volontiers à la question du nombre à la discrétion du maire (5 ou 12), ce qui permettra ensuite, en fonction du rapport de forces à trouver un nombre (7, 9 ?) qui apparaîtra comme un compromis et pourra laisser l’impression qu’il y a eu finalement beaucoup d’agitation pour rien. D’où l’urgente nécessité de détailler ce « rien » :

1/ Code civil : le retour à 1804 et la suppression du droit du travail

Le droit du travail repose sur la réalité de l’exploitation des travailleurs qui, en langage juridique est nommée « subordination ». Le salarié est aux ordres, soumis à son employeur pour son embauche, son contrat, l’exécution de son contrat et son licenciement. L’exact contraire du droit civil dans lequel les deux parties sont à égalité. Il a donc été ajouté dans le code civil actuel que les contrats de travail étaient exclus de ce droit entre égaux, le code du travail servant précisément à limiter pour partie l’arbitraire patronal.

Le projet MACRON, sans qu’aucun média ne le soulève, abroge l’alinéa qui, dans le code civil, exclut les contrats de travail. Ce n’est ni plus ni moins que la suppression du droit du travail. Un retour à 1804, au code Napoléon, et à la loi Le Chapelier : plus aucune entrave à la liberté d’exploiter. Il suffira au patron, pour chaque litige, d’obtenir « l’accord » du salarié et aucun juge, prud’homal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC...du moment que le salarié est « d’accord ».

A y regarder de près, cette incroyable tentative du gouvernement et du MEDEF n’est pas si nouvelle : elle est ici et là inscrite déjà dans de plus en plus nombreuses dispositions du droit du travail, qu’il s’agisse d’ « accords collectifs » signées par des organisations syndicales et/ou de lois : ainsi, dès décembre 1981, un accord collectif permettait de faire faire 12 h x 12 jours = 144 h à un salarié agricole avec son « accord », l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi du 14 juin 2013 permettent de ne pas respecter le plancher de 24 h avec l’ « accord » du salarié. Et, pour le travail du dimanche, il serait, pour l’essentiel, réservé aux « volontaires ». Ce « volontariat », dont Gérard Filoche ne cesse de répéter qu’il n’existe pas en droit du travail, on en mesure toute l’irréalité quand l’ex présidente du MEDEF n’a pu trouver mieux que l’oxymore de « soumission volontaire ».

2/ Prud’hommes : la mise à mort

Le projet MACRON est un nouvel arsenal pour casser plus encore ce qui reste souvent le seul recours pour les salariés. Les conseillers prud’homaux se voient soumis à un contrôle plus fort, une vraie tutelle ; leurs conditions de travail ainsi que le rapport de force pour les conseillers salariés sont dégradés ; se met en place une justice expéditive et forfaitaire répondant ainsi aux demandes constantes du MEDEF déjà avancées dans l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi qui les ont consacrés :

21/ extension du pouvoir des juges départiteurs, qui pourront assister aux assemblées générales du conseil de prud’hommes, pourront réunir son président et vice-président, et pourront remplacer le conseil de prud’hommes en cas de problèmes de fonctionnement de celui-ci.

22/ extension de la formation restreinte (2 conseillers au lieu de 4), sur demande du bureau de conciliation. Une nouvelle procédure qui aura comme conséquence inéluctable un engorgement supplémentaire et des jugements expéditifs encore plus défavorables aux salariés.

23/ suppression possible de la case « bureau de jugement » et renvoi au juge départiteur (« de droit » et sans possibilité de recours) dans les trois cas suivants : si le bureau de jugement estime que la formation restreinte décidée par le bureau de conciliation (« et d’orientation ») ne s’imposait pas ; si le bureau de conciliation et d’orientation le décide dans le cas où « toutes les parties le demandent » ou bien en cas de partage du bureau de conciliation !

24/ Contrôle et organisation de la « démission » des conseillers prud’homaux : Un décret va désormais fixer un délai au-delà duquel un conseiller prud’homme sera désormais considéré comme « démissionnaire » s’il ne satisfait pas à une nouvelle « obligation de formation initiale et continue. ».

25/ Une suspicion et un contrôle institutionnalisés : Un décret va établir un « recueil des obligations déontologiques des conseillers prud’hommes ». Le projet MACRON donne une idée du contenu de ce recueil qui permettra toutes les mises à l’écart de conseillers qui déplaisent : à l’ « indépendance » et à l’ « impartialité », auxquelles sont astreints tous les juges, pour les conseillers prud’hommes, se rajoutent la « dignité », la « probité » et un comportement de nature « à prévenir tout doute légitime à cet égard », l’abstention « de tout acte ou comportement à caractère public incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions » et, last but not least, « Leur est interdite toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions ».

26/ Des sanctions renforcées : Les conseillers prud’hommes sont considérés par la loi MACRON comme des salariés soumis au pouvoir disciplinaire d’un employeur : sont créées deux nouvelles sanctions, l’ « avertissement » (sans recours possible car censé ne pas être une sanction) et le « blâme » ; est également créée l’équivalent de la mise à pied à titre conservatoire. Quant à la « déchéance » provisoire possible, elle est allongée (de 5 à 10 ans) et une déchéance définitive est créée. Une « commission nationale de discipline » est créée.

27/ La représentation deviendrait obligatoire en appel ! et les défenseurs syndicaux, déjà très peu nombreux, pourraient avec un nouveau statut être introuvables aussi bien aux prud’hommes qu’en appel. Désormais les salariés devront soit prendre un avocat, soit trouver un défenseur syndical dont le projet MACRON prévoit un contrôle de sa désignation et la possibilité de radiation administrative.

28/ Moins de juges pour juger et des juges « mieux » choisis. Le projet MACRON innove en créant la notion de « litiges sériels ». Sans recours possible, le premier président de la cour d’appel ou le président de la Cour de cassation pourra décider de faire juger plusieurs affaires par un seul conseil de prud’hommes, qu’il choisira ! Et ce conseil pourra se dessaisir de lui-même ou « si toutes les parties le demandent » au profit d’un juge départiteur lui-même désormais choisis parmi les juges du TGI, choisis eux-mêmes par le président du TGI « prioritairement en fonction de leurs aptitudes et connaissances particulières ». Si avec ça, les patrons ne gagnent pas à tous les coups...

29/ Un bonus, les avocats d’entreprise ! Ce cadeau anglo-saxon est une bonne nouvelle pour les patrons qui pourront se payer ces DRH bis qui vont accroître l’inégalité des salariés devant la justice. Même si, contrairement au projet initial, ils ne plaident pas, comment ne pas voir le poids dont pèseront ces salariés qui devront leur emploi à leur capacité à conforter le pouvoir patronal, en leur évitant des erreurs préjudiciables, en préparant au mieux pour les prud’hommes arguments juridiques et fausses attestations de salariés mieux ficelées.

3/ Inspection du travail et sanction de la délinquance patronale : toujours moins

L’inspection du travail a déjà vu son indépendance foulée au pied par le décret SAPIN de mars 2014. Le projet d’ordonnance MACRON en est la suite que SAPIN n’avait pas eu le temps de terminer.

Pour les sanctions, les patrons vont échapper et aux juges et aux inspecteurs du travail : des amendes pénales vont être transformées en amendes administratives et l’administratif ne sera plus l’inspecteur du travail mais son supérieur hiérarchique au niveau régional, pas moins, le Directeur Régional des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation et, accessoirement du travail et de l’emploi (D.I.R.E.C.C.T.E) dont le seul intitulé permet de mesurer le degré d’indépendance par rapport au patronat qui échappe ainsi au procès-pénal et accède à tous les arrangements possibles entre amis.

Une mention spéciale pour les délits qui concernent le droit syndical et les représentants du personnel : il est précisé que la peine d’emprisonnement sera supprimée car « susceptible de dissuader les sociétés étrangères d’investir dans les entreprises françaises... ».

Et pour les élections professionnelles, les patrons vont échapper à l’inspection du travail : seront désormais transférées aux juges les décisions sur la mise en place de délégués de personnel de site ; les décisions sur le nombre et de la composition de collèges électoraux ainsi que le nombre de sièges et leur répartition entre les collèges (en l’absence d’accord électoral) ; les décisions de reconnaissance d’un « établissement distinct » pour les élections de délégués du personnel ou de membres du comité d’établissement ; les décisions de dérogation aux conditions d’ancienneté pour les électeurs et les éligibles aux élections de délégués du personnel et des membres du comité d’entreprise.

4/ Médecine du travail : la mise à mort

L’étude d’impact du projet MACRON donne à voir les soubassements des changements législatifs envisagés : il y est expliqué clairement que l’obligation légale de la visite d’embauche ne peut être effectuée car il manque de médecins du travail et que « les employeurs sont donc dans une situation d’insécurité juridique » car la Cour de cassation sanctionnerait « lourdement » le non respect de l’obligation de sécurité ; et la larme vient également aux paupières, il est expliqué que les médecins du travail rédigent beaucoup trop d’avis d’aptitude comportant des restrictions d’aptitude ou des aménagements de poste, ce qui empêcheraient par ce biais tout licenciement ! (« Tant que l’avis mentionne l’« aptitude », aucun licenciement ne peut être envisagé même si l’employeur est dans l’incapacité de suivre les recommandations et propositions du médecin du travail.”).

Les solutions envisagées sont donc : 1/ moins de visites médicales et des visites faites par « d’autres professionnels » ; 2/ des avis d’aptitude faits par des « collaborateurs médecins » et un encadrement voire une suppression des « réserves ». Licencier plus et plus vite pour inaptitude, tel est la sécurisation recherchée par le projet de loi.

5/ « Simplifications » pour les entreprises : toujours plus !

51/ Licenciements pour motif économique : Grâce à la loi du 14 juin 2013, l’employeur pouvait déjà, sur les quatre critères de choix des licencié(e)s, retenir prioritairement le critère qu’il voulait, par exemple le critère arbitraire de la « qualité professionnelle » au détriment des critères sociaux(charges de famille, âge, handicap, ancienneté). Le projet MACRON permet à l’employeur de moduler même les critères choisis en les fixant « à un niveau inférieur à celui de l’entreprise ». En clair, pouvoir choisir de licencier qui on veut, où on veut :

• Le projet MACRON simplifie les « petits licenciements » (de 2 à 9 salariés) dans les entreprises de plus de 50 salariés.

• Le projet MACRON simplifie les efforts de reclassement pour les grandes entreprises.

• Le projet MACRON simplifie beaucoup les licenciements dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire.

• Le projet MACRON simplifie beaucoup le licenciement sans retour et sans indemnités des salariés pour lesquels le tribunal administratif aurait annulé la décision de validation ou d’homologation.

52/ Travail clandestin (= travail « illégal »). Sous couvert de « lutte contre la prestation de service internationale illégale », le projet MACRON organise au contraire le laisser faire pour les infractions au détachement illégal de salariés : « délai » pour se mettre en règle, « rapport administratif » de l’agent de contrôle à l’ « autorité administrative » (rebonjour le D.I.R.E.C.C.T.E) qui pourra « eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés » ( !) et par « décision motivée », suspendre la prestation mais pour « une durée ne pouvant excéder un mois ». Il est prévu que le patron pourra passer outre ( !), ne pas suspendre son activité illégale, et qu’en ce cas, il s’exposera – on tremble – à une « amende administrative » ( !) mais que le D.I.R.E.C.C.T.E n’infligera – on est rassuré – qu’avec circonspection en tenant compte des « circonstances » et de « la gravité du manquement » mais aussi du « comportement de son auteur » ainsi que de « ses ressources et ses charges ».

53/ Travailleurs handicapés. Pour pouvoir se soustraire à l’obligation d’embaucher des travailleurs handicapés, les employeurs pouvaient déjà passer des contrats à des « entreprises adaptées », des « centres de distribution de travail à domicile », des « établissements ou services d’aide par le travail. Le projet de loi MACRON voit plus loin : désormais, il suffira de faire appel : à des personnes que l’employeur ne paiera pas et qu’il n’aura pas l’obligation d’embaucher (« personnes handicapées pour des périodes de mise en situation en milieu professionnel ») ou à des non salariés (« travailleurs indépendants handicapés »)

54/ Consultations des institutions représentatives du personnel. A la rubrique « Dialogue social », le projet MACRON a inscrit, sans rire, la possibilité pour les entreprises, conséquences de l’ANI du 11 janvier 2013, de réduire désormais les consultations des institutions représentatives du personnel, par exemple pour les licenciements pour motif économique, à la fourniture au comité d’entreprise de la « base de données unique » dont le contenu limitatif est fixé par décret

6/ Travail le dimanche et la nuit : toujours plus !

On retrouve ici la suppression du droit du travail avec la prétendue liberté du salarié « volontaire ». Cette liberté dont profiteront toujours plus essentiellement des femmes et des jeunes qui subissent déjà temps partiel et horaires au sifflet, cette liberté va pouvoir s’exercer dans plus de zones et pour plus de dimanches. Ministres, préfets et maires vont pouvoir accorder des dérogations au repos dominical :

• 1/ pour préjudice « au public » ou « au fonctionnement de l’entreprise ».

• 2/ dans des « zones touristiques internationales » (Ministres)

• 3/ dans des « zones touristiques » (Préfets)

• 4/ dans des « zones commerciales » (Préfets)

• 5/ dans les établissements situés dans l’emprise des gares elles-mêmes situées dans les trois zones précédentes (Ministres)

• 6/ dans les établissements de la commune dont le maire pourra désormais autoriser l’ouverture pendant 12 dimanches et devra l’autoriser au minimum pour 5 dimanches, une obligation nouvelle oubliée des médias (jusqu’ici le maire peut autoriser le travail pour au maximum 5 dimanches, il n’y est pas obligé)

Pour bénéficier de ces dérogations, il faut des contreparties pour lesquelles le projet MACRON renvoie au « dialogue social » dont la musique immuable commence à être connue : soit on trouve des organisations syndicales pour signer l’accord que l’employeur souhaite (« accord collectif ou territorial ») soit, comme pour les plans de licenciement, l’employeur décide seul (« décision unilatérale de l’employeur ») après un « référendum » dont le résultat est connu d’avance. En ce cas, le doublement du salaire ne sera pas une obligation pour les entreprises de moins de 20 salariés.

Et dans les « zones touristiques internationales », la loi déciderait maintenant que, dans ces zones, la nuit commence après 24h, alors il y sera possible de travailler de nuit. On appréciera à sa juste valeur la « contrainte » de l’employeur : il « veille » à ce que le salarié « dispose d’un moyen de transport pour regagner son domicile »

Il est grand temps de veiller à ce que le projet MACRON regagne la nuit des rêves patronaux.

Richard ABAUZIT

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Dr MARTINE GARDENAL – « Les médecins sont obligés de dénoncer certains patients » sur BTLV

24 Décembre 2014, 09:06am

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D’après Dr Martine Gardénal invitée dans l’émission Bob vous dit toute la vérité, « Les médecins sont obligés de dénoncer certains patients qui refusent un traitement ».

Interview complète sur BTLV : http://www.bob-toutelaverite.fr/docte...

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Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39

24 Décembre 2014, 07:12am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39

EDITO

UN CHOIX DE VIE ?

Ce matin, j'entendais sur une radio le patron des patrons, Pierre Gattaz, tenir des propos renversant sur le compte pénibilité.

Tenez-vous bien, « il a osé déclarer le travail posté n’est pas une contraintemais un choix de vie ».

Quel culot, quel cynisme! Quand j'entends ça, je me dois de vous dire que je n'ai pas seulement
envie de claquer le poste. Car ils savent bien, ces privilégiés de patrons, les ravages de la pénibilité au travail, mais seule compte pour cette caste, la rentabilité de leur rente.

N’est-il pas temps de mettre au centre des débats cette dure réalité subie par des millions de travailleurs ?

Oui, disons-le haut et fort, la pénibilité résulte de sollicitations physiques et psychiques qui se traduit par une morbidité plus élevée, une atteinte à l'intégrité physique et psychique aux conséquences durables et irréversibles sur la santé et l’espérance de vie.

Cette réalité, dont souffrent des millions de salariés, est parfaitement connue et pourtant toujours niée avec arrogance et mépris par le patronat.

Ils connaissent pourtant les efforts physiques lourds, de contraintes articulaires, de positions pénibles, de manutention, de vibrations, de port de charge.

Oui ils savent, ce qu’endurent ces livreurs porteurs de charbon, de viande, de colis, usés, croqués, à 50 ans, qui portent chaque jour jusqu a 4 tonnes.

Mais, chez ces gens là, il n’y a que le mot profit qui compte.

Et ils n’ont que faire des produits toxiques, des environnements agressifs, des incivilités morales et physiques, ou encore de la chaleur, du froid, des intempéries que subissent les travailleurs

du bâtiment, des travaux publics ou l’agent postal.

Il y a dans ce concert d'usure au travail, les rythmes contraignants de celles ou ceux qui travaillent en usines, en déplacements.

Et aussi dans ce florilège d’exploitation, le travail de nuit, les horaires décalés, alternés, de ces infirmières ou techniciens de production ou ceux des OS contraints au travail à la chaîne, rythmé par des cadences imposées et infernales.

Non et non messieurs les patrons, le travail laborieux, pénible, fatigant menant au burn out, n’est pas un choix de vie ! Les travailleurs, dans leur grande masse, aspirent à de meilleures

conditions de travail dignes de notre époque.

Alors, agissons contre la pénibilité au travail, avec l’espoir que ce beau combat pour la justice sociale, grandisse et redevienne l’étendard d’une majorité de salariés.

HERVE POLY

Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39

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Elections départementales 2015 : n'oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre !

24 Décembre 2014, 06:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Elections départementales 2015 : n'oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre !

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