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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

VOTATION À L’ONU: 188 PAYS POUR LA FIN DU BLOCUS CONTRE CUBA, 2 PAYS CONTRE (ETATS-UNIS ET ISRAEL)

31 Octobre 2014, 22:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Granma.cu

L’assemblée Générale de l’ONU a approuvé ce mardi 28 octobre 2014 presaue unanimement et pour la 23° année consécutive, une résolution qui demande la fin du blocus étasunien contre cuba, une mesure unilatérale imposée par Washington depuis 1962.

L’assemblée plénière des 193 membres des Nations Unies a soutenu par 188 voix pour, 2 contre (Etats-Unis et Israël) et 3 abstentions (Palau, la Micronésie et les Iles Marshall) le projet intitutlé « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis à Cuba ».

Depuis 1992, l’assemblée Générale approuve la demande de Cuba d’éliminer cette politique hostile qui survécu à 11 administrations de la Maison Blanche, dont les conséquences économiques sont estimées à 1 billion 112 534 millions de dollars et dont les dommages humains sont incalculables.

« La politique du blocus viole le principe de non intervention. Les etats-Unis perdent toute autorité. Le blocus viole systématiquement les droits de l’homme de tous les Cubains », a dit Samuel Moncada lors de la session.

Alors, le représentant de l’Egypte a affirmé que malheureusement, avec le blocus, nous continuons « à écouter les échos du passé ». Ce blocus a duré plus que n’importe quel autre blocus dans l’ère moderne. Il persiste en violation totale du Droit International. « L’Egypte continuera à transmettre un message clair aux Etats-Unis », à propos de cette politique.

« Nous appelons instamment tous les pays à appliquer la Cherte de l’ONU… Malheureusement, ces résolutions ne sont pas appliquées efficacement et le blocus contre Cuba n’est pas levé ». Cela a causé des pertes économiques énormes pour l’Ile, a assuré la délégation de la Chine.

« Que les Etats-Unis appliquent pleinement la résolution de l’Assemblée de mettre fin aux sanctions contre Cuba… » Le Vietnam fera tout son possible pour aider Cuba pour qu’elle surmonte les limitations que lui a imposées le blocus.

« Malgré les circonstances adverses affrontées depuis plus de 50 ans, Cuba a élevé ses indices de développement humain… Nous soulignons qu’historiquement, elle a tranformé la solidarité en axe central de sa politique extérieure », a dit le représentant du Mexique. Et la Russie a demandé aux Etats-Unis d’avoir la ferme volonté politique de mettre fin au blocus contre Cuba.

Au nom du MERCOSUR et des Etats associés, la délégation de l’Argentine a déclaré que « les coûts humanitaire et économiques pour le peuple cubain, en plus de l’anachronisme de cette politique, sont évidents pour tous, a-t-elle dit. Le blocus viole les principes de la Charte de l’ONU et du droit international », a affirmé son représentant. Et aussi « les principes de la justice et des droits de l’homme ».

Source: http://www.granma.cu/mundo/2014-10-28/victoria-cubana-en-la-onu

URL de cet article: http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2014/10/cuba-le-monde-reclame-a-nouveau-aux-etats-unis-la-levee-du-blocus-de-cuba.html – traduction Françoise Lopez

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Tout ce qui change au 1er novembre 2014

31 Octobre 2014, 21:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tout ce qui change au 1er novembre 2014

L’hiver approche avec son lot de changements tarifaires.

La trêve hivernale débute ce samedi

Cette trêve, obtenue par l'Abbé Pierre après l'hiver 54, démarre chaque année le 1er novembre mais débute véritablement la veille au soir, les expulsions étant interdites entre 21 heures et 6 heures.

Les expulsions de locataires ne pourront plus se faire qu'à compter du 1er avril 2015. même si le propriétaire a entamé une procédure judiciaire. 

La trêve hivernale suspend également les coupures de gaz et d'électricité en cas de factures impayées.

 

Les tarifs réglementés du gaz de GDF Suez en hausse

Ils augmentent de 2,31% hors taxe en moyenne par rapport à octobre 2014. Près de sept millions de foyers sont concernés.  L’augmentation est en moyenne de 0,8% pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson, de 1,4% pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude et de 2,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Il s'agira de la deuxième augmentation consécutive après celle de 3,9% en moyenne le 1er octobre.

Un mouvement classique dans la mesure où on entre dans la période à laquelle les consommateurs rallument leurs chaudières

Les tarifs de l’électricité grimpe aussi

la nouvelle est tombé ce vendredi. Le décret, qui définit la nouvelle méthode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité, qu'EDF applique à environ 28 millions de foyers.

Les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers augmenteront de 2,5% à partir du 1er novembre, conséquence de l'application de la nouvelle formule de calcul et d'un rattrapage sur les tarifs appliqués en 2012 et 2013.

Cette mesure avait été annoncée par Manuel Valls, suite à l'annulation de la hausse de 5% décidée par Ségolène Royal.

 

Cession d'entreprise: Le droit d'information des salariés entre en vigueur

Les entreprises commerciales de moins de 250 salariés devront, dans le cadre de la loi Hamon, prévenir leur personnel de toute cession du fonds de commerce ou de la majorité des parts sociales.

L’ESP devient obligatoire

Les voitures neuves devront être équipées d'un nouveau système appelé ESP ou «Electronic Stability Program». C'est un correcteur de trajectoire créé par l'équipementier Bosch en 1995. Des capteurs situés dans les quatre roues du véhicule contrôlent la trajectoire 25 fois par seconde. Autrement dit, ce système permet d'éviter des accidents et même de sauver des vies.

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Clap de fin pour Blaise Compaoré

31 Octobre 2014, 20:58pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pour avoir tenté de prolonger jusqu’à l’absurde son interminable règne au sommet de l’Etat burkinabé, l’assassin de Thomas Sankara a été balayé par la rue en quelques jours. Paris perd un de ses plus fidèles serviteurs, le continent africain et ses forces progressistes l’un de ses pires fossoyeurs.

En déclin depuis la chute du mur de Berlin, le cœur de la Françafrique ne battait plus seulement en Côte d’Ivoire où le président Houphouët Boigny allait bientôt rendre l’âme, ou au Gabon, minuscule émirat pétrolier du clan Bongo mais gigantesque tiroir caisse de la classe politique française, du RPR au PS en passant par le Front national. A Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, l’influence régionale de Blaise Compaoré dépassait de loin les capacités et les moyens de ce qui demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. La déstabilisation de la Côte d’Ivoire ou celle du Mali devait beaucoup à ce militaire taiseux et secret, installé en 1987 par la grâce de Jacques Chirac, revenu au pouvoir à la tête d’un gouvernement de cohabitation. Il appartiendra aux historiens de déterminer un jour les véritables responsables de l’assassinat du capitaine Sankara, remarquable dirigeant (1984-1987) qui tenta de rendre dignité au « pays des hommes intègres » en le payant de sa vie.

Il confiera au magazine Jeune Afrique : « Un jour, des gens sont venus me voir, complètement affolés. « Il paraît que Blaise prépare un coup d’Etat contre toi… » Ils étaient, le plus sérieusement du monde, paniqués. Je leur ai répondu ceci : « le jour où vous apprendrez que Blaise prépare un coup d’Etat contre moi, ce ne sera pas la peine de chercher à vous y opposer ou même de prévenir. Cela voudra dire qu’il est trop tard et que ce sera imparable. Il connaît tant de choses sur moi que personne ne pourrait me protéger contre lui s’il voulait m’attaquer. Il a contre moi des armes que vous ignorez… »

L’un de ses plus proches amis français, introduit auprès de Guy Penne, l’ancien « Monsieur Afrique » de François Mitterrand, raconte : « Je ne crois pas que Mitterrand ait donné son feu vert à la liquidation de Sankara. Ils entretenaient des liens conflictuels, mais le Président français ressentait, à sa manière, une forme de fierté que l’espace francophone ait pu bénéficier d’un dirigeant de la trempe de Sankara ».

En coulisse, c’est Jacques Foccart, l’inamovible métronome des réseaux occultes de la Françafrique, qui orchestre sa chute. Face la caméra d’une télévision suisse, il étalera le mépris que suscitait les volontés d’émancipation du passeur du slogan « la patrie ou la mort, nous vaincrons » chez ces hommes « raisonnables », biberonnés à l’anti-communisme, : « Il est étonnant de constater que la légende de Sankara est encore vive à l’étranger, alors que ses compatriotes ont eu à supporter sa violence et son inefficacité, tant politique qu’économique. Je ne peux pas dire que j’ai été fasciné, mais j’ai eu l’impression d’avoir en face de moi un homme très intelligent et curieux, qui aurait été incapable de devenir raisonnable ».

Officiellement, Thomas Sankara, le corps criblé de balles, est décédé « de mort naturelle ». Devant les visiteurs qui s’inquiétaient du véritable sort de son ex-meilleur ami, Blaise Compaoré baissait les yeux. La justice burkinabé s’est toujours opposée à l’ouverture d’une tombe dont nul ne sait à ce jour quel cadavre elle renferme, si ce n’est la symbolique d’un drame shakespearien qui bascula le pays d’une expérience progressiste, indépendante et unique, au retour à l’enclavement, à la servitude vis-à-vis de la France, et surtout à l’humiliation. Le 16 octobre 1988, Blaise Compaoré soldait ainsi dans les colonnes du Monde l’héritage de son « frère », du plus coriace adversaire de la dette, de l’économie de rente et d’importation. Que reste-t-il du socialisme, s’enquérait le quotidien vespéral… Réponse du futur chien de garde d’une Afrique de l’Ouest enfin débarrassée de Sankara et de ses vénéneuses utopies : « Notre révolution se déroule dans un cadre bourgeois. Notre objectif, c’est la croissance. Nous avons besoin d’un développement du capitalisme. Mais ce capitalisme ne doit pas se faire au détriment du peuple. Pour nous, il n’a jamais été question de socialisme. »

Blaise Compaoré parle déjà de lui à la troisième personne. En 1991, la chute de la dictature au Mali lui inspire cette réflexion : « L’erreur de Moussa (Traoré, président du Mali de 1968 à 1991), c’est de ne pas avoir compris ce tournant de l’histoire. Il a voulu résister en oubliant qu’il n’avait plus personne d’autre à ses côtés que sa garde prétorienne et en misant encore, ces dernières heures, sur un parti unique qui n’avait plus aucune existence ». A Ouagadougou, au crépuscule de presque 25 ans de pouvoir sans partage, les manifestations violentes contre la vie chère (février-mars 2008), ou les mutineries de mars-juin 2011 ne raisonneront pas plus Compaoré, pourtant homme des casernes, que son « collègue » Moussa Traoré.

Le tripatouillage constitutionnel auquel il entendait se livrer prétendait s’appuyer, comme il l’expliquera le 12 décembre 2013, sur un référendum et donc sur la volonté populaire. Les centaines de milliers de citoyens descendus dans la rue le 28 octobre dernier, puis la prise d’assaut de l’Assemblée nationale et de la télévision publique deux jours plus tard, se chargeront de lui rappeler le sens de « l’histoire », lâché par le chef d’Etat major des armées qui désormais détient les clés du pays.

 

 

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Petit rappel des droits conquis par la CGT et le PCF

31 Octobre 2014, 05:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

de notre camarade MICHEL ETIEVENT

 

Bon dieu mais c'est pas vrai!!!!! ...si la CGT et le PCF n'existaient pas vous n'auriez pas eu:

la loi des 8 heures
le syndicalisme libre
les congés payés
les 40 heures
les conventions collectives
la secu
la retraite
les statuts de la fonction publique, des electriciens et gaziers, des mineurs,
le triplement des allocs
un code du travail acceptable
la loi sur les heures supplementaires
la formation professionnelle
la prévention dans l'entreprise
Les CHS
la reconnaissances des maladies professionnelles
la caisse d'intempéries du batiment
la primes prénatale
le congé maternité
l'allocation de salaire unique
le CNRS
l'hôpital public
le congé hebdomadaire
et puis la resistance.... et puis j'arrête là parce que FB (facebook) n'y suffirait pas... alors battez vous pour que la CGT et le PCF puissent continuer...sans tomber dans tous les pièges des médias qui ne rêvent que de vous voir divisés.

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Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Ukraine épisode 3

30 Octobre 2014, 22:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Odessa : entre le burlesque et l’effroi;

 

Comme nous l’a dit un de nos interlocuteurs : « Ce nest pas le IIIe Riech, il y a beaucoup d’opérette, mais on peut perdre sa santé, son emploi, son appartement et se retrouver en prison ». Au moins pour un temps. Ce qui tempère, toujours selon lui, la férocité de la répression, est que : « premièrement ceux qui sont compétents en la matière, le SBU, sont si vénaux qu’ils agissent pour récolter des rançons. Il est possible de racheter leurs prisonniers, c’est même conçu pour ça. Nous organisons des collectes à cet effet. Quitte à les voir livrer leurs proies odéssites dans les échanges avec les prisonniers faits par la Résistance dans le Donbass. En ce moment, nous espérons deux militants qui doivent nous être remis à Kharkov. Deuxièmement, ceux qui le feraient par conviction, par amour de l’art fasciste, les militants de Pravy sektor, sont encore maladroits et n’ont pas les compétences policières. » Mais avec le temps, tout ça peut encore se durcir et il faut prévoir dès aujourd’hui.

Il y a bien sûr des interactions entre Pravy sektor et la police. Par exemple, quelqu’un est convoqué au SBU pour interrogatoire et là au bout de quelques heures il est relâché faute de preuves, mais à la sortie il est entouré par un groupe d’individus, transporté dans un coin à l’écart, où il est vigoureusement tabassé à coup de battes et on le laisse là en sang à titre d’avertissement.
Le plus douloureux de la situation, toujours selon lui, est que sur les vidéos des événements du 2 mai, ils ont pu établir la liste de ceux qui ont tué, ils les ont donné à la police. Ces gens ont été immédiatement relâchés et ils les croisent dans les rues, il nous parle d’un avocat, des gens qui ont pignon sur rue et ils nous le montrent sur une vidéo en train d’achever un blessé à terre.
Avec le 2 mai, l’incendie de la maison des syndicats, et cette ambiance oppressante , les foules qui défilaient tous les dimanches pour réclamer un référendum sur le fédéralisme et contre le maïdan se sont divisées en quatre parts, toujour s selon lui.
1) Ceux qui se sont enfuis en Crimée ou en Russie pour sauver leur peau, ils étaient trop dans le viseur.
2) Ceux qui ont rejoint les insurgés du Donbass
3) Ceux qui sont en prison
4) Ceux qui se taisent

Notre interlocuteur ajoutera, « il y a ceux qui résistent ici, mais de ceux là je ne dirai rien. Ce dimanche vous verrez une de leur manifesations pour célébrer le souvenir de ce qui s’est passé à la maison des syndicats, il y a juste six mois. Mais ils risquent gros, il y a actuellement des purges dans toute l’administration, dans la presse, dans l’éducation nationale, je vous donnerai la photocopie d’un texte concernant les enseignants. Vous pourrez la publier et la traduire et vous mesurerez le courage de ceux qui s’affichent au grand jour ! »

Voici pour vous expliquer pourquoi désormais notre reportage va changer de ton, nous masquerons les prénoms et les activités de nos interlocuteurs, nous ne dirons pas où nous les avons rencontrés, combien ils étaient et tenterons même d’effacer les caractéristiques qui les rendent reconnaissables. Ce sont des gens formidables et de surcroît en bons Odessites ils conservent un humour ravageur.

Danielle et Marianne

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Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Ukraine 2ème épisode

30 Octobre 2014, 22:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le voyage : Retour en arrière dans tous les sens du terme 

Catherine II à Odessa doit-elle être descendue de son piédestal parce que la nouvelle Ukraine fait une crise de russophobie ?… Une fois de plus…

Depuis hier vous savez ou devriez savoir si vous êtes des lecteurs fidèles de ce blog que de Vienne vers Chisinau nous avons été détournées vers Istanbul et que nos bagages n’ont pas immédiatement suivi. Notre premier contact avec la Moldavie se passe donc dans la file d’attente de la perle du Bosphore. C’est fou le nombre de gens qui parlent français et d’autres langues… LE MOLDAVE est peut-être un rural, tendre, naïf, comme diraient les ethnologues amateurs à la recherche de personnalité de base nationale, mais il est aussi spontanément polyglotte. Enfin, LE MOLDAVE de la file d’attente dans un aéroport turc et qui arrive du Quebec pour des vacances, mais aussi peut-être pour élections du 30 novembre.
Tandis que Marianne fraternise avec une Russo-moldave installée au Quebec et qui élève son fils Dimitri dans la vénération de la mère patrie… russe avec la permanence familiale de l’usage de la langue, moi j’ai une grande discussion avec une Moldave de souche bessarabienne francophone, toujours en provenance du Quebec.
Avec elle, je découvre une autre catégorie post-soviétique, j’entame une nouvelle famille. En Crimée, nous avions été confrontées en juin à un regret quasi-unanime –excepté quelques Tatars russophobes- de l’Union Soviétique, une sorte de paradis perdu. Et dans ce bain de nostalgie on pouvait distinguer en gros deux types de réaction. Ceux qui étaient restés ou devenus communistes et vomissaient les oligarques et ceux qui reprochaient aux communistes d’avoir vendu l’URSS.

Dans ce premier contact avec la Moldavie, je découvrais à travers cette femme d’une quarantaine d’années une nouvelle attitude post-soviétique. Elle n’exprimait pas clairement son vote, mais tout tendait à prouver qu’elle se prononcerait pour l’Europe. Mais rien n’est simple dans cette Atlantide immergée dans la mondialisation et l’économie de marché … Elle regrettait amèrement l’Union Soviétique. Elle m’a expliqué, une bonne demie-heure durant, à quel point la vie y était sécurisante, apaisée. Si vous aviez fait de bonnes études vous étiez assurés de trouver une bonne place. Et surtout, elle y tenait, il y avait un excellent système de santé. Ce sujet lui tenait visiblement à cœur et elle semblait très au fait de la sécurité sociale française. Elle avait vu un reportage à la télévision québécoise : le système de santé français était le meilleur du monde, les Canadiens avaient tenté de le copier, mais c’était en vain. Rien ne nous égalait si ce n’est l’ancienne Union Soviétique. Les Moldaves y étaient protégés, heureux.
Mais là où l’affaire se compliquait par rapport à mes homosovieticus du Donbass et de la Crimée, c’est quand je lui ai demandé : « Pourquoi l’Union Soviétique s’est-elle effondrée alors que la situation y était aussi florissante ? » Elle a répliqué : « C’est la faute des Russes ! »
Pas à cause des trois ivrognes, le secrétaire général du parti communiste de la Fédération de Russie, Eltsine, celui de Biélorussie et celui d’Ukraine qui un soir de beuverie ont « constaté » la fin de l’Union Soviétique et qui ont aussitôt téléphoné au secrétaire général du Kazakhstan, puis à Bush pour lui dire que c’était fait. Non ça c’était l’opinion de l’homosovieticus du Donbass et de quelques autres retraités criméens.
Ma nostalgique franco-québecoise était vraiment très en colère contre l’hégémonie russe : les Russes avaient voulu enlever aux Moldaves leur langue, ils leur avaient imposé l’alphabet cyrillique. Ils leur avaient recomposé leur passé, déporté leur élite nationale au goulag. Ils les avaient remplacés par des Russes venus y compris de Sibérie. Faisait-elle référence à la Transnistrie, ce nationalisme moldave était-il de même nature que celui qui était en train de déferler sur l’Ukraine. Les Roumains avaient été des auxiliaires aussi criminels que les bandéristes pour les nazis, qu’en était-il des Moldaves ? Je l’ai alors interrogée sur la collaboration de certains nationalistes locaux avec les nazis. Elle a paru très fâchée. Ça c’était en Galicie, pas en Moldavie où il n’y avait pas et il n’y aurait pas de fascistes. J’ai vite repris le thème des avantages sociaux et je lui ai demandé pourquoi elle ne votait pas communiste ? Elle a dit que c’étaient les vieux qui votaient avec discipline pour les communistes… Elle avait d’autres perspectives et surtout elle ne voulait plus des Russes, de leur domination. Ce qu’elle espérait de l’Europe c’était ne plus avoir à faire à la Russie, mais à des peuples latins et surtout que tous y jouiraient d’une sécurité sociale à la française et que l’Union européenne agirait contre l’insupportable corruption des oligarques, leur pillage incroyable. En fait, il n’y avait personne en Moldavie avec un tel programme et c’était dommage. Ce qui était stupéfiant dans son discours était la manière dont cette Moldave vivant au Québec avait recyclé dans un syncrétisme tout à fait personnel, son expérience soviétique, ses aspirations nationalistes et ses espérances sociales avec la propagande de l’Occident russophobe dominante au Canada comme aux Etats-Unis et en France.
Dans le taxi qui nous ramenait de l’aéroport à l’hôtel Cosmos où nous étions sensées attendre des bagages qui n’arriveront que le surlendemain, avec Marianne, nous interrogeons en russe le jeune chauffeur de taxi, il n’a pas la trentaine. Pour qui pensait-il voter ? Il n’attendait rien de bon ni de l’Europe, ni des Russes. Les vieux allaient sans doute voter massivement pour les communistes parce qu’ils espéraient reconstruire l’Union Soviétique, mais c’était une illusion. Ce temps était passé, il ne reviendrait plus. « Les démocrates » pro-européens s’étaient déconsidérés ces dernières années en pillant plus qu’il n’était raisonnable et tout le monde était perdu. Dans certains villages, un riche venait et offrait des concerts gratuits et le village s’apprêtait à voter pour lui dans l’espoir d’un autre concert. C’était ça désormais la politique, ce n’était pas sérieux. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait LUI de l’Union Soviétique ? C’était mieux, il était enfant, mais il sait que c’était mieux. Il y avait de bonnes formations débouchant sur un bon emploi avec des maîtres respectés. Mais on ne pouvait plus se faire d’illusion comme les vieux, ce temps là ne reviendrait plus. Alors il ne savait plus pour qui voter, tout en étant conscient que tout dépendait de gens comme lui, les hésitants, ils feraient la différence pour le mal plutôt que pour le bien.
J’ai ressenti hier quelque chose de semblable face à des amis Odessites qui nous accueillaient. Ils s’affirmaient communistes, c’étaient des intellectuels marxistes à sensibilité stalinienne, enfin c’est peut-être un peu rapide. L’un d’eux nous faisant visiter la ville nous a désigné le boulevard Alexandre II. C’était devenu le boulevard Staline, puis avec la déstalinisation le boulevard de la Paix et c’est redevenu depuis l’indépendance de l’Ukraine le boulevard Alexandre II. La rue perpendiculaire était la rue Juive avant l’Union Soviétique, elle a alors été baptisée rue Bebel, du nom du révolutionnaire allemand et aujourd’hui elle est redevenue rue Juive. Mais les gens ont pris l’habitude de dire les deux noms. Sous l’Union soviétique c’était la rue Bebel juive et maintenant c’est la rue juive-Bebel.
C’est ridicule cette manie d’effacer les deux noms et maintenant cela devient un vrai délire, nous a expliqué notre guide devant le monument à Catherine II. Les Soviétiques avaient détruit le monument et l’avaient remplacé par une statue glorifiant les marins du Potemkine et ils avaient transféré Catherine II au musée de la ville. A la chute de l’Union Soviétique, retour de Catherine II, flanquée à son piédestal de quatre de ses anciens amants qui avaient beaucoup œuvré pour Odessa, dont Potemkine. Des statues modernes. Maintenant il y a une plainte déposée devant les tribunaux demandant la destruction du monument à Catherine II et le refus désormais de la désigner comme la fondatrice de la ville au profit d’une obscure citadelle turque et de son commandant attaqué par les troupes russes. Lénine ne leur suffit plus, ils s’attaquent à Catherine II et à Pouchkine…

Cette manie de refaire le passé pour mieux imposer un présent qui ne convient à personne est désastreuse, onirique, l’histoire revue par Kafka. Et pourtant c’est très concret pour mon interlocuteur odessite. Il a fait des études d’histoire, il était jeune assistant à la fac d’histoire et se spécialisait dans le XVIII e siècle, se consacrant pour son plaisir personnel à Pouchkine. Quand il y a eu « l’indépendance » de l’Ukraine et surtout le retour en force des réactionnaires même des fascistes, il a perdu son poste d’enseignant-chercheur. On n’avait plus besoin de spécialistes de l’Histoire russe et de Pouchkine. D’ailleurs en ce moment, les fascistes parlent de détruire la statue de Pouchkine, l’écrivain russe par excellence. L’enseignant a été jeté à la rue et a dû multiplier les petits boulots, les agences, les expertises… Il n’avait pas été fait pour ça… C’est lui qui refuse de nous faire visiter le grand marché d’Odessa au Kilomètre 7 et qui nous explique que là certains de ses amis, chassés comme lui de l’enseignement, faute de crédits pour leur spécialité et désormais de crédits tout court se sont retrouvés dans ces trafics de contrebande. Pour nous aussi, communistes français, la fin de l’Union Soviétique a été un choc, mais nous mesurons mal ce qu’elle a été à la base pour tous ces gens confrontés concrètement aux conséquences.

Ne nous faisons pas d’illusion en France nous avons aussi cette manière de revoir l’Histoire, les sujets qui n’ont aucune chance d’être agréés par le ministère en ce qui concerne la révision académique ou ce que nous raconte Irina : comment elle est venue à Paris pour faire une conférence sur ce qui s’était passé à Odessa. Dans un grand hôtel, une grande partie de la presse française était là en tous les cas le Monde, Libération et d’autres. On leur a montré des photos sur les événements du 2 mai, le massacre dans la maison des syndicats. Mes amis odessites attendent encore le moindre article. Mieux ou pire, ils ont une exposition itinérante avec des photos, des témoignages, elle est passée dans la plupart des grandes villes d’Europe, elle a donné lieu à des contre-manifestations fascistes au Portugal et en Espagne. Mais à Paris, il a été impossible de trouver où et avec qui la présenter…Comment vaincre ce négationnisme du présent qui s’empare de notre pays, ce trafic de nos mémoires… En rentrant, nous allons tenter de nous battre avec toujours les mêmes amis, mais ce bâillon nous étouffe et nous ne comprenons que trop ce que ressentent nos amis de l’est… Ce présent qui se recompose à chaque instant au gré de jeux politiciens…
Et là, je rejoins les réflexions du chauffeur de taxi moldave et celui de cet universitaire communiste qui continue à se battre avec courage en tentant de faire passer des informations sur la fascisation d’Odessa, alors qu’il voit tous les jours des gens arrêtés, menacés. Quelle est leur relation au vote communiste. Le chauffeur de taxi moldave n’y croit plus et l’historien n’a pas voté à ces élections. C’est une farce, est-ce que l’on peut voter quand le sang est répandu explique-t-il ? Fallait-il voter communiste ? Sa relation au parti communiste ukrainien et à Simonenko est compliquée. Les communistes à la chute de l’Union soviétique étaient en deuxième position, les gens croyaient encore en eux… Mais ils ont mené une mauvaise ligne… Ils se contentaient de discours à la Rada, de proclamations légalistes, mais ils n’ont rien fait pour mobiliser le peuple, lui donner la force d’un combat y compris contre le fascisme qui renaissait. Qu’on le comprenne bien, à la base les communistes sont les meilleurs et témoignent de courage, mais le parti ne sait plus mobiliser. Il est pro-ukrainien, légaliste, dernièrement il a même renvoyé des membres qu’il accusait de séparatisme et de tenter d’agir comme le faisaient les communistes dans le Donbass. C’est actuellement ce qu’il y a de mieux en Ukraine et ils nous laissent démunis devant le fascisme. Nous sommes obligés de nous reconstituer nous-mêmes dans des actions plus symboliques qu’autre chose. Nous sommes isolés, désorganisés et ils n’ont pas eu le courage d’affirmer une position claire de rupture avec l’ordre ou le désordre qui s’installait. Le fascisme est là, il domine, même si au niveau électoral il a des résultats médiocres, si ce sont les USA qui ont placé leur marionnettes à la tête du pays, il y a une armée parallèle qui fait pression, exerce la peur et qui agit quand nécessaire. Il raconte que madame Nuland est venue à Odessa en jeep comme si elle gouvernait la ville, flanquée de Kolomojski lui-même. Ce pouvoir n’a plus à cacher ses racines, et ses sections d’assaut. Il est le cynisme. Le vote n’est qu’une plaisanterie et les communistes ont été éliminés, c’était le but de la manœuvre, non parce qu’ils représentaient en Ukraine une force dangereuse mais parce que c’était un symbole, la victoire du fascisme passe par l’élimination des communistes.
Marianne me dit : « Tu te rends compte, partout ce parti communiste dont on attendait quelque chose au lendemain de la chute de l’Union Soviétique ! En vain, son temps est passé et il faut tout recomposer à la base dans le désordre… dans les pires conditions, dans une confusion généralisée». Nous savons elle et moi qu’il ne s’agit pas seulement du parti communiste moldave et ukrainien. Depuis que j’ai découvert en 2008 que la chute de l’Union Soviétique n’avait pas tout à fait été ce que je croyais, nous avions décidé toutes les deux de partir à la recherche d’une autre vérité. Les peuples avaient subi la fin de l’Union Soviétique comme une trahison et ceux qui l’avaient connue n’en demeuraient pas marqués par pur masochisme comme l’avait inventé l’auteur de l’Homme rouge Svetlana Alexiévitch « qui a souhaité occuper ce créneau à sa manière de peur que l’on découvre ce qu’il en était » commente Marianne, mais bien parce qu’ils en conservaient un souvenir d’amitié, de justice et de paix. A cette nostalgie de la communiste se mêlait chez moi des relents de Yiddishland et là aussi le gâchis était considérable, irréversible peut-être, Israël, Bernard-Henry Levy et l’immonde Kolomojski avaient remplacé Marx, Rosa Luxembourg et même le héros de Babel Benia Krik le roi des mendiants, le brigand qui vole les riches et porte en lui toute l’insolence d’Odessa. On parle ici des juifs banderistes par dérision…
Dans le fond, avec ce jeune chauffeur de taxi moldave et ce professeur d’histoire d’Odessa surgissait la nécessité d’un nouvel espace à construire… Un peu comme à la Restauration, en France, renaît un nouveau mouvement sur le désespoir de la fin de la République et même de l’Empire, quand le héros stendhalien cherche à se repérer sur un champ de bataille incompréhensible ou hésite entre l’arrivisme et l’amour, le rouge de l’armée ou le noir de la prêtrise. Quand j’étudiais l’histoire de Marseille, je suivais la reconstruction du mouvement marseillais, dans les cabarets tenus par des demi-soldes napoléoniens, chez des diplômés qui n’avaient pas de perspective… du désordre, de la confusion…
Il y a la proposition du continent eurasiatique, la manière dont certains partis communistes continuent à penser, ça éviterait de repartir à zéro… il y a cette fascisation avec ses nouveaux boucs émissaires… Comment penser ce monde là ? S’opposer à la brutalité fasciste et à la guerre est la seule solution, défendre la sécurité sociale, l’éducation, les droits, c’est basique, mais il n’y a rien d’autre pour nous rassembler tous même si nous avons incontestablement perdu cette étrange liberté, cette conscience morale qui se donnait des fins universelles au point que nous matérialistes nous avions une transcendance qui nous faisait adhérer à l’Histoire de l’humanité. C’est cela qui a disparu et qui se reconstruira probablement autrement. Parfois il m’arrive de me dire que nous avons tous emporté une pièce du puzzle et qu’il faut la rapporter. C’est là que l’interpellation de Lavrov: « l’Europe ne pourra pas se passer de nous et nous nous ne passerons pas d’elle » me touche, cette première expérience socialiste a été celle de la démesure, de la générosité russe et nous en aurons encore besoin… En attendant organisons le lien de l’information comme nous le pouvons…
Danielle et Marianne

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Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Ukraine puis en Moldavie 1er épisode

30 Octobre 2014, 22:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Ukraine puis en Moldavie 1er épisode

Samedi 25 octobre. Air Austria a été incapable de nous assurer le transfert Paris-Vienne-Chisinau (capitale de la Moldavie) et nous avons dû faire un détour par Istanbul avec la Turkish air lines, ce qui a permis à Marianne d’avoir une longue conversation en turc avec un grossiste en noisettes qui venait acheter des terrains pour y planter son arbuste favori. A Chisinau, les bagages n’avaient pas suivi. Les attentes, les taxis tout a été bon pour commencer notre recherche en ouvrant le débat dans les files d’attente et les transports. Nous ferons état dans un prochain chapitre de nos premières discussions sur les élections moldaves qui auront lieu le 30 novembre, plus généralement des relations de nos interlocuteurs avec l’union européenne et la Russie. Mais ce sera pour un autre jour, dans cet épisode, Marianne et Danielle sont confrontées à la perte des bagages et à l’espace post-soviétique entre la Moldavie et Odessa..

Nous avons atterri à l’hôtel Cosmos dans la nuit, sans même une brosse à dent et un rechange. Le dimanche, malgré les fermes promesses de la veille du personnel moldave de l’aéroport toujours rien… Donc nous avons passé la journée du dimanche à tenter de nous munir de l’indispensable et d’un peu de superflu. Il faisait un froid piquant mais sain. Nous avons écumé le bazar oriental, avec ses ruelles qui ne laissent place qu’à un individu et un kleptomane décidé à le dépouiller. Marianne s’est entichée d’une chapka, lapin et cuir, qui la fait ressembler à Blériot, moi je me suis contentée d’une casquette imperméable avec oreillette, un premier prix. Marianne s’est mise en quête d’un manuel de moldave. Comme, avant de m’acheter une paire de soquettes élastiques à décor norvégien, j’avais la chaussette qui s’obstinait à tourner sous le talon, je la suivais maussade arguant qu’imaginer une librairie ouverte un dimanche pour y acheter un manuel de moldave était une entreprise hasardeuse. Marianne ne peut s’empêcher d’apprendre toutes les langues des pays qu’elle traverse, alors que tout les Moldaves sont au moins bilingues, russe et moldave et qu’en dehors de la Moldavie l’usage du moldave peut paraître limité. La librairie était ouverte! C’est un haut lieu du nationalisme moldave, qui cherche dans quelques figures locales assez modestes dans leur rayonnement international, à trouver les bases de sa revendication. A 14 heures, nous avons pris place dans un restaurant encore ouvert, où pour la modique somme de 20 euros à deux, nous avons pu déguster un délicieux Borsh, une soupe de poulet typique moldave avec un léger goût d’oseille, des filets de poivron et des blancs de poulet arrosé de crème fraiche aigrelette, puis une fricassée de foies de volaille de poulets des légumes et du riz, le tout arrosé d’une tisane pour Marianne et d’un thé noir pour moi.

L’hôtel Cosmos, un univers

Chisinau est en matière urbaine du grand n’importe quoi, c’est foutraque dit Marianne, des bâtiments sans ordre, une ville marché de la taille d’Arras, avec des ponctuations de gigantisme soviétique, comme ce monument équestre devant l’hôtel, un illustre inconnu, mais qui semble avoir œuvré dans la cavalerie rouge. Les routes sont correctes, mais les trottoirs pleins de pièges. Dans cette accumulation hétéroclite d’objets improbables, notre hôtel Cosmos est une pièce de choix. Architecturalement comme son nom l’indique c’est un monstre, un vaisseau de guerre cimenté dont ni le personnel, ni le décor et je le crains la literie, n’ont été renouvelés depuis la fin de l’ère soviétique. Même l’accueil est resté d’époque : pas de chasse au pourboire, mais une vie collective si intense et si peu centrée sur le client que celui-ci est traité avec toute la gentillesse que l’on réserve à des marmots encombrants tandis que les mères se livrent à de passionnantes activités qui n’ont rien à voir avec leur progéniture. Ou alors on est capable comme Marianne d’entrer dans un contact amical et chaleureux avec la réceptionniste ce qui nous vaut immédiatement un traitement de faveur, hélas limité, comme nous allons le constater rapidement dans ces trajets que nous fîmes entre la Moldavie et Odessa. Il faut encore ajouter pour décrire l’hôtel Cosmos que non seulement tout y est disproportionné mais aussi vétuste que les fauteuils de cuir de la réception. Dans les chambres et les couloirs qui y mènent, les moquettes, les tentures, les dessus de lit sont uniformément sombres et pelucheux, dans une gamme qui va du grenat, lie de vin au noir pisseux. Même l’esprit le moins prévenu ne peut s’empêcher d’imaginer dans ces velours usagés une floraison de bactéries, de la sueur et autres liquides corporels de ceux qui vous ont précédé, des acariens et des bestioles insidieuses. Mais l’hôtel Cosmos cherche la modernité de la mondialisation, celle du vice, il y a au rez-de-chaussée un casino qui ne semble attirer que quelques ruraux moldaves modestes, des âmes perdues.

Donc ayant, ce dimanche là; un peu épuisé les joies du weekend à Chisinau et comme il était prévu de prendre des contacts moldaves que la deuxième semaine, nous décidons de ne pas attendre les bagages et de demander à la réceptionniste, copine de Marianne, de recueillir les dits bagages que nous retrouverons à notre retour le 3 novembre. Un logement nous a été retenu à Odessa. En bonne bolcheviques, Marianne et moi décidons d’affronter l’Ukraine en portant la même tenue pendant huit jours. Je suis même soulagée à l’idée de ne pas avoir de valises à traîner.

Donc à 9 heures, gara de nord, c’est-à-dire on l’aura compris Gare du Nord. Comme d’ailleurs Billets d’avions se dit « bilete de avion » et tout à l’avenant. Bref le moldave est très proche du roumain qui lui-même l’est de l’Italien. Simplement c’est un patois comme l’ukrainien par rapport au russe, une langue surchargée, une prononciation aussi peu compréhensible que l’est du québecoise populaire pour une oreille française. J’ai passé la soirée de hier à l’hôtel à tenter de comprendre les nouvelles sur les élections en Ukraine de ce dimanche. En vain. D’ailleurs après des contacts téléphoniques avec nos amis ukrainiens, je ne comprends toujours pas. Il semble que le taux de participation ait été particulièrement faible à l’est et surtout à Odessa.

Donc vers 9 heures, sous un ciel bleu et dans l’air glacial, nous embarquons dans un petit car pour Odessa. La Moldavie est rassurante, un monde paysan avec des grosses dames, herculéennes mêmes, celle-ci a une trentaine d’années, elle ne se plaint pas: « tant qu’on a la santé, les enfants sont enrhumés mais ce n’est pas grave », elle nous sourit, les joues lisses comme des pommes. Le pays est une sorte de Bourgogne de l’est avec des terres noires et grasses, du vin bien élevé, une nourriture bonne en bouche et une base non trafiquée. Les Moldaves que nous rencontrons sont sereins et serviables, une cible de choix pour leurs voisins moqueurs, les Odessites.

Le prix du transport est dérisoire : 14 euros à deux jusqu’à Odessa. Un homme nous interpelle. Marianne vient juste de me faire remarquer qu’il se signe devant toutes les églises. Il nous demande en souriant ce que nous allons faire à Odessa… Nous avons un petit discours tout prêt : nous sommes deux universitaires à la retraite et nous faisons une recherche sur les anciens pays de l’Union soviétique, alors nous allons voir ce qui se passe à Odessa. L’homme ricane sans méchanceté : « Vous allez voir les fascistes ? »

Très direct, il répond à nos questions : il est russe, « un spéculateur » comme on aurait dit jadis, il fait du bisness… En fait, il vend alternativement à Chisinau et à Odessa des poissons exotiques. le marché d’Odessa, dit-ill est le plus grand marché du monde, il faudrait une semaine entière pour en faire le tour. L’ami communiste qui nous reçoit à Odessa refuse de nous le faire visiter. C’est un formidable gâchis, tous ces marchands ont fait des études mais comme il n’y a plus d’emplois, ils vivotent de trafics. On ne peut pas visiter un tel endroit où se perd la formation intellectuelle de l’Ukraine. Notre compagnon de voyage ne semble pas avoir plus d’estime pour sa profession. Les marchands se regroupent par activités et dans sa « guilde » des marchands de poissons exotiques, ils sont une quarantaine, mais il n’y a que trois « monstres ». Ils ne leur parlent pas. « Les monstres » ce sont les partisans des fascistes de Kiev. Il pense qu’en Moldavie, pour le moment, il y a des nationalistes, mais pas encore de fascistes comme en Ukraine. Il n’y a jamais eu de fascistes en Moldavie, ils ont été occupés par les Roumains et quand ils ont pris les armes c’est comme partisans soviétiques. Ici en Moldavie, poursuit notre interlocuteur, on peut parler, mais pas à Odessa où règne la peur. Il est russe, mais il vote en Moldavie. Il a toujours voté communiste jusqu’ici, mais pas cette fois, là il va voter socialiste. Il ne s’agit pas des sociaux démocrates pro-européen, mais d’un nouveau parti issu du parti communiste qui selon lui va faire beaucoup de voix, alors que le parti communiste va s’effondrer parce qu’il n’est « pas clair », entre l’Europe et la Russie, le nouveau parti socialiste lui s’est prononcé pour les Russes. Il ne veut pas entendre parler de l’Europe: « Ils nous ont donné un passeport biométrique qui permet de venir pour 3 mois, sans le droit de travailler. Alors qu’est-ce que j’en fais ? Je n’ai pas d’argent, ça ne m’intéresse pas le droit d’aller en Europe sans travailler, tandis qu’en Russie il y a beaucoup de Moldaves qui travaillent. Ils achètent nos légumes et tous les produits agricoles. » Il nous raconte sa vie, lui et sa femme sont deux russes, des chrétiens appartenant à la branche des « vieux croyants ». Si mes souvenirs sont bons il s’agit d’un courant orthodoxe né de la révolte contre l’occidentalisation imposée par Pierre le Grand. Il ajoute que le patriarche Cyrille a beaucoup fait pour rassembler toutes les obédiences de l’église orthodoxe, alors qu’au contraire les uniates orthodoxes créent la zizanie. Malicieusement je lui glisse que cela ne m’étonne pas de Cyrille, c’est un fin politique, il est du KGB. Il proteste, puis réfléchit « Et pourquoi pas ? Poutine aussi est du KGB, c’est bien de rechercher l’unité du pays, le consensus, ça rend un pays plus fort ! »

Quand nous l’interrogeons sur l’Union Soviétique, il opine : « oui c’est ça ce qu’il faut, l’Union Soviétique, ça portera un autre nom mais c’est ça ce que veut Poutine. Et il dit son enthousiasme devant le dernier discours de Poutine où ce dernier a dit son fait aux américains et à Obama. Il poursuit son rêve, il faut retrouver l’unité perdue des Slaves… je le coupe : « Alors plus de Moldaves, ce sont des latins ? » Il réfléchit, fronce les sourcils. Il vit en Moldavie, aime les Moldaves, il dit : « Oui avec les Moldaves, parce que l’important est qu’ils ont la vraie foi ! » Alors lui dis-je toujours en me moquant, ce sera une Union Soviétique slave et orthodoxe et sans propriété collective des moyens de production, sans tous les autres qui ne sont ni slaves, ni orthodoxes ? Il adore la discussion, il est aussi communiste et il n’aime pas les capitalistes surtout quand ce sont des oligarques, il n’a envie d’exclure personne de son paradis soviétique. Alors il reprend sa description il faut un pays fort avec un peuple uni sans races, ni exclusion religieuse même si seuls les Russes peuvent rassembler tout ça, pas d’oligarques, pas d’américains, pas d’OTAN. La conversation est passionnée et passionnante, nous en oublions le tape-cul qu’est le trajet.

Marianne a reçu un avis sur son portable : nos bagages sont arrivés à l’aéroport, l’avis porte l’heure de 9h40. Mais il est midi, nous sommes arrivées à la frontière. Connaissant la nature humaine et ayant tout à coup des doutes sur la réceptionniste, je conseille à Marianne de s’enquérir auprès de celle-ci de nos valises. Là nous apprenons que la réception a refusé les bagages parce que nous avions quitté l’hôtel. Heureusement le téléphone fonctionne en Moldavie, double coup de téléphone à l’aéroport, de la réception de l’hôtel et de l’aéroport : nos bagages repartent dans l’instant de l’aéroport à l’hôtel. Et nous décidons de retourner les chercher et en repartant dans la journée vers Odessa. Entre temps, nos passeports ont été tamponnés, mais comme nous descendons du car et prétendons rebrousser chemin, ils doivent être re-tamponnés… Là où ça se corse c’est quand nous demandons les toilettes. Elles sont de l’autre côté en Ukraine. Une dame policier, petite, si emmitouflée qu’elle ressemble à un bonhomme bibendum nous a prises en charge, elle nous attend au portillon de la frontière. Imaginez une cabane branlante, avec une petite dame aussi emmitouflée que la policière qui tend des billets et du papier derrière une vitre embrumée. Aucun voisinage pour la cahute d’aisance si ce n’est dans ce no man’s land hivernal une carcasse de voiture. L’intérieur de l’édicule est digne des waters soviétiques de la grande époque, pas la moindre porte pour protéger du vent et des regards du vis-à-vis. Une chienne nous a suivi et nous témoigne un intérêt amical, un peu encombrant. Elle retraverse avec nous la frontière où nous attend la petite policière zélée qui demande à nouveau de tamponner notre passeport. Là elle nous désigne un banc bleu en nous intimant l’ordre de nous asseoir et de ne plus bouger. Marianne négocie en russe pour l’installation sur le banc rouge, le vent est toujours aussi glacial, mais un rai de lumière réchauffe un peu. De mauvaise grâce, elle accepte.

Le car de retour sur Chisinau s’arrête . Les passagers descendent et doivent subir des contrôles administratifs ce qui occupe un peu notre geôlière. Nous nous ré-embarquons pour deux heures de tape-cul à l’arrière. Il a été difficile de trouver une place tant le car déborde de colis. La soute est pleine et ils croulent des sièges dans l’allée. Ce sont d’énormes masses enveloppées dans des sacs poubelle en plastic noir. A quelques dizaines de kilomètres de l’arrivée, une heure et demie après, commence un étrange ballet. Marianne me glisse : « Tu crois qu’on peut leur demander de jouer avec eux ? » Quelques lanceurs ont ouvert les colis, ils en extraient un paquet enveloppé et scotché qu’ils expédient à d’autres voyageurs et après ils s’emploient à refermer les sacs à l’aide de gros rouleaux de scotch ocre et cartonné prévu à cet effet. En fait il s’agit d’une activité de contrebande, chaque voyageur a droit à un bagage limité, donc ils le déclarent à la douane avec l’aide du reste des voyageurs qui reçoit un objet en paiement à l’arrivée.

Peu avant celle-ci, comme nous sommes au milieu d’un chaos de ballots, nous réclamons de sortir les premières en expliquant notre cas : la course à l’hôtel, le retour et le départ avant 15 h 40. Il est 14 heures trente. Les gens que nous trouvions brutaux et égoïstes il y a peu, nous font aussitôt une haie, un homme explique qu’avec ça il a à peine de quoi survivre. Je retrouve la foule soviétique, gentille et attentionnée. Je me souviens de ce jour du premier mai où j’étais sur la place rouge. J’ai perdu ma ballerine et je craignais de ne pas pouvoir la récupérer tant les gens s’écoulaient par grappes denses. En entendant mon cri, mes plus proches voisins se sont arrêtés. Ils ont fait autour de moi un cercle jusqu’à ce que j’aie pu mettre la main sur la chaussure perdue. Je crois que ce genre d’expérience, renouvelée sous des formes diverses, y compris à Cuba, m’a paru le plus convaincant sur l’apparition d’un homme nouveau : une foule naturellement amicale.

Et là nous trouvons un jeune chauffeur, Micha ; avec qui nous négocions l’allée à l’hôtel. J’attends dans la voiture tandis que Marianne et lui vont prendre les bagages. Patatras, le temps s’étire et il n’y a qu’une seule valise, la mienne a disparu dieu sait où… Quelques coups de téléphone plus tard, Micha prend les choses en main. Il est adorable, un petit brun aux mèches folles, qui explique qu’il adore rendre service et résoudre les problèmes. Sa femme travaille à la Gare routière, elle est chargée de parlementer avec le chauffeur du car de 15 h 40 pour le faire attendre tandis que nous partons à toute vitesse à l’aéroport, Micha contourne tous les obstacles avec maestria mais prudence, ils se croit dans un film d’aventure et il hurle de bonheur : « C’est ça la Moldavie. On vit intensément, pourquoi vous voulez qu’on aille en Europe ? » A l’aéroport un autre charmant jeune homme, nous attend ma valise à la main, on la lui rafle. Micha qui n’a cessé dans son gymkhana de téléphoner à son épouse, nous explique qu’il nous conduit à la sortie de la ville où le car va arriver et nous prendre quasiment aussi au vol. Il lui était impossible de nous attendre à la gare mais Micha a géré avec doigté… Il a eu le temps de nous expliquer qui est son candidat à l’élection, il nous a désigne une affiche : « Voilà c’est lui. Un homme riche qui a promis de créer des emplois. Un pro-russe qui a promis de s’entendre avec Moscou ! » Micha marque une pause et concède que beaucoup promettent mais ne tiennent pas leur parole. Le jeune homme est aussi pro-russe mais il ne fait plus confiance aux communistes : « On les a vus au pouvoir, ils n’ont rien fait, alors j’essaye autre chose… Mais pas l’Europe ! Les Moldaves n’ont rien à y gagner ».

Nous tombons un peu épuisées dans le car. Nos deux places sont au fond, là où ça remue le plus. A côté de Marianne un jeune homme. C’est un arabe israélien venu faire ses études à la faculté de médecine d’Odessa. Il a été appelé pour soigner les gens après l’incendie abominable à la maison des syndicats. « C’est le pire spectacle qu’il ait vu de sa vie ». Les causes de la mort des gens sont diverses, par asphyxie, brûlés, tombés des fenêtres, à cause des coups… mais il ne s’avancera pas plus et renvoie les protagonistes dos à dos. On ne sait pas ce qui s’est passé, mais selon lui, au résultat ça a été une bonne chose parce qu’il n’y a plus eu de manifestations, de bagarres, les gens se sont calmés. En attendant nous savons qu’Odessa est la ville qui a le moins voté après le Donbass. 32% annonce-t-on dans le Donbass où toutes les villes ne sont pas aux mains des insurgés. 37% à Odessa et l’on nous décrira un quartier de la ville, Malinovski, où il n’y a eu que 9% de votants dont 7% pour le candidat officiel. Les gens sont totalement désespérés et ne croient en plus rien nous expliquera-t-on. Mais le jeune arabe Israélien a l’air de trouver que c’est mieux comme ça. Il est vrai qu’il pense aussi qu’en Israël, il finira par sortir du bien de la situation. Ce doit être un incurable optimiste ou alors quelqu’un de prudentissime. Parce que plus nous nous rapprochons d’Odessa, plus l’ambiance devient pesante. A la frontière, qui est différente de la précédente. Un gag : après avoir remis nos passeports pour l’examen, être passées individuellement devant un préproposé qui vérifie si nos visages correspondent à la photo, Marianne est sommée de s’expliquer : « Pourquoi deux françaises ont-elle passé aujourd’hui tant de fois la frontière ? » Avec l’allée et retour de la Moldavie vers l’Ukraine de la cahute d’aisance, cela fait la quatrième fois que l’on tamponne nos passeports rien que du côté moldave. Qui sont ces deux grands-mères qui s’obstinent à passer et repasser, des Mata hari un peu fanées ou des contrebandières, des maniaques ? « Marianne explique inlassablement alors que personne n’arrive à suivre le récit de nos démêlés avec l’aéroport, l’hôtel, Micha et les transports routiers. La police des douanes abandonne tandis que moi je tente en vain dans la nuit un café chaud à la main de passer du côté de l’estaminet à celui du car entre d’énormes camions routiers qui démarrent.

Dans le car après cet arrêt et la confrontation collective aux toilettes sur le bas côté moldave cette fois, une sorte de familiarité règne dans la pénombre du véhicule. Une femme sur le siège devant plaisante pendant que Marianne part à la recherche de son foulard : « fouille ici avant que j’aie disparu ! » Tout le reste du trajet, elle se moque et raconte des blagues. Par exemple elle dit comment une mère conseille son fils : « Pour première femme tu dois prendre une russe, elles sont les plus passionnées. Après tu dois prendre une juive, elles sont intelligentes, habiles et elles t’aideront dans la vie. Pour la dernière, prend une Moldave, elles sont les meilleures pour les enterrements. » .Ce qui lui permet d’enchaîner sur les Moldaves avec lesquels elle a d’excellents rapports. Elle ne tarit pas d’éloges, ils sont gentils, serviables, et ils font les plus belles fêtes qui se puisse imaginer, non seulement les enterrements mais les mariages. Ils sont pauvres mais font assaut de générosité et leurs banquets sont somptueux. Elle s’appelle Lioudmila. Elle est ukrainienne, russe et appartient à une famille de communistes. Elle-même a été dirigeante du parti même si elle détestait les réunions. « Nous étions heureux, nous avions l’indispensable, l’essentiel était l’amitié, la paix et puis nous étions jeunes et en ce temps-là tout paraît plus beau. Ce qui se passe en Ukraine la déchire et elle explique d’une manière imaginée que ce sont deux parties de son cœur, elle est convaincue que cela ne durera pas. Le peuple est sain, il ne tolérera pas ces hommes. Elle comprend même les fascistes de l’ouest : « Nous les Russes, nous avons été élevés dans la fierté des exploits de nos parents durant la Grande Guerre. Nous étions avec les héros, les vainqueurs, mais eux les pauvres, leurs parents avaient suivi Bandera et dans les familles, ils n’avaient que cette honte à partager. Alors quand l’Europe et les Etats-Unis sont venus leur expliquer que Bandera étaient les combattants de la liberté contre le communisme, ils y ont cru et ils ont pris leur revanche. Mais ça ne durera pas, les gens ne sont pas comme ça, ce n’est qu’une minorité qui fait peur à tout le monde. » Plus tard, elle nous conseillera de ne pas parler à n’importe qui à Odessa, de ne pas dire que nous sommes communistes. Elle nous explique à sa manière : « Quand la Crimée a choisi la Russie, les Odessites ont cru que Poutine allait venir les libérer, ils ont défilé en réclamant un référendum, la séparation avec l’Ukraine, ils ont signé des pétitions, ils étaient très nombreux. C’est ce que voulaient les Etats-Unis que Poutine intervienne. Heureusement il n’est pas tombé dans le piège. » Elle nous demande elle aussi si nous avons écouté le dernier discours de Poutine où il dénonce les Etats-Unis. Puis elle reprend sur ce qui se passe à Odessa : des gens sont arrêtés, enlevés, tout le monde a peur et se tait. Une femme un peu plus loin, elle a la soixantaine, l’a interrompue à deux reprises. D’abord quand elle a dit que le moldave et le roumain étaient différents. « Ce n’est pas vrai le moldave et le roumain c’est la même langue. Puis quand Lioudmila a raconté comment elle avait adhéré au parti communiste. La femme lui a jeté : « Pour faire carrière jadis, il fallait être au parti communiste ! » Lioudmila a protesté qu’elle n’avait pas besoin de cette adhésion pour sa carrière mais qu’elle avait accepté parce qu’elle aimait la justice.

Danielle et Marianne

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Mehdi BEN BARKA pour la vérité et la justice - 29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2014

29 Octobre 2014, 07:42am

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Mehdi BEN BARKA pour la vérité et la justice - 29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2014

L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka, homme politique marocain , principal opposant socialiste au roi Hassan II et chef de file du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste.

 

49 ans après ….

- Les raisons et les complicités d’états continuent de protéger les assassins.

- Les gouvernements français et marocain doivent aider l’action de la justice pour la vérité.

 

Chronologie de l'affaire Ben Barka

 

29 octobre 1965, 12h30. Mehdi Ben Barka est enlevé par deux policiers français, Louis Souchon et Roger Voitot, devant la brasserie Lipp, à Paris. L'opposant au régime marocain avait rendez-vous avec des cinéastes, Philippe Bernier, réalisateur, et Georges Figon, producteur, pour un projet de films sur la décolonisation. Il n'a pas réapparu et son corps n'a jamais été retrouvé.

 

30 octobre 1965. L'étudiant qui accompagnait Ben Barka avertit les autorités de l'enlèvement de l'opposant marocain.

 

2 novembre 1965. Deux journalistes de L'Express, Jacques Derogy et Jean-François Kahn, publient un article intitulé Les étranges coïncidences de l'affaire Ben Barka. Ses auteurs, qui ont mené l'enquête, ont rencontré Philippe Bernier, le frère de Mehdi Ben Barka et l'avocat de Georges Figon, Pierre Lemarchand.

 

5 novembre 1965. Le général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur, quitte la France.

 

10 janvier 1966. L'Express titre en Une : J'ai vu tuer Ben Barka, un témoignage de Georges Figon, recueilli par les mêmes Jacques Derogy et Jean-François Kahn. Le scandale est révélé. La France lance un mandat d'arrêt à l'encontre du général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur et chef des services secrets.

 

17 janvier 1966. Cerné par la police qui a ordre de le retrouver, Georges Figon se suicide. Sa mort confère à l'affaire sa dimension de scandale.

 

24 janvier 1966.Jean-Jacques Servan Schreiber, patron de L'Express, consacre à nouveau 18 pages à cette affaire, intitulées A verser au dossier de l'instruction. Le feuilleton de l'enquête fera la Une du journal cinq semaines d'affilée.

 

5 septembre 1966. Le procès des accusés dans l'enlèvement de Mehdi Ben Barka s'ouvre à Paris.

 

5 juin 1967. Le procès s'achève après le défilé de 167 témoins, dont l'équipe de L'Express. Il voit les seuls Antoine Lopez, chef d'escale à Orly et informateur des services secrets marocains (SDCE), et Louis Souchon condamnés à six et huit ans de réclusion. Le général Mohammed Oufkir et la bande à Georges Boucheseiche, un truand habitant à Fontenay-le-Vicomte, chez qui fut probablement exécuté Mehdi Ben Barka, sont pour leur part condamnés par défaut à la réclusion à perpétuité. Les relations franco-marocaines sont refroidies par cette affaire jusqu'à la retraite du général de Gaulle et l'élection à la présidence française de Georges Pompidou.

 

1972. L'affaire inspire un film à Yves Boisset, L'attentat.

 

Juin 2001. Des révélations d'un ancien membre des services de renseignement marocains, Ahmed Boukhari, publiées dans Le Monde (français) et Le journal (marocain), relancent la polémique, confirmant l'implication du ministre de l'Intérieur de l'époque, Mohammed Oufkir.

 

2002. Ahmed Boukhari publie Le secret.

 

2003. Un livre témoignage de l'ancien agent secret marocain Ahmed Boukhari accuse l'ancien ministre de l'Intérieur Mohammed Oufkir d'avoir poignardé Ben Barka et fait rapatrier son corps au Maroc pour le dissoudre dans une cuve d'acide.

 

2004. La famille de Mehdi Ben Barka souhaite une "décision définitive" de la France sur la déclassification du dossier couvert par le "secret défense" depuis 39 ans. Le fils de l'opposant marocain en fait la demande dans un entretien à Al Ittihad, journal de l'Union socialiste des forces populaires (USFP).

 

15 octobre 2004. La commission consultative française du secret de la Défense nationale approuve la déclassification des informations demandées par le juge Claude Choquet, chargé de l'enquête sur la disparition du leader de la gauche marocaine.

 

Octobre 2005. 40e anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka. Le magistrat français Patrick Ramaël chargé de l'enquête, critique le manque de coopération de son homologue marocain qui prétexte des difficultés pratiques pour ne pas exécuter une commission rogatoire portant sur l'interrogatoire d'une vingtaine de fonctionnaires et militaires marocains.

 

22 mai 2006.Driss Basri, l'ex-tout-puissant ministre de l'Intérieur du roi Hassan II, comparaît à Paris devant le juge Patrick Ramaël, en qualité de témoin.

 

1er juin 2006. Perquisition surprise du juge Ramaël au domicile parisien de Driss Basri.

 

26 septembre 2006. Le juge Ramaël délivre une seconde commission rogatoire internationale pour entendre trois témoins au Maroc : Chtouki, alias Miloud Tounsi, l'organisateur présumé du rapt, Boubker Hassouni, suspecté d'être "l'infirmier" qui aurait drogué Ben Barka a et le général Benslimane, chef de la gendarmerie royale.

 

Octobre 2007. Le juge Patrick Ramaël, qui instruit le dossier signe cinq mandats d'arrêt internationaux contre des Marocains, dont l'un visant le chef de la gendarmerie royale.

 

5 juillet 2007.L'Express révèle que le leader de l'opposition marocaine en exil aurait été un agent rémunéré des services secrets tchécoslovaques au début des années 60.

 

Février 2008. La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) française émet un avis favorable à la déclassification de 165 documents des services secrets français datant de l'époque de la disparition de l'opposant marocain.

 

3 février 2009. La télévision marocaine lève un tabou en diffusant pour la première fois une émission sur la vie de Mehdi Ben Barka.

 

Fin septembre 2009. Interpol diffuse quatre mandats d'arrêts internationaux en lien avec l'enquête menée par le juge d'instruction Patrick Ramaël, sur la disparition de Mehdi Ben Barka.

 

2 octobre : le parquet de Paris demande la suspension de la diffusion des mandats d'arrêt quelques jours plus tôt, expliquant qu'Interpol exige des précisions supplémentaires.

 

11 octobre : selon l'écrivain Georges Fleury, interrogé par le Journal du Dimanche, le corps de Mehdi Ben Barka pourrait avoir été incinéré dans l'Essonne. L'écrivain affirme être en possession d'un rapport de gendarmerie inconnu jusqu'alors.

 

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ALLOCATIONS FAMILIALES: un vrai coup de rabot

29 Octobre 2014, 07:35am

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ALLOCATIONS FAMILIALES: un vrai coup de rabot

Marisol Touraine en est convaincue, la modulation des allocations familiales est une « réforme majeure », assurant qu'elle « maintient l'universalité des prestations »même si les familles « les plus aisées en recevront moins ». Dans cette affaire, on est, hélas, encore une fois dans une stratégie d’opposition des catégories entre elles. Un mode de gouvernance bien connu qui permet moyennant une règle de trois d’aligner tout le monde par le bas.

 

La cible de cette « réforme » qui est d’abord un vrai coup de rabot de 700 millions d’euros n’est autre que les familles dont les deux parents travaillent et gagnent 3000 euros chacun. En clair, les ménages de salariés qualifiés et en responsabilités ou avec une ancienneté qui leur fait atteindre ce niveau de salaire. Il y a quelque chose de honteux à vouloir les faire passer pour des nantis.

 

La CGT, par la voix de son secrétaire général a réagi qualifiant cette mesure de « remise en cause sans précédent de ce qu'on appelle l'universalité. […] Il est indécent d'opposer à nouveau les Français les Françaises entre eux », a affirmé le secrétaire général de la CGT. « Et tout ça pourquoi ? Parce qu'on n'a pas le courage dans ce pays de faire une réforme fiscale et donc on joue sur les prestations sociales ».

 

Ne nous y trompons pas, en s’attaquant à ce principe d’universalité le gouvernement fait entrer un Cheval de Troie qui lui permettra demain de faire la même chose pour les remboursements maladie ou toute autre prestation de la protection sociale.

 

Dans cette affaire, le combat de la CGT n’a rien à voir avec celui de la droite réactionnaire qui défilait encore dans la Manif pour tous il y a peu faisant feu de tout bois, y compris en exploitant ce sujet pour dénoncer la guerre faite aux familles par le gouvernement.

 

L’universalité, Marine Le Pen n’en a cure, elle qui demande « qu'on arrête de verser des allocations familiales aux étrangers plutôt que de les baisser aux Français ».

 

La défense des grands principes de la protection sociale n’a rien de dépassé ou désuet quand il s’agit du filet de sécurité qui a permis malgré tout d’amortir les redoutables effets de la crise. Non seulement nous défendons l’universalité des prestations, mais nous sommes aussi vigoureusement attachés à un financement de la protection sociale à l’entreprise, mais aussi à un financement profondément réformé pour tenir compte de la richesse créée et pour favoriser les entreprises créatrices d’emploi.

 

D’ailleurs, c’est bien parce que le patronat a été largement dispensé de financer la branche famille que celle-ci est en déséquilibre. Résultat, à coups de règle de trois, le gouvernement impose l’austérité aux familles tout en poursuivant allègrement un véritable « assistanat » au bénéfice des entreprises.

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ELECTIONS législatives en UKRAINE: « Ces élections ne sont ni démocratiques, ni légitimes »

29 Octobre 2014, 07:28am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ELECTIONS législatives en UKRAINE: « Ces élections ne sont ni démocratiques, ni légitimes »

L es médias français qui manifestaient un profond mépris, une indifférence royale pour les communistes ukrainiens, le troisième parti du pays, ayant rassemblé 3 millions d'électeurs en 2012 (14 % des voix) sont prêts à se réveiller pour souligner leur éviction du Parlement.

 

Rien évidemment sur la chasse aux communistes menée depuis six mois, la dissolution du groupe parlementaire du troisième parti du pays, le procès visant à l'interdiction du Parti communiste, l'absence du Parti communiste parfois jusque dans les sondages ou listes officielles (!).

 

Si, avec une fraude massive, une telle répression, la puissance dans la rue des milices fascisantes, l'impossibilité de fait pour les bastions du mouvement communiste (Crimée, Donbass) de s'exprimer électoralement, si avec tous ces éléments, les communistes parviennent à conserver des dizaines de milliers de voix et quelques pour-cents, ce sera une victoire.

 

Nous ne pouvons en tout cas que souscrire à l'analyse du secrétaire-général du PC Ukrainien (KPU), Petro Simonenko :

Traduction MA pour

http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

« Quel que soit le résultat du vote, le Parti communiste ne reconnaît pas ces élections comme démocratiques et légitimes », a déclaré le responsable du Parti communiste ukrainien Petro Simonenko, lors d'une réunion avec une délégation de députés européens, hier à Kiev.

 

S'adressant aux députés, répondant à leurs interrogations, Petro Simonenko a fait remarquer qu'au vu du déroulement de la campagne électorale, des conditions dans lesquelles elle s'est opérée, le futur parlement sera illégitime et ne reflètera pas la véritable diversité des opinions et des attentes de nos concitoyens.

 

« La politique criminelle du nouveau gouvernement ukrainien, qui a conduit à la perte de la Crimée, et à la guerre dans le Donbass, a complètement déformé la représentation électorale. En outre, une partie importante des résidents de l'Ukraine, de Crimée ont été privés de toute possibilité de prendre part au scrutin et d'exprimer leur volonté, ce qui fait que des millions d'électeurs sont contraints de voter par les armes, et ce n'est pas une métaphore », a déclaré le chef du Parti communiste.

 

Petro Simonenko a également rappelé aux députés que pendant la campagne électorale, le pouvoir s'est appuyé sur des groupes armés d'extrême-droite, néo-nazis, qu'il a brutalement persécuté ceux qui exprimaient un point de vue différent que celui officiel sur l'avenir du pays.

 

« Tout était permis : chantage, menaces de violences physiques, enlèvements, torture. Les autorités nationalistes, liées à des oligarques cyniques, ont particulièrement harcelé les militants du Parti communiste. Nos candidats, responsables, militants ont été attaqués à plusieurs reprises, y compris avec la participation d'agences policières censées garantir l'ordre et transformées de plus en plus en une sorte de police politique, plus si loin des méthodes de la Gestapo », a ajouté Petro Simonenko.

 

Le secrétaire du Parti communiste d'Ukraine affirme également que, dès le départ, l'objectif de ce gouvernement est de détruire le Parti communiste.

 

« C'est compréhensible, seul le Parti communiste est dans l'opposition idéologique et politique au régime en place. Ce n'est pas un hasard si, à la demande des dirigeants de Maidan, nos bureaux ont été pris d'assaut et incendiés. Ce n'est pas un hasard si une loi anti-constitutionnelle a été votée qui dissout notre groupe parlementaire et prive ainsi les trois millions de citoyens qui ont voté pour nous en 2012 de leur représentation au Parlement. Ce n'est pas un hasard si sur la base d'accusations fallacieuses, a commencé un procès politique visant à interdire le Parti comuuniste. Certains avocats européens évoquent un 'tribunal de l'Inquisition' pour qualifier l'autorité chargée du procès », souligne le leader communiste ukrainien.

 

Par ailleurs, il existe des preuves assez sérieuses que le régime, peu sûr de sa victoire, prépare une fraude massive. A cette fin, plus de 10 millions de bulletins supplémentaires ont été imprimés, une façon éhontée et manifeste de manipuler, d'instrumentaliser le nombre réel d'électeurs, une fraude électorale aux « âmes mortes » [NdT : selon une nouvelle de Gogol, pour les Ukrainiens, c'est une référence au fait de "faire voter les morts" comme on dirait en France]. Dans tout le pays, s'est formé un « réseau parallèle », avec un serveur de transfert de données ajustant les résultats du vote en faveur de la junte.

 

« Ainsi - a conclu Petro Simonenko face aux députés - il temps d'enlever les lunettes qui font voir à certains la réalité en rose, et reconnaître que ces élections anticipées en Ukraine qui ont lieu ce 26 octobre 2014 ne peuvent pas être reconnues comme démocratiques, ni légitimes : ce furent les élections les plus sales et corrompues de l'histoire de l'Ukraine ».

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Révisionnisme :Le CSA UKRAINIEN interdit d'utiliser le terme de "libération" pour parler de la fin de l'occupation NAZIE dans le pays

29 Octobre 2014, 07:02am

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Révisionnisme :Le CSA UKRAINIEN interdit d'utiliser le terme de "libération" pour parler de la fin de l'occupation NAZIE dans le pays

Le "Comité d'Etat de la radio et de la télévision" (équivalent du CSA) ukrainien a envoyé aux chaînes de télévision et de radio une "recommandation" concernant les 70 ans de la libération du territoire ukrainien par l'armée rouge, qui tient du plus pur révisionnisme

 

Ce texte leur ordonne de ne pas utiliser le terme de «libération des envahisseurs» lors de la couverture des événements 70-ème anniversaire de la libération de l'Ukraine de l'occupation nazie. «Le terme de «libération» se réfère à la liberté et en 1944, l'Ukraine n'est pas devenue libre. La liberté a été obtenue par la volonté du peuple ukrainien seulement après le 24 août 1991, la libération de l'Ukraine s'est produit seulement avec l'effondrement de l'Union Soviétique».

 

En outre, les journalistes sont avisés de ne pas oublier de mentionner dans les programmes traitant de cette question que l'OUN et de l'UPA ont également participé aux hostilités . En particulier, il est recommandé de communiquer avec aux lecteurs et aux téléspectateurs l'idée que la "victoire sur les occupants nazis est la réalisation commune de la coalition anti-hitlérienne et des mouvements de libération".

 

Il faut rappeler que l'UPA (Armée insurrectionnelle ukrainienne) a été créée par les allemands en Pologne occupée entre 1939 et 1941, qu'elle a commis des exactions et participé à l'extermination des juifs en Ukraine et en Biélorussie, qu'elle a engendrée la division SS "galitchina" de sinistre mémoire. Et qu'après Stalingrad, elle est passé au service des américains jusqu'en 1953.

 

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LA GRANDE LUTTE DES MINEURS

29 Octobre 2014, 06:36am

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  • La longue et âpre grève des mineurs français de novembre et décembre 1948. Après une évocation de la dureté de la profession, ce film d'agitation décrit le déclenchement de la grève, son déroulement, et s'achève par un appel à la solidarité. Un discours véhément, une bande son extrêmement travaillée, des images d'affrontements et un montage remarquable stigmatisent les agissements des C.R.S. (« CRS=SS »), la présence de l'armée dans les corons et les responsabilités du gouvernement soumis aux intérêts américains. À rebours, ce film collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et l'internationalisme prolétariens. Le nom du ministre socialiste Jules Moch est prononcé "moche", (sans doute pour la rime avec le mot "boche" également utilisé). Séquence montrant les bus des municipalités communistes de la région parisienne venant chercher les enfants de mineurs (bus de Bezons, Villejuif, Stains, Dugny, Gentilly, Issy-Les-Moulineaux, Villeneuve-Saint-Georges). Le commentaire précise que l'on propose aux mineurs étrangers « un dilemme machiavélique » : « le travail de briseur de grève, ou la reconduite à la frontière » (« Pour les espagnols, c'est la mort »).
    Un des plans finaux, symbolique, plusieurs fois repris dans d'autres films militants, montre une vieille femme blanche et un travailleur noir en train de manifester côte à côte, au son de L'Internationale.

    La grande lutte des mineurs, marqué par la guerre froide, fut conçu pour susciter une solidarité active en faveur des mineurs en lutte (dons en nature et en argent, accueil des enfant de grévistes). Il fut interdit par la censure, suite à l'arrêté du 6 décembre 1948 qui soumettait les films non-commerciaux à une censure préalable, ce qui permettait l'interdiction de la plupart des films militants alors produits par le P.C.F. et la C.G.T.. Si cet arrêté visait en priorité "La grande lutte des mineurs", il fut ensuite utilisé couramment utilisé pour interdire les films militants produits durant la guerre froide. Pour éviter (en vain) la censure du film, Louis Daquin assuma la paternité de sa réalisation et Roger Vailland celle de son commentaire. René Vautier, alors assistant-stagiaire, ne put réellement participer au tournage du film puisqu'il fut appréhendé par les C.R.S. sur le port de Dunkerque.

    Générique : La fédération des Travailleurs du sous-sol présente / La grande lutte des mineurs/ Réalisé bénévolement par les techniciens et les travailleurs de l'industrie du film (C.G.T.). RPC N° 56757
    Réalisation : Sous la direction de Louis Daquin
    Images : André Dumaître, Louis Félix, René Vautier Texte, son et montage : Paula Neurisse, Fabienne Tzanck, V Mercanton.
    Musique : ?, Internationale (son direct)
    Commentaire : Roger Vaillant
    Personnalités : Jules Moch
    Lieux et monuments : Nord, Firminy
    Lieux, évènements et personnes cités : Courrières, Petite Recelle, Liévin, Puits Renard ; Grèves de 1941, combats de 1944, Bataille du charbon, Résistance ; Daniel Meyer, Schumann, Lacoste, Jouhaux, Jean Ansec (o?) (mineur tué le 7 octobre à Merlebach), Jules Moch.

    NOTE : A six mois de distance Daquin tourne Le Point du jour, où la documentation est l'aspect préliminaire.et La Grande lutte des mineurs ,sur les grèves de l'automne 1948 et leur violente répression. «Ce n'était pas le metteur en scène qui y allait, c'était le militant. C'est par militantisme que je suis allé au documentaire» écrivait Daquin.

    Découpage : Mines, terrils, descente à la mine / Affiche: "Pour reconstruire la France, il faut du charbon." / Corons / Meeting / Défilé / Manif / On va chercher des vivres chez les paysans / Boutiques fermées / "Les municipalités communistes de la Région parisienne accueillent les enfants des mineurs." / Banc titre Huma "Un mineur assassiné à Merlebach" / "L'agitation grandit dans les mines." 9 oct 48 / ouvriers lisant la V.O / Firminy / les flics chargent / bagarres mineurs CRS / Jules Moch / BT "Moch le menteur." / les blessés / CRS et auto-mitrailleuses / écrit à la craie sur un mur: "camarades ! serrez les dents, nous les aurons, sans cela c'est le fouet pour nous !" / grande manif avec drapeaux, charge CRS / CRS = SS / "Mines de Bruay" / Défilé mineurs poings levés.

    «La mine, paysages durs et sombres où la poussière noire recouvre tout. La mine, décor de roman, prétexte à belles images, source inépuisable d'effets faciles. Mais la mine qu'est-ce encore ? Surtout et avant tout des hommes.

    Ces hommes descendant sous terre quand le soleil se lève,et ne remontant à la surface qu'avec l'ombre. Ces hommes meurent jeunes parce qu'ils sont imprégnés de cette poussière de charbon qui de mois en mois pénètre dans les poumons. Ces hommes, ce sont les mineurs à qui on a tout demandé et qui ont tout donné: les grèves héroïques de 41 qui entravèrent la guerre des nazis, les combats de 44 qui firent plus proche la victoire, et enfin l'extraordinaire période qui suivi la libération, la bataille du charbon. Alors qu'en 1919, il a fallu cinq années pour compenser la perte causée par la guerre, en 1945, moins de deux années suffirent à combler le retard. Les mineurs relèvent la France avec leurs piques, avec leurs bras, avec leur cœur.

    Et cette période d'enthousiasme et de courage, c'est celle que choisit Daniel Mayer pour traiter les mineurs de «Rouffiana», c'est celle que choisit Schumann pour leur reprocher de travailler le dimanche ! Quel respect brusquement pour les droits syndicaux !

    Lieux de consultation: Ciné-Archives, Archives françaises du film

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14-18 il y a cent ans : Emilienne Moreau, l'héroïne de la fosse 15

29 Octobre 2014, 06:28am

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Héroïne de l’ombre, Jeanne d’Arc des mineurs… Emilienne Moreau c’est la vaillance d’une fille des corons, résistante de ce bassin minier occupé par les Allemands…

Emilienne Moreau a 16 ans lorsque la guerre éclate, cette fille de mineur rêve d’être institutrice… Dès septembre 14, elle subit l’occupation allemande, son père meurt de privations, son frère aîné est tué au front. Le pays minier souffre de la présence de l’occupant. Le 25 septembre 1915 quand les troupes britanniques lancent une offensive pour reprendre la ville de Loos-en-Gohelle, Emilienne espère la délivrance.
Dans la cité minière, la fosse 15 est célèbre, elle est reliée à la fosse 15 bis, les Anglais la rebaptisent la «Tower Bridge», en référence au célèbre pont londonien. Emilienne n’écoute que son courage, elle réussit à échapper à la vigilance de l’occupant pour indiquer aux soldats britanniques l’emplacement des mitrailleuses allemandes qui se trouvent sur le pont de la fosse. Grâce à elle, les écossais surprennent les  allemands à revers. Les indications d’Emilienne épargnent de nombreuses vies humaines côté allié.
Elle devient à 17 ans  une héroïne.
En pleine guerre, le 27 novembre 1915, Emilienne est décorée à Versailles de la Croix de Guerre, seule femme au milieu des poilus. Le roi George V la décore de la médaille militaire britannique. Le journal « le Petit Parisien » fait paraître son histoire, on utilise son image pour entretenir le moral des troupes… Une légende est née.
© France 3
© France 3
 
 

Emilienne Moreau, l'héroïne de la fosse 15

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Les mineurs grévistes de 1948 et 1952 victimes de licenciements abusifs

29 Octobre 2014, 06:19am

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Mineurs grévistes de 1948 :

la réparation sera de 30.000 euros chacun

 

Les mineurs grévistes de 1948 et 1952 victimes de licenciements abusifs vont recevoir, eux ou leurs descendants, une allocation de 30.000 euros, selon un amendement du gouvernement au budget 2015, comme Christiane Taubira s'y était engagée.

© (INP / AFP) Des mineurs grévistes (à droite) affrontent les forces de l'ordre (à gauche), le 22 octobre 1948 à Béthune (Pas-de-Calais).

L'amendement déposé, qui devrait être voté mardi soir dans le cadre de l'examen de la mission "justice" du budget, stipule que la "République française reconnaît le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952" dans le Nord et le Pas-de-Calais.

En conséquence, une allocation de 30.000 euros est versée à chacun des mineurs licenciés ou, s'il est mort, à son conjoint ou ses enfants. Une allocation spécifique de 5.000 euros est en outre versée aux enfants de ces mineurs.

31 mineurs et ayants droit pourraient bénéficier de la mesure d'indemnisation, selon la Chancellerie qui a budgété quelque 700.000 euros à cette fin.

A l'automne 1948, plusieurs milliers de mineurs des sites du Nord-Pas-de-Calais avaient cessé le travail pour protester contre des décrets qui prévoyaient notamment la baisse de leur rémunération.

Au terme de près de deux mois de grève, marqués par de très violents heurts avec les forces de l'ordre, près de 3.000 mineurs avaient été licenciés. Plusieurs centaines d'entre eux avaient été poursuivis en justice et condamnés, certains à des peines de prison ferme.

Christiane Taubira avait annoncé son intention le 23 octobre de "réparer l'injustice" faite aux mineurs après la projection à la mairie de Paris du film "l'honneur des gueules noires" consacré à la grande grève de 1948, en présence de quelques-uns des derniers survivants de cet événement.

En mars 2011, la cour d'appel de Versailles avait reconnu le caractère discriminatoire et abusif du licenciement de 17 mineurs et employés de la société publique Charbonnages de France qui gérait les sites, et annulé ces licenciements. Elle avait condamné Charbonnage de France et l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs à leurs verser 30.000 euros chacun.

Mais la décision avait été cassée en octobre 2012 par la Cour de cassation saisie par l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde.

 

 

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Robespierre est-il toujours notre contemporain ?

29 Octobre 2014, 05:41am

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Table ronde

Entretiens croisés réalisés par Jérôme Skalski

Les faits. L’assassinat de Maximilien de Robespierre, le 10 thermidor de l’an II (28 juillet 1794), a été commémoré cette année dans la plus grande discrétion. le contexte À l’occasion de la rencontre-débat sur « la Révolution, Robespierre et l’Allemagne », qui se déroulera samedi et dimanche au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, centre dramatique national, l’Humanité ouvre ses colonnes aux historiens qui l’animeront.

Michel Biard Professeur d’histoire du monde moderne et de la Révolution française à l’université de Rouen, président de la Société des études robespierristes Sophie Wahnich Agrégée, docteure en histoire, directrice de recherche au CNRS Jean-Numa Ducange Historien, maître de conférences à l’université de Rouen

La commémoration de la mort de Robespierre, il y a eu 220 ans le 28 juillet 1794, a été traitée officiellement par le silence. Comment interprétez-vous ce fait ?

Michel Biard Comment pourrait-il en être autrement dans une République qui ne célèbre déjà pas la date de sa propre naissance, en septembre 1792, par une cérémonie officielle ? Qui plus est, commémorer la mort de Robespierre supposerait qu’on en finisse au préalable avec la légende noire qui accable sa mémoire depuis l’été 1794. Nous en sommes hélas très loin, comme en témoignent plusieurs querelles récentes à propos de son nom donné ou à donner à une rue. « Personnage trop controversé », telle est souvent la réponse qui est faite, en dehors de toute prise en compte des travaux des historiens et comme si nombre de nos rues et places ne portaient pas déjà des noms bien plus sujets à controverses. Dès lors, la question la plus urgente ne me semble pas de commémorer à chaque 28 juillet, mais de poursuivre un patient travail pour redonner à Robespierre sa vraie place dans la mémoire collective nationale. Plusieurs ouvrages récemment publiés devraient y contribuer, même si toucher un vaste public avec des travaux universitaires n’est jamais simple, tant l’accès aux médias de masse conditionne aujourd’hui le fait d’atteindre ou non ce public.

Jean-Numa Ducange Robespierre est toujours victime d’une légende, effectivement, qui fait de lui un monstre et un bourreau. Alors que Jean Jaurès est cité de façon unanime par tout le champ politique français – au prix de déformations historiques élémentaires parfois ubuesques –, la figure de Robespierre est devenue un repoussoir, sauf pour une partie de la gauche de la gauche, et encore. La Ville de Paris, y compris sa majorité actuelle, refuse obstinément de donner son nom à une rue. C’est assurément très révélateur du contexte dans lequel nous évoluons. Même s’il a toujours été l’objet d’attaques viscérales, un temps Robespierre pouvait bénéficier d’une certaine indulgence jusqu’aux rangs de la droite gaulliste, qui voyait en lui un sauveur de la France dans des circonstances difficiles, quand l’aspect social et politique était mis en avant par les publications proches des communistes. Le bilan de la Terreur et de ses responsables demeure controversé mais les accusations traditionnelles de « buveur de sang » et de « dictature » ne résistent pas aux analyses historiques sérieuses.

Sophie Wahnich Cette discrétion relève de la bienséance modérée dans une époque où le rapport à l’histoire vise à patrimonialiser des objets et des personnages qui permettent de maintenir le monde en l’état. Le personnage de Robespierre comme la séquence historique qui lui est le plus souvent associée, la Terreur, ne permettent pas ce régime d’historicité de la prudence, voire de l’impuissance, du décidé d’avance. Si on évoque Robespierre, alors il faut assumer une conscience historique de la crise, faire face à la violence d’hier pour faire face à celle d’aujourd’hui, les resituer l’une par rapport à l’autre, s’obliger à savoir de quels orages complexes une certaine liberté française est sortie pour ne plus se soustraire à la puissance d’agir et de juger. Robespierre ne peut être un patrimoine dans le monde d’aujourd’hui car ce monde est l’envers de ce qu’il avait espéré. Alors Robespierre ne peut être qu’un monument pour se donner le courage de résister à l’oppression contemporaine, ou un point d’appui pour une histoire qui juge et qui condamne le relativisme politique, car Robespierre produit des points de jugements avec les principes qu’il considère comme des boussoles. Commémorer Robespierre, ce serait accepter que l’histoire puisse être un savoir qui condamne la soumission aux cruautés contemporaines de la financiarisation du politique par exemple. Une commémoration est une politique publique. Qui parmi ceux qui détiennent les rênes de ces politiques souhaite ainsi dévoiler un tel savoir ? Vous voyez, commémorer Robespierre, cela conduit à réactiver de la disruption. Si le monde était autre, fait de liberté réciproque, de non-domination, de justice, si « le droit de propriété était borné, comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui, s’il ne pouvait préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence, ni à la propriété de nos semblables » alors peut-être que Robespierre pourrait devenir un personnage commémorable, un grand fondateur, mais, dans notre monde, il demeure un dangereux révolutionnaire !

Quels aspects de l’œuvre intellectuelle et politique de celui qu’on appelait l’Incorruptible souligneriez-vous ?

Jean-Numa Ducange Comme vient de le montrer dans sa belle biographie Hervé Leuwers (Fayard), Robespierre a été, avant même la Révolution, un homme des Lumières et un avocat défendant la cause des Français spoliés par les puissants. Il a été ensuite un des plus lucides critiques de l’entrée en guerre de la France en avançant une idée simple – mais qu’il est toujours bon de rappeler – « personne n’aime les missionnaires armées »… Il a été aussi exceptionnellement lucide à plusieurs moments clefs de la Révolution, même s’il s’est coupé d’une partie du mouvement populaire en 1793-1794, ce que lui reprochera une partie de l’extrême gauche au XIXe siècle. Toujours est-il que la lecture de ses textes fait apparaître une pensée dialectique des contradictions du processus révolutionnaire ; là-dessus il faut relire le petit ouvrage éclairant de Georges Labica, Robespierre, une politique de la philosophie, réédité par La Fabrique en 2013.

Sophie Wahnich J’ai le sentiment que l’histoire de la Révolution est un grand répertoire d’expériences à revisiter en fonction des questions qui se posent à nous aujourd’hui. Donc, pour moi, il s’agit effectivement de ne pas dissocier l’œuvre intellectuelle et politique et de retrouver avec Robespierre la cohérence d’un sujet pensant vertueux. La vertu est alors la force morale, le courage nécessaire à la fondation républicaine, mais aussi la capacité à ne jamais renoncer à être en garde contre ceux qui gouvernent, car si la vertu consiste pour le peuple à s’aimer lui-même, elle consiste pour les représentants à renoncer à leurs intérêts propres au profit du bien commun. Le politique prime alors nécessairement sur l’économique et le pouvoir législatif doit constamment subordonner le pouvoir exécutif. Les mots « justice », « droit », « peuple », « vertu » sont les maîtres mots d’une théorie de la Révolution qui repose sur le droit de résistance à l’oppression et l’insurrection quand les gouvernements violent les droits du peuple. Parce que nous sommes aujourd’hui embourbés dans un droit positif policier qui s’invente pour les usages des puissants au fur et à mesure de leur nécessité, il faut insister sur le droit suspensif du droit face à ces mauvais gouvernants ou face à des institutions défaillantes. C’est à ce titre que la Révolution n’est jamais finie, ou plutôt qu’elle peut toujours reprendre. Car la théorie de la Révolution conduit Robespierre à considérer qu’elle est parfois le « hors droit » qui permet de sauver « un droit supérieur », le fameux droit naturel déclaré une première fois en 1789, une seconde fois en 1793 avec une cohérence approfondie fournie par l’événement même. Pour autant, Robespierre ne souhaite nullement la nécessité de l’affrontement et c’est pourquoi il appelle de ses vœux une capacité à devenir vertueux grâce à de bonnes lois et à de bonnes institutions, comme celle de cette religion de l’être suprême, religion civile par excellence qui autorise toutes les religions à coexister et donc cette liberté de conscience sans laquelle il n’y aurait pas eu de révolution. Je crois que ce mot vertu est effectivement un maître mot à réinvestir sérieusement, car il est sans doute pour nous la clé de voûte qui permet de lutter contre les obscurantismes, qu’ils soient religieux ou politiques, de lutter contre les démagogues et d’offrir aux individus désespérés une alternative. Mais cette alternative suppose un effort, l’effort de la pensée.

Michel Biard Quels aspects souligner ? Tout dépend de la préoccupation que l’on souhaite mettre en avant. En effet, la réponse sera différente s’il s’agit d’évoquer son combat contre la peine de mort, ses positions sur les Constitutions de 1791 et 1793, ou encore ses réflexions sur le « gouvernement révolutionnaire » en 1793-1794. Plutôt que de choisir de manière aussi arbitraire qu’injuste, j’invite plutôt chacun et chacune à lire ou relire ses Œuvres complètes publiées en onze volumes par la Société des études robespierristes. Ses textes donnent assurément à penser, non seulement sur la Révolution française mais aussi sur notre monde contemporain. Quant au surnom d’Incorruptible qui lui fut attribué, il va de soi qu’il doit inciter les citoyens et les citoyennes à réfléchir sur le lien nécessaire entre vertu et politique (c’était le thème d’un colloque à l’Assemblée nationale le 18 et le 20 septembre dernier), afin de rompre avec cette image d’élus supposés « tous pourris ». Rénover, voire changer les institutions, certes, mais il s’agit aussi de vivre la politique autrement.

Jaurès disait qu’il allait s’asseoir, sous le soleil de juin 1793, aux Jacobins, à côté de Robespierre. Robespierre est-il encore notre contemporain ?

Sophie Wahnich Jaurès ou Robespierre ? Les deux bien sûr, mais si nous faisons l’effort de la traversée du temps pour revenir à notre ici et maintenant, l’actualité d’une histoire est le produit de cet effort, elle n’est jamais donnée.

Michel Biard Là encore tout est question de perspectives. D’une part, ce passage de l’histoire socialiste de la Révolution française ne doit pas faire oublier les nuances du regard porté par Jaurès sur Robespierre et le fait qu’il s’agit là d’un moment précis, l’été 1793. Pour autant, il n’en reste pas moins remarquable et courageux pour Jaurès de prendre cette position à la date où il écrit. D’autre part, en soi, Robespierre ne peut, pour d’évidentes raisons, « être notre contemporain ». En revanche, il suffit de se plonger dans ses écrits pour voir à quel point sa pensée demeure d’une actualité brûlante et comment nombre de ses idéaux restent encore un horizon d’attente pour les citoyens et les citoyennes. Lorsqu’en 1792, avec d’autres comme Saint-Just, il en vient à se rallier à l’idée d’une liberté de commerce illimitée contradictoire avec la défense du droit à l’existence, il met en avant un point décisif : le premier des droits naturels de l’homme en société est ce droit à l’existence, au nom duquel les gouvernants se doivent d’intervenir s’il convient de le défendre. En 2014, comment ne pas constater chaque jour que ce droit à l’existence demeure un combat de premier plan ?

Jean-Numa Ducange Il est intéressant de relever que, dans la plupart des hommages à Jean Jaurès, cette phrase n’est presque jamais citée. Jaurès approuve globalement Robespierre, même s’il est critique sur certains points. Pourquoi ? Parce que, comme Babeuf en son temps, qui, après avoir approuvé la chute de Robespierre, revient sur son propre jugement et affirme : « En relevant le robespierrisme, vous êtes sûr de relever la démocratie. » Les circonstances de l’action de Robespierre et notre monde contemporain sont évidemment très différents. Néanmoins, il est effectivement fascinant, à deux siècles de distance, de relire certains textes sur la vertu en politique, ou encore ses arguments pour faire primer le droit à l’existence sur le droit de propriété, que Robespierre entendait limiter dans ses amendements proposés à la Constitution de 1793. Citons-le, sur ce point : « En définissant la liberté, le premier des biens de l’homme, le plus sacré des droits qu’il tient de la nature, vous avez dit avec raison qu’elle avait pour bornes les droits d’autrui : pourquoi n’avez-vous pas appliqué ce principe à la propriété, qui est une institution sociale ? Comme si les lois éternelles de la nature étaient moins inviolables que les conventions des hommes. Vous avez multiplié les articles pour assurer la plus grande liberté à l’exercice de la propriété, et vous n’avez pas dit un seul mot pour en déterminer le caractère légitime ; de manière que votre déclaration paraît faite, non pour les hommes, mais pour les riches, pour les accapareurs, pour les agioteurs et pour les tyrans. » À méditer !

Pour tout renseignement complémentaire sur la rencontre-débat du samedi 4 et du dimanche 5 octobre, se diriger vers le site du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers (www.theatredelacommune.com) ou vers celui de la mairie d’Aubervilliers (http://www.aubervilliers.fr/).

une révolution sans révolution ? « Tout homme n’a pas le droit d’entasser du blé quand son semblable meurt de faim, tout ce qui est nécessaire à l’existence de la vie des hommes appartient à la société, son superflu seul est un objet de commerce. » Maximilien de Robespierre, discours à la Convention nationale sur les subsistances, 2 décembre 1792.

La revue de presse AFP, 26 juin 2011 Maximilien de Robespierre n’aura pas de rue ou de place à son nom dans la capitale, la majorité du Conseil de Paris ayant voté contre la demande présentée par Ian Brossat, président du groupe PC-PG. […] « Décidément, Robespierre va devenir le marronnier des rues parisiennes », a dit Jérôme Dubus (centre et indépendants), rappelant que le sujet revient régulièrement et toujours sans succès dans l’ordre du jour. Il s’est dit opposé au vœu communiste, parce que « l’Incorruptible et ses amis ont transformé l’idéal révolutionnaire en période sanguinaire » […] « La république mérite mieux que ce personnage », a-t-il dit […]. Jean-Pierre Caffet (PS) est convenu que Robespierre était un personnage important auquel toutefois, étant lui-même profondément laïque, il ne pardonne pas d’avoir mis en place le culte de l’être suprême. Une élue communiste a alors rappelé que le Conseil de Paris avait été moins laïc quand il s’était agi de donner à une rue le nom du pape Jean-Paul II.

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Europe : La Commission nouvelle est arrivée !

29 Octobre 2014, 05:38am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

par Eric Bocquet

Dans quelques semaines, le troisième jeudi de novembre exactement, nous célébrerons la version 2014 du Beaujolais nouveau et les amateurs le consommeront, avec modération bien sûr... mais déjà la semaine dernière la nouveauté a surgi à Bruxelles avec l’adoubement de la nouvelle commission par le Parlement Européen, désormais présidée par M Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre du Luxembourg, place forte de la finance mondiale, avec son secret bancaire et sa deuxième position mondiale au classement des pays gestionnaires de fonds d’investissement, ce petit pays de 2586 km2 et d’une population de 537 000 habitants stocke et gère un total de 9 788 milliards d’euros, soit presque 5 fois le PIB annuel de la France. 26,7 % de ces fonds sont luxembourgeois, 15,6 % sont français, en deuxième position au tableau devant l’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni... pas mal pour un pays en déclin au bord du suicide, M. Zemmour !

M. Juncker dans son discours d’investiture devant le Parlement Européen le 15 juillet dernier déclarait ceci : « Nous devrions intensifier nos efforts pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscales, tout en reconnaissant la compétence des Etats membres pour ce qui est de leurs systèmes fiscaux respectifs ». Or chacun sait ici à quel point la concurrence fiscale est l’un des ressorts essentiels de l’évasion fiscale internationale, alors si on n’harmonise pas...

Nous serions prêts évidemment à soutenir ces propos vertueux si la composition de la nouvelle commission ne venait pas semer un doute sérieux dans nos esprits critiques. En effet, au moins deux des commissaires nommés posent question, le représentant espagnol Miguel Arias Canete sera chargé du climat et de l’énergie, il était jusque-là actionnaire d’un grand groupe pétrolier. Ses détracteurs le surnomment « politicien de l’or noir ». Quant au représentant du Royaume-Uni, M. Jonathan Hill, il s’occupera de la stabilité financière et des services financiers. Il est orfèvre en la matière, si vous me permettez, il était jusque-là un « lobbyiste » efficace, ou « influenceur » en mauvais français, au sein de la City de Londres, première place financière d’Europe.

Juncker, Hill, Macron... la taxation des transactions financières attendra encore, mais on va se battre !

Allez, à la santé du peuple et vive le Beaujolais nouveau, avec un peu d’avance et de modération, comme toujours !

 

 

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Fermeture du centre de tri postal à Arras

28 Octobre 2014, 16:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme suite à la fermeture envisagée du centre de tri postal d'Arras.

L'intersyndicale, CGT, SUD, FO, UNSA, CFDT, CFTC, communique la version 1 du projet d'accompagnement dit social reçu le 23 octobre 2014.

Une attention toute particulière sur le paragraphe, 4 page 4 qui permettraient à La Poste de licencier du personnel sous certaines conditions, alors même que l'entreprise a touché près de 300 millions d'euros au titre du CICE que le sénat à voté !

Contrairement à la loi sur le CICE qui devrait servir à favoriser l'emploi, eh NON, il facilite aussi les licenciements !

La poste fait fi de toutes interventions et semble ne tenir aucun compte de l'ensemble des démarches, faites par les élus communistes de la région, du département et du sénateur communiste Dominique Watrin.

Il y aura l'interpellation de l'intersyndicale du tri postal d'Arras, lors du passage dans le PAS de Calais du président de la République, François Hollande le 21 novembre.

 

Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
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ALLOCATIONS FAMILIALES : « Modulation » l'invention capitaliste pour augmenter les profits

18 Octobre 2014, 14:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Modulation » l’invention capitaliste pour augmenter les profits !

 

Beaucoup pourraient se dire que la modulation des allocations familiales selon les revenus, entre dans le cadre de la justice sociale…que les riches peuvent payer pour les pauvres…

 

Mais rappelons-nous, le travail de nuit (obligatoire) des femmes a aussi été modifié au nom de la justice sociale dans le cadre de l’égalité entre les hommes et les femmes. Les revenus de 6000 euros mensuels d’un couple de salariés qui travaillent dans un hôpital ou dans une usine en 4x8, n’en font pas un couple de nantis aisés. Pourtant leurs allocations seront réduites, donc les aides pour la garde de leurs enfants seront aussi réduites… alors que leur projet de vie est déjà sur un fil tendu.

 

N’est-ce pas là, la meilleure façon de créer la division entre les pauvres de plus en plus paupérisés, donc montré du doigt « les cas sociaux », et cette classe intermédiaire ?

 

Mais voyons la réalité en face, ce n’est pas un grand complot, mais c’est là est le pari du gouvernement pour préparer les réformes qui arrivent, notamment celle de la réforme de l’assurance chômage et de la sécurité sociale, mais aussi la réforme des aides sociales et des retraites. Toutes ces réformes en cours et à venir entrent dans la stratégie capitaliste qui est de détruire toutes les entraves à leurs déjà énormes profits.

 

 

Car déjà on lit, on entend, « je suis prêt à des sacrifices mais pas pour donner l’argent aux profiteurs des allocs et du RSA… » ou pire « ceux qui ne trouvent pas de boulot, c’est qu’ils ne cherchent pas… » Ce n’est plus une fracture sociale que nous vivons mais une fracturation de la société organisée, ce qui augure un avenir proche pleins de désillusions après les illusions, nous parlons ici de la percée inquiétante des idées de l’extrême-droite qui se présente comme une troisième voie égalitariste, c’est bien là la doctrine employée par Mussolini par qui le fascisme arriva…

 

 

Ce gouvernement joue avec le feu en créant l’injustice sociale, mais les pompiers pyromanes auront toutes les capacités de fuir l’incendie quand les flammes auront embrasé la maison… c’est toute la différence, mais c’est une grande différence. Le gouvernement se targue de redresser les comptes publics avec cette mesure concernant les familles, 800 millions d’économie dit-il, une décision saluée immédiatement par l’OCDE et la commission européenne.

 

 

Mais dans le même temps, les députés n’ont voulu toucher, dans le cadre des votes sur le futur budget de l’Etat, à une niche fiscale très importante pour la bourgeoisie, ils ont renoncé à assujettir les oeuvres d'art à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune… le mépris de classe est à son apogée quand des millions de travailleurs sont chaque jour spoliés d’une partie de leur salaire par un capital qui investit des milliards dans des oeuvres d’art qui n’en ont que le nom ! La mafia politicienne est au pouvoir pour permettre les arrangements entre amis, et elle se demande toujours pourquoi les politiciens sont les mal-aimés.

 

 

« Il ne faut pas confondre l'espoir dans lequel gagne le moins mauvais et l'espoir dans lequel gagne un projet de transformation de notre réalité » ceci est une phrase de la chanteuse Keny Arkana. Elle est d’une impressionnante lucidité qui caractérise notre situation. En effet, tout est calculé pour rembourser une dette sans fond qui fait la fortune des banques et ce sans se soucier de l’appauvrissement d’une masse importante de la société dont les conditions de vie deviennent proches de celles des pays du sud. Nous vivons la stratégie du chaos qui consiste dans un premier temps à détruire le patrimoine sociale acquis par des décennies de luttes… puis à réduire les droits pour terminer par la réduction drastique des salaires. Et ceux qui se disent en nous lisant « ce n’est pas possible » qu’ils se renseignent sur le sort réel des travailleurs de Grèce dont les plus proches frontières sont à peine à 1000 km de la France, pour voir si nos propos sont des inventions.

 

 

Camarades, communistes ou syndicalistes, personne ne viendra se battre à notre place, nous devons agir et s’organiser avec un but précis : empêcher la bourgeoisie de nuire encore plus aux intérêts de notre classe sociale. Et si rapidement nous n’arrivons pas à inverser cette peur au ventre lié au diagnostic, le mal s’amplifiera car la prise de pouvoir par un clan populiste ne soignera pas nos incertitudes mais renforcera le sentiment d’impuissance. Nous devons refuser le cas par cas qu’on nous impose quand l’effet domino détruit la société et ses fondations dans son ensemble. La menace sur les allocations familiales modulées n’est pas un détail dans la guerre de classe menée par le grand capital, sauf peut-être pour ceux qui regardent le doigts plutôt que la direction en ne se sentant pas ou plus concernés.

Cercle Ouvrier du Bassin Ouest du Pas de Calais ( COBAMIO)

Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais

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DORMEZ SAGEMENT CITOYENS, ILS LIQUIDES LES BIJOUX DU PAYS …

18 Octobre 2014, 14:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

DORMEZ SAGEMENT CITOYENS, ILS LIQUIDES LES BIJOUX DU PAYS …

 

Dans la ligne qui fut celle de Lionel Jospin, le gouvernement a annoncé la vente pour 4 milliards d’euros de ses participations dans des grandes entreprises françaises ; François Hollande poursuit donc la liquidation des bijoux de la France. En effet, La dernière grande vague n’est autre que celle opérée par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-Télécom et celui d’Air-France, privatisé Thomson-Multimédia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Société marseillaise de crédit, RMC, le Crédit Lyonnais, Aérospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d’euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Juppé et Balladur réunis.

Petit rappel :

  • De 1933 à 1982 : constitution et création du Bien Public avec notamment : Air France, SNCF, Renault, Crédit Lyonnais, Société Générale, AFP, Alsthom, Saint Gobain, Usinor Sacilor, Rhône-Poulenc, Crédit commercial de France, et la création d’EDF-GDF, soit un total d’une cinquantaine de groupes. Plus des groupes où les participations publiques sont majoritaires comme Matra, la Société d’étude Marcel Dassault, la Banque Rothschild ou la Banque Worms. Tout cela constituait le patrimoine que nous devions léguer à nos enfants !
  • De 1986 à 2012 : dénationalisations totales ou partielles par tous les gouvernements si bien qu’en 2007, il ne reste plus rien du secteur public industriel, le secteur public social et les biens d’usage collectif sont privatisés. Comment en est-on arrivé là ? Par le lobbying et la modification de la législation. Quand cela ne suffit pas, le gouvernement s’abrite derrière les directives européennes. La sous-évaluation des biens publics livrés aux copains est systématique, en surestimant l’endettement ou en mettant en cause la gestion par exemple. Tout devient source de profits : l’énergie, l’eau, le chômage, le savoir, la santé, les retraites et même la délinquance avec des prisons privées, tout doit être transformé en marchandises, rien de doit échapper au marché !
  • À partir de 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault procède à différentes privatisations partielles. Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital. Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital. Avril 2013 : Arnaud Montebourg (eh ! oui) se déclare en faveur de baisses de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez. Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises. Juin 2013 : l’État cède 9,5 % du capital Aéroports de Paris pour 738 millions d’euros. Novembre 2013 : cession de 4,7 % du capital de Safran, pour environ 900 millions d’euros. L’État détient désormais 22,4 % du capital. Janvier 2014 : cession de 1% du capital d’Airbus Group, anciennement EADS, pour environ 450 millions d’euros. Aujourd’hui, il s’agirait de la Française Des Jeux, d’Orange, de Rungis…

Il faut noter de plus que lorsque l’État reste actionnaire, il ne cherche pas à influer sur la stratégie de l’entreprise. Pourtant, avec une participation comprise entre 30 et 40 %, son poids demeure déterminant, surtout si sa participation au capital est importante par rapport au « flottant ». Et même lorsque la part de l’État au capital passe en dessous de 30 % – par exemple, pour Air France-KLM (15,88 %), Renault (15,2 %) ou Orange (13,57 %), et qu’il perd la maîtrise des décisions du conseil d’administration, en tant qu’actionnaire de référence, il devrait néanmoins constituer un interlocuteur incontournable dans des secteurs stratégiques : énergie, transports, défense, télécoms… Or, bien souvent, les représentants de l’État qui siègent parfois nombreux dans les conseils d’administration restent passifs.

Pour rappel, L’État détient actuellement des parts dans 74 entreprises, comme la SNCF, Air France, Orange ou encore Renault. La valeur totale de ses participations dépasserait 110 milliards d’euros, dont 85 milliards pour les seules entreprises cotées en Bourse (hors PSA Peugeot Citroën). Elles ont rapporté à l’État 4,4 milliards d’euros de dividendes, pour un chiffre d’affaires de 145 milliards. Avec plus de 3 milliards d’euros, c’est le secteur énergétique, par le biais d’EDF et GDF Suez, qui reverse le plus de dividendes à l’État, suivi des industries de défense avec 267 millions d’euros.

Le but de cette nouvelle revente s’explique simplement : pour tenir ses engagements d’économies, de réduction de la dette et d’équilibre budgétaire promis dans le cadre européen, l’État gratte dans tous les coins pour que ça rapporte tout de suite. Un gouvernement qui vend au privé les actions qu’il détient chez les opérateurs publics, c’est un gouvernement de droite !

Et pour confirmer le tout, voici une nouvelle de dernière minute : lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Énergétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français et donc des barrages hydrauliques . Je suis vraiment écœuré par ce gouvernement !

 

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Débat citoyen De Gaza en Palestine au Donbass en Ukraine, au siège de la section PCF de l'Arrageois annulé

18 Octobre 2014, 09:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le débat citoyen du vendredi 24 octobre est annulé en accord avec notre camarade Danielle Bleitrach suite à l'assemblée départementale des communistes du Pas de Calais qui se déroulera ce même vendredi 18h30 salle Maurice Thorez Sallaumines.
Le bureau de section PCF de l'Arrageois

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