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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Le nouveau ministre de l’économie, M. Macron, est membre du groupe Bilderberg

30 Août 2014, 08:47am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l’Economie a participé à la réunion du groupe Bilderberg, qui a eu lieu à Copenhague les 31 mai et 1 juin dernier. M. Macron y assistait en tant que conseiller de François Hollande à la présidence de la République.

Cette réunion s’est tenue ce week-end, dans le mutisme habituel des médias français. Le groupe Bilderberg réunit chaque année pendant deux jours les principaux dirigeants économiques et politiques - ainsi que quelques journalistes - pour discuter des « affaires du monde ». Ce cénacle est un de ceux qui coordonnent l’application internationale du dogme néo-libéral.

Henri de Castries, président de la compagnie Axa, préside le groupe Bilderberg. Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, Fleur Pellerin, alors secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur et maintenant ministre de la Culture, François Baroin, UMP, et Natalie Nougayrède, ex-directrice du Monde, journal possédé par MM. Bergé, Niel et Pigasse, étaient quelques-uns des membres de la réunion de Copenhague.

Manuel Valls avait lui aussi participé à une réunion du groupe Bilderberg.

Manuel Valls, le premier ministre de François Hollande, a été adoubé par le groupe Bilderberg, un des cénacles les plus sélects de l’oligarchie. Ce groupe réunit chaque année des grands dirigeants économiques et des politiques prometteurs. En tant que « socialiste ouvert », M. Valls avait été invité par le groupe Bilderberg, « afin de lui ouvrir les yeux sur certains points ».


Le groupe Bilderberg est un des cénacles les plus sélects par lesquels le régime oligarchique contourne le système démocratique. Banquiers et financiers de haut vol se retrouvent chaque année pour réfléchir ensemble, invitant des responsables politiques prometteurs, dont ils jugent qu’ils partagent leurs avis et leurs intérêts. Le journaliste Bruno Fay avait eu la bonne idée de demander à interviewer le vicomte Etienne Davignon, l’alors président du Comité de direction du groupe Bilderberg. Cette interview très intéressante a été publiée dans son livre Complocratie, paru en 2011. Il a accepté queReporterre reprenne un passage de cette interview.

...............................

Le président du Bilderberg a confiance en Manuel Valls

Bruno Fay

J’interroge maintenant Etienne Davignon sur le choix des invités. (...) Bill Clinton, Lionel Jospin, José Manuel Barroso et tous les autres ont été systématiquement invités l’année précédente de leur élection ou de leur nomination.

« Les choses se passent dans l’autre sens », me répond-il. "Chaque année, on demande aux membres d’identifier les personnalités qui émergent dans leur pays. Par exemple, l’an passé, nous avons demandé à nos amis anglais duSteering Committee de nous donner des noms. Ils nous ont proposé d’inviter George Osborne qui a été depuis nommé chancelier de l’Échiquier dans le cabinet de David Cameron [le premier ministre britannique]. Pourquoi Osborne ? Parce que c’était un homme jeune, prometteur, du Parti conservateur, et que c’est intéressant aussi bien pour lui, que pour nous, de nous rencontrer.

"Pour Clinton, c’est la même chose. Il est venu en 1991, deux ans avant son élection, parce que nos amis démocrates nous avaient dit que c’était un garçon intéressant et sympathique. À l’époque, quand il nous a dit qu’il voulait devenir président des États-Unis, on a tous cru qu’il était dingue.

"Nous invitons deux catégories de personnel politique : ceux qui sont au pouvoir, dont nous aimerions bien connaître leur avis sur les sujets que nous traitons, et ceux qui nous paraissent appartenir à des générations montantes.

« C’est par exemple le cas de Manuel Valls qui nous a paru intéressant en tant que socialiste français ouvert. On n’est pas là pour faire sa promotion, mais il n’est pas exclu que ça lui soit utile et que ça lui ouvre aussi les yeux sur certains points. Ensuite, certains de nos invités ont un destin, mais ce n’est pas de notre fait. Je crois plus à notre vision. »

 
 

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Le Manifeste du front populaire de libération de l’Ukraine

30 Août 2014, 08:31am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Publié par 

IL m’a été plus facile de retrouver la version publiée par Les crises. fr que retrouver celle publiée ici.  Le Manifeste du front populaire de libération de l’Ukraine.

On peut discuter le fond, mais cela me semble important de le lire pour comprendre le point de vue des russophones.

Et cela a un petit parfum de Commune 1870…

 

En introduction,  la présentation de Karine Bechet-Golovko.

Présentation

Dans un premier temps, le mécontentement populaire, organisé et structuré, a donné Maïdan. Pour les droits sociaux, contre les oligarques et le pouvoir de la corruption qui détruit l’État. Avec le coup d’État à Kiev, les oligarques ont pris les régions, se sont appuyés sur des forces armées radicales, et certaines néo-nazies, pour assurer leur pouvoir par la force. Une autre voie n’était pas possible : il fallait asservir la population par la peur. Finalement, les radicaux sont sur-représentés à la rada et un autre oligarque a pris le pouvoir, grâce à l’élection présidentielle, dont la campagne fut téléguidée, préparée et financée de l’étranger. Maïdan a perdu, le peuple ukrainien est à nouveau dépossédé et pressuré. En réaction, le sud-est se soulève et prend les armes. D’une intervention “anti-terroriste”, Kiev a fini, par incompétence politique ou par volonté profonde, par provoquer une guerre civile qui permet un nettoyage ethnique. Dans ce contexte, Novorossia est reconstituée par référendum local, les armes grondent, les civils meurent sous les coups de l’armée ukrainienne ou sont évacués malgré l’absence de corridor humanitaire. Dans ce contexte difficile, les dirigeants de Novorossia tentent de se positionner politiquement. Non, ils ne sont pas séparatistes, ils veulent vivre en Ukraine mais dans une autre Ukraine. Non ils ne sont pas pro-russes, ils sont ethniquement russes, pour une Ukraine libre, réellement européenne comme elle l’a toujours été et non corrompue, ce qu’elle n’est pas. Le Manifeste du Front Populaire de Libération Ukrainien est adopté.

Le 7 juillet, à Yalta, des représentants de différentes régions d’Ukraine, de différentes forces politiques, de différentes organisations agissant en Ukraine, ont adopté un Manifeste qui, pour la première fois, pose la vision politique de ce mouvement de résistance armée.

Habituellement, les combattants dans le Donbass sont considérés comme pro-russes, car contre le pouvoir à Kiev, comme si le seul fait de s’opposer au coup d’État faisaient d’eux des séparatistes pro-russes. Habituellement, ils sont montrés comme des marionnettes à la solde de Moscou qui tire les ficelles dans la région pour déstabiliser l’Ukraine, voire “annexer” les territoires contestataires, pour reprendre une expression qui plait aux médias occidentaux.

Or, ce Manifeste a pour but non seulement d’expliquer les buts politiques de la démarche des résistants, mais également de casser certaines images un peu trop confortables et trop éloignées de leur réalité.

On remarquera que l’internet russe le diffuse pour l’instant sans réels commentaires. On le trouve même sur le site des Echos de Moscou, ce qui est à la fois intéressant et surprenant. Il semble s’agir d’un acte important pour la compréhension de l’évolution politique de la situation en Ukraine, mais un acte que pour l’instant aucun média internet ne prend le risque de vraiment analyser. Un virage politique est pris ici, mais l’on ne sait pas encore ni sur quoi il va déboucher, ni s’il pourra arriver à son terme.

En ce qui concerne le texte lui-même, je ne vais pas le traduire, mais en donner les points qui me semblent les plus importants. Il montre ici l’échec de la révolution du Maïdan, car celle-ci a débouché sur la prise de pouvoir des oligarques, aidés par le bras armé des groupes extrémistes, constitués et de fanatiques et de contractuels. Il s’agit donc de revenir aux débuts de la contestation: un pouvoir qui appartienne au peuple, fonctionnant sur le mode de la représentation par des délégués, par l’intermédiaire d’élections et de référendums, contre la corruption, le pouvoir des oligarques, des bandits et contre l’intervention des forces étrangères.

Le but est l’établissement en Ukraine d’un régime social (par opposition au néolibéralisme prôné actuellement comme parangon des valeurs européennes), orienté vers l’individu, mais également un État libéral qui permette de créer son entreprise sans risque d’être attaqué par les bandits et les fonctionnaires corrompus, un État fédéral ou confédéral – comme les régions en décideront elles-mêmes. Bref, un État qui permette le respect de chacun, qui permette de reconstruire le lien social entre tous les habitants de l’Ukraine, qui, rappelons-le, sont ethniquement très diversifiés (russes, roumains, bulgares, polonais, etc). Pour restaurer le Vivre ensemble. C’est idéaliste? C’est un idéal, comme tout projet politique.

Si la population de l’Est s’est soulevée en premier, c’est parce qu’elle est doublement attaquée, rappelle le Manifeste: comme les autres, elle est attaquée sur le plan social et économique (réduction des salaires, des pensions, augmentation des prix, réduction des aides sociales, déstructuration de la médecine etc, sous le joug du FMI ou de l’Union européenne, pour obtenir des aides financières, sans lesquelles l’Ukraine ne peut plus vivre). Mais cette population est également attaquée dans ses fondements culturels, avec l’interdiction d’enseigner la langue russe, de tourner des films en russe, etc. Cette double attaque, et fondamentale car contre le “banditisme néolibéral” caché sous des couleurs européennes, et culturelle pour l’identité russe, a provoqué la révolte du Donbass.

Mais comme cette révolte n’a pas été écoutée, comme la volonté du nouveau pouvoir néolibéral extrémiste de Kiev a été d’empêcher toute contestation politico-juridique par la destitution immédiate de la Cour constitutionnelle, l’intimidation contre les députés et les demandes d’interdiction des partis politiques de réduire par les armes toute contestation, les habitants de la région ont pris les armes. Pour eux, le recours à la force est nécessaire pour se défendre, c’est un moyen de lutte pour arriver au résultat espéré, la libération de l’Ukraine.

Quant au soutien de Moscou, ils estiment que leur combat, principalement, dérange les élites russes, qui auraient préféré rapidement négocier avec Kiev la fin des hostilités, trouver un compromis et continuer leur business. Mais comme la population révoltée ne baisse pas les bras, comme une grande partie de la population russe les soutient, les élites russes sont obligées, au minimum, de faire semblant de soutenir le combat mené et de ne pas complètement le lâcher.

Bref, dans l’ensemble, nous sommes face à la seconde phase révolutionnaire ukrainienne. Sur le plan institutionnel, le modèle politique présenté est très simpliste, c’est un modèle populaire/révolutionnaire intermédiaire, fondé sur les représentants et les assemblées, mais permettant de sortir de cette gabegie sanglante et de construire ensemble des institutions qui correspondent à la volonté des habitants du pays.

Le premier Maïdan fut objectivement un échec, aucune des demandes des premiers manifestants ne fut satisfaites, bien au contraire. Aujourd’hui, en fait, ces demandes premières sont reprises par les combattants de l’Est.

Je serai vraiment curieuse de voir si nos élites bienpensantes, nos chercheurs et sociologues, qui se sont tellement attachés aux revendications du premier Maïdan, vont mettre autant de vigueur pour soutenir ce mouvement populaire-là. Car, pour eux la question est simple: ils sont contre la corruption, les oligarques, l’extrémisme, pour le respect de l’autre, le combat pour le vivre ensemble, ou bien cela dépend-il de qui formule ces revendications ?

Karine Bechet-Golovko , RussiePolitics

Le Manifeste

Quel est le but de notre lutte ?
La construction sur le territoire de l’Ukraine d’une république populaire équitable, sociale, sans les oligarques et la corruption de la bureaucratie.

Qui sont nos ennemis ?
Les élites dirigeantes libéral-fascistes – l’union criminelle des oligarques, des bureaucrates, des forces de sécurité, et du crime organisé, servant les intérêts des États étrangers.

Qui sont nos alliés ?
Tous les gens de bonne volonté qui reconnaissent les idéaux de justice sociale et qui sont prêts à se battre pour eux, pas ceux qui ont accepté l’état libéral-fasciste sur le territoire de l’Ukraine, indépendamment de leur citoyenneté et de la nationalité.

Qu’est-ce que la république sociale populaire pour laquelle nous nous battons ?
La république sociale populaire, c’est une forme d’organisation politique de la société, dans laquelle :

        les intérêts du peuple et de son développement sur tous les plans (spirituel, intellectuel, social, physique) sont les buts et objectifs de la sociale de la république sociale populaire.

        tout le pouvoir appartient au peuple et est accompli par les organes élus, ses représentants directs.

        chaque citoyen-travailleur a droit à des soins médicaux, l’éducation, la retraite et la Sécurité sociale aux frais de l’État.

        est autorisée toute initiative, privée ou collective, étant en faveur du peuple et à son développement

        est interdit le capitalisme bancaire usurier, vivant aux dépens des intérêts d’emprunt – l’argent ne doit pas être gagné au travers de la servitude pour la dette, mais par la mise en œuvre de projets réussis

        l’État, agissant au nom du peuple et contrôlé par ses représentants, est le plus gros détenteur de capital et contrôle toutes les industries stratégiques

        la propriété privée est autorisée, mais les grandes fortunes et leurs investissements dans la politique et l’économie sont sous le contrôle de la société – personne n’a le droit d’être un oligarque et de régner sur le peuple par la création artificielle d’une situation d’exclusivité

Quelles sont les méthodes de notre lutte ?
Pour atteindre l’objectif fixé (la création sur le territoire de l’Ukraine de la république sociale populaire), nous sommes prêts à appliquer des méthodes de lutte violentes ou pacifiques. Nous considérons qu’un peuple armé est seul capable de protéger sa liberté, mais la violence n’est qu’un moyen forcé (de derniers recours) pour atteindre un objectif politique.

Ce qui se passe sur le territoire de l’Ukraine ?
Sur le territoire de l’Ukraine se produit un soulèvement de libération populaire contre le pouvoir libéral-fasciste, qui tente à l’aide de la terreur et de la propagande d’affermir dans notre pays un capitalisme libéral-fasciste et criminel.

Qu’est-ce que l’Ukraine ?
L’Ukraine est un territoire entre l’Union Européenne et la Russie avec des traditions chrétiennes (principalement orthodoxes), peuplée par des peuples divers (Ukrainiens, Russes, Biélorusses, Moldaves, Bulgares, Hongrois, Roumains, Polonais, Juifs, Arméniens, Grecs, Tartares, Ruthènes, Houtsoules, etc.) et qui a des siècles de tradition populaire d’autonomie politique et de lutte pour la liberté populaire.

Ce qui se passe au Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
Dans le Sud-Est (Novorossia) se produit un soulèvement populaire contre le parti libéral-fasciste au pouvoir, établie à Kiev avec l’argent et l’appui de patrons occidentaux. Dans cette rébellion prennent participation tous les peuples : les Ukrainiens, les Russes, les Grecs, les Arméniens, les Juifs, les Hongrois, les Roumains et ainsi de suite.

Est-ce une guerre entre les Russes et les Ukrainiens dans le Sud-Est (Novorossia)?
Ce n’est pas la guerre entre les Russes et les Ukrainiens, comme le dit la propagande libérale-fasciste, c’est une insurrection des peuples opprimés contre l’ennemi criminel commun – le parti libéral-fasciste capitaliste.
Des deux côtés du front combattent des Russes et des Ukrainiens (ainsi que d’autres peuples).
Du côté des «autorités de Kiev», des mercenaires et des oppresseurs dupés par la propagande se battent pour les intérêts du grand capital criminel et de la bureaucratie malfaisante, alors que du côté du Sud-Est (Novorossia), les insurgés défendent les intérêts du peuple et son avenir libre, équitable et démocratique.

Les intérêts des russes et des ukrainiens sont ils différents dans les événements qui se déroulent en Ukraine ?
Les Russes et les Ukrainiens sont unis par les mêmes intérêts socio-politiques – la libération de l’Ukraine du pouvoir du capital criminel, de la bureaucratie criminelle, des services de force criminels, et du crime organisé.

Pourquoi la révolte dans le Sud-Est (Novorossia) se passe sous des slogans russes ?
Parce que la population russe et russophone d’Ukraine s’est trouvée dans la double oppression socio-économique (tout comme la population ukrainophone), mais aussi culturel et politique.
L’oppression Socio-économique, c’est la corruption, le régime d’illégalité, le pouvoir du crime, l’impossibilité de mener une entreprise normalement et d’avoir une vie normale, des salaires de misère, d’être dépendant des «maîtres de la vie» – c’est la norme de l’existence de chaque citoyen travailleur de l’Ukraine.
L’interdiction de la langue russe dans les régions où 90 % et plus de la population, pense et parle en russe (c’est environ la moitié du territoire de l’Ukraine), l’interdiction de l’enseignement de la langue russe dans les écoles, l’interdiction de la publicité et du cinéma russe, l’interdiction d’utiliser le russe dans le domaine juridique et dans la pratique administrative et beaucoup d’autres interdictions et exigences absurdes et ségrégationnistes – c’est une humiliation de plus de la population russophone de l’Ukraine par le pouvoir criminel libéral-fasciste.
C’est pourquoi les Russes et russophones se sont soulevés en premier.
Et c’est le tour de tous les peuples opprimés de l’Ukraine !

Pourquoi la Russie aide le Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia)?
Une grande partie de l’élite russe a peur de la protestation socio-politique populaire. Elle se ferait un plaisir de trouver un accord avec le pouvoir de Kiev et de mettre fin à la guerre dans le Sud-Est (Novorossia). Mais la fureur du soulèvement populaire contre le capitalisme oligarcho-bureaucratique libéral-fasciste ne le permet pas. Les peuples de la Russie soutiennent la juste lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia). Et cela oblige toute l’élite de la Russie (russe d’origine, mais pas d’opinion) de maintenir ou de faire semblant, souvent à l’encontre de ses intérêts stratégiques, qu’elle soutient la rébellion du Sud-Est de l’Ukraine.

Pourquoi les États-UNIS et de l’UE aident le régime de Kiev ?
L’objectif principal des États-Unis, c’est l’affrontement avec la Russie, son principal concurrent géopolitique. Les États-Unis doivent soit créer un État ukrainien anti-russe avec des bases de l’OTAN aux frontières de la Russie, soit semer le chaos, en déstabilisant la région.
L’UE a besoin de marchés supplémentaires pour écouler ses marchandises et des sources de matières premières bon marché.

Qu’est-ce qui soutient la lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
La lutte des peuples d’Ukraine, dont le Sud-Est (Novorossia) est la base de support, est soutenu et développée par la volonté inébranlable des peuples d’Ukraine de se libérer de la domination des élites libéral-fascistes au pouvoir et par la prise de conscience progressive de leurs intérêts socio-politiques et des objectifs de la lutte.

Est-ce que la lutte dans le Sud-Est (Novorossia) soutient le séparatisme ?
Non, le territoire de la lutte est l’ensemble du territoire de l’Ukraine. Les rebelles du Sud-Est (Novorossia) tendent la main à leurs frères et sœurs dans toutes les régions de l’Ukraine avec l’appel : «Levez-vous contre l’ennemi commun!»
Nous allons créer une nouveau pouvoir populaire libre et socialement responsable sur l’ensemble du territoire de l’Ukraine et de la Novorossia.

Que se passera-t’il après la victoire de la révolution de libération populaire et la naufrage du régime libéral-fasciste ?
La formation d’un nouvel état sur le territoire de l’Ukraine, dans lequel le pouvoir appartiendra au peuple, non pas en paroles, mais en actes.
La population de chaque région va déterminer l’avenir de sa région par la voie d’un référendum (comme forme suprême de la démocratie) et choisira soit de rester dans le cadre d’un état uni fédéral (ou confédéral), soit de devenir indépendante.

Comment se construira le pouvoir politique après la victoire de la révolution de libération populaire ?
Le pouvoir politique sera fondée sur le principe de la représentation populaire directe (démocratie) – du bas vers le haut.
Les organes de la Démocratie vont se former, en commençant par les Conseils régionaux et le Conseil Suprême, selon le principe de la représentation des délégués des territoires ; des délégués des organisations des travailleurs, des corporations professionnelles et des syndicats ; des délégués de organisations politiques, religieuses et communautaires.
Les pilier de la Démocratie populaire seront les conseils locaux.
Ils délègueront des représentants dans les conseils régionaux.
L’organe suprême de la représentation populaire (Conseil Suprême) se composera de délégués des conseils régionaux.
Le Conseil suprême choisira le gouvernement, responsable devant le peuple en la personne de ses représentants.
Nous préconisons l’éligibilité des juges et des chefs des structures des forces de l’ordre sur le terrain (localement).

Quels seront les droits de régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
Chaque région aura le droit de disposer de sa Constitution ou d’un autre document fondamental pour garantir aux peuples résidant sur son territoire leurs principaux droits politiques, économiques, sociaux, culturels, religieux.
Chaque région sera en droit de choisir, outre les langues nationales, les langues régionales pour le développement culturel, politique, juridique ou administratif.
Chaque région aura le droit de former son budget sur la base de l’imposition des personnes physiques ou juridiques exerçant des activités sur son territoire.
Chaque région sera en droit d’avoir une activité autonome dans le commerce extérieur.

Quelles seront les responsabilités des régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
Chaque région sera obligée d’acquitter une partie de ses impôts dans le fond anti-crise commun (pour les circonstances de catastrophe naturelle ou autres cataclysmes).
Chaque région sera obligé d’acquitter une partie de ses impôts pour les besoins généraux de l’État national – la défense, le dépenses de l’appareil d’état commun, la construction de structures d’importance nationale.
Chaque région devra obéir aux principes nationaux communs des rapports réciproques du travail et du capital, des libertés civiles et politiques.
Chaque région doit maintenir l’ordre et protéger les droits et les libertés des citoyens, dans le cadre de la législation nationale.

Ce sont les principes de base et les objectifs de notre combat.
Chaque honnête citoyen et patriote doit les accepter et les soutenir.

Nous comptons sur la solidarité internationale et le soutien de tous ceux pour qui les idéaux d’égalité, de démocratie et de justice sociale ne se traduisent pas qu’en paroles mais en faits.

Ensemble – nous vaincrons !

Approuvé par la résistance de la conférence de Yalta 07/07/2014

Traduit par Philippe Deville pour www.les-crises.fr

Source : Msk, et RabKor

 

Edit : institutions ukrainiennes signataires :

Centre de coordination et de soutien de la Fédération ukrainienne – Центр координации и поддержки украинской федерации
Union des citoyens ukrainiens – Союз украинских граждан
Parti “Borotba” – Партия «Боротьба»
Garde Slave (Zaporozhye) – Славянская гвардия (Запорожье)
Union populaire (Kharkiv) – Народный союз (Харьков)
Garde de Lugansk – Луганская гвардия

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Rentrée combative pour les communistes du 62 !

29 Août 2014, 20:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ils étaient près de 250 militants communistes lors de cette assemblée barbecue à Sallaumines dont Gautier Weinmann, secrétaire du PCF de Leforest a écrit un résumé de mon intervention. 

 

Le secrétaire départemental Hervé Poly a dénoncé les bombardements de populations à Gaza et en Ukraine. Il n'y a ni choc des civilisations, ni choc des cultures, juste des guerres pour le partage du monde par les firmes multinationales. Les communistes dénoncent la volonté d'affrontement des puissances impérialistes et de l'OTAN : sortons la France de cette organisation militaire !

On peut se féliciter de la résistance palestinienne face à l'une des plus puissantes armées au monde, celle d’Israël. Non à l'occupation ! Pour le respect des droits des Palestiniens ! Levée du blocus de Gaza !

En France, la guerre contre le peuple atteint des niveaux rares. Hollande et Valls font la politique de la droite. Le nouveau Ministre-banquier d'affaires nous invite à sortir des 35h ! Une véritable provocation de la part de ce millionnaire !

Ambroise Croizat nous mettait en garde : « ne parlez jamais d'acquis sociaux, mais de conquis sociaux, car le patronat, lui, ne désarme jamais ». Nous y sommes ! Il n'y à rien à attendre de bon de ce Gouvernement. Avec l'austérité, la situation va encore s'aggraver. Le secteur du bâtiment va mal. Les collectivités territoriales sont asphyxiées. Beaucoup d'industries sont menacées par les actionnaires. Faut-il désespérer pour autant ?

A l'évidence, non. Faisons vivre le parti révolutionnaire en France. C'est de notre affaiblissement que profitent les capitalistes et les forces réactionnaires. Il suffit de voir le niveau record des dividendes ou encore de l'évasion fiscale pour se convaincre qu'une autre politique est possible.

C'est d'une révolution que nous avons besoin, et non d'une simple dissolution. Seule l'émergence sur la scène du monde du travail, seul un travail patient, permettra de créer les conditions de victoires pour notre peuple.De son côté, Marine Le Pen, reprenant certaines de nos propositions sociales, épargne le capital, elle ne s'occupe pas de la répartition des richesses et accable encore et toujours les travailleurs immigrés (en général venant d'Afrique!). Toute l'illusion qu'elle propage est celle d'un capitalisme franco-français sur le mode des années 60 : ce système n'apporterait rien de bon aux travailleurs.

L'heure est à l'optimisme. Nos luttes peuvent faire bouger les lignes. La réaction du monde du travail est indispensable face aux attaques et aux provocations. L'Internationale et la Marseillaise ont été chantées goulûment, manière de nous mettre en appétit et de dénoncer tous ces faux patriotes qui n'ont jamais rien fait de positif pour la France et bien sûr tous ceux qui, au pouvoir, saccagent notre Nation, notre démocratie et nos modes de vie !


C'est la lutte finale ! Groupons-nous dès demain !

 

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la députée palestinienne Khalida Jarrar, reçoit un ordre d'expulsion par l'armée israélienne

29 Août 2014, 19:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                                                                      

Pour l’annulation immédiate de son ordre d’expulsion !

Mercredi 20 août 2014, une cinquantaine

de soldats de l’armée israélienne a fait irruption au domicile de la

députée palestinienne Khalida Jarrar, situé à Ramallah. Un haut gradé lui a alors

remis un ordre militaire rédigé en hébreu, lui demandant expressément de

quitter son domicile, pour aller vivre durant un périodeinitiale de 6 mois à

Jéricho, ville où elle n’a pas d’attache particulière, et ce, sous 24h.

Une carte de Jéricho 

lui a été remise et il lui a été précisé qu’elle ne pourrait pas sortir de la ville

sans avoir l’autorisation du tribunal militaire israélien. Khalida Jarrar a refusé de

signer cet ordre rétorquant aux soldats : 

« Vous, l’occupant, tuez notre peuple palestinien. Vous pratiquez des arrestations

massives, démolissez des maisons, kidnappez des personnes à leur domicile et les

déportez. C’est à vous de quitter notre maison ».

Khalida Jarrar est une députée du FPLP, avocate et militante pour les droits de

l’homme. Elle a longtemps dirigé l’ONG Addameer qui soutient les prisonniers

politiques palestiniens et leurs familles. 

Militante également féministe, elle a été particulièrement engagée lors des

récentes manifestations de soutien à Gaza. 

N’ayant pas obtempéré à la demande de l’occupant, Khalida Jarrar risque de se

faire arrêter et d’être emprisonnée. Elle s’est désormais réfugiée dans l’enceinte

du Conseil législatif palestinien, dans lequel elle a installé une tente qui accueille

chaque jour des citoyen-ne-s, des militant-e-s et des élu-e-s venu-e-s lui témoigner

leur solidarité.

Une telle mesure d’éloignement n’avait pas été prononcée depuis les années 80.

Ce n’est pas la première tentative d’intimidation de la militante, puisque depuis

1998, l’Etat israélien n’autorise pas Khalida Jarrar à voyager en dehors de

Palestine. En 2010, alors qu’elle devait recevoir un traitement médical très

spécifique en Jordanie, elle a dû lutter des mois et mobiliser l’opinion publique

avant d’obtenir le droit de se faire soigner. 

La colonisation, l’interdiction de se déplacer, la pression sur des élus

palestiniens sont autant d’injustices insupportables auxquelles il faut mettre

f in. Le régime d’apartheid d’Israël a prouvé une nouvelle fois cet été à Gaza

sa volonté de détruire le peuple de Palestine.

La France doit faire entendre sa voix pour la reconnaissance d’un Etat

Palestinien qui permettra de mettre fin à bon nombre de ces exactions.

Les Communistes restent mobilisés partout en France pour faire

résonner la voix de la Paix.

L’impunité de l’Etat israélien n’a que trop duré, il est de notre devoir d’envoyer,

une fois de plus, un message fort de solidarité au peuple palestinien !

Soutenons Khalida Jarrar dans son combat pour la justice et contre l’impunité de

l’Etat israélien !

La section du parti communiste de l'arrageois  demande l’annulation immédiate

de cet ordre d’expulsion !

Signez la pétition de soutien à Khalida Jarrar :

http://samidoun.ca/2014/08/sign-on-endorse-the-khalida-jarrar-solidarity-statement/

 

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Le Premier ministre en meeting au MEDEF !

29 Août 2014, 19:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Premier ministre en meeting au MEDEF !

Pour la deuxième fois sous la Présidence de François Hollande, un Premier ministre de la République est la vedette d’un meeting syndical.

Le Premier ministre a choisi de venir faire applaudir sa politique par le MEDEF, le jour même de la publication des chiffres du chômage qui continuent d’augmenter.

La confusion des genres entre l’État et le MEDEF, le trait d’union qu’il tire entre le Medef et les entreprises, ont quelque chose de scandaleux.

La scénographie de son intervention, après le film de propagande du Medef intitulé,

« Un million d’emploi, c’est possible » ne nous dit rien sur : quand, dans quelles entreprises,

sur quel territoire, avec quel temps de travail, avec quelle rémunération seront créés ces emplois ?

Pour l’instant et malgré les 220 milliards de cadeaux déjà consentis aux entreprises, on n’en a vu aucun.

Aucune stratégie n’est annoncée concernant l’évaluation des politiques publiques en direction des entreprises. Sur 45 minutes de discours, il consacre une phrase timide sur les comptes qu’elles auront à rendre à la nation.

Il passe sous silence les 220 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises qui ne sont soumises à aucune évaluation alors que tous les observateurs attentifs constatent que le versement du CICE n’a servi ni à l’investissement, ni à l’emploi.

Sur les 40 entreprises du CAC 40, 37 viennent d’augmenter leurs dividendes aux actionnaires, au détriment des investissements, de l’emploi et des salaires.

Le Premier ministre dit vouloir rassembler pour réformer, mais la question cruciale qui est posée est sur quoi ?, comment ?

Sa réponse est en ligne avec le clip du syndicat patronal. Tout y passe, les attentes du MEDEF sont même anticipées : la simplification du code du travail, le travail du dimanche, la représentation des salariés dans les petites et moyennes entreprises…

Tout cela au motif que la France vivrait au-dessus de ses moyens depuis 40 ans. C’est insupportable !

Où sont les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes en galère, qui vivent au- dessus de leurs moyens aujourd’hui en France ?

Déclaration de Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT :

 
Le Premier ministre en meeting au MEDEF !

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70 ANS EN LIBERTÉ – BIENTÔT UN HORS SÉRIE DE LIBERTÉ-HEBDO

29 Août 2014, 19:07pm

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70 ANS EN LIBERTÉ – BIENTÔT UN HORS SÉRIE DE LIBERTÉ-HEBDO
70 ANS EN LIBERTÉ – BIENTÔT UN HORS SÉRIE DE LIBERTÉ-HEBDO

Le 5 septembre 1944, il y aura 70 ans, alors que le Nord-Pas-de-Calais se libérait du nazisme,

paraissait le premier numéro de « Liberté », quotidien fondé par des Résistants communistes,

dans la lignée du Prolétaire, puis de l’Enchainé, journal clandestin publié sous l’Occupation.

70 ans après, les héritiers de ce journal, poursuivent ce combat pour faire entendre les idées

d’émancipation humaine et faire entendre la voix de ceux qui ne l’ont jamais.

Un hors série, retraçant l’histoire de ce journal original paraîtra cet automne. Il permettra

de se replonger dans l’histoire mouvementée des dernières décennies, mais surtout de montrer

toute l’actualité des idées de résistance et de libération humaine au moment où l’extrême droite

cherche à les récupérer. Plus que jamais, la Résistance est une idée jeune et progressiste !

En achetant ce hors-série (qui sera vendu au prix de 6 euros), vous marquerez aussi votre soutien

à ce journal placé en redressement judiciaire le 4 août dernier. Vous pouvez d’ores et déjà

commander votre ou vos exemplaires (une remise de 10 % sera accordée à partir de 50 exemplaires

commandés) en téléphonant au 03.28.36.88.50 ou en envoyant un mail

à contact@libertehebdo.com

Qu’on se le dise !

 
Liberté Hebdo de cette semaine

Liberté Hebdo de cette semaine

Le journal qui sort ce vendredi réagit à « l’adieu de François Hollande aux valeurs de la gauche.

Pas question pour Liberté-Hebdo de rester l’arme au pied. Et Babouse n’y va pas par quatre chemins !

Le journal appelle « toutes celles et ceux qui ne s’y résignent pas à se rassembler pour imposer

et rendre majoritaire une alternative » à la « gauche Rotschild ».

Retrouvez également :

  • le retour en images et des reportages sur la journée à la mer, à Malo-les-Bains des  communistes

du Nord, le 21 août dernier ;

  • la colère du SNUIPP/FSU face à la pénurie d’enseignants en cette rentrée ;
  • le combat qui commence à payer pour une association lilloise contre les arnaques

aux auto-écoles,

  • un sujet sur les cimetières de guerre…
  • Et aussi : la chronique hebdomadaire du sénateur communiste Eric Bocquet,

le dessin de Philippe Hollevout, le Talon de fer de Jérôme Leroy…

 

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GATTAZ exige du nouveau gouvernement qu’il aille "PLUS LOIN ET PLUS VITE" en faveur des entreprises

29 Août 2014, 18:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

GATTAZ exige du nouveau gouvernement qu’il aille "PLUS LOIN ET PLUS VITE" en faveur des entreprises

Dans un entretien accordé mardi 26 août 2014 aux Échos, le président du MEDEF a souhaité que le nouveau gouvernement « continue la politique en faveur de la compétitivité des entreprises qui découle du Pacte de responsabilité » et accélère son application. Car, déplore-t-il, la plupart des mesures qu’il contient ne sont encore que « virtuelles, et ne rentreront en vigueur qu’à partir de 2015 ». C’est pourquoi « Il faut aller plus vite et plus loin ».

 

Mais cela ne suffira pas. Pierre Gattaz somme le gouvernement de s’« attaquer rapidement aux verrous de notre économie pour libérer le potentiel de créations d’emplois ». Ce n’est qu’à cette condition que les patrons lui accorderont pleinement leur confiance. Le MEDEF va rendre public mercredi son projet intitulé « France 2020 » qui préconise en particulier, parmi une vingtaine d’« activateurs de croissance », les réformes des seuils sociaux, de la réglementation du travail du dimanche et de « la soirée » ainsi que celle de la législation sur la durée du temps de travail qui doit « s’adapter aux besoins ». Pour «  s’attaquer au problème de l’investissement ».

 

Il est aussi nécessaire de « rouvrir tous les sujets qui bloquent l’orientation de l’épargne vers les entreprises », notamment « la taxation du capital ». « On ne peut pas tenir un discours contre les dividendes, prévient-il, et vouloir en même temps attirer les investisseurs ».

 

Pour en finir avec toutes ces « contraintes », le président du MEDEF veut « adapter le dialogue social au XXIe siècle », autrement dit les « partenaires sociaux » doivent comprendre que « l’entreprise est désormais au centre du jeu » et accepter que ce soit « au niveau de l’entreprise » (par opposition aux niveaux nationaux des conventions collectives de branche et des statuts) que les négociations doivent désormais se tenir.

 

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EELV: les écolos sont-ils centristes où de droite ?

29 Août 2014, 18:22pm

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EELV:  les écolos sont-ils centristes où de droite   ?

A Bordeaux, EELV s'interroge sur son lien à la gauche

 

Lors de la dernière journée des universités d'été d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), un forum a vu débattre Corinne Lepage (Cap 21) et Yann Wehrling (MoDem) avec Clémentine Autain (Front de gauche) et Pouria Amirshahi (aile gauche du PS). À équidistance. Pascal Durand et Emmanuelle Cosse préfèrent affirmer l'autonomie de leur mouvement.

Si les écologistes aiment répéter combien leur pensée est complexe. leur positionnement sur l'échiquier politique semble l'être devenu tout autant. À l'occasion de la mise en scène du quarantième anniversaire de la première candidature écolo à la présidentielle (celle de René Dumont en 1974), lors de son université d'été à Bordeaux, Europe Écologie-Les Verts (EELV) a souhaité faire le point sur sa proximité avec la gauche et le centre-droit.

Le débat s'est tenu samedi 23 août et son titre, L'écologie est-elle de gauche. de droite, ou ailleurs ?, en a fait tiquer plus d'un. Autour de la table, pas de représentants du PS au pouvoir – pas invités – mais le député de l'aile gauche socialiste, Pouria Amirshahi (l'un des animateurs de la gauche durable et des "frondeurs"), l'ancienne ministre d'Alain Juppé Corinne Lepage (Cap 21) et un ancien dirigeant des Verts. Yann Wehrling. devenu porte-parole du MoDem. Ainsi que l'une des porte-parole du Front de gauche, Clémentine Autain. LUMP Nathalie Kosciusko-Morizet et l'UDI Chantal Jouanno avaient décliné l'invitation.

Au terme de deux heures de débat, alors que l'ancienne ministre Cécile Duflot semble vouloir désormais incarner l'une des options possibles d'une alternative au coeur de la gauche, son mouvement paraît bien moins déterminé et peu au clair sur ses perspectives stratégiques.

Pascal Durand, Yann Wehrling, Emmanuelle Cosse, Pouria Amirshahi, Clémentine Autain et Corinne Lepage, à Bordeaux  S.A

Yann Wehrling a su malicieusement jouer du trouble qui semble parcourir les rangs militants d'un mouvement en crise d'identité. après l'échec consommé d'un partenariat politique entamé avec Martine Aubry et dissous avec François Hollande. Appelant « à se projeter dans la modernité plutôt que dans le passé », Wehrling a lancé à ceux qui raillaient son choix d'avoir rejoint François Bayrou, désormais soutien d'Alain Juppé : « C'est bien d avoir des ministres écolos, c'est mieux d'avoir un président. »

Avec son air juvénile et discret, celui qui est devenu conseiller de Paris, élu sur les listes de NKM, appuie là où ça fait douter. Nombreux furent à Bordeaux les cadres écolos à laisser entendre, souvent sur le ton de la blague mais pas que, combien « Juppé sur l'écologie. ça sera mieux que Hollande ». Wehrling enfonce le clou : « Le nouveau premier ministre vient

de donner son accord pour qu'une autoroute traverse le Marais poitevin, son prédécesseur avec qui vous étiez au gouvernement incarnait un aéroport inutile, quant au président et à sa vision pro-nucléaire, il ne changera jamais d'avis sur le sujet. »

Et de comparer, sans être démenti, ces deux premières années avec celles du quinquennat Sarkozy, avant que l'écologie « ne commence à bien faire ». « Avec le Grenelle de l'environnement, il y avait une ambiance favorable à l'écologie, et il y a eu plus d'avancées qu'avec Hollande, il n'y a pas photo. » Wehrling a également fait résonner aux oreilles « europécologistes

»    les expériences de gestion des Grünen avec la CDU ou l'esprit du parlement de Strasbourg, « où le clivage gauche/droite n'a pas la même importance qu'en France ». Selon lui, ses anciens camarades de parti ne devraient plus s'occuper des « étiquettes », mais plutôt se poser la question de « savoir avec qui vous voulez travailler. en fonction des convictions écologiques de chacun, et de ceux qui veulent le plus promouvoir l'écologie ».

Ironie du débat, c'est Corinne Lepage qui viendra nuancer la proposition faustienne de Wehrling, en corrigeant celui qu'elle a côtoyé au MoDem et au parlement européen, où « quand il faut s attaquer aux lobbies. ce n est jamais la droite qui le fait ». L'ancienne ministre de l'environnement d'Alain Juppé renvoie dos à dos « les néolibéraux de droite » et « les scientistes de gauche ». Mais elle appelle dans le même temps au pragmatisme et à de « nouvelles synthèses ». « Pour écologiser la société, il faut être attractif et désirable. dit-elle. Les discours sur la décroissance sont inaudibles avec un taux de chômage tel qu'aujourd'hui... » Elle considère que les écologistes doivent davantage s'intéresser et convaincre dans le

«    monde économique » : « Entre l'économie sociale et solidaire et le Cac 40. il y a quand même autre chose... »

Crise d'orientation et tentation du "et-et" ?

Écoutés par une assistance studieuse et bien moins dissipée que dans le passé parfois houleux des venues d'« écolos de droite » aux journées d'été des Verts, Wehrling et Lepage ont été tout aussi bien accueillis par les deux représentants d'EELV, la secrétaire nationale Emmanuelle Cosse et son prédécesseur, Pascal Durand, devenu récemment eurodéputé. Tous deux ont insisté sur la

non-automaticité d'une gauche écologiste.

«    Quand on est une minorité en politique, il faut savoir reconnaître qui sont les nôtres, quels que soient les courants », a expliqué Cosse, en citant en exemple le vote interdisant la pêche en eau profonde au parlement européen, qui a échoué à cause des 14 voix des socialistes français. « Sur la régulation bancaire, je préfère largement travailler avec Michel Barnier qu'avec Pierre Moscovici », a renchéri Pascal Durand. Si la conversion à l'écosocialisme du PG a parfois été saluée, le productivisme et les positions pro-nucléaires des communistes, comme l'attachement de Jean-Luc Mélenchon aux Rafale de Serge Dassault, ont aussi été dénoncés.

Dans un parti majoritairement satisfait de ne plus participer à l'exécutif socialiste, la crise d'orientation semble pourtant déboussoler de plus en plus de responsables. « il ne s agit pas d'un retour au "ni gauche-ni droite' (ndlr – doctrine des Verts abandonnée au début des années 1990), mais plutôt

d'une tentation du "et-et" », estime David Cormand, secrétaire national adjoint d'EELV. La perte d'influence de Cécile Duflot sur le parti, qu'elle dirigea mais qu'elle ne parvient plus à emmener derrière elle aussi massivement, est un autre marqueur des doutes qui traversent le mouvement.

Les représentants de la « gauche classique » ont quant à eux paru un brin décontenancés, s'imaginant en terrain davantage conquis. Le socialiste Pouria Amirshahi a eu beau lancer un « appel à mélanger nos forces militantes et parlementaires pour imposer une vraie transition écologique, une grande réforme fiscale et une nouvelle loi bancaire », la salle l'a écouté d'une oreille distraite, une bonne partie quittant.

24 août 2014 1 Par Stéphane Alliés  - Mediapart.fr

EELV:  les écolos sont-ils centristes où de droite   ?

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Aux États-Unis, on « ferme les écoles et on ouvre les prisons » dans un pays qui compte plus de prisonniers que de professeurs !

29 Août 2014, 14:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Aux États-Unis, on « ferme les écoles et on ouvre les prisons » dans un pays qui compte plus de prisonniers que de professeurs !

 

Les marches de la colère dans le Missouri après le meurtre d'un jeune noir, la mise à nu de la continuité du « racisme » institutionnalisé aux Etats-unis nous emmène à re-publier ces chiffres effarants sur l'incarcération de masse aux USA comme solution ultime à la question sociale.

 

Le Huffington post (américain) avait révélé il y a un an des chiffres édifiants : en 2011, on comptait aux États-Unis environ 1,5 millions de prisonniers dans les geôles de l'Etat fédéral ou des Etats fédérés. Dans le même temps, le pays ne compte que 1,1 millions de professeurs (du secondaire).

 

2,5 millions de prisonniers, 7 millions sous « surveillance » carcérale ...

 

contre 1 millions de professeurs, 3 millions d'enseignants !

 

Mais ces chiffres sont en réalité largement sous-évalués. Le Bureau of justice statistics estime qu'en 2012, la population carcérale américaine effective s'élève à 2 228 400 prisonniers (dont 744 500 dans les « local jails », les prisons locales), soit près d'1 % de la population américaine.

 

L'office statistique en profite pour rappeler que ce sont en fait 6 937 600 sont sous « surveillance des systèmes carcéraux », en liberté conditionnelle – en réalité un fichage, une surveillance d'une personne sur trente-cinq aux Etats-unis !

 

Au sens très restreint, le Huffington Post avait donc révélé que les Etats-unis comptaient plus de prisonniers que de professeurs du secondaire. Au sens large, ils comptent deux fois plus de personnes dépendentes du système carcéral que les 3,7 millions d'enseignants que compte le pays.

 

Pour comparer, la France compte 840 000 enseignants contre 68 000 prisonniers, un nombre pourtant en augmentation ces dernières années, avec une sur-population chronique dans des prisons aux conditions souvent insalubres.

 

Aux Etats-unis, on « ferme les écoles » et on « ouvre les prisons » !

 

« Ouvrez une école, vous fermerez une prison ». La formule de Victor Hugo est rituelle pour tout enseignant progressiste, laic, un repère pour mesurer le degré de civilisation d'un pays. Aux Etats-unis, on ferme les écoles et on ouvre les prisons.

 

Entre 1970 et 2010, le nombre de prisonniers a été multiplié par 8, passant de 300 000 à 2,3 millions, le nombre de prisons privés est passé de 0 à 150.

 

Dans le même temps, pour la seule année 2011, 2 000 écoles ont fermé, encadrant 320 000 écoliers.

 

On connaît le cas de la ville de Chicago, troisième système éducatif du pays, mais aussi une ville connu pour son taux record de criminalité. Elle a fermé en 2013 50 de ses écoles, avant tout dans les quartiers défavorisés, habités par les minorités.

 

Autre cas moins connu, Philadelphie. En 2013, la ville a fermé 23 écoles – un dixième de ses établissements – au nom de la crise … tout en ouvrant la plus grande prison de l'Etat, devant cocntenir 5 000 détenus, pour un montant de 400 millions de $.

 

Les États-Unis, un quart de la population carcérale mondiale

 

Dans la lutte idéologique entre puissances mondiales concurrentes, les Etats-unis vont réactiver sans nul doute leur discours de guerre froide de « pays de la liberté », de la « démocratie » face aux « Etats policiers », répressifs, Chine ou Russie.

 

Pourtant, la comparaison internationale sur le taux d'incarcération ne laisse aucune ambiguïté. Bien qu'ils ne rassemblent que 5 % de la population mondiale, les Etats-unis concentrent 25 % de la population carcérale mondiale.

 

Les Etats-unis comptent, en chiffres absolus, plus de prisonniers que la Chine (2,3 millions contre 1,5 millions de prisonniers) pour une population cinq fois inférieure. Si 963 Américains sur 100 000 sont en prison (près de 1 %), le chiffre tombe à 118 pour 100 000 en Chine.

 

Les Etats-unis sont bien sûr numéro un mondiaux pour leur taux d'incarcération. Parmi les pays dits développés, on trouve naturellement à la deuxième place, le grand allié des États-Unis, l’État d’Israël.

 

Même la Russie, qui occupe la deuxième place mondiale, reste loin derrière, avec 870 000 prisonniers, et un peu glorieux 615 prisonniers pour 100 000 habitants.

 

Tout le monde est égal aux États-Unis mais certains semblent plus égaux que les autres. En effet, la population carcérale se compose à 40 % de noirs, 35 % de Blancs et 20 % d'Hispaniques. Pourtant, les Noirs ne représentent que 13 % de la population américaine.

 

La privatisation des prisons américaines : le « cauchemar américain »

 

L'horreur américaine, c'est aussi celle d'une privatisation du pays qui encourage la résolution de la question sociale et raciale par l'emprisonnement de masse.

 

Depuis les années 1980, les lois répressives, sous la tolérance zéro, ont conduit à l'explosion de la population carcérale. C'est le cas notamment des « three strikes laws » rendues célèbres en Californie par le gouverneur-terminator Schwarzenegger.

 

Selon les « three strikes laws », l'accumulation de trois délits – quelles que soient leur nature, gravité, les circonstances – conduit à des peines de prison censées être dissuasives par leur durée.

 

Ainsi, des individus ayant commis des « crimes » comme le vol de clubs de golf ou de bicyclettes ont pu être condamnés à 25 ans de prison. On n'est plus très loin des Misérables !

 

Dernièrement, on a même vu la résurgence des emprisonnements pour dettes impayées. C'est légal dans un tiers des États américains, 5 000 incarcérations ont été actés l'an dernier pour ce motif, le plus souvent pour incapacité à payer les amendes prévues par des lois iniques.

 

Les « prisons pour débiteurs » – renvoyant à l'antique « asservissement pour dettes » – sont officiellement abolies depuis 1833 … au niveau fédéral. Cela laisse aux États fédérés toute liberté pour les légaliser.

 

Le travail en prison atteint également des proportions gigantesques. L'UNICOR, l'organisme public responsable de la main d’œuvre carcérale, emploie 20 % des prisonniers fédéraux (soit 20 000 personnes) dans 109 usines, pour un salaire entre 0,25 et 1,1 $ de l'heure.

 

Les prisonniers américains fournissent désormais 100 % de certains matériels militaires légers comme les casques, les tentes, les gilets pare-balles pour l'armée américaine. C'est aussi le cas de 30 % des casques d'écoute, et 20 % des fournitures de bureau.

 

Les prisons fédérales n'hésitent plus maintenant à offrir la force de travail de leurs prisonniers à des entreprises privées qui sous-traitent notamment leurs centres d'appel. Pour des salaires à 1 $ de l'heure, on descend sans honte en-dessous du minimum de subsistance.

 

Dans le même temps, les prisons, elles, sous-traitent et privatisent leurs services de restauration, leurs soins de santé. La qualité des services exécrable conduit à des désastres sanitaires mais les profits sont maximum pour des entreprises comme Corizon dans la santé ou Aramark dans la restauration. Dépenses publiques, profits privés, businessas usual !

 

Ce n'est pas tout, les prisons privées constituent le stade suprême de l'incarcération de masse au nom de la poursuite du profit maximal.

 

On compte désormais 150 centres de détention privées, concentrant officiellement entre 150 et 200 000 détenus, un chiffre en augmentation de 40 % depuis dix ans.

 

Les deux grands groupes – CCA (Corrections corporations of America) et GEO – accumulent des profits records (1,7 milliards de revenus pour chacun en 2013), tout en arrosant largement les politiciens locaux pour bénéficier de juteux contrats (ainsi, 2,5 milliards de $ dépensés en « lobbying » par GEO en dix ans).

 

Le marché des prisons privés « for profit » (lucratives) se développe dans les 37 États qui l'ont légalisé. Des investisseurs privés affluent pour des capitaux à haute rentabilité – quand on sait que les profits de CCA ont été multipliés par six en vingt ans.

 

Les entreprises de Wall Street qui investissent désormais dans les prisons privées sont bien connues : General Electrics, Bank of America, IBM, HP, Macy's, Texas Instruments, etc.

 

Cela aboutit à une logique perverse : certains contrats prévoient que la justice et la police locale doit arrêter, pénaliser et incarcérer toujours plus de citoyens, pour assurer un taux d'occupation de ces prisons privées dépassant les 90 %.

 

Comme toujours quand on privatise, les compagnies privées avaient promis des coûts moindres pour une efficacité supérieure. La réalité dénoncée par tous les rapports publics et associatifs – reconnue même par le Bureau statistique du Ministère de la Justice – c'est celle d'un désastre.

 

Le privé dans les prisons, c'est moins efficace, plus dangereux, criminel : la violence dans les prisons privées se révèle largement supérieure, la condition sanitaire des détenus est dégradée, les coûts de fonctionnement augmentent, tandis que les entreprises privées n'ont pas de compte à rendre aux citoyens américains.

 

Par contre, le développement du travail forcé devient la norme dans les prisons privées, pour tout type d'entreprise jusque dans la construction électronique ou le textile.

 

L' « esclavage aboli » dans la Constitution sauf … pour les délinquants !

 

Pour en finir avec l'hypocrisie capitaliste américaine, un rappel est nécessaire.

 

Le 13 ème amendement à la Constitution américaine a aboli officiellement l'esclavage, en 1865. Il faut rappeler la formulation: « Neither slavery nor involuntary servitude, except as a punishment for crime where of the party shall have been duly convicted, shall exist within the United States ».

 

Le « except as a punishment for crime » est capital ici. Crime signifie tant crime que délit en anglais. Il légitime donc l'esclavage ou servitude involontaire en cas de délit, ou de crime reconnu par la justice de ce pays.

 

C'est sur la base de cette disposition que va se perdurer de 1865 aux années 1920 le système de « prêt de prisonniers » (convict lease) des établissements publics aux entreprises privées dans le Sud des Etats-unis, que ce soient dans les plantations, les mines ou la construction de chemins de fer.

 

Ces prisonniers étaient, à plus de 90 % Noirs, bien entendu. C'était tout simplement une perpétuation de l'esclavage sous une autre forme.

 

C'est toujours aujourd'hui au nom de la « liberté d'entreprise », des « libertés des Etats fédérés » que des millions d'Américains sont emprisonnés, contraints au travail forcé dans des workhouses modernes pour 1 $ de l'heure.

 

En 1903, le militant pour l'émancipation de la cause noire W.E.B. Du Bois – qui se rapprochera ensuite du communisme – décrit la situation après 1865 : ségrégation à l'école, État policier traquant la population noire, engrenage fatal du crime pour cette dernière.

 

Il souligne combien « le système policier du sud visait à traquer tous les Noirs, pas seulement les criminels (…) etcomment les tribunaux ont été un moyen, après l'abolition de l'esclavage, de réduire à nouveau en esclavage les Noirs ».

 

Du Bois conclut ainsi : « Que peut attendre, au nom de la raison, cette nation d'un peuple peu formé, réduit à des conditions économiques difficiles, sans droits politiques, avec des écoles honteusement déficientes ? Que peut-elle attendre si ce n'est le crime et l'apathie ».

 

 

Cent après, hélas, même si un président « noir » dirige le pays, le pouvoir du capital est intact, la question « sociale » et « raciale » n'est pas plus résolue. Et rien n'a changé dans le fond pour des millions d'Américains privés de la maîtrise de leurs vies.

 

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Ce n'est pas la crise pour tout le monde...

28 Août 2014, 04:50am

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Ce n'est pas la crise pour tout le monde...

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Sur le CHANGEMENT de GOUVERNEMENT: vrais DÉBATS, postures et jeux d’échecs politiciens

28 Août 2014, 04:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                                                                      Il y a un vrai débat, parmi celles et ceux qui forment ce que l’on a coutume d’appeler « la gauche » – terme de plus en plus inadapté – sur les solutions à mettre en œuvre pour faire reculer le chômage, augmenter les salaires, bref développer la justice sociale.

 

Le débat est non seulement entre organisations dites de « gauche » mais aussi à l’intérieur d’elles et pas seulement au parti socialiste. Notons que l’aggravation de la crise, les guerres néocoloniales, le retour en force de l’impérialisme et le rôle de la France dans ce processus, mais aussi les luttes en cours qui déjouent les choix capitalistes comme ce fut le cas récemment à Fralib pèsent sur ce débat.

 

Au PS, le débat a lieu chez nombre d’électeurs troublés qui ont cru que « le changement c’était maintenant », chez des militants en désaccord avec les choix mais aussi chez un certain nombre de dirigeants au-delà des questions de postures individuelles et des arrières pensées carriéristes de tel ou tel. Désaccords sur les choix faits, ne voulant pas dire forcément accord sur ceux à faire.

 

Il y a aussi un débat dans le Front de gauche, débat qui porte bien plus sur la stratégie électorale et les alliances qu’elle induit, que sur la profondeur des changements à accomplir. Quand Mélenchon reproche, à juste titre nous semble-t-il, au PCF de s’être allié aux municipales avec le PS dans 80% des villes au « risque de brouiller le message » mais qu’il répond lui-même par une alliance avec les verts à Grenoble et qu’il ne cesse de faire des appels du pied en direction de ce parti dont l’ancrage « à gauche » est plus que douteux, on peut se demander s’il ne brouille pas lui aussi son propre message ou si sa stratégie d’alliance ne prime pas sur le contenu de celle-ci.

 

Pierre Laurent prédit que pour ce gouvernement « l’échec sera une nouvelle fois au rendez-vous » et d’ajouter : « Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d’entrer en action, de débattre et d’agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique, avec une autre équipe ». Rassembler la « gauche » quelle gauche ? Celle avec qui on va débattre aux universités d’été du PS ?

 

Mélenchon pour sa part appelle à une 6ème république, formule assez vague pour être approuvée par tout le monde surtout quand on a combattu, comme ce fut le cas des communistes, la constitution de la 5ème république et son caractère monarchique. On peut quand même douter du contenu révolutionnaire de cette proposition quand on entend le même, qui naguère postulait pour être 1er ministre (!) se réjouir que Duflot ou Montebourg aillent dans le même sens que lui (sic !).

 

Montebourg de gauche ? Allez le demander aux fralibs qui vous parlerons de quand il est venu faire son brillant exposé sur la démondialisation….et les limites qu’il mettait au terme. Démondialisation oui, mais s’attaquer à UNILEVER, réquisitionner la marque ou bloquer ses produits aux frontières non !

 

La démission du gouvernement accélère (ou en est un des fruits) la recomposition à gauche, recomposition dont un certain nombre de forces, des verts au PG en passant par Robert Hue qui réapparaît comme par un enchantement médiatique calculé, rêvent de se servir pour prendre la place laissée vide par un PCF dont ils finiraient de manger la dernière laine sur le dos…

 

En vérité, si celles et ceux qui pensent vain de tenter d’humaniser un système à bout de souffle mais qu’il faut réellement changer de société, veulent être crédibles et ne pas apparaître comme des marchands de rêve, il faut appeler un chat un chat et dire clairement les choses :
 

=> le capitalisme n’a pas d’avenir il faut en sortir dans un processus révolutionnaire à la bolivarienne comme tentent de l’inventer plusieurs pays d’Amérique latine
 

=> il faut rendre la terre, les usines et les moyens d’échanges au monde du travail car ce qui est posé ce n’est pas seulement la question du partage des richesses mais celle de leur possession.
 

=> il faut sortir de l’euro et de ce carcan impérialiste de l’UE dont il est impossible et illusoire de vouloir en faire une « Europe » sociale tant elle est verrouillée et organisée comme une dictature impérialiste et technocratique.
 

=> il faut sortir de l’OTAN et refuser toute alliance avec des forces qui soutiennent la politique guerrière de la France de l’Ukraine à la Centrafrique, en passant par la Syrie, la Libye ou le Mali.

 

Sur ces quelques points oui des femmes et des hommes, aujourd’hui dispersés dans les urnes (quand ils s’y rendent) mais souvent rassemblés dans les luttes peuvent s’unir au-delà des postures, des arrières pensées et mener de vrais débats et combats.

 

C’est tout le sens de notre appel.

 

Charles HOAREAU

 

 

source: rouge midi

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IRAK : la France, pompier pyromane [Communiqué de presse de Jean-Jacques Candelier, député communiste]

26 Août 2014, 16:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Communiqué de presse de Jean-Jacques CANDELIER : Irak, la France, pompier pyromane

Mercredi 27 août 2014, la commission défense de l'Assemblée nationale organise de manière extraordinaire une audition du Ministre de la défense sur la situation en Irak.

 

Par contre, aucune audition n’a été organisée sur le bain de sang à Gaza, la population étant victime d’un véritable terrorisme d’État de la part d’Israël.

 

S’agissant des djihadistes de l'État Islamique en Irak et au Levant, qui les a armés ? Qui les a financés ? Un rapport validé par le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian puis transmis à l’état-major et la haute hiérarchie militaire française mentionnait le désordre laissé en Libye par les Occidentaux et évoquait le financement de groupes djihadistes par le Qatar et l’Arabie saoudite : « Avec l’appui financier et logistique des monarchies wahaabites (Qatar et Arabie saoudite) se sont formés au Sud de la Libye des sanctuaires constituant autant de bases arrière pour des groupes salafistes armés engagés au Mali et en Syrie ».

 

Le Gouvernement ne peut plus ignorer le travail de nos propres services de renseignement. On ne peut pas, d’un côté, lutter, comme au Mali, contre l’islamisme armé et, de l’autre, soutenir et défendre des puissances qui jouent double jeu.

 

Au cours de la discussion du projet de loi de programmation militaire, les députés Front de gauche proposaient de conditionner les accords de défense de la France à l’arrêt du financement souverain des réseaux islamistes radicaux. Amendement refusé par M. le Drian et par sa majorité ! Il est vrai que les monarchies du Golfe sont courtisées par François Hollande. La France dépend du pétrole. L’Arabie saoudite représente 28 % des ventes d’armes françaises en 2013. La priorité est à l’exportation du Rafale au Qatar. Comme toujours, les peuples paient le prix fort de l’impérialisme.

 

Par ailleurs, le droit international et humanitaire prohibe les envois de matériels qui «risquent de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d'aggraver des tensions ou des conflits ». La France a déstabilisé la Libye avec l’aide des djihadistes, sortis renforcés. LaFrance a armé les rebelles en Syrie. Le 20 mars 2013, dans sa question au Gouvernement, M. Candelier pointait le risque d’escalade guerrière dans une région sous haute tension. Nous y sommes.

 

L’Élysée décide à nouveau l’envoi d’armes en Irak pour contrer les djihadistes. Dans quelles mains finiront ces armes ?

 

Rappel des questions sur l’envoi d’armes en Syrie :

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-38336QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-38335QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-644QG.htm

Amendement refusé des députés Front de Gauche contre les accords de défense avec les régimes du Golfe notamment :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/1551/AN/46.asp

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Les pieds nickelées dans: Ensemble tout est possible

26 Août 2014, 16:19pm

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Les pieds nickelées dans: Ensemble tout est possible

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Rentrée : Hollande se sent en état de charger encore la barque des contre-réformes. Pourquoi ?

23 Août 2014, 13:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le président de la République a lancé sa rentrée hier dans un entretien au journal Le Monde.

Alors que le chômage continue d’augmenter, que la croissance n’est toujours pas au rendez-vous, M. Hollande persiste et signe : il maintient son cap inefficace et impopulaire.

Pire, en plus des 40 milliards de cadeaux fiscaux aux actionnaires du pacte de responsabilité, de nouvelles mesures sont annoncées : fusion de la prime pour l’emploi et du RSA, développement de l’apprentissage et de l’alternance, attaque de la représentation des travailleurs dans les entreprises.

Sans contenu précis, sans moyens supplémentaires, ces annonces peuvent légitimement être perçues comme de nouvelles régressions.

Va-t-on relancer l’emploi par des nouvelles suppressions de cotisations, développer l’apprentissage quand rien n’est fait pour stopper l’hémorragie industrielle ?

Va-t-on relancer l’emploi en donnant toujours plus les mains libres à ceux qui nous ont plongés dans la crise ?

En poursuivant la fuite en avant dans l’austérité et la soumission aux marchés financiers, le président enfonce le pays son peuple et sa jeunesse dans des perspectives sombres.

Alors que les dividendes des actionnaires viennent de battre de nouveaux records (plus 30% au deuxième trimestre), de nouveaux cadeaux fiscaux sont offerts au patronat. Le coût du capital : voilà le mal de notre période.

Pour en finir avec le chômage, la précarité, il faut s’attaquer au pouvoir actionnaires pour reprendre la main sur nos richesses et avancer vers la sécurisation de nos formations, du travail.

C’est à cette tâche que les forces sociales et politiques de progrès doivent s’atteler dès cette rentrée.

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Meeting Georges Ibrahim Abdallah citoyen d'honneur de Bagnolet

23 Août 2014, 12:38pm

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En janvier dernier, une délégation de membres des collectifs régionaux de soutien à Georges Ibrahim Abdallah accompagnait Christian Champiré, maire de Grenay (où Georges Ibrahim Abdallah a été fait citoyen d'honneur en juin 2012), Anouk Breton, adjointe, à Bagnolet et Christophe Oberlin, chirurgien-militant qui intervient régulièrement à Gaza.

Dans cette ville de la banlieue parisienne, qui venait d'élever Georges au rang de citoyen d'honneur, un meeting était organisé en soutien à Georges.

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