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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Intervention de Marianne Dunlop et Danielle Bleitrach pour dire stop à la guerre

25 Juin 2014, 18:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A Paris c'était dimanche :

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/22/a-12-h-le-2206-2014-a-paris-et-a-12h-a-kiev-le-meme-jour/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/23/toujours-la-manifestation-de-dimanche-un-contenu-eleve/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/23/la-voix-de-la-russie-sur-la-manifestation-a-paris-interview/

et à Lille c'était mercredi 25 juin, place de la République, à l'appel noramment de la JC.

Pourquoi c'est important:

1) des milliers de morts au centre de l'Europe, un demi-million de réfugiés

2) coup d'état fasciste à Kiev, terrorisme anticommuniste, menace d'interdiction du parti communiste d'Ukraine

3) extension de l'OTAN vers l'est, remise en cause des résultats de la seconde guerre mondiale et du rôle de l'URSS

4) confrontation USA/BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud)

5) rôle de la France comme supplétif des USA, et notre responsabilité en tant que communistes

6) ne pas laisser au FN le beau rôle soi-disant "anti-impérialiste"

... et j'ajouterai, pour ceux qui ont lu les reportages de Crimée: 100% des personnes que nous avons interrogées regrettent le temps de l'Union Soviétique, c'est aussi cela l'enjeu aujourd'hui.

Le moteur de l'histoire s'est remis en marche !

Message  De Danielle BLEITRACH  pour le rassemblement du mercredi 25 a Lille                                         
 Stoppons les bombardements au Donbass. Paix en Ukraine  18 juin 2014  > Depuis le coup d’état et l’élection de Porochenko, les violences n’ont pas stoppé en Ukraine. Aujourd’hui c’est le Donbass et sa population qui est victime de violences de la part du Gouvernement. Des civils sont tués, manquent de vivre, de médicaments, et sont harcelés par l’armée de Kiev. Pour garantir leur indépendance économique et politique, les citoyens des provinces de Donetsk et de Lougansk ont votés massivement pour leur autonomie, lors du référendum populaire du 11 mai. Le gouvernement central refuse de se soumettre à l’avis du peuple, et envoie l’armée dans les villes du Donbass qui ont fait sécession. Ces territoires ont simplement exercé l’article 1 de la charte des nations unies sur le droit des peuples à l’autodétermination. Aujourd’hui ils sont les victimes du gouvernement de Kiev : des civils sont bombardés, l’armée estutilisée contre le peuple. Nos gouvernants doivent réagir. Hollande, l’Union européenne, les Etats unis et l’OTAN ont tout mis en place pour faire s’embraser ce pays, n’hésitant pas à soutenir les partis d’extrême droite comme Svoboda ou Paviyi Sektor, qui terrorisent les opposants et les civils . Le 6 mai dernier, dans la ville d’Odessa, alors que des manifestants hostiles au nouveau gouvernement occupaient pacifiquement la place, ilsont été délogés par la force. Les manifestants se sont réfugiés dans la maison des syndicats. Les militants d’extrême-droite ont mis le feu au bâtiment, tuant sesquarante-trois occupants. Rassemblons-nous pour refuser la guerre et la barbarie.

 MERCREDI 25 JUIN, A 18h, PLACE DE LA REPUBLIQUE
 

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La privatisation de l'eau mise en échec en Grèce, un camouflet pour la multi-nationale française Suez, candidate au rachat !

25 Juin 2014, 18:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Article MA pourhttp://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La Grèce, laboratoire non pas de l' « austérité » mais de la liquidation pure et simple du patrimoine public au nom d'une dette fabriquée de toute pièce, profitant aux grands monopoles européens. Un processus qui n'est pas une fatalité, comme le montre le cas de l'eau.

 

Athènes, ville à vendre : les compagnies du gaz, des chemins de fer, de la poste, du pétrole mais aussi tous ses aéroports, ses ports, ses autoroutes et même jusqu'à ses monuments historiques et ses plages de rêve, c'est la grande braderie en Grèce orchestrée par le FMI et l'UE !

 

La vente des biens publics devait rapporter momentanément 50 milliards d'euros, une somme désormais revue à la baisse, à 20 milliards d'euros. Chaque année, ce seront des milliards d'euros de perdus, de quoi alimenter pour des décennies une dette bien profitable aux banques européennes.

 

Parmi ce patrimoine du peuple grec démantelé, un secteur stratégique : l'eau.

 

Si la plupart des services d'approvisionnement en eau sont municipalisés, les réseaux des deux principales villes du pays – Athènes et Salonique – sont entre les mains d'entreprises publiques, sous contrôle étatique, ce sont respectivement l'EYDAP et l'EYATH.

 

SUEZ, candidat numéro 1 au rachat des réseaux de Salonique et Athènes

 

Pour l’État grec, l'année 2014 devait être celle du transfert des parts publiques dans ces entreprises entre les mains d'un organisme public (la TAIPED/Fonds de la République hellénique pour le développement patrimonial) chargé de mener un appel d'offre pour assurer leur privatisation.

 

Dans les deux processus de privatisation, un nom commun, celui de la multi-nationale française Suez déjà fermement implantée en France bien sûr, mais aussi en Espagne où elle contrôle le réseau de Barcelone, et désormais en Italie, avec une implantation récente à Rome.

 

Suez a déclaré son intérêt pour le réseau de la capitale athénienne, mais était déjà plus loin dans le processus de rachat de l'entreprise de l'eau de Salonique, l'EYATH, où elle a pris la tête d'un consortium comptant également le grec ELLAKTOR et l'israélien MEKOROT.

 

La gestion catastrophique de SUEZ, premier groupe dans la gestion des réseaux d'eau dans le monde, a déjà suscité des vagues de désengagement : 30 villes dans le monde n'ont pas renouvelé le contrat avec le groupe français dont Johannesbourg, Thu Duc (Vietnam), Shenyang (Chine), La Paz, Buenos Aires, Milwaukee, Atlanta, Budapest, Potsdam, Bordeaux, Grenoble ou Paris.

 

Son alliance avec l'israélien MEKOROT a de quoi indigner les combattants de la cause palestinienne : l'entreprise est connue pour ses forages en territoire palestinien, elle fournit l'intégralité des ressources en eau des colonies israéliennes, et pratique la discrimination dans l'accès et la tarification pour les populations palestiniennes.

 

Il faut dire que le contrat convoité par SUEZ est plus que juteux. Le groupe EYATH a réalisé 110 millions d'€ de profits entre 2007 et 2013, alors que les prix ont triplé depuis dix ans. Or, le rachat de 51 % des parts du groupe était envisagé à hauteur de 110 millions d'€.

 

De quoi rentabiliser en quelques années l'investissement, surtout que SUEZ – outre les promesses d'investissement et de création d'emplois irréalistes (250 millions d'€ et 4 000 emplois sur 5 ans!) - a laissé entendre qu'elle envisageait de rehausser les prix, parmi les plus bas d'Europe.

 

SUEZ qui a pris à la lettre les recommandations de François Hollande qui, au début de l'année 2013, lors de sa visite en Grèce versait des larmes de crocodile sur le sort du peuple grec … tout en recommandant aux entreprises françaises de profiter du processus de privatisation pour se tailler la part du lion.

 

Un processus mis en échec par une mobilisation populaire !

 

Pourtant, SUEZ risque de ne pas profiter du pillage du peuple grec. Car le processus de privatisation est, à l'heure actuelle, mise en échec. Le résultat d'une mobilisation populaire qui a fait reculer le gouvernement.

 

Créée en mars 2013 à l'initiative des syndicats des employés de l'eau, le collectif « SOSTE to NERO » (Sauvons l'eau) a construit un mouvement liant habitants, travailleurs, élus locaux autour d'une revendication simple : rejet de la privatisation, défense de l'entreprise nationalisée.
 

Un mouvement qui a pris de l'ampleur d'abord grâce aux travailleurs de l'entreprise EYATH, à Salonique, qui depuis plusieurs années mènent la lutte contre la privatisation : de grèves de la faim en journées de grève, de sit-in en occupations de bâtiment.

 

Mais un mouvement qui s'est élargi également aux élus locaux d'Athènes et Salonique. Les 11 maires de l'agglomération de Salonique ont ainsi signé une résolution commune au début du mois de juin refusant de livrer leurs réseaux d'eau communaux à SUEZ et ses partenaires.

 

Cette prise de position fait suite au rapport de force conquis auprès des riverains qui ont pu participer, le 18 mai dernier, à un référendum local auquel 60 % des habitants ont participé et qui ont vu 98 % des votants refuser la privatisation de l'eau de Salonique.

 

C'est dans ce contexte de fronde populaire à Salonique, relayée à Athènes, que le pouvoir a dû céder, rappelé à l'ordre par le Conseil d'Etat qui a jugé fin mai la privatisation de la compagnie d'eau de Salonique comme étant inconstitutionnelle.

 

Trois arguments étaient invoqués : d'abord, le danger pour la continuité, la qualité et l'accessibilité du service public ; ensuite, la remise en cause du droit constitutionnel à la santé ; enfin, l'existence d'un monopole de fait dans le secteur de l'eau.

 

Cette décision du Conseil d'Etat devrait être confirmée dans le cas de la privatisation de l'eau à Athènes et mettre un coup d'arrêt – si ce n'est définitif, en tout cas une halte – au processus de privatisation de l'eau en Grèce.

 


Vague de dé-privatisation de l'eau : processus positif à analyser avec prudence

 

 

Il est important de rappeler que les deux plus grands opérateurs privés dans le monde sont des multi-nationales françaises, Veolia et Suez, qui à elles seules couvrent un marché de 250 millions d'usagers-clients, plus que tous ses concurrents réunis.

 

Mis en difficulté en France par le non-renouvellement des concessions sur les réseaux en France, Suez et Veolia tentent de renforcer leurs positions sur les marchés à l'étranger, bien que 90 % de l'offre mondiale soit encore en régie publique.

 

Le pillage éhonté des populations, l'exploitation implacable des personnels, le danger pour la santé humaine d'une gestion guidée par le seul profit, tous ces éléments conduisent désormais à une vague de « re-municipalisation » / « dé-privatisation » de l'eau.

 

Un processus positif en soi bien qu'il doive inciter à la prudence, au cas par cas. Il est souvent à l'origine de mouvements de protestation symbolisant le rejet du tout-privé, du règne de l'argent.

 

En Amérique du sud, en particulier en Bolivie dans le cas emblématique de Cochabamba, ce fut le point de départ d'un mouvement de transformation sociale, remettant le contrôle populaire sur l'économie au centre.

 

Ailleurs, en Europe, le processus incite à la prudence, à Naples, Berlin, Budapest comme en France à Paris, Bordeaux, Grenoble, l'eau redevient publique. Une occasion de récupérer les marges colossales réalisées par les SUEZ, Veolia ou RWE.

 

Mais peut-être une aubaine pour certains de ces groupes qui ont délibérément sous-investi dans le réseau, livrant sa rénovation – après s'être gavé de profits dûment encaissés pendant toutes ces années – aux frais du contribuable.

 

Mais si l'analyse du processus dans le détail reste à faire, c'est avec satisfaction qu'on salue la résistance des travailleurs, de la population de Salonique comme d'Athènes : pas de Suez, pas de Veolia en Grèce ni en France, re-nationalisation de ces entreprises maintenant, nationalisation des secteurs du gaz, de l'eau et de l’électricité !

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"Une société sans art et sans culture ?" MARIE JOSÉ MONDZAIN

25 Juin 2014, 18:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Débat organisé par Cassandre/Horschamp suite à l'appel "Impossible absence"

Réalisation Samuel Wahl
Plus d'informations sur le site www.horschamp.org

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Information de la CGT de la FERMETURE DE LA P.I.C (Plateforme Industrielle Courrier) D’ARRAS

23 Juin 2014, 19:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                          Fédération des Activités Postales et de Télécommunications

 

Section ARRAS P.I.C

Rue du Dépôt – Local 1103 – 62062 Arras Cedex 9

( : 03.21.07.23.67

 

FERMETURE DE LA P.I.C D’ARRAS

DROIT DE REPONSE

La section C.G.T de la P.I.C d’Arras, tient à répondre aux explications de La Poste concernant la fermeture de ladite P.I.C.

Concernant la soi-disant amélioration de la qualité de service, il faut savoir que la P.I.C d’Arras est régulièrement classée parmi les meilleures de sa catégorie quant elle n’est pas la première ! Le directeur d’établissement l’a suffisamment glorifié par écrit dans la communication interne du centre !

Difficile dès lors d’accepter cet argument d’autant rappelons le, que l’activité que La Poste veut faire traiter dans le nord existe toujours et peut donc parfaitement être traitée sur place avec une qualité de service excellente !

Le Directeur d'établissement ne nous avait-il pas dit : « Sans les CDD (une quarantaine), le boulot ne passerait pas ». Après cela, on vient nous parler de baisse du trafic !

Nous nous retrouvons dans le même contexte que les CTE d’Annezin et Bruay ; les collègues doivent se souvenir !

Pour la C.G.T une qualité optimale pour la distribution à J+1 voir H+ passe par le maintien d’une P.I.C par département et un développement technique en continu de celle-ci.

Sur la vétusté du bâtiment, une simple visite des locaux démontrera là aussi que cet argument n’est pas recevable, ce dernier ayant fait l’objet de nombreux travaux d’amélioration (plusieurs millions d’euros), notamment depuis 2008 et la transformation du CTC d’Arras en P.I.C.

De même, les machines de tri petits formats sont les mêmes qu’à la P.I.C de Lesquin. Quant à celles des grands formats, elles ont été intégralement réajustées aux besoins actuels lors de l’ouverture de la P.I.C en 2008.

Enfin si on demande aux agents s’ils ont l’impression de travailler dans des locaux vétustes, je vous laisse deviner la réponse : NEGATIVE !

Ce n’est pas la mise en place d’une nouvelle entité avec environ 70 agents sur 300 actuellement à la P.I.C qui changera quoique ce soit !

La Poste donne également comme argument, l’explication à la mode ces derniers temps, la baisse des émissions de CO2 et de carbone ! Nombres d’agents vont voir leur trajet domicile/travail augmenter, certains vont même devoir acheter une voiture supplémentaire et on veut nous faire croire que ce sera bon pour l’écologie ! La Poste avait déjà cherché à faire « ce coup fumeux » avec la mise en place du timbre vert ! De qui se moque-t-on ?

Force est de constater que La Poste n’a aucun argument valable qui puisse justifier la fermeture de la P.I.C mais, comme dit le proverbe :

« Qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage ! »

Curieusement, la direction de La Poste, ne communique pas sur le coût financier de cette fermeture !

  • Risque à terme, de perdre 250€ de frais de nuit pour certains agents, donc baisse du pouvoir d'achat
  • Des frais de transport en augmentation par l’allongement de la distance domicile travail
  • L’achat éventuel d’un véhicule

La section C.G.T invite d’ailleurs le personnel, à estimer ces coûts !

Quant au coût humain, là aussi, silence de La Poste !

Cette dernière annonce bien 266 personnes qui seront reclassées dans le Nord/Pas de Calais (actuellement nous sommes 307) mais dans quelles conditions ?

D’après cette annonce, 100 agents à Lesquin, 70 dans la nouvelle entité, reste 96 agents ailleurs, mais où ? (sans compter le différentiel de -41 entre 266 et 307 agents)

Quant on sait que La Poste supprime nombre de tournées facteurs et d’emplois physiques aux guichets des bureaux de Poste, on peut se poser la question !

Quant aux agents ou salariés ayant des restrictions médicales, comment La Poste peut elle affirmer être sûre de pouvoir les reclasser !

Pour autant pas question de se laisser mener à l’abattoir sans réagir !

C’est pourquoi la section C.G.T a dores et déjà commencé à discuter avec le personnel et demandé par mails des rendez vous à :

  • L’ensemble des députés socialistes du département
  • L’ensemble des sénateurs toutes appartenances politiques confondues
  • Le Maire d’Arras
  • Le Président du Conseil Général

Elle propose aux autres organisations syndicales de se joindre à elle lors de ses rendez vous !

Nous appelons également le personnel à réfléchir sur toutes sortes de formes d’actions, comme à Saint Etienne, où la fermeture du C.T.C a été retardée de plusieurs semaines, sans aucune journée de grève, mais en « mouillant le maillot » notamment auprès de la population sur les marchés, car sans une réaction forte du personnel, cette fermeture, si on ne peut l’éviter, se fera à conditions minimales pour le personnel !

 

Comme l’a écrit le philosophe Berthold BRECHT :

« CEUX QUI LUTTENT NE SONT PAS SURS DE GAGNER, MAIS CEUX QUI NE LUTTENT PAS, ONT DEJA PERDU »

 

Hervé LEBRUN

Secrétaire de Section

 

Lexique :

  • CTC : Centre de Tri Courrier
  • PIC : Plateforme Industrielle Courrier

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Le pacte de responsabilité aura un effet récessif sur l'économie et l'emploi

23 Juin 2014, 18:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les 50 milliards de réduction de la dépense publique devraient se traduire par une baisse d’un demi-point de la croissance et une perte de 60 000 emplois en 2017, selon les estimations du ministère du budget

Quelle surprise ! Le ministère des finances vient de découvrir que le pacte de responsabilité, loin d’avoir un effet bénéfique sur la croissance, pourrait avoir un effet récessif sur l’activité économique et sur l’emploi. Selon le rapport déposé par la rapporteuse du budget, cité sur le blog du député PS Pierre-Alain Muet, les simulations faites par le Budget sur les effets apportés par les 50 milliards d’euros d’économie sont loin de répondre aux attentes promises. Les 21 milliards d'allègements supplémentaires du pacte de responsabilité augmenteraient l'emploi de 40 000 postes en 2015 et de 190 000 en 2017. L'essentiel des créations d’emploi (150 000) serait lié aux 4,5 milliards d'allègement sur les bas salaires. L'impact, selon les estimations du budget, serait très faible sur la croissance (0,25 % de croissance supplémentaire par an en moyenne). La réduction de 50 milliards des dépenses publiques sur trois ans aurait un effet fortement dépressif (0,7 % de croissance en moins chaque année) et entraînerait une destruction de 250 000 emplois à l'horizon 2017. « Au total, c'est presque un demi-point de croissance de moins chaque année et une perte de 60 000 emplois en 2017 », résume Pierre-Alain Muet, qui appelle à un rééquilibrage de l’action de l’Etat.

Cette découverte n’en est une que pour ceux qui ne voulaient rien voir. Les plans d’austérité en Europe, basés sur la compression des dépenses publiques, ont tous abouti au même résultat : la récession. En octobre 2012, le chef économiste du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard, a publié plusieurs mises en garde, soulignant la nécessité d’une révision théorique des effets de la réduction des dépenses publiques sur l’activité économique. Selon lui, les dépenses publiques ont un effet d’entraînement qui a été sous-estimé. Alors que jusqu’alors, il était estimé qu’un euro d’économie sur les dépenses publiques n’entraînait qu’une réduction de l’ordre de 50 centimes sur l’activité, Olivier Blanchard révisait les calculs et estimait que le coefficient multiplicateur était de l’ordre de 0,9 à 2. En d’autres termes, un euro d’économie des dépenses publiques se traduisait par une réduction de 90 centimes à 2 euros sur l’activité. Dans le cas de la Grèce, il évalue le coefficient multiplicateur à 1,7. Depuis 2009, le gouvernement grec a multiplié les plans d’austérité et de réduction des dépenses publiques et le PIB grec a diminué de 25 % par rapport à 2007. La commission européenne réfute les travaux du FMI, les jugeant non valables. Pour elle, les réformes structurelles et la réduction des dépenses publiques sont les seules voies possibles pour le redressement de l’Europe.

De nouveaux travaux économiques ont été publiés récemment par le Centre for Economic Policy Research, basé à Londres. Ils estiment que l’Europe, en dépit du répit de 2013, est toujours en récession au vu de la faiblesse de l’activité économique et du taux du chômage historiquement élevé.

Mediapart

 

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La Crimée observée par Marianne Dunlop et Danielle Bleitrach

19 Juin 2014, 16:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Voici une série de reportages réalisés par deux camarades:

 Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop.

Afin de connaitre le récit du voyage : cliquez sur les adresses du blog de Danielle Bleitrach ci-dessous

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/05/la-crimee-le-donbass-et-les-deux-grand-meres/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/07/nouvelles-de-crimee/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/07/le-veritable-handicap-des-partis-communistes-de-lex-union-sovietique/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/13/introduction-a-un-voyage-en-pays-tatar-i-alexander-le-chauffeur/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/15/voyage-en-pays-tatar-bakhtchyssarai/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/14/de-la-propagande-a-la-realite-lantisemitisme-suppose-des-russes/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/08/porochenko-et-lukraine-reelle/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/07/le-flic-communiste-linsupportable-corruption/

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/09/lhomo-sovieticus-ne-fait-plus-de-politique/

 

Voyage en pays tatar (Bakhtchyssaraï – l’érudite locale) le 15/06/2014

15JUIN

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Notre voyage en pays tatar fut relativement court, de l’aube à la nuit avec un retour sous une pluie diluvienne. Ces changements de temps sont fréquents dans cette presqu’île méditerranéenne. Mais il nous a confrontées à la rupture de la belle unanimité constatée jusqu’ici. Nous nous sommes retrouvées devant une opposition dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est travaillée politiquement par l’occident et qu’il n’y a aucune chance que cela s’arrête de sitôt, les Tatars sont pris dans le nouveau grand jeu.

Selon le guide, y a deux manières d’accéder à Bakhtchyssaraï, par Simferol (31 km) ou Sebastopol (46 km), nous y sommes parvenus par un troisième itinéraire qui traversait le Kolkhoze "La voie de Lénine". Son territoire a jadis coïncidé avec Nikolaïvka et des localités voisines… Nous commençons à être obsédées par l’éternelle question que semblent se poser tous les gens ici: mais quand et pourquoi est-ce que tout cela a-t-il disparu? Pourquoi la fin de l’Union soviétique?

Marianne me faisait remarquer que nous n’avions pas besoin de chercher à interviewer les gens, ils se présentaient à nous en files serrées, comme à confesse. Avec quelques messages simples, les médias ukrainiens mentent mais aussi en filigrane, l’incompréhension de ce qui leur arrive. Et tandis que le paysage désolé de l’ancien kolkoze défile, des souvenirs reviennent à l’esprit, des bribes de discussion. Comme avec cet ouvrier misérable, un SDF, les passagers s’écartaient de lui dans le trolleybus qui mène à Yalta. Il avait 58 ans, il venait de Lugansk pour chercher du travail. Ce n’était vraiment pas un révolutionnaire, mais il a dit deux choses: à Lugansk, les pensions n’étaient plus payées alors les mineurs sont allés en délégation réclamer à Kiev, on leur a répondu "Mangez de l’herbe!" Voilà pour la révolte du petit homme acculé à prendre les armes. A Slaviansk, il n’y a plus d’eau et les bombardements se poursuivent avec la complicité de mon pays. Mais l’homme avait aussi à nous donner son avis sur la chute de l’Union Soviétique qu’il déplorait comme tout le monde: tout avait commencé dans la deuxième partie du règne de Brejnev, quand il s’était mis à boire et qu’il avait regardé le pays sans le voir. Quand il est mort, on a beaucoup espéré dans Andropov qui était du KGB (le terme employé pour lui comme pour Poutine est un tchékiste, ce qui semble à leur yeux une valeur sûre). Mais la fille et le gendre de Brejnev (la mafia de Tachkent) convaincus de corruption l’ont fait assassiner. Comment sait-il cela? parce que cela se dit et il l’a même lu. Après c’était foutu.

Dans la campagne en jachère, des vignes abattues et repoussant d’une manière sauvage. Il ne s’agit pas seulement de la fin du kolkhoze, de sa privatisation et de la misère qui a frappé les anciens habitants incapables d’assumer dans l’isolement et le manque de moyens la mise en valeur des terres. Il y a eu aussi avant, pendant la péréstroïka, Gorbatchev dans le cadre de la lutte contre l’alcoolisme avait fait couper les vignobles de Crimée. Cela dit assez bien, la débilité gorbatchévienne dont l’occident fit son favori avant de le transformer en homme sandwich pour Pizza Hut. les temps troublés de la chute de l’URSS sont intervenus, les vacances du pouvoir, la lutte pour l’accumulation primitive… Le prélude à la chute que personne ne semble avoir vu venir.

En attendant, une tradition séculaire, celle des vignobles de Crimée, développée par les Russes depuis Catherine II, gisait là au milieu des ronces. Pour atteindre Gourzouf sur la mer, nous avons traversé le reste du pays Tatar, une station de montagne, véritable alpage où on nous a fait déguster des vins de Crimée, tellement coupés, sucrés, assortis d’arômes les plus invraisemblables qu’ils étaient imbuvables… Mais il y a nous a-t-on dit des cépages que des Français sont venus élever et il semble qu’une production de meilleure qualité soit en train de se développer, on attend aussi Gérard Depardieu.

Nous sommes donc arrivés, Alexander le chauffeur, Marianne et moi vers le pays Tatar en vivant la chute de L’URSS à travers celle du Kolkhoze "la voie de Lénine"… Il reste aujourd’hui assez de force et de conviction au villageois pour appeler les communistes de Simféropol pour leur demander de venir avec eux garder la statue de Lénine quand des bandes ont menacé de l’abattre. Les communistes ont dit à condition que tout le monde soit d’accord dans le village. Ce qui fut voté.

Donc par "la voie de Lénine", puis les routes défoncées du pays tatar. Sans transition, nous sommes passées d’un espace collectif en ruine à un autre sur le même genre de route, la voiture sautait et nous avec. Alexandre gêné devant l’état de son pays après avoir accusé les Tatars de n’avoir plus qu’une industrie, la cimenterie pour ériger des mosquées payées par l’étranger avait ajouté: Les Tatars se plaignent que l’on ne fait rien pour eux en matière de voirie et de services publics, mais ils font tout pour ne pas payer d’impôts.

Nous avions été accueillis en Crimée à notre arrivée dans une famille de communistes, moitié russe, moitié tatare, revenue d’Ouzbékistan et qui a vécu les difficultés de la réimplantation. La mère, une russe du Donbass, une vraie mère courage est une communiste orthodoxe de religion, stomatologiste de son état qui n’ayant pas trouvé de travail a dû tenter l’élevage de volailles et même de chèvres sur un terrain pentu dont personne ne voulait. Un homme qui à Nikolaïvka déplorait la prise de possession illégale des terres par les riches, nous a dit que les Tatars ne gênaient personne, ils s’installaient là où personne ne voulait aller, ceux qu’ils dénonçaient étaient ceux qui tentaient de prendre le front de mer pour y construire des palais. Donc la famille qui nous a accueillies a peu à peu construit sa maison et là aussi nous passons de pièces tapissées meublées presque richement en tous les cas confortablement à des espaces encore en construction avec les fers du béton à vif et les escaliers des échelles de bois. Le père vient de temps en temps, il est grand, roux aux yeux bleus. Il est habillé comme un saoudien. Ce n’est pas un hasard. La mère nous explique qu’il a été embrigadé par une filière turque qui menait au wahabisme. Il se rend fréquemment à la Mecque et a subi une véritable lavage de cerveau. Quand on le retrouve devant la maison, avec son turban et son chapelet, au début c’est la joie des enfants qui lui sautent dans les bras, puis c’est la tension, il commence son prêche, invitant la jeune femme et la mère à respecter les lois de la Charia, que les filles quittent l’école, à ne plus travailler dehors et à obéir à leur époux. Il fait pression pour qu’Arthur soit circoncis en menaçant chacun des flammes de l’enfer. Il reçoit un journal de Kiev, quelque chose qui ne parle que de religion, mais est très insidieux. La mère excédée finit par le renvoyer et nous dit c’est un fanatique et elle ajoute que son autre religion est le football. Quand elle l’a épousé, il était normal, plaisantait et faisait la fête et puis il a été retourné par des filières qui recrutent chez les Tatars.

Mais revenons au voyage. Tandis que nous affrontons les routes défoncées du pays Tatar, Alexander notre chauffeur commente lui aussi la spécificité tatare: "ils ont peut-être boycotté le référendum et encore, pas à Nikolaievka, mais ils ont été les premiers à réclamer un passeport russe." Alexandre énonce cela sans la moindre acrimonie comme un constat. Les Tatars, si nous en croyons nos hôtes, sont un groupe particulier au sein de la Crimée, mais il y en a d’autres et la presqu’île est une mosaïque de peuples avec des espaces de transition dans la jeunesse où les unions sont si fréquentes qu’il est parfois difficile physiquement de distinguer les uns des autres.

Nous arrivons très tôt et le palais du Khan n’est pas encore ouvert à la visite. Le guide du routard que la prévoyante Marianne a emporté avec elle fait état d’une auberge au sommet de la colline qui surplombe le palais. Là il y aurait la représentante des enseignants tatars, elle tient table d’hôte et dit le guide c’est une mine sur l’histoire des Tatars. Nous décidons d’aller la voir. Alexander suit. La femme qui a environ la cinquantaine nous accueille avec beaucoup de chaleur en apprenant que nous sommes français. Elle nous demande si nous sommes des amies de Xavier. Quelque chose se met alors en alerte chez moi, j’imagine le dit Xavier, un militant des droits de l’homme très anti-communiste sur le fond, un enseignant en tous les cas un cadre, une tenue baba cool ou au contraire le parfait petit randonneur. J’ai presque envie de dire que "OUI!" Mais cette femme a l’air si gentille, si accueillante et tout de suite, elle nous installe sur des lits autour d’une table avec un café et des douceurs. Donc, non nous ne connaissons pas Xavier. Mais rien n’y fait, nous sommes français donc occidentaux et ennemis des Russes, alors nous allons avoir droit à tout. D’abord à l’injustice subie par les tatars, les hommes étaient encore sous les drapeaux quand les femmes et les enfants ont été déportés, chassés par Staline de leur Crimée vers d’autres républiques, la moitié sont morts durant l’exode. Quand elle me dit que les hommes étaient sous les drapeaux, un démon malin me pousserait presque à demander "Sous quel drapeau, celui de l’Union soviétique ou celui des nazis?" Je suis convaincue que les Tatars dans cet exode massif ont subi une injustice que justifiaient les défenseurs de la décision en expliquant que les mettre à l’écart était les protéger du courroux du reste de la population, mais nous y reviendrons. Mais notre hôtesse poursuit son historique, quand Gorbatchev les a fait retourner en Crimée (encore lui), ils ont tout de suite été aidés par des organismes polonais proches de Solidarnosc et après par la fondation Soros. Ces charitables organisations continuent à financer les activités culturelles et accueillent des séminaires en Pologne pour la jeunesse tatare.
Marianne et moi nous sommes toute ouïe, Alexander toujours aussi poli ne pipe mot et regarde droit devant lui.
Quand nous sortons, l’hôtesse nous raccompagne sur le seuil et nous dit son désespoir devant l’annexion de la Crimée, ils ne s’attendaient pas à ça. Je me refends d’un "c’était écrit!", elle proteste que rien n’est écrit et que tout dépend de la lutte et que celle-ci continue.
Mais le palais du Khan s’ouvre aux visites et ceci est encore une autre histoire comme disait Shéhérazade à son cruel époux…

histoireetsociete

par Danielle h

La Crimée observée par Marianne Dunlop et Danielle Bleitrach
La Crimée observée par Marianne Dunlop et Danielle Bleitrach

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Le rail français au privé en 2019

17 Juin 2014, 20:47pm

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La Commission de Bruxelles, qui n'est pas élue et dont les membres sont désignés par leurs pays respectifs, accélère le processus capitaliste de la concurrence libre et non faussée. Le journal de la même matière, Les Echos, révèle qu'un texte législatif au niveau de l'Union Européenne prévoit l'accès total des sociétés de voyageurs privées sur le réseau de la SNCF. Le mauvais coup est prévu pour 2019, le temps que le capital se prépare à manger tout cru un service public français. Ainsi, le texte sortire en janvier 2013.

Serait également dans le viseur de Bruxelles la gestion des gares. Et là aussi ça risque de péter. Pour que la concurrence soit loyale (dixit Bruxelles), les gares devraient être gérées par une entité indépendante, avec une possibilité pour les autres compagnies (autres que la SNCF) de s'y installer.

Pour ceux qui ne le savent, le Parlement européen a voté le "un espace unique européen"  le 16 novembre 2011. 526 députés ont voté POUR  dont tous les députés français de droite, du PS et de EELV, contre 80 (dont la gauche unitaire européenne/vert nordique).

Une nouvelle bataille du rail s'engage et qu'on ne compte donc pas pour l'Elysée socialiste pour en prendre la tête.

Ci-dessous, une image du film La Bataille du rail, réalisé en 1945 par René Clément, sur la résistance des cheminots contre l'occupant nazi et le régime de Pétain:

Le rail français au privé en 2019
Le rail français au privé en 2019

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Quelques ronds pour comprendre

17 Juin 2014, 20:38pm

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Et si vous trouvez encore que la culture coûte cher, essayez donc l’ignorance et la bêtise.

Quelques ronds pour comprendre

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ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2014 : simple rappel

17 Juin 2014, 20:21pm

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ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2014 : simple rappel

« Une situation révolutionnaire éclate lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus, ceux d’en bas ne veulent plus, et ceux du milieu basculent avec ceux d’en bas. »

Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine 

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Interviews de cheminots lillois en grève

17 Juin 2014, 20:17pm

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Soutien de la section Arrageoise aux cheminots en grève pour la sauvegarde du service public ferroviaire!

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LAURENCE BOONE, BANQUIÈRE, CHRONIQUEUSE À L'OPINION, ADMINISTRATRICE DE KERING... ...et conseillère d'un président socialiste

16 Juin 2014, 18:23pm

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A peine nommée conseillère économie de François Hollande après le départ annoncé du secrétaire général adjoint de l’Elysée Emmanuel Macron, Laurence Boone se fait tirer le portrait par l’AFP qui raconte son parcours d’économiste venue du monde des banques mais aussi de chroniqueuse à L’Opinion, aux billets pas franchement tendres pour le gouvernement. Un détail qui amuse certains sites de presse… et en désespère quelques autres.

 

Amateurs d’émissions sur l’économie, vous l’avez forcément croisée : Laurence Boone est régulièrement sollicitée par les médias, dans la catégorie économiste de gauche. Elle rejoint aujourd’hui l’équipe de conseillers de la présidence suite au départ annoncé d’Emmanuel Macron, futur-ex secrétaire général adjoint de l’Elysée. L’occasion pour l’AFP de déplier un CV redoutable : directrice depuis 2011 de la recherche économique sur l'Europe de la Bank of America Merrill Lynch, elle a occupé ce poste au sein de la banque Barclays après avoir travaillé six ans au département des affaires économiques de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Autrement dit, selon l’AFP, elle dispose d’une formation d’économiste "«matheuse», rompue aux modèles complexes, publiant aussi bien en anglais qu'en français". L’agence note par ailleurs qu’elle siège au conseil d’administration de Kering, société dirigée par François-Henri Pinault. Polémique en germe sur un éventuel conflit d'intérêt ? Sur le site de la société de luxe, il est indiqué, sans plus de précision de date, que "son mandat prend fin lors de l'Assemblée générale appelée à statuer sur les comptes clos le 31 décembre 2013".

 

Mais Laurence Boone est aussi chroniqueuse pour le journal de droite libérale L’Opinion. Et l'économiste a parfois eu la dent dure contre le gouvernement comme l’ont rappelé dans l’après-midi les sites d’Europe 1, d’Atlantico, du Point mais aussi… de L’Opinion qui republie pour l’occasion la dernière chronique de la nouvelle conseillère. Dans ce billet en date du 26 mai, intitulé Arrêtons le massacre, Boone fustigeait"l’absence totale de politique économique" et prédisait que "sans présentation d'une stratégie économique crédible (...) la France dans trois ans, c'est 3 millions de chômeurs, 3-4% de déficit, une dette à 100% du Produit intérieur brut (PIB), des jeunes très diplômés qui continuent de s'installer à l'étranger". Ces sites railleurs ont ainsi fêté l’arrivée d’une économiste qui a – au choix – dézingué / allumé / critiqué le gouvernement.

 

Cette prise de position a été reprise dans la dépêche l’AFP qui cite également une chronique dans laquelle Boone estime qu'"en Europe, les Etats surendettés qui ont mal géré leurs finances devraient être sanctionnés en faisant faillite". On a tenu discours plus solidaire. Mais au jeu des chroniques déterrées, Sébastien Fontenelle, journaliste deBakchich, va plus loin en citant sur son compte twitter un billet de Boone, daté du 14 avril dernier. L'économiste croit savoir ce qu’attendent les marchés : "un plan d’ajustement budgétaire qui viserait à corriger les travers de notre système social, son inefficacité. […] Les investisseurs attendent aussi une réforme du marché du travail qui viserait à accroître l’employabilité plutôt qu’à protéger à l’extrême ceux qui ont déjà un emploi". Question de Fontenelle : "est-ce que la radicalité échevelée de la nouvelle conseillère de Hollande ne risque pas d'effrayer le patronat ?"

 

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Pour la défense du chemin de fer français et la réunification du monopole public

16 Juin 2014, 17:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Depuis le 10 juin, les cheminots français sont en grève pour que la société nationale des chemins de fer français ne deviennent pas la société nationale du Casch et de la finance. Ils rejoignent de ce point de vue, les cheminots suédois qui sont en grève depuis quinze jours contre l’opérateur français Véolia devenu leur employeur après s’être saisi des opportunités que lui donnait une loi obéissant aux mêmes mécanismes que celle qui va être proposée au parlement français, et contre laquelle le conflit prend position. La simultanéité de ces deux conflits pourrait presque représenter un anachronisme édifiant, une de ces distorsion du temps qui permet cependant de voir par une sorte de procédé de zapping, ailleurs, mais ici en somme, les effets aujourd’hui, de ce que porte la loi que le gouvernement veut imposer. Les effets, les dangers pour les usagers et les menaces pour les travailleurs, tout cela est inscrit dans la situation suédoise, s’inscrivant en creux des propositions françaises.

Depuis le 10 juin, les cheminots reconduisent leur mouvement démocratiquement en assemblée générale, chaque jour. Ils ne le font pas pour le plaisir du baroud, ou pour satisfaire une esthétique citoyenne interne à leur corporation, ni parce que poussé par leur égoïsme de travailleurs privilégiés, ils ont décidé de glisser une peau de banane sous les pas d’un gouvernement vertueux mis en difficulté qui cherche courageusement a rétablir la justice et les équilibres. Ils le font pour défendre le service public et l’intérêt général, il le font pour garder au pays une de ses dernières institution nationale, après avoir maintes fois cherché le dialogue avec un exécutif qui les traite avec mépris et refuse de les entendre.

Depuis le 10 juin, le gouvernement et les médias qui lui servent de caisse de résonance, ignorent leurs propositions, tout en prétendant le contraire. Ils organisent provocation sur provocation pour détourner l’attention des véritables motifs qui font ce conflit, dénaturent le mouvement et cherchent à le rendre impopulaire dans la population en utilisant des procédés infâmes. Tout est bon pour y arriver, depuis l’utilisation de 36 et de Thorez jusqu’à cette information qui depuis deux jour tourne en boucle, des enfants empêchés de Bac. Le tandem de l’état sort des rails de la convenance sociale, Hollande et Valls dignes représentant du capital européen et américain, jouent une fois de plus sur les peurs pour ne pas satisfaire les exigences sociales. En l’occurrence, présenter les travailleurs en fossoyeurs de la réussite scolaire, ne manque pas d’aplomb quand, l’état qu’ils représentent, réduit chaque année, suivant une logique identique à la politique menée à la SNCF, les crédits et les postes.

Vendredi 13 juin, au troisième jour de la lutte, François Hollande, qui décidément ne recule devant aucune bassesse, détourne la phrase devenue célèbre de Thorez, « il faut savoir arrêter une grève », en la transformant pour la circonstance par une interprétation à sa manière, en lançant bonasse : « Il y a des moments ou il faut savoir arrêter un mouvement et être conscient de l’intérêt de tous ». Il est soutenu dans ce prodigieux effort de pédagogie par "Le Monde", le journal de référence des classes moyennes supérieures, des modernes et des enfants bien pensant du siècle, qui pour faire sérieux et ne pas donner l’impression de la travestir, reprend l’intégralité de la phrase de Thorez : « Il faut savoir terminer une grève disait-il, dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir un compromis si toutes les revendications n’ont pas été acceptées mais que l’on a obtenue satisfaction », et Le Monde de poursuivre fielleux « compromis, intérêt de tous, voilà des mots que les grévistes n’entendent pas ». Évidement ce sont toujours les grévistes qui n’entendent pas. D’ailleurs qu’est-ce que les mots pour des gens qui veulent empêcher le BAC ?

Apres Sarko qui avait enrôlé Guy Moquet pour vendre son paquet de réforme libérale, voilà Hollande qui sort de sa manche les œuvres de Thorez pour enjoindre de manière subliminale les cheminots à remonter dans leur machines après de substantielles avancée qu’il est seul à connaître. Les grévistes doivent accepter les compromis avec des illusionnistes qui ne concèdent que du vent tout en cherchant à convaincre l’opinion de leur sens du dialogue et de l’intérêt général. L’intérêt général, serait-il, de livrer comme dans la région de Marseille le réseau de nos chemins de fer à Véolia où à quelques autres Chargeurs Réunis ?

En fait le gouvernement a du mal à masquer l’ampleur de la mobilisation qu’il n’a de cesse de vouloir minoritaire. Il cherche à enfermer avec l’aide des médias, l’opinion publique dans de faux débats, au moment où le scandale des rames de TER trop larges pour les quais de nos gares éclate, mettant en lumière l’incurie de bureaucraties concurrentes, incapables de se concerter et d’agir de concert dans le souci du bien commun. Tout en se disant ouvert côté cour, il prépare son passage en force côté jardin, dans l’intimité, avec ses conseillers et les lobbyistes des multinationales. Après avoir scandaleusement ignoré les 22.000 cheminots qui en mai avaient manifesté, il fait mine de découvrir un conflit quand celui-ci éclate après des semaines d’actions revendicatives contre les dégradations du service. Il cherche depuis un ans à gagner du temps avec la seule préoccupation de rendre applicable une directive de 1991 dont le dernier avenant, nommé "paquet ferroviaire", a été adopté par le parlement européen en février pour organiser la privatisation...

Fallacieusement il prétend revenir à l’organisation d’une société unifié avec la création d’une entité unique appelé "EPIC de tête", alors qu’il s’agit d’une création provisoire destinée à masquer le futur éclatement de l’entreprise. De fait, contrairement à ce qui est avancé et martelé, le gestionnaire du réseau et le transporteur, sont toujours séparés dans le projet. Resteraient deux entreprises distinctes ayant leur propre conseil d’administration, qui passeraient des contrats eux aussi distincts avec l’état, pour une production séparée. N’en déplaise à la main invisible qui pilote les médias, il y aura toujours plusieurs employeurs, plusieurs directions indépendantes et donc, mécontentement et dysfonctionnement continueront. Les cheminots le savent, ils sont payés pour le savoir. Les usagers peuvent aussi le comprendre, c’est le cas de ceux regroupés dans l’association "Rail-Convergence nationale", qui reconnaissent dans la grève, le seul moyen démocratique pour lutter contre les appétits du vampire capitaliste et soutiennent les cheminots en lutte.

Le gouvernement devrait prendre garde à ce qu’il fait. Les élections qui viennent de se dérouler lui ont envoyé un avertissement qu’il ne veut pas entendre, pourtant le peuple s’est exprimé ; comme les cheminots, il pourrait perdre patience. Une grève peut en cacher une autre, lance une affiche de la CGT, or seule la lutte paye, c’est la légende des siècles et les Fralibs en sont un exemple confirmé. Cheminots-usagers, unissons-nous pour la défense du chemin de fer français et la réunification du monopole public.

Gilbert Rémond

Références :

- Grève SNCF : Hollande et Valls déraillent sur le BAC 
- Sécurité pendant la grève SNCF : des cadres non-grévistes formés dans l’urgence pour conduire les trains ? 
- Grève SNCF : Thierry Le Paon et Gilbert Garrel écrivent au Président de la République 
- [Grève à la SNCF : Infos aux usagers [CGT Cheminots] ->http://www.communcommune.com/articl...
- Communiqué de l’association d’usagers : Convergence Nationale RAIL 
- Cheminots : Halte aux manipulations médiatiques ! 
- Suède : Les cheminots entament leur deuxième semaine de grève... contre l’opérateur français Veolia ! 
- Où nous mène la "réforme ferroviaire" ? Retour sur les effets désastreux de la privatisation du rail britannique

http://lepcf.fr/Le-rail-francais-au-prive-en-2019

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Sauvons le climat : L'incidence des gaz à effet de serre sur le changement climatique - L'"éco-cohérence" énergétique avec les énergies renouvelables, l'électricité nucléaire et l'efficacité énergétique - Qui a rédigé le rapport du Groupe 3 du GIEC ?

14 Juin 2014, 15:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le GIEC comporte trois groupes :

·        le GRI décrit Les éléments scientifiques  concernant l’évolution du climat.

·        Le GRII évalue les Impacts, adaptation, vulnérabilités de cette évolution.

·        Le GR III étudie les stratégies permettant  l’atténuation du changement climatique.

 Le Groupe III a publié son rapport  en Avril 2014. Ce rapport est important puisqu’il influera sur les états lorsqu’il s’agira de définir leur politique énergétique, aussi bien en ce qui concerne l’efficacité énergétique que  la définition d’un mix électrique.  En ce qui concerne ce dernier, il existe actuellement des différences de stratégies importantes entre pays, selon qu’ils envisagent ou non de sortir du nucléaire en recourant plus longtemps à l’usage de combustibles fossiles pour la production  d’électricité. Les deux stratégies sont illustrées par celles de la France et de l’Allemagne.  On pouvait donc espérer que les deux choix possibles seraient exprimés de façon équitable au sein du GRIII.

Il y a 3 co-présidents dans le GR3, un Cubain, un Allemand (Ottmar Edenhofer), un malien. Parmi les 6 vice-présidents il y a un Britannique, un Italien mais aucun Français.

Le rapport du GRIII contient évidemment  la liste des auteurs. On peut alors juger  du « rapport des forces ».   Et la surprise est amère. Pour  les 16 chapitres du rapport on compte 8 auteurs travaillant dans des institutions ou universités françaises  à comparer à 73 auteurs allemands !  Si on limite le décompte aux auteurs principaux  on trouve 5 français travaillant dans des institutions ou universités françaises à comparer à 27 allemands. La contribution allemande n’est dépassée que par celle des USA avec 49 auteurs. Le Royaume Uni  en compte 14, les Pays Bas et l’Italie 9 chacun.

Certains chapitres sont particulièrement importants.

Le chapitre 6 traite de l’évaluation des trajectoires de transformation  (Assesment of Transformation Pathways). Pour 1 français (Jean Charles Hourcade), on compte 13 allemands.

Le chapitre 7 traite des systèmes énergétiques : aucun français (où est passé EDF ?) , 8 allemands.

Le chapitre 16 traite des questions de coûts  d’investissement et de finances : aucun français, 3 allemands.

L’annexe 3 traite des coûts spécifiques des technologies et des performances : pas de français, 5 allemands.

Parmi les rédacteurs du résumé pour décideurs (SPM) on compte un français travaillant pour l’OCDE et un autre travaillant à l’université de Princeton, pour 16 allemands. Aucun français travaillant dans une institution française.

Pour le Groupe I les auteurs français du résumé pour décideurs étaient au nombre de 4  pour 6 allemands.

La faible représentation de la France dans le Groupe III était-elle délibérée ?  Ou bien résulte-t-elle d’un dysfonctionnement du Ministère de l’Ecologie (en 2008-2009) chargé de fournir une liste d’auteurs possibles au GIEC ?

Quoiqu’il en soit, cette faiblesse de la contribution française est un scandale et exige que la lumière soit faite pour comprendre comment elle a pu être possible.

Compte tenu de la composition du GR3 il ne faut pas s’étonner d’une tonalité anti-nucléaire du résumé pour décideur (SPM)  avec  l’évaluation suivante[1] :

L’énergie nucléaire est une méthode mature de production  d’électricité de base et à faible émission de CO2, mais sa part dans la production mondiale d’électricité décline depuis 1993. Elle pourrait fournir une contribution bas carbone croissante à la production, mais plusieurs barrières et risques s’opposent à son développement(évidence robuste, haut niveau d’accord).

Sont inclus les risques opérationnels et les préoccupations associées, les risques de l’extraction minière de l’uranium, les risques financiers et réglementaires, les problèmes non résolus de la gestion des déchets, la prolifération des armements nucléaires et une opinion publique hostile (évidence robuste, haut niveau d’accord)

De nouvelles technologies pour le cycle des combustibles et les réacteurs qui permettraient de surmonter ces obstacles sont l’objet de recherches développement et des progrès ont été faits concernant la sûreté et le stockage des déchets.


Cette phrase contredit la politique du gouvernement français qui propose de garder un haut niveau  (50%) de nucléaire dans le mix électrique français. Même en passant de 75 à 50%, la France restera le pays le plus "nucléarisé" du monde et, par voie de conséquence, un de ceux dont le secteur électrique est le moins émetteur de CO2..

Dans le SPM, seul le nucléaire voit égrener ses défauts.

Par ailleurs, cette façon de présenter le nucléaire est outrageusement partiale :

·        Comment peut-on dénoncer les risques des mines d’uranium et ne pas dire un mot sur ceux des mines de charbon ?

·        Comment parler de risques opérationnels du nucléaire sans dire un mot de ceux des industries du gaz, des barrages hydroélectriques, de l’exploitation de la biomasse etc.

·        Pourquoi taire que jamais un programme militaire n’a été la conséquence d’un programme civil préexistant.

·        Les déchets nucléaires sont contrôlés et confinés contrairement aux gaz, poussières et déchets solides produits par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.

 

Le tableau ci-dessous établie  par le magazine Forbes (http://www.forbes.com/sites/jamesconca/2012/06/10/energys-deathprint-a-price-always-paid/) montre à quel point il est malintentionné de ne citer que les risques liés au nucléaire.

 

Technique

Décès  pour 1000 TWh

Charbon (monde)

170000

   

Charbon (USA)

15000

Pétrole

36000

Gaz naturel

4000

Biomasse

24000

Photovoltaïque

440

Eolien

150

Hydroelectricité

1400

Nucléaire

90

 

Nombre de décès par 1000 TWh d’énergie finale pour   différentes techniques.
 La table tient compte des victimes de Tchernobyl and Fukushima.


Les représentants des gouvernements, réunis à Berlin du 7 au 12 avril 2014 ont approuvé le Résumé pour Décideurs du  Group III (AR5)  et accepté ses évaluations scientifiques et techniques.

 Comment se fait-il que le Gouvernement Français ait accepté un tel résumé contraire à sa politique de maintien d’un haut niveau de contribution du nucléaire à sa production d’électricité ?


[1]Traduction SLC du texte anglais :

 Nuclear energy is a mature low-GHG emission source of baseload power, but its share of global electricity generation has been declining (since 1993). Nuclear energy could make an increasing contribution to low carbon energy supply, but a variety of barriers and risks exist (robust evidence, high agreement).
Those include:
operational risks, and the associated concerns, uranium mining risks, financial and regulatory risks, unresolved waste management issues, nuclear weapon proliferation concerns, and adverse public opinion (robust evidence, high agreement). New fuel cycles and reactor technologies addressing some of these issues are being investigated and progress in research and development has been made concerning safety and waste disposal.

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LE GOUVERNEMENT MADURO ACCÉLÈRE LA RÉVOLUTION CITOYENNE DU LOGEMENT

14 Juin 2014, 15:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Loin des violences de l’extrême droite nostalgique de l’apartheid des Leopoldo López ou María Corina Machado, la stratégie du gouvernement présidé par Nicolas Maduro est de poursuivre le travail, de concrétiser les promesses électorales de 2013, qu’il s’agisse de l’État communal, de l’alimentation et de l’agriculture, ou encore du logement et de la ville en général, secteurs sur lesquels la mafia a longtemps régné. L’idée est toujours la même : construire une économie libérée des spéculateurs, qui part des besoins fondamentaux pour produire sur place le nécessaire et resserre les liens entre producteurs et usagers. ¨Il y a tout un réseau de mafieux qui se consacrent à construire des baraques pour les vendre, il faut les arrêter et les passer en jugement¨ dénonce le président au sujet de ceux qui spéculent sur la détresse des sans–logis.

Depuis sa création par Hugo Chavez en 2011 pour résoudre le déficit de logements et venir en aide aux victimes des inondations de 2010, la Grande Mission Logement Venezuela (GMVV) a remis plus de 560.000 logements aux secteurs populaires. Le Ministre concerné, Ricardo Molina, en annonce ¨600.000 pour bientôt″. Nicolas Maduro a décidé de faire de cette mission un moteur de l’économie, en passant du rythme actuel de construction de 2000 logements par semaine à 4000. Le mandataire veut aussi améliorer l’accès de la population aux matériels de construction grâce à la réactivation intégrale de la filière – toits, charpente, céramique, plastique, matériel électrique, ciment (la nouvelle usine de Cerro Azul, dans l’État de Monagas, produira un million de tonnes de ciment par an). Dans de nombreuses communautés, à travers les conseils communaux notamment, la population participe activement à la construction de ses propres logements.

img_20140611_1949411402533033Lors de sa visite à laFoire Internationale du Logement qui a réuni au début de juin 251 entreprises publiques ou privées vénézuéliennes et les représentants de 17 pays (Colombie, Espagne, Turquie, Chine, Mexique, Brésil, Cuba, Portugal, Equateur, Royaume-Uni, Granada, Iran, Italie, Panama, République Dominicaine, Russie et Allemagne), le président bolivarien a expliqué : “cette foire revêt une grande importance car elle articule deux axes fondamentaux de notre travail : d’une part la Grande Mission Logement, d’autre part la Grande Mission Barrio Nuevo, Barrio Tricolor (mission de rénovation intégrale des logements et services des quartiers populaires), qui sont nos deux axes pour réurbaniser et reconstruire le Venezuela”. L’accord passé avec le Portugal prévoit ainsi la construction de 50.000 logements. L’objectif général étant d’octroyer un logement à trois millions de familles en 2019.

T.D., Caracas, 13 juin 2014.

Nouveaux logements populaires récemment construits au coeur de Caracas (métro Bellas Artes).

Logements populaires récemment construits au coeur de Caracas (métro Bellas Artes).

La Grande Mission Vivienda Venezuela : l’espérance d’une vie meilleure pour la population.

Depuis le 30 avril 2011, la Grande Mission Vivienda Venezuela (GMVV) a changé la vie de plus de 558 000 familles. « On peut espérer accéder à une vie meilleure, voir tous ses enfants grandir dans une ambiance plus sereine, avoir le sentiment d’appartenir à une communauté, de progresser en famille », précise Carlos Carabal. Ce dernier, son épouse et leurs 5 enfants habitent dans l’immeuble Teatros, qui se situe sur l’avenue Lecuna (Caracas). La famille de ce moniteur de foot-ball fut l’une des 29 000 victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays, à la fin de l’année 2010. C’est la raison pour laquelle ils se sont tournés dans un premier temps, du côté de foyers provisoires habilités par l’Etat, pour y attendre dans de bonnes conditions, le parachèvement du programme gouvernemental destiné à leur attribuer un lieu de vie définitif.

« Nous avons été confrontés à des temps difficiles. Nous avons tout perdu, exception faite des quelques vêtements que nous avons pu sauver. Mais l’épreuve nous a rendus plus forts. Aujourd’hui, grâce aux bons offices de cette Mission créée par notre président Hugo Chavez, nous jouissons d’un logement qui nous appartient réellement ». Carlos se souvient qu’il n’a jamais perdu courage, convaincu que le président Chavez tiendrait la promesse formulée le 13 février 2011. Au moment où ce dernier avait déclaré qu’il « était en train de monter la grande Mission Vivienda Venezuela ». C’est aussi à cette date que le mandataire avait assuré que dorénavant, « il n’y aurait plus une seule famille dans le pays, qui ne bénéficierait pas de son propre appartement. D’un lieu de vie digne de ce nom ».

Logement CCS 2

Partout dans la cité, des logements dignes de ce nom.

Durant les 3 dernières années, la Mission Logement (Misión Vivienda) aura su occuper à bon escient les terrains vagues des centres urbains du pays et redefinir les plans d’urbanisme. On a ainsi pu contrecarrer le déficit chronique en matière d’habitations auquel le pays était aux prises depuis longtemps déjà. Un déficit qui atteignait le chiffre de 2,7 millions.

Rien que sur Caracas, pas moins de 27 000 logements ont vu le jour. Chiffre auquel il faut ajouter 14 000 autres en cours d’édification. Il est commun d’observer nombre de d’édifices et de constructions récents, occuper des lieux autrefois à l’abandon.

Pour Carabal, « Hugo Chavez a, en toutes circonstances, donné la priorité à l’humain. A son épanouissement. C’est pourquoi il a réfléchi à la manière dont il serait possible d’apporter une solution au déficit chronique d’habitations auquel le peuple vénézuélien était confronté. Plus que cela, il aura oeuvré à l’amélioration de notre vie. En réunissant les conditions d’une intégration de tous ceux d’entre nous, aux origines plus que modestes, qui vivaient au sein de communautés de vie isolées de tout. De ceux qui ne pouvaient accéder aux modes de transport trop onéreux, et aux services, pour des raisons analogues ».

« Je donnerai un exemple. Teatros, la plus proche des stations de métro, se situe à l’angle de notre immeuble. Cet état de fait facilite grandement les allées et venues de nos enfants qui fréquentent l’école et le lycée. Comment aurais-je pu imaginer qu’un jour, l’opportunité me serait offerte de vivre avec ma famille en plein centre de Caracas. En un lieu central comme celui-ci, qui nous permet d’accéder à toutes les commodités que cela implique ? ».

Logements du projet La Ladera remis en 2013 à 600 familles de Los Teques, en présence du président Maduro.

Logements du projet La Ladera remis en 2013 à 600 familles de Los Teques en présence du président Maduro.

Un plan massif de construction.

Pour les Vénézuéliens qui ont vécu sous les gouvernements néo-libéraux de la IVè République, il était tout bonnement inimaginable d’espérer accéder à des appartements de qualité. Pour s’en convaincre, il suffit simplement de se pencher sur les statistiques officielles. Entre 1985 et 1998, c’est-à-dire durant les 14 années qui ont précédé la Révolution, 891 000 appartements ont été construits. Alors que depuis 1999 et jusqu’à l’an passé, 1 million 43 000 de ces derniers ont été mis à la disposition de ceux qui en avaient besoin.

« Aucun de ces gouvernements de droite ne songeaient à nous. Sans la révolution bolivarienne, nous serions encore sur nos collines, taraudés par la peur de voir nos baraques détruites à tout moment ou de ne plus avoir de toit au-dessus de nos têtes. L’action des gouvernements de la I Vè République se bornait à nous fournir des plaques de zinc, pour que les familles concernées bricolent un nouveau toit s’il s’était écroulé. Telle était leur façon de régler la question du logement » se souvient Marilyn Suarez.

Accompagnée de son époux, de leurs 4 enfants, et d’un frère handicapé, cette habitante de Caracas s’est vu attribuer un appartement au sein de la barre d’habitation Santa Rosa (Avenue Libertador). C’est ainsi que depuis février 2014r, date à laquelle ils ont pu intégrer leur nouveau lieu de vie, les conditions de vie de cette famille se sont fortement améliorées.

« Quand on nous a averti du fait que l’on allait nous remettre les clés de notre nouvel appartement, nous ne pouvions pas le croire. Notre rêve de toujours devenait enfin réalité. Avant cela, nous vivions à San Agustin del Sur. C’était une maison que l’on partageait avec d’autres familles. Alors qu’aujourd’hui, grâce à la révolution, nous occupons un appartement – pourvu d’une salle de bain, d’une cuisine et d’un réfrigérateur- que l’on a pu aménager avec nos propres meubles ».

Marilyn Suarez précise qu’auparavant, tous les membres de sa famille étaient contraints de se partager une seule et unique pièce. Le nouvel appartement dont ils bénéficient a une surface de 73 m2 : 3 pièces, 2 salles de bain, une salle à manger, une cuisine, une buanderie et un balcon. Marilyn assure que dans de telles conditions, ses enfants pourront enfin jouir d’un cadre de vie rassurant, sécurisant ; qu’ils auront également accès à des espaces récréatifs. « Ici même, alors que les terrains vagues étaient notre seul horizon, un boulevard, une place, des espaces de jeux et divers locaux socio-productifs vont voir le jour. Et ce, afin que nos enfants bénéficient d’une enfance meilleure que celle que nous avons vécue ».

Logement CCS 4

Veiller sur son habitat, l’aimer.

Lisbeth Cardenas est la voisine de Marilyn. Elle manifeste un souhait : que tous les vénézuéliens jouissent d’un logement digne de ce nom, grâce à l’action de la GMVV, et prennent soin de veiller sur ces espaces de vie. De les conserver en l’état.

« Je ne pouvais en aucune manière compter sur mes revenus pour envisager de faire l’achat d’un appartement. C’est pourquoi j’apprécie à leur juste valeur chacun des jours qui me voient vivre ici, en compagnie des membres de ma famille. Je suis par ailleurs absolument convaincue que c’est à nous tous que revient la tâche de conserver en bon état notre immeuble; de faire en sorte que chacun de nos appartements soient accueillants et propres. Car veiller sur son habitat, c’est l’aimer ».

Marilyn considère qu’il incombe à l’ensemble des Venezueliens bénéficiaires du programme GMVV, de s’acquitter d’une manière juste – compte tenu de la prise en considération des revenus de chacun d’entre eux- du paiement du logement attribué. Un tableau de financement accompagne la réalisation de ce programme social, avec une prise en compte fine des revenus de chacun ; ce qui facilite la mise en œuvre des facilités de paiement. « Si je prends soin de payer mon appartement, la Mission continuera et d’autres pourront aussi jouir d’un mode vie qui est désormais le mien. C’est de cette façon que cette grande mission (GMVV) répondra aux aspirations qui se manifestent partout dans le pays ».

Logement CCS 5

Espaces de convivialité.

Nicolas Maduro rappelle l’importance du volet social : par-delà sa fonction initiale de création de logements, la Grande Mission Vivienda peut se résumer en ces termes : « une nouvelle organisation sociale basée sur la convivialité ».

En décembre 2012, accompagnée de ses 3 petits-enfants, Ingrid Aguado a reçu les clés d’un appartement (OPPE 12) se situant à Bellas Artes. Depuis cette date, elle est le témoin de la manière dont une organisation appropriée, facilitera un travail en commun ( de nature sociale) entre voisins.

« Dès que nous nous sommes installés ici, les 144 familles habitant cette barre d’immeuble se sont investies dans l’élaboration d’un mode d’organisation qui nous aura permis de mettre en place un comité inter-familial de gestion. (1 par immeuble). Le Conseil communal qui en résulte est constitué de l’ensemble de ces comités inter-familiaux. A l’heure actuelle, nous nous fixons ce but : nous rapprocher des autres expériences de ce type, pour déboucher sur la création d’une Commune ».

Ingrid ajoute que l’une des tâches que s’est assignée la communauté de vie dont désormais elle dépend, consiste à identifier l’ensemble des potentialités qu’elle recèle : « Nous nous situons dans le centre de Caracas. Nous avons par conséquent décidé de constituer le fer de lance d’un engagement collectif en faveur de la convivialité. Nous veillons aussi à préserver nos traditions, notre culture. ».

Sources : Ciudad CCS et l’article de Leonardo Buitrago pour AVN :http://www.avn.info.ve/contenido/gran-misi%C3%B3n-vivienda-venezuela-esperanza-del-vivir-bien-para-pueblo

Traduction : Jean-Marc del Percio

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De la propagande à la réalité: l’antisémitisme supposé des russe

14 Juin 2014, 15:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est peu de dire que les nouvelles ont ici un tout autre impact que celles que l’on surprend en passant à la télévision française, ou dans les forums sur internet. Chacun y raconte n’importa quoi sans mesurer les conséquences. Ici c’est différent on s’en doute.

Aujourd’hui la télévision russe, on annonce que deux avions militaires ukrainiens ont bombardé la direction de l’Intérieur de Gorlovka (région de Donetsk) où se trouve à présent l’état-major des forces d’autodéfense, il y a un mort et six blessés. Nous venons de quitter l’auberge de jeunesse de Nicolaïev et avons laissé Constantin, l’homo-sovieticus comme nous l’avions baptisé dans l’article sous le même titre. Marianne avait bien traduit son propos sur Gorlovka indiquant qu’il s’agissait du "fief des séparatistes", mais comme dans le même temps il insistait sur le calme, l’absence de combat dans cette ville nous en étions restées là et ne l’avions pas noté dans l’interview.

Peu à peu nous nous étions convaincues que Constantin en savait plus qu’il ne le disait et qu’il avait participé au combat, mais cette nouvelle nous fait revoir l’ensemble de ses propos et donner encore un autre sens à sa colère, à la tension qui l’habitait, à sa dernière phrase "Tout va bien, tout est sou contrôle". Voilà, face à l’horreur de cette guerre civile à laquelle mon pays, la France, participe chaque visage bouleversé, chaque pleur nous atteint presque autant qu’eux qui n’ont pas un mot de reproche contre nous Français et nous accueillent avec cette tendresse timide des Russes. Nous n’y sommes pour rien, nous venons là pour aider et ils veulent que nous disions la vérité… mais comment rétablir le flot de mensonge…

Un exemple, le faux tract antisémite, la rumeur des réseaux sociaux… 
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Des souvenirs passent dans mon esprit… Celui d’ un faux tract antisémite s’adressant à la communauté juive de Donetsk, c’était le 17 avril 2014. Il les invitait à se faire inscrire sur une liste spéciale en vue d’un impôt.

http://www.leparisien.fr/international/ukraine-un-tract-visant-les-juifs-seme-la-panique-a-donetsk-17-04-2014-3776053.php

Instinctivement j’ai su que ce truc était un faux et je l’ai dénoncé. Avant même l’assaut, le crime de masse on en créait les conditions, la justification… Très rapidement d’ailleurs, le faux a été démonté. Malgré ce j’ai surpris des Israéliens, des "amis de la paix" en train de continuer à diffuser ce faux avec tous les commentaires que l’on peut imaginer sur l’antisémitisme russe.

Ces gens savaient ce qu’ils faisaient et sous couvert de leur amour de la paix, ils relayaient les conditions de la guerre. Il leur fallait inventer un antisémitisme russe pour faire oublier celui bien réel de ceux qui se revendiquent de Bander et qu’ils avaient choisi comme alliés par pur soutien à l’agression d’ Obama.

Mais il a fallu venir ici pour mesurer l’injustice terrible d’un tel comportement, parce que le faux est un fusil pointé sur de pauvres gens qui se battent le dos au mur dans le Donbass et tout le sud-est en général.

Voilà sur les réseaux sociaux, dans la presse française, il y a des gens qui parlent, qui écrivent en se contentant de répéter le mensonge qui accompagne le meurtre… Le Russe serait antisémite, homophobe et terroriste… Que des juifs cautionnent le meurtre de ceux qui ont donné tant de morts à leurs côtés face au nazisme. Je n’arrive pas à comprendre, tout en moi se révulse devant le mensonge, l’ingratitude, l’utilisation d’un drame terrible… Je ne supporte pas le négationnisme, cela veut dire que l’on a la permission de remettre ça?

L’exemple de l’ignoble Kolomoiski

Avant de venir ici, je détestais déjà cet oligarque jouissant d’un passeport israélien et ukrainien, Kolomoiski. Ceux qui ont suivi ses turpitudes sur ce blog me comprendront, mais c’est encore autre chose de découvrir dans le pays ce dont ce type est capable. Chaque fois qu’il était question de lui ici, je rentrais la tête dans les épaules, m’attendant à voir déferler des injures antisémites. Le seul qui a fait allusion à la qualité de juif de ce salaud – je pèse mes mots- a été le responsable espérantiste de Yalta qui se définit lui même comme mathématicien, juif, patriote russe, ami d’Israël. Nous avons rêvé ensemble de tuer Kolomoiski, et il m’a dit que nombreux étaient les juifs du sud-est de l’Ukraine, de Crimée et d’ailleurs qui y pensaient sérieusement. Mais aucun autre interlocuteur n’a jamais fait allusion à son judaïsme…

Mieux, avant hier, Marianne va écouter les nouvelles à la télé dans la salle collective. Elle revient et me me dit: "ton oligarque favori a encore fait des siennes, il a déclaré qu’il fallait entourer le sud est de fils de fer barbelés et bruler au lance flamme ses habitants. Ce que par parenthèse on le soupçonne d’avoir financé à Odessa.

Quand on imagine que les gens qui écoutaient étaient eux-mêmes de ce sud-est, avaient le coeur déchiré d’angoisse pour un proche, un ami ou un parent… que de surcroît cette ordure avait vidé tous les comptes de dépôt avant de fermer sa banque en Crimée, on conçoit sa popularité… J’ai interrogé Marianne sur ce qu’avaient dit les gens:" est-ce qu’il y avait eu des allusions au fait qu’il était juif? -Pas la moindre!" m’a-t-elle répondu, il a été traité de tous les noms, ils se sont moqués de son allure de clochard, mais pas un mot sur le fait qu’il était juif.

Le maire de Karkhov

Autre exemple, les deux femmes de Kharkov qui n’avaient rien vu ni manifestation, ni désordre dans leur ville, disant que c’était des points particuliers de la ville, mais que le reste était calme. Elles l’attribuaient à leur maire qui avait déclaré qu’il ferait tout pour que Kharkov soit épargné par les désordres. Elles avaient une confiance totale en lui, il avait rendu la ville propre et tranquille. Je leur ai demandé si elles avaient su que leur bon maire avait été atteint d’une balle dans le dos en faisant du jogging, en profitant d’un match où les hooligans du club de foot de Dnipropetrovsk, appartenant encore à Kolomoiski, avaient semé un désordre propice à ce genre d’attentat. Elles ont dit qu’elles l’avaient su mais ignoraient qui était coupable, l’affaire avait été étouffée.

Leur bon maire se soignait en Israël, mais il gérait la ville par skipe en communication directe avec ses adjoints, elles l’avaient vu sur son lit d’hopital. Elles n’ont même pas parlé du fait qu’il était juif et elles étaient bien contentes qu’il jouisse de bons soins en Israël.

J’ai repensé au journal de Goebbels qui déplore que même dans la Galicie ukrainienne, les gens protestent contre l’extermination des juifs et il ajoutait que le bolchevisme avait émoussé le bel antisémitisme de ces populations.

En revanche, il est des choses dont on devrait bien se préoccuper c’est l’offensive menée par Marine Le Pen vers la Russie. Hier un de nos interlocuteurs nous a dit: "Cette femme dit des choses justes, à savoir que l’Ukraine n’a rien à espérer de l’UE !" Je lui ai répondu qu’Hitler aussi disait parfois des choses justes, cela n’empêchait pas qu’il soit quelqu’un dont il fallait se méfier… Il a argumenté: il avait vu une émission à la télé russe qui expliquait que son père était un fasciste qui était pour les nazis, antisémites, colonialiste.. Mais elle repoussait les idées de son père…" Bien évidemment j’ai répliqué qu’elle était tellement éloignée des idées de son père que celui-ci était tête de liste aux Européennes. Tout cela lui a paru trop compliqué et puis de toute façon, la pièce clé n’est pas la France qui est le caniche des Américains, mais l’Allemagne et il s’est intéressé aux incohérences de Merkel.

Mais tout cela me confirme dans l’idée des deux fers au feu du capital, apparaître comme le progressiste dans les moeurs alors même que dans le même temps il donne de la force à l’extrême-droite, à la manière dont l’oligarque,Kolomoiski, encourage la propagande sur l’antisémitisme supposé des Russes et des séparatistes avec les faux les plus grossiers tout en finançant et armant de vrais néo-nazis.

Danielle Bleitrach

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