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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Comité d'entreprise, délégués du personnel : vers une «suspension» des seuils sociaux

31 Mai 2014, 18:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Selon la taille, l'entreprise est en effet contrainte à un certain nombre de dispositions. Par exemple à partir de 50 salariés, l'employeur est tenu de créer un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) avec formation de ses membres, un comité d'entreprise qui doit se réunir régulièrement. Il doit également mettre en place un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en cas de projet de licenciement économique collectif.

«Les organisations patronales affirment que les seuils constituent des freins à l'embauche. Je dis donc aux organisations syndicales que le meilleur moyen de faire tomber cet argument, c'est de tenter l'expérience», a lancé François Rebsamen aux journaux du groupe Ebra. Et d'insister: «Si cela crée de l'emploi, tant mieux, sinon, on remettra les seuils en vigueur et on n'entendra plus l'argument patronal».

Bien conscient que ces seuils ont initialement été créés dans l'intérêt du salarié, le ministre socialiste a tout de même précisé qu'il n'était pas question de les supprimer totalement. «Gardons le principe des seuils, à dix pour créer des délégués du personnel, et à cinquante pour le comité d'entreprise, mais suspendons leur enclenchement durant trois ans», a-t-il détaillé.

Une façon également de se montrer à l'écoute des organisations patronales puisque, reçu en avril par le Premier ministre Manuel Valls, le président de CGPME, Jean-François Roubaud, avait lui-même suggéré cette «expérience». Et l'UMP Patrick Devedjian de commenter sur Twitter: «Si Rebsamen suspend les seuils sociaux il fera ce que la droite n'a jamais osé: c'est objectivement courageux».

Une «bêtise» selon la CGT

La précision de la suspension temporaire ne rassure toutefois pas les syndicats. Une telle mesure «est une bêtise», selon le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon. Selon lui c'est «considérer que les représentants du personnel, les droits des salariés, le syndicalisme sont un frein au développement de l'entreprise, alors qu'au contraire c'est une chance», défend-il.

«François Hollande, Manuel Valls et François Rebsamen n'ont à la bouche que le dialogue social et les accords d'entreprise» mais «dès que le Medef aboie sur la question des seuils» ils proposent «un moratoire».

 

Nicolas Maury

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Ils luttent

31 Mai 2014, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cheminots : Le 22 mai, les cheminots ont pris l’avenir de la SNCF, de leur statut social et du service public en mains.

22.000 salariés de la SNCF  venus de toute la France ont manifesté à Paris pour le service publics et l’emploi contre la politique de casse du gouvernement.  3.000 cheminots et commerciaux s’étaient retrouvés dès 11h. du matin devant le siège de la direction...

 

Les 300 salariés des papeteries de l’entreprise Arjowiggins à Wizernes (Pas de Calais) sont en grève, pour défendre leur emploi.

La direction veut fermer leur usine. Depuis l’annonce de la fermeture les salariés sont en grève et le font s’avoir autour d’eux. Manifestations, actions auprès des pouvoirs publics. Une  journée portes ouvertes le 24 mai a recueilli un grand succès auprès de la population de cette région durement frappée par le chômage l’un des plus haut de France après la fermeture des mines, du textile, des industries mécaniques.

Cette multinationale française implantée en France, aux USA, en Angleterre et en Chine est une spécialiste de la fermeture d’usines en France. En 2009 elle ferme l’usine du Faya (Ardèche) et supprime une production à Wizermes, première étape de la fermeture totale de celle-ci annoncée aujourd’hui

Sa situation financière est bonne avec une capitalisation boursière de 132 millions d’euros mais il leur faut toujours plus de profit. Pour une multinationale française ou étrangère qu’importe le sort de 300 salariés et de leurs familles.

 

Les postiers du Centre de distribution  de Paris 15 sont en grève depuis le 20 mai, contre la suppression de plusieurs dizaines de tournées et d’emplois.

Roger Domard au nom de Communistes est aller les saluer et leur apporter notre soutien total.  Il a rappelé notre condamnation de la politique de liquidation du service public et  de la suppression massive d’emplois engagée par la poste et le gouvernement.

 

A Drusenheim dans le Bas-Rhin, 400 salariés de l’usine de caddies sont en grève depuis le 19 mai, pour la sauvegarde de leur emploi et assurer la pérennité de leur entreprise.

 

A la préfecture du Bas Rhin Il a fallu 9 semaines de grève des salariés pour que la direction ordonne à l’usine d’incinération de la Senerval à Strasbourg des travaux pour renforcer la fiabilité des installations, les salariés travaillant dans un environnement toxique.

Neuf semaines de lutte pour faire bouger la préfecture. Lorsqu’il s’agit de faire intervenir la police contre les travailleurs en lutte les préfectures sont plus rapides. Ainsi vont les choses avec le pouvoir socialiste au service du capital.

 

Dans une cinquantaine de restaurants  de Buffalo Grill les salariés ont fait grève le 25 mai à l’appel de la CGT et de FO contre le projet de la Direction de moduler a sa sauce le temps de travail ce qui aurait pour conséquence une perte de pouvoir d’achat de 5 millions d’euros pour l’ensemble du personnel et autant de profit pour les actionnaires .

 

A Bourg en Bresse, à la résidence Emile Pélicand, action contre la suppression du poste d’infirmière de nuit.

La direction de la résidence annonce la suppression du seul poste d’infirmière de nuit pour des raisons financières et parce que c’est la règle !

Les familles des résidents de cet établissement de 195 places hébergeant des personnes dépendantes, atteintes de  la maladie d’Alzheimer ou d’autres relevant de la psychiatrie, refusent cette suppression de poste qui met en cause y compris la sécurité des malades. La mobilisation qui s’organise à l’appel de l’amicale des résidents et de leurs familles, a déjà permis de rassembler la signature de 210 personnes des familles de résidents sur une pétition adressée à la direction.

Le Gouvernement socialiste annonce 3 milliards d’économies de plus dans les hôpitaux, des réductions de dépenses de personnels, au détriment de la qualité des soins aux malades et des conditions de travail des personnels.

 

Dans le monde :

En Afrique du Sud : La grève des 70.000 mineurs des mines de platine pour l’augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail se poursuit. Les négociations ont repris entre la direction et les syndicats.

 

www.sitecommunistes.org

 

 

Ils luttent

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Infiltré au FN de Lens : le reportage d'Enquête d'actualité qui dérange le FN

31 Mai 2014, 17:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Reportage d'un journaliste infiltré au Front national dans l'équipe d'Hugues Sion, candidat FN aux élections municipales 2014 à Lens, dans le Pas-de-Calais.

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Les député-es du Front de gauche élu-es aux européennes 2014

26 Mai 2014, 21:59pm

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Marie-Christine Vergiat ( Sud-Est ) - Elue

Marie-Christine Vergiat ( Sud-Est ) - Elue

Patrick Le Hyaric ( Ile-De-France ) - Elu

Patrick Le Hyaric ( Ile-De-France ) - Elu

​Jean-Luc Mélenchon ( Sud-Ouest ) - Elu

​Jean-Luc Mélenchon ( Sud-Ouest ) - Elu

DVG soutenu par le Front de gauche ( Outre-Mer ) - Elu

DVG soutenu par le Front de gauche ( Outre-Mer ) - Elu

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Européennes 2014 - Réactions de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon

26 Mai 2014, 21:55pm

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Le résultat des élections européennes de 2014 à Arras

26 Mai 2014, 20:50pm

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Le résultat des élections européennes de 2014 à Arras
Le résultat des élections européennes de 2014 à Arras

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Collectif Stop TAFTA ARRAS

24 Mai 2014, 13:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

  Communiqué de presse

Des négociations sont en cours entre les États-Unis et l’Union Européenne depuis l’été 2013 – en vue d’un accord sur le commerce et l’investissement. Cet accord est connu sous le nom de TAFTA ou de PTCI ou de Grand Marché Transatlantique.

Il nous concerne dans notre vie quotidienne mais il est mené dans le plus grand secret par la Commission Européenne. Ni les citoyens, ni les députés européens, ni les députés, ni les sénateurs… ne sont associés ni même informés !

Il s’agit de supprimer les derniers droits de douane entre les deux marchés, d’abolir les «barrières» dites «non tarifaires» et d’introduire un mécanisme de «règlement des différends» entre États et entreprises multinationales.

En clair, il s'agit de supprimer au maximum toutes les entraves au libre commerce pour permettre son développement et de confier le règlement des conflits à une justice composée d'avocats d'affaires grassement rétribués.


Toutes les règles de protections sanitaires, sociales, environnementales seront considérées comme des entraves et à ce titre démantelées. Toute nouvelle réglementation que mettront en place les états, sera susceptible d'être attaquée devant cette juridiction privée et donner lieu à indemnités.


Il s'agit donc d'une atteinte grave à la démocratie puisque cet accord remet en cause le pouvoir réglementaire des états.

 

La mobilisation contre ces négociations grandit. Des régions (PACA, Ile de France), des départements, des villes, des partis politiques, des syndicats, des associations, des personnalités, de nombreux citoyens de tous bords se déclarent opposés à la poursuite des négociations.


A Arras, un collectif s'est constitué pour faire connaitre cet accord et lutter contre. Il est composé des organisations suivantes: Artisans du Monde Arras, Attac Artois, Comité pour un audit citoyen de la dette Arras, Collectif Houille ouille ouille, Eau secours 62, Europe Ecologie Les Verts Artois, Fédération Syndicale Unitaire 62 , Mouvement pour la paix Arras, Nord Nature Arras, Nouveau Parti Anticapitaliste ternois, Parti communiste Arras, Parti de Gauche Arras,Union Syndicale Solidaires.


Il invite toutes les citoyennes et les citoyens à s'informer et se mobiliser contre la poursuite de ces négociations.

 

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Hommage aux grévistes de Mai-Juin 1941 à Montigny-en-Gohelle

24 Mai 2014, 09:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

En Mai-Juin 1941, 100 000 mineurs du Nord-Pas-de-Calais se lancent dans une grève patriotique. Il s'agira du plus important mouvement de masse en Europe occupée. Déportés à Huy en Belgique puis dans des camps de concentration en Allemagne, bon nombre paieront de leur vie d'avoir osé défier l'occupant nazi, la bourgeoisie des Mines et la police françaises à leur solde.
 
Un hommage leur sera rendu au puits Dahomey d'où est partie la grève à l'initiative de syndicalistes d'obédience communiste notamment
 
ce lundi 26 mai 2014 à 11h 
à la stèle de la rue de la Libération 
à Montigny-en-Gohelle
L'UL CGT du Bruaysis appelle l'ensemble des CGTistes du Bassin minier à s'y rendre.   
 
                Du 27 mai eu 9 juin 1941, 100 000 mineurs en grève dans le Bassin Minier                                                                                  

Un mécontentement grandissant

Texte manuscrit, écrit sur une page de cahier d'écolier, où on lit "Unissons-nous pour le front national de lutte pour l'indépendance de la France. Passons à l'action. Nous vaincrons. Vive la France libre, indépendante. À bas le fascisme semeur de misère. Fédération Jeunesses Communistes". (Agrandir l'image).

Le charbon du bassin minier du Pas-de-Calais est, dès le début de l’Occupation, l’objet d’enjeux économiques considérables. Appartenant à la zone interdite, le département est rattaché comme celui du Nord au commandement militaire de Bruxelles ; placées sous tutelle de l’Oberfeldkommandantur 670 de Lille, les compagnies minières doivent accroître à tout prix leur production au profit de l’Allemagne, au mépris des conditions de travail et de sécurité des ouvriers. Les acquis sociaux obtenus sous le Front populaire sont clairement remis en cause. L’hiver de 1940-1941 est particulièrement rude pour les populations. La misère, la disette, le froid et les conditions de travail qui se dégradent créent chez les mineurs un fort climat de mécontentement. Lorsque, le 1er janvier 1941, l’occupant allemand décide d’allonger d’une demi-heure la journée de travail sans augmentation de salaire, l’exaspération est à son comble et entraîne la multiplication des grèves perlées. À cette grogne sociale s’ajoute un profond dégoût envers la politique de collaboration menée par les compagnies. Les conditions de vie des mineurs et de leurs familles, rendues pénibles par les difficultés de ravitaillement et la mise en place des cartes de rationnement (rations manifestement insuffisantes et qui ne sont même pas respectées à la distribution), ainsi que le fort sentiment national provoqué par l’Occupation, forment dès lors un terreau favorable au Parti communiste français clandestin qui crée un "Front national" ouvert à tous les courants politiques.

Texta manuscrit sur lequel on lit "Uni comme en 36. Vive la grève". (Agrandir l'image).

Dès le 1er mai 1941, des mouvements sociaux s’organisent autour des comités d’unité syndicale et d’action (CUSA). Drapeaux rouges et tricolores sont suspendus aux fils électriques, des milliers de tracts sont distribués, des cahiers de revendications sont rédigés dans tout le bassin minier. L’agitation s’étend même jusqu’en Belgique et touche les sidérurgistes et l’industrie textile. Mais une action d’une plus grande ampleur se prépare. La colère est à son paroxysme lorsque les compagnies tentent d’imposer la réintroduction du paiement des mineurs à l’abatage par équipe. La grève éclate à la fosse 7 des mines de Dourges, dite du Dahomey, le matin du 27 mai, à l’instigation du délégué mineur Michel Brulé et d’Auguste Lecœur, puis s’étend rapidement aux fosses voisines, les autorités n’en ayant pas mesuré l’ampleur.

Plus de 80 % de grévistes

Triangle de feutre retourné où on lit "tout faire contre Hitler". Ce message est entouré d'un grand V bleu et au centre, on reconnaît le marteau et la faucille communistes en rouge (ainsi que le mot "contre"). (Agrandir l'image).

Le 3 juin, l’ensemble du bassin minier est touché. Sur les 143 000 mineurs recensés, 100 000 ont cessé le travail, soit près de 80 %. La grève générale est très largement encouragée par les femmes, qui organisent des cortèges à l’entrée des fosses pour en bloquer l’accès, et exhortent les non grévistes à rejoindre leurs camarades. Elles manifestent devant les bureaux des compagnies minières avec à leur tête Émilienne Mopty, une femme de mineur et militante communiste. Les autorités allemandes n’hésitent pas à utiliser les armes ou des pompes à incendie contre ces "mégères", comme elles les appellent. Sous le commandement du général Niehoff, chef de l’Oberfeldkommandantur, elles mettent en œuvre des mesures de répression particulièrement dures. Le 5 juin, on compte déjà plus de 200 arrestations. Les compagnies établissent des listes de meneurs ; l’occupant frappe aussi au hasard et procède à des arrestations arbitraires. C’est un véritable climat de terreur qui s’abat sur la population. Les hommes comme les femmes sont emprisonnés à la caserne Kléber de Lille, transformée en camp d’internement. Le bilan de cette "grande grève" est extrêmement lourd : 450 personnes ont été arrêtées, sur lesquelles 244 mineurs sont déportés en Allemagne (130 d’entre eux y trouveront la mort), certains sont fusillés.

Une répression sanglante

Affiche sur fond orange d'un texte imprimé, en allemand sur la partie gauche et en français sur la partie droite : "Oberfeldkommandantur 670, der Oberfeldkommandant. Avis. Suivant jugement rendu ce jour par le Tribunal de guerre de l'Oberfeldkommandantur (V) 670, les mineurs français, dont les noms suivent, ont été condamnés chacun à 5 ans de travaux forcés pour avoir participé à la grève des mineurs, et s'y être comportés en meneurs. Ceci en violation de l'ordonnance du commandant en Chef de l'Armée concernant l'introduction du droit pénal allemand et des prescriptions pénales dans les territoires occupés de la France, en date du 13 Juin 1940, en corrélation avec le paragraphe 4 du droit pénal spécial pour le temps de guerre (Kriegssonderstrafechtsverordnung) : Louis Florecq, Georges Houliez et Augustin Desort de Montigny-en-Gohelle, Lucien Douchez d'Hénin-Liétard, Isidore Lobel de Noyelles-Godault, Roland Evrard de Courrières, Alfred Brulin de Courrières, Robert Defachelle, Julien Charles et François Deroeux d'Hénin-Liétard, Louis Debailleul de Montigny. Ont été, en outre, condamnées par le même Tribunal pour s'être comportées en meneurs, lors de ladite grève : Femme Michalinie Bowenczack, d'Ostricourt, à 2 ans de travaux forcés, Femme Florence Guettier, d'Ostricourt, à 3 ans et demi de travaux forcés. Lille, le 3 Juin 1941. L'Oberfeldkommandant et Président du Tribunal : Signé : Niehoff, Generalleutnant". (Agrandir l'image).

Pour faire cesser la grève au plus vite, le général Niehoff décide, en outre, de suspendre le paiement des salaires et de ne plus distribuer les cartes de ravitaillement. L’argent manque et, très vite, la peur et la faim entament le moral des grévistes. Les privations et la fermeté de la répression ont finalement raison du mouvement. Le 10 juin, les mineurs reprennent le travail. Ils obtiennent tout de même quelques réponses à leurs revendications sociales : pour calmer les esprits, les autorités d’occupation décident une légère augmentation des salaires, des rations de viande et de savon supplémentaires ainsi que des vêtements de travail.

Mais cette grève, avant tout patriotique, est par son ampleur l’un des premiers actes de résistance à l’occupant. L’économie de guerre allemande a été fortement touchée : près de 500 000 tonnes de charbon ont été perdues. Le Parti communiste clandestin, à l’origine de ce mouvement, est dès lors perçu par les Allemands comme un ennemi à abattre.

Texte dactylographié sur lequel on lit "La Vie Ouvrière. Numéro spécial. 08/06/1941. Les mineurs et similaires vont reprendre le travail !!!! Lundi, les mineurs et similaires reprendront le travail après 12 journées de lutte pour arracher leurs revendications. Nous saluons le courage admirable des travailleurs, la combativité des femmes et de la jeunesse française dans cette bataille contre le capitalisme. Tous se sont battus jusqu'à la dernière limite, face aux manoeuvres du patronat minier, aux mesures policières des autorités occupantes, à la trahison reformiste et à leur poison répandu au cours de la grève. Ils ont combattu sous la terreur et la menace de la faim par le refus des billets de quinzaine. Non, les travailleurs et leurs ménagères ne sont pas vaincus, ils relèveront la tête ; leur exemple restera vivant dans l'histoire du mouvement ouvrier et pour les batailles futures. Dans les puits, dans les ateliers, ils resteront étroitement unis dans les syndicats. Avec autant de force ils réclameront la libération des emprisonnés et l'aboutissement de leur cahier de revendications. Plus que jamais serrons-nous les coudes et nous finirons par vaincre le capitalisme affameur et fauteur de guerre !!! (Agrandir l'image).

Plusieurs des meneurs ont échappé aux arrestations et sont entrés en clandestinité. Émilienne Mopty en fait partie. Elle habite la cité du Dahomey de Billy-Montigny, point de départ du mouvement. Militante communiste, elle a déjà participé aux grèves de 1933-1934. C’est donc tout naturellement qu’elle prend la tête des femmes qui manifestent devant les bureaux des compagnies minières à Hénin-Liétard et Billy-Montigny. Elle entre ensuite en résistance et rejoint le groupe Charles Debarge, alors que son mari est déporté en Allemagne. Elle transporte des armes et joue un rôle important chez les FTP. Arrêtée une première fois, elle parvient à s’évader mais, fin septembre 1942, elle est envoyée en mission à la citadelle d’Arras où elle doit s’attaquer à un peloton d’exécution. Arrivée au rendez-vous, elle est attendue par la Gestapo, mise au courant de son action. Arrêtée, elle subit la torture et est atrocement mutilée. Condamnée à mort, elle est décapitée à Cologne le 18 juin 1943. Avant de mourir, elle entame le chant de l’Internationale.

Né à Courrières en 1914, Michel Brûlé est mineur au puits  7 du Dahomey en 1941. Militant communiste, il tient un rôle essentiel dans le déclenchement de la grève. Il entre lui aussi dans la clandestinité pour échapper à la répression, rejoint également Charles Debarge et est notamment l’un des organisateurs de l’attaque de la poudrière de Beaumont-en-Artois, le 23 septembre. Il est arrêté en octobre à la suite d’une dénonciation. Emprisonné à Loos, il subit durant des semaines des séances de torture, mais ne parle pas. Condamné à mort, il est fusillé le 14 avril 1942 avec trente otages. Il a dans la poche un billet où il a écrit "courage et espoir".

Cahier de revendications des ouvriers des fosses n° 9 et 17 de Courrières

Texte manuscrit transcrit ci-contre. (Agrandir l'image).

"Camarades" 
Voici le cahier de revendications, qui a été déposé au 
Délégué mineur du Puit n° 17. 
Si la situation l'exige, nous en déposerons un semblable auprès de M. l'ingénieur du n° 9 ou de la direction des 
Mines de Courrières.

Revendications des ouvriers, Fosse n° 9 et n° 17 de Courrières

  1. Arrêt des poursuites pour faits de grève et libération des ouvriers arrêtés (fosse Duhamel de Dourges).
  2. Ravitaillement mieux assuré, notamment pour le pain, la viande 
    et les pommes de terre ; augmentation de la portion de pain, celle-ci 
    pourrait être portée à 800 gr. pour chaque ouvrier ; augmentation du 
    savon : 500 gr. de savon mou et une savonnette par semaine ; augmenta-
    tion des tickets et portion de margarine.
  3. Augmentation des salaires, sur la base de l'ouvrier, en rapport 
    à l'augmentation du coût de la vie. Diminution du coût de la 
    vie par application de mesures contre les fauteurs de vie chère et 
    respects par les municipalités même, des prix de divers[es] denrées alimentaires.
  4. Reclassement des démobilisés, retour de captivité et obtention 
    d'un rappel.
  5. Revendication des mêmes avantages : carte M.T., carte spéciale 
    de margarine et de savon, etc. pour les ouvriers du jour, comme ceux du fond.
  6. Bénéfice du paiement de la mère au foyer pour nos camarades 
    étrangers.
  7. Cessation des brimades : amendes, heures en bas, étiquettes [...].
  8. Paiement des 2 semaines d'évacuation.
  9. Paiement de la demi-heure supplémentaire.
  10. Hausse de la retraite des ouvriers mineurs.
  11. Réembauchage des ouvriers Dewauchelle F. et Storser Paul.

Archives départementales du Pas-de-Calais, 1 Z 406.

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Elections européennes : la campagne officielle est terminée. Demain, on n'oublie pas de voter !

24 Mai 2014, 07:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La campagne officielle pour les élections européennes s'est achevée hier soir à minuit. Pendant plusieurs semaines, les communistes se sont investis dans cette campagne.

Nous avons distribué des tracts, discutés avec la population sur l'intérêt d'aller voter en particulier pour notre camarade communiste Jacky Henin député sortant, représentant le front de gauche nord-ouest.

 On a senti une méconnaissance du rôle du Parlement européen et expliqué qu'il n'y avait qu'un seul tour.

Durant plusieurs semaines, nous avons informé inlassablement la population et avons appelé les citoyens à voter ce dimanche.

 

Alors, demain, malgré la fête des Mères, on n'oublie pas d'aller voter

ci-dessous quelques vidéos des interventions de jacky Henin député européen communiste.

Travail de terrain du député Européen  communiste Jacky Henin.
Travail de terrain du député Européen  communiste Jacky Henin.
Travail de terrain du député Européen  communiste Jacky Henin.
Travail de terrain du député Européen  communiste Jacky Henin.

Travail de terrain du député Européen communiste Jacky Henin.

Jacky Hénin - L'austérité c'est maintenant ! 12 03 2013

Jacky Hénin sur le quatrième paquet ferroviaire 25 02 2014

Intervention au Parlement européen le 15 avril 2014 lors des débats sur la réduction de consommation de sacs en plastique légers à poignées

Jacky Hénin sur l'industrie siderurgique et ArcelorMittal 25 09 2013

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LE 25 MAI JE VOTE POUR UNE EUROPE DES TRAVAILLEURS

23 Mai 2014, 21:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Publié par aragon 43  - Catégories :  #communisme

LE 25 MAI JE VOTE POUR UNE EUROPE DES TRAVAILLEURS

25 MAI : JE VOTE ET VOUS ?

Notre pays est en passe de s’américaniser sur le plan électoral avec une abstention massive et de plus en plus de français non inscrits sur les listes électorales.

Cela arrange le capital.

N’avez-vous pas remarqué l’insistance des médias à sa solde pour nous parler de cette indifférence des électeurs concernant la politique ?

Des exégètes défilent dans les médias pour dire que les français ne saisissent plus les enjeux politiques, que les grandes questions économiques et sociales leur sont indifférentes.

Encore ce dimanche, nous les avons vu défilé, aux ordres de l’idéologie dominante, pour nous dire que les français en ont marre des partis traditionnels allant de l’UMP au Front de Gauche, lui, qualifié de populiste.

Le seul parti qui ne souffrirait pas de l’abstention serait l’extrême droite et pour cause, ce parti est un outil idéal pour diviser le monde du travail et il n’est pas l’ennemi du capital ; au contraire il survient toujours dans les temps de crise pour détourner l’électeur et empêcher les alternatives progressistes.

On peut dire que tout est fait pour inoculer dans les têtes que la politique est réservée à une élite et que de toute façon il ne sert à rien de se déplacer pour l’élection Européenne. Un message répété comme du tam-tam pour dissuader l’électeur de se rendre aux urnes.

Ces experts attitrés, que l’on voit parader dans les officines gouvernementales, nous disent, tout compte fait : « ne vous en occupez pas de politique , on s’en occupe » et ils fréquentent les chaines de radio, de télé, les journaux pour nous refiler chaque jour leur austérité : eux bien sûr s’en occupent de la politique pour le grand bien des multinationales auxquelles ils ont fait vœu d’obéissance.

Nous entendons même le PS dire que les jeux sont faits avec une abstention d’or et déjà programmée auquel le parti pourra alors dire le lendemain de leur défaite qu’elle est du fait de l’abstention.

D’autres s’évertuent à dire que « la Le Pen » va triompher, que les choses sont entendues, qu’elle sera la grande victorieuse des Européennes.

C’est l’objectif du FN.

Une abstention massive à gauche favoriserait évidemment son émergence comme première organisation politique de ce pays, de quoi faire retourner dans leur tombe tout ceux et celles qui ont lutté, résisté, versé leur sang pendant l’occupation de notre pays et ce quelques jours après la commémoration de la libération de la France et de l’Europe le 8 mai 1945 et de la défaite des hordes nazies.

D’autres disent que les résultats ne signifient plus rien avec un pourcentage minoritaire par rapport aux inscrits.

Ce déballage abstentionniste fait partie du jeu politicien de ces crapoteux qui se sont installés aux commandes à Bruxelles mais aussi partout dans toutes les institutions des pays et qui n’ont que faire des peuples. (Il n’y qu’à voir cette armée d’experts à Bruxelles venant des multinationales et également à Paris où Hollande est entourée d’une caste représentant la haute finance).

Plus exactement ce déballage pour l’abstention est un support formidable à la Communauté Européenne pour continuer à diriger les institutions européennes de manière de plus en plus autoritaire avec des experts, des technocrates, de lobbyistes patronaux.

L’idée d’une Europe démocratique est une contre-vérité (Rappel le vote de la constitution Européenne par le peuple français remis en cause par le traité de Lisbonne) .

Nous en avons un autre exemple en cours avec les discussions en cachette pour un traité Europe-Etats -Unis où il s’agit de faire en sorte que les décisions ne soient plus entravées par des signifiants nationaux comme la culture, mais aussi pour tout ce qui est devenir en matière d’écologie, de santé, de garanties sociales, afin de permettre aux multinationales de faire la loi dans l’Europe contre les peuples et les Etats.

Ces structures de la démocratie bourgeoise, le capital en a de moins en moins besoin et veut les balayer pour les remplacer par des systèmes autoritaires, délégataires, sous son contrôle ; la cinquième république en France n’est plus l’outil qu’il leur faut, nous pourrions dire « tant mieux », mais leurs objectifs c’est d’interdire l’intervention des peuples et de contrecarrer toutes les libertés de manifester et d’agir : l’élection, la grève, la manifestation sont inacceptables dans une société où le marché doit être libre et non faussé à l’échelon mondiale.

Ainsi, il n’est pas étonnant qu’ils veulent saper et détruire les acquis sociaux démocratiques, comme par exemple les Prud’hommes, qui deviendraient un organisme « désigné » avant de le supprimer, même chose pour la représentation du personnel où l’on parle de remettre en cause les Comités d’entreprise mis en place à la libération par Ambroise Croizat.

Le fait que le parti socialiste a refusé de gracier les militants syndicaux poursuivis et condamnés du temps de Sarkozy et y compris aujourd’hui, montre que l’élu devient un obstacle et il faut lui retirer ses prérogatives dans ses fonctions syndicales mais aussi politiques pour devenir qu’un partenaire du système.

C’est la même chose par les attaques actuelles pour faire disparaitre les communes, les départements et la moitié des régions de notre pays pour structurer des grandes entités utiles pour les multinationales.

Oui, il faut aller voter, c’est une grande conquête acquise par le sang versé des révolutionnaires et nous avons aussi besoin de lui donner de la dimension par l’intervention des masses et le vote comme la grève, comme la manifestation, fait partie de nos armes contre le capital et pour son dépassement.

Alors n’écoutons pas les discours savamment distillés pour que l’Election européenne du 25 mai soit celle de l’abstention et du vote de la Le Pen.

Il s’agit de voter pour une Europe du monde du travail.

Pour commencer cette autre Europe à construire, le vote Front de gauche s’impose.

Démentons les prophètes de l’abstention.

Bernard LAMIRAND

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Dimanche, votez Front de gauche ! Alexis Tsipras (Syriza)

23 Mai 2014, 20:53pm

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Qui coûte cher ?

23 Mai 2014, 20:41pm

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Jacky Hénin : le grand gagnant du débat entre les candidats des Européennes ?

23 Mai 2014, 17:07pm

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Dans un débat parasité par les règlements de compte et les phrases assassines entre représentants du PS, de l’UMP et du FN, le candidat du Front de Gauche exprimé les points de convergence et les désaccords avec la politique Européenne tant sur les question de l’emploi que sur celle de l’agriculture et des migrations.

Alors que la plupart des candidats cherchaient à camoufler leurs prises de positions au sein de l’hémicycle tant à propos du Grand traité transatlantique que sur les différents traités Européens, le député sortant du Front de Gauche, à l’aise sur ses positions a pu dénoncer les dérives libérales subit par les salariés Français et Européens.

« Je trouve un peu inconvenant qu’un certain nombre de politiques veulent transformer un débat politique en une scène de théâtre de boulevard ».

Entre les mensonges de Mme Le Pen et la campagne poubelle orchestrée, photo de tabloïd à l’appui par M. Pargneaux.

Jacky Hénin à reconnu les points de convergence avec la candidate Verte dans le combat contre le traité Transatlantique avant de conclure le débat par un discours phare sur l’immigration.

« Si tu diffères de moi, loin de nuire, tu enrichis ».

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Europe : aux urnes citoyens !

23 Mai 2014, 16:54pm

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Pourquoi certains ne veulent pas que vous alliez voter

22 Mai 2014, 16:36pm

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Le taux d’abstention ce dimanche 25 mai risque de battre de nouveaux records. On parle de 60 à 70% d’abstention, du jamais vu sous la Verépublique. Qu’est-il fait pour y remédier ? Pas grand-chose.

Le mardi 20 mai, un grand débat télévisé est organisé par France Télévision. Une occasion de voir les candidats croiser le fer, et de comprendre les lignes de fractures entre les différents partis.

Ce grand débat sera diffusé... à 22h30.

On serait presque tenté de croire qu’après la raclée électorale que vient de prendre le gouvernement aux élections municipales, il ne souhaite pas que les électeurs se déplacent trop nombreux jusqu’aux urnes.

On serait presque tenté de croire que le gouvernement qui avait promis en 2012 de réorienter l’Europe, a peur que les Français n’aient pas eux capitulé, et qu’ils votent pour des élus prêts à se battre contre cette Europe libérale.

On serait presque tenté de croire que le gouvernement a peur que les Français votent contre les politiques d’austérité? et contre sa déclinaison française, le soi-disant pacte de responsabilité. Manuel Valls va avec ses 50 milliards d’euros de coupes budgétaires rendre encore plus difficile la vie de tous les jours en baissant l’accès aux services publics et en réduisant toujours davantage le pouvoir d’achat. Le 25 mai est l’occasion de donner son avis.

Le non des Français lors du référendum de 2005 a été ignoré. Aujourd’hui on essaye à nouveau de confisquer la parole aux citoyens, en organisant le non débat politique.

Ne vous laissez pas engourdir, par ceux qui préfèrent que vous restiez en dehors du débat.

Il n’y a aucune fatalité à cette Europe, de plus en plus remise en question.

Le Parlement européen? peut bloquer le grand marché transatlantique? et la destruction programmée de ce qui reste de notre agriculture et de notre industrie, comme il a bloqué sous la pression populaire l’accord international ACTA? négocié secrètement avec les USA.

Le Parlement européen? peut bloquer la privatisation des trains, comme il a bloqué la privatisation des ports en 2006 grâce à la mobilisation des syndicats.

Le 25 mai, une seule possibilité de vous battre et de vous défendre, se mobiliser !

La gauche unitaire européenne, où siège le Front de Gauche, est le seul groupe de gauche à avoir systématiquement voté contre les plans d’austérité?.

La gauche unitaire est en situation de doubler son nombre d’élus et de devenir la troisième force au Parlement européen?.

En France ne restons pas en dehors de ce mouvement et participons à faire grandir les forces de résistance à travers l’Europe.

Pourquoi certains ne veulent pas que vous alliez voter

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Qui vote quoi au Parlement européen ?

22 Mai 2014, 16:10pm

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À les entendre parler, on dirait que tous les candidats ont consacré toute leur énergie à se battre contre l’austérité?. Qu’ils sont tous anti-TAFTA? et qu’ils mènent un combat acharné contre la directive de détachement des travailleurs.

Pourtant, les votes des députés des différents groupes au sein du Parlement Européen? nous enseigne une tout autre vérité.

Les États sous tutelle pour imposer l’austérité?

Sur le dernier mandat, la Commission et le Conseil se sont arrogé un pouvoir d’intrusion dans l’élaboration des budgets des États membres, pour que ces derniers respectent un objectif de réduction des déficits, mais aussi pour qu’ils mènent les réformes structurelles? (report de l’âge de départ en retraite, compression du coût du travail).

Quels sont leurs outils ? Le semestre européen.

Comment fonctionne-t-il ? En mars, inspirés par la Commission, les États adoptent des objectifs économiques. Sur cette base, chaque pays doit remettre sa copie : rédiger un « programme national de réforme ». Celui-ci sera ensuite assorti de « recommandations » de la Commission. Munies de celles-ci, les États doivent rédiger leurs budgets, qui pourront être amendés par la Commission en fin d’année.

Cette évolution a été rendue possible par le vote de deux paquets de règlements et directives, dits 6-pack? et 2-pack?, approuvés par le Parlement. À gauche, seul le Front de gauche s’y est fermement opposé. Lors du vote du 6-pack?, les socialistes ont voté pour l’un des rapports, contre quatre autres, et s’est abstenu sur le dernier. Ils estimaient « déséquilibré » le rapport entre prévention et sanction à l’encontre des États. Les Verts ont voté trois des six rapports. Ladroite a, elle, approuvé tous les textes. L’édifice du 6-pack? n’a été achevé qu’en mars 2013, avec l’adoption du 2-pack?. Entre-temps, François Hollande était devenu locataire de l’Élysée. La délégation socialiste française a voté l’ensemble des deux textes.

 

Grand marché transatlantique?

Le prochain Parlement aura à approuver ou non l’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE, aujourd’hui en négociation. Celui-ci mettra à mal les droits de douane, harmonisera les règles sanitaires et environnementales. Il laissera la main libre aux multinationales pour traîner devant des tribunaux privés les États qui font obstacle à leurs investissements.

Le 23 mai, le Parlement a autorisé la Commission à ouvrir ces négociations. Seule l’UMP a voté pour. Le PS et le Modem se sont abstenus – avec quelques votes contre dans leurs rangs –, influencés par la mobilisation citoyenne alors que, Six mois plus tôt (octobre 2013), ils votaient encore pour une résolution souhaitant plus de libre-échange entre les deux puissances.

Le lien UE-USA irrigue plusieurs autres rapports. Ainsi, un texte sur l’avenir de l’industrie sidérurgique – qui prône le salut par la concurrence – souligne « l’importance et l’opportunité d’un partenariat transatlantique ». Il a été voté par les socialistes, l’UMP et le FN. Les libertés publiques sont en jeu. Le Parlement a autorisé – sous conditions – le transfert généralisé de données bancaires des Européens aux États-Unis (Swift) « dans le cadre de la coopération antiterroriste » grâce aux voix des socialistes, du Modem et de l’UMP.

Ouverture du rail à la concurrence

Le rapport Khadraoui fait partie des deux textes phares du quatrième paquet ferroviaire, soit de la libéralisation totale d’ici à décembre 2022 du trafic passager. Ce rapport renforce la séparation des entreprises entre celles qui sont gestionnaires de réseau et celles qui sont chargées du transport. Le FN, il a voté contre l’ensemble des six textes du quatrième paquet ferroviaire mais n’a soutenu aucune initiative syndicale à ce sujet. Rappelons que le FN a voté pour le deuxième paquet ferroviaire en 2004.

Détachement des travailleurs

L’ambition de ce texte était, pour la Commission et les gouvernements de lutter contre le dumping social?, en obligeant les donneurs d’ordre à être responsables du respect du droit du travail dans la sous-traitance, quand celle-ci emploie des travailleurs détachés (sous contrat étranger).

Ce texte ne le prévoit finalement que pour le bâtiment où quelques contrôles supplémentaires sont autorisés. Cette directive est une occasion manquée de lutter contre le dumping.

Seul le Front de gauche a voté contre. Marine Le Pen, qui clame pourtant que, « renforcée ou non, la directive sur le détachement des travailleurs est une bombe à fragmentation sociale terrifiante », s’est abstenue, à l’image du reste des élus FN.

 

Poussée Fédéraliste

Ce rapport sur les problèmes constitutionnels au sein de l’UE, adopté en 2013 prêche une fuite en avant fédéraliste. Le vote concernant le paragraphe 83 de ce texte est parlant. Ce passage – qui a été rejeté – invitait à une modification institutionnelle de grande ampleur, afin d’arriver à ce que les révisions futures des traités de l’Union entrent en vigueur non plus quand tous les pays les auraient ratifiées, mais quand elles l’auraient été par quatre cinquièmes des États membres représentant une majorité de la population de l’UE.

Autrement dit, le traité constitutionnel européen de 2005 aurait pu entrer en vigueur, malgré les votes non des Français et Néerlandais.

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Pierre Outteryck écrit un livre pour raconter sa vie d’aveugle

20 Mai 2014, 17:01pm

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Il n’a pas voulu écrire une autobiographie, juste un court témoignage. Le Roubaisien Pierre Outteryck, 61 ans, connu pour son militantisme politique au sein du Parti communiste et son engagement associatif au Secours populaire français, se livre dans un opuscule très personnel : « Mon destin… ne pas être aveugle ». Cinquante pages pour raconter sa vie sans vue.

 Pierre Outteryck a perdu définitivement la vue à 27 ans après une opération de l’oeil gauche.

Vous le distinguerez sans doute avec sa canne et son chapeau, mais toujours sans lunettes noires. Pierre Outteryck, aveugle depuis plus de trente ans, malvoyant depuis sa naissance, refuse de se cacher. « Mes yeux plaisent ou ne plaisent pas. » Et qu’importe le regard des autres. Il raconte dans le livret consacré à sa vie de non-voyant qu’une voisine a eu peur de lui, l’aveugle. Elle n’est pas seule. « Le handicap fait peur pour deux raisons. Parce que vous ne savez pas comment vous y prendre. Parce que vous avez peur que ça vous arrive. » Soixante et un ans d’expérience vous parlent.

Pendant sa vie, l’homme, volubile et atypique, s’attarde pourtant peu sur son handicap. Tout juste se confie-t-il deux, trois fois. « Ça n’est pas facile de parler de ça. » Même pour lui, le chantre de la lutte contre les discriminations. Lui, le premier professeur certifié d’histoire mal voyant – le parcours du combattant dans les années 70 –, puis premier professeur aveugle agrégé d’histoire. Des années pourtant que Pierre Outteryck a perdu définitivement la vue. À 27 ans, après une opération de l’œil gauche. L’œil droit ne lui sert plus depuis qu’il a 7 ans. Il écrit : « Toute ma jeunesse, je voyais mal, très mal même. Jamais, je ne sus lire au tableau. À trois mètres, je ne vous aurais pas distingué. Tout était flou, aucune ligne nette. Mais, la force des habitudes, le désir inculqué de vivre. »

 

Vivre malgré tout

Refuser d’être une victime. Il récuse la compassion, la pitié. « J’ai bénéficié d’une double chance : avoir des parents profs et pas trop cons. Mon père ne voulait pas que je sois victime. » Une chance parce que ses parents ne lui interdisent presque rien. L’enfant malvoyant vit comme un autre. « Je descendais les cols pyrénéens à vélo. Je pratiquais l’escalade, le ski et le ping-pong. Je grimpais aux arbres et les murs. » Et ne voyait pas à trois mètres. Il lit beaucoup, joue aux échecs, aux cartes, fait fi des moqueries des gamins. « Ça ne me préoccupait pas ». Le regard des adultes, des enseignants, en revanche, le blesse. « J’ai eu des réflexions. Je sentais les réticences à mon égard. D’énormes réticences, même de certains enseignants pour qui les handicapés n’ont pas leur place, ils ne savent pas suivre, ils leur font perdre du temps. Nous sommes dans une société où le handicapé n’a pas totalement le droit d’être citoyen, même si ça avance. »

« Je ne me sentais pas singulier. » Ça change quand il perd la vue. Dans son livret, il raconte le moment « où tout a basculé », le jour où il comprend qu’il ne verra bientôt plus. Des maux de tête insupportables le conduisent à l’opération. Il en connaît la conséquence. « Oui, j’ai hésité. Quand le médecin hésite, vous hésitez aussi ! » Pierre Outteryck, 27 ans, devient aveugle, le restera. Il doit d’abord l’accepter. Pendant quelques heures, seul au septième étage d’un immeuble d’Hautmont, ville dans laquelle il enseigne, il pense mettre fin à ses jours. L’hésitation dure 4-5 heures. Il ne saute pas. Ce jour-là, il décide de « vivre, d’avoir la vie la plus normale possible ». « En même temps, je refuse ce qui m’est arrivé. Je refuse d’être aveugle. » La bataille commence. La première sortie avec une canne, seul, mettra plusieurs années. « Le plus compliqué, c’est de ne pas avoir peur de sortir, de demander et de se faire aider. Être en attente d’une aide, devoir demander, râler parce que ça ne va pas assez vite. Tout ça, c’est compliqué. »

Trente ans plus tard, il peut marcher seul – mais n’est jamais contre un coup de pouce –, enseigne toujours l’histoire-géographie. Entre-temps, il est devenu dirigeant national du Secours populaire pour lequel il est responsable de l’aide aux personnes handicapées. Il envisage même de s’inscrire en thèse. Un exemple, Pierre Outteryck ? Sûrement pas. Il refuse de l’être. L’homme livre simplement son envie de continuer à vivre. Comme il l’entend.

« Mon destin… ne pas être aveugle » aux éditions Le Geai Bleu. 6 €. 06 75 68 59 61. legeaibleu@orange.fr http://legeaibleu-editions.fr/

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Conséquences pour les entreprises françaises du blocus de Cuba par les États-unis

20 Mai 2014, 16:59pm

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M. André Chassaigne interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les conséquences pour les entreprises françaises du blocus de Cuba par les États-unis.

Pour exemple, BNP Paribas est menacée par les autorités américaines de lourdes sanctions financières pour avoir effectué des transactions liées à des activités commerciales avec Cuba. Après d’autres, la banque française se heurte aux effets de l’embargo américain, utilisé comme moyen de pression pour changer le système politique cubain. L’obligation de se fournir sur des marchés lointains entraîne en effet des surcoûts exorbitants, au détriment du quotidien du peuple cubain.

Cet embargo pénalise depuis plus d’un demi-siècle les entreprises étrangères qui veulent travailler avec la République populaire de Cuba.

L’embargo est aussi financier : la traque contre les transactions financières internationales cubaines est un des traits dominants de l’application du blocus. Cuba ne peut effectuer des transactions internationales en dollars ni détenir de compte dans cette monnaie dans les banques de pays tiers. Consolidé depuis 1962 par un empilement de législation (dont les lois Torricelli de 1992 et Helms-Burton de 1996), le blocus américain entrave d’autant plus l’économie cubaine qu’il a une application « extraterritoriale », c’est-à-dire qu’il concerne des entreprises non américaines travaillant hors du territoire américain. L’État cubain et sa population ne peuvent pas acquérir des biens dont au moins 10 % des composants sont américains, ce qui les prive d’un grand nombre de produits incorporant de la technologie américaine, notamment informatique.

Ainsi, sur le sol français, l’ambassade de Cuba à Paris a été dans l’impossibilité de faire procéder à la maintenance puis au remplacement de ses ascenseurs par une entreprise européenne et a dû faire appel à un fournisseur asiatique. À cause du blocus, les entreprises qui veulent travailler à Cuba doivent bénéficier de l’appui de leur État avec des cautions financières plafonnées, comme c’est le cas en France avec la Coface. Mais elles sont ensuite interdites de relations commerciales avec les États-unis.

L’assemblée générale des Nations-unies a condamné l’embargo à de multiples reprises. Les diplomates européens en poste dans l’île dénoncent les procédures lancées contre les banques européennes.

Les banques françaises ont cependant dû fermer leurs agences cubaines et interrompre toutes leurs relations avec l’île. Il l’interroge sur les actions entreprises par la France pour la levée de cet embargo et pour s’opposer à l’ingérence d’un État tiers sur les relations financières et économiques de notre pays avec la République populaire de Cuba.

Il lui demande de condamner ce blocus illégal imposé au peuple cubain et d’exiger publiquement sa levée.

Question N° : 55442 Question publiée au JO le : 13/05/2014 page : 3756

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FÊTE DE L'HUMAIN D'ABORD le 17 et 18 MAI 2014

17 Mai 2014, 07:59am

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Les camarades du DKP (Parti communiste allemand) et de la section vous donnent rendez-vous à leur stand afin de déguster l'excellent breuvage apporté par nos camarades d'Outre-Rhin.

La section du PCF de l'Arrageois, à prévu un déplacement en bus pour les personnes désirant se rendre sur la fête "de l'humain d'abord" à Avion le dimanche 18 mai.

Les horaires du départ : 11 heures à la mairie de Beaurains puis 11 heures 15 au siège de la section PCF, 14 avenue de l'hippodrome.

Prix du bus : (5€) en supplément de la vignette ( 3€)

Pour s'inscrire tél: au PCF Arras 03 21 51 66 80

Fabienne Nathan : 03 21 55 18 96 ou

André Deteve : 06 16 07 83 70

le stand de la section Arrageoise et face à la grande scène. 

ci dessous le programme des deux jours

FÊTE DE L'HUMAIN D'ABORD  le 17 et 18 MAI 2014
FÊTE DE L'HUMAIN D'ABORD  le 17 et 18 MAI 2014
FÊTE DE L'HUMAIN D'ABORD  le 17 et 18 MAI 2014
FÊTE DE L'HUMAIN D'ABORD  le 17 et 18 MAI 2014

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15 mai : journée de mobilisation unitaire pour l'emploi, les salaires , les missions publiques et contre l'austérité

14 Mai 2014, 19:42pm

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Pour lutter pour le pouvoir d'achat !
Pour lutter contre cette politique d'austérité !
Pour réclamer la justice sociale !
Tous ensemble dans la rue !
Face à l’absence de négociations salariales dans la fonction publique et la dégradation de l’emploi public, cinq millions de fonctionnaires sont appelés à se rassembler, à manifester, le 15 mai prochain, à l’appel de sept organisations syndicales (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP).

Concernant la politique salariale, les syndicats de fonctionnaires dénoncent le blocage de la valeur du point d’indice, le ralentissement des avancements, stagnation des grilles[ indiciaires. « La politique salariale privilégie l’individualisation des rémunérations au détriment du dispositif collectif. La part des primes et indemnités augmente par rapport au traitement de base ».

Sur le volet de l’emploi, ils dénoncent « la précarisation de l’emploi public et la multiplication des emplois à temps incomplet ».

« Pour tous et partout sur le territoire », les organisations syndicales réclament « des services publics efficaces qui répondent aux besoins d’aujourd’hui et qui anticipent ceux de demain. »

cliqué ci-dessous pour lire le communiqué unitaire en PDF

communique_unitaire_du_15_mai_2.pdf

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