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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Rassemblement ce jeudi devant la préfecture à Arras

27 Novembre 2013, 20:49pm

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Rassemblement ce jeudi devant la préfecture à Arras

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Vote bloqué sur la réforme des retraites : intervention d'A. Chassaigne

27 Novembre 2013, 20:29pm

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FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE

26 Novembre 2013, 17:04pm

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Ce dimanche, les militants communistes se sont réunis à la salle Jean Amoureux pour leur fête de cellule annuelle, qui a était une réussite

Plus de 90 communistes, amis et familles se sont retrouvés autour d'un savoureux civet de chevreuil.

Avant l'ouverture du banquet, René Chevalier, secrétaire de section de l'Arrageois, a rappelé les enjeux de la liste Front de Gauche (d'abord, l'humain pour notre ville) pour l'élection municipale de mars prochain,

Hervé Poly, responsable fédéral, a évoqué l'objectif d'un programme politique courageux au service de la population arrageoise don les principaux thèmes sont :

1°), la gratuité du transport urbain a Arras et dans la communauté urbaine d'Arras.

2°), la gestion publique du service de l'eau, pour réduire les factures des ménages.

3°), la création d'un centre de soin dans chaque quartier

4°), la démocratisation de la pratique du sport dans l'Arrageois.

Liste d'union du Parti communiste et du front de gauche conduite par René Chevalier.

Tous les deux ont été très applaudis, sans manquer de rappeler la volonté des communistes de construire un large rassemblement à gauche sur des positions claires.

Une quête de soutien au journal « Liberté Hebdo » fut organisée, à la suite de l'intervention du secrétaire de cellule, Daniel Dupont.

Beau succès pour cette initiative, bravo aux camarades qui ont contribué à cette réussite, et merci de la part de toute la section à tous ceux qui ont participé à l'organisation de cette agréable demi-journée.

La section s'est engagée, il y a quelque temps, en direction des élections municipales de mars 2013, d'organisé une présentation de la liste, suivie d'un repas fraternel, salle des bonnets, le dimanche 15 décembre midi, près du supermarché Auchan dans la zone commerciale.

 

FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE

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Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales

26 Novembre 2013, 05:58am

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Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales

Oui, une liste du Front de Gauche avec des communistes sera présente à l'élection municipale de mars prochain.

Les élections municipales se rapprochent, dès la semaine prochaine, les communistes de l'Arrageois dans le front de gauche distribuerons un tract dans les boites aux lettres de chaque Arrageois.

Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales
Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales

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Bretagne. Bonnets rouges."Non à la manipulation de l’histoire !

24 Novembre 2013, 10:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Nous avons reçu de trois historiens éminents, Alain Croix, André Lespagnol et Fanch Roudaut, cette tribune qui entend préciser la dimension sociale de la "révolte des Bonnets rouges" du XVIIe siècle qui trouve actuellement une certaine acuité.

"Depuis un mois, on assiste à une manipulation de l’histoire de la Bretagne, à un degré rarement atteint.

Nous avons des choix citoyens différents mais, historiens, nous pensons qu’on ne peut pas dire et écrire n’importe quoi, et en particulier en matière d’histoire : trop d’exemples tragiques nous l’ont rappelé, dans un passé parfois très récent, y compris en Europe. Dans le cas des
Bonnets rouges, cet épisode de l’histoire bretonne, déformé, est utilisé à des fins bien précises et pour le moins douteuses.

Qu’est-ce que « les
Bonnets rouges » ? Nous sommes en 1675, sous le règne de Louis XIV. Dans les campagnes de Basse-Bretagne : une large part du Finistère actuel, une partie des Côtes-d’Armor et du Morbihan. À un moment où, par ailleurs, de nombreuses villes à l’est de la province, Rennes surtout, connaissent aussi une révolte dite « du Papier timbré ».

Pourquoi cette révolte des
Bonnets rouges ? Alors que la Bretagne connaît, pour la première fois depuis près d’un siècle, de sérieuses difficultés économiques, les charges qui pèsent sur les paysans s’alourdissent : versements aux seigneurs surtout, taxes royales aussi, dont la multiplication donne une impression d’accablement fiscal.
Ces taxes, réelles (sur le tabac, par exemple) ou imaginaires (l’instauration de la gabelle sur le sel) sont même ce qui met le feu aux poudres. Les révoltés s’organisent de manière assez remarquable : rédaction de « codes », ancêtres des cahiers de doléances de 1789, élection de députés défrayés et dotés d’une chemise et d’un bonnet rouge.
Le mouvement rencontre un écho européen pour plusieurs raisons : Louis XIV est de nouveau en guerre (contre la Hollande), et la mobilisation des troupes aux frontières permet à la révolte paysanne bretonne de durer quatre mois, chose inouïe dans la France du roi absolu et dans une province réputée pour sa tranquillité.

Il est facile d’établir des parallèles avec notre époque, et aussi des différences : l’essentiel n’est pas là.

La révolte, en effet, vise tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent être perçus comme des exploiteurs : seigneurs, agents du fisc, clergé même. Les codes paysans réclament la suppression des corvées (seigneuriales surtout), la diminution des prélèvements sur les récoltes (les seigneurs encore, le clergé aussi), et un juste tarif pour divers services du quotidien : les messes et le vin, les actes devant notaire et le tabac… Ils ne s’en prennent jamais, bien au contraire, à un roi supposé ignorer les abus que connaît son royaume. Cette révolte, qui oppose des paysans bretons à leurs exploiteurs bretons, est avant tout sociale : il est symbolique que le révolté le plus connu, Sébastien Le Balp, soit assassiné par un seigneur, le marquis de Montgaillard.

Gommer cette fondamentale dimension sociale est un travestissement de l’histoire, et débouche vers son instrumentalisation. Délibérément, certains au moins des animateurs du collectif
Bonnets rouges veulent détourner la très légitime colère des victimes (agriculteurs, éleveurs en particulier, salariés d’une partie de l’industrie agro-alimentaire) contre « Paris », responsable de tous les maux. Alors qu’une part essentielle de responsabilité incombe à certains chefs d’entreprise et à certains syndicalistes agricoles qui n’ont pas voulu voir venir l’effondrement d’un modèle économique devenu dépendant de subventions européennes, ou qui l’ont très bien vu venir sans réagir, sans chercher à faire évoluer manières de produire et types de production. Selon une recette hélas tant de fois éprouvée, ils tentent de détourner une profonde et légitime colère sociale vers « les autres », tous les autres mais pas eux. Avec la connivence de quelques élus.

Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer cette escroquerie intellectuelle : syndicats de salariés, désormais unanimes, un syndicat agricole comme la Confédération paysanne, certains partis politiques, certains journalistes, certaines personnalités. Nous voulons leur apporter notre soutien.

Manipuler l’histoire, tomber dans le populisme, n’a jamais aidé à résoudre de vrais problèmes. La preuve en est dans les efforts de récupération du mouvement par l’extrême droite, ce qui devrait faire réfléchir.

Oui, il y a de quoi lakaat e voned ruz, « mettre son bonnet rouge », c’est-à-dire piquer une colère noire, selon l’expression imagée du breton. Encore faut-il tourner sa colère vers les vrais responsables."

Alain Croix (Nantes), André Lespagnol (Rennes), Fañch Roudaut (Brest)
 

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Securité Sociale:L’œuvre sociale d’Ambroise Croizat

24 Novembre 2013, 10:24am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Au moment où se multiplient les attaques contre la Sécu, il est nécessaire de rappeler l'oeuvre d'Ambroise Croizat.

L’extrême discrétion de l’histoire officielle et des médias sur la place et l’œuvre d’Ambroise Croizat tient non seulement à l’étiquette «communiste» du «ministre des Travailleurs», mais surtout à la dérangeante modernité de son combat et de son message politiques à l’heure de la casse de ses « conquis » sociaux et du renoncement du gouvernement à une politique à hauteur de dignité d’homme. Il faut chercher la modernité du personnage (dont l’œuvre est évidemment non séparable de l’invention sociale portée par le programme du CNR et le peuple de France) dans le choix d’une politique exclusivement centrée sur l’humain. Ce qui caractérise l’œuvre de Croizat et celle des ministres communistes de 1945 à 1947 est bien dans la volonté de placer d’emblée l’homme au centre de tous leurs choix politiques. L’ouverture de son discours à l’Assemblée nationale, le 27 novembre 1945, en est l’illustration : « Désormais, déclara-t-il, dans toutes les phases de sa vie, nous mettrons définitivement l’homme à l’abri du besoin. Nous en finirons avec les angoisses du lendemain. » Un autre critère de modernité est à saisir dans la volonté de lier tout « développement économique de qualité » à la hauteur des besoins d’une nation à un « statut social » à la hauteur des besoins des hommes. Ce postulat extrêmement novateur commande l’ensemble des réformes progressistes initiées par Croizat et les autres ministres communistes. Il tient dans une « sécurisation » totale du travailleur et de sa famille sur l’ensemble de leurs parcours de vie. La revendication d’une enfance digne tout d’abord par le triplement du montant des allocations familiales, l’attribution, pour la première fois au monde, d’une prime prénatale, de l’allocation de salaire unique, du doublement du congé maternité… Cette sécurisation du chemin de vie se prolonge au fil de l’adolescence par une volonté de formation professionnelle performante (Afpa, centres d’apprentissage…) puis, dès l’entrée au travail, par l’attribution d’un salaire décent, la mise en place de conventions collectives protectrices, une véritable protection dans l’entreprise par la création des CHSCT, de la prévention, de la reconnaissance des maladies professionnelles, l’instauration de la médecine du travail et bien sûr d’une protection sociale financée par les richesses créées dans l’entreprise et gérée par les travailleurs eux-mêmes. Ce vrai « statut social » du travailleur s’affirme également par la volonté de l’associer étroitement à la gestion et à l’avenir de l’entreprise par la création des CE et de faire de l’individu un citoyen, un acteur de son outil de travail. Cette ambition de citoyenneté se retrouvera ainsi dans l’instauration du statut des mineurs, des électriciens et gaziers et dans celui de la fonction publique qui, pour la première fois, permet une vraie participation du travailleur à l’organisation de sa carrière et au fonctionnement des services publics par l’institution d’organismes paritaires. Cette « sécurité sociale » au sens global, appliquée à tous les instants de vie, s’achève enfin dans le droit à une retraite décente. Il faudrait également rechercher la modernité des ministres communistes et de Croizat dans une pratique de proximité constante avec la base. « Nous étions en permanence sur le terrain, organisant des réunions dans les municipalités, les entreprises, en contact direct avec les travailleurs. Nous les écoutions, nous rapportions toutes leurs doléances, leurs propositions pour les transformer en décrets ou en lois. Il ne peut en effet y avoir de politique efficace sans l’accompagnement fort des gens », soulignait Croizat en 1946. Enfin, autre critère de modernité et non des moindres : la volonté constante de mener de pair deux politiques. L’une faite de satisfaction immédiate des besoins des travailleurs (c’est le sens des fortes augmentations de salaire, de la loi sur les heures supplémentaires, de la hausse de toutes les prestations familiales), l’autre porteuse de grandes idées transformatrices de la société à long terme, à l’image de l’instauration de la Sécurité sociale, des plans de nationalisation, des statuts 
sociaux nouveaux. On comprend dès lors, à la lueur de ces innovations, combien le rappel de cette actualité brûlante est dangereux pour les pouvoirs actuels en place alors que se poursuivent toutes les régressions sociales et le détricotage des « conquis » hérités du CNR. Plus que jamais les multiples attaques, qu’elles viennent du gouvernement ou d’un patronat « détricoteur d’acquis », requièrent nos mobilisations.

Par Michel ETIÉVENT, Historien.

 

 

Securité Sociale:L’œuvre sociale d’Ambroise Croizat

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Une capitulation devant le patronat:la suppression des élections prud’homales

24 Novembre 2013, 09:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Suppression des élections prud’homales : « Recul démocratique inacceptable »

             

Le ministre du travail envisage de supprimer les élections prud’homales après 2015. C'est un mauvais coup pour la démocratie.

D'autant que le gouvernement demandera au parlement, dans le cadre du projet de loi sur la formation, de pouvoir procéder par ordonnance pour modifier le mode de désignation des conseillers prud'homaux, c'est à dire sans débat parlementaire.

La légitimité des conseils de prud'hommes est renforcée par l'élection des juges par leurs pairs. Il faut maintenir les élections, améliorer les conditions de tenue de ces élections pour augmenter encore la participation.

Michel Sapin, en envisageant la suppression des tribunaux prud'homaux, répond à une vieille revendication du patronat qui lui permettrait d'avoir les mains libres pour licencier et brutaliser les travailleurs. Dans une période ou plans de licenciements et attaques contre les syndicalistes se multiplient, le gouvernement, au lieu de s'y opposer fermement, donne un très mauvais signe pour la démocratie sociale.

Le PCF et le Front de gauche revendiquent au contraire un renforcement et une reconnaissance élargie, en particulier dans les PME TPE, du droit syndical et des tribunaux prud'homaux.

Le monde du travail a besoin de reconnaissance et de respect. Lui supprimer la seule élection nationale interprofessionnelle est un acte de recul inacceptable.

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Intervention de Francois Asensi à l’Assemblée nationale sur la politique de la ville

24 Novembre 2013, 09:56am

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Pourquoi il est impératif de s'opposer au projet de pôle métropolitain Questions / Réponses avec Cathy POLY APOURCEA U Présidente de l'ADECR du Pas-de-Calais

23 Novembre 2013, 17:37pm

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En quelques mots, en quoi consiste le projet de pôle métropolitain que les élus communistes et républicains du département rejettent en bloc ?

 

La volonté est de créer` de grandes métropoles dépossédées les collectivités territoriales d'une grande partie de leur champ d'action.

 C'est déshabiller Paul pour habiller Pierre !

 Avec ce nouveau redécoupage, ce sont les citoyens qui seront les principales victimes.

Ces structures, regroupant plusieurs centaines de milliers d'habitants, disposeront d'importants pouvoirs :

 le logement, l'aménagement, l'urbanisme, le développement économique, l'environnement, l'hébergement d'urgence...

L'objectif affiché n'est donc pas d'en faire des structures solidaires, mais compétitives, c'est-à-dire adaptées aux exigences de la guerre économique que se livrent les puissances financières. C'est aussi un projet de redéfinition des échelles de pouvoir qui s'inscrit dans les orientations des traités européens. Des traités européens largement désavoués par notre population !

 

Vous avez mené une action forte lors d'États généraux qui se sont tenus aux Louvre le 26 septembre dernier. Quel message avez-vous fait passer ?

 

Il n'était pas possible pour nous de participer sagement à ces états généraux sans rappeler le danger que ces structures représenteront demain pour nos concitoyens et pour le devenir de la démocratie locale, pire encore, de nos communes ! En quelques jours, ce sont plusieurs dizaines d'élus qui se sont rassemblés pour exiger une consultation démocratique des citoyens par référendum. Bruno Troni, au nom des élus communautaires communistes, s'est exprimé avant le début de la grande messe.

 Comme il a pu le déclarer, non seulement les dispositions de la loi de 2010 s'inscrivent une fois encore dans cette même détermination à supprimer les communes ou à tout le moins, à les vider de toute substance, mais elles s'inscrivent également dans une volonté bien réelle quoi que inavouée de bâillonner les citoyens en les éloignant toujours plus des centres décisionnels. Alors que certains semblent s'inquiéter de l'abstention et du désintérêt des populations pour la chose publique, sans doute est-il important de rappeler qu'à force d'ignorer leurs points de vue et de passer outre leur avis (comme ce fut le cas pour le traité européen) elles finissent par se dessaisir progressivement des questions fondamentales et stratégiques déterminant pourtant leur avenir.

Quelles suites allez-vous donner à cette fronde des élus communistes ? 

 

Après notre      Initiative au Louvre, Dominique Watrin, Sénateur du Pas de Calais, s’est adressé aux maires des petites communes qui sont inquiets et qui nous le font connaitre tous les jours, notamment en ruralité. Nous avons décidé également de nous adresser aux citoyens, car nous pensons que c'est à eux de décider de concert avec les élus de proximité que nous sommes.

 Nous lançons donc une carte pétition accompagnée d'un tract que nous comptons bien faire, signer à hauteur de plusieurs milliers d'exemplaires. Par ailleurs, nous organisons un rendez-vous en préfecture d'Arras le 28 novembre à 18 h 30. Nous allons également nous adresser aux

Personnels territoriaux, aux associations, pour qu’ensemble nous exigions une consultation démocratique par referendum en rappelant que l’état ne doit pas abandonner son rôle de garant de l’égalité entre les territoires, son devoir de solidarité nationale au nom de la réduction des dépenses publiques. Nous réclamerons enfin la reprise d’un grand débat national sur la démocratie locale.

 

L'ADECR 62 et la Fédération PCF du Pas-de-Calais

invitent à un grand rassemblement pour s'opposer

au Pôle métropolitain

le Jeudi 28 Novembre 2013 à 18 h 30 devant la préfecture à Arras

Pourquoi il est impératif de s'opposer au projet de pôle métropolitain Questions / Réponses avec Cathy POLY APOURCEA U Présidente de l'ADECR du Pas-de-Calais

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Edito de Bertrand Péricaud dans le Journal Communiste 62 de novembre

23 Novembre 2013, 16:50pm

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AGIR CONTRE LA CRISE

 

L'ANNONCE quotidienne de plans sociaux ou de fermetures d'entreprises engendre abattement et colère chez les travailleurs. Les grands groupes se restructurent, avec comme variable d'ajustement, l'emploi.

Le Pas de calais est en train de perdre son industrie.

 La fermeture de DOUX, FRAISNOR, LKI, les plans sociaux chez MECASTAMP, DURISOTTI, CALAIRE, CONTINENTAL-NUTRITION ; les suppressions d'emplois à la Française de Mécanique ... et celles qui se profilent à la Cristallerie d'Arc, chez Stora Enso ou BRIDGESTONE.

 La liste n'est malheureusement pas exhaustive.

Les entreprises dont on parle ne sont pas des « canards boiteux ». Ce sont des outils industriels performants (la machine n° 5 de STORA est une véritable cathédrale industrielle) - ce sont aussi des personnels, avec des savoir-faire parfois uniques et pourquoi la collectivité devrait-elle continuer à payer, le chômage partiel, la formation, la recherche... sans garanties plus sérieuses ?

La crise offre une opportunité : celle de reposer la question de la propriété des entreprises portées à bout de bras par l'argent public.

 Les communistes défendent l'idée de l'appropriation collective, comme solution à la défaillance des grands groupes : par une entrée au - capital.

 Elle peut être temporaire ou définitive... pour avoir un droit de regard sur la stratégie.

Cette question n'est pas seulement théorique ; par exemple, aujourd'hui, la restructuration du capital d'ARC INTERNATIONAL est posée.

L'entreprise a supprimé plus de 6000 emplois. La question de la survie des 5700 restants est d'actualité.

 Le groupe communiste au Conseil Régional demande la recapitalisation d'ARC INTERNATIONAL, passe par une entrée de la BPI (banque publique d'investissement) dans le capital ; et pourquoi pas de la Région elle-même. Par la création de SCOP (coopératives ouvrières).

L'exemple de « MY FERRY LINK, appuyé sur EUROTUNNEL, a permis de sauver 500 emplois de l'ex. SEAFRANCE.

 C'est pourquoi les salariés de CALAIRE CHIMIE ont proposé (en vain) de reprendre leur entreprise sous cette forme.

Par la nationalisation. Elle peut être totale ou partielle ; définitive ou temporaire. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls à penser qu'elle peut être une alternative à la faillite des gestionnaires capitalistes.

Dans ce domaine enfin, l'Etat français pourrait commencer par le plus facile et le plus productif en matière de relance industrielle : la renationalisation de l'énergie autour d'EDF-GDF.

Les communistes du Pas de Calais ne sont pas du genre à baisser les bras. C'est l'action, autour de propositions alternatives qui va changer la donne. Ces propositions, plus que jamais, faisons les vivre.

Bertrand Péricaud

 

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Actualité en bref

16 Novembre 2013, 14:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

lire-journal

- Japon: six banques dont les trois plus importantes (Mitsubushi UFJ, Mizuho et Sumitomo Mitsui) ont reconnu prêter de l’argent aux « yakuzas », la mafia locale.
 

 

 

- L’Eurogroupe (les ministres des finances de l’UE dont Moscovici, et la troïka) ont demandé à la Grèce de « renforcer le processus de privatisation » pour payer les intérêts de la dette.
 

 

 

- L’écrasante majorité des 1700 inspecteurs du permis de conduire étaient en grève hier contre le projet de budget qui prévoit 35 suppressions de postes, soit "près de 100 000 examens de moins par an » a dénoncé le SNICA (FO).
 

 

 

- Bürstner (caravanes et camping-cars) annonce la suppression de plus de 200 postes sur les 380 salariés qu’elle emploie à Wissembourg (Bas-Rhin)
 

 

 

- Un millier de salariés ont défilé à la Roche-sur-Yon (Vendée) contre la fermeture de FagorBrandt (électroménager) déclaré en cessation de paument depuis une semaine. 1800 salariés sont touchés en France dont 339 à La Roche-sur-Yon, 221 à Vendôme (Loir-et-Cher), 106 à Aizenay (Vendée) et 523 à Orléans (Loiret). « Tu fais en sorte qu’on puisse bosser », s’est écrié le responsable CGT à l’adresse du ministre Montebourg en rappelant que les compétences et les outils sont intacts.
 

 

 

- Les personnels Air France de l’escale de Toulouse ont défilé jeudi dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac à l’appel de la CGT, contre le plan de réduction d’effectifs de la compagnie – un quart de l’effectif d’escale.
 

 

 

- Montpellier: plusieurs centaines d’étudiants de l’Université Paul-Valéry ont manifesté contre le plan voté par le conseil d’administration de l’université, un projet de fermeture du site Du Guesclin de Béziers (Hérault), l’inscription en première année universitaire par « tirage au sort » et un train de mesures visant à combler une déficit annoncé de 3 millions d’euros.

 

 

-Sept français sur 10 (69%) veulent une « annulation de la réforme de rythmes scolaires » selon un sondage BVA Opinion publié hier. Ce qui n’a pas empêché Jean-Marc Ayrault d’affirmer que la réforme « doit être faite et se fera ».
 

 

- Une augmentation du prix de l’électricité de 2,3% est annoncée pour le 1er janvier.
 

 

 

- L’octroi d’aides aux employeurs via le Fonds de développement économique et social (FDES) n’aggrave pas le déficit public au sens de l’Union européenne, a précisé le ministère en présentant un abondamment de 300 millions d’euros de ce fonds.
 

 

 

 

- Le groupe de presse Centre France (La Montagne, InterHebdo, iC1) annonce 318 suppressions de postes, soit 17% de l’effectif. Les sections CGT et SNJ de La Montagne exigent "le maintien des effectifs ».
 

 

 

- La banque Natixis SA – dont le groupe veut doubler son bénéfice sur les trois prochaines années – présentera le 2 décembre un « premier plan » de suppression de 537 postes.
 

 

 

- FO n’appelle pas à manifester ni le 30 novembre avec le maire de Carhaix, Troadec, et la FNSEA estimant que le régionalisme n’était pas « dans ses tablettes », ni le 23 novembre avec la CFDT et la CGT « pour un pacte social » considérant cette initiative comme « une manifestation de soutien au gouvernement ». FO avait exigé en préalable à toute discussion le « gel des licenciements », une position que la CGT avait soutenue.
 

 

 

- Japon : Tepco, la compagnie d’électricité privée gérante de la centrale de Fukushima, annonce son intention de supprimer au moins un millier de postes de travail – la condition mise par les banques pour un emprunt de 500 milliards de Yen (3,9 milliards d’euros). 

 

- Les radars au bord des routes  sont mis en place et gérés par deux groupes privés Atos et Sagem qui empochent des  millions d’euros. 

 

 

- Près de cinquante prisons sont  déjà gérés par les groupes capitalistes Bouygues,GDF-Suez (Gepsa ), Sodexo (Siges).

 

- L’écotaxe décidée par Sarkozy et qu’Hollande met en œuvre,  est collectée par la société italienne Ecomouv qui ne s’occupe que des recettes. Les procédures qui engagent des dépenses sont  à la charge de l’Etat ! Cette Ecotaxe ne servira pas à améliorer les autoroutes, les voies fluviales, ou les routes secondaires mais servira à remplir les coffres- forts de sociétés privées.

 

- Dans le budget 2014, sur 280 milliards d’euros de recettes, la seule TVA payée essentiellement par le peuple en  représente… 144 soit 51,31% !

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La section du Parti communiste de l'arrageois fait peau neuve

14 Novembre 2013, 17:44pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Suite à l'obstination et la bienveillance de notre concierge, André Detève, des Tâches on était effectués sous l'œil vigilant du maitre des lieux, au 14 avenue de l'hippodrome.

Des travaux de grande ampleur, on était effectués à la section du PCF arrageois, avec l'appui de la fédération PCF du Pas de Calais.

La section s'est doté d'une nouvelle porte d'entrée, (l'air ne circule plus sous la porte, depuis André à moins froid), d'une nouvelle chaudière ( pour les longs comité de section), les portes de garage neuves ( pour stocker nos saut de colle, a utiliser sans restrictions pour la campagne des municipales) les portes fenêtres neuves de la salle Gaston Coquel ( passage obligatoire pour amener les merguez au barbecue). Et d'un nouveau portail (ce qui permet a André d'amener la tondeuse sur le parterre de devant la section).

Pour couronner le tout, des camarades de la section, ont appliqué une couche de peinture dans la cuisine et dans le petit couloir, pour le bonheur de notre concierge Marie Jo.

la section du PCF de l'Arrageois a fait peau neuve

La section du Parti communiste de l'arrageois fait peau neuve
La section du Parti communiste de l'arrageois fait peau neuve
La section du Parti communiste de l'arrageois fait peau neuve
La section du Parti communiste de l'arrageois fait peau neuve
La section du Parti communiste de l'arrageois fait peau neuve
La section du Parti communiste de l'arrageois fait peau neuve

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Ep. 21 - Le coût du capital

13 Novembre 2013, 16:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Pierre Laurent : Discours au Monument de la PAIX (Avion)

10 Novembre 2013, 09:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                             Discours de Pierre Laurent

au Monument de la de la paix 

le 9 novembre 2013

 

Cher-e-s ami-e-s,
Cher-e-s camarades,

C’est avec émotion que je prends la parole devant vous, devant ce monument aux morts érigé en 1927, ce monument aux morts pacifiste, sur lequel est inscrite la fameuse sentence biblique :

« Tu ne tueras point » ; inscription que les autorités de l’époque voulurent interdire.

Après avoir visité la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, le Flambeau de la paix de Neuville-Saint-Vaast, le Centre européen de la paix à Souchez, je ne peux qu’être traversé par l’émotion et réfléchir, avec vous, à cette guerre, à ses conséquences, aux choix qui ont été faits par les uns et par les autres en 1914.

 

Et je ne peux que réfléchir au monde d’aujourd’hui, un monde tellement différent et pourtant hanté par le spectre de la guerre.

Le Parti communiste français s’engage avec cette première journée d’initiatives dans le Pas-de-Calais dans une année de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale où nous entendons bien faire entendre la voix de la paix.

 

Oui, la guerre nous n’en avons pas voulu hier, et notre parti est né de ce refus.

Oui, la guerre nous n’en voulons pas, ni aujourd’hui, ni demain.

 

Henri Barbusse, dans Le feu dont le récit se déroule en partie sur la fameuse cote 119 que nous avons entrevue ce matin, écrit »:

« Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s’il y en avait ! »

Oui, la Première Guerre mondiale fut une extraordinaire boucherie : 10 millions de morts, 20 millions de blessés.

Regardez la longue liste sur ce monument, elle n’en finit pas. La jeunesse de ce pays fut fauchée, des familles entières décimées. La France mit des décennies à s’en remettre. Sur ce monument, plus de 400 noms de militaires et de civils sont inscrits pour une population de plus de 10 000 habitants en 1914.

Des morts, des veuves, des orphelins, des invalides, des malades, des « gueules cassées ». Que de souffrances dans les corps, dans la chair et dans les esprits.

En lisant cette liste, nous pensons à toutes les victimes militaires de la Première Guerre mondiale, quelle que soit leur nationalité: 1 400 000 Français, 2 millions d’Allemands, 1 800 000 Russes, 1 100 000 Austro-Hongrois, 650 000 Italiens… Je pourrais continuer longtemps.

Et comment ne pas penser aux troupes coloniales embarquées comme chair à canon, et auxquelles on a mis si longtemps à rendre hommage, entraînées dans un conflit qui ne les concernaient pas : près de 100 000 morts pour les seules colonies françaises.

Tous furent victimes d’une guerre injuste et inhumaine.

Alors qu’on ne compte pas sur nous pour tomber aujourd’hui dans une sorte de nouvelle Union sacrée qui commémorerait cette guerre comme s’il s’agissait de notre guerre, d’une guerre qui aurait prétendument rassemblé le peuple français.

Unis dans le refus des guerres, hier comme aujourd’hui, nous n’oublions les causes singulières historiques et politiques qui les provoquent.

Nous ne croyons pas aux hommages fourre-tout qui mettent un trait d’égalité entre elles, comme si toutes, celle de 1914-1918, les guerres coloniales, la guerre contre le nazisme, n’étaient qu’un magma indifférencié.

Se souvenir, c’est comprendre et en tirer des leçons. Nicolas Sarkozy, suivi par François Hollande, ont transformé le 11 novembre en une journée d’hommage aux morts français de toutes les guerres.

Cette confusion risque fort de transformer cette journée de mémoire en une journée de l’oubli.

Pour notre part, nous n’oublierons pas que la boucherie de 1914-1918 fut une terrible guerre impérialiste et que toutes ses victimes doivent être honorées au nom du refus de cette innommable boucherie.

 

A ce propos, et devant ce monument aux morts pacifiste, je veux évoquer ceux que l’on appelle les « fusillés pour l’exemple ». 2 500 condamnations furent prononcées, et plus de 650 hommes furent fusillés, auxquels il faut ajouter les morts par exécution sommaire.

Il est temps de décider maintenant clairement, sans ambiguïté, la réhabilitation collective des « fusillés pour l’exemple »et de les inscrire aussi sur les monuments aux morts.

C’est ce que prévoit la proposition de loi déposée par le groupe communiste en janvier 2012.

Il faut que ce combat d’un siècle, porté par le PCF et des organisations comme l’ARAC, La Libre Pensée et la LDH, aboutisse enfin.

Jeudi, François Hollande a annoncé qu’une place leur serait faite au Musée de l’armée aux Invalides et que leurs dossiers de justice seront numérisés et rendus accessibles. C’est tout un petit pas en avant, bien insuffisant.

Le sondage publié par L’Humanité indique que 75 % des Français sont prêts à la réhabilitation collective de ces fusillés.

La déclaration présidentielle ne suffit pas, il faut un acte législatif comme le propose notre projet de loi. C’est au Parlement de s’exprimer, il y a une majorité pour le faire, la parole présidentielle ne peut clore cette question majeure.

Le Parti communiste français prendra donc cette année toutes les initiatives nécessaires pour soutenir ce projet et le faire aboutir. 2014 doit être l’année de la réhabilitation de ces hommes injustement fauchés par la barbarie militaire.

La réhabilitation au cas par cas n’est pas possible non seulement parce qu’une partie des dossiers judiciaires a disparu mais aussi parce que ces soldats furent, comme les autres combattants, les victimes d’une guerre injuste, d’un commandement souvent défaillant.

Un siècle après, il est temps de réparer l’injustice faite à ces hommes, à leurs familles.

On nous dit que l’on ne pourrait mêler aux combattants certains de ces fusillés qui seraient des espions ou des criminels de droit commun.

On préfère donc l’injustice pour le plus grand nombre pour ne pas se tromper sur quelques cas.
Réhabilitons et ensuite s’il y a des cas avérés de criminels –mais il faudra le prouver, ils en seront exclus.

Cette guerre fut une guerre injuste, elle ne fut pas celle du droit mais celle des affrontements et des rivalités nationalistes et impérialistes qui n’avaient rien à voir avec l’intérêt des peuples.

Les grandes puissances impérialistes se sont affrontées pour des parts du gâteau colonial, des territoires et leurs richesses.

Elles s’étaient engagées pour cela, déjà, dans une folle course à la militarisation, au surarmement. Les marchands de canons avaient préparé cette guerre, ils la voulaient, ils l’ont eue, ils avaient construit un système d’alliances, non pas défensif, mais pour la guerre.

Les gouvernements et les forces de l’argent attisèrent les haines nationalistes pour diviser les peuples, les détourner de la lutte des classes -qui grondait partout en Europe-, pour les conduire au grand affrontement, à la grande boucherie.

En 1914, ce qui était à l’ordre du jour, c’était, déjà, la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions de travail, l’égalité entre les hommes et les femmes, ce n’était pas d’aller à la guerre.

Travailleurs et paysans voulaient le pain, le fruit de leur labeur, pas la guerre.

La bourgeoisie a su exacerber les haines, monter les peuples les uns contre les autres, pour dévier les peuples de la lutte pour un monde meilleur, elle a su les entraîner dans une voie sans retour, que des millions d’hommes paieront de leur vie.

C’est une leçon à l’heure où tant de forces, à commencer par l’extrême-droite de Marine Le Pen, s’emploient à distiller le poison du rejet de l’autre, quand face à la crise.

Rien ne devrait nous faire oublier que notre voisin, proche ou lointain, est toujours un travailleur, une sœur ou un frère d’humanité. Et c’est pour cela qu’ils ont tué Jaurès le 31 juillet 1914.

 

Le fondateur de L’Humanité, le parlementaire, le leader socialiste n’avait eu de cesse de s’opposer à la guerre. Inlassablement, il cherchait les moyens de la conjurer en organisant une riposte internationaliste avec les socialistes allemands.

Ce n’est donc pas seulement un militant exalté de l’Action française, cette organisation royaliste, antisémite, nationaliste et d’extrême-droite qui l’a tué mais bien tous ceux qui ne voulaient pas de la paix et de la fraternité entre les peuples.

Sa mort a totalement désorganisé le mouvement socialiste et syndical à tel point que face à l’offensive allemande, leurs chefs se sont ralliés à l’Union sacrée et à la guerre.

Il en fallait du courage pour résister à l’esprit de guerre pendant l’été 1914 et il vrai qu’au niveau politique seule une petite minorité s’est opposée à la guerre, mais dans le peuple contrairement à la légende de la fleur au fusil, très vite le refus de la guerre a progressé.

On ne peut expliquer autrement que le nombre d’exécutions et l’ampleur de la répression pour indiscipline et refus de guerre furent à leur paroxysme au cours des deux premières années du conflit.

Ce refus souterrain, individuel, gagna en force politique quand, en Russie en 1917, la révolution retentit pour dire non à la guerre ; comme en France, comme en Allemagne des mutineries éclatèrent.

On comprit dès lors dans les rangs socialistes qu’il n’était pas possible de rester au gouvernement de guerre.

Progressivement la minorité pacifiste s’imposa au sein du parti socialiste, sut rallier des partisans honnêtes de la guerre et qu’ainsi l’ancienne majorité fut renversée.

C’est ce qui conduisit à la création majoritaire à Tours de notre parti, le parti communiste.

Le PCF naquit ainsi des braises mêlées des luttes ouvrières et paysannes en France, de l’espoir né de la Révolution russe, du non à la collaboration de classe et du non à la guerre.

Nous pouvons être fiers de tous ces communistes qui créèrent alors le PCF pour rompre avec le socialisme de guerre : les Paul Vaillant-Couturier, André Marty, Charles Tillon qui allèrent même jusqu’à se mutiner quand la France poursuivit sa guerre mondiale, en 1919, en agressant la Russie révolutionnaire, les Duclos, les Thorez… La liste est longue de ceux qui dirent oui au communisme pour dire non à la guerre.

 

Oui,aujourd’hui comme hier, en nous souvenant que celle que l’on appelle la « GrandeGuerre » fut le premier désastre humain et social du XXe siècle, nousclamons :                                                  « Plus jamais la guerre ! »

 

Mais nous le savons aussi. Il n’y a pas de « leçons » mécaniques à tirer comme si la simple connaissance des faits historiques et les automatismes de la mémoire pouvaient nous garantir ce « plus jamais ça » et une paix définitive.

On sait par expérience que ce n’est pas le cas.

Le XXe siècle dans sa totalité, ce siècle tragique que certains appellent un « siècle de fer et de sang », nous le rappelle avec ses 80 millions de morts, le génocide nazi, les massacres et les guerres coloniales.

Et le XXIe siècle s’ouvre dans un monde totalement différent où le fléau de la guerre n’a pourtant pas disparu.

La violence politique reste aujourd’hui une réalité. Une nouvelle course aux armements pousse à une militarisation à des niveaux jamais atteints avec des dépenses militaires inégalées : 1 750 milliards de dollars en 2012.

La guerre est toujours là. Elle prend d’autres formes. Elle a d’autres causes. Même si l’on rencontre encore et toujours cette mensongère et désolante thématique de « guerre juste ».

Il n’y a pas de guerre juste. Il y a des résistances légitimes.
Il y a des luttes armées, et des pratiques de terreur qui ne le sont pas.

Mais la guerre, aujourd’hui comme hier, reste le moyen privilégié d’imposer par la force sa propre logique et ses propres intérêts à d’autres.

Aujourd’hui comme hier, la guerre et la violence politique se nourrissent du terreau du sous-développement, des injustices sociales, des stratégies de domination.

Elles sont le fruit des crises et du mépris des attentes populaires. Elles sont le résultat des politiques hégémoniques et des ambitions néo-impériales.

La guerre alimente un terrorisme qu’elle prétend combattre.

Elle reste l’expression d’une recherche de la domination et de la prédation économique. Elle continue d’affirmer des hiérarchies dans les souverainetés au sein d’un monde capitaliste ultra-concurrentiel où l’accès aux ressources, aux matières premières, à l’énergie figure parmi les non-dits des buts réels de la guerre.

Voilà pourquoi les communistes refusent la guerre, refusent les guerres.

Notre parti, je l’ai dit, est né du rejet de la Première Guerre mondiale. Notre histoire, au-delà des vicissitudes politiques, est une histoire anti-guerre, une histoire du combat pour le désarmement, pour la démilitarisation des relations internationales, pour la paix. Nous en sommes fiers.

Ce combat pour la paix n’est pas, et n’a jamais été pour nous, la seule volonté de bannir la guerre comme moyen de règlement des différends.

Nous n’oublions pas, cependant, que l’interdiction du recours à la force est un principe majeur du multilatéralisme appartenant à l’Organisation des Nations unies.

Et cette dernière est bien le fruit des deux guerres mondiales du XXe siècle, après l’échec de la Société des nations, la SDN, issue du Traité de Versailles de 1919.

Ne sous-estimons pas cette exigence de l’interdiction du recours à la force même si elle est bafouée en permanence.

Son existence même, comme principe, rappelle que ce qui est juste et légitime c’est le règlement politique des conflits, donc le droit dans ses différentes formulations, et le politique dans la dignité qu’il devrait conserver en toute circonstance.

Nous avons eu l’opportunité de rappeler cette réalité en particulier lors de toutes les guerres qui ont dramatiquement marqué l’actualité depuis la chute du Mur.

Mais pour le Parti communiste français, la paix n’est pas, et ne peux pas être seulement, l’absence de guerre.

C’est surtout une conception du développement dans toutes ses dimensions, ce sont les conditions de ce que les Nations unies ont appelé, dès 1994, une sécurité humaine.

C’est la satisfaction des besoins sociaux, la lutte contre les inégalités et les injustices, le respect des indépendances, la maîtrise des choix nationaux, la coopération et les solidarités nécessaires face aux nouveaux défis mondiaux…

Construire la paix, c’est construire un autre monde, une autre Europe, une autre configuration des relations internationales, c’est construire les conditions d’une sécurité internationale, sociale, écologique, civile, humaine…

C’est la vision d’un nouvel ordre international. C’est un combat populaire et citoyen de tous les instants dans le rassemblement et l’unité de toutes les forces progressistes et démocratiques, y compris avec celles des peuples du Sud, notamment du monde arabe et d’Afrique.

Il est consternant de voir pourtant que la seule idée et perspective avancée par la plupart des dirigeants et des forces politiques françaises, comme réponse aux enjeux du monde actuel, est la constitution d’une Europe de la défense liée à l’Otan, dans la continuité des politiques de puissance et de militarisation…

C’est à croire que l’on n’a finalement rien appris !

Un monde de paix et de sécurité pour les peuples suppose des engagements prioritaires et cruciaux. Je pense en particulier au désarmement nucléaire.

L’arme nucléaire caractérise cette période terminée de l’affrontement stratégique des blocs dans la deuxième partie du XXe siècle. Elle constitue une menace pour l’existence même de l’humanité.

C’est une arme qui tend à proliférer malgré les traités et les discours.

À ceux qui prétendent que la théorie de la dissuasion constituerait la garantie que l’arme nucléaire ne sera pas utilisée (alors qu’elle l’a déjà été !), nous répondons que la meilleure garantie du non-emploi de l’arme nucléaire est un engagement résolu, multilatéral, c’est-à-dire international, pour la réduction maximale de la menace qu’elle représente, pour aboutir progressivement à son élimination totale et universelle.

C’est d’ailleurs le sens du Traité de non-prolifération signé par tous les États de la planète –à l’exception d’Israël, du Pakistan et de l’Inde.

La France devrait user de son autorité morale et de son rôle comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu pour prendre des initiatives en ce sens, sur l’arme nucléaire comme sur toutes les armes de destruction massive.

Notre pays fut un des principaux champs de bataille de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième.

Il est une des principales puissances nucléaires. Ses autorités politiques portent une responsabilité directe et connue dans la prolifération nucléaire.

La France a donc une responsabilité. Elle doit l’assumer avec d’autres, avec tous les autres États. Car le désarmement et la paix constituent bien une responsabilité collective devant l’histoire et, surtout, devant l’avenir.

Personne, aucun pays, ne peut se croire exonéré de cette nécessité.

Voilà l’esprit avec lequel nous organiserons durant toute l’année qui vient une multitude d’initiatives.

Je souhaite que, dans chaque département de France, notre parti soit à l’initiative d’évènements utiles au débat national.

Nous tiendrons au printemps une grande exposition au siège de notre parti à Paris. Intitulée « Putain de guerre », elle présentera 100 planches originales du dessinateur Jacques Tardi .

Nous tiendrons d’autres évènements au siège national du Parti, des évènements européens dans le cadre des élections européennes, ainsi qu’une soirée autour de l’écrivain Henri Barbusse, Prix Goncourt 1916 pour son roman « Le Feu ».


Nous participerons à des rencontres et des initiatives à Verdun, à Sarajevo et ailleurs ; évidemment, avec L’Humanité, nous célébrerons Jean Jaurès.

 

Oui, cent ans après, il est temps de se souvenir et de s’engager résolument pour notre futur, pour une autre vision de l’Europe et du monde.

Pour la paix et la solidarité.

 

 

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Annie Lacroix-Riz - INDUSTRIELS & BANQUIERS 2ème Ed. - Berna

9 Novembre 2013, 10:12am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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