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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Lettre d’une enseignante au ministre

26 Janvier 2013, 13:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  Voici la lettre d’une instit très en colère…Cette lettre est criante de vérité !!!                    datant de fin 2012
 

reforme-peillon.jpg

 

Cher Monsieur Peillon,

  • L’illettrisme ? C’est ma faute. Ma méthode de lecture était sans doute trop globale. J’assume
  • Le décrochage scolaire ? C’est ma faute. Je ne suis pas capable d’intéresser mes élèves et rendre l’école attrayante. J’assume.
  • La délinquance juvénile ? C’est ma faute. Je n’insiste pas suffisamment sur l’Instruction civique et morale. J’assume.
  • L’obésité ? C’est ma faute. A cause du biscuit à la récré. J’assume.
  • Les caries ? C’est ma faute. Je devrais fournir le matériel nécessaire à mes élèves afin qu’ils puissent se brosser les dents sur le temps de classe. J’assume.
  • Théo a 12 ans et porte encore des baskets à scratch ? C’est ma faute. J’aurais dû lui apprendre à faire ses lacets. J’assume.
  • Arthur s’est fait renverser par une voiture ? C’est ma faute. Je ne lui ai pas fait passer son permis piéton.J’assume.
  • Zoé ne connait ni ses tables de multiplication, ni sa poésie, ni Jules César, ni Vercingétorix, ni les départements français, ni…. Encore ma faute.
  • J’aurais dû lui faire apprendre ses leçons pendant qu’elle se brossait les dents d’une main et nouait ses lacets de l’autre, avant de traverser la rue en courant pour éliminer les calories du biscuit que je l’avais forcée à ingurgiter à 10 heures !

Bref, j’assume tout. Même la crise économique. Il faut bien avouer que l’Etat me paie grassement pour finir mes journées à 16h30 et passer le plus clair de mon temps en vacances…

Et j’allais oublier la sécurité de l’emploi…

Alors vous avez raison, Monsieur le Ministre. Il est grand temps de réformer tout ça. Le changement, c’est maintenant !

Vous avez enfin dévoilé votre plan pour une grande Refondation de l’École. Grandiose ! Magnifique ! Courageux ! Audacieux !

Mes collègues et moi-même sommes enfin investis d’une véritable mission d’intérêt général : supporter et soulager tous les maux de notre société. Alors, méprisez-nous, insultez-nous, frappez-nous, instrumentalisez les familles au nom du bien être et de l’avenir de leurs enfants… C’est tout ce que nous méritons !

En plus, une fédération de parents d’élèves se gausse et certains de nos syndicats applaudissent. Franchement, vous auriez tort de vous en priver. Toutefois, bien qu’irresponsable, paresseuse, incompétente et quelque peu limitée intellectuellement comparée aux cols blancs de la rue de Grenelle, j’ose vous dire, Monsieur le Ministre, que votre projet est une hérésie, voire une involution.

Bon nombre d’enseignants ne veulent pas de votre semaine de 4 jours et demi. Quel salarié accepterait de travailler plus pour gagner moins ? Le précédent gouvernement en a rêvé, vous l’avez fait !

Vous brandissez l’étendard des rythmes de l’enfant. Il est en effet d’une logique implacable qu’ils seront moins fatigués en travaillant une demi-journée supplémentaire. Vous êtes le Ministre de l’Éducation nationale et vous ne vous adressez qu’aux enseignants. Pourquoi n’expliqueriez-vous pas à moult parents qu’il est déraisonnable de coucher son enfant à 23h ?…

La journée d’école écourtée, bonne idée ! Expliquez à nos concitoyens que leurs impôts vont financer l’accueil périscolaire (par ailleurs totalement inégalitaire sur le territoire) et que leurs frais de garde vont augmenter. Je suis sûre qu’ils apprécieront ! Les maires qui doivent supporter le coût de votre réforme aussi !

Savez-vous que le mercredi est une journée de coupure nécessaire à la santé mentale des enseignants qui gèrent une trentaine d’enfants chaque jour ?! Ignorez-vous que nous consacrons déjà la majeure partie de notre mercredi à l’école (formation, corrections, préparations…) ? Savez-vous que beaucoup de parents apprécient de travailler à 80% pour passer le mercredi avec leurs enfants ? Ah oui ! Suis-je bête ! C’est vrai qu’ils sont mieux à l’école que chez eux …

Pensez-vous sérieusement qu’en supprimant les devoirs vous lutterez contre les inégalités sociales ? Venez dans nos classes et montrez-nous comment faire apprendre une leçon à 30 élèves en même temps ! Les parents investis continueront le suivi de leur enfant à la maison. Pour les autres, vous cautionnez leur manque d’intérêt pour l’école et les encouragez à se déresponsabiliser encore un peu plus. Les enseignants ne sont pas omnipotents et ne pourront jamais se substituer aux familles ! Leur faire croire le contraire est un mensonge éhonté et dangereux ! Dans notre métier, le temps consacré à l’éducation tend déjà à prendre le pas sur celui consacré à l’instruction (tant pis pour l’orthographe, Vercingétorix et Jules César !). Il est donc grand temps de redéfinir les missions de chacun !

Après les MDPH, les PPRE, les PPMS, les DUERP nouvelle révolution : vous tentez de nous enfumer avec les PET ! Jamais un sigle n’aura aussi bien porté son nom !

Et les enfants dans tout ça ? On continue de les asphyxier sous le poids de programmes surchargés et inadaptés. A quand un vrai retour aux fondamentaux ? On continue de les accabler sous le poids d’évaluations toujours plus normatives et dévorantes. Quand va-t-on leur rendre le temps d’apprendre ? On continue le bricolage avec les élèves en difficulté. Quid des RASED dans votre réforme. A quand une véritable égalité sur le territoire des prises en charge en orthophonie, psychomotricité, psychothérapie…. ? (Jusqu’à un an d’attente dans le Cher !) On continue d’intégrer les enfants handicapés dans des classes surchargées avec, dans le meilleur des cas, la présence d’AVS sous-payés, plein de bonne volonté mais pas formés ! La négligence confine parfois à la maltraitance ! Et les collégiens qui décrochent ? On continue de briser des talents sous prétexte qu’on a raté sa vie si on ne finit pas col blanc ? Pas de manuels, pas de pâtissiers, pas de boulangers, pas de plombiers… Au nom de l’égalité, tous bacheliers ! Et tant pis pour ceux qui craquent avant : ils ne pourront plus être orientés à temps !

Je pourrais continuer ainsi bien longtemps.

Vous l’aurez compris, Monsieur le Ministre, il va falloir réviser votre copie ! Les enseignants ne sont pas hostiles à toute réforme. Au contraire, nous voulons redresser notre école.

La refondation doit se faire avec nous. Nous sommes les premiers acteurs du système éducatif. Qui peut prétendre mieux le connaître que nous ? Nous débordons d’idées, de suggestions alors écoutez-nous !

Je n’appartiens plus à aucun syndicat, je ne suis membre d’aucun parti politique, mes propos ne feront sans doute pas l’unanimité, c’est pourquoi je vous invite à consulter les blogs sur le sujet. Vous constaterez alors qu’il y a au moins deux points sur lesquels nous sommes tous d’accord : votre projet en l’état actuel des choses est inacceptable (aussi bien pour les élèves que leurs enseignants) et nous ne nous laisserons pas déplumer !

  • J’appelle maintenant les deux premiers syndicats enseignants de France à ne plus rester sourds aux glouglous de leur base.
  • J’appelle tous les enseignants dépités, découragés, résignés à rester en colère.
  • J’appelle tous les parents qui veulent pour leurs enfants une école publique, républicaine et laïque digne de ce nom à nous rejoindre.
  • J’appelle tous les maires de France qui refusent d’assumer le poids de cette réforme à faire entendre leur voix.
  • J’appelle tous ceux qui se considèrent comme les dindons de cette farce à la mobilisation !
Soyons la nouvelle grippe aviaire de cet hiver !

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Rythme scolaire : voie sans issue

26 Janvier 2013, 13:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Rythme-scolaire.jpgAprès quelques semaines de pseudo  concertation la réforme des rythmes scolaires va se mettre en place, sous forme de décrets, dès la rentrée 2013 pour les communes qui le souhaitent, à la rentrée 2014 pour toutes les autres.
Resituons la question dans le contexte général
Les rythmes scolaires sont le cache-sexe toujours convoqué qui masque le refus de transformer une institution qui produit un échec scolaire socialement ségrégatif. Mais cette question ne peut être résolue que dans le cadre d’un projet politique clairement affiché, après que soient travaillés les contenus de savoirs à transmettre, une formation des maîtres qui soit véritablement professionnelle et interroge la question de la transmission en lien avec les travaux de la recherche universitaire et pédagogique.Ce n’est donc en aucun cas une urgence, et encore moins la question centrale pour une véritable refondation, d’autant moins que les réponses apportées doivent être des réponses nationales et non au gré des décisions politiques des municipalités, au regard de leurs choix ou de leurs budgets, très inégaux.
Idéologie
A travers les rythmes, est perpétuée une idéologie puissante dans tous les milieux, qui de l’égalité des chances au handicap socio-culturel, perpétue de fait une école à deux vitesses.  L’échec scolaire des enfants des classes populaires n’est pas soluble dans les rythmes car, comme l’ennui à l’école, y compris des meilleurs, il n’est pas un phénomène biologique : aucune étude ne démontre l’influence directe des rythmes scolaires sur les résultats.
Mieux encore : réussissent le mieux ceux qui, issus de milieux socio-culturels dits favorisés, ont des emplois du temps particulièrement chargés en dehors de l’école. La logique des rythmes c’est l’individualisation des apprentissages et des cursus, au nom d’un bon sens qui n’est qu’apparent. Le vrai défi c’est de donner à tous les moyens de réussir car tous en sont capables.
L’insistance sur les rythmes c’est aussi l’adaptation aux besoins supposés des élèves, le contraire même de la fonction de l‘école qui à travers les apprentissages participe au développement de tous. Derrière les changements d’horaires, se dessine également une vision très inquiétante de la culture, cloisonnée en « fondamentaux » et disciplines qui pourraient s’inscrire hors l’école. Or faire du vélo à l’école et faire du vélo au centre aéré ne relève pas de la même activité car les finalités en sont fort différentes.
Eduquer à l’école
Si l’éducation d’un enfant ne se réduit pas aux apprentissages scolaires, l’école est cependant la seule institution qui a pour fonction sociale de transmettre un patrimoine culturel, hérité de l’histoire de l’humanité. C’est aussi le lieu qui engage dans un nouveau rapport au monde où il ne s’agit plus seulement de vivre des situations mais de les analyser, les modéliser pour construire son autonomie intellectuelle, s’émanciper de ses actes et de origines.
Education hors l’école
À travers cette refonte des rythmes, le gouvernement cherche à obtenir une implication plus grande des collectivités locales, sans rien préciser des financements qui pourraient rééquilibrer les inégalités territoriales. En articulation avec l’acte III de la décentralisation, le risque est grand de se diriger vers un service public plus municipal que national. Avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir en termes de politique scolaire et de creusement des inégalités.
En effet de nombreuses collectivités territoriales ne pourront faire face à la situation créée et, soit ne proposeront pas de prise en charge des enfants, soit feront appel au privé, ou encore multiplieront des petits boulots, précaires, sous-payés et peu qualifiés, donc féminins en grande majorité. Les espaces d’animation se verraient détournés de leur vraie mission, en jouant le rôle d’école par défaut

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Les dessous politiques de l’intervention des troupes françaises au mali et aux quatre coins du monde par Michel Collon

26 Janvier 2013, 13:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 


 

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Renault : des négociations le revolver sur la tempe

26 Janvier 2013, 11:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 


 

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70ème anniversaire de la victoire soviétique de Stalingrad, le 2 février 1943,

26 Janvier 2013, 11:23am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 
RASSEMBLEMENT SAMEDI 2 FÉVRIER 2013 À 14 HEURES 30 (pour les organisateurs) et 15 HEURES (pour la manifestation), PLACE DE LA BATAILLE DE STALINGRAD (métro Stalingrad) avec prises de parole et dépôt de fleurs au monument des héros de Stalingrad.
Malheureusement ce rassemblement tombe le même jour que la conférence fédérale du PCF du Pas-de-Calais. Je ne pourrais donc pas être présente à cette belle et salutaire initiative. 
Hervé Poly

Stalingrad, note d'Annie Lacroix Riz

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite, université Paris 7

 

Ce texte a été rédigé à la demande de "La presse nouvelle" et il est libre d’accès, pour toute diffusion

 

 


 

 

 

 

Voici quelques références intéressantes transmises par Annie Lacroix-Riz:


* Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars: From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London: Yale University Press, 2006 (qui devrait être traduit dans la période à venir);


* Stalin’s general: the life of Georgy Zhukov. London, Icon Books, 2012.


* Alexander Werth, La Russie en guerre, Paris, Stock, 1964, reste fondamental.


 

La capitulation de l’armée de von Paulus à Stalingrad, le 2 février 1943, marqua, pour l’opinion publique mondiale, un tournant militaire décisif, mais qui ne fut pas le premier. Cette victoire trouve son origine dans les préparatifs de l’URSS à la guerre allemande jugée inévitable: le dernier attaché militaire français en URSS, Palasse les estima à leur juste valeur.


 Contre son ministère (de la Guerre), acharné à faire barrage aux alliances franco-soviétique et tripartite (Moscou, Paris, Londres) qui eussent contraint le Reich à une guerre sur deux fronts, cet observateur de l’économie de guerre soviétique, de l’armée rouge et de l’état d’esprit de la population affirma dès 1938 que l’URSS, dotée d’« une confiance inébranlable dans sa force défensive », infligerait une sévère défaite à tout agresseur. Les revers japonais dans les affrontements à la frontière URSS-Chine-Corée en 1938-1939 (où Joukov se fit déjà remarquer) confirmèrent Palasse dans son avis : ils expliquent que Tokyo ait prudemment signé à Moscou le 13 avril 1941 le « pacte de neutralité » qui épargna à l’URSS la guerre sur deux fronts.


Après l’attaque allemande du 22 juin 1941, le premier tournant militaire de la guerre fut la mort immédiate du Blitzkrieg. Le général Paul Doyen, délégué de Vichy à la commission d’armistice, l’annonça ainsi à Pétain le 16 juillet 1941 : « Si le IIIème Reich remporte en Russie des succès stratégiques certains, le tour pris par les opérations ne répond pas néanmoins à l’idée que s’étaient faite ses dirigeants. Ceux-ci n’avaient pas prévu une résistance aussi farouche du soldat russe, un fanatisme aussi passionné de la population, une guérilla aussi épuisante sur les arrières, des pertes aussi sérieuses, un vide aussi complet devant l’envahisseur, des difficultés aussi considérables de ravitaillement et de communications. Sans souci de sa nourriture de demain, le Russe incendie au lance-flamme ses récoltes, fait sauter ses villages, détruit son matériel roulant, sabote ses exploitations ». Ce général vichyste jugea la guerre allemande si gravement compromise qu’il prôna ce jour-là transition de la France du tuteur allemand (jugé encore nécessaire) au tuteur américain, puisque, écrivit-il, « quoi qu’il arrive, le monde devra, dans les prochaines décades, se soumettre à la volonté des États-Unis. » Le Vatican, meilleure agence de renseignement du monde, s’alarma début septembre 1941 des difficultés « des Allemands » et d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt ».


Le second tournant militaire de la guerre fut l’arrêt de la Wehrmacht devant Moscou, en novembre-décembre 1941, qui consacra la capacité politique et militaire de l’URSS, symbolisée par Staline et Joukov. Les États-Unis n’étaient pas encore officiellement entrés en guerre. Le Reich mena contre l’URSS une guerre d’extermination, inexpiable jusqu’à sa retraite générale à l’Est, mais l’armée rouge se montra capable de faire échouer les offensives de la Wehrmacht, en particulier celle de l’été 1942 qui prétendait gagner le pétrole (caucasien). Les historiens militaires sérieux, anglo-américains notamment, jamais traduits et donc ignorés en France, travaillent plus que jamais aujourd’hui sur ce qui a conduit à la victoire soviétique, au terme de l’affrontement commencé en juillet 1942, entre « deux armées de plus d’un million d’hommes ». Contre la Wehrmacht, l’Armée rouge gagna cette « bataille acharnée », suivie au jour le jour par les peuples de l’Europe occupée et du monde, qui « dépassa en violence toutes celles de la Première Guerre mondiale, pour chaque maison, chaque château d’eau, chaque cave, chaque morceau de ruine ». Cette victoire qui, a écrit l’historien britannique John Erickson, « mit l’URSS sur la voie de la puissance mondiale », comme celle « de Poltava en 1709 [contre la Suède] avait transformé la Russie en puissance européenne ».


La victoire soviétique de Stalingrad, troisième tournant militaire soviétique, fut comprise par les populations comme le tournant de la guerre, si flagrant que la propagande nazie ne parvint plus à le dissimuler.


L’événement posa surtout directement la question de l’après-guerre, préparé par les États-Unis enrichis par le conflit, contre l’URSS dont les pertes furent considérables jusqu’au 8 mai 1945. La statistique générale des morts de la Deuxième Guerre mondiale témoigne de sa contribution à l’effort militaire général et de la part qu’elle représenta dans les souffrances de cette guerre d’attrition : de 26 à 28 millions de morts soviétiques (les chiffres ne cessent d’être réévalués) sur environ 50, dont plus de la moitié de civils. Il y eut moins de 300 000 morts américains, tous militaires, sur les fronts japonais et européen. Ce n’est pas faire injure à l’histoire que de noter que les États-Unis, riches et puissants, maîtres des lendemains de guerre, ne purent vaincre l’Allemagne et gagner la paix que parce que l’URSS avait infligé une défaite écrasante à la Wehrmacht. Ce n’est pas « le général Hiver » qui l’avait vaincue, lui qui n’avait pas empêché la Reichswehr de rester en 1917-1918 victorieuse à l’Est.


La France a confirmé la russophobie, obsessionnelle depuis 1917, qui lui a valu, entre autres, la Débâcle de mai-juin 1940, en omettant d’honorer la Russie lors du 60e anniversaire du débarquement en Normandie du 6 juin 1944. Le thème du sauvetage américain de « l’Europe » s’est imposé au fil des années de célébration dudit débarquement. Les plus vieux d’entre nous savent, même quand ils ne sont pas historiens, que Stalingrad a donné aux peuples l’espoir de sortir de la barbarie hitlérienne. À compter de cette victoire, « l’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. » Ce n’est qu’en raison d’un matraquage idéologique obsédant que les jeunes générations l’ignorent.



Article publié par Dragan MIRIANOVIC

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Le PCF d'arras a tenu sa conférence de section

24 Janvier 2013, 17:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

section-1-jpg

Le  PCF  D’Arras a tenu lundi 21 sa conférence de section.


Une soirée riche de débats et d'amendements sur le texte de base commune de discussion proposés par le Conseil national est adoptée par la majorité des communistes sur le plan national " il est grand temps de rallumer les étoiles ".


La conférence de section est aussi l'occasion de renouveler la direction de section en réélisant un nouveau comité de section pour les trois ans à venir.


À l’unanimité, les militants présents à la conférence de section ont réélu René Chevalier au poste de secrétaire de section.


 À l'issue de la conférence de section, une délégation de 8 délégués a été désignée pour représenter la section d'Arras à la conférence départementale et présenter des amendements au texte adopté, les 1er et 2 février prochain salle  Mouloudji à Avion suivi du congrès national qui se réunira du 7 au 10 février à Aubervilliers



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Prud'hommes d'Arras. Mobilisation pour l'arrêt de la procédure disciplinaire envers Christian Delepine

17 Janvier 2013, 19:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

delepine

En soutien à Christian Delépine, conseiller Prud'hommes et président en exercice de la section "industrie" menacé de sanction par la bourgeoisie, une distribution de tracts est à l'ordre du jour de l'audience solennelle du conseil des Prud'hommes d'Arras. 
La CGT devrait aussi faire lors de l'audience une déclaration conformément à la décision adoptée par le secteur DLAJ (Droit Liberté Action Juridique) CGT du Pas-de-Calais, en décembre dernier.
Revendiquons l'arrêt de la procédure disciplinaire à l'encontre de notre camarade !
Rendez-vous ce :
                                                         vendredi 18 janvier à 15h 30
                                                         au conseil des Prud'hommes
                                                                  rue Saint-Michel
                                                                         à Arras

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Du Président NORMAL au Président NORD-MALI.

17 Janvier 2013, 18:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

carte-mali-phot.jpg

L'opération au Mali est-elle une vitrine de la haute technologie française, notamment des « Rafale » qui ont été engagées dès les premiers jours, afin que l'Inde signe

définitivement une commande de 189 avions (à 100 millions d’euros pièce) à Dassault Aviation.

En effet, l’État Indien avait annoncé son choix après que cet avion de guerre français ait fait ses preuves lors du conflit en Libye…

il y aurait-il des rétro commissions prévues ? 
 
D’autre part,en cette période de crise, où l’État demande des sacrifices à tous les niveaux et à tous les citoyens, du pauvre au riche, le coût des opérations extérieures (Opex) de l’Armée française s’est élevé à 1.2 milliard d’euros (8 milliards de fr) pour l’année 2011 alors que le budget initialement prévu était de 780 millions, soit un dépassement de 420 millions d’euros. 
 
Aussi, les langues se délient et par  la voix du parlementaire UMP, Axel Poniatowski, que : « quand le budget Opex est dépassé, le gouvernement accorde et abonde habituellement les crédits, pour ne pas plomber le budget défense ». 
 
 L’opération au Mali serait estimée, selon certaines informations, à 500 000 euros par jour, soit 15 millions d’euros par mois, hors salaire des 1400 puis 2500 soldats engagés dans le conflit. Toutefois, le ministre de la guerre Le Drian a dévoilé que le budget Opex de 2013 est de l’ordre de 630 millions d’euros, en baisse par rapport à 2012 suites au retrait d’Afghanistan, mais que l’opération malienne risque de plomber le budget initialement prévu. 
 
Quelles sont les raisons des prêts de « drones » par les USA et d’avions de transport de troupes et de matériels ? Aujourd’hui la réponse est?
Les drones français sont en fin de vie après avoir survolé l’Afghanistan durant 5000 heures et les Transal de l’armée française sont à bout de souffle puisqu’ils auraient dû être réformés depuis au moins 5 ans. 
 
Enfin, une autre question avait été abordée, celle de l’armement des  forces islamistes : D'où vient leur armement  ?

Cela a été confirmé par le spécialiste et universitaire Pierre Boilley  « les islamistes disposent de pick-up 4x4, souvent armés de mitrailleuses lourdes, de mortiers et de missiles portables, mais aussi d'armes dites légères comme des  kalachnikovs et des  fusils mitrailleurs, cet armement provient pour une grande partie de
l'arsenal libyen dispersé après la chute de Mouammar Kadhafi ».


Quand nous disions que les forces qui combattent les Français ont été armées grâce aux Français…

 

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Taux du livret A à 1,75% : Une baisse profondément injuste

15 Janvier 2013, 06:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

le-taux-du-livret-1-75.jpgAlors que le gouvernement Ayrault a de nouveau augmenté le plafond du livret A, le portant à 22 950 euros contre 15 300 il y a 3 mois, soit une augmentation de 50 %, il s’apprêterait à en diminuer la rémunération. Le taux d'intérêt du livret A passerait de 2,25 % actuellement à 1,75 % au 1er février prochain ; et non à 1,50% si la formule prévue par la loi avait été appliquée à la lettre.

 

Cette diminution est profondément injuste. Elle entraînerait une perte de revenu pour les détenteurs de petits livrets, de loin les plus nombreux, puisque 46,6 % des livrets sont inférieurs à 150€, tandis que 8,5 % sont au plafond et concentrent 43,2 % de l'encours total. Simultanément, la capacité de défiscalisation du revenu produit par ce type de placement pour les détenteurs des plus gros livrets s'en trouverait considérablement accrue.

 

C'est dire le besoin d'une réforme profonde de l'épargne réglementée de façon, non seulement à accroître la justice sociale mais aussi à faire en sorte que ses encours servent beaucoup plus encore au financement du logement social, et de missions d'intérêt général, contre toute fuite vers le marché financier. Renforcer les circuits de financement échappant à l’emprise des marchés financiers serait l’un des objets que devrait viser un véritable pôle financier public. 

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Libération suspendue pour Georges Ibrahim Abdallah

14 Janvier 2013, 20:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Abdalla.jpg

Déclaration sur la situation de Georges Ibrahim Abdallah, le plus ancien prisonnier politique en Europe.

 

Celles et ceux qui attendaient Georges Abdallah ce soir à Beyrouth devront attendre que le Ministre français de l’Intérieur ait fini sa pâté fourni par les USA et la CIA, Israël et le Mossad, à moins qu’au Liban, les camarades n’aient pas la patience pour attendre que la France soit rassasiée.

M. Valls ne l’a peut-être pas  compris mais  l’Ambassadeur  de  France  au  Liban  va  rapidement  lui  faire  comprendre  que  Georges  Abdallah  comme  le  fût  ici  le  « terroriste  Jean Moulin », est un symbole au Liban, celui de la Résistance.

 

Un  jugement  favorable après plus de 13 années d’attente,  le 1er Ministre  libanais qui annonce  la  fourniture par son Ambassade, d’un  laisser-passer pour Georges Abdallah…

mais  les USA aboient et  la  justice française et  les barbouzes de  l’intérieur se ravisent et se couchent comme un toutou anglais devant son maître. 

 

Manuel Valls,  ami  inébranlable  d’Israël  et  des USA,  fait  le  sourd  et  gagne  du  temps  en  ne  signant  pas  l’arrête  d’expulsion  demandé  par  les  juges  pour extraire Georges.

C’est aussi un moyen  juridique bien étudié pour que  toute  la procédure soit annulée.

Ceci est donc une  tactique et une nouvelle cabale juridico-politique  comme  l’est d’ailleurs  toute  l’affaire Georges Abdallah depuis bientôt 30  ans,  ce que  l’ancien  chef de  la DST, Yves Bonnet,  a  admis  et exposé avec clarté. 

 

Quant à l’avocat Kiejman des étasuniens, 3 fois ministre d’un gouvernement de gauche (socialiste), et qui avait défendu Pierre Goldman, il se dit insensible au fait que Georges Ibrahim Abdallah puisse rester éternellement en prison… (en 1980, Georges Kiejman aurait peut-être demandé la peine de mort pour notre camarade). 

 

Aussi, rappelons que sa mémoire et sa haine sont sélectives  puisque Georges Kiejman, enfant d’un déporté juif, n'hésita pas à s'interroger publiquement sur l'utilité de juger René Bousquet, le chef sanguinaire de la police de Vichy sous Laval qui était à la fois un vieil ami de François Mitterrand et responsable de la rafle du Vel ’hiv en 1942. 

 

En effet en déclarant en substance « qu'il n'était pas sûr qu'on juge le même homme 40 ans après » puis en octobre 1990 : « Au-delà de la nécessaire lutte contre l'oubli, il peut paraître important de préserver la paix civile. Il y a d'autres moyens qu'un procès pour dénoncer la lâcheté du régime de Vichy » cet ancien Ministre délégué à  la  justice semble en effet  la mémoire et une vision des choses bien versatiles selon  les événements,  l’appartenance politique et les personnes.

 

« C’est un gouvernement ou un  bordel » s’indigne Me Vergès alors que les préparatifs allaient bon train au Liban qui attendait l’arrivée de Georges ce soir après 30 ans d’absence.

 

En fait le gouvernement fait le toutou, car le « su-sucre » de la France, c’est la fourniture de drones de combat et d’armement étasuniens pour la guerre du

Mali, un bourbier militaire qui semble être apprécié par 63% des sondés en France, alors que leurs impôts n’iront pas dans le social, la santé ou l’éducation

mais dans les bombes, les missiles et les heures d’avions et d’hélicoptères…

 

Georges  Ibrahim Abdallah est-il une victime  collatérale, nous  le pensons puisqu’il est maintenant  sous  la  coupe d’une double peine. Voilà un autre effet

collatéral  de  l’élection  de  François Hollande  en  lieu  et  place  de  Sarkozy  qui  aurait  eu  exactement  la même  réaction  pour  plaire  au  lobby  sioniste  et  à

l’impérialisme US, des partenaires particuliers pour des politiques particulières.  

 

La  Cellule  apportera  son  renfort  par  une  présence  à  toutes  les  initiatives  qui  seront  prises  dans  la  région  en  soutien  à  Georges  Ibrahim  Abdallah.  Ce

nouveau  scandale  doit  aujourd’hui  être  largement  diffusé  et  médiatisé,  et  même  au-delà  des  frontières,  afin  que  Valls  se  ravise  ou  qu’il  quitte  ce

gouvernement dans lequel il agit comme un infiltré des impérialistes, de la mafia sioniste et de l’extrême-droite xénophobe.

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Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

12 Janvier 2013, 15:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

 

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Grève des factures énergétiques dans le Bruaysis : Le mouvement suspendu

11 Janvier 2013, 18:41pm

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La grève des factures énergétiques est suspendue. Ainsi en a décidé, ce jeudi 20 décembre, le collectif de militants politiques et syndicaux du Bruaysis, qui en avait émis l’hypothèse. A ce jour, « seules 200 personnes étaient prêtes à s’engager à ne payer que 10 % de leur facture de gaz ou d’électricité pour en obtenir une baisse significative. C’est insuffisant pour démarrer une grève efficace au 1er janvier, nous en espérions au moins 5.000 », souligne Daniel Dewalle.


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Les raisons de cet échec ? La difficulté « à mobiliser déjà dans nos propres rangs. D’aucuns assimilent ce type d’initiative à de l’agitation gauchiste. Il n’en est pourtant rien. Il s’agit seulement d’envisager des formes d’actions en lien avec le XXIe siècle », commente le conseiller général communiste qui pointe aussi du doigt l’ « esprit délégataire » d’une frange de la population : « Les gens nous disent  que c’est bien ce que l’on fait, mais ils ne le font pas eux-mêmes ! » « Notre projet de grève est réalisable à la seule condition que les consommateurs agissent », rappelle Hervé Merlin du Collectif. Certains « nous ont pris pour des utopistes », relève pour sa part Sylvia Thelliez. Il est vrai aussi que l’absence d’évènement fédérateur de terrain a peut-être été de nature à freiner les meilleures volontés...

 

Le Collectif « énergie, eau moins chères » n’a pas pour autant renoncé à son projet. Il se donne simplement plus de temps « pour convaincre  ». Un point sera fait en mars à Bruay-la-Buissière avec l’ambition intacte « de démarrer la grève le 1er novembre 2013 », souligne Daniel Dewalle. 

 

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C'est un scandale! Embarquée à l'école par la police pour cantine impayée

11 Janvier 2013, 18:15pm

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Une policière municipale a sorti de la cantine une enfant de cinq ans d'une école d'Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques) en raison d'un impayé de ses parents de 170 euros, choquant l'enfant et ses camarades qui la pensaient en prison. La FCPE a jugé "totalement injustifiable" cette intervention.



"La petite a été prise par la police municipale à la cantine, qui est gérée par la municipalité et se trouve en dehors de l'établissement, à 200 mètres", a indiqué le directeur de l'école Saint Vincent, Laurent Aguergaray, "C'est un procédé irresponsable", a-t-il ajouté, précisant que Léa et ses camarades avaient été traumatisés:

"Quand Léa est revenue dans l'après-midi ils étaient étonnés.

Ils pensaient qu'elle était en prison.

 

La maîtresse a discuté avec toute la classe pour tenter de dédramatiser". "On ne prend pas les enfants en otage de cette manière", a-t-il ajouté.

 

Le maire d'Ustaritz, Dominique Lesbats, qui gère la cantine scolaire, a indiqué à une correspondante de l'AFP que "la mère avait été avertie mardi qu’elle devait venir chercher sa fille qui ne pouvait pas déjeuner à la cantine" mais elle n'est finalement "pas venue". Il a assuré que les services de la mairie étaient engagés "depuis plus d'un an" dans une procédure avec les parents de Léa, qui sont selon lui dans "une mésentente terrible", mais que ces derniers malgré "quatre convocations en 2012" ne se sont "jamais présentés".

 

Le père de Léa, veut de son côté savoir "qui a donné l'ordre de faire emmener manu militari (s)a fille par une policière" et dit ne pas en vouloir à cette dernière.

 

La FCPE 64 a jugé "totalement injustifiable" cette intervention de la police municipale et estime que "la responsabilité de la mairie d'Ustaritz est pleinement et exclusivement engagée". "S'il y a des impayés, la solution doit être trouvée avec les services sociaux ou par les voies de recouvrement légales", ajoute l'association de parents d'élèves dans un communiqué.

 

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a qualifié jeudi d'"acte de violence scandaleux" le retrait d'une fillette de la cantine par la police municipale pour impayé au Pays basque. "Je dis à tous les Français et à tous les élus d'éviter de faire ce genre de choses, qui sont absolument scandaleuses. Il peut y avoir des difficultés avec les parents, jamais on ne doit s'attaquer aux enfants", a déclaré à des journalistes le ministre, en déplacement à Brest. "Tous les enfants de France doivent être dans leur cantine et manger, et ne pas être victimes d'actes, qui, de cette nature, sont des actes de violence", a-t-il estimé. "Comme ministre de l'Education nationale, je désapprouve fortement cet acte. Je crois que l'ensemble des Français auront la même considération et de la peine qu'un élu puisse avoir un comportement de cette nature", a-t-il poursuivi, rappelant que les cantines relèvent des communes et non de l'Education nationale.

 

 Le retrait d'une fillette de la cantine par la police municipale pour impayé au Pays basque illustre les difficultés d'accès aux cantines scolaires pour cause de revenus, mais aussi d'allergies ou de religion.

 

15 juin 2012: saisie par un père de famille, la justice suspend la décision du maire de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines) de limiter l'accès à la cantine d'une enfant dont l'un des parents ne travaille pas.

 

Plusieurs communes ont pris des dispositions semblables ces dernières années, invoquant notamment des contraintes liées au passage à la semaine de quatre jours. Mais le Conseil d'Etat a jugé discriminatoire en 2009 une délibération d'Oullins en banlieue lyonnaise limitant l'accès à la cantine des enfants de chômeurs.

 

- 29 nov 2011: devant l'indignation des parents d'élèves, le maire de Ruffec (Charente) modifie un système d'écran numérique dans les cantines de cinq écoles permettant d'identifier les familles en retard de paiement grâce à des oursons de couleur (vert si la cantine est payée, bleu si le compte est proche de zéro et rouge en cas de retard de paiement). Le système avait été installé en janvier 2011 alors que les impayés atteignaient 56.000 euros.

 

- 2 avr 2007: neuf élèves âgés de trois à six ans d'une école maternelle à Maincy (Seine-et-Marne) sont nourris au pain et à l'eau parce que leurs parents avaient oublié de régler d'avance leur repas. En pleine campagne pour l'élection présidentielle, l'affaire fait polémique.

 

- 6 jan 2005: SOS Racisme dénonce l'envoi par la mairie de Villefranche-sur-Saône (Rhône) d'une lettre aux parents d'enfants qui refusent de manger de la viande non halal, en les menaçant d'exclusion de la cantine scolaire.

 

- 16 oct 2002: à Baillargues (Hérault), une maman dénonce le refus de la municipalité d'inscrire sa fillette diabétique à la cantine de l'unique maternelle du village. La municipalité craint d'engager sa responsabilité en cas d'accident.

 

- 5 juin 1997: à Beaucaire (Gard), deux policiers municipaux empêchent une élève de dix ans d'aller manger à la cantine et l'emmènent chez sa grand-mère, car sa mère n'avait pas réglé dix tickets de cantine malgré de nombreux rappels à l'ordre.

 

- 6 nov 1992: la maire de Goussainville (Val-d'Oise) ordonne de ne plus servir jusqu'à la fin de l'année scolaire les plateaux-repas de la cantine, aux enfants dont les parents n'ont pas payé. Mais le personnel ne suit pas cette directive.

 

- 10 mars 1988: à Pessac (banlieue de Bordeaux) les cantines municipales distribuent une centaine de repas froids aux enfants du primaire dont les parents n'ont pas payé à temps.

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Quand le fils fait penser à son père

9 Janvier 2013, 19:59pm

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  CFDT. François Chérèque en 20 photos

Le mercredi 2  janvier 2013, François Chèrèque a été nommé  Inspecteur Général de  l’IGAS (Inspection générale de  l’action sociale) par  le gouvernement, un poste prestigieux et particulièrement bien rémunéré, puisqu’il est de 8000 euro mensuels hors primes et avantages.

 

 

D’autres sources  laissent entendre que François Chèrèque va  intégrer de hautes  fonctions au sein du  très sélect club « Terra Nova », un cercle de réflexion bourgeois  créé par des élites du PS « humanistes tendance libérale ». Décidément,  le syndicalisme de compromission mène donc à tout et sans problème pour ses chefs !  

 

Espérons que  Edouar Martin celèbre syndicaliste de la CFDT Florange, aura compris combien cette leçon de la traitrise de classe se paye sur le dos des travailleurs : après le coup des retraites, de la sécu et de la compétivité, la note s’allonge pour la classe des travailleurs.

 

François Chèrèque, dans ses derniers mois comme secrétaire général de la CFDT, avait annoncé que « si l’augmentation des prélèvements obligatoires pour sauver la France était inéluctable, l’augmentation de la CSG était la seule qui puisse être acceptable » l'ideologie de papa reste ancré

 

Aussi, devant cette réaction quelque peu bizarre du François,  il nous  faut  faire un petit rappel historique et social.

 

La CSG  fut  inventée et mise en place par Michel  Rocard  quand  il  fût  le  1er Ministre  de  François Mitterrand. 

 

  Jacques  Attali,  économiste  social-libéral,  le  conseiller  de  François Mitterrand  avait  osé déclarer sur ce nouvel impôt : « Avec la CSG, la gauche a trouvé le moyen d’inventer une fiscalité injuste ». On ne saurait mieux dire 20 ans plus tard après 17 années de droite au pouvoir.  

 

Mais quel est le rapport entre François Chèrèque de 2012 et Rocard des années 1990 ?

 

La réponse est dans la famille : « Jacques Chèrèque » le père de François, ex CFTC, qui fût secrétaire général de la CFDT Métallurgie (FGM) puis secrétaire général adjoint de la CFDT et qui devint Ministre de Michel Rocard de 1988 à

1991. 

Jacques,  le  père  Chèrèque,  eut  en  charge  le Ministère  de  l’aménagement  du  territoire  et  la  reconversion  industrielle…  c’était  en  quelque  sorte  le Montebourg  des  années  90, mais  après  avoir  accompagné  le  démantèlement  d’une  industrie :  cela  s’appelle  un  « pompier-pyromane  opportuniste  et  sans

scrupule »…

 

certe Jacques Chèrèque, qui fût aussi un des co-organisateurs de la fermeture de nombreux sites sidérurgiques dans le cadre du plan européen de la SECA ( dont un site a feuchy près d'arras), (le très réactionnaire  plan  du Baron  belgo-hongrois,  Etienne Davignon  -  450 000  emplois  supprimés  entre  1974  et  1985) mais  aussi  l’ami  d’ Helmut  Schmidt,  est l’auteur de cette déclaration célèbre et anti-ouvrière, bien vite cachée au plus profond des oubliettes du syndicalisme rassemblé  : « il  faut retirer  les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains » ( hic) … et oui c’est la voix d’un « syndicaliste » (?)

qui a préféré le strass et les salons de la classe dominante aux combats et aux bleus de la classe exploitée…

 

Edouard Martin syndicaliste de la CFDT le savait-il et les salariés de Mittal le savaient-ils quand ils ont écrit au Président il y a quelques semaines pour « accuser » avec justesse la politique défaitiste du gouvernement français face à l’indo-britannique milliardaire Lakshmi Mittal ?

 

Et voilà comment on peut être traître de père en fils quand on est happé par  le pouvoir,  les média et manipulé par le capital qui sait choisir ses partenaires, mais aussi comment on peut être d’accord avec l’augmentation de la CSG en 2013 comme le « papa » le fut lors de sa création, quand « Avec la CSG, la gauche a trouvé  le moyen d’inventer une  fiscalité  injuste »… mais aussi où en est  l’organisation ouvrière qui nous  fait  tant défaut dans ces moments d’affrontement de classe, car il est démontré que toujours « un poisson pourrit toujours par sa tête »

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Front de Gauche, année zéro

9 Janvier 2013, 19:24pm

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Article édité dans le blog de Descartes, contestable sur la forme parfois, mais discutable sur le fond.

a vous de jugé!

 

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Il se passent des drôles de choses au Front de Gauche. Le 4 décembre, sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, apparaissait un encadré faisant l'éloge de Michaël Moglia. Ce conseiller régional socialiste du Nord-Pas de Calais avait eu le bon goût de quitter le PS en dénonçant les effets de l'austérité imposée par le gouvernement sur le budget régional. Mélenchon y voit le début d'une "réaction en chaîne", rien de moins. Le 19 décembre, on apprend que ce même Michaël Moglia constitue avec d'autres élus ex-socialistes un nouveau groupe - "la gauche maintenant", tout un programme - au Conseil régional, et que ce groupe est rejoint par les élus du PG (Laurent Matejko et Laurence Sauvage) qui quittent donc le groupe "Front de Gauche".

 

On aimerait savoir plus sur ce qui ressemble beaucoup à une recomposition à gauche. Je vous le dis tout de suite: pas la peine de chercher un commentaire dans le blog de Mélenchon, dans celui de Martine Billard, ou sur le site du Parti de Gauche. C'est motus et bouche cousue. Comme ce fut le cas lors de la constitution des groupes au Conseil régional d'Ile de France, où l'on a connu une situation analogue. Pour ceux qui ne le sauraient pas, il y a au Conseil régional Ile-de-France deux groupes "front de gauche" (1). Un groupe "Front de Gauche - Parti communiste et gauche unitaire" et l'autre "Front de Gauche et alternatifs" (2) sans qu'aucune explication politique n'ait été donnée à ce jour. Et maintenant, cela recommence en région Nord-Pas de Calais avec,circonstance aggravante, la constitution d'un groupe commun avec des socialistes, certes démissionnaires de leur parti, mais très bien insérés dans la "cosa nostra" nordiste. A part ça, tout le monde s'adore au Front de Gauche et personne n'oserait - quelle horreur ! - mettre des basses considérations de carrière devant le bien commun.

 

Tout ça n'arrive pas par hasard. Le Front de Gauche est un bateau de cabotage, pas un navire capable de faire le tour du monde. Il a été constitué en réponse à une préoccupation - ou plutôt à plusieurs préoccupations - électorales. Celles du PCF, traumatisé par l'expérience de la candidature Buffet et ses 1,4% et des conséquences que cela pourrait avoir à l'heure de sauver quelques élus. Celles d'un Mélenchon qui voyait dans la candidature présidentielle le moyen de se constituer un capital politique personnel pour tenter son OPA sur le PCF. Le problème pour les uns et les autres est que les élections sont passées. Il n'y en aura pas d'autres avant 2014. Cela fait une longue période pendant laquelle faire de la politique ne peut se réduire à coller des affiches et faire des meetings avec les candidats. Pour la gauche radicale aujourd'hui, le problème politique immédiat est de se positionner par rapport au gouvernement et de définir une stratégie en conséquence. Et pour cette fonction, le Front de Gauche - et les organisations qui le composent - est particulièrement mal préparé.

 

Au PCF, malgré les discours triomphalistes, les choses ne vont pas bien. La stratégie du Front de Gauche ne s'est pas traduite par un gain de positions, au contraire. Je n'insiste pas sur la perte de la moitié des conseillers régionaux ou des députés. Mais on constate aussi une perte importante d'adhérents. Lors du vote pour la "base commune" des 14 et 15 décembre 2012, la direction du PCF a publié le chiffre de 64.250 électeurs potentiels (dont 34662 ont voté). Ils étaient, selon les chiffres publiés par le PCF officiellement, 69227 lors de la consultation de juin 2011 qui fit de Mélenchon le candidat unique du Front de Gauche. Soit une perte de 5.000 adhérents (8%) en dix-huit mois. Si l'on tient compte du fait que les périodes électorales et post-électorales sont celles où les partis politiques recrutent le plus facilement, il faut se rendre à l'évidence: la stratégie de Front de Gauche n'a pas mis fin à l'affaiblissement du PCF. Affaibli comme jamais, avec une représentation parlementaire réduite à la potion congrue, marginalisé du débat politique, incapable même de trouver pour son premier dirigeant une circonscription "sûre" lui permettant d'acquérir la légitimité du suffrage universel (3), la marge de manoeuvre du PCF est très limitée. Ce n'est donc pas le moment de se fâcher avec le PS, dont on aura besoin pour sauver le peu qui peut l'être en 2014. D'où les contorsions parlementaires (on vote contre le "traité austéritaire" mais on s'abstient sur le "budget austéritaire") et les déclarations du genre "le PCF n'est pas dans l'opposition".

 

Le contraste est saissisant entre la situation et le discours. A entendre les dirigeants du PCF tout va très bien. Le Front de Gauche est un succès.Tout se passe bien avec les alliés. Les nouveaux adhérents se précipitent pour prendre leur carte. Le PGE est l'avenir de l'homme, et on va bientôt "allumer les étoiles". Une autocritique ? Un retour sur ce qui n'a pas marché en 2012 ? Vous n'y pensez pas...

 

Ce n'est guère mieux au PG. L'échec relatif de la présidentielle n'a pas permis à Mélenchon de se positionner en leader incontesté et donc de pouvoir faire une OPA sur ces alliés. Sa conduite - désastreuse - de la campagne législative l'a encore affaibli. Et il se trouve maintenant dans la situation peut enviable du général qui, après avoir tenté un assaut et avoir été repoussé, doit entamer un siège long alors que son armée a été dimensionnée pour la guerre de mouvement. Le problème de Mélenchon est celui du cycliste: s'il s'arrête, il tombe. Pour garder une présence sur la scène médiatique, il est obligé donc de tenir un discours qui mélange la surenchère permanente, l'agression, la dénonciation. Un discours qui commence à fatiguer tout le monde, y compris ses propres amis.

 

Car le PG, malgré les communiqués triomphalistes et les chiffrages fantaisistes, a lui aussi un problème d'effectifs. Sans compter qu'il continue à perdre un à un ses dirigeants, et pas les moindres. On se souvient de la démission de l'économiste Christophe Ramaux, qui avait dénoncé le fonctionnement dictatorial du PG et l'incapacité de son Petit Timonier à écouter un autre discours que le sien. On se souvient aussi du départ de Claude Debons, pour des raisons analogues. Aujourd'hui, c'est Marc Dolez, le co-fondateur du Parti, qui part. Il n'est pas inutile de se pencher sur la manière dont ces départs ont été à chaque fois gérés. La chorégraphie est immuable: d'abord, le silence officiel, car on ne fera pas au partant l'honneur de faire comme s'il existait. Le Petit Timonier ne s'abaissera pas à un débat public avec le traître: on laissera les porte-flingue (Billard, Coquerel...) s'en occuper. Il y aura même des cas où le Dirigeant Suprème déclarera avec tristesse que "X reste un camarade" tout en laissant ses thuriféraires se déchaîner (4). Et puis... rien. On continuera comme d'habitude.

 

Car c'est cela qui est le plus inquiétant chez Mélenchon et ceux qui l'entourent: ils sont incapables de tirer des leçons de leurs erreurs. Ils sont d'ailleurs tellement persuadés de l'infaillibilité de leur Chef qu'il ré-interprètent les erreurs pour en faire des triomphes. Et ceux qui le critiquent ne peuvent être que des traîtres mus par les motifs les plus bas et les intentions les plus méprisables. Bien sur, avec Dolez c'est un peu plus difficile que ce ne fut avec Ramaux ou avec Debons, mais l'intention y est. Je vous recommande la lecture des textes de Martine Billard  mais aussi "d'un militant du PG" anonyme mais qui curieusement publie sur le site du PG... vous trouverez des perles d'argumentation du style:

 

Jean-Luc Mélenchon rendrait nos propositions inaudibles ! Ce que Libération s’est empressé de résumer en «Jean-Luc Mélenchon a rendu le Parti de Gauche inaudible ». On ne l’entend pas ? Non cela ne peut être cette définition car le moins que l’on puisse dire c’est qu’on nous entend, et Jean-Luc continue continue d’être invité dans les médias.

 

Quelqu'un devrait expliquer à Martine Billard que ce n'est pas parce qu'on entend la voix de quelqu'un qu'on prête attention à ses propositions. Quant à l'anonyme, il est encore plus drôle:

 

Le Parti de Gauche privilégie l’écologie au détriment de la question sociale affirmes tu. L’argument classique et surtout traditionnel des adorateurs du productivisme. Là encore, ta grille de lecture date d’une époque totalement révolue. (...) Mais heureusement, sous l’impulsion d’une Martine Billard, d’une Corinne Morel Darleux, d’un Mathieu Agostini, le Parti de Gauche rentre fièrement dans la modernité de l’écosocialisme.

 

Il n'y a pas à dire, notre anonyme sait quelles bottes il faut lécher...

 

Dolez n'est pas n'importe qui. C'est le cofondateur du Parti de Gauche. Son départ devrait tout au moins être accueilli sur le mode interrogatif du "qu'est ce que nous sommes devenus pour que quelqu'un comme Marc parte, et parte sans même avoir débattu ses griefs en interne". Mais non, personne ne se pose de question. Tout le monde a sa réponse, et la réponse est que Dolez se trompe. Forcément. Il ne peut avoir raison, même partiellement, même sur un point de détail. Car,on vous le répète, tout va bien et la victoire est proche...

 

Le Front de Gauche semble incapable du moindre retour critique sur son propre parcours. Lorsqu'on se réunit, c'est pour s'émerveiller ensemble que tout aille si bien. Lorsque quelqu'un exprime une critique, il est immédiatement rangé parmi les "ringards", les "passéistes" quand ce n'est pas parmi les traîtres. C'est cette fermeture qui, plus qu'autre chose, fait du Front de Gauche une organisation gauchiste.

 

 

Descartes

 

 

(1) Qui avait dit que deux trotskystes c'est une tendance, trois c'est une scission, quatre un parti et cinq une internationale ?

 

(2) Si vous ne me croyez pas, vérifiez vous-même dans le site officiel du Conseil régional (ici).

 

(3) Il ne vous aura pas échappé que Pierre Laurent n'a pas été candidat aux législatives. Il ne vous aura pas non plus échappé que pour lui permettre de bénéficier d'une tribune parlementaire on l'a fait figurer en position non éligible sur la liste sénatoriale en Ile de France, puis on a fait démissionner discrètement - très discrètement - Nicole Borvo pour lui laisser la place. En termes de légitimité démocratique, on a vu mieux.

 

(4) et si vous ne me croyez pas, faites un tour sur le blog de Mélenchon à la section "commentaires". Vous serez édifié...

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