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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Révélations sur la manipulation de l'affaire des Cinq aux Etats-Unis

26 Août 2012, 15:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

La Havane. 23 Août 2012

 WASHINGTON.— L'avocat de la défense de Gerardo Hernandez, un des cinq Cubains antiterroristes, emprisonnés aux États-Unis, a révélé des détails sur la manipulation du procès et sur les illégalités commises par le gouvernement, lors d'une conférence de presse téléphonique.

L'avocat nord-américain Martin Garbus qui s'exprimait au nom de Gerardo Hernandez a rapporté une longue liste de journalistes qui ont été payés par le gouvernement fédéral pour créer une atmosphère délibérément hostile aux antiterroristes tout au long du procès.

Les informations fournies font partie des actions juridiques mises en place pour obtenir la libération de Gerardo, en argumentant l'attitude anticonstitutionnelle de Washington dans le but d'obtenir sa condamnation.

Conjointement à René Gonzalez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez, Gerardo a été arrêté le 12 septembre 1998, alors qu'ils avaient infiltré et surveillé des groupes violents qui, depuis Miami, organisent et exécutent des attentats contre Cuba. Gerardo a été condamné à deux peines à perpétuité plus 15 ans - la plus sévère des cinq condamnations.

Selon les informations fournies par Me Martin Garbus, pendant la période du procès, entre 1998 et 2001, la communauté de Miami a reçu, à travers la presse écrite, radiophonique et télévisée, un arsenal de propagande payée par le gouvernement dans le but d'intervenir dans le procès et de convaincre les jurés.

Il s'agit d'importantes sommes d'argent qui, jour après jour, année après année, se sont traduites en plus de 1 000 articles et nouvelles diffusées. « Une manipulation qui paraît incompréhensible et dont on ne connaît aucun précédent », a précisé la source.

La défense de l'antiterroriste considère que les journalistes qui ont été publiés par des médias tels que le Nuevo Herald, le Miami Herald, le Diario las Américas, Radio/TV Marti et WAQI (Radio Mambi), entre autres, se sont comportés « comme des agents secrets payés ». Selon l'avocat, en à peine 194 jours, le Nuevo Herald a divulgué 806 articles d'influence négative sur le procès, alors que dans le même temps le Miami Herald en publiait 305. « Un total de 1 111 articles pour les deux journaux, soit une moyenne de 5 articles par jour », a signalé l'avocat.

La déclaration de Me Garbus révèle également les noms des journalistes payés pour créer le climat hostile qui devait aboutir à la condamnation de Gerardo et de ses compagnons, ainsi que les motivations de ces reporters.

Parmi les journalistes payés, on retrouve, entre autres, Pablo Alfonso, Humberto Cortina, Julio Estorino, Carlos Alberto Montaner, Olance Nogueras, Enrique Encinosa, Ariel Remos, Luis Aguilar, Wilfredo Cancio, Helen Ferre, Caridad Roque, Enrique Patterson et Alberto Muller.

Plusieurs d'entres eux, cités dans la procédure engagée en vue d'obtenir la libération des Cinq, sont connus pour avoir participé à des actions violentes et des activités subversives contre Cuba ; certains ont été dénoncés pour avoir des liens avec la CIA.

Cortina est un vétéran de la Baie des Cochons, en avril 1961. Muller fut chargé d'organiser les bandes armées, et Estorino, Montaner et Encinosa ont fait partie des groupes contre-révolutionnaires violents, révèle le document.

Pour leurs services au gouvernement étasunien, les journalistes ont reçu des sommes allant d'environ 3 000 dollars à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Malgré l'importance des nouveaux éléments fournis, le gouvernement des États-Unis persiste à occulter les preuves de sa mauvaise conduite, en empêchant que ne soit connue avec exactitude la totalité des journalistes payés, ainsi que les sommes versées.

« Cependant, ce que nous savons est largement suffisant, précise l'avocat, pour demander la révocation de l'injuste condamnation de Gerardo Hernandez. » (PL)

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A Arras, pour le 218e anniversaire de son exécution,L’hommage à Maximilien Robespierre !

25 Août 2012, 16:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Robespierre 3 (2)

Robespierre méprisé. Robespierre vilipendé. Robespierre honni... Depuis plus de deux siècles, le célèbre avocat arrageois s’attire les foudres des réactionnaires de tout poil effrayés par la dimension sociale et égalitaire dont aurait pu se parer la Révolution française sous son autorité. Un déchaînement de passions et d’invectives aux nauséabonds effets que travaille à contrecarrer avec patience et détermination l’association des Amis de Robespierre. Ce samedi, à l’occasion du 218e anniversaire de son exécution effective le 28 juillet 1794 (10 thermidor), ses partisans étaient réunis sous les fenêtres de la maison où il vécut de 1787 à avril 1789 et son départ pour Versailles et les Etats-Généraux. Après un dépôt de gerbe sur la plaque commémorative, Yves  Adam, le secrétaire de l’association, évoque quelques traits significatifs du programme de l’Incorruptible favorable au suffrage universel, au droit de vote des Juifs, à l’abolition de l’esclavage ou encore à la limitation de la propriété privée... C’est bien son opposition au libéralisme et aux ambitions « de la bourgeoisie de conquérir les marchés européens suite à la victoire de Fleurus en juin 1794, qui valut sa tête à Robespierre. Il a été exécuté parce qu’il était contre ces guerres de conquête. Il était un défenseur des pauvres alors que la Révolution était dirigée par des bourgeois  soucieux de se doter de nouveaux privilèges », rappele fort opportunément Christian Lescureux. Et le secrétaire adjoint des Amis de Robespierre de révéler qu’en mars 1789, Maximilien Robespierre « avait reçu dans cette maison, la corporation des savetiers parmi les plus pauvres  d’Arras. Ces réparateurs de chaussures étaient venus à sa rencontre pour que cet avocat apprécié du peuple les aide à rédiger leurs cahiers de doléances ». Un épisode encore peu connu de sa biographie que Christian Lescureux prend visiblement plaisir à expliciter... Une façon toujours d’œuvrer à la réhabilitation du plus prestigieux des révolutionnaires artésiens.

                          Robespierre 1 (2)                                                                       Jacques KMIECIAK         

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Roms : Ne pas en rester aux effets d'annonce

24 Août 2012, 10:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

roms_1.jpeg Après les années de lutte au côté des associations de défense des migrants Roms, le Parti communiste se félicite de sentir le souffle d'une volonté affichée de changement. L'annonce de la suppression de la taxe de 700 euro du par les employeurs pour chaque embauche de Roms est à cet égard une bonne nouvelle.
Toutefois, l'absence de moratoire sur les expulsions et de remise en cause des contraintes administratives pour accéder à un emploi provoque notre inquiétude. Rien ne serait plus décevant que de voir croître le nombre d'expulsions et de démantèlement de camps sans la mise en place de réelles solutions alternatives. Comme la Commissaire européenne à la Justice Viviane Reding, nous incitons vivement le gouvernement à aller au bout des ses intentions.

Aussi, le PCF propose :

  • L'adoption immédiate d'un moratoire sur les expulsions.
  • L'arrêt des discriminations au regard du droit du travail.
  • L' organisation de tables rondes départementales associant représentants du gouvernement, élus des collectivités territoriales et associations qui agissent auprès des familles.

Il faut pour aller de l'avant, s'appuyer sur les expériences menées dans des villes et des départements. Ce n'est pas d'effet d'annonce dont les Roms ont besoin, mais d'annonces ayant des effets. Le droit au travail, le droit au logement, le droit à l'école et à la santé sont les conditions d'une vie digne du pays des droits de l'Homme.

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CDI à durée déterminée : Michel Sapin doit rectifier ses propos ou signer un vrai CDI comme conseiller auprès du MEDEF

24 Août 2012, 10:31am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Michel-Sapin.jpgEn évoquant ce mardi matin au micro d’Europe 1, les 150.000 contrats d’avenir prévus pour la rentrée, Michel Sapin a expliqué que ces contrats proposeront aux jeunes «un vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante, entre un an et trois ans». Manifestement, le ministre du travail n'a pas du prendre assez de repos pendant ses vacances pour se fourvoyer de la sorte. Un CDI en France est un acquis social important qui protège les salariés du secteur privé contre la précarité en leur donnant une garantie d'emploi.

Michel Sapin doit rectifier au plus vite ses propos ou signer un vrai CDI comme conseiller auprès du MEDEF qui doit se pincer pour y croire. L'emploi des jeunes est une affaire sérieuse qui ne mérite pas d'y introduire toujours plus de précarité. La lutte victorieuse contre le CPE n'est pourtant pas si loin pour que cela serve de leçon au gouvernement qui aurait ainsi le bon goût de se souvenir que d'être de gauche ce n'est pas précariser sa jeunesse mais assurer son autonomie et son insertion sociale et professionnelle.


Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF


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Assemblée de rentrée du PCF 62 à Sallaumines

24 Août 2012, 10:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Assemblee-de-rentree-2012-PCF-62.jpg

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Des étudiants précaires pour remplacer les enseignants ? Non merci !

23 Août 2012, 15:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

banniere uecLe conseil des ministres de rentrée de ce mercredi a pour point central le projet de loi sur les emplois d'avenir. Michel Sapin, ministre de l'emploi, a déjà détaillé son projet avec en point d'orgue « les CDI à durée déterminée de un à trois ans ». Quelle bonne idée! Une partie de ces contrats concerne les étudiants : les contrats d'avenir « professeur ». 6 000 contrats sont ainsi prévus pour l'année prochaine et 15 000 l'année suivante. Réservés aux étudiants boursiers, ces contrats représentent de réels dangers. Dès la deuxième année de licence et pour une durée de trois ans, les étudiants seraient employés dans les lycées et collèges pour des missions pédagogiques qui se rapprochent de l'enseignement. Leur rémunération est évidemment bien faible : en cumulant les aides sociales et le salaire à mi-temps, on parviendrait difficilement à 900€/mois.

Prenant acte du fait que les bourses étudiantes sont insuffisantes pour étudier dans de bonnes conditions, le gouvernement propose aux étudiants... de se salarier encore, faisant d'une partie des boursiers l'armée de réserve de l'éducation nationale qui manque cruellement d'enseignants après les 80 000 suppressions de postes sous Sarkozy.

Plutôt que de proposer une véritable formation en alternance permettant l’entrée dans le métier, cette mesure crée un nouveau « petit boulot » nuisible à la réussite des étudiants. Plutôt que d’instaurer les pré-recrutements nécessaires pour permettre à tous les étudiants, quelle que soit leur origine sociale, d’accéder au métier, et reconstituer un vivier d’enseignants, elle crée une nouvelle catégorie de « quasi-enseignants » précaires, peu formés et mal payés. Plutôt que de revenir sur les dégâts de la formation des enseignants (la masterisation), instaurée en 2009 par Valérie Pécresse, cette mesure aurait pour conséquence d'accentuer au contraire cette politique en bradant les formations. Plutôt qu'éradiquer la précarité étudiante déjà criante, elle ouvre encore plus grandes les vannes de ce cancer qui ronge toute la jeunesse.

Il est temps de rompre avec cette logique libérale ! Les communistes exigent l'abandon immédiat de cette mesure qui va à l’encontre des besoins de l’Éducation nationale comme des étudiants. L’Éducation Nationale n’a pas besoin de nouveaux précaires, ni les étudiants de nouveaux jobs !
Nous refusons que la précarité étudiante serve de prétexte à de nouvelles attaques contre le statut des enseignants.
Nous réclamons une refondation de la formation des enseignants appuyée sur des pré-recrutements sous statut de la fonction publique.
Nous exigeons l'embauche massive d'enseignants et de personnels à la hauteur de nos besoins.

Marion Guenot
Secrétaire nationale de l'UEC

Marine Roussillon
Responsable du Réseau Ecole du PCF.uec.jpg

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Entretien avec Antonis Karavas, médecin dans le système public de santé grec : « Dans les hôpitaux en Grèce, on manque de tout »

21 Août 2012, 13:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Dans les hôpitaux en Grèce, on manque de tout »

karavas.jpgEntretien réalisé par Heike Schrader, pour Junge Welt avec Antonis Karavas, médecin dans le système de santé publique en Grèce



Traduction WM pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le système de santé public est aussi touché par les mesures d'austérité. Quelle est la situation sur place?


Avec la crise, le nombre de patients augmente. Les dépressions, suicides, la consommation de drogue ont explosé. Même les pathologies physiques se sont développées. La Grèce n'a pas les structures publiques pour offrir des services de santé de base. Nombre d'examens de contrôle ne sont ainsi pas pris en charge par l'assurance maladie. Avec la crise, la situation financière de beaucoup de Grecs s'est aussi considérablement dégradée. Conséquence immédiate, on ne va voir le médecin que lorsque la maladie a déjà atteint un stade avancé. Et au lieu de donner aux structures étatiques les moyens de protéger et de soutenir ces personnes, on réduit continuellement les dépenses du système de santé.



A quoi ressemble concrètement la situation à l'hôpital?


On manque de tout, les fournisseurs ne sont pas payés et n'assurent donc plus leurs livraisons. On manque de matériel quotidien, de bandages, de désinfectants, même de nourriture que les proches des patients doivent désormais apporter eux-mêmes à l'hôpital. Des opérations doivent être reportées faute de matériel. Une situation tragique au XXI ème siècle.


D'autre part, la corruption n'a pas cessé. Du matériel médical et des médicaments sont encore achetés à des prix artificiellement gonflés. Des entreprises graissent la patte à des médecins pour qu'ils écoulent leurs produits.



Le gouvernement avait annoncé en 2010 son intention de centraliser l'achat des fournitures nécessaires aux hôpitaux. Qu'en est-il advenu?



Rien. Ce serait une très bonne chose si les achats étaient centralisés. Au lieu de cela, chaque hôpital achète ce dont il a besoin. En principe, les hôpitaux ne sont pas en mesure de réaliser des commandes supérieures à un million d'euros. Mais pour contourner les contrôles, on découpe ces grandes commandes en ordonnances d'une valeur plus faible. Cela pourrait se passer autrement, comme en Angleterre par exemple. On calcule combien de stimulateurs cardiaques sont utilisés chaque année en moyenne, et on procède à un achat centralisé, ce qui permet d'avoir le matériel à un prix avantageux. Cela n'est pas fait, car cela supposerait rentrer en conflit avec ceux qui tirent profit de la corruption et du clientélisme.



De nouvelles mesures d'austérité sont prévues, qu'en est-il pour le système de santé?


Avant tout, ce sont des hôpitaux qui vont fermer ou fusionner. Concrètement, il est prévu de fermer 50 des 132 hôpitaux du pays pour des raisons financières. Les candidats à la fermeture sont essentiellement les hôpitaux ruraux et les petites cliniques à Athènes. Ils ont été sélectionnés sous prétextes qu'ils sont sous-utilisés. Selon le Syndicat de la santé, cette évaluation ne correspond pas à la réalité.



Dans la discussion, une proposition a été avancée, celle de couvrir intégralement par la caisse d'assurance-maladie des dépenses allant jusqu'à 1 500 €/an et d'introduire également une assurance-complémentaire pouvant aller jusqu'à 50%. Qu'en pensez-vous?


C'est une approche totalement inacceptable. Ici, on ne considère la santé que sous son aspect comptable. Cela ne peut pas être le cas. Pour ceux qui souffrent de maladies chroniques, par exemple, des malades du rein qui ont besoin d'une dialyse régulière, cette limite serait dépassée au bout d'un petit mois. Certains médicaments anti-cancéreux, à titre d'exemple, coûtent des centaines d'euros. Une journée en réanimation coûte de 700 à 800 euros. Doit-on voler quelqu'un qui ne peut pas payer, après deux jours de soins intensifs?



Les dépenses Grecques pour les soins de santé sont très élevés, c'est incontestable. Quelles en sont les raisons?


On doit distinguer les dépenses pour la santé publique et celles des établissements privés. Dans la santé publique, les chiffres révèlent une tout autre image. Alors que dans la zone Euro, c'est en moyenne 12% du PIB qui est consacré aux dépenses publiques de santé, en Grèce c'était 6% avant la crise. Avec les coupes, nous sommes désormais retombés à 4%.


Dans l'ensemble, toutefois, si les dépenses pour la santé en Grèce sont très élevées c'est parce que l'argent est essentiellement dirigé vers les établissements privés. Cette situation ne s'est pas arrangée avec la crise, elle se serait même renforcée. Si on examine les conditions de remboursement de la nouvelle caisse d'assurance maladie unifiée, créée à partir de la fusion des anciennes caisses particulières et des organismes privés, on paie les prestations privées au prix fort. Plutôt que de réduire les tarifs, par exemple pour une naissance dans une clinique privée, le gouvernement paie 4 000 €, tandis qu'un patient privé ne paie que 2 000 €. Au total, nous versons des sommes comparables dans le secteur privé à celles que pratiquent les Etats-unis ou le Mexique qui ont complètement privatisé leur système de santé. Certains établissements privés en tirent des bénéfices considérables.



Si on ne fait pas d'économies de cette manière, qu'est ce qui est en jeu alors?


Il ne s'agit pas juste de coupes. Il s'agit de privatiser l'ensemble du secteur de la santé. Jusqu'alors, par exemple, la plupart des recherches étaient réalisées dans les laboratoires de la caisse d'assurance-maladie de l'Etat. Mais les moyens manquent et les chercheurs sont contraints d'avoir recours à des laboratoires privés. Cela va coûter beaucoup d'argent aux caisses de l'Etat, plus que la gestion de ses propres labos. Nous avons ainsi, d'une part, les coupes drastiques, d'autre part la privatisation du système de santé est poussée encore plus loin. Le but ultime, c'est l'externalisation complète des soins de santé au privé.



Parmi les raisons de l'état désastreux des caisses d'assurance-maladie, le gouvernement et les médias nous rabâchent continuellement le fait qu'un certain nombre de Grecs, peut-être des milliers, se sont constitués frauduleusement des pensions d'invalidité. Est-ce que ces fraudes, du type de cette fameuse pension d'invalidité pour cécité accordée à ce chauffeur de taxi, sont responsables de la faillite imminente des caisses de l'Etat?


Il a fallu des décennies pour en arriver à cette situation en Grèce. Elle est fondée sur une compréhension erronnée de ce qu'est l'Etat-providence, qui est devenu ici un Etat clientéliste. Cela doit changer naturellement. Mais au lieu de viser spécifiquement ces fraudeurs, on réduit les dépenses pour tout le monde. Mais l'importance que les médias donnent à ce phénomène ne correspond à la réalité. On laisse croire que le versement de prestations d'invalidité injustifiées serait la cause de la crise de l'assurance-maladie. En réalité, c'est une goutte d'eau dans la mer. Le non-paiement des cotisations sociales patronales constitue l'essentiel du trou des caisses d'assurance-maladie. Pour la seule année dernière, cela représente environ huit milliards d'euros. Les patrons ne paient, dans une large mesure, pas leurs cotisations sociales. Soit parce qu'ils font travailler leurs employés au noir, soit parce qu'ils ne versent tout simplement pas leurs cotisations. Même dans ce dernier cas lorsque les choses tournent mal pour eux, et qu'ils se retrouvent devant la justice, soit ils font valoir la prescription, soit il y a entente à l'amiable, et l'entrepreneur n'a qu'à payer une petite partie des cotisations. La diminution des recettes de la caisse d'assurance-maladie est due également à la hausse du chômage, à la baisse des salaires, et à la conversion des postes à temps plein en emplois précaires, faiblement rémunérés. En revanche, les pensions d'invalidité frauduleuses sont quantité négligeable.



Des centres de santé auto-gérés ont été mis sur pied essentiellement dans les grandes villes, comme à Athènes et Salonique. Les médecins y offrent des soins gratuits pour des personnes sans assurance maladie. Est-ce la solution au problème?


Ces initiatives sont très importantes, c'est sûr. Beaucoup de gens peuvent être aidés de cette façon, en particulier ceux qui n'ont pas accès aux soins de santé basiques, que l'Etat n'a du reste jamais assuré en Grèce. Mais ces centres de santé auto-gérés ne peuvent traiter que les cas les plus simples. On ne peut pas compenser de cette façon la fermeture des hôpitaux. On ne peut pas réaliser toutes les opérations et faire des commandes pour des médicaments coûteux. Ce sont de bonnes initiatives, mais elles ne peuvent compenser le démantèlement du système de santé national.

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Un coup de force anticonstitutionnel

21 Août 2012, 13:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

europe_drapeau400x274.jpgEn déclarant le nouveau traité européen (TSCG) compatible avec notre loi fondamentale, le Conseil constitutionnel participe à l’opération de banalisation et d’évitement de tout débat sur les gravissimes conséquences qu’induirait l’application de ce traité coécrit par M. Sarkozy et Mme Merkel. Vouloir ainsi camoufler le transfert total de la souveraineté budgétaire de l’Etat vers des autorités extérieures au pays revient à cacher le déni qui se prépare contre la démocratie.

Depuis l’avènement de la République, l’une des prérogatives principales des parlements nationauxest de décider des budgets des nations. C’est l’essence même de notre contrat social. Avec le traité, le Parlement perdrait ce pouvoir essentiel. Le principe d’équilibre budgétaire dit règle d’or focalise l’attention. Mais le traité ne s’arrête pas là. Nos concitoyens doivent savoir que son application donnerait à la Commission européenne, organisme non élu, non démocratique, les pleins pouvoirs sur les Etats nations. Elle pourrait décider d’abaisser autoritairement le déficit structurel de l’Etat, mais aussi contrôler ceux de la Sécurité Sociale, des collectivités locales, des entreprises publiques à un niveau très en de ça de ce qui était prévu dans les traités de Maastricht et de Lisbonne. La barre serait désormais abaissée à 0,5% des richesses produites. Les projets de loi des finances seraient transmis à la Commission de Bruxelles avant tout débat à l’Assemblée nationale. Un mécanisme de correction automatique des budgets serait arbitrairement instauré, des sanctions imposées aux Etats qui n’appliqueraient pas consciencieusement l’austérité. Les autorités  européennes vérifieraient et corrigeraient les budgets tous les six mois. Le comble est de voir le Conseil constitutionnel décider lui-même d’abandonner ses propres prérogatives de contrôle budgétaire pour les transférer à la Cour de justice européenne ! C’est un coup de poignard contre la République ! Il a pour objectif fondamental d’imposer l’austérité à perpétuité pour le monde du travail et de la création afin d’enrichir les puissances d’argent. Il s’agit, pour les tenants du traité, de se prémunir des réactions populaires en faisant porter la responsabilité de choix intolérables sur des institutions supranationales.

 

Au-delà d’un pacte d’austérité budgétaire, le traité contient aussi en son titre IV un outil permettant à des autorités extérieures d’intervenir sur les choix économiques des gouvernements. L’aberrante décision du Conseil constitutionnel nous oblige à redoubler d’efforts pour obtenir un vrai débat sur le contenu du traité et ses implications négatives sur la vie quotidienne des populations. Cet oukase destiné, selon son article 16, à devenir la loi fondamentale de l’Europe, va constituer un cadenas austéritaire contre toute politique de gauche. Ne laissons pas faire !

C’est trop grave pour qu’il soit adopté en catimini à la faveur d’une séance spécialedu Parlement fin septembre. Un référendum est indispensable. Dans l’immédiat, le réclamer avec force dans l’unité aidera nos concitoyens à mieux prendre conscience de ce qui se trame dans leur dos

  Referendum pacte budgetaire

PATRICK LE HYARIC

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Les plaques des fusillés annezinois en piteux état à la citadelle d'Arras

21 Août 2012, 11:02am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

mur-des-fusilles.jpegDès la grille passée, c'est une couleur qui attire le regard : le noir qui recouvre les premières plaques du mur des Fusillés.


Le lierre et les mauvaises herbes s'installent dans le lieu. Pour René Chevalier, secrétaire de la section du Parti communiste arrageois, il est temps d'envisager une rénovation. C'est ce qu'il réclame à la mairie d'ici au 16 septembre date de la prochaine cérémonie. Une question d'image mais surtout de respect pour les 218 personnes fusillées dans les fossés de la citadelle. Parmi elles, il y avait cinq Annezinois.
Porté par une des rues les plus importantes de la commune, le nom du capitaine Coussette est toujours très connu. Mais les jeunes générations ne savent pas toujours que ce combattant de l'ombre était tombé sous les balles allemandes dans les fossés de la citadelle d'Arras quelques semaines avant la Libération, le 18 juin 1944. Dans le civil, il exerçait la profession d'artisan plombier. A 31 ans, il était plus âgé que la plupart des jeunes résistants du bassin minier alignés le même jour devant le peloton d'exécution. Alfred Coussette était leur chef.
Il s'agit d'un épisode de la fin de la guerre qui se déroule quelques jours après le débarquement des Alliés en Normandie. Des maquis du Pas-de-Calais ont reçu l'ordre de se rendre dans les Ardennes. Dans le bois de Bourlon, une forêt de 250 hectares, près de Cambrai, ils sont encerclés par les Allemands. Deux Annezinois, Robert Crammer et Paul Vasseur, meurent les armes à la main. Les autres parviennent à s'enfuir, se cachent dans des fermes. La plupart sont capturés, en plusieurs vagues d'arrestations. Ils sont jugés par le tribunal militaire allemand. Outre la plaque du capitaine Coussette, on relève cinq autres noms de résistants annezinois sur le mur des fusillés à Arras : Fernand Grossemy, René Jamsin, Maurice Leroy, Louis Marquant et Francis Woittier.

 

http://www.nordeclair.fr/Locales/Bethune/Environs/2012/08/06/les-plaques-des-fusilles-annezinois-en-p.shtml

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/la-section-d-arras-du-parti-communiste-reclame-la-jna29b0n614834

 

 

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Dépasser les honoraires, c’est abuser !

21 Août 2012, 10:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

doc_0.jpg

  Bernard Coadou, médecin généraliste en retraite de Gironde, préside l’association La santé, un droit pour tous, à l’origine d’un manifeste et d’une pétition à destination des praticiens de santé et des patients en vue de la suppression des dépassements d’honoraires. Les motifs de la fronde.

L’injustice n’est pas une maladie incurable. Ça se soigne ! C’est, en substance, le message que s’évertue à faire passer Bernard Coadou, médecin généraliste de Gironde, en retraite pour le moins active depuis dix-huit mois. Les médias se sont largement fait écho du manifeste signé par 111 professionnels de santé de tous les secteurs (généralistes, spécialistes, professeurs, médecins, internes…), prônant l’interdiction des dépassements d’honoraires. Initié par l’association qu’il préside : La santé, un droit pour tous, ce manifeste, rendu public début août, a d’abord rayonné dans la région Aquitaine. Il concerne désormais tous le pays. Le doublement des signatures en quatre jours émane d’une majorité de praticiens en activité, « dont aucun ne pratique de dépassement d’honoraires », insiste Bernard Coadou, qui, au passage, met en garde contre l’idée que « les dépasseurs seraient les meilleurs ! ». Une pétition réaffirmant que « tous les dépassements sont abusifs ! » sera prochainement proposée en ligne sur Internet, à destination de tous.

Le docteur Coadou prend volontiers l’exemple « caricatural » de l’urologie : « L’association a déjà dénoncé des abus manifestes dans ce domaine, à Bordeaux », rappelle-t-il. Ainsi, pour un cancer nécessitant une ablation de la prostate, un bénéficiaire de l’aide médicale d’État s’est vu facturer 1 795 euros de dépassements. Il a dû faire un prêt pour s’acquitter de sa « dette » envers le chirurgien ! « En 2010, près de 30 % de la population a renoncé à des soins pour des raisons financières. »

« mesures dissuasives », pour parvenir à une « limitation »

Un scandale, qui ne doit pas pour autant faire oublier que le serment d’Hippocrate vaut encore pour des milliers de médecins qui multiplient les actes gratuits auprès de populations précarisées.

Nicolas Sarkozy n’a jamais voulu entendre parler du problème. Du côté du gouvernement Ayrault, la ministre Marisol Touraine évoquait en juillet dernier de possibles « mesures dissuasives », pour parvenir à une « limitation » de ces pratiques, si un accord n’était pas trouvé d’ici au 17 octobre dans le cadre de la négociation entamée le 25 juillet par la Caisse nationale d’assurance maladie, réunissant représentants syndicaux des médecins et des complémentaires de santé. « Redéfinir un cadre, pourquoi pas, mais cela reste à nos yeux une étape intermédiaire », affirme le médecin bordelais. « Un véritable problème de civilisation », qu’il pose en ces termes : « Est-il tolérable que dans une société quelqu’un puisse décider de s’octroyer des augmentations de salaire quand la grande majorité est appelée à se restreindre ? » « D’autant que ces dépassements s’ajoutent aujourd’hui aux franchises médicales, au déremboursement de médicaments, à l’augmentation des mutuelles. Et que depuis trente-deux ans que le secteur 2 a été créé il y a une progression régulière du nombre de médecins qui pratiquent des dépassements, même si cette pratique reste globalement minoritaire », argue Bernard Coadou, qui invite à « commencer par le secteur public ! ».

41 % des spécialistes libéraux pratiquent les dépassements

En 2011, 4,5 % des médecins hospitaliers sont en effet venus trouver, aux côtés de 41 % des médecins spécialistes libéraux et de 7 % de médecins généralistes, 2,4 milliards d’euros dans les poches de malades bien souvent âgés (contre 900 millions d’euros en 1990). « La progression est telle que les patients de certains territoires en viennent à ne plus avoir le choix », argumente encore Bernard Coadou. Un manque d’alternative de plus en plus criant dans les grandes métropoles et notamment à Paris.

« Je sais bien que les loyers des locaux médicaux sont exorbitants à Paris et que certaines spécialités comme la chirurgie, l’obstétrique ou la radiologie-échographie ont vu le montant de leurs assurances considérablement augmenter du fait d’une recrudescence de procès, mais c’est ce qui nous fait dire que le débat soit s’élargir au travers de création de commissions où toutes les parties doivent aborder toutes les questions, y compris celle du revenu moyen des médecins. » Le bras de fer entre opposants et partisans des dépassements d’honoraires avait déjà fait couler beaucoup d’encre dans les années 1980. Quant à ses confrères qui en viendraient comme à l’époque à se déconventionner si la loi interdisait les dépassements : « Eh bien, qu’ils le fassent ! » lâche sans ambages le médecin girondin. Combien de Français pourraient en effet accéder aux soins sans pouvoir prétendre à un quelconque remboursement par la Sécurité sociale ? Bernard Coadou sera présent à la Fête de l’Humanité, avec son association, pour poursuivre le débat.

Trop mal au porte-Monnaie... Selon le baromètre CSA sur « les relations et les pratiques 
des citoyens européens à l’égard de leurs systèmes de santé », 29 % des Français ont renoncé à des soins en raison d’un problème d’argent en 2011. Ils n’étaient « que » 11 % en 2009 et 13 % en 2010 ! Seule la Pologne faisait pire, l’année dernière, avec 36 %. « La qualité des soins ne s’est pas dégradée », 
avait pourtant osé déclarer Jean-François Copé, lors 
de la convention sur la santé de l’UMP en octobre 2011.

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Roms/réunion interministerielle : le PCF attend des décisions à la hauteur d'une politique de gauche

18 Août 2012, 15:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

romsLe gouvernement vient de décider de tenir une réunion interministérielle au sujet des Roms présents en France.

Le PCF se félicite de cette initiative et attend de cette réunion des décisions à la hauteur des valeurs que doit porter la gauche. Nous ne pouvons accepter de ce gouvernement ce que nous avons refusé hier de Sarkozy.

Cependant, l’inexactitude de l’analyse du ministre de l’intérieur, pour qui l’exode de Roms de Roumanie et de Bulgarie ne serait dûe qu’aux discriminations, est inquiétante. Certes les discriminations qui touchent les populations dans ces pays doivent être combattues fermement, mais les migrations de ces familles sont tout autant dues à la misère et à la dégradation des économies et des politiques sociales.

Le PCF exige que les mesures transitoires soient immédiatement levées par la France pour enfin permettre l’égal accès au travail. Un moratoire sur les expulsions doit être décidé.

Reconnaitre le droit au travail, le droit de circulation, ansi que leur statut européen implique que l’on cesse de les chasser, de les expulser des bidonvilles et des squats. En mettant ces populations à la rue, en ajoutant de la précarité à la précarité, aucune solution ne peut être trouvée pour combattre ce mal logement. La scolarisation et le droit à l’hygiène doivent être une priorité.

Des tables rondes départementales doivent être organisées avec les associations qui agissent auprès des familles. Le gouvernement engagera avec les associations et les collectivités territoriales un bilan des expériences menées dans des villes et des départements.

Cette réunion interministérielle doit donc aboutir sur une politique adaptée à la situation, avec des engagements précis et un calendrier de travail, en collaboration avec les associations et les élus.

Une politique de gauche ambitieuse doit faire de cette question l’une des démonstrations de sa détermination à agir avec les citoyens contre la misère, les précarités, le mal logement et les discriminations. 

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Tunisie : douze partis de gauche créent un "front populaire"

18 Août 2012, 15:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Douze partis de gauche et un groupe de personnalités indépendantes se sont regroupés pour former un "Front populaire", nouvelle force d’opposition, a annoncé lundi 13 août le Parti ouvrier tunisien (POT).

La réorganisation de Assemblee-nationale-constituante-tunisienne.jpgl’opposition tunisienne se poursuit.  « Un "front populaire" a été créé dimanche soir à Tunis réunissant douze partis de gauche et un groupe de personnalités indépendantes et reconnues pour leur militantisme », a annoncé lundi 13 août le Parti ouvrier tunisien (POT) dans un communiqué.

Cette alliance ambitionne d'être une véritable opposition au triumvirat, composé de Ennahdha et de deux partis de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki et Ettakatol, qui dirige actuellement la Tunisie.

Le « front populaire » veut concurrencer une autre alliance formée par le Parti Républicain (centre) et Al Massar (La Voie, gauche) autour de Nida Tounès (l'Appel de Tunisie), le nouveau parti de l'ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi. L'Appel de Tunisie, qui connaît une popularité croissante depuis sa création en juillet, et ses alliés ont indiqué songer à se présenter ensemble lors des élections prévues en mars 2013. Un scrutin dont l’organisation dépend de l'adoption par l'Assemblée nationale constituante (ANC, élue en octobre 2011) d'une nouvelle Constitution d'ici octobre prochain, mais dont les travaux ont pris quelque six mois de retard.

Légende photo : Une séance plénière de l'Assemblée nationale constituante tunisienne, le 8 août 2012 à Tunis. © AFP


Source : Jeune Afrique (Avec AFP)
Lundi 13 août 2012

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Le conseil constitutionnel fait un choix politique 1

18 Août 2012, 14:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

conseilconstitutionnel.jpgLa décision rendue par le Conseil constitutionnel à propos du nouveau traité européen est une décision de caractère politique. Alors que  la vocation proclamée de cette institution est de veiller au respect des principes de la Constitution, elle ne trouve rien à redire quand l’un des plus fondamentaux d’entre eux est remis en cause. Il s’agit de  la souveraineté populaire indissociable de la souveraineté budgétaire des États. Le traité de Maastricht avait été apprécié autrement et nécessité un ajustement de la Constitution. Ce n’est  pas tant  le principe de la « règle d’or », avec un taux toléré de déficit abaissé à 0,5% – règle absente du traité de Maastricht- qui pose gravement question. Mais bien le cran supplémentaire, à nos yeux antidémocratique et anticonstitutionnel, qui se prépare avec le nouveau traité. Ce dernier donne le pouvoir à des institutions extérieures au pays, dont la Commission de Bruxelles, de décider du budget national, de le rectifier si elles le jugent nécessaire, puis de contrôler la nature des recettes et des dépenses. Or, un des fondements de notre démocratie est précisément la responsabilité du Parlement de lever l’impôt et d’en répartir les fruits.

Le plus important transfert de compétences qu’on puisse imaginer pour un État. Quand on sait que ce transfert a pour objectif d’imposer l’austérité à perpétuité, on est en droit de penser que le Conseil constitutionnel a privilégié cette considération politique plutôt que son rôle de gardien de la Constitution.

Ajoutons que le traité (TSCG) n’est pas qu’un pacte budgétaire. Son titre IV, portant sur « la coordination des politiques économiques », constitue aussi une immiscion claire dans le choix des politiques économiques des États et gouvernements, conditionnant toute « réforme économique à l’autorisation des institutions européennes ».

La surprenante décision politique du Conseil constitutionnel ne parviendra pas à étouffer le nécessaire débat sur les moyens de sortir l’Europe de la crise. Sur tout le continent,  les populations constatent que la situation s’aggrave dangereusement au point qu’on parle de plus en plus de récession, voir de menaces sur l’euro. Le traité ne peut être adopté en catimini à la faveur d’une séance extraordinaire du Parlement en septembre.

Au nom des propres engagements de F. Hollande à « réorienter la construction européenne », de la défense de la souveraineté populaire et de la possibilité de réussir une politique de gauche, nous réclamons avec encore plus de force, un débat et un référendum sur le nouveau traité européen.

Pour signer en ligne la pétition pour un référendum initiée par l’Humanité, cliquez ici

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STIF/délocalisation des centres d’appels téléphoniques : la seule solution dont personne ne parle est celle qui correspond au service public et au bon sens !

18 Août 2012, 14:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Collectif PCF-RATP-Bus, 16 août 2012


Et pourquoi le STIF n’internaliserait pas l’assistance téléphonique aux ayants-droit à la carte solidarité transport plutôt que de nourrir les profits des délocaliseurs ?


120815_CAT_Idf.jpgLe président PS d’Ile-de-France et président du STIF, Jean-Paul Huchon n’a toujours pas compris pourquoi l’affaire lui tombait dessus.

Pour lui, l’externalisation, les appels d’offres, l’attribution des marchés publics au moins coûtant (apparent) sont entièrement intégrés dans ses mœurs politiques gestionnaires, peu importe si le prestataire se situe à l’autre bout du monde. En 2006, il s’était vanté de livrer le « marché du siècle », 1,8 milliard d’euros, du renouvellement des trains de banlieue au trust canadien Bombardier, très peu implanté en France, plutôt qu’à Alstom, parce que ça coûtait « moins cher à la région ».  En définitive, non seulement la plus grande partie de l’activité industrielle est délocalisée (quel coût ?) mais les dysfonctionnements se multiplient sur les nouvelles rames Bombardier, entraînant d’importants surcoûts pour le STIF…

 

Voilà maintenant que l’on cherche des poux à M. Huchon pour un tout petit marché, en comparaison, de 3 millions d’euros, un contrat d’assistance téléphonique, que le STIF s’apprête à attribuer à un prestataire privé dont l’activité se fera sur une « plateforme » téléphonique située au Maroc. L’information a été rendue publique en juillet 2012.

On comprend, sincèrement, l’énervement de Huchon quand il voit que la protestation émane de l’actuel détenteur du marché, cette fois ci recalé, la société Webhelp. Le patron de Webhelp pleure, fait pleurer sur 80 emplois menacés et sur les villes de Fontenay-le-Comte et de Saint-Avold en crise. Il oublie de dire que la proposition de Webhelp comprenait également une part d’activité délocalisée et que cette firme emploie elle-même 70% de ses 10.000 salariés à l’étranger pour des prestations destinées à la France (Roumanie, Île Maurice… Maroc).

 

La mauvaise foi patronale s’est habilement saisie de la posture « patriotique » du nouveau ministre du « redressement industrielle », le PS Arnaud Montebourg. Comme c’était prévisible, Montebourg a réagi au quart de tour accusant le choix du STIF. On comprend, à nouveau, l’énervement de Huchon qui prend ça comme un coup de poignard dans le dos, qu’aucun élu régional de « gauche plurielle » n’a jamais tenté de lui porter en contestant ses choix « libéraux ».

Donc Montebourg monte sur ses grands chevaux et un débat national s’instaure. Voilà l’UMP qui demande des clauses sociales dans les appels d’offres, des élus de toutes couleurs qui veulent restreindre les marchés publics à des entreprises françaises ou européennes etc.

En toile de fond, le débat sur le « coût du travail » en France, forcément trop élevé : 2000 euros par mois pour 35 heures pour un télé-opérateur non qualifié contre 450 euros tout compris au Maroc !

Et le coût du chômage pour les travailleurs français et le pays ? Et le coût pour la collectivité des profits des actionnaires de Webhelp ou de ses concurrents ? Et le service rendu ? Quant à la « coopération » avec le Maroc agitée par quelques-uns : les diplômés marocains francophones ont mieux à faire pour leur pays que du marketing téléphonique.  

 

Le marché contesté du STIF porte sur les activités de l’Agence solidarité transports d’Ile-de-France. Les télé-opérateurs au Maroc ou ailleurs auront comme tâche de renseigner les titulaires du RSA, de la CMU, dont de nombreux chômeurs, sur leurs droits à des cartes de réduction ou à la gratuité dans les transports franciliens. 350.000 personnes sont concernées.

L’objet même du marché rend l’appel d’offre encore plus indécent : l’aide aux chômeurs délocalisée ! Mais la question n’est pas que morale.  

Il y a une solution que tout le monde exclut d’office et qui pourtant coule sous le sens : le STIF, ce géant financier, à fonction administrative, peut et doit internaliser ce service de renseignement téléphonique qui fait directement partie de ses compétences et qu’il est aisément possible de mettre en place.

Economisons sur les profits, gagnons sur les salaires, les conditions de travail, la qualité du service, l’emploi ! Interpellons Huchon, Montebourg et cie sur leurs contradictions ! Une victoire sur ce cas sensible et médiatisé peut en appeler d’autres.

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IL FAUT ARRETER CA

18 Août 2012, 14:13pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les plans d’austérité contre les peuples sont renforcés partout en Europe. Les suppressions d’emplois, les fermetures d’entreprises se multiplient en France.

C’est «  la crise » entend-on partout.

La « crise » ? Pour qui ?

Le capitalisme créé ses propres crises, il en a besoin pour dominer les peuples et accroître ses profits.

Les entreprises du CAC 40 (les 40 plus grosses entreprises françaises cotées en bourse) publient leurs résultats financiers du premier semestre 2012.

31 sur les 40 viennent de le faire, 29 sont bénéficiaires et 15 affichent des résultats en hausse.

Le total des profits réalisés par ces 31 entreprises s’élève à 34 Milliards d’euros en 6 MOIS !!

Quelques exemples : Total 5,3 Milliards, BNP Paribas 4,7 Milliards, Sanofi-Aventis 3 Milliards, EDF 2,8 Milliards, Axa 2,6 Milliards, GDF Suez 2,3 Milliards, France Télécom 1,7 Milliards etc... On peut remarquer que ces entreprises annoncent ou ont déjà appliqué des hausses de prix, c’est le cas de Total, EDF, GDF-Suez, ou des licenciements comme Sanofi qui supprime 5000 emplois.

La « crise » est un des outils du capital pour renforcer l’exploitation des peuples.

Qui en parle ?

Silence total du gouvernement actuel. Ce n’est pas étonnant, F. Hollande vient de rencontrer les patrons des plus grandes

entreprises allemandes et françaises, ils sont d’accord pour poursuivre cette politique.

Silence des partis politiques de tous bords qui ne font que pleurer sur la misère du monde sans jamais remettre en cause le capitalisme et son mécanisme destructeur. Les solutions qu’ils proposent ne consistent qu’à gérer le mieux possible le système actuel.

Les profits explosent, les places boursières aussi.

C’est au moment où la Grèce, l’Espagne, l’Italie, et d’autres pays s’enfoncent dans la récession que les profits boursiers s’envolent.

L’indice Eurostoxx qui réunit les 600 plus grosses entreprises européennes, indique que leurs actions ont augmenté de 7,5 % depuis le 25 Juillet. Les bourses italienne et espagnole ont gagné 20% depuis le 24 Juillet. Le CAC 40, c’est 9% depuis le 1er Janvier 2012, Francfort c’est plus 18%.

Plus les plans d’austérité sont sévères, plus les peuples souffrent et plus les profits explosent.

Il faut arrêter ça !! Et il n’y a qu’une solution : la lutte.

Le syndicalisme français ne répond pas actuellement à cette exigence, il est engagé dans la gestion du capital au travers du « dialogue social ».

Les luttes, leur développement, sont les conditions incontournables pour satisfaire les besoins sociaux mais aussi pour construire un syndicalisme de classe.

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SYRIE: Les vrais visages de l'opposition

18 Août 2012, 13:58pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

IL n’y a plus aucune marge d’erreur. Ni de questions à poser. Les médias occidentaux ont fait du bon travail, et le soutien financier et militaire anglo-américain aux « insurgés » a été la clé du succès de l’Occident dans la nouvelle restructuration du Proche Orient.

Les événements des dernières semaines témoignent du niveau de dégradation du conflit syrien. L’Occident a boycotté toute forme de dialogue, tandis que l’argent coule à flots et les armes transitent par la frontière pour déstabiliser le pays et provoquer la chute d’un gouvernement constitutionnellement élu. Malgré les efforts de la Russie et de la Chine pour favoriser un dialogue entre l’opposition armée et le gouvernement de Bachar al-Assad, les combats se sont étendus à la capitale.

L’Occident s’est livré à une guerre médiatique pour déformer les faits, montrant qu’il a su tirer les leçons des erreurs du passé. L’industrie anglo-américaine des changements de régimes au Proche Orient préfère alimenter les conflits plutôt que d’envoyer des soldats.

D’après le quotidien The Guardian, il existe toute une machine économique derrière les changements au Proche Orient. Une équipe formée pour la plupart par des néo-conservateurs nord-américains en quête d’investissements juteux. Depuis l’invasion du président W. Bush en Irak, ce sont eux qui financent les campagnes médiatiques et recrutent des mercenaires qu’ils introduisent dans le pays de la région en conflit et qu’ils présentent ensuite comme des « citoyens indignés ».

La presse occidentale « a habituellement recours à des formulations telles que "porte-parole", "militant pro-démocratie", tout en se gardant de mentionner le parcours ou la filiation politique de ces mercenaires. Plusieurs de ces sources sont associées au négoce anglo-américain des changements de régimes », souligne le site internet Russia Today.

LE « DIRECTEUR DES RELATIONS PUBLIQUES » DE L’OPPOSITION

Ausama Monajed est chargé des relations publiques. Il est présenté à de nombreuses occasions comme un spécialiste de programmes télévisés, et il est même chargé de la campagne médiatique contre le gouvernement syrien à travers son blog The Huffington Post UK.

Monajed est le fondateur de Barada TV, une chaîne de l’opposition basée à Londres, ainsi que conseiller du président du dénommé Conseil national syrien (CNS), selon le Washington Post.

Ce même quotidien révèle que l’année dernière, des fuites dévoilées par WikiLeaks indiquaient que le Département d’État a octroyé 6 millions de dollars a Barada TV et aux insurgés au début des manifestations.

Monajed entretient aussi des liens étroits avec Michael Weiss, l’un des « spécialistes » de la Syrie les plus mentionnés par l’Occident et un chaud partisan de l’intervention militaire US dans la région. Il dirige un centre d’études sur la politique étrangère – basé à Londres –, et il est le chef de Hamza Fakher, un autre « militant pro-démocratique » chargé des relations publiques cité à plusieurs reprises comme une source digne de fois sur « les crimes » commis par le gouvernement d’Al-Assad.

LE CLUB BILDERBERG ET LA PORTE-PAROLE DU CNS

Bassma Kodmani, probablement l’une des voix les plus importantes au sein du CNS, membre de son comité exécutif et responsable des relations extérieures, a joué un rôle essentiel.

Elle n’a pas manqué cette année de se faire remarquer au Club Bilderberg (une association huppée et fermée qui tire les fils de la machine de domination mondiale, et formée pour la plupart par des personnalités influentes de la politique et de l’économie, toutes occidentales).

En 2005, le programme de recherches politiques lancé par le Conseil des relations extérieures (CRE), puissant groupe de pression des USA, l’a nommée conseillère générale.

Ce projet est placé sous la supervision de la banque des États-Unis, et l’on connaît ses liens avec le monde diplomatique et industriel, et avec l’espionnage britannique de l’institution financière Center for European Reform, qui a son siège à Londres.

Bassma Kodmani a également a le statut de directrice de recherche à l’Académie diplomatique internationale (une institution indépendante dirigée par Jean-Claude Cousseran, ancien chef du renseignement français).

Le Guardian souligne par ailleurs qu’« ils sont en train de vendre l’idée d’une intervention militaire et d’un changement de régime » pour leur propre profit. « L’information et les statistiques de ces sources ne constituent pas forcément des nouvelles en soit. Il s’agit plutôt d’une campagne publicitaire, d’une campagne de relations publiques », précise le Guardian.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme, qui a son siège à Londres, joue également un rôle actif dans cette campagne. « Pour présenter une intervention comme « inévitable », on parle d’atrocités, de bombardements et de violations des droits de l’Homme soi-disant commis par le gouvernement d’Al-Assad », fait remarquer le quotidien britannique.

Tel est le rôle échu à l’Observatoire syrien. La « source digne de foi » citée par les médias européens pour faire état des massacres et de chaque combat entre les forces loyales à Al-Saaad et l’opposition armée.

La Russie et la Chine, en coordination avec l’envoyé spécial de l’ONU, nagent à contre-courant. Les États-Unis disposent d’une énorme machine médiatique au service de leurs intérêts. La véritable opposition a tout sauf un visage syrien.

par Luis E. Lopez Dominguez ( journaliste Cubain)

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